Detailed information

Title : 
Sedulius, Carmen paschale. C. Vettus Aquilinus Iuvencus, Evangeliorum libri quattuor. Servius Honoratus, Commentarii in Ecloga Georgica et Aeneidam. Publius Vergilius Maro, Ecloga, Georgica et Aeneis. Dares Phrygius, De excidio Troiae.
Author : 
Sedulius, Caius Coelius (04..-04..). Auteur du texte
Author : 
C. Vettus Aquilinus Iuvencus. Auteur du texte
Author : 
Servius, Maurus Honoratus (0363?-03..). Auteur du texte
Author : 
Vergilius Maro, Publius (0070-0019 av. J.-C.). Auteur du texte
Author : 
Dares Phrygius. Auteur du texte
Publication date : 
0850-0900
Type : 
manuscript
Language : 
latin
Format : 
France (Est, Lorraine ?). - Minuscule caroline. Titres rubriqués (jusqu'au f. 17); les réserves montrent que le ms. n'a pas été achevé. - Décoration: initiales décorées à l'encre de type franco-insulaire (ou franco-saxon), par ex. f. 50r-v. Dans la marge inférieure du f. 66v, un cercle partitionné par quatre lignes verticales a été tracé au compas, peut-être destiné à recevoir une mappa mundi (?), il est resté inachevé (voir la notice du ms. Paris, BnF, latin 7926); les ff. ont subi une rognure importante, qui, par endroits, ampute le commentaire marginal de Servius (cf. f. 63v). - Parch. - 246 ff. à deux col. - 350 x 255 mm (just. 280 x 210 mm). - Reliure hollandaise de maroquin rouge XVIIIe s. à médaillon central et encadrement dorés (Tripier-Bradel 27 avril 1845; cf. B. n. F., département des Manuscrits, Archives Modernes 620 [et 624 ?]); les feuilles de garde de papier présentent en filigrane les armes d'Amsterdam accompagnées de l'inscription « BOVYGVE ». - Estampille de la Bibliothèque nationale (1792-1802), modèle identique à Josserand-Bruno, p. 277, n° 17
Description : 
Numérisation effectuée à partir d'un document original.
Description : 
Collection numérique : Europeana Regia : manuscrits royaux de l'époque carolingienne
Description : 
Deux ff. du ms. Vatican, BAV, Reg. Lat. 1625-III, ff. 65-66 ont fait partie de ce ms. Le f. 65 se place entre 245 et 246; le f. 66 était collé sur la couverture originale (voir Contreni 1972, p. 29-31); ces ff. contiennent d'autres fragments de Graeca, ainsi que des notes grammaticales (voir Jeauneau 1994, p. 399 et passim). Du f. 240, il ne reste que la colonne intérieure; le f. a été découpé au niveau de la gouttière centrale; les ff. 241-245 n'ont pas de commentaire copié dans les colonnes extérieures, laissées vacantes.ff. 1ra-2ra. SEDULIUS, Epistula ad Macedonium (éd. Huemer, CSEL 10, 1885, p. 1-13)Du f. 2 au f. 34r, les textes de Sedulius et de Juvencus se déroulent simultanément. Sedulius, qui a été copié en premier, occupe les colonnes intérieures (ra et vb), tandis que Juvencus, copié ensuite par une autre main contemporaine prend place dans les colonnes extérieures (rb-va). Peut-être cet espace était-il prévu à l'origine pour copier un commentaire, comme ce sera le cas plus loin pour Virgile. Du f. 34v au f. 43r, Juvencus occupe toutes les colonnes.ff. 2rb-43b.C. VETTUS AQUILINUS IUVENCUS, Evangeliorum libri quattuor: les distiques sur les Evangélistes « Mattheus instituit uirtutum ... misteria vitae », suivis de la préface « inmortale nihil ... loquamur » et du poème: « rex fuit Herodes ... » (éd. Huemer, CSEL 24, 1891, p. 1-4)ff. 2vb-31vb.SEDULIUS, Carmen Paschale; accompagné des vers d'Asterius se rapportant à Sedulius: « A Turcio Rufo Asterio uiro clarissimo v.c. ex consule ordinario atque patricio. Sume sacer meritis ... ore tuo » (f. 2vb; éd. Huemer p. 307; Anth. Lat. 491); « Sedulius epistula macedonio presbytero premissa, sedecim dehinc versuum prologo ... testamentu miraculis »; les capitula (éd. Huemer, p. 147-154) précèdent chacun des livres du carmen Paschale (éd. Huemer, CSEL 10, 1885, p.14-146).ff. 31vb, 32ra, 32vb, 33ra. Sedulius, Hymne I: « cantemus O socii ... aloria (sic: gl-) magna patri » faisant suite au carmen sans explicit ni titre (éd. Huemer, CSEL 10, 1885, p. 155-162).ff. 33ra, 33vb. Chants se rapportant à Sedulius. Le premier attribué à Bellesarius scolasticus: « Sedulius Christi ... » (éd. Huemer p. 307-308; Anth. Lat. 492) ; le second attribué à Liberatus scolasticus (éd. Huemer p. 309; Anth. Lat. 493); il manque les initiales du second vers de chaque distique, probablement laissées en réserve pour le rubricateur qui n'est jamais intervenu, de sorte que l'acrostiche « Sedulius antistes» ne se lit plus (les insertions des titres rubriqués des capitula s'interrompent au f. 17v; entre 17v et 33r, les initiales ont été ajoutées par le correcteur, qui n'a pas complété son travail pour les vers de Bellesarius, bien qu'il l'ait effectué pour l'hymne suivante; pour le poème de Juvencus, le rubricateur s'est arrêté au f. 14r). ff. 33vb, 34ra. Sedulius, Hymne II : « A solis ortus ... reddidit »; cette hymne est copiée sur deux col. dans l'espace réservé à Sedulius (colonnes intérieures) (éd. Huemer, CSEL 10, 1885, p.163-168).f. 43rb. ALCUINUS, Epitaphium (Epitaphe d'Aelbert ; Aelberhtus; archevêque d'York, 767-780), sans titre: « Pontificalis apex ... superna petit » (éd. MGH P.L. 1, 206-207; voir CSLM, II 1999, ALC 46. [1]. 2); poème d'Alcuin jugé authentique par la critique, bien qu'aucun ms. ne donne le nom de l'auteur; il a été ajouté par la main qui a terminé de copier Juvencus; le reste de la colonne est vacante, ainsi que le verso; ce même petit texte se trouve dans un autre ms. carolingien, le ms. Paris, B. n. F., latin 9347, f. 39. [N. B.: la mention dans CSLM, II 1999, ALC 46. [8] d'une pièce versifiée attribué à Alcuin au f. 23v de ce ms., reprise de MGH, PL. 1, p. 101, 113-114, est erronée; elle provient selon toute vraisemblance d'une erreur de cote].ff. 44r-50r. Introduction du commentaire de Servius. La réglure sur deux colonnes est respectée pour 44r, mais dès le verso, le texte est copié à longues lignes jusqu'au f. 49v. Au f. 50, la mise en page laisse penser que la décoration n'a pas été achevée. Les chants virgiliens sont amplement glosés par au moins deux mains. L'une entre le commentaire de Servius dans les colonnes extérieures; l'autre glose le texte dans les marges intérieures et les interlignes; elle utilise un vaste répertoire de signes de renvois. Les séparations entre les gloses marginales sont réalisées à l'aide de cadres, dont l'un a les coins décorés de feuilles de chêne.ff. 44ra-63vb, 63rb-96rb, 96va-233va. SERVIUS HONORATUS, Commentarii in Ecloga Georgica et Aeneidam (éd. Thilo - Hagen, Leipzig, 1881-1902. 3 vol.). Le commentaire, de 12 ff. plus court que le texte principal, s'achève avant la fin de l'Enéide (voir Novara 1990, p. 147 et pl. 88); un explicit a été noté par une main du XVIIe s. (?); voir plus bas, f. 96rb et 233v. ff. 50v-63r. P. VERGILIUS MARO, Ecloga (éd. Mynors, 1969); débute f. 50ra avec l'Argumentum (Anth. Lat. 2, v. 1-4) et le « Caesari Augusto tributum » (Anth. Lat. 672).ff. 63r-96ra. P. VERGILIUS MARO, Georgica (éd. Mynors, 1969).f. 95va. Traduction latine de cinq petites prières mariales d'origine grecque (θεοτοκία): « Magnificans te Dei ... animas nostras» (éd. Jeauneau, 1994, p. 402-403; Contreni 1972, p. 32-33, qui révise son opinion en 1978, p. 70 n. 21); voir l'étude d'E. Jeauneau (1994) où il propose un rétroversion grecque qui le conduit à conclure que cette traduction a été réalisée sous Charles le Chauve, dans l'entourage de Jean Scot, sinon par lui. Ces prières sont d'ailleurs précédées d'un fragment de poème de Jean Scot: Iohannes Scottus, Carmen II, 8, 1-3 (frg.): « Si uis OYPANIAC ... sophiae» (éd. MGH P.L. 3, p. 537; Herren 1993).f. 96ra. Pseudo-Virgile: « Nocte pluit ... » (Anth. Lat. 256+257) ; Basilius, De XII libris Aeneidos: « Primus habet Libycam ... » (Anth. Lat. 634).f. 96rb. Nomina Musarum (Anth. Lat. 664); le même texte se trouve parmis les Graeca du ms. de Laon, BM, 444; cf. Contreni (1972 et 1978); à la suite de l'explicit du livre 4 du commentaire servien, la main récente a copié trois distiques de Maphaeus Vegius (1406-1458). In Vergilium: « MA(pheus) VEGIVS. diruta quae flammas ... ultor erat» (Bertalot L., Initia Humanistica Latina, Bd. I : Poesie, Tübingen, 1985, n° 1237); Au f. 131r, dans la marge inférieure, cette même main a copié un autre extrait de Vegius, In Vergilium et Ovidium: « MA(pheus) VEGIVS. Nasonem sulmo tibi ... haec tibi Vergilius » (Bertalot, op. cit. n° 3483).ff.96va, 97rb. Début du commentaire de Servius sur l'Enéide et vers préliminaires: f. 96ra-vb, Basilius (Anth. Lat. 634); f. 96vb-97ra, Origo Troianorum « Dardanus et Iove ... » (éd. Speyer, 1964, Die unbekannte Epitome des Dictys..., p. 91); suivit de l'Argumentum de l'Eneide, f. 97ra, « Aeneis primo Libyes » (Anth. Lat. p. 8, I). ff. 97va-245v. P. VERGILIUS MARO. Aeneis (éd. Mynors, 1969).f. 233va. A la suite de l'explicit au commentaire de Servius, une note de grammaire (differentia nominum) au sujet de vesper : « sciendum est nobis quomodo haec nomina differunt. idest uespere uespera uesper uesperum ... et sic declinatur uespera uesperae -rae et reliqua » ; la même note, avec quelques variantes se trouve dans le ms. de Berne, BB., 83 au f. 6v-7r qui a été éd. par H. Hagen (GL8, 1870, p. 178, 23-34).ff. 234b-239a. DARES PHRYGIUS, De excidio Troiae (1, 1- 50, 6): « Fabula de Troia. Cornelius Nepos ... quem cum omnibus]... » (éd. Meister Leipzig 1873; voir Faivre d'Arcier, 2006). Ce texte, qui remplace Servius dans les colonnes extérieures, a été copié par une main peut-être du Xe (ou XIe s., selon Munk Olsen, p. 765). Probablement complet à l'origine, la fin manque par suite de la mutilation du f. 240 (?).f. 246r vacant, on lit seulement au bas du f. le mot « oiuri » (?).f. 246v, Fragment de glossaire gréco-latin du Pseudo-Cyrille; à compléter avec les deux ff. du Vatican, BAV, Reg. Lat. 1625-II; ces frg. ont une relation directe avec le ms. de Laon, BM 444 (de Martin Scotus) (voir Bischoff, M.S. II, p. 267, n. 107).
Description : 
Si l'origine française ne fait pas de doute, l'attribution au quart Nord-Est se fonde uniquement sur des critères paléographiques (Bischoff). Il est toutefois très probable que le ms. a séjourné à Laon dès avant la fin du IXe s., comme le laissent penser les pièces ajoutées postérieurement en marge (par ex. f. 95va et 96rb), mais surtout en raison du contenu des derniers ff., eux aussi ajoutés plus tard. Il est possible que le ms. ait été utilisé par Pierre Daniel (1530/1540 - 1603) pour son édition de Servius (bien que les quelques notes du XVIe s. qui se rencontrent sur ce ms. ne soient pas de sa main, par ex. aux ff. 45v, 92r etc., tandis que les annotations sur les fragments du Vatican, BAV, Reg. Lat. 1625-III sont de sa main). Cette appartenance est appuyée par le fait que Paul Petau a possédé le ms. du Vatican qu'il tenait de P. Daniel (voir aussi la notice du ms. Paris, B. n. F., latin 7929). L'arrivée et la présence du ms. dans la bibliothèque du roi au XVIIe s. posent quelques problèmes. Est-il entré après 1645? Ce qui expliquerait son absence du catalogue Dupuy; nous n'avons aucune mention du ms. avant la longue lettre érudite d'un conservateur qui donna lieu à sa restitution vers la toute fin du XVIIIe s. (B. n. F., département des Manuscrits, Archives Modernes 493/1, f. 114-117): « ... le célèbre Nicolas Heinsius ... eut le crédit, vers la fin de sa vie, et, à ce qu'il paroit, en 1681 qui fut l'année de sa mort, d'obtenir du roi de France, communication et transport en Hollande d'un ms. de cette bibliothèque ...». L'année suivante, le ms. figure bien parmi les livres lui ayant appartenu (Bibliotheca Heinsiana sive catalogus librorum quos, magno studio et sumtu dum viveret, collegit vir illustris Nicolaus Hensius, Leyde [Lugdunum Batavorum], 1682, pars 2, p. 65, n° 15): « Virgilius cum commentariis Servii M. S. in pergameno », qui fait suite, dans cette liste, à trois exemplaires annotés par d'autres érudits de l'édition parisienne de 1600 de P. Daniel). Selon Delisle, qui relate le parcours du ms. et sa restitution, le ms. aurait été prêté vers 1676-1683 à Nicolas Heinsius (bien qu'il ne cite pas sa source, il est probable qu'il résume la note contenue dans le volume des Archives Modernes, op. cit.; la date de 1683 est postérieure à la mort de Heinsius et ne peut être retenue, d'autant plus que le catalogue des livres du savant hollandais le signale un an avant; de même, la date de 1676 est arbitraire, bien qu'elle corresponde à la mort de N. Colbert et à la reprise de la charge par son neveu Louis; voir Boivin, BnF, NAF 1328, p. 258). Heinsius, par disposition spéciale, peut-être peu avant sa mort, le donna à Th. Ryckius. Lors du décès de ce dernier, le ms. passa dans les mains de Pancrace Masvicius, dont le fils, plus tard, le vendit à Samuel Hulsius. En 1730, la bibliothèque de Hulsius dispersée, le ms. fut acquis par l'université de Liège. Ce n'est qu'après de nombreuses tractations diplomatiques que le ms. fut restitué à la Bibliothèque nationale en 1797 (le 19 fructidor de l'an V; voir Delisle, Cab. mss. I, p. 290). Cette absence de plus d'un siècle dans les collections explique que le ms échappa aux campagnes de catalogage successives qui eurent lieu entre la fin du XVIIe et le XVIIIe s. et qu’il reçut une cote du supplément latin seulement après 1820. Malheureusement, les ex-libris grattés qui se trouvent dans les marges inférieures des f. 1 et 245v ne peuvent nous éclairer sur sa provenance; pas plus que la note du XVIIIe s. au f. 246v: « A Monsieur Le Clerc ches / Monsieur de Saint André». Il s'agit très probablement de Jean Le Clerc (1657-1736) théologien protestant et encyclopédiste, mort à Amsterdam; cf. les éditions de Pancrace Masvicius, 1717; P. et P. Burmann 1746 et Heyse, 1767 et 1788.
Description : 
Lieu de copie : France (Est, Lorraine ?)
Rights : 
public domain
Identifier : 
ark:/12148/btv1b8478987h
Source : 
. Latin 10307
Relationship : 
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc13369k
Provenance : 
Bibliothèque nationale de France
Date of online availability : 
27/02/2019


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