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SYNTHESIS

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  Manuscripts

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36 cm, 462 page(s)


ABOUT

Title :  Evangelia quattuor [Evangiles dits d'Echternach ou de Saint Willibrord].
Publication date :  0690-0710
Contributor :  Eugippius
Contributor :  Thomas d'Este
Type :  manuscript
Language :  latin
Format :  Irlande (Rath Melsigi?) ou Northumbrie (Lindisfarne?). - Minuscules insulaires non anguleuses de gros module (Bischoff, 1986, p. 16 n. 14 et 102-103); «semi-onciale insulaire et minuscule large» (Lindsay, 1915, p. 473 ; voir voir T.J. Brown, 1960, pl. 12 et 14) ; Lindsay, 1915, p. 16 h-symbol (autem) dans une addition marginale contemporaine f. 70r ; selon T. J. Brown, 1960, II, p. 89, 100, 101 et Bischoff, 1986, le même copiste aurait participé à la production du ms. Durham, Cathedral Library, A.II.17, «the Durham-Echternach calligrapher» (voir Bruce-Mitford, 1989). — Certains explicits (f. 72rb, etc.) et le colophon (f. 222v) en minuscules anguleuses à tendance cursive. Selon Loewe «Script is a superb example of Anglo-Saxon calligraphy» (CLA 5.578 et p. 57) Titres en semi-onciales insulaires. - Quatre pages frontispices représentant les symboles des évangélistes, sous influence du Diatessaron Perse ; à l'encre avec entrelacs et rehauts de couleur jaune et rouge (f. 18v, Matthieu ; 75v, Marc ; 115v, Luc ; 176v, Jean), voir Nordenfalk, 1977, p. 19-22 et 48-55 ; Avril – Stirnemann, 1987, p. 2-3 ; Alexander, 1978, n° 11 p. 24-43; au sujet des encadrements géométriques de ces pages, Stevick, 1986. — Cinq grandes initiales ornées au début de chaque Evangile (19r et 20r; 76r; 116r; 177r) [au sujet du In principio, voir Krasnodebska-D'Aughton, 2002] ; 18 initiales moyennes (1r ‘N’ et 116r ‘F’ avec entrelacs ou spirales ; à l'encre noire, parfois avec rehaut de couleur jaune 13v, 15v, 16r, 71r, 72v, 74r, 109r-v, 110v, 113r, 114r, 164v, 170v, 173v, 174v, 219r) et passim petites initiales à l'encre noire entourées de pointillés rouges. Les trous (coutelures) du parchemin maquillés par découpages et cernes de pointillés rouge (cf. silhouette f. 17r-v), selon le même procédé appliqué dans les Evangiles de Durham (Cathedral Library, A.II.17). — Tables des canons délimitées par des encadrements géométriques au trait avec rehauts de couleur jaune intense ou rouge. - Parch. - 223 f. à deux col. - 335 x 260 mm (just. 280 x 205 mm). - 24-25 lignes ; piqûres de chaque côté du texte (Vezin, 1965, p. 87). - 23 cahiers irréguliers, constitués pour la plupart de quinions ; foliotation à la mine de plomb erronée suite à l'omission du f. 59. — Signatures de cahiers irrégulières, dans le centre de la marge inférieure: une première série de « a » (f. 24v) à « o » (f. 135v) avec parfois 2 signatures par cahier (début et fin) et quelques omissions, puis dans une seconde série qui débute au f. 185r, les cahiers sont numérotés en rouge à l'aide d'un chiffre romain de «I» à «V». — Inversion des f. 19-22; l'ordre à restituer: f. 20, 19, 22, 21. — Les rectos des pages frontispices sont blancs, ainsi que la fin du f. précédent contenant les textes liminaires afin de permettre au texte de l'Evangile de débuter sur un nouveau fol. (f. 17v-18r; 75r ; 115r ; 175v-176r). Les cahiers sont constitués comme suit [le ‘x’ indique les pertes matérielles]: 19 (x, 1-8, 9) [= perte du 1er fol. d'origine et f. 9 isolé] ; 28 (10-17 ; f. 12 et 15 isolés) ; 37 (18, x, 19-20 | 21-24), signé « a » (f. 24 v) [f. 19-22 inversés; ordre restitué f. 20, 19, 22, 21 ; perte d'un bifolio entre 18v et 19r] ; 410 (25-34), signé « b » (f. 25r) et « c » (f. 34v) ; 510 (35-44), signé « d » (f. 35r) et « e » (f. 44v) ; 610 (45-54), signé « f » (f. 45r) et « g » (f. 54v) ; 710 (55-64), signé « h » (f. 55r), sans signature finale ; 810 (65-74), non signé ; 9 10 (75-84), non signé ; 10 10 (85-94), sans signature initiale, signé en fin: « i » (f. 94 v) ; 1110 (95-104), signé « k » (f. 95r) et « l » (f. 104v) ; 1210 (105-114 ; f. 111 et 114 isolés), signé « m » (f. 105r), sans signature finale ; 1310 (115-124), non signé ; 1410 (125-134 ; f. 129 et 130 isolés), sans signature initiale, signé en fin: « n » (f. 134v) ; 1510 (135-144), signé « o » (f. 135r), sans signature finale ; 1610 (145-154), non signé ; 1710 (155-164 ; f. 157 et 162 isolés), non signé ; 1810 (165-174 ; f. 167 et 172 isolé), non signé ; 1910 (175-184), signé « I » en fin de cahier (rubriqué, f. 184v); 2010 (185-194), signé « II » en début de cahier (rubriqué, f.185r) ; 2110 (195-204), signé « III » en début de cahier (rubriqué, f. 195r) ; 2210 (205-214), signé « IIII » en début de cahier (rubriqué, f. 205r) ; 238 (215-222; f. 215 et 216 isolés?), signé « V » en début de cahier (rubriqué, f. 215r) + f. 223 (ancienne garde). - Reliure maroquin rouge à grain long aux armes et chiffre de Napoléon Ier, 15 janvier 1806 (Bozérian Jeune ? Cf. B. n. F., département des Manuscrits, Archives Modernes 624); tranches mouchetées, avec titre au dos: « Evangelistarum characteribus saxonicis exaratum ». - Estampille de la Bibliothèque nationale (1792-1802), modèle identique à Josserand-Bruno, p. 277, n° 17
Description :  Numérisation effectuée à partir d'un document original.
Description :  Collection numérique : Europeana Regia : manuscrits royaux de l'époque carolingienne
Description :  Le texte présente des lacunes, suite à des pertes de f.; les l'incipit du début et les explicits témoignent de particularités irlandaises, comme l'utilisation de caractères grecs mêlés aux latins. D’une part, on trouve le mot finit à la place d'explicit attendu, mais ce symptôme, présent ailleurs sous la plume des Irlandais semble avoir une origine italienne ; l’usage en aurait été adopté par les scriptoria irlandais. De ce point de vue, il est intéressant de noter que l’un des plus anciens témoins de l’Ars grammatica de Priscien (St-Gall, SB, 903, fin VIIIe ou début IXe s., provenant de Vérone) porte par endroits le mot finit mis pour explicitus. D’autre part, les représentations des symboles des évangélistes pointent un modèle clairement méditerranéen. L'identité de l'archétype se précise encore à la lecture d'un colophon au f. 222v, qui prouve qu’il y a eu dans la chaîne des copies un modèle provenant du sud de l'Italie, peut-être Naples (où se trouvait le monastère d'Eugippius), à travers un ou plusieurs intermédiaires (?). Le texte présente une version hybride de la Vetus latina et de la Vulgate comportant des variantes propres à la tradition irlandaise (voir McNamara 1995). La présence de caractéristiques textuelles italo-Northumbriennes dans cette copie pourrait remonter à un modèle italien ayant transité par le nord de l'Angleterre (?) ; voir Epersberger, 2000, p. 110. Quelques marginalia (comblant lacune de texte ou donnant des variantes de lectures) voir éd. de McNamara, 1990, p. 38-100 ; quelques gloses latines et, en moindre quantité, vernaculaires (germanique, sur la langue de la quelle les spécialistes ne s'accordent pas : ancien anglais ou ancien haut allemand? « begine», glose « incipientes » (f. 194r) ; voir Muller, 1985 ; Ó Cróinín, 1999 ; Glaser - Moulin-Fankhänel, 1999). Evangelia quattuor. Texte mixte (Vetus latina et Vulgate), avec prologues, préfaces et sommaires ; en marge des Évangiles, numérotation des chapitres des sommaires à l'encre rouge et indication des concordances évangéliques à l'encre noire (renvois aux Canons d'Eusèbe, voir Nestle-Aland p. 36*). f. 1ra-2vb. HIERONYMUS, Epistula ad Damasum [lettre de Jérôme au pape Damase] : « Orditur prologus canonum IIII evangeliorum decim minutatim distinctorum. Beatissimo papae Damasso Hironi(mus) salutem. Novum opus facere me cogis (…) vel vicina dixerunt.Opto ut in Christo valeas et memineris mei papa beatissime. Finit prologus ». (Stegmüller, I, n° 595 ; éd. Vgww, p. 1-4). f. 2vb-13v. Canones Eusebii [Canons d'Eusèbe en 13 tables ; arrangés de manière inhabituelle, cf. détail chez McGurk, 1961, p. 60-61] : «Incipit primus canon in quo quattuor concordant (…) Explicit canon X in quo Io. propriae(éd. Vgww, p. 7-10).f. 13va-15vb. Capitula in evangelium secundum Mattheum I-LXIIII (+ 14 cap. sans n°) [sommaire de l'Evangile selon Matthieu; les n° rubriqués ont été omis au f. 15v] : « Incipit brevis enumeratio evang(elii) Mat. I. Nativitas Christi in Bethlem Iudæ (…) et de doctrina eius et baptismo. Finit capitulatio evang(elii) Mathei» (De Bruyne, 1914, p. + type). f. 15vb-16vb. Interpretationes nominum Hebraicorum [un des onze témoins de listes d'Interpretationes abrégées remontant à une source commune, sous l'influence des interprétations de Jérôme, d'Eucher de Lyon et d'un glossaire ancien non identifié (Szerwiniack, 1994; cf. aussi De Bruyne, 1920, p. 188-191). Il s'agit d'une liste de tradition différente de celle présente dans les Paris, BnF, Lat. 268 et 11959 (voir ces notices)] : « Incipit interpraetatio. Cata Matheum hebreorum nominum atque verborum interpraetatioBartholomeus (…) Zaccheus: iustificatus sive iustificandus.Explicit interpraetatio nominum eb(reorum) » (cf. Stegmüller, VII, n° 10235 ; éd. Szerwiniack, 1994, p. 228 et suiv., ms. siglé E). f. 16vb-17rb. Praefatio Matthei (prologus monarchianus) [préface sur Matthieu] : « Item nunc argumentum Mathei incipit. Mattheus ex Iudaea sicut in ordine primus ponitur (…) quaerentibus non tacere. Φinit argumentum evangeli Matthei ». (Stegmüller, I, n° 590 ; éd. Vgww, p. 15-17). f. 18v. Symbole de Matthieu [homme de face tenant une livre ouvert ; texte encadrant l'homme]: « Imago hominis » ; [sur le livre]: « liber generationis Iesu Christi». f. 19ra-72rb. Evangelium secundum Mattheum [Evangile selon Saint Matthieu; f. 19r: Mt. 1, 18-2, 8, débute avec le mot Chi-rho orné d'entrelacs et s'achève en 19v sur renuntiate mihi ; inversion des fol. 19-22 résultant d'un remontage fautif: restituer f. 20, 19, 22, 21 ; perte d'un f. entre 18v et 19r, avec lacune de texte (Mt. 2, 8–4, 4); le début se trouve au f. 20r] : « [f. 20r] Incipit evangelium secundus [sic] Mattheum. Liber generationis (…) [f. 19r] Christi autem generatio sic erat (…) usque ad consummationem saeculi. [Explicit en minuscules cursives]: « Finit evangelium secundum Mattheum . Amen deo gratias ». [En onciales rubriquées]: « Φinit evangelium secundum Mattheum. XP »f. 72va-74ra. Capitula in evangelium secundum Marcum I-XLIV [sommaire de l'évangile selon Marc; en 44 capit.] : « Incipit brevis disputatio cata Marcum. Et erat Iohannis baptizans (…) et receptus est in caelis Dominus. Explicit brevis disputatio cata Marcum » (De Bruyne p. 251-255, type I). f. 74ra. Interpretationes nominum Hebraicorum : « Incipit interpraetatio. Cata Matheum hebreorum nomi(num) eiusdem. Abba (…) Paulus: mirabilis sive electus pacificus. » (éd. Szerwiniack op. cit. supra). f. 74ra-vb. Praefatio Marci (prologus monarchianus) [préface sur Marc] : « Incipit argumentum Marci evang(elistae). Marcus evangelista Dei et Petri (…) praestat, Deus est » (Stegmüller, I, n° 607 ; éd. Vgww, p. 171-173). f. 75v. Symbole de Marc [lion dressé sur ses pattes postérieures et tourné vers la droite, regardant la page suivante] : « Imago leonis ». f. 76ra-110ra. Evangelium secundum Marcum [Evangile selon Saint Marc] : « Incipit evangelium secundum Marcum. Initium evangelii Iesu Christi (…) confirmante sequentibus signis. Explicit evangelium secundum Marcum. A. ω. ».f. 110va-113rb. Capitula in evangelium secundum Lucam I-LXXXV [sommaire de l'Evangile selon Luc] : « Incipit nunc brevis disputatio Luce evang(elistae). Zachariae sacerdoti(…) benedicens eos ascendit in caelis. Explicit brevis disputatio evangelii secundum Lucam » (De Bruyne p. 257-263, type I). f. 113rb-114ra. Interpretationes nominum Hebraicorum : « Incipit interpraetatio nomi(num) eiusdemAgusti (…) Sadducaei: iustificati. Explicit interpraetatio nominum eb(raicorum) » (éd. Szerwiniack op. cit. supra) f. 114ra- 114vb. Praefatio Lucae (prologus monarchianus) [préface sur Luc] : « Incipit argumentum eiusdem. Lucas Syrus natione Anthiocensis (…) quam fastidientibus prodisse. Explicit argumentum secundum Lucam » (Stegmüller, I, n° 620 ; éd. Vgww, p. 269-271). f. 115v. Symbole de Luc [veau (sans corne), dirigé vers la droite, dans un encadrement vermillon] : « Imago vituli ». . f. 116ra-173ra. Evangelium secundum Lucam [Evangile selon Saint Luc] : « Incipit evangelium secundum Lucam. Quoniam quidem multi conati sunt (…) et benedicentes Deum. [Explicit en minuscules cursives]: Finit evangelium secundum Lucam ». f. 173va-174va. Capitula in evangelium secundum Iohannem I-XXXVI [sommaire de l'évangile selon Jean; en 36 capit.] : « Incipit brevis disputatio kata Iohannem. Iohannis testimonium perhibet (…) pasce oves meas et sequere me. Explicit brevis disputatio evang(elii) Iohannis. (De Bruyne p. 264-268, type I). f. 174va-vb. Interpretationes nominum Hebraicorum : « Incipit interpraetatio nominum eiusdem. Enom (…) Istrahel: princeps cum domino » (éd. Szerwiniack op. cit. supra). f. 174vb-175rb. Praefatio Iohannis (prologus monarchianus) [préface sur Jean] : « Incipit argumentum Iohannis evangelistae. Hic est Iohannes evangelista (…) et Deo magisterii doctrina servetur. Finit argumentum evangeli Iohannis » (Stegmüller, I, n° 624 ; éd. Vgww, p. 485-487). f. 176v. Symbole de Jean [aigle sur ses pattes, tourné vers la droite, dans un encadrement vermillon] : « Imago aquiliae [sic] ». f. 177ra-222va. Evangelium secundum Iohannem [Evangile selon saint Jean] : « Incipit evangelium secundum Iohannem. In principio erat verbum (…) eos qui scribendi sunt libros. Amen deo gratias. » [Explicit en minuscules cursives]: « Finit evangelium secundum Iohannem ». f. 222va. Souscription datée de 558, en minuscules de la même main: « Proemendavi ut potui secundum codicem de bibliotheca Eugipi praespiteri quem ferunt fuisse sancti Hieronimi indictione VI. p(ost) con(sulatum) Basilii v.c. anno septimo decimo » ["J'ai corrigé comme je l'ai pu d'après un livre de la bibliothèque du prêtre Eugippe, qui appartint (dit-on) à saint Jérôme" … ] (trad. Munk Olsen – Petitmengin, 1989, p. 425 et n. 137 «la soucription reproduit celle de son modèle perdu»; cf. Delisle, Cab. des mss. III p. 231 n°8 ; cf. A. Reifferscheid, De latinorum codicum subscriptionibus commentariolum, Bratislava, 1872, p. 5).f. 223r-v. Ancienne page de garde provenant d'un autre ms., avec trace de colle sur le verso et découpes de fenêtres. Le recto est vierge. f. 223v. Cryptogramme du XVe s., à l'origine caché dans la reliure, de la main de Thomas d'Este. [Il s'agit d'une ligne et demi de texte en haut de la page dont les voyelles ont été remplacées par des chiffres arabes, qui, déchiffrée (a=1, e=2, i=3 etc.), se lit ainsi]: «C4d2x 3st(2) f51t 3n d4m4 t4m1d11 d2 2st2 1n(n)4 d4(min)3 m3(llesim)o q5dr1g2(n)t2s3(m)4 tr3c2s3m4 t2rc34 h4r1 s2xt1 [[p4st]] 3n m2r3d32 » = Codex iste fuit in domo Tomadii de Este anno domini millesimo quadragentesimo tricesimo tercio hora sexta [[post]] in meridie. [Voir Burnett, 1984, p. 301].
Description :  Lieu de copie : Irlande (Rath Melsigi?) ou Northumbrie (Lindisfarne?)
Rights :  public domain
Identifier :  ark:/12148/btv1b530193948
Source :  Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits. Latin 9389
Provenance :  Bibliothèque nationale de France
Date of online availability :  16/04/2012

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