Informations détaillées

Titre : 
Jean Philopon/Stéphane d'Alexandrie
Date d'édition : 
1100-1200
Type : 
manuscrit
Langue : 
grec ancien
Format : 
295 × 215 × 110 (feuillet : 270 × 205). - [I] + (1) + 307 + [III]. - Parchemin de médiocre qualité, assez épais, gondolé et rigide. - 39 cahiers, presque exclusivement des quaternions : n°1-19 : 19 × 8 (152). n°20 : 1 × 7[3|4] (159). n°21-32 : 12 × 8 (255). n°33 : 1 × 6 (261). n°34-38 : 5 × 8 (301). n°39 : 1 × 6 (307). Le cahier 20 était à l'origine un quaternion dont le deuxième feuillet a été découpé, si bien qu'il n'en demeure que le talon entre les ff. 153 et 154 ; le texte présente effectivement à cet endroit une lacune correspondant au contenu d'un feuillet. Signatures de première main dans l'angle inférieur interne du premier recto et du dernier verso des cahiers : en tête de cahier sont bien visibles les signatures β, γ, δ, η, θ, ι, ιβ, ιγ, ιη, ιθ, κμ, κη, λ, λδ et λζ tandis que sont rognées mais partiellement visibles les signatures ε, ς, ζ, ια, ιδ, ις, κα, κς, λα et λε ; les signatures de fin de cahier visibles sont β, γ, δ (dans l'angle du feuillet déchiré et replié en fausse coupe), ε, η, θ, ι, ιβ, ιγ, ιη, ιθ, κη, λδ, et sont visibles en partie les signatures rognées ς, ζ, ια, ιδ, ις, κ, λ, λα et λζ ; l'absence des autres signatures peut être due en grande partie au rognage de la marge inférieure ; une seconde main a rétabli un certain nombre de signatures là où manquent celles de première main, également dans le coin inférieur interne du premier recto ou du dernier verso, en tête de cahier κδ, κε et κθ, et en fin de cahier ιε, ιζ, κγ, κδ, κζ et λγ ; assez différente est la signature λε de grande taille au milieu de la marge inférieure du dernier verso du cahier 35 (f. 277v). - Le copiste n'est pas identifié mais l'écriture est datable du douzième siècle : écriture minuscule élégante et régulière, où certaines lettres alternent avec la forme majuscule notamment kappa et sigma lunaire de grande taille, mu arrondi et aplati, bêta, pi et ômega ; abréviations très nombreuses et variées, dont cinq ont été relevées par un lecteur ultérieur qui a indiqué leur signification au f. Ir, à savoir celles de οὖν, εἶναι, ὅτι, ἐστι et ἵνα ; esprits cunéiformes. - Réglure à la pointe sèche. Type Leroy 33B1. Deux lignes de justification de part et d'autre du texte, une ligne verticale dans la marge extérieure, une ligne horizontale dans la marge supérieure et une double ligne horizontale dans la marge inférieure ; de 33 à 37 lignes rectrices ; piqûres très nettement visibles dans la marge extérieure à l'extrêmité des lignes rectrices et des lignes horizontales supplémentaires. Surface écriture : 215 × 155 mm. La largeur des marges est très variable, mais la marge inférieure est presque toujours plus grande que la marge supérieure et la marge extérieure que la marge intérieure. - Les seuls éléments rubriqués sont, au f. 1r, le titre surmonté d'une sinusoïde, et l'initiale du texte ; la même sinusoïde se retrouve à la fin du texte, au f. 306v, où elle n'est pas rubriquée mais tracée à l'encre du texte. - Une main du quatorzième a ajouté au début du livre III l'attribution à Stéphane d'Alexandrie ; sur le même f. 227v, le même lecteur a comblé en marge une lacune du texte à la fin du livre II (éd. 444,32-33), ce qui indique qu'il avait à sa disposition un autre manuscrit du même commentaire et c'est de ce manuscrit que pourrait venir l'indication d'auteur du livre III. - Reliure Henri IV. Technique alla greca : dos sans nervure avec des coiffes saillantes sur les tranchefiles, chants rainurés ; contrairement à l'usage byzantin, la reliure présente une légère chasse et les fermoirs, dont ne demeurent que des vestiges descendent du plat supérieur au plat inférieur au lieu de remonter. Couvrure de maroquin rouge avec un décor doré aux armes du roi Henri IV : au centre des plats, les armes de France et de Navarre entourées des colliers de l'ordre de Saint-Michel et du Saint-Esprit (Olivier-Hermal-de Roton, XXV, pl. 2492, fer n° 7, grand format) ; fleurs de lys et monogrammes H (ibidem, fer n° 10) ou HIIII (ibidem fer n° 9). Titre en majuscules sur le dos : IOHANNES / ALEXAND. / IN / ARISTOTE. ; en haut du dos, le numéro 15 (qui figure aussi en haut du f. 1r) ; au bas du dos, la date de reliure : 1602. Tranche dorée
Description : 
(ff. 1r-226v) Jean Philopon, Commentaire au De anima d'Aristote, éd. M. Hayduck, Ioannis Philoponi in Aristotelis De anima libros commentaria [CAG, XV], Berlin, 1897, livres I et II : (ff. 1r-98r) livre I : [titre] ἰωάννου ἀλεξανδρέως εἰς τὸν περὶ ψυχῆς ἀριστοτέλους σχολικαὶ ἀποσημειώσεις ἐκ τῶν συνουσιῶν ἀμμωνίου τοῦ ἑρμείου μετά τινων ἰδίων ἐπιστάσεων ; (ff. 98r-226v) livre II : [titre de seconde main] ἐξήγησις τοῦ δευτέρου περὶ ψυχῆς, suivi de la note suivante, de la main de Matthieu Devaris : ἰωάννου τοῦ γραμματικοῦ ἐπιγράφουσι τὰ τετυπωμένα.(ff. 226v-306v) Stéphane d'Alexandrie, Commentaire au De anima d'Aristote (même édition que ci-dessus), livre III : [titre de seconde main] βιβλίον τρίτον ἀπὸ φωνῆς στεφάνου, suivi de la note suivante, de la main de Matthieu Devaris : ἰωάννου τοῦ φιλοπόνου ἐπιγράφουσι τὰ τετυπωμένα. Le texte est divisé en leçons qui s'achèvent par la formule, parfois abrégée, ἐν οἷς ἡ πράξις σὺν θεῷ πληροῦται ; en face de cette formule figure en marge un titre de première main indiquant le numéro d'ordre de la leçon, vraisemblablement de celle qui s'achève plutôt que de celle qui commence puisque πράξις συν θεῷ πρώτη apparaît au f. 231r au niveau de la jonction entre la première et la deuxième leçon (éd. 453,22) et πράξις συν θεῷ β au f. 235v entre la deuxième et la troisième leçon (éd. 462,23) ; les titres se succèdent à la fin de chaque leçon, parfois repassés à l'encre par une main postérieure : (f. 239r) γ ; (f. 243v) δ ; (f. 247v) ε ; (f. 252r) encore ε au lieu de ς ; (f. 255v) ζ, ce qui rectifie l'erreur précédente ; (f. 258r) η ; (f. 263r) η ; (f. 267v) ι ; (f. 272r) ια de seconde main ; (f. 276r) ιβ ; (f. 282r) ιγ repassé sur la note originelle devenue illisible ; (f. 286r) encore ιγ au lieu de ιδ ; (f. 290r) ιε repassé sur la note originelle devenue illisible ; (f. 292v) ις ; (f. 298v) ιζ ; (f. 302r) ιη ; (f. 304r) ιθ. La division du commentaire en leçons, elles-mêmes divisées en deux parties, l'une plus générale appelée θεωρία et l'autre constitant en un commentaire d'un passage (λέξις) du texte, est caractéristique de l'école néoplatonicienne d'Alexandrie à partir d'Olympiodore, ce qui est un élément très fort en faveur de l'attribution à Stéphane d'Alexandrie plutôt qu'à Jean Philopon, même si une structure semblable apparaît dans le commentaire consacré par ce dernier à la Physique d'Aristote.(ff. 306v-307r) texte non identifié copié de seconde main.
Description : 
Le f. Ir porte une note commençant par καὶ αὕτη ἡ βίβλος, la suite étant lourdement raturée et donc illisible ; il s'agit certainement d'une note de possession.Le manuscrit a fait partie de la bibliothèque du cardinal Nicolò Ridolfi, comme l'indiquent au f. Iv le pinax et les cotes inscrites par son bibliothècaire Matthieu Devaris : en haut à gauche la cote n° 50 est corrigée par surcharge en n° 49 et précisée par l'indication de localisation τῆς δευτέρας κιβωτοῦ ; la cote n° 49 est répétée sous le pinax puis soulignée lors de l'indication d'une nouvelle cote : n° 68 tertiae. Matthieu Devaris est revenu sur la rédaction du pinax en précisant d'une part que ἰωάννης ἀλεξανδρέως est aussi appelé γραμματικοῦ τοῦ φιλοπόνου, et d'autre part que les éditions imprimées attribuent aussi à Jean Philopon les livres II et III du commentaire, qui sont dépourvus de mention d'auteur de première main dans le manuscrit.A la mort du cardinal Ridolfi en 1550, sa collection de manuscrits est achetée par le maréchal de France Pierre Strozzi.Lorsque la veuve de Pierre Strozzi fait transporter en France ses collections d'objets et de livres, les manuscrits rejoignent la bibliothèque de Catherine de Médicis sur la promesse d'une compensation qui ne sera jamais payée ; ils sont entreposés pour catalogage chez le bibliothécaire de la reine, Jehan Baptiste de Benciveni ; c'est là que les trouvent à la mort de Catherine de Médicis en 1589 les commissaires chargés d’inventorier ses biens en vue d’une saisie demandée par ses créanciers.En 1594, le président de Thou, nouveau maître de la librairie royale, obtient des lettres patentes ordonnant que les livres conservés chez Jehan Baptiste de Benciveni soient joints à la bibliothèque du roi ; l’opposition des créanciers retarde jusqu’en 1599 l’exécution de ces lettres.
Droits : 
domaine public
Identifiant : 
ark:/12148/btv1b105087208
Source : 
Grec 1914
Notice du catalogue : 
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc20009h
Provenance : 
Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 
17/11/2014


Aide à la consultation

Pictogrammes utilisés