Titre : La France médicale et Paris médical
Éditeur : (Paris)
Date d'édition : 1896-01-03
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34482800z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 03 janvier 1896 03 janvier 1896
Description : 1896/01/03 (A43,N1)-1896/12/25 (A43,N52). 1896/01/03 (A43,N1)-1896/12/25 (A43,N52).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k9741462d
Source : Bibliothèque de l'Académie nationale de médecine, 2016-179760
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/09/2016
138 LA FRANCE MEDICALE
me eux à l'origine wolffienne et au point de départ dans les
canaux de Gaertnçr de la plupart des kystes du. vagin.
L'accoleiWnt des replis de la muqueuse, le développement
du kyste aux dépens des glandes (dont la présence est, en
général, non admise dans cette région) ne peuvent guère être
invoqués. La théorie de l'hygroma origine du kyste a encore
besoin de s'appuyer sur des examens histologiques indiscu-
tables.
L'intérêt de ce travail, dont vous avez entendu la lecture,
n'a pas besoin d'être mis en lumière. L'érudition de l'auteur
tout autant que la précision de son langage, le soin et l'ex-
périence apportés dans ses examens histologiques, comme
modération même qu'il conserve dans l'affirmation de
ses idées dans la discussion, ne pouvaient nous échapper.
M. CazÜ1 est d'ailleurs depuis longtemps déjà connu de
nous, Ses travaux faits en collaboration avec M. le pr Du-
play : Recherches expérimentales sur les atrophies muscu-
laires consécutives aux lésions des articulations, 1895; Re-
cherches sur la nature parasitaire du cancer, 1891 (Con-
grès, de. Londres), 1894 (Congrès de Rome), 18^4 (Congrès
Budapesth), etc., ont permis d'apprécier ses qualités
d'histologiste et de clinicien. Je citerai encore, parmi cle
très nombreux mémoires intéressants, une Contribution il
l' étude des dégénérescences cellulaires, 1890, une f;tudê sur
un nouveau procédé de suture intestinale, 1895 (en colla-
boration avec M. le Dr puplay) et des communications
diverses à la Spciété anatomique, à l'Académie des Sciences,
etc.
La commission composée de MM. Polaillon, Dubuc, et
A. Guépin rapporteur, à qui vous avez confié le soin d'exa-
miner les titres de M. le Dr Cazin, n'a pu prendre connais-
sance que du plus petit nombre d'entre eux. Mais leur valeur
et leur diffusion sont telles que d'avance, elle souhaitait de
voir M- Cazin faire partie de notre Société, et qu'elle vous
propose, par UU vpte unanime, de lui conférer le titula-
riat.
M. DUROZIEZ demande si la question des atrophies mus-
culaires consécutives anx lésions de§ articulations appar-
tient exclusivement à M. Cazin.
M. GUÉPIN répond négativement et cite le titre du mé-
moire qui est exactement : Recherches expérimentales
sur les atrophies musculaires consécutives azex lésions
des articulations (1891) Ce titre seul dit bien que les ail-
leurs (Duplay et Cazin) ne prétendent pas aborder un su-
jet non encore étudié, mais éclairer une partie de la ques-
tion. On sait d'ailleurs que la thèse de Valtat (Paris 1877)
a été inspirée par Le Fort.
M. Jullien. J'ai l'honneur de faire, passer sous vos yeux
une pièce moulée avec le plus grand talent par M. Jumelin
et qui représente un kyste du vagin.
Je l'ai observé dans mon service à Saint-La.za.re, sur une
femme de 17 ans, envoyée à l'infirmerie pour une vaginite.
Sur la gauche du col utérin, la muqueuse du cul-de-sac laté-
ral porte une saillie allongée d'avant en arrière, d'une lon-
gueur de 2 centim. 1/2, large de moitié, d'une teinte gris
jaunâtre, ayant un peu l'aspect d'un grain de raisin, mais
absolument sossile. Impossible de savoir à quand rpmon-
tait le début de ce mal que la jeune fille ignorait, n'en pou-
vant constater l'existence par aucun signe.
Je l'incisai, en fis sortir un liquide épais visqueux, de
teinte jaunâtre, et après un pansement à l'iodoforme de
quelques jours, tout avait disparu.
Dans ce cas particulier, la pathogénie pe peut donner
prise à de grandes discussions; j'élimine tout d'abord l'hy-
pothèse de Courty, celle des kystes de nature professionelle,
genre hygroma, par ce que je ne trouve aucun des carac-
tères de ces sortes de collections. Où siègent-elles habituel-
lement, dans le tissu sous-tégumentaire, dans la région où
le glissement des#mailles cellulaires s'opère sous l'influence
des frottements ; c'est ce que nous voyons se produire au
niveau de la rotule, de l'olécrâne ; or, chez notre malade, la
lésion est intra-muqueuse, on en avait l'impression au pre-
mier aspect, et je pus m'en convaincre au moment de l'opé-
ration. Cela se passe très superficiellement en somme, dans
l'épaisseur de la membrane qui tapisse le cul-de-sac ; on
remarquera d'ailleurs que le sujet de mon observation est
une toute jeune femmè, qui ne se livrait que depuis peu de
temps à la prostitution. Or les stigmates professionnels ne
s'établissent généralement qu'au bout de plusieurs années.
Sans contestester l'origine Rosenmullerienne de plus
en plus probable pour la majorité des tumeurs kystiques
vaginales, mais inadmissible pour un mal aussi peu pro-
fond que celui qui nous occupe, nous serions amenés à
l'idée d'une ectasie glandulaire, si l'anatomie ne nous avait
appris l'absence des glandes dans cette région. Dans ces
conditions, ce qui nous semble le plus rationnel est de nous
rallier à l'opinion de Pozzi qui admet la formation de cryp-
tes à la surface de la muqueuse, et dans cette cavité acci-
dentelle la lente accumulation de liquide. Je croisque cette
hypothèse répond aux caractères cliniques avec une suffi-
sante clarté, et je l'accepte parce qu'elle autorise la seule
explication logique par un accident survenu à la surface
de la muqueuse, en attendant que peut-être l'anatomie nous
accorde les éléments glandulaires qu'elle nous refusé au-
jourd'hui
Rapport sur la candidature de M. le Dr Delmas. —
M. CENSIER. M. le Dr Delmas, ancien interne et ancien
moniteur d'accouchements des hôpitaux de Bordeaux, au-
jourd'hui médecin des Thermes de Dax (Landes), a envoyé
à l'appui de sa candidature au titre de membre correspon-
dant, en ou tre du travail manuscrit dont il a été fait lecture
dans la dernière séance, deux brochures dont je dois d'abord
vous dire quelques mots. dÛ
La première, Influence de la variole des parents sur
l'état de réceptivité des enfants à Végard cle la vaccine, est
un extrait des Archives cliniquçs de Bordeaux ; elle est,
•signée de deux noms: Dr Auché, agrégé a la 1 aculté de
médecine de Bordeaux, médecin des hôpitaux de cette ville,
et Delmas, interne des hôpitaux.
Au fait de cette double signature, vous accorderez certai-
nement la preuve de l'estime du maître pour relève, et de
la part que ce dernier a prise aux recherches et aux expé-
riences sur lesquelles s'appuie le travail.
Voulant contrôler les expériences sur l'immunité, insti-
tuées par M. Toussaint, sur la bactérie charbonneuse, pai
MM. Gley et Charrin sur le bacille pyocyanique, les au-
teurs se pont-placés au point de vue purement clinique, eg
s'adressant à une affection qu'on peut toujours diagnosti-
quer rétrospectivement: la variole; leur critérium est la vac-
cination de l'enfant et des parents ; leurs expériences ont
porté sur les cas suivants :
1° Ceux dans lesquels le père a été atteint de la variole ;
20 Ceux-dans lesquels la mère a été frappée avant la con-
ception :
3° Ceux où le père et la mère ont eu tous deux la variole;
me eux à l'origine wolffienne et au point de départ dans les
canaux de Gaertnçr de la plupart des kystes du. vagin.
L'accoleiWnt des replis de la muqueuse, le développement
du kyste aux dépens des glandes (dont la présence est, en
général, non admise dans cette région) ne peuvent guère être
invoqués. La théorie de l'hygroma origine du kyste a encore
besoin de s'appuyer sur des examens histologiques indiscu-
tables.
L'intérêt de ce travail, dont vous avez entendu la lecture,
n'a pas besoin d'être mis en lumière. L'érudition de l'auteur
tout autant que la précision de son langage, le soin et l'ex-
périence apportés dans ses examens histologiques, comme
modération même qu'il conserve dans l'affirmation de
ses idées dans la discussion, ne pouvaient nous échapper.
M. CazÜ1 est d'ailleurs depuis longtemps déjà connu de
nous, Ses travaux faits en collaboration avec M. le pr Du-
play : Recherches expérimentales sur les atrophies muscu-
laires consécutives aux lésions des articulations, 1895; Re-
cherches sur la nature parasitaire du cancer, 1891 (Con-
grès, de. Londres), 1894 (Congrès de Rome), 18^4 (Congrès
Budapesth), etc., ont permis d'apprécier ses qualités
d'histologiste et de clinicien. Je citerai encore, parmi cle
très nombreux mémoires intéressants, une Contribution il
l' étude des dégénérescences cellulaires, 1890, une f;tudê sur
un nouveau procédé de suture intestinale, 1895 (en colla-
boration avec M. le Dr puplay) et des communications
diverses à la Spciété anatomique, à l'Académie des Sciences,
etc.
La commission composée de MM. Polaillon, Dubuc, et
A. Guépin rapporteur, à qui vous avez confié le soin d'exa-
miner les titres de M. le Dr Cazin, n'a pu prendre connais-
sance que du plus petit nombre d'entre eux. Mais leur valeur
et leur diffusion sont telles que d'avance, elle souhaitait de
voir M- Cazin faire partie de notre Société, et qu'elle vous
propose, par UU vpte unanime, de lui conférer le titula-
riat.
M. DUROZIEZ demande si la question des atrophies mus-
culaires consécutives anx lésions de§ articulations appar-
tient exclusivement à M. Cazin.
M. GUÉPIN répond négativement et cite le titre du mé-
moire qui est exactement : Recherches expérimentales
sur les atrophies musculaires consécutives azex lésions
des articulations (1891) Ce titre seul dit bien que les ail-
leurs (Duplay et Cazin) ne prétendent pas aborder un su-
jet non encore étudié, mais éclairer une partie de la ques-
tion. On sait d'ailleurs que la thèse de Valtat (Paris 1877)
a été inspirée par Le Fort.
M. Jullien. J'ai l'honneur de faire, passer sous vos yeux
une pièce moulée avec le plus grand talent par M. Jumelin
et qui représente un kyste du vagin.
Je l'ai observé dans mon service à Saint-La.za.re, sur une
femme de 17 ans, envoyée à l'infirmerie pour une vaginite.
Sur la gauche du col utérin, la muqueuse du cul-de-sac laté-
ral porte une saillie allongée d'avant en arrière, d'une lon-
gueur de 2 centim. 1/2, large de moitié, d'une teinte gris
jaunâtre, ayant un peu l'aspect d'un grain de raisin, mais
absolument sossile. Impossible de savoir à quand rpmon-
tait le début de ce mal que la jeune fille ignorait, n'en pou-
vant constater l'existence par aucun signe.
Je l'incisai, en fis sortir un liquide épais visqueux, de
teinte jaunâtre, et après un pansement à l'iodoforme de
quelques jours, tout avait disparu.
Dans ce cas particulier, la pathogénie pe peut donner
prise à de grandes discussions; j'élimine tout d'abord l'hy-
pothèse de Courty, celle des kystes de nature professionelle,
genre hygroma, par ce que je ne trouve aucun des carac-
tères de ces sortes de collections. Où siègent-elles habituel-
lement, dans le tissu sous-tégumentaire, dans la région où
le glissement des#mailles cellulaires s'opère sous l'influence
des frottements ; c'est ce que nous voyons se produire au
niveau de la rotule, de l'olécrâne ; or, chez notre malade, la
lésion est intra-muqueuse, on en avait l'impression au pre-
mier aspect, et je pus m'en convaincre au moment de l'opé-
ration. Cela se passe très superficiellement en somme, dans
l'épaisseur de la membrane qui tapisse le cul-de-sac ; on
remarquera d'ailleurs que le sujet de mon observation est
une toute jeune femmè, qui ne se livrait que depuis peu de
temps à la prostitution. Or les stigmates professionnels ne
s'établissent généralement qu'au bout de plusieurs années.
Sans contestester l'origine Rosenmullerienne de plus
en plus probable pour la majorité des tumeurs kystiques
vaginales, mais inadmissible pour un mal aussi peu pro-
fond que celui qui nous occupe, nous serions amenés à
l'idée d'une ectasie glandulaire, si l'anatomie ne nous avait
appris l'absence des glandes dans cette région. Dans ces
conditions, ce qui nous semble le plus rationnel est de nous
rallier à l'opinion de Pozzi qui admet la formation de cryp-
tes à la surface de la muqueuse, et dans cette cavité acci-
dentelle la lente accumulation de liquide. Je croisque cette
hypothèse répond aux caractères cliniques avec une suffi-
sante clarté, et je l'accepte parce qu'elle autorise la seule
explication logique par un accident survenu à la surface
de la muqueuse, en attendant que peut-être l'anatomie nous
accorde les éléments glandulaires qu'elle nous refusé au-
jourd'hui
Rapport sur la candidature de M. le Dr Delmas. —
M. CENSIER. M. le Dr Delmas, ancien interne et ancien
moniteur d'accouchements des hôpitaux de Bordeaux, au-
jourd'hui médecin des Thermes de Dax (Landes), a envoyé
à l'appui de sa candidature au titre de membre correspon-
dant, en ou tre du travail manuscrit dont il a été fait lecture
dans la dernière séance, deux brochures dont je dois d'abord
vous dire quelques mots. dÛ
La première, Influence de la variole des parents sur
l'état de réceptivité des enfants à Végard cle la vaccine, est
un extrait des Archives cliniquçs de Bordeaux ; elle est,
•signée de deux noms: Dr Auché, agrégé a la 1 aculté de
médecine de Bordeaux, médecin des hôpitaux de cette ville,
et Delmas, interne des hôpitaux.
Au fait de cette double signature, vous accorderez certai-
nement la preuve de l'estime du maître pour relève, et de
la part que ce dernier a prise aux recherches et aux expé-
riences sur lesquelles s'appuie le travail.
Voulant contrôler les expériences sur l'immunité, insti-
tuées par M. Toussaint, sur la bactérie charbonneuse, pai
MM. Gley et Charrin sur le bacille pyocyanique, les au-
teurs se pont-placés au point de vue purement clinique, eg
s'adressant à une affection qu'on peut toujours diagnosti-
quer rétrospectivement: la variole; leur critérium est la vac-
cination de l'enfant et des parents ; leurs expériences ont
porté sur les cas suivants :
1° Ceux dans lesquels le père a été atteint de la variole ;
20 Ceux-dans lesquels la mère a été frappée avant la con-
ception :
3° Ceux où le père et la mère ont eu tous deux la variole;
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