lu LA GUIENNE ANGLAISE.
entourée de braies d'inégales largeurs, et qui ne devaient pas exister lorsque les fossés étaient
dans leur état primitif. Elle paraît n'avoir jamais été surmontée de constructions en pierre.
L'enceinte renfermant la cour basse est plus vaste que celle de la motte, mais bien moins élevée.
Au sud et à l'est, elle a environ 2 mètres de haut; au nord, 2m50, et dans l'angle nord-ouest,
4m50 environ. Il reste dans cette enceinte les ruines d'un château quadrilatère, muni d'un donjon
occupant l'angle nord. Des braies de 1 mètre environ de large ont été ménagées au pied des
murailles, qui n'ont que 1m30 d'épaisseur. L'appareil est en moellon plat non taillé, tel qu'il a été
pris dans la carrière, et mélangé de briques, qui n'entrent cependant pour rien dans le système
de la construction ; les angles sont en pierre de taille ; le tour des ouvertures devait être bâti de la
même façon, mais ces pierres ont été enlevées. De longs trous horizontaux dans les murailles
renfermaient sans doute des pièces de bois servant à les consolider. Des corbeaux en pierre
prouvent qu'il y avait au moins un étage.
Le donjon (1), tout à fait en saillie sur la courtine, est encore élevé de deux étages au dessus
du rez-de-chaussée, et l'on aperçoit, à travers le lierre, des meurtrières cruciformes si communes
au XIVe siècle, et dont nous donnerons toutes les variétés dans le cours de cet
ouvrage. Voici le plan du rez-de-chaussée, dans lequel on entre maintenant par
une brèche ; on y pénétrait autrefois par un orifice carré percé dans la voûte
formée par des nervures épannelées retombant sur des culs-de-lampe en forme
de pyramide renversée. Un soupirail carré et très étroit éclairait cette prison,
au dessous de laquelle existe, dit-on, un souterrain qui va jusqu'au château de Veyrines, à
Mérignac. Il est évident que l'existence de ce souterrain est aussi fabuleuse que celle du veau d'or
qu'il renferme; néanmoins, cette croyance est tellement enracinée dans l'esprit des paysans de la
localité que, dernièrement, des voleurs se sont introduits dans l'enceinte du château, ont creusé
un trou profond dans le donjon pour chercher l'ouverture du souterrain, et sont repartis sans faire
d'autre dégât.
En JI est une cavité qu'on dit être l'emplacement de l'ancien puits; en I, au milieu du fossé,
un îlot peut-être moderne; un pan de mur écroulé entre les deux enceintes doit être une pile du
pont qui les reliait. L'entrée principale devait être en D, où l'on voit des fondations de murs sur la
contrescarpe et un escalier contre la courtine. Près de là, un autre escalier droit, dans l'épaisseur
du mur, conduit dans le premier étage du donjon. De grands arbres couvrent tout le château et en
font une ravissante retraite, où l'on a établi un charmant jardin anglais.
La Motte Saint-Albe. -Ce château (B du plan d'ensemble) est situé à 500 mètres au nord-est du
Castera, avec lequel il a, comme plan, une grande ressemblance. Les fossés qui entourent la motte
sont larges de 12 mètres, pleins d'eau et profonds. La motte a 30 mètres de diamètre, et sa
plateforme 18. Sa hauteur, à partir du niveau de l'eau, est de 7 mètres environ. La basse-cour
a 50 mètres de long sur autant à peu près de large (2). Un vallum (A) enveloppe un étroit chemin
de ronde qui passe sur le bord extérieur des fossés. Ce vallum est haut de 1 à 2 mètres et large
de 2 mètres, excepté au nord-ouest (A'), où il s'élargit jusqu'à 1 5 mètres pour former une espèce
de barbacane précédée par un fossé en forme de croissant. Un ruisseau, qui prend sa source à
une centaine de mètres à l'ouest de la moite, alimente d'abord le fossé de la barbacane, traverse
(1) Jouannet dit que les murailles de ce donjon ont 5 ou 6 mètres d'épaisseur; il aurait dû dire Im50. — (*j Le plan publié
dans les Actes de l'Académie ne donne pas assez de longueur à cette basse-cour.
entourée de braies d'inégales largeurs, et qui ne devaient pas exister lorsque les fossés étaient
dans leur état primitif. Elle paraît n'avoir jamais été surmontée de constructions en pierre.
L'enceinte renfermant la cour basse est plus vaste que celle de la motte, mais bien moins élevée.
Au sud et à l'est, elle a environ 2 mètres de haut; au nord, 2m50, et dans l'angle nord-ouest,
4m50 environ. Il reste dans cette enceinte les ruines d'un château quadrilatère, muni d'un donjon
occupant l'angle nord. Des braies de 1 mètre environ de large ont été ménagées au pied des
murailles, qui n'ont que 1m30 d'épaisseur. L'appareil est en moellon plat non taillé, tel qu'il a été
pris dans la carrière, et mélangé de briques, qui n'entrent cependant pour rien dans le système
de la construction ; les angles sont en pierre de taille ; le tour des ouvertures devait être bâti de la
même façon, mais ces pierres ont été enlevées. De longs trous horizontaux dans les murailles
renfermaient sans doute des pièces de bois servant à les consolider. Des corbeaux en pierre
prouvent qu'il y avait au moins un étage.
Le donjon (1), tout à fait en saillie sur la courtine, est encore élevé de deux étages au dessus
du rez-de-chaussée, et l'on aperçoit, à travers le lierre, des meurtrières cruciformes si communes
au XIVe siècle, et dont nous donnerons toutes les variétés dans le cours de cet
ouvrage. Voici le plan du rez-de-chaussée, dans lequel on entre maintenant par
une brèche ; on y pénétrait autrefois par un orifice carré percé dans la voûte
formée par des nervures épannelées retombant sur des culs-de-lampe en forme
de pyramide renversée. Un soupirail carré et très étroit éclairait cette prison,
au dessous de laquelle existe, dit-on, un souterrain qui va jusqu'au château de Veyrines, à
Mérignac. Il est évident que l'existence de ce souterrain est aussi fabuleuse que celle du veau d'or
qu'il renferme; néanmoins, cette croyance est tellement enracinée dans l'esprit des paysans de la
localité que, dernièrement, des voleurs se sont introduits dans l'enceinte du château, ont creusé
un trou profond dans le donjon pour chercher l'ouverture du souterrain, et sont repartis sans faire
d'autre dégât.
En JI est une cavité qu'on dit être l'emplacement de l'ancien puits; en I, au milieu du fossé,
un îlot peut-être moderne; un pan de mur écroulé entre les deux enceintes doit être une pile du
pont qui les reliait. L'entrée principale devait être en D, où l'on voit des fondations de murs sur la
contrescarpe et un escalier contre la courtine. Près de là, un autre escalier droit, dans l'épaisseur
du mur, conduit dans le premier étage du donjon. De grands arbres couvrent tout le château et en
font une ravissante retraite, où l'on a établi un charmant jardin anglais.
La Motte Saint-Albe. -Ce château (B du plan d'ensemble) est situé à 500 mètres au nord-est du
Castera, avec lequel il a, comme plan, une grande ressemblance. Les fossés qui entourent la motte
sont larges de 12 mètres, pleins d'eau et profonds. La motte a 30 mètres de diamètre, et sa
plateforme 18. Sa hauteur, à partir du niveau de l'eau, est de 7 mètres environ. La basse-cour
a 50 mètres de long sur autant à peu près de large (2). Un vallum (A) enveloppe un étroit chemin
de ronde qui passe sur le bord extérieur des fossés. Ce vallum est haut de 1 à 2 mètres et large
de 2 mètres, excepté au nord-ouest (A'), où il s'élargit jusqu'à 1 5 mètres pour former une espèce
de barbacane précédée par un fossé en forme de croissant. Un ruisseau, qui prend sa source à
une centaine de mètres à l'ouest de la moite, alimente d'abord le fossé de la barbacane, traverse
(1) Jouannet dit que les murailles de ce donjon ont 5 ou 6 mètres d'épaisseur; il aurait dû dire Im50. — (*j Le plan publié
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