Titre : La Vie au grand air : revue illustrée de tous les sports
Éditeur : P. Lafitte (Paris)
Date d'édition : 1906-08-04
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32888685g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 1179 Nombre total de vues : 1179
Description : 04 août 1906 04 août 1906
Description : 1906/08/04 (T10,A9,N411). 1906/08/04 (T10,A9,N411).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k9605055s
Source : Musée Air France, 2013-54106
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 13/07/2015
La Vie au Grand Air
Trousselier continue à être l'homme de cette fin de course, et il
est bien regrettable que son accident au genou l'ait handicapé dès le début
de l'épreuve. Nous aurions assisté à une lutte terrible avec Pottier, tandis
que ce dernier se contente de vivre sur son avance. Pour son rival, son
but unique est de gagner des points à chaque étape pour arriver à la
troisième place qu'il ne doit pas espérer dépasser, sauf abandon d'un
des deux leaders.
Et maintenant, je suspends ces impressions rapidesjusqu'al'arrivée à Paris.
V. Impressions d'arrivée.
Ouf! ça y est, ont dû se dire les concurrents,en donnant, dimanche au
Parc des Princes leur dernière signature. Et pourtant,'on est en droit, quand
on a suivi comme nous cette gigantesque randonnée de bout en bout, de se
demander jusqu'où seraient allés ces hommes- avant de crier grâce.
Treize étapes donnant un parcours total de plus de 4.600 kilomètres et
comprenant des parcours terribies n'ont
pu avoir raison de leur vaillance. Cer-
tes, le déchet a été énorme, puisque 14
seulement sur les 77 concurrents en
ligne au départ de Paris reviennent
au port. Mais il convient de faire re-
marquer que ce déchet s'est produit
presque en entier sur les premières
étapes et qu'il a été à
peu près nul dans les der-
nières. Une fois la sélec-
tion faite, et les hommes
au cœur mal attaché ou
à la guigne trop persis-
tante écartés, il n'est plus
resté en ligne que des
gaillards capables, sem-
blait-t-il, d'effectuer ainsi
non le Tour de France,
mais celui du monde!
Et ceci m'amène à croire
que si la colossale épreuve
qui vient de se terminer
atteint presque les limi-
tes de l'endurance et de
l'énergie humaines, elle
ne les dépasse point, ainsi
qu'on avait craint un mo-
ment. Je suis maintenant
persuadé que si, comme
c'est probable, l' Auto
refait l'an prochain sa
désormais classique et
retentissante course, sur
les mèmes bases, nous
verrons un nombre beau-
coup plus grand de ses
participants la terminer,
je ne dis pas en se promenant, mais
avec une aisance relative. L'exemple
est ici contagieux et rien ne sert
plus en matière sportive, que l'expé-
rience acquise. Vous souvient-t-il
qu'aux premiers âges du sport cy-
cliste, on considérait comme un être
merveilleux un homme capable non
de gagner, mais simplement d'accom-
plir une course de vingt-quatre heures
sur piste ou de couvrir un Bordeaux-
Paris. Or, nous en possédons aujour-
d'hui des centaines.
Pour en revenir au Tour de France
1906, ceci ne doit rien retirer au mérite
des extraordinaires routiers qui ont
réussi à « boucler » l'immense circuit.
Le vainqueur, Pottier, a été vraiment surprenant dans l'ensemble et surtout
lors des premières étapes, où il nous donna une impression qui ne s'effa-
cera pas de sitôt. Les performances du Ballon d'Alsace et de Laffrey alors
que, sans l'aide d'aucun entraîneur, il lâchait régulièrement tout le peloton
et couvrait ensuite plus de 200 kilomètres sans être rejoint, restent dans notre
La dernière arrivée.
Pottier et Passerieu, arrivés ensemble à Ville-d'Avray, cou-
vrent ersemble les devx derniers tours au vélodrome du Parc
des Princes, et Pottier l'emporte d'un quart de roue. Il s'adjuge
ainsi la treizième it dernière étape. Pottier, en même temps
se classe premier du Tour de France, avec 8 points d'a-
vance sui Pa ç,,erieu, sec on d, tous deux sur bicyclettes Peugeot.
souvenir comme des choses inoubliables. Que ces efforts répétés aient pu
ensuite se faire sentir c'est possible mais d'un autre côté on aurait tort de
tenir pour rigoureusement exactes les places prises par Pottier dans le'.
dernières étapes, quand il se réservait visiblement, se contentant de
surveiller ceux de ses concurrents qui pouvaient encore être dangereux, et
laissant volontiers filer les autres. Il a bien su montrer dans l'ultime
bataille, celle de Caen à Paris, alors qu'il s'agissait de recueillir le premier
les enthousiastes bravos du public parisien, ce dont il était encore
capable.
Ceci dit, reconnaissons franchement que Louis Trousselier, insuffisam-
ment préparé au début et d'ailleurs fort handicapé par divers accidents, a
fait dans la seconde moitié du « Tour » une course splendide. Il semblait
devenir meilleur à mesure que croissait la distance, et c'est un véritable
regret qui nous reste de ne pas avoir vu le brillant vainqueur de 1905 en
état de disputer sa chance dans les cinq premières étapes, comme il l'a fait
dans les dernières. Mais la véritable
révélation de la course aura été Passe-
rieu, qui termine second du classement
général, après avoir fourni d'un bout
à l'autre de ces étapes extraordinaires
de régularité, figurant constamment
dans les premiers pelotons, quelles que
fussent la distance, la nature du
terrain et les circonstances
atmosphériques.
A part quelques belles
victoires dans les rangs
des amateurs, ce jeune
coureur n'avait jusqu'ici
rien fait quipûtpermettre
de le considérer comme
capable de figurer dans
une épreuve pareille. Si
l'on veut bien réfléchir
que Passerieu est à peine
âgé de 20 ans, on con-
viendra que nous pou-
vons attendre de lui de
grandes choses.
D'ailleurs, si l'on vou-
lait bien détailler les per-
formances de chacun, je
ne sais véritablement à
qui des quatorze « sur-
vivants » devrait aller la
plus grande part d'éloges
et de félicitations. Tous
ont fait preuve d'une
énergie indomptable et
le plus vif regret de ceux
qui en ont été les té-
moins est de ne pouvoir
disposer d'assez de place
pour glorifier tous les exploits des bra-
ves du second plan à l'égal des premiers
de ceux qui ont été à la peine, mais se
trouvent aujourd'hui à l'honneur.
Hélas! c'est précisément une des
particularités du sport, dont l'essence
est uniquement la recherche du meil-
leur, de ne vouloir connaître que le
gagnant et de négliger impitoyable-
ment les battus. Malheur aux vaincus!
dit l'implacable logique sportive. Et
après tout, est ce un mal, puisque ainsi
seulement s'exaspèrent ajuste titre les
jeunes ambitions ?
Il nous faut aussi insister également
sur la performance de Petit-Breton.
Le courageux coureur argentin était
handicapé par le fait qu'il montait une machine poinçonnée. Il avait donc
dû, nécessairement, adopter une machine plus lourde, pour s'assurer plus
de solidité ; il devait conserver sa multiplication quel que fût le profil du
terrain, et était contraint de procéder par lui-même à toutes les petites répa-
rations qu'exige une machine, quelle que soit sa qualité. VICTOR BREYER
NOTRE PROCHAIN NUMÉRO
jamais, peut-étre, semaine, n'aura été plus chargée, au point de vue sportij, que. celle qui s'étend du 29 juillet au 5 août. C'est à
Genève, les championnats du monde de cyclisme, de Rouen à Trouville, la Coupe de Trouville, à Vittel, le raid hippique militaire, à
Vichy le Grand Prix, à Caen le prix du Premier Pas, à Saint-Cloud, à Maisons-Laffitte, les débuts des 2 ans. C'est aussi les premières
étapes de la Coupe du Matin, qui va dérouler autour de la France ses interminables lacets, sans compter les championnats du monde de
natation - à Joinville et d'autres épreuves encore. \
Fidèle à son principe, qui est de tenir ses lecteurs au courant de tous les événements sportifs, la Vie au Grand Air sera représentée
partout par ses rédacteurs photographes. Ils seront à Vichy, à Vittel, à Trouville. à Genève, à Caen, à Paris, et dans notre prochain
numéro, nos lecteurs trouveront la moisson de photographies qu'ils auront glanée pour eux aux quatre coins du monde sportif.
Nous sommes certains que nos lecteurs et nos clients nous sauront gré des sacrifices incessants que nous nous imposons pour faire
de la Vie au Grand Air le plus complet et le mieux renseigné de tous les magasines sportifs du monde entier.
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Trousselier continue à être l'homme de cette fin de course, et il
est bien regrettable que son accident au genou l'ait handicapé dès le début
de l'épreuve. Nous aurions assisté à une lutte terrible avec Pottier, tandis
que ce dernier se contente de vivre sur son avance. Pour son rival, son
but unique est de gagner des points à chaque étape pour arriver à la
troisième place qu'il ne doit pas espérer dépasser, sauf abandon d'un
des deux leaders.
Et maintenant, je suspends ces impressions rapidesjusqu'al'arrivée à Paris.
V. Impressions d'arrivée.
Ouf! ça y est, ont dû se dire les concurrents,en donnant, dimanche au
Parc des Princes leur dernière signature. Et pourtant,'on est en droit, quand
on a suivi comme nous cette gigantesque randonnée de bout en bout, de se
demander jusqu'où seraient allés ces hommes- avant de crier grâce.
Treize étapes donnant un parcours total de plus de 4.600 kilomètres et
comprenant des parcours terribies n'ont
pu avoir raison de leur vaillance. Cer-
tes, le déchet a été énorme, puisque 14
seulement sur les 77 concurrents en
ligne au départ de Paris reviennent
au port. Mais il convient de faire re-
marquer que ce déchet s'est produit
presque en entier sur les premières
étapes et qu'il a été à
peu près nul dans les der-
nières. Une fois la sélec-
tion faite, et les hommes
au cœur mal attaché ou
à la guigne trop persis-
tante écartés, il n'est plus
resté en ligne que des
gaillards capables, sem-
blait-t-il, d'effectuer ainsi
non le Tour de France,
mais celui du monde!
Et ceci m'amène à croire
que si la colossale épreuve
qui vient de se terminer
atteint presque les limi-
tes de l'endurance et de
l'énergie humaines, elle
ne les dépasse point, ainsi
qu'on avait craint un mo-
ment. Je suis maintenant
persuadé que si, comme
c'est probable, l' Auto
refait l'an prochain sa
désormais classique et
retentissante course, sur
les mèmes bases, nous
verrons un nombre beau-
coup plus grand de ses
participants la terminer,
je ne dis pas en se promenant, mais
avec une aisance relative. L'exemple
est ici contagieux et rien ne sert
plus en matière sportive, que l'expé-
rience acquise. Vous souvient-t-il
qu'aux premiers âges du sport cy-
cliste, on considérait comme un être
merveilleux un homme capable non
de gagner, mais simplement d'accom-
plir une course de vingt-quatre heures
sur piste ou de couvrir un Bordeaux-
Paris. Or, nous en possédons aujour-
d'hui des centaines.
Pour en revenir au Tour de France
1906, ceci ne doit rien retirer au mérite
des extraordinaires routiers qui ont
réussi à « boucler » l'immense circuit.
Le vainqueur, Pottier, a été vraiment surprenant dans l'ensemble et surtout
lors des premières étapes, où il nous donna une impression qui ne s'effa-
cera pas de sitôt. Les performances du Ballon d'Alsace et de Laffrey alors
que, sans l'aide d'aucun entraîneur, il lâchait régulièrement tout le peloton
et couvrait ensuite plus de 200 kilomètres sans être rejoint, restent dans notre
La dernière arrivée.
Pottier et Passerieu, arrivés ensemble à Ville-d'Avray, cou-
vrent ersemble les devx derniers tours au vélodrome du Parc
des Princes, et Pottier l'emporte d'un quart de roue. Il s'adjuge
ainsi la treizième it dernière étape. Pottier, en même temps
se classe premier du Tour de France, avec 8 points d'a-
vance sui Pa ç,,erieu, sec on d, tous deux sur bicyclettes Peugeot.
souvenir comme des choses inoubliables. Que ces efforts répétés aient pu
ensuite se faire sentir c'est possible mais d'un autre côté on aurait tort de
tenir pour rigoureusement exactes les places prises par Pottier dans le'.
dernières étapes, quand il se réservait visiblement, se contentant de
surveiller ceux de ses concurrents qui pouvaient encore être dangereux, et
laissant volontiers filer les autres. Il a bien su montrer dans l'ultime
bataille, celle de Caen à Paris, alors qu'il s'agissait de recueillir le premier
les enthousiastes bravos du public parisien, ce dont il était encore
capable.
Ceci dit, reconnaissons franchement que Louis Trousselier, insuffisam-
ment préparé au début et d'ailleurs fort handicapé par divers accidents, a
fait dans la seconde moitié du « Tour » une course splendide. Il semblait
devenir meilleur à mesure que croissait la distance, et c'est un véritable
regret qui nous reste de ne pas avoir vu le brillant vainqueur de 1905 en
état de disputer sa chance dans les cinq premières étapes, comme il l'a fait
dans les dernières. Mais la véritable
révélation de la course aura été Passe-
rieu, qui termine second du classement
général, après avoir fourni d'un bout
à l'autre de ces étapes extraordinaires
de régularité, figurant constamment
dans les premiers pelotons, quelles que
fussent la distance, la nature du
terrain et les circonstances
atmosphériques.
A part quelques belles
victoires dans les rangs
des amateurs, ce jeune
coureur n'avait jusqu'ici
rien fait quipûtpermettre
de le considérer comme
capable de figurer dans
une épreuve pareille. Si
l'on veut bien réfléchir
que Passerieu est à peine
âgé de 20 ans, on con-
viendra que nous pou-
vons attendre de lui de
grandes choses.
D'ailleurs, si l'on vou-
lait bien détailler les per-
formances de chacun, je
ne sais véritablement à
qui des quatorze « sur-
vivants » devrait aller la
plus grande part d'éloges
et de félicitations. Tous
ont fait preuve d'une
énergie indomptable et
le plus vif regret de ceux
qui en ont été les té-
moins est de ne pouvoir
disposer d'assez de place
pour glorifier tous les exploits des bra-
ves du second plan à l'égal des premiers
de ceux qui ont été à la peine, mais se
trouvent aujourd'hui à l'honneur.
Hélas! c'est précisément une des
particularités du sport, dont l'essence
est uniquement la recherche du meil-
leur, de ne vouloir connaître que le
gagnant et de négliger impitoyable-
ment les battus. Malheur aux vaincus!
dit l'implacable logique sportive. Et
après tout, est ce un mal, puisque ainsi
seulement s'exaspèrent ajuste titre les
jeunes ambitions ?
Il nous faut aussi insister également
sur la performance de Petit-Breton.
Le courageux coureur argentin était
handicapé par le fait qu'il montait une machine poinçonnée. Il avait donc
dû, nécessairement, adopter une machine plus lourde, pour s'assurer plus
de solidité ; il devait conserver sa multiplication quel que fût le profil du
terrain, et était contraint de procéder par lui-même à toutes les petites répa-
rations qu'exige une machine, quelle que soit sa qualité. VICTOR BREYER
NOTRE PROCHAIN NUMÉRO
jamais, peut-étre, semaine, n'aura été plus chargée, au point de vue sportij, que. celle qui s'étend du 29 juillet au 5 août. C'est à
Genève, les championnats du monde de cyclisme, de Rouen à Trouville, la Coupe de Trouville, à Vittel, le raid hippique militaire, à
Vichy le Grand Prix, à Caen le prix du Premier Pas, à Saint-Cloud, à Maisons-Laffitte, les débuts des 2 ans. C'est aussi les premières
étapes de la Coupe du Matin, qui va dérouler autour de la France ses interminables lacets, sans compter les championnats du monde de
natation - à Joinville et d'autres épreuves encore. \
Fidèle à son principe, qui est de tenir ses lecteurs au courant de tous les événements sportifs, la Vie au Grand Air sera représentée
partout par ses rédacteurs photographes. Ils seront à Vichy, à Vittel, à Trouville. à Genève, à Caen, à Paris, et dans notre prochain
numéro, nos lecteurs trouveront la moisson de photographies qu'ils auront glanée pour eux aux quatre coins du monde sportif.
Nous sommes certains que nos lecteurs et nos clients nous sauront gré des sacrifices incessants que nous nous imposons pour faire
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