Titre : Âmes vaillantes
Éditeur : Coeurs vaillants (Paris)
Date d'édition : 1947-02-23
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344144435
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 23 février 1947 23 février 1947
Description : 1947/02/23. 1947/02/23.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k91188900
Source : La Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/09/2022
LE NUMÉRO: 8 FRS
23 FÉVRIER 1947
MMWCWMWW
rédaction-Administration cœurs vaillants,
Pour recevoir régulièrement pendant 6 mois le journal à votre adresse (26 numéros à 8 francs)
— envoyez 200 frs à
3 I, rue de Fleuru - Paris-6e. - C. C. P. PARIS 1223-59.
Mmsue
ganzuuma
Se
ssses’
(Suite page 2.J
I L y a bien longtemps, si longtemps que personne ne se souvient de les avoir vus.
vivaient dans les forêts des Vosges, au sommet des montagnes, une famille de
géants.
Ils étaient si grands que dans leurs mains pouvait tenir une maison. à tel point que
l’un d’eux, désirant rapporter un jour à son petit garçon une bergerie et quelques petites
fermes, alla les tailler à quelques lieues de sa demeure.
Il les mit dans son mouchoir dont il noua les quatre coins à l'extrémite de son
bâton, posa le bâton sur son épaule, puis revint en courant, escaladant au galop quelques
pics de montagne. Mais soudain son mouchoir se déchira et les maisons de bois tom
bèrent sur le sol herbu, dispersées un peu à cause de la course. Elles donnèrent nais
sance au riant village disséminé dans la montagne, qui se nomme aujourd’hui Laba-
roche.
Ces géants n’étaient pas méchants, bien au contraire ; leur cœur était bon ; jamais
on n’entendit dire qu’ils voulurent le moindre mal aux gens de la plaine. Ceux-ci étaient
de courageux paysans. Comme aujourd’hui, ils labouraient la terre, élevaient le bétail
et travaillaient dur, été comme hiver.
Il y avait sur une montagne, tout près de l’endroit où saint Florent devait plus tard
construire son ermitage, un grand château appelé le Niedeck, ce qui signifiait, dans ‘ le
langage d’alors : « le Coin Bas », par opposition à un sommet beaucoup plus élevé qui
s’élevait en face. Une nombreuse famille de géants l’habitait. Les enfants en sortaient
rarement ; ils jouaient, dans l’immense enclos qui leur était réservé, car s’ils étaient
descendus dans la plaine, leurs parents savaient bien que leurs pieds écraseraient les
vignobles, coucheraient les épis et que les petits enfants d’Alsace pousseraient des cris
de terreur.
Aussi les jeunes géants et leurs sœurs ignoraient tout ce qui n’était pas leur
monde.
La jeune Berthilde, qui venait d’avoir douze ans, trouvait cependant la vie monotone
dans le château de son père. Elle eut l’idée, un jour, de pénétrer sur le chemin de garde
qui longeait le mur d’enceinte et de contempler le paysage.
— Que-peut-il bien y avoir au delà de ces murs ? se dit-elle.
Profitant d’un moment de solitude, elle traversa la salle des colonnes, franchit un
pont-levis, souleva une lourde porte et se trouva soudain en face de la plaine d’Alsace,
que dorait un chaud soleil.
— Que c’est beau ! murmura-t-elle.
Elle contempla les forêts lointaines, la ligne bleue du Rhin, les montagnes d’en
lace, toutes les maisonnettes groupées en villages avec le clocher de l’église au centre
de chacun.
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vivaient dans les forêts des Vosges, au sommet des montagnes, une famille de
géants.
Ils étaient si grands que dans leurs mains pouvait tenir une maison. à tel point que
l’un d’eux, désirant rapporter un jour à son petit garçon une bergerie et quelques petites
fermes, alla les tailler à quelques lieues de sa demeure.
Il les mit dans son mouchoir dont il noua les quatre coins à l'extrémite de son
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pics de montagne. Mais soudain son mouchoir se déchira et les maisons de bois tom
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Ces géants n’étaient pas méchants, bien au contraire ; leur cœur était bon ; jamais
on n’entendit dire qu’ils voulurent le moindre mal aux gens de la plaine. Ceux-ci étaient
de courageux paysans. Comme aujourd’hui, ils labouraient la terre, élevaient le bétail
et travaillaient dur, été comme hiver.
Il y avait sur une montagne, tout près de l’endroit où saint Florent devait plus tard
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rarement ; ils jouaient, dans l’immense enclos qui leur était réservé, car s’ils étaient
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Aussi les jeunes géants et leurs sœurs ignoraient tout ce qui n’était pas leur
monde.
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