BEC 233 BEC
être nommé après le Concordat,- eveque de
Valence, et recevoir, le 16 messidor an XII, la
croix de la Légion d'honneur. Après la victoire
d'Austerlitz, il publia un mandement qui fit
quelque bruit et dans lequel il célébrait la
gloire et les vertus de Napoléon, qui le créa,
le 18 juin 1809, baron de l'Empire. li ne fit pas
preuve de moins d'éloquence au retour
des Bourbons, a l'éloge desquels il ajouta, à
l'usage de ses diocésains,le conseil prudent d'ac-
cepter les faits accomplis et d'oublier le passé.
Il mourut pendant les Cent-Jours.
BECKER (JosEpn de), membre de la Con-
vention et député au Conseil des Anciens, ne à
Saint-Avold (Moselle), vers 1750, mort à Saint-
Avold en 1820, était homme de loi avant la
Révolution, devint juge de paix du canton de
Saint-Avold en 1790, puis administrateur du dé-
partement de la Moselle, et fut élu membre de
la Convention par ce département, le H sep-
tembre 1792, à la pluralité des voix sur 33Svo-
tants. Siégeant parmi les modérés.il dit dans
le procès de Louis XVI, au 31' appel nominal
« Ni les menaces dont cette tribune a retenti,
ni cette crainte puérile dont on a cherché à
nous environner, ne me feront trahir mon sen-
timent. Je vote pour la réclusion. » Il sa pro-
nonça aussi pour le sursis. Quoique membre du
Comité dos décrets, il ne parut plus àla tribune,
même comme rapporteur, et, après le 9 thermi-
dor, tut envoyé à Landau avec la mission de
réprimer les terroristes; il fit même rentrer prés
de dix mille émigrés qui avaient fui devant les
menaces de Lebas et de Saint-Just. Elu par la
Moselle an Conseil des Anciens, le 23 vendé-
miaire an IV, il en sortit en 1798, et se montra
favorable au 18 brumaire; le gouvernement
impérial le nomma percepteur en 1804.
BECQUET (C harlks-Marie), député au Corps
législatif en 1852, né à Asnières (Seine), le I'1'
août 1804, futélu, le 29 février 1852, député au
Corps législatif, comme candidat agréable au
gouvernement, par la 4°circonscription dit lias-
Rhin, avec 19,311 voix sur 20,251 votants et
21,327 inscrits. Etant alors conservateur des
forêts à Hagueneau, il dut, presque aussitôt
après sa nomination, donner sa démission de
député, pour cause d'incompatibilité entre ses
fonctions et son mandat.
BECQUEY (Fuançois-Louis), député à
l'AsseinBléo législative de 1791, au Corps légis-
latif en l'an XII et de 1815 à 1830, né à Vitry-
le-François (Marne), le 24 septembre 17G0, mort
à Paris, le 2 mai 1849, était le fils d'un lieute-
nant-criminel au présidial de Vitry.
Elu député do la Haute-Marne a l'Assemblée
législative, le 30 août 1791, après avoir été
membre de l'Assemblée provinciale de Cham-
pagne et procureur-général syndic du départe-
ment de la Haute-Marne, il siégea dans les
rangs des constitutionnels, près de Quatreinère,
de Beugnot, de Dumas, do Jaucourt, de Ra-
mond, etc., et, bien que sa première motion
semblât indiquer lui adversaire de la royauté
(il demanda que les députés ne fussent pas
tenus de rester debout devant le roi quand il
viendrait à l'Assemblée), il compta, dans la
suite, parmi les plus zélé» défenseurs du trône,
parla en faveur des prêtres non-assermentés,
prit la défensede Varnier, rocevour des nuances,
dénoncé parBaziro comme coupable de menées
contre-révolutionnaires, combattit Lamarque
qui demandait le séquestre des biens des émi-
grés, et demanda qu on fit au moins exception
pour la fortune des femmes. Il se prononça. le ¡
20 avril 1792, contre la déclaration de guerre j
« Pourquoi, dit-il, vouloir nous précipiter dans |
la guerre? Pourquoi appeler ce fléau cntol V |
Pourquoi surtout dire qu'elle est inévitable, j
puisque toutes les puissances ont un intérêt j
contraire, et qu'elles déclarent qu'elles ne veu-
lent pas nous attaquer? On suppose un concert
entre l'Autriche etlal'russe; sans doute la na-
tion a de justes raisons de se plaindre d'-
cette coalition de rois; sans doute la cour de
Vienne a des tprts, et nous ne devons pas souf- f.
frir qu'elle usurpe notre souveraineté en
intervenant dans notre administration iute- f
rieure; mais en supposant que ces puissance*
refusassent tle renoncer à ce concert, serait- ?
ce une raison suffisante pour leur déclarer In t
guerre? Doit-on la déclarer pour uu simple
soupçon, pour une menace non fondée? Ce
concert n'est qu'un système défonsif qu'elles ont
adopté plutôt pour "elles que contre nous. »
Malgré les efforts de Beequey, le décret do
déclaration de guerre fut adopté à la presque
unanimité, moins sept voix, qui furent, avec
celle de Becquey, les voix de Théodore de Lit-
nietli, Jaucourt,* Mathieu Dumas, Gentil, Haert i
et Hua. Becquey eut alors de fréquentes entre-
vues avec le roi, la reine et madame Elisabeth;
quand madame de Navarre fut détenue à la
prison de la Force, il conçut le dessein de pé-
nétrer dans la prison et de délivrer la prison-
nière il réussit à faire mettre en liberté avec
elle vingt-quatre autres personnes. Pendant la
session de fa Convention, Beequey, caché tau-
tôt à Vit-ry, tantôt à Saint-Di/.ier, vécut dans la
retraite, et échappa à toute poursuite. Heveuu
à Paris sous le Directoire, se mit en relations
avec les royalistes les plus eu vue, conspira,
activement pour le retour de Louis XVII et
fit partie d'un comité secret qui correspondait
avec l'étranger ce comité fut dissous au mo-
ment de l'élévation de Bonaparte au consulat. t,
Mais après l'établissement de l'Empire, en
1810, il ue fit point de difficulté d'accepter de
Napoléon la fonction de conseillier do l'Uni-
versité. Il avait été précédemment, le 8 fri-
maire an XII, nommé parleSénatconservateur î
député au Corps législatif. Malgré tout, il gai-
dait une secrète préférence pour la royauté.
Aussi, dès la première Restauration fut-il
nommé (10 mai 1814) « directeur général do
l'agriculture, du commerce, des arts et des ma-
nufactures, » en même temps que son ami
lîoyer Collard devenait directeur-général de la
librairie. Les ordonnances rendues le même
jour les nommèrent aussi l'un et l'autre conseil-
lers d'Etat et membres de la Légion d'honneur.
Becquey parut plusieurs fois à la tribune de la
Chambre, en sa qualité de directeur général dit
commerce, et ce fut lui qui présenta au nom j
du gouvernement les projets de loi sur la {
réforme provisoire du tarif dos douanes, sur t
l'exportation des laines et des grains, le réta- j
blissement de la franchise du port de Marseille > ï
etc. Eu économie politique, Becquey professait [
une opinion mixte il admettait des restric- f
tions a la liberté commerciale, sans se décla- ">.
rer partisan absolu de la prohibition.
Etu membre do la Chambre des députés, le
22 août 1815, par le collège de département de
la Haute-Marne, avec 77 voix sur 139 votants
et 217 inscrits, il fut de la minorité de la Chambra
« introuvable » avec Lainé, de Serre, Royer-
Collard, Colomb, Siméon, etc., et s'inscrivit fré-
quemment contre certaines propositions inspi-
rées au gouvernement par les «ultra-royalistes »
par exemple, contre ta loi dite d'amnistie. Il J
être nommé après le Concordat,- eveque de
Valence, et recevoir, le 16 messidor an XII, la
croix de la Légion d'honneur. Après la victoire
d'Austerlitz, il publia un mandement qui fit
quelque bruit et dans lequel il célébrait la
gloire et les vertus de Napoléon, qui le créa,
le 18 juin 1809, baron de l'Empire. li ne fit pas
preuve de moins d'éloquence au retour
des Bourbons, a l'éloge desquels il ajouta, à
l'usage de ses diocésains,le conseil prudent d'ac-
cepter les faits accomplis et d'oublier le passé.
Il mourut pendant les Cent-Jours.
BECKER (JosEpn de), membre de la Con-
vention et député au Conseil des Anciens, ne à
Saint-Avold (Moselle), vers 1750, mort à Saint-
Avold en 1820, était homme de loi avant la
Révolution, devint juge de paix du canton de
Saint-Avold en 1790, puis administrateur du dé-
partement de la Moselle, et fut élu membre de
la Convention par ce département, le H sep-
tembre 1792, à la pluralité des voix sur 33Svo-
tants. Siégeant parmi les modérés.il dit dans
le procès de Louis XVI, au 31' appel nominal
« Ni les menaces dont cette tribune a retenti,
ni cette crainte puérile dont on a cherché à
nous environner, ne me feront trahir mon sen-
timent. Je vote pour la réclusion. » Il sa pro-
nonça aussi pour le sursis. Quoique membre du
Comité dos décrets, il ne parut plus àla tribune,
même comme rapporteur, et, après le 9 thermi-
dor, tut envoyé à Landau avec la mission de
réprimer les terroristes; il fit même rentrer prés
de dix mille émigrés qui avaient fui devant les
menaces de Lebas et de Saint-Just. Elu par la
Moselle an Conseil des Anciens, le 23 vendé-
miaire an IV, il en sortit en 1798, et se montra
favorable au 18 brumaire; le gouvernement
impérial le nomma percepteur en 1804.
BECQUET (C harlks-Marie), député au Corps
législatif en 1852, né à Asnières (Seine), le I'1'
août 1804, futélu, le 29 février 1852, député au
Corps législatif, comme candidat agréable au
gouvernement, par la 4°circonscription dit lias-
Rhin, avec 19,311 voix sur 20,251 votants et
21,327 inscrits. Etant alors conservateur des
forêts à Hagueneau, il dut, presque aussitôt
après sa nomination, donner sa démission de
député, pour cause d'incompatibilité entre ses
fonctions et son mandat.
BECQUEY (Fuançois-Louis), député à
l'AsseinBléo législative de 1791, au Corps légis-
latif en l'an XII et de 1815 à 1830, né à Vitry-
le-François (Marne), le 24 septembre 17G0, mort
à Paris, le 2 mai 1849, était le fils d'un lieute-
nant-criminel au présidial de Vitry.
Elu député do la Haute-Marne a l'Assemblée
législative, le 30 août 1791, après avoir été
membre de l'Assemblée provinciale de Cham-
pagne et procureur-général syndic du départe-
ment de la Haute-Marne, il siégea dans les
rangs des constitutionnels, près de Quatreinère,
de Beugnot, de Dumas, do Jaucourt, de Ra-
mond, etc., et, bien que sa première motion
semblât indiquer lui adversaire de la royauté
(il demanda que les députés ne fussent pas
tenus de rester debout devant le roi quand il
viendrait à l'Assemblée), il compta, dans la
suite, parmi les plus zélé» défenseurs du trône,
parla en faveur des prêtres non-assermentés,
prit la défensede Varnier, rocevour des nuances,
dénoncé parBaziro comme coupable de menées
contre-révolutionnaires, combattit Lamarque
qui demandait le séquestre des biens des émi-
grés, et demanda qu on fit au moins exception
pour la fortune des femmes. Il se prononça. le ¡
20 avril 1792, contre la déclaration de guerre j
« Pourquoi, dit-il, vouloir nous précipiter dans |
la guerre? Pourquoi appeler ce fléau cntol V |
Pourquoi surtout dire qu'elle est inévitable, j
puisque toutes les puissances ont un intérêt j
contraire, et qu'elles déclarent qu'elles ne veu-
lent pas nous attaquer? On suppose un concert
entre l'Autriche etlal'russe; sans doute la na-
tion a de justes raisons de se plaindre d'-
cette coalition de rois; sans doute la cour de
Vienne a des tprts, et nous ne devons pas souf- f.
frir qu'elle usurpe notre souveraineté en
intervenant dans notre administration iute- f
rieure; mais en supposant que ces puissance*
refusassent tle renoncer à ce concert, serait- ?
ce une raison suffisante pour leur déclarer In t
guerre? Doit-on la déclarer pour uu simple
soupçon, pour une menace non fondée? Ce
concert n'est qu'un système défonsif qu'elles ont
adopté plutôt pour "elles que contre nous. »
Malgré les efforts de Beequey, le décret do
déclaration de guerre fut adopté à la presque
unanimité, moins sept voix, qui furent, avec
celle de Becquey, les voix de Théodore de Lit-
nietli, Jaucourt,* Mathieu Dumas, Gentil, Haert i
et Hua. Becquey eut alors de fréquentes entre-
vues avec le roi, la reine et madame Elisabeth;
quand madame de Navarre fut détenue à la
prison de la Force, il conçut le dessein de pé-
nétrer dans la prison et de délivrer la prison-
nière il réussit à faire mettre en liberté avec
elle vingt-quatre autres personnes. Pendant la
session de fa Convention, Beequey, caché tau-
tôt à Vit-ry, tantôt à Saint-Di/.ier, vécut dans la
retraite, et échappa à toute poursuite. Heveuu
à Paris sous le Directoire, se mit en relations
avec les royalistes les plus eu vue, conspira,
activement pour le retour de Louis XVII et
fit partie d'un comité secret qui correspondait
avec l'étranger ce comité fut dissous au mo-
ment de l'élévation de Bonaparte au consulat. t,
Mais après l'établissement de l'Empire, en
1810, il ue fit point de difficulté d'accepter de
Napoléon la fonction de conseillier do l'Uni-
versité. Il avait été précédemment, le 8 fri-
maire an XII, nommé parleSénatconservateur î
député au Corps législatif. Malgré tout, il gai-
dait une secrète préférence pour la royauté.
Aussi, dès la première Restauration fut-il
nommé (10 mai 1814) « directeur général do
l'agriculture, du commerce, des arts et des ma-
nufactures, » en même temps que son ami
lîoyer Collard devenait directeur-général de la
librairie. Les ordonnances rendues le même
jour les nommèrent aussi l'un et l'autre conseil-
lers d'Etat et membres de la Légion d'honneur.
Becquey parut plusieurs fois à la tribune de la
Chambre, en sa qualité de directeur général dit
commerce, et ce fut lui qui présenta au nom j
du gouvernement les projets de loi sur la {
réforme provisoire du tarif dos douanes, sur t
l'exportation des laines et des grains, le réta- j
blissement de la franchise du port de Marseille > ï
etc. Eu économie politique, Becquey professait [
une opinion mixte il admettait des restric- f
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rer partisan absolu de la prohibition.
Etu membre do la Chambre des députés, le
22 août 1815, par le collège de département de
la Haute-Marne, avec 77 voix sur 139 votants
et 217 inscrits, il fut de la minorité de la Chambra
« introuvable » avec Lainé, de Serre, Royer-
Collard, Colomb, Siméon, etc., et s'inscrivit fré-
quemment contre certaines propositions inspi-
rées au gouvernement par les «ultra-royalistes »
par exemple, contre ta loi dite d'amnistie. Il J
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