Titre : L'Est républicain : quotidien régional
Éditeur : [s.n.] (Nancy)
Éditeur : L'Est républicainL'Est républicain (Heillecourt)
Date d'édition : 1945-01-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34361432n
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 30 janvier 1945 30 janvier 1945
Description : 1945/01/30 (A57,N19821). 1945/01/30 (A57,N19821).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG54 Collection numérique : BIPFPIG54
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k8281268w
Source : Bibliothèques de Nancy, 745199
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 02/11/2022
5T Année - N° 19.821
y
Mardi 30 Janvier 1945
LEST REPUBLICAIN
Crand Quotidien Régional : 1 fir- 50
Rédacteur en chef : Jacques ZENNER
I S 1" 1, Atenne Foch, NANCY . Tél. 40.01
LE -
Testament
l\ I h tolérez yamaia ta créa-
IxJ tton deux puissan-
* " ces continentales en tu-
ro pe.
. y oyez, dans chaque essai
d'organiser une seconde puis-
sance militaire aux frontières
de ( Allemagne [ne serait-ce
que sous la forme d un Etat
susceptible de devenii une
puissance militaire), une atta-
que contre l'Allemagne.
« Vous avez, non seulement
le droit, mais le devoir d'em-
pêcher, par tous les moyens,
jusqu'à l'emploi de la torcé
armée, la création d un tel
Liât.
. S'il est déjà créé, brisez-
le
« Ayez soin que la force
de notre peuple se base, non
pas sur des colonies, mais sur
le sol du pays natal.
. i\Je considérez jarnais
l'Empire comme garanti s'il
n est pas à même de donner
et pour des siècles, à chaque
rejeton du peuple allemand,
son propre morceau de sol
« /V oubliez pas que le droit
le pius sacré de ce monde
est le droit à la terre au on
veut cultiver soi-même, et le
sacrifice te plus sacré celui du
sang qu on répand pour cette
terre... »
est ainsi que parle M
Aaoïf Hitler dans son livre
« Mein Kampf », page 754,
dans l'édition allemande pa-
rue en 1934 chez Lher.
c*es français s ils ne l'ont
pas déjà compris, savent main
tenant pourquoi lAllemagne
voulait attaquet la france, et
combien le prétexte polonais
lui était utile, car les lignes
qu'on a lues plus haut sont
désignées par Hitler lui-même
comme un « testament Politi-
que .
Oans le texte qui suit ce
testament, et qui est fonda-
mental en ce qui nous con-
cerne, Hitler envisage lu pos-
sibilité d'un rapprochement
avec i Angleterre et l'Italie,
pour pouvoir, . en toute tran-
quillité, dans te cadre a une
telle coalition faire tes pré
paratifs nécessaires à an rè-
glement de comptes avec la
France, d'une façon ou d'une
autre »...
Hitler ne prévoyait pas une
invasion de l'Allemagne, au
contraire, il considérait qu ain
si se romprait l Entente c à
laquelle, dit-il, nous devons
tant de malheurs, et, de cette
façon, l'ennemie mortelle de
notre peuple, la france, serait
réduite à t isolement »..
Le h'iihrer en herbe était
un peu naïf ; u se perdait dans
des lèves d'alliance avec
l A ngleterre. il voyait, dans
la nouvelle cooiition, des
Etats devenant le complément
technique de l Allemagne et
il a même, à ce .ujet, une
assez jolie formule . « E An
gletorre el l Italie, dit-il ne
seraient pas des sangsues se
nourrissant de notre propre
économie, mais le richissime
complément de notre armatu
re .
Comme on le loi:. *1 tau i
de ïemps en iemps, repren
dre la lecture de ces livres
qui ont fait VAllemagne d au
jourd'hui pour se rendre comp-
te de la logique avec laquelle
Hitler a agi, même lorsque
l'Angleterre lui a échappé
Il a, simplement, changé son
fusil d'épaule et fait avec la
Russie, un pacte de non
agression. Mais Staline n»
s'est pas laissé duper II avait
compris où Hitler oou/û*' en
yen" " ' '^r,nr '
avoué au cours de la guerre,
u u .uissc wyiie f Hiiéma
gne que ses armées ne pour
raient jamais s oppose? a la
W ehrmacht. et qu^ son pays
Voulait vivre, sans plus
Aujourd'hui le château de
cartes hitlérien ? écr mie
« Mein Kampf . (traduisons
Mon combat) se termine. mais
dans un sen.» trè# difté-ent
de celui qu'avait Prévu son
auteur
\ut n est prophète en son
pays, et M Adolj Hitler peut
actuellement s'en rendre comp-
I Zfc/V/VfcK
Joukov à OO km.
de FRANCFORT-SUR-L'ODER
et à moins de 140 km. de BERLIN
Dimanche, l'Armée Rougé s'est empare de Meme! el Katawice
Dans la journée de d.manehe, les troupes russes ont libéré Memel.
D'autre part, dans la même journée, elles ont, par la prise de Kato
vice et de Beuthen, totalement nettoyé le bassin bouiller de Dabrowa et la
partie sud de la région industrielle de la Silésie allemande.
Berlin. - Le porte-parole mi-
litaire de la Wilhelmstrasse a
annoncé aujourd'hui que les
blindés soviétiques ont large
ment dépassé, en Prusse occi-
dentale »a ligne Kreuztirsch-
tiegel Bentsohen.
Les forces soviétiques se trou-
veraient ainsi â moins de 140
kilomètres de Berlin et a 80 ki
lomètre.» de Francforf-sur l'O-
der
Moscou demeure mesuré
et discret
Paris. - C'est Berlin, en at-
tendant que ce soit Berchtes-
gaden, qui donne en pâture a
la curiosité du monde les der-
nières nouvelles du front de
t'Est
Moscou reste toujours mesu-
ré et discret. Mais les diri-
geants allemands ont a tenir
tête à leur opinion désempa-
rée, à canaliser les réfugiés,
à galvaniser les derniers fa-
natiques. Rude tâche pour les
services de la propagande, qui
s'en acquittent â peu près aus-
si bien que le commandement
de la sienne.
Coebbels et Guderian replient,
oomme ils peuvent, leurs
troupes vers l'ouest, sans plus
savoir l'un que l'autre où ils
pourront les arrêter
Parmi les bruits des furieux
oombats qui se déroulent de ta
Baltique au Danube, c'est en-
core la voix de Berlin, avant
celle de Moscou, qui s'est éle-
vée tantôt pour annoncer que
les forces de Joukov s'étaient
enfoncées profondément dans le
Brandebourg, au delà de la li-
gne Kreuz-Bentschen, c'est-à-
dire sur un front de plus da
80 kilomètres.
L'aile gauche, qui progresse
au nord-ouest de Kreuz, et qui
a - coupé la voie ferrée Dant-
zig-Berlin, esquisse un mouve-
ment d'encerclement de ta Po-
meranie, en direction de Stet-
tin, distant de moins de 100
kilomètres, à l'embouchure de
l'Oder.
Plus au nord, les blindés de
Rokossovsky ont franchi la bas-
se Vistule, gelée, et débordant
Dantzig par l'ouest. Ainsi
Dantzig, après Koenigsberg,
n'est déjà plus qu'un hérisson
Entre l'embouchure de ta Vis-
tule et ©elle de l'Oder, au-
cun obstacle naturel ne peut
ralentir la progression de 'a
^remière armée du front de
Russie Blanche, parallèlement
au rivage de la Baltique.
Mais c'est toujours le centre
de l'armée Joukov qui semble
former l'axe de marche de tout
le dispositif soviétique. Et cet
axe passe par Francfort et
aboutit a Berlin. A quelle dis-
tance les avant-gardes soviéti-
ques sont-elles de Berlin ? Des
chiffres sensationnels sont
fournis à peu près d'heure en
heure, qui ne peuvent être que
fort approximatifs. La leçon de
ces chiffres, c'est de rappeler
à ceux qui avaient pu l'oublier
que l'ancienne frontière polo-
naise était fort proche de la ca-
pitale du Reich. Il en était de
même d'ailleurs du quadrila-
tère de Bohême. C'est pourquoi
Hitler se débarrassa, avant
toute autre chose, de la Tché-
coslovaquie et de la Pologne.
Ainsi donc, Joukov poursuit
son avance qui, depuis Varso-
vie, parait irrésistible, vers
l'Oder. Est-ce devant Francfort
que Guderian - ou son suc-
cesseur - livrera ta première
bataille de Berlin ? Etant en-
tendu qu'aux dires du doc-
teur Ley, il y en aura trois.
La seconde étant dans la capi-
tale, et la troisième, sans dou-
te ta dernière, derrière, en un
point qui n'a pas enoore été
précisé.
Plus au sud. Pétrov continue
à progresser vers ta Moravie,
dans un secteur qui n'est dés-
hérité qu'en apparence et dans
un effort parallèle à celui de
Maiinovsky, au sud, et même
de Tolboukhine, plus au sud
enoorè. La partie méridionale
du front, à laquelle on était
tenté, il y a quelques semai ¬
nes d'attribuer une importan-
ce peut-être exagérée, n'en
constitue pas moins une mena-
ce terrible pour le Reich. Aus-
si bien, la radio de Berlin ré-
^nnda't-el'e aujourd'hui à ceux
qui. parat-il, demandent en
Allemagne pourquoi le com-
nandement de la Wehrmacht
s'ohstine-t-il à défendre Buda
pest, alors que le front cède
à l'est « Budapest est la
charnière de tout le front. »
Cette charnière cède comme les
lutres et l'opinion allemande
va pouvoir le oonstater bien
tôt
Dans le domaine de la guer-
re des nerfs, dont il ne faut
pas sous-estimer l'importance,
signalons, avec les réserves
d'usage, que. selon certains ob-
servateurs neutres. Guderian
aurait démissionné et aurait
été remplacé par le général
Rendulitz, retour de Norvège.
Les mêmes milieux assurent
que la Rupture entre les gêné
raux allemands et les .nazis
serait définitive, à ia suite du
refus opposé par Himmler au
retrait des troupes allemandes
de Norvège et d'Italie.
Le Maréchal Staline annonce
Un ordre ou jour du maré-
chal Staline annonce la prise
de la ville polonaise de No-
wiy-Targ, située à 60. m. au
sud de Cracovie, dans ia ré-
gion des Karpathes.
Un second ordre du jour an-
nonce que les troupes du ma-
réchal Joukov ont franchi la
frontière po ono-allemande de
1939, à l'ouest et au nord-
ouest de Poznan ET les ont
occupé les villes poméranïen-
nes de Schonlanke. Kreus,
Driesen et Woldenberg.
«CAPITULATION
SANS CONDITION»
La réponse des Alliés aux sondages
allemands demeure catégorique
ET PAS DE NÉGOCIATIONS
DANS LE DOS DES RUSSES
Londres. - « Hitler a perdu la partie », telle est la
déclaration qu'a faite, au correspondant spécial du « Dai-
ly Mail » à Stockholm, un diplomate, qni arrivait direo»
tement de Berlin
. L«r Fiihrer a
verr>emei>t devant "des faits ac-
complis. a poursuivi le diplô-
mée L'êtat-major général de
la Wehrmacht a perdu tout
contrôle do la situation militai,
re, et a l'avenir ue se cousi
dêre plus responsable de la
conduite de la guerre
Le haut commandement al-
lemand a informé Hitler en
tant que chet de . Eiat qu'il
esl Inutile, compte fait des
considérations militaires pré-
sentes de continuer la lutte Les
généraux ont donc conseillé au
Pu h re r de demander l'armisti-
ce mais cette suggestion a été
reietée catégoriquement, et or-
dre leur a été donné de se re-
P 1er jusqu à la contrée acci-
dentée au nord de Dresde, où
l'on espère pouvoii maintenir
tes Russes pendant un mois,
avant qu'Us n'envahissent 1*"A1
lemagne du Sud
. Certains milieux berlinois
s agitent autour d'une éven
tuelle ouverture de paix et
personne maintenant, ne craint
les représailles de la Gestapo
Les rumeurs vont bon train et
ne «ont plus contrôlables, mais
un tan semble se confirmer -
M Hugo Siemens magnat de
ia puissante firme . Siemens -,
a été envoyé A Stockholm, il y
BOUSCULÉE A LEST
la Wehrmacht s'inquiète
du sort que lui réservent les Alliés
sur le front de l'Ouest
Paris. - La pression des farces alliées contre les
lignes allemandes du front de l'ouest va croissant, et
le capitaine Sertorius, chroniqueur habituel de la radio
allemande, dissimulait mal hier son inquiétude quant aux
éventuels projets de notre commandement. Il croit voir
une menace poindre aux deux ailes des armées qui ont
opéré la réduction du saillant des Ardennes.
a quinze tours pour entrer en.
rapport avec les milieux bri-
tanniques et américains, pour
souder e terrain >
. M Siemens est reparti pour
i Allemagne, porteur de la ré-
ponse des Alliés : . Cap lu Libon
«ans condition ? t. Al emagne
a également été prévenue que
le» Alliés n'ont pas l'intention
de négocier dans le dos de leur»
ainis russes »
Nouelles bagarres à Berlin
Stockholm - Le . Stockholm
Tiduing - annonce que de nou-
velles bagarres ont éclaté dans
les quartiers est et sûd de Ber-
lin et que la police et des for-
mations de S S ont dû interve-
nir contre tes émeutiers
Jamais l'Allemagne n'a vécu
une crise aussi terrible, et un
décret vient d'être publié aux
termes duquel tous les garçoni
de L5 ans qui ne sont pas en-
core enrôlés devront s inscrire
dans a Wehrmacht -m dans
les S S
Une atmosphère »ourde pèse
sur la population du Reich qui,
pour la première fois prend
ebn««ience que la guerre se
rapproche d'elle Chacun pres-
sant qu 4a décision approche
rapidement et le peuple alle-
mand sui» avec une tension
toujours accrue le développe-
men du gigantesque combat
qu *e déroule à l'Est
Le> Dureaux d'évacuation de
la capitale du Reich sont assié-
gés uar les parents angoissés
des -niants que les autorités
allemandes avaient fait éva-
cuer vers l'Est pour tes mettre
à i ctori des bombardements.
Plus Je 800 OOO familles du
Retcn sopt ainsi sart« nouvelles
de i-nr« enfants
Le maire de Brestau est fusillé
Frontière allemande - La
radio allemande annonce que
e maire de Breslau a été exé-
cute devant la mairie par le
Voik«turm « commr un lâche
«an« honneur .
Une entrevue Hitler-Quisling
Berlin - Hitler u reçu Qujs-
ling à son quartier général.
Von Ribbentrop assistait â l'en-
tretien
Le Général de GAULLE
assiste à une séance extraordinaire
DU CONSEIL DE L'ORDRE
DE LA LIBÉRATION
farts. - A l'occasion du quatrième anniversaire de
ta création du Conseil de l'ordre de ta Libération, le
général de Gaulle a présidé aujourd'hui une séance ex-
traordinaire du Conseil
Tout ce que l'on peut consta-
1er, c'est que les opérations,
tant en Belgique qu'en Hollan-
de, se déroulent favorablement
et prennent peu à peu l'aspect
d opérations de liquidation et
de nettoyage. En Belgique
et au Luxembourg, les Al-
liés ont à peu près atteint
partout la frontière allemande
qui est largement dépassée
dans le secteur de Tettingen,
qualifié couramment de « ver-
rou » par les spécialistes alta-
mands, car II ferme la route
de Trêves.
En Alsace, au huitième jour
d'une bataille très dure, les
forces franco-amérioaines du
général de Lattre de Tassigny
i -progressé au nord d'envi-
ron 15 kms et atteint les abords
immédiats de Colmar ainsi que
!e canal du Rhône au Rhin ce
qui équivaut presque à la
creati-on d'une poche secondai-
re dans le dispositif allemand
en Alsace.
Plus au sud, elles ont effec-
tué une avance de 8 à 10 kms,
conquis ta plus grande partie
de la riche région industrielle
des mines et largement déga-
gé Mulhouse.
Le même commentateur mi-
litaire allemand, devant la
tournure assez fâcheuse pour
la Wehrmacht que prend ta
situation ep Alsace, émettait
l'opinion qu'après tout, il
pourrait être dans les inten-
tions du commandement fran-
çais d éliminer la tête de pont
allemande.
« Objectif modeste, concluait-
il, comme s'il voulait dire :
n Au point où nous en som-
mes... »
ts>amboul - L* rapoei . Koo'g .
* appareillé pour Le Pirée avec une
:argaiaoo vi/re» è Jestinatior oc»
enfant» grec» -4e* Francai» de
Grèce
U a été accueil il a ia ctian
cellerie par l'amiral d Argen
lieu chancelier de l'ordre de
la Libération et chef d'état-ma
jor adjoint, de 'a marine en
touré des membres du conseil
de l'ordre M Pleven minis-
tre des Finances, le généra
Koenig gouverneur mil taire de
Paris: le médecin général Si
r. inspecteur généra! des ser
vices de santé des troupes co-
loniales. le général Ingotci di
recteur des troup»s coloniales,
le colonel Je- Boisiairibert. M
dt- Courre! : te colonel Morlaix
.i M Poste! Vin al
Les honneurs militaires lui
ont été rendus par un deta
» bernent de fusiliers-marins
Après avoir .salué ie pavillon
national hi«se au niât de la
chancellerie, tandis que ia mu
sique des équipages de la flotte
jouait . a Marseillaise . le
général d© Gaulle s est fait pré
«enter les membres du cabinet
et de lètai-major de l'amiral
d Argen lieu
Au cours de ta séance qui
a suivi, ie conseil de l'ordre le
*a Libération a offert au géné
rai de Gaulle un coffret en
argent massif timbré de la
»*oix de la Liberation
JE IV IBKEF..
Paris. - Des gardiens de la paix
ont arrêté deux jeunes gens qui écri-
vaient sur les raurj de l'école de
medecine les mots « Vive Maurra# ».
Paris. - MM- Mateu y Pla, dé-
légué du gouvernement espagnol en
France, et Presilla, nouveau consul
général, sont arrivés à Paris.
Paris. - Le» obsèques de M. Gertb
V-an Wijk, ministre des Pays-Bas en
France, on- eu lieu Hier.
Bergerac. Le nommé Noauille,
ancien garde-chasse, demeurant a La-
linde, dénonciateur notoire, a été tué
de deux coups de feu.
Tarbes. - Les au'.eurs de l'assas-
sinat de quatre cultivateurs commis
à Crechets (Hautes-Pyrénées), vien-
nent d'être arrêtés à Tours. Le chef
de la bande, Sanehez, a. en outre,
avoué avoir commis un autr* assas-
sinat à Tours, en juillet dernier.
Marseille. - De la base aérienne
de Marignane, avant de quitter la
France, les membres de la délégation
«yndicaie soviétique ont adresse un
télégramme de reniercieirenl au bu-
reau de la C.G.T.
Caen. - La cour de justice a con-
damné à mort le nommé Pascal Bel-
langer, indicateur de la Gestapo.
Toulouse. - Aldo Gentilly, 17
ans, condamné à mort à Pau, pour
intelligence avec l'ennemi, vient de
voir sa peine commuée en 20 ans de
travaux forcés.
Londres. - Le roi Pierre a reçu
le docteur Soubachitcti. Le cabinet
s'esi réuni « pour la dernière fois
sut le sol britannique », selon i ex-
pression des milieux yougoslaves bien
informés. .
Londres. - Un professeur britanni-
que. Sandys Hewitt, passe actuelle-
ment devant les juges londoniens.
Resté à Pari» pendant l'occupation,
il avait écrit des articles pro-alle-
mands.
Bruxelles. - M. Vermaalen vice-
président du Sénat, vient de mourir.
Front du Pacifique. - L amiral
N'imitz, comiran flotte du Pacifique, a déplacé son
quartier général de Pearl-Harbour
vers l'ouest, franchissant plusieurs
milliers de kilomètres en direction du
japon.
UNE HAUTE
PERSONNALITÉ
américaine
CONFÈRE
avec le général
DE GAULLE
et M. BIDAULT
i'
Paris. - Une haute person-
nalité diplomatique américai-
ne vient de faire un court sé-
jour à Paris, pendant lequel
elle a eu un entretien avec le
génial (le Gaulle.
Elle a été reçue d'autre part
à déjeuner par M. Georges Bi-
dault, ministre des Affaires
étrangères.
Les conversations amicales
qui ont eu lieu à cette occa-
sion ont conservé un caractère
général.
tians les milieux bien infor-
més, on déclare que les com-
mentaires qui ont été faits à
ce sujet sont dénués de tout
fondement. (A.F.P.)
Ld R» A» F"?
bombarde Berlin
et Stuttgart
Londres - Les bombardiers
de la R.A F ont bombardé, la
nuit dernière, les communica-
tions ferroviaires aux environs
de Stuttgart et certains quar
tiers de Berlin
Henri Clerc est condamné
an* travaux forcés à perpétuité
llei.ri Clerc fui maire d'Alx
,es Bains. députe fi'Annecy,
'auleur dramatique el trésorier-
uaveur général avanl ia guer
re Peu'la ni l'occupation. Il col
la bois a -llvers journaux, en-
treprit les conférences d8ns
toute .a bran ce et iirlpea la
société (le - france AUuall
ibs ». où 11 commandite des
'tims de propagande
Il vaguait 3C0U0C francs par
an Sa défense est maladroite.
mais 11 a héberge un Israéli-
te poursuivi par a police
Il est condamne aux tra-
vaux 'orcés à perpétuité.
Jacques Maritain
est nommé ambassadeur
de France au Vatican
Paris - M Jacques .viaritaln
a été nommé ambassadeur de
France auprès du Saint-Siège.
LA CRISE YOUGOSLAVE
Le roi Pierre
remet ses pouvoirs
à un Conseil de régence
Londres. - Le ministère de
l'Information yougoslave an-
nonce que le roi Pierre a si-
gne une déclaration aux ter-
mes de laquelle il remet à un
conseil de régence ses pouvoirs
royaux jusqu'à ce qu'une as-
semb :ée constituante puisse
prendre une décision.
Le gouvernement a donné â
cette résolution son entière ap-
probation.
225.000 Tchèques
massacrés
par les Allemands
Londres. - On estime â
225 000 au moins le nombre
de Tchèques, juifs ou chré-
tiens. tués dans des camps concentration ou fusillés P^c-
dant l'occupation de la Tché-
coslovaquie. .
UN MONSTRE
l.imoges. - La police judi-
ciaire vient d'arrêter Denise
Paye àgèe de 21 ans, demeu-
rant aux -Cars qui avait em-
poisonné avec-de l'arsenic trois
personnes de ea famille, sa
mère, sa soeur et son jeune ire-
re, âgé de 5 ans. qui décédè-
rent à quelques mois d'inter-
valle
I.a jeune empoisonneuse a
avoué que, poussée par la j&-
. e et l'intérêt, elle avait,
ersé chaque matin une cuille-
?e d'arseniate de chaux dans
"? rit déjeuner de ses vic-
time^ ^ ^
Le Prix Fémina attribué
à on résistant
paJ.,R. - Le Prix Fémina a
été attribué à un recueil In-
titulé . « Sous l'oppression »,
paru dans la clandestinité et
édité par les éditions de Mi-
nuit.
y
Mardi 30 Janvier 1945
LEST REPUBLICAIN
Crand Quotidien Régional : 1 fir- 50
Rédacteur en chef : Jacques ZENNER
I S 1" 1, Atenne Foch, NANCY . Tél. 40.01
LE -
Testament
l\ I h tolérez yamaia ta créa-
IxJ tton deux puissan-
* " ces continentales en tu-
ro pe.
. y oyez, dans chaque essai
d'organiser une seconde puis-
sance militaire aux frontières
de ( Allemagne [ne serait-ce
que sous la forme d un Etat
susceptible de devenii une
puissance militaire), une atta-
que contre l'Allemagne.
« Vous avez, non seulement
le droit, mais le devoir d'em-
pêcher, par tous les moyens,
jusqu'à l'emploi de la torcé
armée, la création d un tel
Liât.
. S'il est déjà créé, brisez-
le
« Ayez soin que la force
de notre peuple se base, non
pas sur des colonies, mais sur
le sol du pays natal.
. i\Je considérez jarnais
l'Empire comme garanti s'il
n est pas à même de donner
et pour des siècles, à chaque
rejeton du peuple allemand,
son propre morceau de sol
« /V oubliez pas que le droit
le pius sacré de ce monde
est le droit à la terre au on
veut cultiver soi-même, et le
sacrifice te plus sacré celui du
sang qu on répand pour cette
terre... »
est ainsi que parle M
Aaoïf Hitler dans son livre
« Mein Kampf », page 754,
dans l'édition allemande pa-
rue en 1934 chez Lher.
c*es français s ils ne l'ont
pas déjà compris, savent main
tenant pourquoi lAllemagne
voulait attaquet la france, et
combien le prétexte polonais
lui était utile, car les lignes
qu'on a lues plus haut sont
désignées par Hitler lui-même
comme un « testament Politi-
que .
Oans le texte qui suit ce
testament, et qui est fonda-
mental en ce qui nous con-
cerne, Hitler envisage lu pos-
sibilité d'un rapprochement
avec i Angleterre et l'Italie,
pour pouvoir, . en toute tran-
quillité, dans te cadre a une
telle coalition faire tes pré
paratifs nécessaires à an rè-
glement de comptes avec la
France, d'une façon ou d'une
autre »...
Hitler ne prévoyait pas une
invasion de l'Allemagne, au
contraire, il considérait qu ain
si se romprait l Entente c à
laquelle, dit-il, nous devons
tant de malheurs, et, de cette
façon, l'ennemie mortelle de
notre peuple, la france, serait
réduite à t isolement »..
Le h'iihrer en herbe était
un peu naïf ; u se perdait dans
des lèves d'alliance avec
l A ngleterre. il voyait, dans
la nouvelle cooiition, des
Etats devenant le complément
technique de l Allemagne et
il a même, à ce .ujet, une
assez jolie formule . « E An
gletorre el l Italie, dit-il ne
seraient pas des sangsues se
nourrissant de notre propre
économie, mais le richissime
complément de notre armatu
re .
Comme on le loi:. *1 tau i
de ïemps en iemps, repren
dre la lecture de ces livres
qui ont fait VAllemagne d au
jourd'hui pour se rendre comp-
te de la logique avec laquelle
Hitler a agi, même lorsque
l'Angleterre lui a échappé
Il a, simplement, changé son
fusil d'épaule et fait avec la
Russie, un pacte de non
agression. Mais Staline n»
s'est pas laissé duper II avait
compris où Hitler oou/û*' en
yen" " ' '^r,nr '
avoué au cours de la guerre,
u u .uissc wyiie f Hiiéma
gne que ses armées ne pour
raient jamais s oppose? a la
W ehrmacht. et qu^ son pays
Voulait vivre, sans plus
Aujourd'hui le château de
cartes hitlérien ? écr mie
« Mein Kampf . (traduisons
Mon combat) se termine. mais
dans un sen.» trè# difté-ent
de celui qu'avait Prévu son
auteur
\ut n est prophète en son
pays, et M Adolj Hitler peut
actuellement s'en rendre comp-
I Zfc/V/VfcK
Joukov à OO km.
de FRANCFORT-SUR-L'ODER
et à moins de 140 km. de BERLIN
Dimanche, l'Armée Rougé s'est empare de Meme! el Katawice
Dans la journée de d.manehe, les troupes russes ont libéré Memel.
D'autre part, dans la même journée, elles ont, par la prise de Kato
vice et de Beuthen, totalement nettoyé le bassin bouiller de Dabrowa et la
partie sud de la région industrielle de la Silésie allemande.
Berlin. - Le porte-parole mi-
litaire de la Wilhelmstrasse a
annoncé aujourd'hui que les
blindés soviétiques ont large
ment dépassé, en Prusse occi-
dentale »a ligne Kreuztirsch-
tiegel Bentsohen.
Les forces soviétiques se trou-
veraient ainsi â moins de 140
kilomètres de Berlin et a 80 ki
lomètre.» de Francforf-sur l'O-
der
Moscou demeure mesuré
et discret
Paris. - C'est Berlin, en at-
tendant que ce soit Berchtes-
gaden, qui donne en pâture a
la curiosité du monde les der-
nières nouvelles du front de
t'Est
Moscou reste toujours mesu-
ré et discret. Mais les diri-
geants allemands ont a tenir
tête à leur opinion désempa-
rée, à canaliser les réfugiés,
à galvaniser les derniers fa-
natiques. Rude tâche pour les
services de la propagande, qui
s'en acquittent â peu près aus-
si bien que le commandement
de la sienne.
Coebbels et Guderian replient,
oomme ils peuvent, leurs
troupes vers l'ouest, sans plus
savoir l'un que l'autre où ils
pourront les arrêter
Parmi les bruits des furieux
oombats qui se déroulent de ta
Baltique au Danube, c'est en-
core la voix de Berlin, avant
celle de Moscou, qui s'est éle-
vée tantôt pour annoncer que
les forces de Joukov s'étaient
enfoncées profondément dans le
Brandebourg, au delà de la li-
gne Kreuz-Bentschen, c'est-à-
dire sur un front de plus da
80 kilomètres.
L'aile gauche, qui progresse
au nord-ouest de Kreuz, et qui
a - coupé la voie ferrée Dant-
zig-Berlin, esquisse un mouve-
ment d'encerclement de ta Po-
meranie, en direction de Stet-
tin, distant de moins de 100
kilomètres, à l'embouchure de
l'Oder.
Plus au nord, les blindés de
Rokossovsky ont franchi la bas-
se Vistule, gelée, et débordant
Dantzig par l'ouest. Ainsi
Dantzig, après Koenigsberg,
n'est déjà plus qu'un hérisson
Entre l'embouchure de ta Vis-
tule et ©elle de l'Oder, au-
cun obstacle naturel ne peut
ralentir la progression de 'a
^remière armée du front de
Russie Blanche, parallèlement
au rivage de la Baltique.
Mais c'est toujours le centre
de l'armée Joukov qui semble
former l'axe de marche de tout
le dispositif soviétique. Et cet
axe passe par Francfort et
aboutit a Berlin. A quelle dis-
tance les avant-gardes soviéti-
ques sont-elles de Berlin ? Des
chiffres sensationnels sont
fournis à peu près d'heure en
heure, qui ne peuvent être que
fort approximatifs. La leçon de
ces chiffres, c'est de rappeler
à ceux qui avaient pu l'oublier
que l'ancienne frontière polo-
naise était fort proche de la ca-
pitale du Reich. Il en était de
même d'ailleurs du quadrila-
tère de Bohême. C'est pourquoi
Hitler se débarrassa, avant
toute autre chose, de la Tché-
coslovaquie et de la Pologne.
Ainsi donc, Joukov poursuit
son avance qui, depuis Varso-
vie, parait irrésistible, vers
l'Oder. Est-ce devant Francfort
que Guderian - ou son suc-
cesseur - livrera ta première
bataille de Berlin ? Etant en-
tendu qu'aux dires du doc-
teur Ley, il y en aura trois.
La seconde étant dans la capi-
tale, et la troisième, sans dou-
te ta dernière, derrière, en un
point qui n'a pas enoore été
précisé.
Plus au sud. Pétrov continue
à progresser vers ta Moravie,
dans un secteur qui n'est dés-
hérité qu'en apparence et dans
un effort parallèle à celui de
Maiinovsky, au sud, et même
de Tolboukhine, plus au sud
enoorè. La partie méridionale
du front, à laquelle on était
tenté, il y a quelques semai ¬
nes d'attribuer une importan-
ce peut-être exagérée, n'en
constitue pas moins une mena-
ce terrible pour le Reich. Aus-
si bien, la radio de Berlin ré-
^nnda't-el'e aujourd'hui à ceux
qui. parat-il, demandent en
Allemagne pourquoi le com-
nandement de la Wehrmacht
s'ohstine-t-il à défendre Buda
pest, alors que le front cède
à l'est « Budapest est la
charnière de tout le front. »
Cette charnière cède comme les
lutres et l'opinion allemande
va pouvoir le oonstater bien
tôt
Dans le domaine de la guer-
re des nerfs, dont il ne faut
pas sous-estimer l'importance,
signalons, avec les réserves
d'usage, que. selon certains ob-
servateurs neutres. Guderian
aurait démissionné et aurait
été remplacé par le général
Rendulitz, retour de Norvège.
Les mêmes milieux assurent
que la Rupture entre les gêné
raux allemands et les .nazis
serait définitive, à ia suite du
refus opposé par Himmler au
retrait des troupes allemandes
de Norvège et d'Italie.
Le Maréchal Staline annonce
Un ordre ou jour du maré-
chal Staline annonce la prise
de la ville polonaise de No-
wiy-Targ, située à 60. m. au
sud de Cracovie, dans ia ré-
gion des Karpathes.
Un second ordre du jour an-
nonce que les troupes du ma-
réchal Joukov ont franchi la
frontière po ono-allemande de
1939, à l'ouest et au nord-
ouest de Poznan ET les ont
occupé les villes poméranïen-
nes de Schonlanke. Kreus,
Driesen et Woldenberg.
«CAPITULATION
SANS CONDITION»
La réponse des Alliés aux sondages
allemands demeure catégorique
ET PAS DE NÉGOCIATIONS
DANS LE DOS DES RUSSES
Londres. - « Hitler a perdu la partie », telle est la
déclaration qu'a faite, au correspondant spécial du « Dai-
ly Mail » à Stockholm, un diplomate, qni arrivait direo»
tement de Berlin
. L«r Fiihrer a
verr>emei>t devant "des faits ac-
complis. a poursuivi le diplô-
mée L'êtat-major général de
la Wehrmacht a perdu tout
contrôle do la situation militai,
re, et a l'avenir ue se cousi
dêre plus responsable de la
conduite de la guerre
Le haut commandement al-
lemand a informé Hitler en
tant que chet de . Eiat qu'il
esl Inutile, compte fait des
considérations militaires pré-
sentes de continuer la lutte Les
généraux ont donc conseillé au
Pu h re r de demander l'armisti-
ce mais cette suggestion a été
reietée catégoriquement, et or-
dre leur a été donné de se re-
P 1er jusqu à la contrée acci-
dentée au nord de Dresde, où
l'on espère pouvoii maintenir
tes Russes pendant un mois,
avant qu'Us n'envahissent 1*"A1
lemagne du Sud
. Certains milieux berlinois
s agitent autour d'une éven
tuelle ouverture de paix et
personne maintenant, ne craint
les représailles de la Gestapo
Les rumeurs vont bon train et
ne «ont plus contrôlables, mais
un tan semble se confirmer -
M Hugo Siemens magnat de
ia puissante firme . Siemens -,
a été envoyé A Stockholm, il y
BOUSCULÉE A LEST
la Wehrmacht s'inquiète
du sort que lui réservent les Alliés
sur le front de l'Ouest
Paris. - La pression des farces alliées contre les
lignes allemandes du front de l'ouest va croissant, et
le capitaine Sertorius, chroniqueur habituel de la radio
allemande, dissimulait mal hier son inquiétude quant aux
éventuels projets de notre commandement. Il croit voir
une menace poindre aux deux ailes des armées qui ont
opéré la réduction du saillant des Ardennes.
a quinze tours pour entrer en.
rapport avec les milieux bri-
tanniques et américains, pour
souder e terrain >
. M Siemens est reparti pour
i Allemagne, porteur de la ré-
ponse des Alliés : . Cap lu Libon
«ans condition ? t. Al emagne
a également été prévenue que
le» Alliés n'ont pas l'intention
de négocier dans le dos de leur»
ainis russes »
Nouelles bagarres à Berlin
Stockholm - Le . Stockholm
Tiduing - annonce que de nou-
velles bagarres ont éclaté dans
les quartiers est et sûd de Ber-
lin et que la police et des for-
mations de S S ont dû interve-
nir contre tes émeutiers
Jamais l'Allemagne n'a vécu
une crise aussi terrible, et un
décret vient d'être publié aux
termes duquel tous les garçoni
de L5 ans qui ne sont pas en-
core enrôlés devront s inscrire
dans a Wehrmacht -m dans
les S S
Une atmosphère »ourde pèse
sur la population du Reich qui,
pour la première fois prend
ebn««ience que la guerre se
rapproche d'elle Chacun pres-
sant qu 4a décision approche
rapidement et le peuple alle-
mand sui» avec une tension
toujours accrue le développe-
men du gigantesque combat
qu *e déroule à l'Est
Le> Dureaux d'évacuation de
la capitale du Reich sont assié-
gés uar les parents angoissés
des -niants que les autorités
allemandes avaient fait éva-
cuer vers l'Est pour tes mettre
à i ctori des bombardements.
Plus Je 800 OOO familles du
Retcn sopt ainsi sart« nouvelles
de i-nr« enfants
Le maire de Brestau est fusillé
Frontière allemande - La
radio allemande annonce que
e maire de Breslau a été exé-
cute devant la mairie par le
Voik«turm « commr un lâche
«an« honneur .
Une entrevue Hitler-Quisling
Berlin - Hitler u reçu Qujs-
ling à son quartier général.
Von Ribbentrop assistait â l'en-
tretien
Le Général de GAULLE
assiste à une séance extraordinaire
DU CONSEIL DE L'ORDRE
DE LA LIBÉRATION
farts. - A l'occasion du quatrième anniversaire de
ta création du Conseil de l'ordre de ta Libération, le
général de Gaulle a présidé aujourd'hui une séance ex-
traordinaire du Conseil
Tout ce que l'on peut consta-
1er, c'est que les opérations,
tant en Belgique qu'en Hollan-
de, se déroulent favorablement
et prennent peu à peu l'aspect
d opérations de liquidation et
de nettoyage. En Belgique
et au Luxembourg, les Al-
liés ont à peu près atteint
partout la frontière allemande
qui est largement dépassée
dans le secteur de Tettingen,
qualifié couramment de « ver-
rou » par les spécialistes alta-
mands, car II ferme la route
de Trêves.
En Alsace, au huitième jour
d'une bataille très dure, les
forces franco-amérioaines du
général de Lattre de Tassigny
i -progressé au nord d'envi-
ron 15 kms et atteint les abords
immédiats de Colmar ainsi que
!e canal du Rhône au Rhin ce
qui équivaut presque à la
creati-on d'une poche secondai-
re dans le dispositif allemand
en Alsace.
Plus au sud, elles ont effec-
tué une avance de 8 à 10 kms,
conquis ta plus grande partie
de la riche région industrielle
des mines et largement déga-
gé Mulhouse.
Le même commentateur mi-
litaire allemand, devant la
tournure assez fâcheuse pour
la Wehrmacht que prend ta
situation ep Alsace, émettait
l'opinion qu'après tout, il
pourrait être dans les inten-
tions du commandement fran-
çais d éliminer la tête de pont
allemande.
« Objectif modeste, concluait-
il, comme s'il voulait dire :
n Au point où nous en som-
mes... »
ts>amboul - L* rapoei . Koo'g .
* appareillé pour Le Pirée avec une
:argaiaoo vi/re» è Jestinatior oc»
enfant» grec» -4e* Francai» de
Grèce
U a été accueil il a ia ctian
cellerie par l'amiral d Argen
lieu chancelier de l'ordre de
la Libération et chef d'état-ma
jor adjoint, de 'a marine en
touré des membres du conseil
de l'ordre M Pleven minis-
tre des Finances, le généra
Koenig gouverneur mil taire de
Paris: le médecin général Si
r. inspecteur généra! des ser
vices de santé des troupes co-
loniales. le général Ingotci di
recteur des troup»s coloniales,
le colonel Je- Boisiairibert. M
dt- Courre! : te colonel Morlaix
.i M Poste! Vin al
Les honneurs militaires lui
ont été rendus par un deta
» bernent de fusiliers-marins
Après avoir .salué ie pavillon
national hi«se au niât de la
chancellerie, tandis que ia mu
sique des équipages de la flotte
jouait . a Marseillaise . le
général d© Gaulle s est fait pré
«enter les membres du cabinet
et de lètai-major de l'amiral
d Argen lieu
Au cours de ta séance qui
a suivi, ie conseil de l'ordre le
*a Libération a offert au géné
rai de Gaulle un coffret en
argent massif timbré de la
»*oix de la Liberation
JE IV IBKEF..
Paris. - Des gardiens de la paix
ont arrêté deux jeunes gens qui écri-
vaient sur les raurj de l'école de
medecine les mots « Vive Maurra# ».
Paris. - MM- Mateu y Pla, dé-
légué du gouvernement espagnol en
France, et Presilla, nouveau consul
général, sont arrivés à Paris.
Paris. - Le» obsèques de M. Gertb
V-an Wijk, ministre des Pays-Bas en
France, on- eu lieu Hier.
Bergerac. Le nommé Noauille,
ancien garde-chasse, demeurant a La-
linde, dénonciateur notoire, a été tué
de deux coups de feu.
Tarbes. - Les au'.eurs de l'assas-
sinat de quatre cultivateurs commis
à Crechets (Hautes-Pyrénées), vien-
nent d'être arrêtés à Tours. Le chef
de la bande, Sanehez, a. en outre,
avoué avoir commis un autr* assas-
sinat à Tours, en juillet dernier.
Marseille. - De la base aérienne
de Marignane, avant de quitter la
France, les membres de la délégation
«yndicaie soviétique ont adresse un
télégramme de reniercieirenl au bu-
reau de la C.G.T.
Caen. - La cour de justice a con-
damné à mort le nommé Pascal Bel-
langer, indicateur de la Gestapo.
Toulouse. - Aldo Gentilly, 17
ans, condamné à mort à Pau, pour
intelligence avec l'ennemi, vient de
voir sa peine commuée en 20 ans de
travaux forcés.
Londres. - Le roi Pierre a reçu
le docteur Soubachitcti. Le cabinet
s'esi réuni « pour la dernière fois
sut le sol britannique », selon i ex-
pression des milieux yougoslaves bien
informés. .
Londres. - Un professeur britanni-
que. Sandys Hewitt, passe actuelle-
ment devant les juges londoniens.
Resté à Pari» pendant l'occupation,
il avait écrit des articles pro-alle-
mands.
Bruxelles. - M. Vermaalen vice-
président du Sénat, vient de mourir.
Front du Pacifique. - L amiral
N'imitz, comiran
quartier général de Pearl-Harbour
vers l'ouest, franchissant plusieurs
milliers de kilomètres en direction du
japon.
UNE HAUTE
PERSONNALITÉ
américaine
CONFÈRE
avec le général
DE GAULLE
et M. BIDAULT
i'
Paris. - Une haute person-
nalité diplomatique américai-
ne vient de faire un court sé-
jour à Paris, pendant lequel
elle a eu un entretien avec le
génial (le Gaulle.
Elle a été reçue d'autre part
à déjeuner par M. Georges Bi-
dault, ministre des Affaires
étrangères.
Les conversations amicales
qui ont eu lieu à cette occa-
sion ont conservé un caractère
général.
tians les milieux bien infor-
més, on déclare que les com-
mentaires qui ont été faits à
ce sujet sont dénués de tout
fondement. (A.F.P.)
Ld R» A» F"?
bombarde Berlin
et Stuttgart
Londres - Les bombardiers
de la R.A F ont bombardé, la
nuit dernière, les communica-
tions ferroviaires aux environs
de Stuttgart et certains quar
tiers de Berlin
Henri Clerc est condamné
an* travaux forcés à perpétuité
llei.ri Clerc fui maire d'Alx
,es Bains. députe fi'Annecy,
'auleur dramatique el trésorier-
uaveur général avanl ia guer
re Peu'la ni l'occupation. Il col
la bois a -llvers journaux, en-
treprit les conférences d8ns
toute .a bran ce et iirlpea la
société (le - france AUuall
ibs ». où 11 commandite des
'tims de propagande
Il vaguait 3C0U0C francs par
an Sa défense est maladroite.
mais 11 a héberge un Israéli-
te poursuivi par a police
Il est condamne aux tra-
vaux 'orcés à perpétuité.
Jacques Maritain
est nommé ambassadeur
de France au Vatican
Paris - M Jacques .viaritaln
a été nommé ambassadeur de
France auprès du Saint-Siège.
LA CRISE YOUGOSLAVE
Le roi Pierre
remet ses pouvoirs
à un Conseil de régence
Londres. - Le ministère de
l'Information yougoslave an-
nonce que le roi Pierre a si-
gne une déclaration aux ter-
mes de laquelle il remet à un
conseil de régence ses pouvoirs
royaux jusqu'à ce qu'une as-
semb :ée constituante puisse
prendre une décision.
Le gouvernement a donné â
cette résolution son entière ap-
probation.
225.000 Tchèques
massacrés
par les Allemands
Londres. - On estime â
225 000 au moins le nombre
de Tchèques, juifs ou chré-
tiens. tués dans des camps
dant l'occupation de la Tché-
coslovaquie. .
UN MONSTRE
l.imoges. - La police judi-
ciaire vient d'arrêter Denise
Paye àgèe de 21 ans, demeu-
rant aux -Cars qui avait em-
poisonné avec-de l'arsenic trois
personnes de ea famille, sa
mère, sa soeur et son jeune ire-
re, âgé de 5 ans. qui décédè-
rent à quelques mois d'inter-
valle
I.a jeune empoisonneuse a
avoué que, poussée par la j&-
. e et l'intérêt, elle avait,
ersé chaque matin une cuille-
?e d'arseniate de chaux dans
"? rit déjeuner de ses vic-
time^ ^ ^
Le Prix Fémina attribué
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paJ.,R. - Le Prix Fémina a
été attribué à un recueil In-
titulé . « Sous l'oppression »,
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