Titre : Le Populaire : journal-revue hebdomadaire de propagande socialiste et internationaliste ["puis" socialiste-internationaliste]
Auteur : Parti socialiste SFIO (France). Auteur du texte
Auteur : Parti socialiste (France). Fédération (Paris). Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Limoges)
Éditeur : Parti socialisteParti socialiste (Paris)
Date d'édition : 1930-06-06
Contributeur : Blum, Léon (1872-1950). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34393339w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 06 juin 1930 06 juin 1930
Description : 1930/06/06 (Numéro 2677). 1930/06/06 (Numéro 2677).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
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Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k820080v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-60603
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2011
LE POPULAIRE
TROIS
Nouvelles -Internationales
LA DISCIPLINE
Dy "LABOUR PARTY'
Une étrange
conception
Le groupe parlementaire du Parti
travailliste vient de trancher là ques-
tion de la discipline. Ainsi que nous
le fait savoir l'agence Information, le
groupe a repoussé à une énorme majo-
rité les motions de Maxton et de ses
amis, réclamant i° le droit de voter
contre les propositions gouvernemen-
tales chaque fois qu'ils avaient des
scrupules de conscience; 2° la soumis-
sion par le cabinet au parti de toute
proposition de loi qui ne serait pas en
complet accord avec les résolutions
votées au Congrès annuel. Le* règle-
ment permanent de 1929, qui règle la
discipline du Parti, reste" en vigueur.
Aucun membre n'est autorisé à voter
contre le gouvernement, quoique pour
des raisons de conscience l'abstention
soit permise dans certains cas.
Rien de plus naturel que l'interdic-
tion faite aux députés travaillistes de
voter contre leur propre gouvernement
L'unité de vote du groupe socialiste
au Parlement est une nécessité recon-
nue par tous les partis socialistes, mê-
me quand ils sont dans l'opposition,
plie nous semble encore plus indispen-
sable quand le Parti exerce le pou-
voir, que ce soit comme gouvernement
de minorité ou de majorité. Nous dirons
même plus : l'absence de l'unité de
vote, quand le Parti est au pouvoir,
nous apparaît comme une véritable ca-
tastrophe pour le Parti et pour la
classe ouvrière qu'il représente.
C'est pourquoi nous nous sommes
permis de juger sévèrement le dépôt
par Maxton d'une motion de blâme
contre le gouvernement MacDonald,
motion qu'il a d'ailleurs retirée avant
le vote.
Mais la discipline des députés socia-
listes à l'égard de leur gouvernement
suppose une discipline non moins sé-
vère du gouvernement vis-à-vis de son
groupe et de son parti.
Or, le rejet de la deuxième motion
de Maxton semble indiquer que le
gouvernement travailliste est libre de
ne pas appliquer les décisions du
Parti. Et de la non-application des
décisions, il n'y a qu'un pas à leur vio-
lation. Ainsi ,le rejet des deux motions
de Maxton crée une situation para-
doxale : le parti - dans la personne
de ses députés - est obligé de soute-
nir son gouvernement même si ce der-
nier fait une politique contraire à celle
que le Parti a, voulue. * :
Pour les partis socialistes du con-
tinent, c'est une conception inaccepta-
ble. Jamais notre prolétariat, ' orga-
nisé dans son Parti socialiste, n'ad-
mettrait que ses mandataires au pou-
voir pussent jouir d'une telle indépen-
dance. Ce ne serait plus un gouverne-
ment de la classe ouvrière, que doit
être tout gouvernement socialiste, mais
un cabinet de personnalités.
Il faut chercher dans ies traditions
'du mouvement travailliste d'Angleterre
l'explication de cette étrange concep-
tion.
O. ROSENFELD.
k
EN ESPAGNE
L'INTERDICTION
des réunions publiques
Madrid, 5 juin. - La Sûreté générais
a interdit la conférence que M. Inda-
lecio Prieto devait faire à la Maison
ci u Peuple.
D'autre part, le ministre de l'Inté-
rieur a reçu une délégation de l'Union
Nationale agraire oui lui a demande
l'autorisation d'organiser plusieurs
manifestations politiques. Le ministre
a refusé, le gouvernement ne voulant
autoriser de semblables manifestations
avant quelque temps.
Le sous-secrétaire d'Etat à la prési
dence a déclaré à des journalistes que
les bruits répandus au sujet de pré-
tendus troubles qui auraient éclaté à
Barcelone, sont dénués de tout fonde-
ment.
Le Barreau contre les décrets
de la Dictature
Madrid, 5 juin. - Le Barreau de Ma-
drid a décidé de dénoncer coram . fac-
tieuses toutes les lois et dispositions
édictées sous le régime ictatorial. 11 a
saisi le gouvernement d'une requête
dans ce sens, ainsi que d'une relation
"des mesures vexatories ou exactions
dont ont été victimes les magistrats et
avocats qui se sont refusés à obéir
aux ordres dictatoriaux.
De son côté, l'Athénée de Madrid,
centre intellectuel qui compte de nom-
breux hommes de loi. a rédigé un
mémoire sur les responsabilités juridi-
ques et administratives encourues par
la dictature, mémoire dont les conclu
sions seront transmises au gouverne-
ment. (Information.)
Le départ d'un aspirant dictateur
Madrid, 5 juin. - Mis à la retraite,
le général Martinez-Anido va faire an
long séjour à l'étranger. Telle est l'in-
formation laconique publiée avec l'au-
torisation de la censure.
Selon les bruits qui courent, l'ex-
vice-président de la dictature aurait
procédé à une sorte de plébiscite clan-
destin pour savoir si les généraux et,
chefs de corps le suivraient s'il tentait
un coup d'Etat, L'expatriement du gé-
néral Martinez-Anido. volontaire ou
prescrit, ôte un sérieux motif de
préoccupation au gouvernement et aux
partis politiques qui veulent le réta-
blissement de la Constitution.
LES MARTYRS
DU TRAVAIL
Deux mineurs tués dans la Ruhr
Bochum, 5 juin. - Par suite d'une
explosion dans une mine de la région
deux mineurs ont été tués et deux au-
tres grièvement blessés.
DANS L'INDE
Ss représentants
des Musulmans
Londres, 5 juin. - Le correspon-
dant spécial au Times à Peshawar
signale que 1.200 afridi marchent .sur
le lort de Bara, situé à 11 kilomètres
au sud de Peshawar. Des mesures
ont été prises pour arrêter celte
avance ; un détachement a été diri-
gé sur le fort et quarante avions ont
survolé, hier, la plaine de Kajuri.
Le vice-roi a reçu une députation
musulnane du Punjab qui lui a dé-
claré que les musulmans sont prêts
à coopérer avec le gouvernement,
tout en faisant état de certaines re-
vendications. Le vice-roi a répondu
que l'on veut arriver à tin accord, il
faut abandonner la campagne de Jqr
sobéissance civile.
Le comité d'action du Congrès
panhindou se réunir aujourd'hui à
Allahabad pour passer en revue la
situation politique et apporter au
programme de désobéissance civile
les modifications que la situation
rend nécessaires. Il est probable que
ie comité proposera le boycottage des
journaux indigènes et européens.
Les consultations du vice-roi
L'envoyé spécial du Daily Herald
mande de Bombay que le vice-roi
s'est entretenu avec plusieurs des
leaders politiques modérés en vue Je
préparer le terrain pour la Confé-
rence de Londres, en octobre pro-
chain. Un 4e ces leaders, d'après le
correspondant, aurait déclaré à lord
lrwin que dans les circonstances
présentes, il était inutile de discuter
cette question parce que non seule-
ment les nationalistes refuseront de
participer à cette conférence, mais
les libéraux n'entendent pas se ren-
dre à Londres, à moins de recevoir
l'assurance que la Conférence élabo-
rera un plan de self government.
L'attitude des partis
Selon lui, on peut désormais dire
avec certitude quelle est l'attitude
des divers partis :
1° Les nationalistes n'entendent
coopérer que si un règlement inter-
vient basé sur les revendications'for-
mulées par Gandhi ;
2° Les libéraux et modérés, qui
craignent d'être submergés par l'élé-
ment nationaliste n'entendent pas se
contenter de l'autonomie provinciale;
3° Les musulmans sont divisés,
les uns restent fermement attachés
au gouvernement ; d'autres deman-
dent le self government. La majorité
surveille anxieusement la situation
mais la question des minorités es
inquiète plus que toute autre, ils
n'ont aucune confiance dans ; «9:
«Hindous et dans le? assurances .don-
nées par Gandhi au sujet de la pro-
tection des minorités.
Une réponse du gouvernement
s'impose
Ce correspondant croit que la Con-
férence pourrait régler ces questions
en une semaine, pourvu que tous es
partis puissent se mettre d'accord
sur le genre de self government que
la Grande-Bretagne est prête à ac-
corder dqx Indes.
La question de self government do.
mine tout. Aurons-nous le statut d'un
Dominion ou ne nous donnera-t-on
qu'un -pâle reflet de ce statut ? Dans
le cas où l'on nous donnerait ce sta-
tut, quand deviendra-t-il une réali
té ? Dans 5, 10 ou 50 ans ? Telles
sont les questions qu'on se pose.
De la réponse du gouvernement le
Londres, conclut ce correspondant,
dépend le sort de la Conférence et
des relations' anglo-indiennes. (Infor-
mation.)
Une journée de deuil
Bombay, 5 juin. - A l'occasion du
trentième jour d'emprisonnement de
Gandhi, 65.000 ouvriers appartenant
à trente filatures ont observé une
journée de deuil. Presque tous ies
magasins du nord de la ville sont
fermés. _
Cent quinze volontaires arrêtés à
Worly et inculpés d'infraction à la
loi sur les rassemblements, ont ete
condamnés à trois mois de prison.
(Havas.)
Le remaniement du Cabinet
travailliste
Londres. 5 juin. - Le Foreign Office
publie la liste .les récents changements
ministériels.
Ainsi qu'il a été annoncé, Thomas
est nommé ministre des Dominions.
Lord Passfield est maintenu au minis-
tère des Colonies.
Vernon Bartshorn e.st nommé Lord
du sceau privé, en remplacement de
Thomas. Christopher Addison est nom-
mé ministre de l'Agriculture et des Pê-
cheries, en remplacement de Noël Bnx-
son. démissionnaire pour raison de san-
té, et qui vient d'être élevé à la pairie.
Emmanuel Shilwell est nommé minis-
tre des Mines, en . remplacement de
Ëenn 'fumer, démissionnaire.
Lord de la Warr est nommé secrétai-
re parlementaire au ministère de l'Agri-
culture, en remplacement de Addison.
La guerre en Chine
Changhaï. 5 juin. - La situation mi-
litaire demeure critique au sud d'Han-
kéou, où .les troupes gouvernementales
reculent devant les divisions du
Kouang-Si. <
Nankin a expédié des renforts qui
fortifient les approches méridionales
d'Hankéou où la défense s'organise.
Ho Chien, gouverneur du Hou Nàn,
reconnaissant son incapacité d'organi-
ser la résistance, a démissionné. Cepen-
dant, la pesée' nordiste devient quoti-
diennement plus lourde contre Tsi Man,
où les autorités-procèdent à. l'évacua-
tion par échelons.
Les Nordistes bombardent avec inten-
sité la banlieue de Tsi Nan. Des mil-
liers de remisons sont en feu.
Ayant l'intention de prendre la ville
d'assaut incessamment, les Nordistes
ont averti officiellement les étrangers
d'avoir à quitter la ville, ou de décider
les Sudistes à se retirer sans combattre.
LA SITUATION POLITIQUE
EN AUTRICHE
LE GOUVERNEMENT
A FAIT SAISIR
" l'Arbeiterzeitung "
[ Vienne, 5 juin. - L'Arbeiter ZeU
tung, organe du parti social-démo-
crate, le Kleines Blatt, socialiste, et
la Rote Fahne, communiste, ont été
saisis, en raison de violentes atta-
ques dirigées par ces journaux con-
tre le gouvernement à propos du re-
maniement qui est envisagé de l'as-
surance contre le chômage (Havas)
La Ligue de Défense Paysanne
autrichienne et la « Heimwehr »
Vienne, 5 juin. - Les chefs de la
Ligue de défense paysanne autri-
chienne siégeant actuellement à
Vienne ont pris position, au cours
de leur séance d'hier, au sujet de la
quest.on de la Heimwehr.
Ils ont adopté une résolution dans
laquelle il est déclaré que le mouve-
ment commencé depuis l'assemblée
de la Heimwehr à Korneuburg et qui
tend à l'établissement d'une dictatu-
re fasciste en Autriche, constitue un
grave danger pour le pays. Le mou-
vement de la Heimwehr, qui était
autrefois un mouvement . bourgeois
de défense, est devenu une tendance
dirigée contre la Constitution et ne
recule pas devant la menace d'une
guerre civile.
Aussi la Ligue de défense paysan-
ne demande-t-elle à la direction de
la Heimwehr de n'employer, pour
atteindre son but, que des méthodes
rentrant dans le cadre de la Consti-
tution, car les agriculteurs, qui com-
posent la majeure partie de la po-
pulation de l'Autriche, n'admettront
sous aucun prétexte une action ten-
dant à l'oppression de la majorité.
La Ligue de défense paysanne en-
gage d'autre part la Heimwehr à
s'abstenir désormais de toute atta-
que contre le cabinet Schober. (Çen-
teuradio)
Les chrétiens-sociaux
et la « Heimwehr »
Vienne, 5 juin. - A la suite de
longs pourparlers avec les chefs des
Heimwehren pendant la durée des-
quels les députés chrétiens-sociaux
affiliés à ce mouvement se sont,refu-
sés à adhérer au serment dit de Kor-
neubourg tant que la question de sa
comptabilité ne serait pas élucidée,
le groupe parlementaire chrétien-
social a adopté une résolution cons-
tatant que les buts de combat expo-
sés dans leurs conférences par les
chefs des Heimwehiren n'avaient rien
d'inacceptable pour ' les députés
chrétiens-sociaux, lesquels en prê-
tant dans cet esprit le serment des
Héimwchren ne se mettraient pas
'ipso facto' en contradiction avec les
principes de leur parti.
La résolution exprime l'espoir que
lès chefs des Heimwchren resteront
fidèles ù l'esprit de ces conférences
et ne mettront pa^ les députés chré-
tiens-sociaux, par des exigences
inacceptables pour leur parti, dans
le cas de choisir entre celui-ci et les
Heimwehren.
De partout
L'incident germano-polonais. - L'en-
quête de la commission mixte germano-
polonaise à Neuhoefen serait près
d'être terminée. On no sait pas encore
si le résultat pourra être publié avant
les fêtes de la Pentecôte.
La crise ministérielle en Suède. -
M. Ekman, leader du parti du peuple, a
déclaré qu'il poursuivait ses consulta-
tions en vue de la formation du Cabi-
net et qu'il espérait pouvoir communi-
auer le résultat définitif de ses négo-
ciations ju roi, vendredi soir.
Des troubles à Buenos-Aires, - Une
collision s'est produite entre grévistes
et non grévistes d'une fabrique de meu-
bles. Des coups de revolver ont été ti-
rés. Il y a eu plusieurs blessés. D'au-
tre part, une bombe a éclaté dans un
magasin de l'avenue Saenzpena, cau-
sant des dégâts.
Le - chômage aux Etats-Unis. - Le
correspondant du Times à New-York si-
gnale que d'après la première statisti-
que sur le chômage, publiée par le con-
trôleur du district do New-York, il y au
rait dans la ville environ 250.000 chô-
meurs.
Le bill houiller. - La Chambre des
Communes, après avoir rejeté par 221
voix contre 103. 1111 amendement des
lords portant sur la répartition des heu-
res de travail, a terminé son débat sur
le proiet de loi minier qui est renvoyé
pour la deuxième fois à la Chambre
des lords
U BOXE «I CIRQUE D'HIVER
Henri Poutrain
surclasse
Wilbur Cohen
Contre toute attente. Henri Poutrain
a battu, hief soir, et de très nette fa-
çon. l'Américain Wilbur Cohen. La
presque unanimité des pronostics était
favorable à ce dernier ; il faut dire que
lors d'une première rencontre, les ju-
ges avaient cru bon de. renvoyer les
deux hommes dos à dos tandis qu'il
eût paru plus logique de voir la vic-
toire donnée au mulâtre. Maintenant,'
plus d'équivoque possible :
Poutrain est supérieur à Wilbur Co-
hen : il boxe mieux et plus efficace-
ment. Cohen est avant tout un batail-
leur et s'il ne fait pas trop mauvaise
figure sur le ring, il Te doit prin-
cipalement à ses remarquables qualités
d'encaisseur. Sous les coups sans nom-
bre qu'il reçut hier, il ne broncha pas.
Avant le grand match, Crion battit
difficilement Guilbert aux points en 6
rounds : West-Moët força Coquemlorge
à abandonner à la 5« reprise, et le poids
plume Desnoulet. après 10 rounds très
plaisants, vainquit de Peu Looten aux
points.
Avant que de quitter l'arène de la
place Pasdeloup, nous pûmes voir Da-
vid faire jeu égal avec Romerio. En
l'occurrence, 11 semble bien d'ailleurs
que le gras et sympathique lyonnais
fut quelque peu favorisé,.. /
Le promoteur, Léo Leynat, organise
pour le samedi 14 juin prochain un
grand gala international ail cours du-
quel Pladner rencontrera 'Anglais Ted
Hlggins, vainqueur de Kid Socks et
champion d'Ecosse.
Voilà bien un match qui amènera la
grande foule au Cirque d'Hiver.
PARTI SOCIALISTE (S.F.I.O.)
27e Congres National
Le 27» Congrès national aura
lieu, les 8. 9, 10 et 11 juin 1930,
salle Franklin, 21, rue Vauban, a
Bordeaux.
Lignes de tramways :
Gare du Midi-Achard (descendre â
la Bourse Maritime);
Gare du Midi-Saint-Louis (descen-
dre au Jardin Public);
Gare du Midi-Bassin à Flot (des-
cendre à la Bourse Maritime);
Gare du Midi-Bacalan (descendre
au Jardin Public).
La première séance commence-
ra, dimanche matin, 8 juin, à 9 h.
Une liste des hôtels a été en»
voyée à tous les secrétaires fédé-
raux et les délégués pourront, des
leur arrivée, s'adresser aux per-
manences établies par la Fédéra-
tion de la Gironde, à son siège,
2, cours de la Marne, Bordeaux
et gare Saint-Jean.
Le Secrétaire général :
Paul FAURE.
A U COMMISSION DES PINANCES
Outillage national
et Conseil national
économique
La commission des finances a pour-
suivi, hier après-midi, l'examen du
problème de l'outillage national. La
séance a été consacrée à l'audition de
M. Tardieu. de M. Paul Reynaud, mi-
nistre des Finances, et de M. Fran-
çois-Poncet, sous-secrétaire à l'Econo-
mie nationale. . Ces messieurs se sont
expliqués sur leur projet, s'efforçant
de justifier les dispositions qu'il con-
tient. Ont-ils réussi à gagner à leur
thèse la majorité des membres de la
commission ? Nous n'oserions l'affir-
mer.
A la suite de cette audition, la com-
mission a procédé à un échange de
vues ; nos amis n'ont pas cru devoir y
participer. « N'allez pas, toutefois,
prendre notre silence pour un acquies-
cement, a déclaré Bedouce, s'adres-
sant à M. Tardieu. Les observations
que nous aurions à fonnuler sont si
nombreuses et si sérieuses que nous
nous réservons simplement d'interve-
nir dans la discussion générale qui
s'instituera ici prochainement. Cette
discussion générale fera apparaître de
telles divergences entre nos solutions et
les vôtres que nous sommes convain-
cus d'avance qu'une nouvelle confron-
tation de nos points de vue sera né-
cessaire. » Et notre ami tint à sou-
ligner : « N6us n'avons d'ailleurs pas
l'intention de critiquer votre projet
dans un esprit de polémique, mais
désirons marquer les différences qui
nous séparent en toute objectivité. »
De son côté, Charles Spinasse a in-
terrogé M. Tardieu sur la façon dont
serait composée la future commission
de coordination et de contrôle, prévue
dans le projet du gouvernement. No-
tre ami a vivement insisté pour que
le Conseil national économique, et sur-
tout les organisations ouvrières, soient
représentés au sein de cette commis-
sion. Spinasse a réussi ft. obtenir do
M.Tardîeu la promesse que les' qua-
tre vice-présidents du C. N. E. - c'est-
à-dire, en particulier,, notre camarade
Jouhaux - seraient appelés à faire
partie de l'organisme en question.
Mais Spinasse 11e s'en est pas tenu l£i.
« Quand le gouvernement se décidera-t-
il enfin à faire discuter le projet de
loi sur le Conseil national économi-
que 7 », a-t-il demandé. Et, rappelant
les lenteurs et les tergiversations par
quoi s'est traduit, jusqu'ici, le « réa-
lisme » gouvernemental en cette ma-
tière. Spinasse a pressé le président
du Conseil d'en finir enfin et de con-
sentir au débat. « Soit, a dit M. Tar-
dieu, on discutera le projet dès la ren-
trée, .après les vacances. » Nos amis
ont enregistré la promesse ; ils sau-
ront veiller & ce qu'elle soit tenue.
Marcel MARTER.
L'action des jeunes
dans le Rhône
Les Jeunesses socialistes du Rhône
redoublent d'activité depuis quelque
temps. Nous avons parlé récemment
d'une grande causerie éducative, orga-
nisée par elles à Villefranche-sur-
Saône, avec le concours de Vivier-
Merle, secrétaire de l'Union des Syn-
dicats confédérés du Rhône.
Le samedi 24 mai 1930, le groupe
Rosa-Luxembourg de cette localité,
organisait un grand meeting public et
contradictoire, sous la présidence
d'Eugène Blanc, secrétaire fédéral des
Jeunesses socialistes du Rhône. Un
auditoire de plus de 700 personnes,
composé en majeure partie d'éléments
jeunes se trouvait réuni salle des Con-
férences, pour entendre les orateurs
inscrits : Xavier Magnien, secrétaire
fédéral des J. S. de Saône-et-Loire et
membre du Comité national mixte, qui
sut exposer avec talent le sujet parti-
culièrement délicat de la « Jeunesse
ouvrière et les Partis politiques >;
Iwan Brissot, secrétaire à la propa-
gande des S- du Rhône qui, en un
exposé documenté traita de la « Vo-
lonté de Paix des Jeunesses socialis-
tes »; Armand Chouffet, sympathique
député-maire de ' Villefranche-sur-
Saône, souleva l'enthousiasme de son
auditoire en adressant à la Jeunesse
ouvrière de sa ville un Vibrant appel
en faveur de l'organisation des Jeu-
nesses , socialistes.
De nombreuses adhésions tinrent
récompenser les organisateurs de ce
meeting de leur action continue, Le
groupe de Villefranche-sur-Saône,
constitué depuis trois mois h peine,
a un effectif actuel de 53 adhérents;
il compte arriver à 100 membres avant
le mois de décembre.
En dernière heure, nous apprenons
que ce groupe, en plein accord avec
le Bureau fédéral des J. S. du Rhône,
a effectué hier, dans la vallée de
l'Azergues, une sortie en auto car,
joyeuse et agréable, au cours de la-
quelle, il a rendu visite au groupe
Matteotti de l'Arbresle; de nombreux
militants de la section de Villefranche
les accompagnaient.
Ces deux groupes firent ensemble
une excursion commune jusqu'à
Saint-Bel, où ils retrouvèrent des ca-
marades qui participaient à un chal-
lenge bouliste. Tous fraternisèrent
avec joie;' ils se séparèrent vers 20
heures, au- chant de l'Internationale.
Cette manifestation démonstrative,
parfaite dé tenue, a produit une gros-
se impression sur la Jeunesse ouvrière
de toute la vallée de l'Azergues; on
compte d'ici peu la création de nou-
veaux groupes à effectifs importants.
LE DISCOURS DE M. DALADIER
Au Comité
éxécutif
radical
(Suite de ta première page)
Nos chefs, ajouta-t-il, n'ont cessé de
dire, depuis la londation de notre Par-
ti, que notre but était <$p réaliser l'U-
nion de tous les républicains. Nous
,n'avons Jamais rejeté loin de nous,,
bien au contraire, les républicains plus
modérés que nous, mais aussi fermes
et aussi loyaux. Récemment encore,
nous faisions le meilleur accueil au
congrès de l'Alliance démocratique,
avec l'espoir qu'elle reprendrait cette
orientation à. gauche qui lui avait valu
dans le pays une si légitime autorité.
Ce congrès nous a déçu par son refus
de couper les ponts avec la droite. Mais
nous nous refusons à toute collabora-
tion avec la droite, non certes dans
une pensée de sectarisme ou d'exclu-
sivisme contre les hommes, mais dans
une pensée de loyauté envers les au-
tres comme envers nous. Nous nous
refusons à toute participation au nou-
veau Bloc national On ne saurait
compter sur les radicaux « soit collec-
tivement soit individuellement », afin
de transformer le Bloc national qui
gouverne aujourd'hui en une sorte d'U-
nion nationale, dont Vantisocialisme
serait le prétexte et le service de la
réaction politique et sociale, le vérita-
ble but.
M. Tardieu avait parlé de « ce groupe
qui ne compte que 114 députés sur
m et qui réclame le pouvoir ». M. Da-
ladier répliqua aussi mathématique-
ment :
Pourquoi, dit-il, le groupe des répu-
blicains de gauche qui compte soixante
membres aurait-il à la fois la prési-
dence du Conseil et le ministère de
i Intérieur ??
Pourquoi le groupe Maginot. qui en
compte trente, disposerait-il des « il-
lustres leviers de commande » ? En
réalité, ces messieurs gouvernent au
nom de ce qu'ils appellent la « majo-
rité républicaine » où se trouvent en-
core des survivants de l'équipée natio-
naliste et des menées prétoriennes que
mit en déroule Waldeck-Rousseau et
des cléricaux qui attaquèrent avec vio-
lence l'école laïque et les lois de Jules
Ferry, Aucun de ces hommes dont se
réclame l'orateur de Dijon n'eût accep-
té de gouverner avec une majorité do-
minée par les droites comme celle que
le monologue bourguignon qualifie de
majorité républicaine..
, Un éloge dithyrambique de l'oeuvre
accomplie par les radicaux au pouvoir
et en conclusion, une condamnation
réciproque du collectivisme et des mo-
nopoles capitalistes :
Selon nous, s'exprima M. Daladier,
la politique moderne doit avoir pour
but non "point d'absorber l'homme dans
la collectivité, qu'elle soit régie par un
Etat collectiviste ou dominée par les
monopoles de (ait qui s'accommodent
à merveille de l'inertie conservatrice,
mais au contraire de libérer l'individu
et de lui assurer le développement de
toute sa personnalité. Ni accaparement
par l'Etat des moyens de production et
d'échange qui aboutirait à la diminu-
tion certaine du libre effort humain, ni
souveraineté réelle au nom du néo-ca-
pitalisme ou de l'idéal américain des
forces nouvelles crées par tes applica-
tions industrielles de la science. Li-
berté de l'homme, souveraineté 'de la
nation, tel est l'esprit de la doctrine
radicale.
.M. Bergery, député de Seine-et-Oise,
ne partagea pas l'enthousiasme qu'a-
vait déchaîné le discours de M. Dala-
dier, bien qu'il déclarât partager ses
appréciations sur les élections ae Ber-
gerac et de Guingamp. Mais il fit al-
lusion a aux combinaisons toutes prê-
tes » et à « ces déjeuners qui réunissent
les chefs radicaux avec M. Tardieu. »
La concentration, selon lui, est réglée
depuis le Congrès de Reims et jusqu'à
un nouveau congrès. Toutefois, un chef
radical n'avait-il pas offert à MM. Tar-
dieu et Maginot de collaborer avec lui.
Même pour M. Tardieu, en raison de. sa
personnalité, on avait offert pour lui
seul les trois portefeuillos de la Guerre,
de la Marine et de l'Air.
-Que signifient aussi ces formules
employées d Coulommiers et à La Flè-
che. d'union des républicains laïques et
patriotes, demanda M. Bergery.
Faudra-t-il se demander bientôt, con-
clut-il, pourquoi M Franklin-Bouillon
a été chassé du parti radical et faudra-
t-il dire nue M. Dumesnil a été non pas
un traître mais un précurseur.
M. Dominique voulut apaiser les
craintes de M. Bergery :
- Ce n'est pus un phénomène nou-
veau la collusion des socialistes avec
la réaction, se risqua-t-il à dire.
Et l'avocat de Mme Hanau réclama da
notre Congrès de Bordeaux « des apai-
sements nets ». 11 alla jusqu'à préten-
dre que Paul Faure et Compère-Morel
n'étaient jamais invités à prendre la
parole dans le pays 1
Mais il réclama de son parti une po-
sition nette sur le problème de l'Etat
et des fonctionnaires.
- Une détestable grève postale, dit-il,
textuellement, aurait vu troubler l'ordre
social et le parti radical se serait di-
visé en deux, il faut donc prendre â ce
sujet une position doctrinale.
Comme le sillet devenait scabreux,
M. Léon Mayer proposa purement et
simplement l'approbation du discours
de M. Daladier. Elle fut accordée à
l'unanimité.
P. Li
LE TEMPS QU IL FERA
Prévisions de l'O. N, M. - Temps
chaud, ciel pur devenant lentement
nuageux avec- quelques averses ou ora-
ges. vent d'Est 4 à 7 mètres, tempéra-
ture en hausse la nuit, stationnaire le
jour, minimum en hausse de 4 degrés.
Plus de soucis pour le transport
de vos bagages sur le réseau P.L.M.
Le Service d'enregistrement, d'enlè-
vement et de livraison à domicile que
la Compagnie P.-L.-M. a créé à Paris,
Lyon, Marseille, Cannes, Nice. Monte-
Carlo et Menton est étendu aux stations
d'Aix-les-Bains et de Vichy pendant la
saison thermale.c'est-à-dire jusqu'en oc-
tobre, en attendant qu'il le soit à d'au-
tres grands centres du Réseau.
Sur ordre oral, écrit ou téléphonique
donné ou envoyé aux gares et bureaux
de ville P.-L.-M., aux Agences des Wa-
gons-Lits dans ces villes, vos bagages,
que vous voyagiez en première, deuxiè-
me ou troisième classe, sont enlevés a
votre domicile et déposés, à votre ar-
rivée, au lieu même que vous désignez.
Si vous les avez transportés vous-mê-'
me à la gare de départ et que vous
vouliez ne pas vous occuper de leur
transport à domicile, dites-le à l'Agent
qui les enregistre et ce sera fait.
Vous pouvez, par ailleurs, donner vo-
tre ordre, soit en cours de route au sur-
veillant du train, ou à l'Agent des Wa-
gons-Lits, soit au guichet 'spécial des
bagages à la gare où vous descendez du
train.
Boston, 5 juin. - Un avion de trans-
port qui venait de décoller pour se ren-
dre à New-York, <>st tombé en mer, près
de l'aérodrome de Boston. Deux per-
sonnes auraient été tuées et onze bles-
sées,'
EN ALGERIE
UNE RACE
nouvelle
en Oranais
(Suite de la première page)
Moins de dix ans après leur arrivée, ils
sont implantés les uns et les autres.
Ces audacieux ou ces malheureux ont
alors complètement oublié leur nationa-
lité. Ceux qui réussissent et font fortune
deviennent solidaires des autres capita-
listes. Leurs intérêts ne sont-ils pas les
mêmes ? Quant aux prolétaires, en quoi
leur sort les différencie-t-il des travail-
leurs venus de la métropole ?
Tous les émigrants en Oranais se font
donc rapidement naturaliser. C'est un
fait. Et les pouvoirs officiels de s'exta-
sier.
- Ils deviennent Français, s'excla-
ment à l'envi politiciens et fonctionnai-
res influents 1
Il faut le dire, parce que c'est la vérité:
ce n'est pas à la nationalité française
qu'ils s'assimilent, c'est à l'Algérie.
C'est une race nouvelle qui se crée
dans l'immense domaine conquis en-1830.
Mais les intérêts des capitalistes -
Français de vieille souche ou néo-Français
- se trouvent en opposition avec ceux
de la métropole.
De là, un vif mécontentement qui s'ag-
grave à l'heure actuelle.
L'Algérie est encore autonome au point
de vue financier. Elle bénéficie d'un ré-
gime hybride. Ce n'est plus une colo-
nie. Ce n'est pas non plus trois dépar-
tements français.
Cependant, les'intérêts capitalistes
s'accordent mal avec les obligations que
l'Algérie doit à la métropole.
Et comme la race nouvelle ne connaît
pas le sentiment du patriotisme, héritage
séculaire des métropolitains, ceux qui
possèdent en arrivent à concevoir et mê-
me à revendiquer une autonomie entière
de l'Algérie.
Nous aurons l'occasion de montrer que
ce mouvement n'est pas apparent et que
le péril est extrême.
Péril ? Oui, paroe que la séparation
de l'Algérie et de la France ne ferait
qu'accroître encore davantage l'exploita-
tion des travailleurs et renforcerait l'op-
pression capitaliste.
- Pour nous, socialistes, proclament
sans cesse nos camarades dans toute ieur
propagande, il n'y a pas de Français de
deuxième zone. Les mêmes devoirs et
surtout les mêmes droits, pour tous. La
même ardeur pour la même transforma-
tion sociale.
Et c'est pourquoi, comprenant mieux,
les travailleurs européens des villles et
des campagnes de descendance française
ou espagnole s'affirment de plus en plus
dans l'Oranais, en faveur de notre idéal
et de notre parti.
Seulement, il n'y a pas que le problème
des races, en Algérie. Il y a aussi celui
des religions. Il est peut-être plus re-
doutable encore.
Et. à part quelques rares exceptions,
les indigènes se désintéressent jusqu'ici
de leur sort.
Or, ils étaient un million trois cent
mille en 1830.
Ils sont maintenant plus de cinq mil-
lions !
P. L.
(A suivre).
AVANT BORDEAUX
Le Congrès fédéral
de Seine-et-Oise
Les délégués des sections se sont
réunis dimanche 25 mai, salle des
Syndicats, boulevard Auguste-Blan-
qui : 200 camarade^ étaient pré-
sents. Gérard préside les deux séan-
ces.
Rapport moral - Critiqué par
Lefèvre en ce qui concerne la posi-
tion prise sur l'élection de Bergerac.
Chartier. Mahler, Tarnaud, Descour-
tieux, soutiennent le point de vue
du secrétaire général et estiment
que les décisions de congrès suffi-
sent pour décider des désistements
au deuxième tour.
Budget du secrétariat du G. P. -
Intervention de Grauvogel et Des-
courtieux.
Populaire. - Tarnaud fait voter
des félicitations au Conseil d'admi-
nistration et à son délégué.
Après la discussion sur le rapport
du groupe parlementaire, un large
débat s'ouvre sur la Défense natio-
nale. Une motion présentée par Re-
may, Mahler, Descourtieux, Bou-
vrain, Collet, etc..., est adoptée
par 54 mandats. La motion n° 3 de
la Fédération de la Seine sur le pro-
blème de la défense nationale a ob-
tenu 17 mandats. Une motion addi-
tionnelle renforçant la motion adop-
tée concernant la défense nationale
a obtenu 20 mandats.
^Le rapport moral est adopté par
fî5 mandats. Une motion approuvant
la Fédération de la Dordogne obtient
62 mandats.
Une motion opposée à la précéden-
te recueille 9 mandats.
Cinq mois de prison
pour avoir injurié Je Pape !
Romé, 5 juin.' - On mande de Parme
aux journaux qu'un commerçant qui
er. plaisantant, avait prononcé devant
des clientes des paroles injurieuses
pour le Souverain Pontife, a été con-
damné à cinq mois de prison et dix
lires d amende.
APRÈS MONTEREAU.-
TROIS TERRASSIERS
SONT ARRÊTES
PRÈS DE BALE
On crut un instant qu'ils avaient
trempé dans l'affaire de Monterez
mais rien ne le prouve encore
Après l'accident de Montereau, la
Sûreté générale poursuit avec une ac-
tivité farouche son enquête, voulant a
tout prix, semble-t-il, trouver des au-
teurs à l'attentat pour justifier la ver-
sion officielle des experts.
Tandis que l'on poursuit des investie
gâtions à Montereau et dans les envi-
rons, hier, dans la soirée, un coun de
téléphone, provoqua, rue des Saussaies,
un gros émoi. Trois arrestations ve-
naient d'être effectuées près de Bàle.
Un lourd soupçon pesait sur les indi- j
vidus arrêtés : seraient-ce les auteurs I
de l'attentat î
Mais la suite des Informations pa-
raît capendant écarter cette thèse. Que
faut-il donc en penser î Pour l'instant» -
on attend des précisions, tandis que
l'enquête se poursuit pour éclaircir 1
certains points demeurés obscurs.
DES INDIVIDUS SUSPECTS
C'est à Saint-Louis, à deux pas de la
frontière suisse qu'eurent lieu les opé-
rations dont nous parlons ci-dessus.
Hier matin, vers 10 heures, trois
terrassiers descendaient d'un train réussissaient à quitter furtivement la
gare.
Quelques instants plus tard, des po-
liciers les retrouvaient et, au moment
où ils s'apprêtaient à les arrêter, l'un
des trois put s'enfuir et franchir la
frontière helvétique.
L'es deux autres furent aussitôt con-
duits au commissariat où commença
un interrogatoire serré.
Ils déclarèrent alors se nommer, l'un
Lamy René, âgé de 41 ans, né à. Ciroy-
sur-Vesoul, et l'autre, Daucin André,
né à, Paris en 1903. Terrassiers tous les
deux, ils dirent qu'ils avaient l'inten-
tion de se rendre près de Kembs. où
l'on a besoin en ce moment de beau-
coup d'ouvriers. Mais quand on leur
demanda de quelle façon ils étaient
arrivés jusqu'à la frontière, les deux
individus, d'ailleurs fortement pris de
boisson, hésitèrent et finirent par;
avouer.
C'est ainsi qu'ils racontèrent que;
tous trois s'étaient réunis à Sézanne.;
Là, après de nombreuses libations,
l'un d'eux persuada ses compagnons
d'aller chercher de l'embauche à
Kembs et, mettant aussitôt ce projet à,
exécution, ils décidèrent de partir.
C'est à Provins qu'ils s'embarquèrent
mercredi soir. Mais tous trois ne
s'étaient munis que d'un billet polir la
gare suivante, la pl>; proche.
Ils voyagèrent donc sans billet jus-
qu'à Saint-Louis et sans doute est-ce
pour cette raison qu'ils ne tinrent pas
à franchir le contrôle de la gare et
qu'ils préférèrent sortir par des
moyens, ingénieux certes, mais frau-
duleux.
Lamy et Daucin furent alors fouil-
lés. Ils se trouvaient tous deux sans
passeport et sur l'un d'eux fut retrou-
vée une lettre datée de Montereau.
Mais cette lettre remontait à environ
un an. ; «s.
Y a-t-il la un rapport quélconque
avec l'accident de ces derniers jours ï
Un instant, à la première émotion nrj*
sembla y croire dans les milieux poli-
ciers. Puis, dans la soirée, on montra
moins d'optimisme":
Lamy et Daucin furent néanmoins
arrêtés pour Infraction à la police des
chemins de fer.
UNE AUTRE ARRESTATION
Tandis que l'on interrogeait les deux
terrassiers, la police suisse s'était mi-'
se à la recherche du troisième indi-
vidu qui s'était enfui à l'arrivée des
inspecteurs.
Celui-ci, un nommé Divouy, serait né
à Goussaincourt eu 1899. En attendant
de plus amples renseignements il a été
gardé à vue par la police helvétique,
{DES PRECISIONS
L'enquête sur les trois terrassiers
arrêtés révèle que Daucin et Divouy
avaient été employés pendant quelque
temps dans une entreprise de Sézan-
ne: Quant à Lamy, il prétend avoir été
hospitalisé pendant plusieurs semaines
à Provins et n'avoir quitté cet établis-
sement que depuis le 1er juin.
Les enquêteurs s'efforcent mainte-
nant de vérifier les déclarations de ces
trois Individus, dont l'un est un dan-
gereux repris de justice, mais contre
lesquels on n'a pu relever auoune
charge, sauf celle d'avoir voyagé
sans billet.
Quant à la fameuse lettre datée -dq
Montereau qui sema un instant l'émoi
parmi lee policiers,* hantés unique-
ment par la recherche des auteurs da
l'accident ferroviaire, personne n'y
croit plus. Pour l'instant du moins ;
mais attendons les suites de l'enquête.
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TROIS
Nouvelles -Internationales
LA DISCIPLINE
Dy "LABOUR PARTY'
Une étrange
conception
Le groupe parlementaire du Parti
travailliste vient de trancher là ques-
tion de la discipline. Ainsi que nous
le fait savoir l'agence Information, le
groupe a repoussé à une énorme majo-
rité les motions de Maxton et de ses
amis, réclamant i° le droit de voter
contre les propositions gouvernemen-
tales chaque fois qu'ils avaient des
scrupules de conscience; 2° la soumis-
sion par le cabinet au parti de toute
proposition de loi qui ne serait pas en
complet accord avec les résolutions
votées au Congrès annuel. Le* règle-
ment permanent de 1929, qui règle la
discipline du Parti, reste" en vigueur.
Aucun membre n'est autorisé à voter
contre le gouvernement, quoique pour
des raisons de conscience l'abstention
soit permise dans certains cas.
Rien de plus naturel que l'interdic-
tion faite aux députés travaillistes de
voter contre leur propre gouvernement
L'unité de vote du groupe socialiste
au Parlement est une nécessité recon-
nue par tous les partis socialistes, mê-
me quand ils sont dans l'opposition,
plie nous semble encore plus indispen-
sable quand le Parti exerce le pou-
voir, que ce soit comme gouvernement
de minorité ou de majorité. Nous dirons
même plus : l'absence de l'unité de
vote, quand le Parti est au pouvoir,
nous apparaît comme une véritable ca-
tastrophe pour le Parti et pour la
classe ouvrière qu'il représente.
C'est pourquoi nous nous sommes
permis de juger sévèrement le dépôt
par Maxton d'une motion de blâme
contre le gouvernement MacDonald,
motion qu'il a d'ailleurs retirée avant
le vote.
Mais la discipline des députés socia-
listes à l'égard de leur gouvernement
suppose une discipline non moins sé-
vère du gouvernement vis-à-vis de son
groupe et de son parti.
Or, le rejet de la deuxième motion
de Maxton semble indiquer que le
gouvernement travailliste est libre de
ne pas appliquer les décisions du
Parti. Et de la non-application des
décisions, il n'y a qu'un pas à leur vio-
lation. Ainsi ,le rejet des deux motions
de Maxton crée une situation para-
doxale : le parti - dans la personne
de ses députés - est obligé de soute-
nir son gouvernement même si ce der-
nier fait une politique contraire à celle
que le Parti a, voulue. * :
Pour les partis socialistes du con-
tinent, c'est une conception inaccepta-
ble. Jamais notre prolétariat, ' orga-
nisé dans son Parti socialiste, n'ad-
mettrait que ses mandataires au pou-
voir pussent jouir d'une telle indépen-
dance. Ce ne serait plus un gouverne-
ment de la classe ouvrière, que doit
être tout gouvernement socialiste, mais
un cabinet de personnalités.
Il faut chercher dans ies traditions
'du mouvement travailliste d'Angleterre
l'explication de cette étrange concep-
tion.
O. ROSENFELD.
k
EN ESPAGNE
L'INTERDICTION
des réunions publiques
Madrid, 5 juin. - La Sûreté générais
a interdit la conférence que M. Inda-
lecio Prieto devait faire à la Maison
ci u Peuple.
D'autre part, le ministre de l'Inté-
rieur a reçu une délégation de l'Union
Nationale agraire oui lui a demande
l'autorisation d'organiser plusieurs
manifestations politiques. Le ministre
a refusé, le gouvernement ne voulant
autoriser de semblables manifestations
avant quelque temps.
Le sous-secrétaire d'Etat à la prési
dence a déclaré à des journalistes que
les bruits répandus au sujet de pré-
tendus troubles qui auraient éclaté à
Barcelone, sont dénués de tout fonde-
ment.
Le Barreau contre les décrets
de la Dictature
Madrid, 5 juin. - Le Barreau de Ma-
drid a décidé de dénoncer coram . fac-
tieuses toutes les lois et dispositions
édictées sous le régime ictatorial. 11 a
saisi le gouvernement d'une requête
dans ce sens, ainsi que d'une relation
"des mesures vexatories ou exactions
dont ont été victimes les magistrats et
avocats qui se sont refusés à obéir
aux ordres dictatoriaux.
De son côté, l'Athénée de Madrid,
centre intellectuel qui compte de nom-
breux hommes de loi. a rédigé un
mémoire sur les responsabilités juridi-
ques et administratives encourues par
la dictature, mémoire dont les conclu
sions seront transmises au gouverne-
ment. (Information.)
Le départ d'un aspirant dictateur
Madrid, 5 juin. - Mis à la retraite,
le général Martinez-Anido va faire an
long séjour à l'étranger. Telle est l'in-
formation laconique publiée avec l'au-
torisation de la censure.
Selon les bruits qui courent, l'ex-
vice-président de la dictature aurait
procédé à une sorte de plébiscite clan-
destin pour savoir si les généraux et,
chefs de corps le suivraient s'il tentait
un coup d'Etat, L'expatriement du gé-
néral Martinez-Anido. volontaire ou
prescrit, ôte un sérieux motif de
préoccupation au gouvernement et aux
partis politiques qui veulent le réta-
blissement de la Constitution.
LES MARTYRS
DU TRAVAIL
Deux mineurs tués dans la Ruhr
Bochum, 5 juin. - Par suite d'une
explosion dans une mine de la région
deux mineurs ont été tués et deux au-
tres grièvement blessés.
DANS L'INDE
Ss représentants
des Musulmans
Londres, 5 juin. - Le correspon-
dant spécial au Times à Peshawar
signale que 1.200 afridi marchent .sur
le lort de Bara, situé à 11 kilomètres
au sud de Peshawar. Des mesures
ont été prises pour arrêter celte
avance ; un détachement a été diri-
gé sur le fort et quarante avions ont
survolé, hier, la plaine de Kajuri.
Le vice-roi a reçu une députation
musulnane du Punjab qui lui a dé-
claré que les musulmans sont prêts
à coopérer avec le gouvernement,
tout en faisant état de certaines re-
vendications. Le vice-roi a répondu
que l'on veut arriver à tin accord, il
faut abandonner la campagne de Jqr
sobéissance civile.
Le comité d'action du Congrès
panhindou se réunir aujourd'hui à
Allahabad pour passer en revue la
situation politique et apporter au
programme de désobéissance civile
les modifications que la situation
rend nécessaires. Il est probable que
ie comité proposera le boycottage des
journaux indigènes et européens.
Les consultations du vice-roi
L'envoyé spécial du Daily Herald
mande de Bombay que le vice-roi
s'est entretenu avec plusieurs des
leaders politiques modérés en vue Je
préparer le terrain pour la Confé-
rence de Londres, en octobre pro-
chain. Un 4e ces leaders, d'après le
correspondant, aurait déclaré à lord
lrwin que dans les circonstances
présentes, il était inutile de discuter
cette question parce que non seule-
ment les nationalistes refuseront de
participer à cette conférence, mais
les libéraux n'entendent pas se ren-
dre à Londres, à moins de recevoir
l'assurance que la Conférence élabo-
rera un plan de self government.
L'attitude des partis
Selon lui, on peut désormais dire
avec certitude quelle est l'attitude
des divers partis :
1° Les nationalistes n'entendent
coopérer que si un règlement inter-
vient basé sur les revendications'for-
mulées par Gandhi ;
2° Les libéraux et modérés, qui
craignent d'être submergés par l'élé-
ment nationaliste n'entendent pas se
contenter de l'autonomie provinciale;
3° Les musulmans sont divisés,
les uns restent fermement attachés
au gouvernement ; d'autres deman-
dent le self government. La majorité
surveille anxieusement la situation
mais la question des minorités es
inquiète plus que toute autre, ils
n'ont aucune confiance dans ; «9:
«Hindous et dans le? assurances .don-
nées par Gandhi au sujet de la pro-
tection des minorités.
Une réponse du gouvernement
s'impose
Ce correspondant croit que la Con-
férence pourrait régler ces questions
en une semaine, pourvu que tous es
partis puissent se mettre d'accord
sur le genre de self government que
la Grande-Bretagne est prête à ac-
corder dqx Indes.
La question de self government do.
mine tout. Aurons-nous le statut d'un
Dominion ou ne nous donnera-t-on
qu'un -pâle reflet de ce statut ? Dans
le cas où l'on nous donnerait ce sta-
tut, quand deviendra-t-il une réali
té ? Dans 5, 10 ou 50 ans ? Telles
sont les questions qu'on se pose.
De la réponse du gouvernement le
Londres, conclut ce correspondant,
dépend le sort de la Conférence et
des relations' anglo-indiennes. (Infor-
mation.)
Une journée de deuil
Bombay, 5 juin. - A l'occasion du
trentième jour d'emprisonnement de
Gandhi, 65.000 ouvriers appartenant
à trente filatures ont observé une
journée de deuil. Presque tous ies
magasins du nord de la ville sont
fermés. _
Cent quinze volontaires arrêtés à
Worly et inculpés d'infraction à la
loi sur les rassemblements, ont ete
condamnés à trois mois de prison.
(Havas.)
Le remaniement du Cabinet
travailliste
Londres. 5 juin. - Le Foreign Office
publie la liste .les récents changements
ministériels.
Ainsi qu'il a été annoncé, Thomas
est nommé ministre des Dominions.
Lord Passfield est maintenu au minis-
tère des Colonies.
Vernon Bartshorn e.st nommé Lord
du sceau privé, en remplacement de
Thomas. Christopher Addison est nom-
mé ministre de l'Agriculture et des Pê-
cheries, en remplacement de Noël Bnx-
son. démissionnaire pour raison de san-
té, et qui vient d'être élevé à la pairie.
Emmanuel Shilwell est nommé minis-
tre des Mines, en . remplacement de
Ëenn 'fumer, démissionnaire.
Lord de la Warr est nommé secrétai-
re parlementaire au ministère de l'Agri-
culture, en remplacement de Addison.
La guerre en Chine
Changhaï. 5 juin. - La situation mi-
litaire demeure critique au sud d'Han-
kéou, où .les troupes gouvernementales
reculent devant les divisions du
Kouang-Si. <
Nankin a expédié des renforts qui
fortifient les approches méridionales
d'Hankéou où la défense s'organise.
Ho Chien, gouverneur du Hou Nàn,
reconnaissant son incapacité d'organi-
ser la résistance, a démissionné. Cepen-
dant, la pesée' nordiste devient quoti-
diennement plus lourde contre Tsi Man,
où les autorités-procèdent à. l'évacua-
tion par échelons.
Les Nordistes bombardent avec inten-
sité la banlieue de Tsi Nan. Des mil-
liers de remisons sont en feu.
Ayant l'intention de prendre la ville
d'assaut incessamment, les Nordistes
ont averti officiellement les étrangers
d'avoir à quitter la ville, ou de décider
les Sudistes à se retirer sans combattre.
LA SITUATION POLITIQUE
EN AUTRICHE
LE GOUVERNEMENT
A FAIT SAISIR
" l'Arbeiterzeitung "
[ Vienne, 5 juin. - L'Arbeiter ZeU
tung, organe du parti social-démo-
crate, le Kleines Blatt, socialiste, et
la Rote Fahne, communiste, ont été
saisis, en raison de violentes atta-
ques dirigées par ces journaux con-
tre le gouvernement à propos du re-
maniement qui est envisagé de l'as-
surance contre le chômage (Havas)
La Ligue de Défense Paysanne
autrichienne et la « Heimwehr »
Vienne, 5 juin. - Les chefs de la
Ligue de défense paysanne autri-
chienne siégeant actuellement à
Vienne ont pris position, au cours
de leur séance d'hier, au sujet de la
quest.on de la Heimwehr.
Ils ont adopté une résolution dans
laquelle il est déclaré que le mouve-
ment commencé depuis l'assemblée
de la Heimwehr à Korneuburg et qui
tend à l'établissement d'une dictatu-
re fasciste en Autriche, constitue un
grave danger pour le pays. Le mou-
vement de la Heimwehr, qui était
autrefois un mouvement . bourgeois
de défense, est devenu une tendance
dirigée contre la Constitution et ne
recule pas devant la menace d'une
guerre civile.
Aussi la Ligue de défense paysan-
ne demande-t-elle à la direction de
la Heimwehr de n'employer, pour
atteindre son but, que des méthodes
rentrant dans le cadre de la Consti-
tution, car les agriculteurs, qui com-
posent la majeure partie de la po-
pulation de l'Autriche, n'admettront
sous aucun prétexte une action ten-
dant à l'oppression de la majorité.
La Ligue de défense paysanne en-
gage d'autre part la Heimwehr à
s'abstenir désormais de toute atta-
que contre le cabinet Schober. (Çen-
teuradio)
Les chrétiens-sociaux
et la « Heimwehr »
Vienne, 5 juin. - A la suite de
longs pourparlers avec les chefs des
Heimwehren pendant la durée des-
quels les députés chrétiens-sociaux
affiliés à ce mouvement se sont,refu-
sés à adhérer au serment dit de Kor-
neubourg tant que la question de sa
comptabilité ne serait pas élucidée,
le groupe parlementaire chrétien-
social a adopté une résolution cons-
tatant que les buts de combat expo-
sés dans leurs conférences par les
chefs des Heimwehiren n'avaient rien
d'inacceptable pour ' les députés
chrétiens-sociaux, lesquels en prê-
tant dans cet esprit le serment des
Héimwchren ne se mettraient pas
'ipso facto' en contradiction avec les
principes de leur parti.
La résolution exprime l'espoir que
lès chefs des Heimwchren resteront
fidèles ù l'esprit de ces conférences
et ne mettront pa^ les députés chré-
tiens-sociaux, par des exigences
inacceptables pour leur parti, dans
le cas de choisir entre celui-ci et les
Heimwehren.
De partout
L'incident germano-polonais. - L'en-
quête de la commission mixte germano-
polonaise à Neuhoefen serait près
d'être terminée. On no sait pas encore
si le résultat pourra être publié avant
les fêtes de la Pentecôte.
La crise ministérielle en Suède. -
M. Ekman, leader du parti du peuple, a
déclaré qu'il poursuivait ses consulta-
tions en vue de la formation du Cabi-
net et qu'il espérait pouvoir communi-
auer le résultat définitif de ses négo-
ciations ju roi, vendredi soir.
Des troubles à Buenos-Aires, - Une
collision s'est produite entre grévistes
et non grévistes d'une fabrique de meu-
bles. Des coups de revolver ont été ti-
rés. Il y a eu plusieurs blessés. D'au-
tre part, une bombe a éclaté dans un
magasin de l'avenue Saenzpena, cau-
sant des dégâts.
Le - chômage aux Etats-Unis. - Le
correspondant du Times à New-York si-
gnale que d'après la première statisti-
que sur le chômage, publiée par le con-
trôleur du district do New-York, il y au
rait dans la ville environ 250.000 chô-
meurs.
Le bill houiller. - La Chambre des
Communes, après avoir rejeté par 221
voix contre 103. 1111 amendement des
lords portant sur la répartition des heu-
res de travail, a terminé son débat sur
le proiet de loi minier qui est renvoyé
pour la deuxième fois à la Chambre
des lords
U BOXE «I CIRQUE D'HIVER
Henri Poutrain
surclasse
Wilbur Cohen
Contre toute attente. Henri Poutrain
a battu, hief soir, et de très nette fa-
çon. l'Américain Wilbur Cohen. La
presque unanimité des pronostics était
favorable à ce dernier ; il faut dire que
lors d'une première rencontre, les ju-
ges avaient cru bon de. renvoyer les
deux hommes dos à dos tandis qu'il
eût paru plus logique de voir la vic-
toire donnée au mulâtre. Maintenant,'
plus d'équivoque possible :
Poutrain est supérieur à Wilbur Co-
hen : il boxe mieux et plus efficace-
ment. Cohen est avant tout un batail-
leur et s'il ne fait pas trop mauvaise
figure sur le ring, il Te doit prin-
cipalement à ses remarquables qualités
d'encaisseur. Sous les coups sans nom-
bre qu'il reçut hier, il ne broncha pas.
Avant le grand match, Crion battit
difficilement Guilbert aux points en 6
rounds : West-Moët força Coquemlorge
à abandonner à la 5« reprise, et le poids
plume Desnoulet. après 10 rounds très
plaisants, vainquit de Peu Looten aux
points.
Avant que de quitter l'arène de la
place Pasdeloup, nous pûmes voir Da-
vid faire jeu égal avec Romerio. En
l'occurrence, 11 semble bien d'ailleurs
que le gras et sympathique lyonnais
fut quelque peu favorisé,.. /
Le promoteur, Léo Leynat, organise
pour le samedi 14 juin prochain un
grand gala international ail cours du-
quel Pladner rencontrera 'Anglais Ted
Hlggins, vainqueur de Kid Socks et
champion d'Ecosse.
Voilà bien un match qui amènera la
grande foule au Cirque d'Hiver.
PARTI SOCIALISTE (S.F.I.O.)
27e Congres National
Le 27» Congrès national aura
lieu, les 8. 9, 10 et 11 juin 1930,
salle Franklin, 21, rue Vauban, a
Bordeaux.
Lignes de tramways :
Gare du Midi-Achard (descendre â
la Bourse Maritime);
Gare du Midi-Saint-Louis (descen-
dre au Jardin Public);
Gare du Midi-Bassin à Flot (des-
cendre à la Bourse Maritime);
Gare du Midi-Bacalan (descendre
au Jardin Public).
La première séance commence-
ra, dimanche matin, 8 juin, à 9 h.
Une liste des hôtels a été en»
voyée à tous les secrétaires fédé-
raux et les délégués pourront, des
leur arrivée, s'adresser aux per-
manences établies par la Fédéra-
tion de la Gironde, à son siège,
2, cours de la Marne, Bordeaux
et gare Saint-Jean.
Le Secrétaire général :
Paul FAURE.
A U COMMISSION DES PINANCES
Outillage national
et Conseil national
économique
La commission des finances a pour-
suivi, hier après-midi, l'examen du
problème de l'outillage national. La
séance a été consacrée à l'audition de
M. Tardieu. de M. Paul Reynaud, mi-
nistre des Finances, et de M. Fran-
çois-Poncet, sous-secrétaire à l'Econo-
mie nationale. . Ces messieurs se sont
expliqués sur leur projet, s'efforçant
de justifier les dispositions qu'il con-
tient. Ont-ils réussi à gagner à leur
thèse la majorité des membres de la
commission ? Nous n'oserions l'affir-
mer.
A la suite de cette audition, la com-
mission a procédé à un échange de
vues ; nos amis n'ont pas cru devoir y
participer. « N'allez pas, toutefois,
prendre notre silence pour un acquies-
cement, a déclaré Bedouce, s'adres-
sant à M. Tardieu. Les observations
que nous aurions à fonnuler sont si
nombreuses et si sérieuses que nous
nous réservons simplement d'interve-
nir dans la discussion générale qui
s'instituera ici prochainement. Cette
discussion générale fera apparaître de
telles divergences entre nos solutions et
les vôtres que nous sommes convain-
cus d'avance qu'une nouvelle confron-
tation de nos points de vue sera né-
cessaire. » Et notre ami tint à sou-
ligner : « N6us n'avons d'ailleurs pas
l'intention de critiquer votre projet
dans un esprit de polémique, mais
désirons marquer les différences qui
nous séparent en toute objectivité. »
De son côté, Charles Spinasse a in-
terrogé M. Tardieu sur la façon dont
serait composée la future commission
de coordination et de contrôle, prévue
dans le projet du gouvernement. No-
tre ami a vivement insisté pour que
le Conseil national économique, et sur-
tout les organisations ouvrières, soient
représentés au sein de cette commis-
sion. Spinasse a réussi ft. obtenir do
M.Tardîeu la promesse que les' qua-
tre vice-présidents du C. N. E. - c'est-
à-dire, en particulier,, notre camarade
Jouhaux - seraient appelés à faire
partie de l'organisme en question.
Mais Spinasse 11e s'en est pas tenu l£i.
« Quand le gouvernement se décidera-t-
il enfin à faire discuter le projet de
loi sur le Conseil national économi-
que 7 », a-t-il demandé. Et, rappelant
les lenteurs et les tergiversations par
quoi s'est traduit, jusqu'ici, le « réa-
lisme » gouvernemental en cette ma-
tière. Spinasse a pressé le président
du Conseil d'en finir enfin et de con-
sentir au débat. « Soit, a dit M. Tar-
dieu, on discutera le projet dès la ren-
trée, .après les vacances. » Nos amis
ont enregistré la promesse ; ils sau-
ront veiller & ce qu'elle soit tenue.
Marcel MARTER.
L'action des jeunes
dans le Rhône
Les Jeunesses socialistes du Rhône
redoublent d'activité depuis quelque
temps. Nous avons parlé récemment
d'une grande causerie éducative, orga-
nisée par elles à Villefranche-sur-
Saône, avec le concours de Vivier-
Merle, secrétaire de l'Union des Syn-
dicats confédérés du Rhône.
Le samedi 24 mai 1930, le groupe
Rosa-Luxembourg de cette localité,
organisait un grand meeting public et
contradictoire, sous la présidence
d'Eugène Blanc, secrétaire fédéral des
Jeunesses socialistes du Rhône. Un
auditoire de plus de 700 personnes,
composé en majeure partie d'éléments
jeunes se trouvait réuni salle des Con-
férences, pour entendre les orateurs
inscrits : Xavier Magnien, secrétaire
fédéral des J. S. de Saône-et-Loire et
membre du Comité national mixte, qui
sut exposer avec talent le sujet parti-
culièrement délicat de la « Jeunesse
ouvrière et les Partis politiques >;
Iwan Brissot, secrétaire à la propa-
gande des S- du Rhône qui, en un
exposé documenté traita de la « Vo-
lonté de Paix des Jeunesses socialis-
tes »; Armand Chouffet, sympathique
député-maire de ' Villefranche-sur-
Saône, souleva l'enthousiasme de son
auditoire en adressant à la Jeunesse
ouvrière de sa ville un Vibrant appel
en faveur de l'organisation des Jeu-
nesses , socialistes.
De nombreuses adhésions tinrent
récompenser les organisateurs de ce
meeting de leur action continue, Le
groupe de Villefranche-sur-Saône,
constitué depuis trois mois h peine,
a un effectif actuel de 53 adhérents;
il compte arriver à 100 membres avant
le mois de décembre.
En dernière heure, nous apprenons
que ce groupe, en plein accord avec
le Bureau fédéral des J. S. du Rhône,
a effectué hier, dans la vallée de
l'Azergues, une sortie en auto car,
joyeuse et agréable, au cours de la-
quelle, il a rendu visite au groupe
Matteotti de l'Arbresle; de nombreux
militants de la section de Villefranche
les accompagnaient.
Ces deux groupes firent ensemble
une excursion commune jusqu'à
Saint-Bel, où ils retrouvèrent des ca-
marades qui participaient à un chal-
lenge bouliste. Tous fraternisèrent
avec joie;' ils se séparèrent vers 20
heures, au- chant de l'Internationale.
Cette manifestation démonstrative,
parfaite dé tenue, a produit une gros-
se impression sur la Jeunesse ouvrière
de toute la vallée de l'Azergues; on
compte d'ici peu la création de nou-
veaux groupes à effectifs importants.
LE DISCOURS DE M. DALADIER
Au Comité
éxécutif
radical
(Suite de ta première page)
Nos chefs, ajouta-t-il, n'ont cessé de
dire, depuis la londation de notre Par-
ti, que notre but était <$p réaliser l'U-
nion de tous les républicains. Nous
,n'avons Jamais rejeté loin de nous,,
bien au contraire, les républicains plus
modérés que nous, mais aussi fermes
et aussi loyaux. Récemment encore,
nous faisions le meilleur accueil au
congrès de l'Alliance démocratique,
avec l'espoir qu'elle reprendrait cette
orientation à. gauche qui lui avait valu
dans le pays une si légitime autorité.
Ce congrès nous a déçu par son refus
de couper les ponts avec la droite. Mais
nous nous refusons à toute collabora-
tion avec la droite, non certes dans
une pensée de sectarisme ou d'exclu-
sivisme contre les hommes, mais dans
une pensée de loyauté envers les au-
tres comme envers nous. Nous nous
refusons à toute participation au nou-
veau Bloc national On ne saurait
compter sur les radicaux « soit collec-
tivement soit individuellement », afin
de transformer le Bloc national qui
gouverne aujourd'hui en une sorte d'U-
nion nationale, dont Vantisocialisme
serait le prétexte et le service de la
réaction politique et sociale, le vérita-
ble but.
M. Tardieu avait parlé de « ce groupe
qui ne compte que 114 députés sur
m et qui réclame le pouvoir ». M. Da-
ladier répliqua aussi mathématique-
ment :
Pourquoi, dit-il, le groupe des répu-
blicains de gauche qui compte soixante
membres aurait-il à la fois la prési-
dence du Conseil et le ministère de
i Intérieur ??
Pourquoi le groupe Maginot. qui en
compte trente, disposerait-il des « il-
lustres leviers de commande » ? En
réalité, ces messieurs gouvernent au
nom de ce qu'ils appellent la « majo-
rité républicaine » où se trouvent en-
core des survivants de l'équipée natio-
naliste et des menées prétoriennes que
mit en déroule Waldeck-Rousseau et
des cléricaux qui attaquèrent avec vio-
lence l'école laïque et les lois de Jules
Ferry, Aucun de ces hommes dont se
réclame l'orateur de Dijon n'eût accep-
té de gouverner avec une majorité do-
minée par les droites comme celle que
le monologue bourguignon qualifie de
majorité républicaine..
, Un éloge dithyrambique de l'oeuvre
accomplie par les radicaux au pouvoir
et en conclusion, une condamnation
réciproque du collectivisme et des mo-
nopoles capitalistes :
Selon nous, s'exprima M. Daladier,
la politique moderne doit avoir pour
but non "point d'absorber l'homme dans
la collectivité, qu'elle soit régie par un
Etat collectiviste ou dominée par les
monopoles de (ait qui s'accommodent
à merveille de l'inertie conservatrice,
mais au contraire de libérer l'individu
et de lui assurer le développement de
toute sa personnalité. Ni accaparement
par l'Etat des moyens de production et
d'échange qui aboutirait à la diminu-
tion certaine du libre effort humain, ni
souveraineté réelle au nom du néo-ca-
pitalisme ou de l'idéal américain des
forces nouvelles crées par tes applica-
tions industrielles de la science. Li-
berté de l'homme, souveraineté 'de la
nation, tel est l'esprit de la doctrine
radicale.
.M. Bergery, député de Seine-et-Oise,
ne partagea pas l'enthousiasme qu'a-
vait déchaîné le discours de M. Dala-
dier, bien qu'il déclarât partager ses
appréciations sur les élections ae Ber-
gerac et de Guingamp. Mais il fit al-
lusion a aux combinaisons toutes prê-
tes » et à « ces déjeuners qui réunissent
les chefs radicaux avec M. Tardieu. »
La concentration, selon lui, est réglée
depuis le Congrès de Reims et jusqu'à
un nouveau congrès. Toutefois, un chef
radical n'avait-il pas offert à MM. Tar-
dieu et Maginot de collaborer avec lui.
Même pour M. Tardieu, en raison de. sa
personnalité, on avait offert pour lui
seul les trois portefeuillos de la Guerre,
de la Marine et de l'Air.
-Que signifient aussi ces formules
employées d Coulommiers et à La Flè-
che. d'union des républicains laïques et
patriotes, demanda M. Bergery.
Faudra-t-il se demander bientôt, con-
clut-il, pourquoi M Franklin-Bouillon
a été chassé du parti radical et faudra-
t-il dire nue M. Dumesnil a été non pas
un traître mais un précurseur.
M. Dominique voulut apaiser les
craintes de M. Bergery :
- Ce n'est pus un phénomène nou-
veau la collusion des socialistes avec
la réaction, se risqua-t-il à dire.
Et l'avocat de Mme Hanau réclama da
notre Congrès de Bordeaux « des apai-
sements nets ». 11 alla jusqu'à préten-
dre que Paul Faure et Compère-Morel
n'étaient jamais invités à prendre la
parole dans le pays 1
Mais il réclama de son parti une po-
sition nette sur le problème de l'Etat
et des fonctionnaires.
- Une détestable grève postale, dit-il,
textuellement, aurait vu troubler l'ordre
social et le parti radical se serait di-
visé en deux, il faut donc prendre â ce
sujet une position doctrinale.
Comme le sillet devenait scabreux,
M. Léon Mayer proposa purement et
simplement l'approbation du discours
de M. Daladier. Elle fut accordée à
l'unanimité.
P. Li
LE TEMPS QU IL FERA
Prévisions de l'O. N, M. - Temps
chaud, ciel pur devenant lentement
nuageux avec- quelques averses ou ora-
ges. vent d'Est 4 à 7 mètres, tempéra-
ture en hausse la nuit, stationnaire le
jour, minimum en hausse de 4 degrés.
Plus de soucis pour le transport
de vos bagages sur le réseau P.L.M.
Le Service d'enregistrement, d'enlè-
vement et de livraison à domicile que
la Compagnie P.-L.-M. a créé à Paris,
Lyon, Marseille, Cannes, Nice. Monte-
Carlo et Menton est étendu aux stations
d'Aix-les-Bains et de Vichy pendant la
saison thermale.c'est-à-dire jusqu'en oc-
tobre, en attendant qu'il le soit à d'au-
tres grands centres du Réseau.
Sur ordre oral, écrit ou téléphonique
donné ou envoyé aux gares et bureaux
de ville P.-L.-M., aux Agences des Wa-
gons-Lits dans ces villes, vos bagages,
que vous voyagiez en première, deuxiè-
me ou troisième classe, sont enlevés a
votre domicile et déposés, à votre ar-
rivée, au lieu même que vous désignez.
Si vous les avez transportés vous-mê-'
me à la gare de départ et que vous
vouliez ne pas vous occuper de leur
transport à domicile, dites-le à l'Agent
qui les enregistre et ce sera fait.
Vous pouvez, par ailleurs, donner vo-
tre ordre, soit en cours de route au sur-
veillant du train, ou à l'Agent des Wa-
gons-Lits, soit au guichet 'spécial des
bagages à la gare où vous descendez du
train.
Boston, 5 juin. - Un avion de trans-
port qui venait de décoller pour se ren-
dre à New-York, <>st tombé en mer, près
de l'aérodrome de Boston. Deux per-
sonnes auraient été tuées et onze bles-
sées,'
EN ALGERIE
UNE RACE
nouvelle
en Oranais
(Suite de la première page)
Moins de dix ans après leur arrivée, ils
sont implantés les uns et les autres.
Ces audacieux ou ces malheureux ont
alors complètement oublié leur nationa-
lité. Ceux qui réussissent et font fortune
deviennent solidaires des autres capita-
listes. Leurs intérêts ne sont-ils pas les
mêmes ? Quant aux prolétaires, en quoi
leur sort les différencie-t-il des travail-
leurs venus de la métropole ?
Tous les émigrants en Oranais se font
donc rapidement naturaliser. C'est un
fait. Et les pouvoirs officiels de s'exta-
sier.
- Ils deviennent Français, s'excla-
ment à l'envi politiciens et fonctionnai-
res influents 1
Il faut le dire, parce que c'est la vérité:
ce n'est pas à la nationalité française
qu'ils s'assimilent, c'est à l'Algérie.
C'est une race nouvelle qui se crée
dans l'immense domaine conquis en-1830.
Mais les intérêts des capitalistes -
Français de vieille souche ou néo-Français
- se trouvent en opposition avec ceux
de la métropole.
De là, un vif mécontentement qui s'ag-
grave à l'heure actuelle.
L'Algérie est encore autonome au point
de vue financier. Elle bénéficie d'un ré-
gime hybride. Ce n'est plus une colo-
nie. Ce n'est pas non plus trois dépar-
tements français.
Cependant, les'intérêts capitalistes
s'accordent mal avec les obligations que
l'Algérie doit à la métropole.
Et comme la race nouvelle ne connaît
pas le sentiment du patriotisme, héritage
séculaire des métropolitains, ceux qui
possèdent en arrivent à concevoir et mê-
me à revendiquer une autonomie entière
de l'Algérie.
Nous aurons l'occasion de montrer que
ce mouvement n'est pas apparent et que
le péril est extrême.
Péril ? Oui, paroe que la séparation
de l'Algérie et de la France ne ferait
qu'accroître encore davantage l'exploita-
tion des travailleurs et renforcerait l'op-
pression capitaliste.
- Pour nous, socialistes, proclament
sans cesse nos camarades dans toute ieur
propagande, il n'y a pas de Français de
deuxième zone. Les mêmes devoirs et
surtout les mêmes droits, pour tous. La
même ardeur pour la même transforma-
tion sociale.
Et c'est pourquoi, comprenant mieux,
les travailleurs européens des villles et
des campagnes de descendance française
ou espagnole s'affirment de plus en plus
dans l'Oranais, en faveur de notre idéal
et de notre parti.
Seulement, il n'y a pas que le problème
des races, en Algérie. Il y a aussi celui
des religions. Il est peut-être plus re-
doutable encore.
Et. à part quelques rares exceptions,
les indigènes se désintéressent jusqu'ici
de leur sort.
Or, ils étaient un million trois cent
mille en 1830.
Ils sont maintenant plus de cinq mil-
lions !
P. L.
(A suivre).
AVANT BORDEAUX
Le Congrès fédéral
de Seine-et-Oise
Les délégués des sections se sont
réunis dimanche 25 mai, salle des
Syndicats, boulevard Auguste-Blan-
qui : 200 camarade^ étaient pré-
sents. Gérard préside les deux séan-
ces.
Rapport moral - Critiqué par
Lefèvre en ce qui concerne la posi-
tion prise sur l'élection de Bergerac.
Chartier. Mahler, Tarnaud, Descour-
tieux, soutiennent le point de vue
du secrétaire général et estiment
que les décisions de congrès suffi-
sent pour décider des désistements
au deuxième tour.
Budget du secrétariat du G. P. -
Intervention de Grauvogel et Des-
courtieux.
Populaire. - Tarnaud fait voter
des félicitations au Conseil d'admi-
nistration et à son délégué.
Après la discussion sur le rapport
du groupe parlementaire, un large
débat s'ouvre sur la Défense natio-
nale. Une motion présentée par Re-
may, Mahler, Descourtieux, Bou-
vrain, Collet, etc..., est adoptée
par 54 mandats. La motion n° 3 de
la Fédération de la Seine sur le pro-
blème de la défense nationale a ob-
tenu 17 mandats. Une motion addi-
tionnelle renforçant la motion adop-
tée concernant la défense nationale
a obtenu 20 mandats.
^Le rapport moral est adopté par
fî5 mandats. Une motion approuvant
la Fédération de la Dordogne obtient
62 mandats.
Une motion opposée à la précéden-
te recueille 9 mandats.
Cinq mois de prison
pour avoir injurié Je Pape !
Romé, 5 juin.' - On mande de Parme
aux journaux qu'un commerçant qui
er. plaisantant, avait prononcé devant
des clientes des paroles injurieuses
pour le Souverain Pontife, a été con-
damné à cinq mois de prison et dix
lires d amende.
APRÈS MONTEREAU.-
TROIS TERRASSIERS
SONT ARRÊTES
PRÈS DE BALE
On crut un instant qu'ils avaient
trempé dans l'affaire de Monterez
mais rien ne le prouve encore
Après l'accident de Montereau, la
Sûreté générale poursuit avec une ac-
tivité farouche son enquête, voulant a
tout prix, semble-t-il, trouver des au-
teurs à l'attentat pour justifier la ver-
sion officielle des experts.
Tandis que l'on poursuit des investie
gâtions à Montereau et dans les envi-
rons, hier, dans la soirée, un coun de
téléphone, provoqua, rue des Saussaies,
un gros émoi. Trois arrestations ve-
naient d'être effectuées près de Bàle.
Un lourd soupçon pesait sur les indi- j
vidus arrêtés : seraient-ce les auteurs I
de l'attentat î
Mais la suite des Informations pa-
raît capendant écarter cette thèse. Que
faut-il donc en penser î Pour l'instant» -
on attend des précisions, tandis que
l'enquête se poursuit pour éclaircir 1
certains points demeurés obscurs.
DES INDIVIDUS SUSPECTS
C'est à Saint-Louis, à deux pas de la
frontière suisse qu'eurent lieu les opé-
rations dont nous parlons ci-dessus.
Hier matin, vers 10 heures, trois
terrassiers descendaient d'un train réussissaient à quitter furtivement la
gare.
Quelques instants plus tard, des po-
liciers les retrouvaient et, au moment
où ils s'apprêtaient à les arrêter, l'un
des trois put s'enfuir et franchir la
frontière helvétique.
L'es deux autres furent aussitôt con-
duits au commissariat où commença
un interrogatoire serré.
Ils déclarèrent alors se nommer, l'un
Lamy René, âgé de 41 ans, né à. Ciroy-
sur-Vesoul, et l'autre, Daucin André,
né à, Paris en 1903. Terrassiers tous les
deux, ils dirent qu'ils avaient l'inten-
tion de se rendre près de Kembs. où
l'on a besoin en ce moment de beau-
coup d'ouvriers. Mais quand on leur
demanda de quelle façon ils étaient
arrivés jusqu'à la frontière, les deux
individus, d'ailleurs fortement pris de
boisson, hésitèrent et finirent par;
avouer.
C'est ainsi qu'ils racontèrent que;
tous trois s'étaient réunis à Sézanne.;
Là, après de nombreuses libations,
l'un d'eux persuada ses compagnons
d'aller chercher de l'embauche à
Kembs et, mettant aussitôt ce projet à,
exécution, ils décidèrent de partir.
C'est à Provins qu'ils s'embarquèrent
mercredi soir. Mais tous trois ne
s'étaient munis que d'un billet polir la
gare suivante, la pl>; proche.
Ils voyagèrent donc sans billet jus-
qu'à Saint-Louis et sans doute est-ce
pour cette raison qu'ils ne tinrent pas
à franchir le contrôle de la gare et
qu'ils préférèrent sortir par des
moyens, ingénieux certes, mais frau-
duleux.
Lamy et Daucin furent alors fouil-
lés. Ils se trouvaient tous deux sans
passeport et sur l'un d'eux fut retrou-
vée une lettre datée de Montereau.
Mais cette lettre remontait à environ
un an. ; «s.
Y a-t-il la un rapport quélconque
avec l'accident de ces derniers jours ï
Un instant, à la première émotion nrj*
sembla y croire dans les milieux poli-
ciers. Puis, dans la soirée, on montra
moins d'optimisme":
Lamy et Daucin furent néanmoins
arrêtés pour Infraction à la police des
chemins de fer.
UNE AUTRE ARRESTATION
Tandis que l'on interrogeait les deux
terrassiers, la police suisse s'était mi-'
se à la recherche du troisième indi-
vidu qui s'était enfui à l'arrivée des
inspecteurs.
Celui-ci, un nommé Divouy, serait né
à Goussaincourt eu 1899. En attendant
de plus amples renseignements il a été
gardé à vue par la police helvétique,
{DES PRECISIONS
L'enquête sur les trois terrassiers
arrêtés révèle que Daucin et Divouy
avaient été employés pendant quelque
temps dans une entreprise de Sézan-
ne: Quant à Lamy, il prétend avoir été
hospitalisé pendant plusieurs semaines
à Provins et n'avoir quitté cet établis-
sement que depuis le 1er juin.
Les enquêteurs s'efforcent mainte-
nant de vérifier les déclarations de ces
trois Individus, dont l'un est un dan-
gereux repris de justice, mais contre
lesquels on n'a pu relever auoune
charge, sauf celle d'avoir voyagé
sans billet.
Quant à la fameuse lettre datée -dq
Montereau qui sema un instant l'émoi
parmi lee policiers,* hantés unique-
ment par la recherche des auteurs da
l'accident ferroviaire, personne n'y
croit plus. Pour l'instant du moins ;
mais attendons les suites de l'enquête.
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