?
COMŒDIA. — Vendredi 13 mars 1931
day est une charmante baronne de
Gondremark. Enfin, Mme Jarw Saint-
Bonnet a interprété avec beaucoup
de verve et de grâce le rôle de Pau-
line.
M. Diot, qui nous a rendu toutes
Ie5 pages de cette partition, en a di-
rigé l'exécution à l'américaine, sans
baguette, et tourné vers le public pour
les ouvertui 3 et les réludes.. Etait-
ce bien nécessaire? Son orchestre
sonne avec force dans ce cadrc im-
mense; la plupart des mouvements
sent justes, et il donne aux rythmes
d'Offenbach la rigoureuse impulsion
qu'il faut.,
Et maintenant qu'il semble oien
que l'opérette anglo-américaine —
comme l'opérette viennoise, — a fait
son temps, à quand La Grande-Du-
chesse? A quand Barbe-Bleue? A
quand surtout une opérette nouvelle
d'un musicien français rui en perpé-
tuera le genre?
Pierre MAUDRU.
La soirée
de "La Vie Parisienne"
Un ancien « soiriste » du Figaro de
V illemessant, âgé de quatre-vingt-douze
ans, M. Ange Sabati, m'a demandé dg
faire, à ma place, aujourd'hui, la « Moi-
rée D de La Vie parisienne.
Je lui ai volontiers repassé mon carton
invitation et le stylo de Comoedia.
J. B.
Ils sont deux frères qui étonnent Paris.
Dès leur enfance, des faits inexpliqués
se produisirent autour d'eux que des mé-
diums, comme M. Home, avaient étudiés
sans les comprendre.
On disait qu'ils étaient doués d'une
grande puissance occulte.
Arrivés à Paris, ils prièrent d'abord
quelques initiés d'assister à leurs séances
particulières. Après leurs réunions pri-
vées de Gennevilliers et de la rue de la
Pompe, ils installèrent leurs réunions pu-
bliques à la Salle Herz, rue de la Vic-
toire, où six cents personnes pouvaient
être rassemblées.
Les chaises sont disposées sur une moi-
tié de la pièce, séparée de l'autre moitié
pa- une balustrade. Dans cette enceinte
réservée aux expériences, il n'y a d'au-
tres meubles qu'une armoire en bois
mince, placée au milieu, sur de petits
tréteaux, écartée du mur du fond, ou
plutôt de la glace, par conséquent isolée
d7- toute communication.
Dans l'armoire, une banquette de bois
occupe le fond et les côtés. Plusieurs
troua sont pratiqués aux deux extrémités
pour servir à passe- les cordes dont les
médiums devront être attachés. Trois por-
tes ferment ce genre de placard; une
lucarne rectangulaire est pratiquée dans
celie du milieu. Des instruments de mu-
sique fort simples, un violer et son ar-
chet, deux guitares, un tambour de bas-
que, des sonnettes, un cornet de cuivre,
sont placés au hasard dans l'armoire.
La séance commence par 1 enchaîne-
ment des deux frères. Deux commissai-
res, pris au sort, se mettent en devoir
ds garrotter nos deux patienta aux extré-
mités de la banquette, le dos contre les
parois latérales. La besogr.e terminée, on
ferme les trois portes de l'armoire. Puis,
on place la lampe dans .un angle de*la
pièce, de façon à ce que ladite armoire
ee trouve dans une obscurité relative.
Une minute, deux minutes, trois mi-
nutes s'écoulent. On ouvre les portes. Les
médiums sont détachés. Ils descendent
tranquillement, et les cordes reposent sur
la banquette. •
L'expériencè contraire se fait avec la
même facilité.
Ce sont les frères Davenport. Ils vien-
nent de Buffalo (U. S. A.).
Mais aussi grand que soit leur succès,
il va se trouver éclipsé par celui rem.
porté, hier soir,, par le nouveau spectacle
du Théâtre du Palais-Royal : La Vie pa-
risienne,, dont la représentation marquera
une date dans lés - moeurs théâtrales, en
raison de l'accumulation des conjonctiohq
sur l'affiche à la nomenclature des in-
terprètes..
Jamais encore on n'avait vu les noms
des artistes reliés par des c avec Il et
des « ainsi que »; il* n'y* manque, que
les c nonobstant *, les « y compris Il et
les « sans oublier ».
Je recopie cette nomenclature pour
l'histoire :
Pour les représentations de ■
Hyacinthe
Zulma Bouffard
dans
La Vie parisienne
Priston
Honorine
Martal
Thierret
Elmire, Paurelle
Massin
avec
Gil Pérès
ainsi que
Céline Montaland
Lassouche
et
Brasseur
Quelle magnifique chanbrée Encore
qu'on n'apercevait pas beaucoup d'hom- !
mes dans la salle, en raison des- amples
crinolines qui s'étalaient sur tous les fau-
teuils, derrièrt quelles lès - rares" lions
qui s' étaient risqués parmi ce flot de
soies et d?' dentelles disparaissaient pres-
que complètement.
Mais Aimée Desclée, Marie Sasse,
Blanche Pierson, Léonide Leblanc, Hor-
tense Schneider, Blanche d'Antign) -
celle-ci toujours flanquée de son secré-
taire, un petit journaliste qui répond au
prénom d'Arthur — Déjazet, les deux
Brohan, Léontine Massin, Rose Des-
champa, Berthe Legrand, la Rosalba, la
Païva; Caroline Letessier, toutes nos bel- J
les coco dettes, et Anna Deslions, et Cora
Pearl, obstinément suivie du jeune
Alexandre Duval, 'fils d' un ritht: restau-
rateur, qui ne lâche pas les talons dorés
de la belle et lui semble attàché par ses
« suivez-moi-jeune-homme 9 —» notons en
passant qu Alexandre lançait, hier soir,
ainsi que Nestor Roqueplar. et ce-lion de
Boissy, l'affreux nouveau chapeau an-
glais, le demi-tuyau de poêle, qui est
encore plus ridicule que les décalitres de
nos élégants — Suzanne Lagiér, Hortense
Neveu,
avec (comme dit l'affiche) Adèle Cour-
tois
ainsi que Rigolboche
et Céleste« Mogador qui-veut avoir son
théâtre et qui l'aura.
Parmi les habits, reconnu : Khalil bey,
Mustapha, Barn, Montbryon, les deux
jHamilton, Citron (le prince d'Orange)
i— qui est venu en cab - La Tour Pozay,
'avec Gramont-Caderousse
ainsi que Trévières
et Quinsonnas, qui vient d'acquérir
l'hôtel gréco-romain du prince. Napoléon.
Dans les loges, Mmes Cadore, Persi-
gny, Sagan, Caraman-Chimay, Sancy-
Parabère, La Bedçyère,
avec Aguado J
ainsi que Beaulincourt J
et Walestca
les hommes politiques : Rouher,
Chaix d'Est-Ange, Granier de çassagnac,
LE THEATRE ET LA MUSIQUE
Mlle Brégis
(Photo Comœdia.)
(de l'Empire), Troplong, Etienne Arago,
Charles Floquet, Henri Brisson, Eugène
Pelletan et son fils Camille, un élégant
adolescent, Clamagéran, Jules Grévy, Ju-
les Ferry, Jules Favre, Caillaux, Léon
Say, Flourens, Hippolyte Carnot et son
fils Sadi, ingénieur des mines,
avec Thiers
ainsi que Gambetta
et Robert-Houdin, qui vient de rouvrir
son théâtre d'illusions,
les gens de finance, tous les Rothschild,
tous les Péreire. sauf évidemment M.
Oustric, encore retenu, rue de Clichy,
pour dettes,
le maréchal Niel, au teint de rose, le
maréchai Pélissier, le général Leboeuf,
tout ému à la pensée qu 'on pourrait son-
ger à vouloir culotter nos fantassins, nos
dragons et nos zouaves autrement que de
rouge, le général de Mac-Mahon, le géné-
ral Trochu, celui-ci très entouré et inter-
viewé à propos des récentes menées du
prince de Bismarck à quoi il a répondu
par le haussement d'épaules que ça mé-
rite, les généraux Lecomte et Glément
Thomas,
avec les colonels Margueritte et Faid-
herbe
ainsi que Bazaine
et le capitaine Georges-Ernest Boulan-
ge- causant avec un jeune poète qui si-
gne Paul Déroulède,
les docteurs Trousseau, Charcot, Vel-
peau et sa bande
avec Péan
ainsi que Ricord
et le plus fort de tous : le zouave
Jacob,
le physicien Foucault, le chimiste Pas-
teur
avec le savant Raspail
ainsi que le savant Chevreul
et Vaissier (le savant du Congo),
Les littérateurs Michelet, Edmond et
Jules de Concourt, Paul de Kock, un
jeune : Emile Zola, Mérimée, Jules
Verne, Léon Halévy — père d'un des
auteurs du livret — Ernest Renan, Geor-
ge Sand, la comtesse Dash, Alphonse
Daudet - qui attend un enfant et espère
un fils -
avec Fustet de Coulanges
ainsi que Alexandre Dumas père
et Ponson du Terrail,
les poètes Lamartine, Mistral — qui
met la dernière main à Calandaou -
Verlaine, le jeune François Coppée,
avec Sully Prudhonime
- ainsi que Théophile Gautier
et Banville,
les chansonniers Gustave Nadaud,
Pierre Dupont, J.-B. Clément,
les journalistes Victor Noir, causant
amicalement avec le. prince Pierre Bona-
parte, Villemessant, Louis Veuillot,
Emile de Girardin, docteur Véron, Fran-
cisque Sarr-ey. Alphonse Humbert, Henri
de Rochefort, Edmond About, Aurélien
Scholl, Albert Wolff,
afffc Clemenceau
ainsi que Nestor Roqueplan
et Marcelin, directeur du journal La
Vie parisienne, à qui la pièce représen-
tée hier est dédiée,
les auteurs dramatiques Victorien Sar-
dou, Alexandre Dumas fils, Lambert-
Thiboust, Pailleron, Chivot et Duru,
avec Gondinet
ainsi que Philippe Gille
et Eugène Labiche,
les musiciens César Franck, Gounod
—. avec son fidèle librettiste Michel Carré
- Lecocq, Saint-Saëns, Verdi, Ambroise
Thomas,
avec Auber
ainsi que Bèrlioz
et Rossini,
les artistes dramatiques et lyriques
Got, Delaunay, jeunes sociétaires, Coque-
fin, Bressant, Capoul, Laferrière, Didier
Seveste, Frédéric Febvre,
avec Mélingue
ainsi que Frédérick Lemaître
et, hirondelle chassée de place en
place, une. vieille actrice que peu de gens
connaissent et qu'une ouvreuse du même
âge qu'elle nous dit avoir été Mlle
George,
les sculpteurs Carrier-Belleuçe, Fré-
,miet, Falguière, Seurre,
avec Barye
ainsi que Roty
- et Carpeaux,
les peintres Meissonier, Fromentin, Al-
phonse de Neuville. Henri Regnault,
Courbet, Puvis de Chavannes, Millet (le
vrai), Manet, Claude Monet,. Rosa Bopt
iit-ur, Harpignies, Gérôme,
avec Corot
ainsi que Winterhalter
et M. Ingres,
les dessinateurs Charn, Daumier, qui
nous donne de mauvaises nouvelles de
Gavarni, malade,
l'architecte Charles Garnier,
les photographes Nadar et Pierre
Petit,
M. Boucicaut, fondateur des Magasins
du Bon Marché,
le critique Sainte-Beuve,
le grammairien %ittré,'
La Rounart et de Chilly, ancien et nou-
veau directeurs de l'Odéon,
ainsi que Jes g.ands maîtres du barreau
Lachaud et Berryer:
et un petit stagiaire du barreau de Né-
rac, nommé Armand Fallières.
les éditeurs Michel-Lévy, Poulet-Malas-
sis, Delalain, Pierre Larousse, qui vient
d'entreprendre l'énorme publication d.u
Dictionnaire,
l'ex-préfet Kambuteau, tout fier des
édicules à trois compartiments dont il a
orné les boulevards,
et le préfet actuel Haussmann, qui
vient de percer la rue de Rome en dé-
molissant un rocher qui était un peu là,
le célèbre Anglais, amoureux de la
France, Sir Richard Wallace, don. on dit
qu'il achèterait le Théâtre Fontaine,
et cet autre, le t- fus parisien de nos
coutuners : Worth
et nos petits crevés qui avaient, pour
un soir, lâché les orgies du Grand-Seize
ou de la Maison Dorée et qui se sont
tenus au théâtre aussi mal qu'au cabaret,
croyant donner à Paris le ton — et aussi
le mauvais ton et le a benoiton » —
comme on dit depuis que M. Victorien
Sardou triompha à nouveau au Vaude-
ville»
Ange SABATI.
Carnet du Critique
AUJOURD'HUI
Répétition générale B
Au Théâtre du Vieux-Colombier
(Compagnie des Quinze), 21 h., répé-
tition générale B de Le Viol de Lu-
crèce, pièce en quatre actes d'après le
poème de Shakespeare, par André
Obey.
Dates retenues.
16 mars. — A l'Œil de Paris, en soirée.
Rajeunir 1 et Jean-Sébastien Cast.
17 mars. — Au Théâtre Edouard-VII,
en soirée, Déodat.
18 mars. — Aux Nouveautés, en soirée,
Les Nouveautés en revue. — Aux Noctam-
bules, en soirée, Pas sur la Bourse.
19 mars. — A la Porte-Saint-Martin,
en soirée. Monsieur de Létorière.
20 mars. - - A l'Athénée, en soirée, La
Seconde Manche.
21 mars. — Au Discobole, en matinée,
Delirium, Le Saut du diable.
22 mars. — A la Petite Scène, en soirée,
nouveau spectacle.
23 mars. — Au Plàza, tn soirée, nou-
veau spectacle.
25 mars. — Aux Mathurins. en soirée,
Palais-Bourbon,
27 mars. - Aux Folies-Wagram, en nis.
tinée. Sans tambour, ni trompette.
31 mars. — Au Théâtre Aide et Protec-
tion. en matinée, Narcisse.
lor avril. — A l'Odéon, en matinée,
Gala du concours de la pièce en un acte.
Théâtres
La lettre du doyen.
On peut considérer M, Germain com-
me le doyen des Artistes dramatiques.
Sollicité de prêter son concours à la
représentation d'adieu de M. Dehelly,
voici la lettre qu'il vient d'adresser à
M. Pizani:
« Mon cher Pizani,
« C'est avec plaisir que je profite
de l'occasion de vous être agréable,
ainsi qu'a Dehelly et à moi aussi! Ne
vous etonnez pas. Ce sera un grand
souvenir que je garderai d'avoir ter-
miné ma longue carrière « 65 ans de
théâtre » à la Comédie-Française.
« Seulement je vous demanderai un
rôle très court.
« Mes amitiés ainsi qu'aux amis. »
Autour des « Trois chambres ».
C'est dimanche soir que prendront
fin les trente représentations de l'œu-
vre de Lenormand, annoncées par M.
Victor Francen. Les manifestations qui
avaient troublé les premières soirées ne
se sont pas reproduites et la pièce,
malgré son audace, est maintenant
écoutée avec respect. La critique a
beaucoup fait pour dissiper le malen-
tendu initial.
Voici quelques opinions recueillies
au hasard de nos lectures:
Figaro (Gérard d'Houville) :
On sort da cette représentation les nerfs
tordus, mais en s'avouant que l'on a été,
malgré soi,-sensible à ce mauvais envoûte-
ment et aux vapeurs exhalées par la mar-
mite du sorcier. Tout cela est à la fois
irréel et possible, d'où une impression
d'horreur et d'attrait.
Les Nouvelles littéraires (René La-
lou):
Ici encore la pièce de Lenormand nous
laisse l'impression d'une réelle grandeur.
Lès Trois Chambres sont une loyale tenta-
tive d'envoûtement.
L'Avenir (F. Nozière):
Ce sont des effusions toutes naturelles
et d'une rare beauté. Nous devons à Heine
des confessions que Schumann commenta.
Lenormand nous a peut-être donné son
Intermezzo.
Le Journal (G. de Pawlowski):
L'œuvre nouvelle de Lenormand marque
une date dans l'histoire intellectuelle du
théâtrè irréaliste contemporain.
Le Soir (Maurice Rostand):
Les trois actes sont coupés de tableaux
brefs et saisissants. L'action suit une ligne
d'une pureté et d'une logique remarquables.
Et quel admirable dialogue !
Excelsior (Charles Mérê):
L'admirable pièce de Lenormand a sou-
levé hier les bravos de quelques cœurs en-
thousiastes qui ne pouvaient résister à son
intensité, à la somme prodigieuse d'intel-
ligence et d'émotion "qu'elle dégage, à cett?
grande élévation du poète.-
Petit Courrier.
A la Comédie-Française.
Demain, h 16 h. 30, huitième mati-
née poétique: M. Jean Hervé (Emile
Vitta), Mmes Segond-Weber (Emile
Vitta), Berthe Bovy (Alphonse Séché),
Dussane (La Fontaine), Yvonne Ducos
(Henry Bataille), Henriette Barreau
(Alphonse Séché). Le Baiser, un acte
en. vers de Théodore de Banville, sera
jpué par M. Pierre Dux et Mlle Yvonne,
Ducos. La notice de M. J. Valmy-
Baysse sera lue par M. Paul Numa. ,
En soirée : Les Compères du roi
Louis.
— Dimanche, à 13 h. 45. Horace.
En soirée, à 20 h. 45, Le Maître de
son coeur.
— La Comédie-Française a reçu le
buste, par M. G. Setta, de François de
Curel dont on jouera lundi, en soirée,
La Nouvelle Idole qui en sera à sa
66" représentation à ce théâtre. Le spec-
tacle. se terminera par Les Précieuses
Ridicules.
* Au Théâtre National de l'Odéon.
Rappelons que c'est ce soir qu'a lieu
le Deuxième Gala Classique organisé
par « Les Amis de l'Odéon » et dont
le spectacle comprend: Tartuffe, de
Molière, avec M. Arquillière, et pour
la première fois Les Marrons du feu,
d'Alfred de Musset, avec une musique
inédite de M. Charles Cuvillier.
Pour couper court à certaines infor-
mations erronées la direction du Théâ-
tre National de l'Odéon fait connaî-
tre qu'elle est demeurée complètement
étrangère à l'organisation d'un specta-
cle .privé qui a eu lieu mercredi dans
un. grand théâtre lyrique et que les ar-
tiste du Second Théâtre-Français qui
y ont participé l'ont fait à titre pure-
ment personnel.
Au Théâtre PijaMe.
Pour mettre un terme à des bruits
plus ou moins inexacts, M. André
Charmel nous demande de préciser:
lOQue le Théâtre Pigalle (direction
Antoine) avait reçu sa comédie Choisir,
pour être jouée aussitôt après Histoires
de France de Sacha Guitry.
20 Que le Théâtre Pigalle (direction
Gaston Baty) avait reçu sa comédie
Trinité pour être jouée avant le ior
mars 1931 ; que ladite comédie fut créée
par le Théâtre Pigalle sur la scène de
Monte-Carlo en décembre 1929, main-
tenue auprogramme après cet essai, et
« mise en train » en septembre 1930
pour être représentée après Donogoo.
30 Que le Théâtre Pigalle ne jouera
ni Choisir, ni Trinité.
Au Théâtre Edouard-VII.
Mlle Blanche Jackson a repris avec
succès le rôle de Miss Green dans Les
Trois Chambres au Théâtre Edouard-
VII.
'Au Conservatoire Renée Maubel
.8.8.
MIREILLE w
Mme Renée Maubel a monté Mireille
avec une troupe d'élèves très homogène,
et dont l'éducation musicale s'avère
excellente.
M. Gaston Gineste prêtait à Vincent
le prestige de sa voix chaleureuse et
le jeune éclat d'un talent tout à fait
au point. La cavatine a été bissée avec
enthousiasme. Grâce au « tour du ré-
pertoire » qu'assure, en quelques sai-
sons, l'éclectisme de Mme Renée Mau-
bel, je puis dire que j'aurai entendu
M. Gineste dans tous les rôles de ténor,
avant le grand public, qui, je n'en dou-
te pas, le réclamera bientôt.
En Mireille, j'ai apprécié Mlle Betty
Joliet, déjà remarquée dans maintes
compositions. Mlle Simone Lebel, douée
d'un beau mezzo et bien grimée, a
bien fait valoir le rôle de Taven. Mlle
Rousseau a chanté, l'air du petit ber-
ger avec beaucoup de style et de goût.
M. Cyril Rey a bien campé son Our-
rias. M. Altiani, que j'avais déjà re-
marqué dans Nilakantha, a chanté son
rôle de Ramon avec une surprenante
facilité, grâce à l'homogénéité de sa
voix aussi souple dans l'aigu que dans
le grave. A ces qualités vocales, il joint
une prestance qui le servira bien dans
ses rôles. Ambroise fut très bien tenu
par M. Aymonino.
La baguette était aux mains de M.
Raymond Belinkoff, des classes de chef
d'orchestre. Il conduisait avec une
réelle autorité. Je dois dire que l'or-
chestre, au grand complet, réalise, de
représentation en représentation, d'éton-
nants progrès.
Des classes de danses de Mme Erci,
je tiens à citer Mlle Renée Paule, M.
Goston Jerys, Mlles Carbonnel, Beau-
té, Jacqueline Jaoesco, Pique de Ro-
queplanche, MM. Bert, Valnaux.
Avec quel intérêt on suit ce travail
r M. Raymond Bélinkoff
chef d'orchestre
au Conservatoire Renée Maubel
(Photo G.-L. Manuel frères.)
multiple et coordonné où tous les élé-
ments sans exception sont créés dans
la maison, sous l'autorité magistrale et
dévouée de l'éminente directrice et pro-
fesseur qu'est Mme Renée Maubel. -
Un spectacle de comédie, 1 de trois
pièces choisies avec autant d'intelligen-
ce que d'éclectisme, se prépare main-
tenant.
André Serph.
Musique
« L'Art pour tous » au studio
de Louise Matha.
Séance d'un haut intérêt artistique,
dimanche dernier 8 mars, chez la can-
tatrice Louise Matha. Près de 200 mem-
bres de « L'Art pour tous », sous la
présidence du maître Léon Frapié, ont
applaudi la brillante conférence de
Louise Matha sur le chant générateur
de santé physique et morale, et sur le
rôle social du chant collectif.
L'audition de plusieurs élèves, no-
tamment de Mmes Thérèse Remsa et
Alice Arley et de M. Emilien Cham;
petier, apporta la preuve vivante de
la valeur de l'enseignement de Louise
Matha. Cette dernière se fit entendre
elle-même pour la plus grande joie ar-
tistique de l'auditoire, charmé de tant
de grâce souriante au service de tant
de dons. Il faut espérer que cet ensei-
gnement complètement rénové, et fondé
sur des bases scientifiques indiscutables,
prendra, à bref délai, toute l'extension
qu'il mérite.
~!M~.kM.H.ima
THÉÂTRE OU CHATELET
Samedi 14, A 17 heures, Concoure de Mme
Abtty Riohafdson, du Théâtre de la Monnaie,
et de MM. Inghelbrecht et C. Despiau.
Manfred, ouverture (Schumann); Concerto
pour alto et orchestre (Haendel), M. G. Des-
piau; El Creco (Inghelbrecht), sous la direc-
tion de l'auteur; Mitrane (Rossi); La Foire
de Sorotohinsky (Moussorgsky), Mme A. Ri-
chardson; Le Carnaval des Animaux (Saint-
SaPns). Solistes : MM. Faure, Doyen, Blan-
quart, Lopes, Juste, Brun.
Dimanche 15, à 14 h. 30, Concours de MM.
Brailowsky et Guy Ropartz.
Les Maîtres Chanteurs, ouverture (Wa-
gner); Concerto en la majeur pour piano
(Mozart), M. Brailowsky; Prélude dominical
et Six Airs à danser (Guy Ropartz). sous la
direction de l'auteur; Valse, Trois Eoossaises
(Chopin) ; Rhapsodie hongroise numéro 0
Liszt). M. Brallowsky; Rhapsodie espagnole
(Ravel).
Concerts dirigés par M. Gabriel Pierné,
Petit Courrier.
Ce soir, 21 heures, salle Gaveau,
concert cIj musique de jazz par Ray
Ventura and his Collegians. Billets à
la salle.
CONCERTS PASDELOUP
TH. DES CHAMP8«CLYSBBS
Samedi 14 mars, à 17 heures. Mlle. Rosette
Anday, de l'Opéra d'Etat de Vienne; chan-
tera des Mélodies de Berlioz, Schubert, Rei-
nitz et F. Lorant.
Symphonie paetorale (Beethoven); Diver.
tissement sur des Chansons russes (Rabaud);
La Ville rose (Roussel) ; Fonderie d'acier
(Mossolow).
Dimanche 15 mars, a 18 h. 30. Mlle Rosette
Anday, de l'Opéra d'Etat de Vienne, chan-
tera des Mélodies de G. Malher. Mme Ja-
nine Weill jouera le Concerto in ut mineur
pour piano (Mozart).
Concerto brandebourgeois numérj 3 (Bach);
Daphnis et ohloé (Ravel) Schéhérazade
(Rimsky-Korsakoff).
Chef d'orchestre : M. Rhend-Baton.
No' s apprenons avec plaisir que 1
Mlle Raveau, complètement rétablie,
vient d'être autorisée par le professeur
Gosset à quitter la clinique de la rue
Bizet.. J
Ce soir, 21 heures, Palais du Tro-
cadéro, troisième conférence publique
en français par le comte H. de Key-
serling: La Vie et la Destinée. Billets
au Trocadéro.
Yvonne Astruc, la grande violo-
niste, fera sa rentrée à Paris en un
récital, lundi 23 mars, salle Gaveau.
Location ouverte à la salle et chez
Durand (Valmalète).
"Il, Rentrant d'une brillante tournée
en Hollande, l'éminent violoncelliste
André Lévy donnera un concert le ven-
dredi 18 mars, à 21 heures, salle Cho-
pin. La location est ouverte à la salle,
chez Durand, à Musica.
Office International des Artistes
MAISON PLEYEL (Salle Chopin)
8, rue Daru
Samedi 14 mars, à 21 heures
OLOA LUCHAIRE
MARIE-ANTOINETTE PRADIER
L. Nicolallft, M. F. Gaillard
Alejo Carpentier
Œuvres de Hugo Wolff, Paul Dupln;
L. Nioolalff, M. F. Gaillard, M. de Falla,
D. Milhaud
Billets à la Salle Pleyel et chez les éditeurs
Signalons le concert que donnera
Mlle Françoise Doreau, pianiste, le
13 mars, à 21 heures salle Chopin, avec
le concours de Mlle Alicita Felici, can-
tatrice. Location à la salle, chez Du-
rand, à Musica.
Le célèbre ténor Roland Hayes,
créateur en France des negro spirituals
songs, qui n'avait pu venir en Europe
ces dernières années par suite de ses
triomphales tournées aux Etats-Unis,
fera sa rentrée à Paris au mois de mai
prochain.
Carol Szreter donnera un récital
de piano consacré aux plus belles oeu-
vres de Chopin et de Liszt vendredi
soir 20 mars, salle Gaveau. Location
ouverte salle Gaveau et chez Durand
(Valmalè':" ).
Emmv ICriiger, première canta-
trice du Théâtre de Bayreuth donnera
un récital lundi soir, 16 mars, salle
Gaveau. Œuvres de Beethoven, Schu-
bert, Strauss et Kowalski. Location ou-
verte (Valmalète).
Cours et Leçons.
Correction des accents. Préparation
au Théâtre et au Cinéma. Art oratoire.
Paul Gravollet, de la Comédie-Fran-
çaise, 15, rue Victor-Massé (9e).
Music-Halls Cirques
et Caraberts
Dranem contre Maud Loty.
Tout-Paris voudra entendre lundi
après-midi à >PEldorado Dranem con-
tre Maud Loty sur La Chanson, avec
Damia, Yvette Guilbert et toutes les
vedettes du music-hall, du théâtre et
du cinéma. Ce débat sensationnel, pré-
sidé par Léo Poldéa, est organisé par
le Club du Faubourg, et la recette in-
tégrale sera versée à la maison de re-
traite des Artistes lyriques (Fondation
Dranem). Prix unique des places: 10
francs. Pour renseignements, le ma-
tin, 38, rue de Moscou. Europe 58-29.
Petit Courrier.
Au Palace.
M. Charpini sera, avec Cora Madou,
en tête de. la distribution de la revue
du Palace qui sera donnée au début
de la saison prochaine.
Au Théâtre chantant de Georgius.
M. Georgius, directeur, vient d'enga-
ger Mlle Lyliane Kerida qui débutera
de 20 mars prochain au Casino Mont-
parnasse, dans le nouveau spectacle.
Au Lido.
Le mercredi 18, Maurice Verne pour-
suivant sa série d'illustrations scéni-
ques de livres présentera Prisons de
femmes de Francis Carco; au pro-
gramme: un tango inédit, paroles de
Carco, musique de Jean Lenoir, qui
sera créé par Dora Stroeva, une java
de Sacha Guitry chantée par Urban,
une reconstitution de cabaret montmar-
trois. Marguerite Moreno, Georges Co-
lin, Franconnay prêteront également
Jour concours à Maurice Verne.
LE LOUP DE DENTELLE.
Le Gala blea-jonquille
Hier a eu lieu dans les salons du
Palais d'Orsay le Gala bleu-jonquille,
la grande fête annuelle de la Fédéra-
tion nationale des sociétés d'anciens
chasseurs à pied, alpins et cyclistes,
dies plus « traditionnels » de nos an-
ciens combattants, gala placé cette
année sous le patronage de notre excel-
lent confrère L'Intransigeant et dont
l'organisation artistique avait été con-
fiée à C omœdiâ.
En dépit de la crise, en dépit du
froid, en dépit du peu de temps qui
nous fut laissé pour cette organisation,
ce fut un succès, un grand succès au-
quel présidèrent Mme Sautet, la tou-
jours jeune marraine des Chasseurs;
M. Champetier de Ribes, ministre des
Pensions, et le général Gouraud , gou'
verneur militaire de Paris, 'l'idole des
Chasseurs.
L'assemblée était des plus brillantes,
et la camaraderie du front permit les
mélanges de « milieux » les plus im-
prévus, les plus réconfortants pour
(c ceux qui se souviennent ».
Soir la scène se succédèrent, accla-
més par l'assistance, Jean Bastia,
Yvonne Becker, Geo Charley, Costa et
son Boy, Crezy Janon et Jacko (un
excellent numéro de danses portugai-
ses), les petites Micheline Delsol, De-
nise Billard présentées 'par Mme Ge-
neviève Déramaud, Mlle Vallière,
Maurice Vallée et Génia, Gabriello,
Lily May, Léon Michel, Perrosier (un
danseur excentrique nouveau dont le
nom est à retenir), Raymond Ro-
gnoni. et la fantaisie s'en mêlant un
chœur de Saint-Cyriens et une chorale
de Chasseurs.
M. Fay, président de la Fédération,
et ses seconds (qu'ils nous excusent de
ne citer personne. ils sont trop!) a
pu nous dire qu'il était enchanté de
cette soirée qui s'est terminée avec le
jour sur d'agréable? petites tables où
nous soupâmes le plus joyeusement du
inonde.
Et maintenant à la « Journée des
traditions » qui aura lieu'à la Pente-
côte, à Mulhouse, et à laquelle Comœ-
dia ne sera pas absent, car. outre les
raisons qui la motivent, ce sera une
belle iournée d'art et une manifesta-
tion de l'âme française. — I.-P. L.
De soir, salle Erard, à 21 heures, Séance
de Sonates par Pierre Lucas et André As-
sel in.
Au programme : Sonates de Grieg, Alberto
Williams (première audition), Debussy, Bee-
thoven. Places de 5 à 20 francs. Location
Conservatoire International de Musique (40,
rue de Boulainvilliers), Salle, Durand, Dan-
delot.
Nouvelles Théâtrales
THEATRES LYRIQUES
Opéra.
Ce soir, la représentation de Tristan et
Yseult commencera à 19 h. 45 et l'accès
de la salle sera interdit ensuite jusqu'aux
entr'actes.
Le vendredi 20 mars prochain, avec
Mme Lotte Lehmann, c'est M. Fritz Wolff,
le célèbre artiste de l'Opéra de Vienne,
qui paraîtra sur la scène de l'Opéra dans
Lohengrin.
Opéra-Comique.
Dimanche, en soirée, à l'Opéra-Comique,
Manon sera chantée par Mlle Emma Luart,
le ténor Sydney Rayner, MM. Roger Bour-
din et Baldous.
MM. Roussel, de Creus et Payen, Mlles
Vavon, Marie-Jeanne Martin et Fenoyer
compléteront cette incomparable distribu-
tion du chef-d'œuvre de Massenet.
C'est Mlle Yoshiko Miyakawa qui chan-
tera Madame Butterfly en matinée, di-
manche, salle Favart.
— La reprise de Pénélope, de Gabriel
Fauré, avec le célèbre ténor Muratore et
Mlle Suzanne Balguerie aura lieu demain
samedi en soirée à l'Opéra-Comique. L'or-
chestre sera dirigé par M. Albert Wolff.
Mogador.
Le chef-d'œuvre d'Offenbach, Meilhac et
Halévy : La Vie parisienne, qui a été hier,
au Théâtre Mogador, l'objet d'une formi-
dable ovation de la part des spectateurs
enthousiasmés, ada donné, pour la pre-
mière fois, en matinée dimanche à 14 h. 30.
avec toute sa brillante interprétation. Ce
soir, au Théâtre Mogador, réception du
service de seconde pour La Vie parisienne.
S
Bouffes-Parisiens.
Tout le monde veut absolument voir le
plus joli spectacle d'opérette à Paris : Les
Aventures du Roi Pausole, triomphalement
interprétées par Dorville, Jacqueline Fran-
cell, Pasquali, Louis Blanche, Germaine
Duclos, Viviane Gosset, Claudie de Sivry,
Régine Paris, eto.., et Koval.
Folies-Wagram.
Brummell, de Rip, R. Dieudonné et Rey-
naldo Hahn est un chef-d'œuvre. Demain
et dimanche matinée.
THEATRES DE DRAME
DE COMEDIE ET DE GENRE
Sarah-Bernhardt.
L'Aiglon, dont le succès est plus grand
que jamais, sera donné dimanche en ma-
tinée, à 14 h. 15, avec l'interprétation de
chaque soir.
Antoine.
Demain samedi, à 14 h. 30, matinée
classique.
Au programme : Le Misanthrope, co-
médie en cinq actes, en vers, de Molière
avec Mmes Jeanne Provost, Marguerite
Pierry, Alice Field, MM. Henri Rollan,
Paul Bernard, Roger Gaillard, Maurice
Escande, Maurice Varny, Lucien Hector,
G. Six, R. Bernard,
Le spectacle sera présenté par M. Emile
Mas.
Tous les soirs et dimanches en matinée:
La Petite Catherine, la pièce de la saison.
Palais-Royal.
Le spectacle le plus gai de Paris c'est
Les Dessous de la robe, la pièce qui force
le rire, jouée dans un style étourdissant
par les brillants artistes qui l'ont créée :
Duvallès, Hennery, Paul Faivre, Berthier,
Charles Lorrain. Blanche Montel, Margue-
rite Templey, Germaine Risse, Germaine
Michel.
, MiCbodlère.
Le Sexe faible, la fameuse comédie de
M. Edouard Bourdet. dont le succès est
unique et qui bénéficie de la plus - belle
interprétation avec Jeanne Cheirel et Vic-
tor Boucher, Marguerite Moreno, Jeanne
Grumbach, Pierre Brasseur, Nadine Pi-
card, Christiane Delyne, Janine Merrey,
José Noguero, Philippe Hériat avec Fer-
nand Fabre. et Suzanne Dantês poursuit
son éblouissante carrière et fêtera sous
peu sa 500" représentation.
Daunou.
« Voilà pourquoi La Belle Amour m'a
plu et voilà pourquoi je vous la recom-
mande ». Ainsi se termine l'article que
M. Pierre Brisson a consacré dans Le
Temps, à la comédie de M. Léopold Mar-
chand, comédie admirablement jouée par
Spinelly, Debucourt, Robert Clermont, Er-
nest Ferny, Nita Malber, Janine Crispin,
André Laurent, avec Maurice Bénard et
Jean Wall.
Saint-Georges.
Jean Worms, Paul Bernard, Suzet Maïs
et Grétillat slnt les interprètes de Déca-
lage, cette pièce intelligente de M. Denys
Amiel où l'auteur explique le déséquilibre
de la jeune femme prise entre deux gé-
nérations : celle qui avait vécu déjà avant
la guerre et les jeunes gens qui ont grandi
durant l'orage et ont trop vite voulu être
des hommes.
Nouveautés.
M. et Mme Un Tel, la célèbre comédie
de M. Denys Amiel, dont la reprise a con-
nu un très grand succès n'aura plus que
4 représentations, sa carrière devant pren-
dre fin dimanche soir. M. et Mme Un Tel
est toujours interprété par Jacques Bau-
mer, Régina-Camier, Suzanne Dehelly,
Jean Heuzé.
A la Comédie-Française
On a beaucoup remarqué à la pre-
mière de La Rafale deux ravissantes
toilettes de chez Marcelle André por-
tées par la belle artiste Mlle Tonia
Navar.
Editions Durand
ri Cie
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Pierre-Octave FERROUD
SYMPHONIE EN LA
Réduction pour piano à 4 mains,
par l'auteur
Olivier MESSIAEN
LES OFFRANDES OUBLIEES
Méditation symphonique pour orchestre
Réduction "our piano à deux mains
par l'auteur
Pierre VELLONES
FABLES DE FLORIAN
pour piano à deux mains
Nous rappelons à nos amis et cor-
respondants que leJ trois lignes sur
lesquelles 'il corroient d'appeler Co- 1
mœdia sont:
Trudaine 42-82. — 92-83. i-' 92-84
1 •
~M~im
(Emissions tous les tours de 12 h. 30
à 13 h. - Radio-L. L. (370 m.)
AUJOURD'HUI
Mme Gabrielle Dumesnil nous jdiraû
des poèmes de Paul Fort.
Lecture et commentaires du journal
Musique enregistrée.,
HIER
Excellente émission de. musique le-*
gère. Nous avons entendu avec beau,",
coup de plaisir l'excellent orchestre
de M. Persiani, compositeur de musi*
que.
L'ensemble de M. Persiani, très ho..
mogène, interpréta avec beaucoup;
d'adresse les mélodies populaires ouf
des airs de musique de danse.
Nous entendîmes, hier Conchita uo
excellent fox-trot, puis ïako, puis" L4
Mme Germaine Béria 1.
Barque fleurie un slow-fox bien rythmée
Au cours du concert, Mme Germain.,
BériaJ des Concerts Parisiens, dont
nous connaissons quelques très bons
disques, nous permit d apprécier l'eX'
cellence de sa voix radiogénique.
Nous avons reçu plusieurs lettres
nous félicitant et remerciant Radio-,.
Comœdia des émissions de M. Per«
siani. Nous ne manquerons pas de de"
mander à cet excellent musicien dei ;
nous revenir avec ses virtuoses.
DEMAIN
Lecture et commentaires du journal
Musique enregistrée.
Paul Clérouc.
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COMŒDIA. — Vendredi 13 mars 1931
day est une charmante baronne de
Gondremark. Enfin, Mme Jarw Saint-
Bonnet a interprété avec beaucoup
de verve et de grâce le rôle de Pau-
line.
M. Diot, qui nous a rendu toutes
Ie5 pages de cette partition, en a di-
rigé l'exécution à l'américaine, sans
baguette, et tourné vers le public pour
les ouvertui 3 et les réludes.. Etait-
ce bien nécessaire? Son orchestre
sonne avec force dans ce cadrc im-
mense; la plupart des mouvements
sent justes, et il donne aux rythmes
d'Offenbach la rigoureuse impulsion
qu'il faut.,
Et maintenant qu'il semble oien
que l'opérette anglo-américaine —
comme l'opérette viennoise, — a fait
son temps, à quand La Grande-Du-
chesse? A quand Barbe-Bleue? A
quand surtout une opérette nouvelle
d'un musicien français rui en perpé-
tuera le genre?
Pierre MAUDRU.
La soirée
de "La Vie Parisienne"
Un ancien « soiriste » du Figaro de
V illemessant, âgé de quatre-vingt-douze
ans, M. Ange Sabati, m'a demandé dg
faire, à ma place, aujourd'hui, la « Moi-
rée D de La Vie parisienne.
Je lui ai volontiers repassé mon carton
invitation et le stylo de Comoedia.
J. B.
Ils sont deux frères qui étonnent Paris.
Dès leur enfance, des faits inexpliqués
se produisirent autour d'eux que des mé-
diums, comme M. Home, avaient étudiés
sans les comprendre.
On disait qu'ils étaient doués d'une
grande puissance occulte.
Arrivés à Paris, ils prièrent d'abord
quelques initiés d'assister à leurs séances
particulières. Après leurs réunions pri-
vées de Gennevilliers et de la rue de la
Pompe, ils installèrent leurs réunions pu-
bliques à la Salle Herz, rue de la Vic-
toire, où six cents personnes pouvaient
être rassemblées.
Les chaises sont disposées sur une moi-
tié de la pièce, séparée de l'autre moitié
pa- une balustrade. Dans cette enceinte
réservée aux expériences, il n'y a d'au-
tres meubles qu'une armoire en bois
mince, placée au milieu, sur de petits
tréteaux, écartée du mur du fond, ou
plutôt de la glace, par conséquent isolée
d7- toute communication.
Dans l'armoire, une banquette de bois
occupe le fond et les côtés. Plusieurs
troua sont pratiqués aux deux extrémités
pour servir à passe- les cordes dont les
médiums devront être attachés. Trois por-
tes ferment ce genre de placard; une
lucarne rectangulaire est pratiquée dans
celie du milieu. Des instruments de mu-
sique fort simples, un violer et son ar-
chet, deux guitares, un tambour de bas-
que, des sonnettes, un cornet de cuivre,
sont placés au hasard dans l'armoire.
La séance commence par 1 enchaîne-
ment des deux frères. Deux commissai-
res, pris au sort, se mettent en devoir
ds garrotter nos deux patienta aux extré-
mités de la banquette, le dos contre les
parois latérales. La besogr.e terminée, on
ferme les trois portes de l'armoire. Puis,
on place la lampe dans .un angle de*la
pièce, de façon à ce que ladite armoire
ee trouve dans une obscurité relative.
Une minute, deux minutes, trois mi-
nutes s'écoulent. On ouvre les portes. Les
médiums sont détachés. Ils descendent
tranquillement, et les cordes reposent sur
la banquette. •
L'expériencè contraire se fait avec la
même facilité.
Ce sont les frères Davenport. Ils vien-
nent de Buffalo (U. S. A.).
Mais aussi grand que soit leur succès,
il va se trouver éclipsé par celui rem.
porté, hier soir,, par le nouveau spectacle
du Théâtre du Palais-Royal : La Vie pa-
risienne,, dont la représentation marquera
une date dans lés - moeurs théâtrales, en
raison de l'accumulation des conjonctiohq
sur l'affiche à la nomenclature des in-
terprètes..
Jamais encore on n'avait vu les noms
des artistes reliés par des c avec Il et
des « ainsi que »; il* n'y* manque, que
les c nonobstant *, les « y compris Il et
les « sans oublier ».
Je recopie cette nomenclature pour
l'histoire :
Pour les représentations de ■
Hyacinthe
Zulma Bouffard
dans
La Vie parisienne
Priston
Honorine
Martal
Thierret
Elmire, Paurelle
Massin
avec
Gil Pérès
ainsi que
Céline Montaland
Lassouche
et
Brasseur
Quelle magnifique chanbrée Encore
qu'on n'apercevait pas beaucoup d'hom- !
mes dans la salle, en raison des- amples
crinolines qui s'étalaient sur tous les fau-
teuils, derrièrt quelles lès - rares" lions
qui s' étaient risqués parmi ce flot de
soies et d?' dentelles disparaissaient pres-
que complètement.
Mais Aimée Desclée, Marie Sasse,
Blanche Pierson, Léonide Leblanc, Hor-
tense Schneider, Blanche d'Antign) -
celle-ci toujours flanquée de son secré-
taire, un petit journaliste qui répond au
prénom d'Arthur — Déjazet, les deux
Brohan, Léontine Massin, Rose Des-
champa, Berthe Legrand, la Rosalba, la
Païva; Caroline Letessier, toutes nos bel- J
les coco dettes, et Anna Deslions, et Cora
Pearl, obstinément suivie du jeune
Alexandre Duval, 'fils d' un ritht: restau-
rateur, qui ne lâche pas les talons dorés
de la belle et lui semble attàché par ses
« suivez-moi-jeune-homme 9 —» notons en
passant qu Alexandre lançait, hier soir,
ainsi que Nestor Roqueplar. et ce-lion de
Boissy, l'affreux nouveau chapeau an-
glais, le demi-tuyau de poêle, qui est
encore plus ridicule que les décalitres de
nos élégants — Suzanne Lagiér, Hortense
Neveu,
avec (comme dit l'affiche) Adèle Cour-
tois
ainsi que Rigolboche
et Céleste« Mogador qui-veut avoir son
théâtre et qui l'aura.
Parmi les habits, reconnu : Khalil bey,
Mustapha, Barn, Montbryon, les deux
jHamilton, Citron (le prince d'Orange)
i— qui est venu en cab - La Tour Pozay,
'avec Gramont-Caderousse
ainsi que Trévières
et Quinsonnas, qui vient d'acquérir
l'hôtel gréco-romain du prince. Napoléon.
Dans les loges, Mmes Cadore, Persi-
gny, Sagan, Caraman-Chimay, Sancy-
Parabère, La Bedçyère,
avec Aguado J
ainsi que Beaulincourt J
et Walestca
les hommes politiques : Rouher,
Chaix d'Est-Ange, Granier de çassagnac,
LE THEATRE ET LA MUSIQUE
Mlle Brégis
(Photo Comœdia.)
(de l'Empire), Troplong, Etienne Arago,
Charles Floquet, Henri Brisson, Eugène
Pelletan et son fils Camille, un élégant
adolescent, Clamagéran, Jules Grévy, Ju-
les Ferry, Jules Favre, Caillaux, Léon
Say, Flourens, Hippolyte Carnot et son
fils Sadi, ingénieur des mines,
avec Thiers
ainsi que Gambetta
et Robert-Houdin, qui vient de rouvrir
son théâtre d'illusions,
les gens de finance, tous les Rothschild,
tous les Péreire. sauf évidemment M.
Oustric, encore retenu, rue de Clichy,
pour dettes,
le maréchal Niel, au teint de rose, le
maréchai Pélissier, le général Leboeuf,
tout ému à la pensée qu 'on pourrait son-
ger à vouloir culotter nos fantassins, nos
dragons et nos zouaves autrement que de
rouge, le général de Mac-Mahon, le géné-
ral Trochu, celui-ci très entouré et inter-
viewé à propos des récentes menées du
prince de Bismarck à quoi il a répondu
par le haussement d'épaules que ça mé-
rite, les généraux Lecomte et Glément
Thomas,
avec les colonels Margueritte et Faid-
herbe
ainsi que Bazaine
et le capitaine Georges-Ernest Boulan-
ge- causant avec un jeune poète qui si-
gne Paul Déroulède,
les docteurs Trousseau, Charcot, Vel-
peau et sa bande
avec Péan
ainsi que Ricord
et le plus fort de tous : le zouave
Jacob,
le physicien Foucault, le chimiste Pas-
teur
avec le savant Raspail
ainsi que le savant Chevreul
et Vaissier (le savant du Congo),
Les littérateurs Michelet, Edmond et
Jules de Concourt, Paul de Kock, un
jeune : Emile Zola, Mérimée, Jules
Verne, Léon Halévy — père d'un des
auteurs du livret — Ernest Renan, Geor-
ge Sand, la comtesse Dash, Alphonse
Daudet - qui attend un enfant et espère
un fils -
avec Fustet de Coulanges
ainsi que Alexandre Dumas père
et Ponson du Terrail,
les poètes Lamartine, Mistral — qui
met la dernière main à Calandaou -
Verlaine, le jeune François Coppée,
avec Sully Prudhonime
- ainsi que Théophile Gautier
et Banville,
les chansonniers Gustave Nadaud,
Pierre Dupont, J.-B. Clément,
les journalistes Victor Noir, causant
amicalement avec le. prince Pierre Bona-
parte, Villemessant, Louis Veuillot,
Emile de Girardin, docteur Véron, Fran-
cisque Sarr-ey. Alphonse Humbert, Henri
de Rochefort, Edmond About, Aurélien
Scholl, Albert Wolff,
afffc Clemenceau
ainsi que Nestor Roqueplan
et Marcelin, directeur du journal La
Vie parisienne, à qui la pièce représen-
tée hier est dédiée,
les auteurs dramatiques Victorien Sar-
dou, Alexandre Dumas fils, Lambert-
Thiboust, Pailleron, Chivot et Duru,
avec Gondinet
ainsi que Philippe Gille
et Eugène Labiche,
les musiciens César Franck, Gounod
—. avec son fidèle librettiste Michel Carré
- Lecocq, Saint-Saëns, Verdi, Ambroise
Thomas,
avec Auber
ainsi que Bèrlioz
et Rossini,
les artistes dramatiques et lyriques
Got, Delaunay, jeunes sociétaires, Coque-
fin, Bressant, Capoul, Laferrière, Didier
Seveste, Frédéric Febvre,
avec Mélingue
ainsi que Frédérick Lemaître
et, hirondelle chassée de place en
place, une. vieille actrice que peu de gens
connaissent et qu'une ouvreuse du même
âge qu'elle nous dit avoir été Mlle
George,
les sculpteurs Carrier-Belleuçe, Fré-
,miet, Falguière, Seurre,
avec Barye
ainsi que Roty
- et Carpeaux,
les peintres Meissonier, Fromentin, Al-
phonse de Neuville. Henri Regnault,
Courbet, Puvis de Chavannes, Millet (le
vrai), Manet, Claude Monet,. Rosa Bopt
iit-ur, Harpignies, Gérôme,
avec Corot
ainsi que Winterhalter
et M. Ingres,
les dessinateurs Charn, Daumier, qui
nous donne de mauvaises nouvelles de
Gavarni, malade,
l'architecte Charles Garnier,
les photographes Nadar et Pierre
Petit,
M. Boucicaut, fondateur des Magasins
du Bon Marché,
le critique Sainte-Beuve,
le grammairien %ittré,'
La Rounart et de Chilly, ancien et nou-
veau directeurs de l'Odéon,
ainsi que Jes g.ands maîtres du barreau
Lachaud et Berryer:
et un petit stagiaire du barreau de Né-
rac, nommé Armand Fallières.
les éditeurs Michel-Lévy, Poulet-Malas-
sis, Delalain, Pierre Larousse, qui vient
d'entreprendre l'énorme publication d.u
Dictionnaire,
l'ex-préfet Kambuteau, tout fier des
édicules à trois compartiments dont il a
orné les boulevards,
et le préfet actuel Haussmann, qui
vient de percer la rue de Rome en dé-
molissant un rocher qui était un peu là,
le célèbre Anglais, amoureux de la
France, Sir Richard Wallace, don. on dit
qu'il achèterait le Théâtre Fontaine,
et cet autre, le t- fus parisien de nos
coutuners : Worth
et nos petits crevés qui avaient, pour
un soir, lâché les orgies du Grand-Seize
ou de la Maison Dorée et qui se sont
tenus au théâtre aussi mal qu'au cabaret,
croyant donner à Paris le ton — et aussi
le mauvais ton et le a benoiton » —
comme on dit depuis que M. Victorien
Sardou triompha à nouveau au Vaude-
ville»
Ange SABATI.
Carnet du Critique
AUJOURD'HUI
Répétition générale B
Au Théâtre du Vieux-Colombier
(Compagnie des Quinze), 21 h., répé-
tition générale B de Le Viol de Lu-
crèce, pièce en quatre actes d'après le
poème de Shakespeare, par André
Obey.
Dates retenues.
16 mars. — A l'Œil de Paris, en soirée.
Rajeunir 1 et Jean-Sébastien Cast.
17 mars. — Au Théâtre Edouard-VII,
en soirée, Déodat.
18 mars. — Aux Nouveautés, en soirée,
Les Nouveautés en revue. — Aux Noctam-
bules, en soirée, Pas sur la Bourse.
19 mars. — A la Porte-Saint-Martin,
en soirée. Monsieur de Létorière.
20 mars. - - A l'Athénée, en soirée, La
Seconde Manche.
21 mars. — Au Discobole, en matinée,
Delirium, Le Saut du diable.
22 mars. — A la Petite Scène, en soirée,
nouveau spectacle.
23 mars. — Au Plàza, tn soirée, nou-
veau spectacle.
25 mars. — Aux Mathurins. en soirée,
Palais-Bourbon,
27 mars. - Aux Folies-Wagram, en nis.
tinée. Sans tambour, ni trompette.
31 mars. — Au Théâtre Aide et Protec-
tion. en matinée, Narcisse.
lor avril. — A l'Odéon, en matinée,
Gala du concours de la pièce en un acte.
Théâtres
La lettre du doyen.
On peut considérer M, Germain com-
me le doyen des Artistes dramatiques.
Sollicité de prêter son concours à la
représentation d'adieu de M. Dehelly,
voici la lettre qu'il vient d'adresser à
M. Pizani:
« Mon cher Pizani,
« C'est avec plaisir que je profite
de l'occasion de vous être agréable,
ainsi qu'a Dehelly et à moi aussi! Ne
vous etonnez pas. Ce sera un grand
souvenir que je garderai d'avoir ter-
miné ma longue carrière « 65 ans de
théâtre » à la Comédie-Française.
« Seulement je vous demanderai un
rôle très court.
« Mes amitiés ainsi qu'aux amis. »
Autour des « Trois chambres ».
C'est dimanche soir que prendront
fin les trente représentations de l'œu-
vre de Lenormand, annoncées par M.
Victor Francen. Les manifestations qui
avaient troublé les premières soirées ne
se sont pas reproduites et la pièce,
malgré son audace, est maintenant
écoutée avec respect. La critique a
beaucoup fait pour dissiper le malen-
tendu initial.
Voici quelques opinions recueillies
au hasard de nos lectures:
Figaro (Gérard d'Houville) :
On sort da cette représentation les nerfs
tordus, mais en s'avouant que l'on a été,
malgré soi,-sensible à ce mauvais envoûte-
ment et aux vapeurs exhalées par la mar-
mite du sorcier. Tout cela est à la fois
irréel et possible, d'où une impression
d'horreur et d'attrait.
Les Nouvelles littéraires (René La-
lou):
Ici encore la pièce de Lenormand nous
laisse l'impression d'une réelle grandeur.
Lès Trois Chambres sont une loyale tenta-
tive d'envoûtement.
L'Avenir (F. Nozière):
Ce sont des effusions toutes naturelles
et d'une rare beauté. Nous devons à Heine
des confessions que Schumann commenta.
Lenormand nous a peut-être donné son
Intermezzo.
Le Journal (G. de Pawlowski):
L'œuvre nouvelle de Lenormand marque
une date dans l'histoire intellectuelle du
théâtrè irréaliste contemporain.
Le Soir (Maurice Rostand):
Les trois actes sont coupés de tableaux
brefs et saisissants. L'action suit une ligne
d'une pureté et d'une logique remarquables.
Et quel admirable dialogue !
Excelsior (Charles Mérê):
L'admirable pièce de Lenormand a sou-
levé hier les bravos de quelques cœurs en-
thousiastes qui ne pouvaient résister à son
intensité, à la somme prodigieuse d'intel-
ligence et d'émotion "qu'elle dégage, à cett?
grande élévation du poète.-
Petit Courrier.
A la Comédie-Française.
Demain, h 16 h. 30, huitième mati-
née poétique: M. Jean Hervé (Emile
Vitta), Mmes Segond-Weber (Emile
Vitta), Berthe Bovy (Alphonse Séché),
Dussane (La Fontaine), Yvonne Ducos
(Henry Bataille), Henriette Barreau
(Alphonse Séché). Le Baiser, un acte
en. vers de Théodore de Banville, sera
jpué par M. Pierre Dux et Mlle Yvonne,
Ducos. La notice de M. J. Valmy-
Baysse sera lue par M. Paul Numa. ,
En soirée : Les Compères du roi
Louis.
— Dimanche, à 13 h. 45. Horace.
En soirée, à 20 h. 45, Le Maître de
son coeur.
— La Comédie-Française a reçu le
buste, par M. G. Setta, de François de
Curel dont on jouera lundi, en soirée,
La Nouvelle Idole qui en sera à sa
66" représentation à ce théâtre. Le spec-
tacle. se terminera par Les Précieuses
Ridicules.
* Au Théâtre National de l'Odéon.
Rappelons que c'est ce soir qu'a lieu
le Deuxième Gala Classique organisé
par « Les Amis de l'Odéon » et dont
le spectacle comprend: Tartuffe, de
Molière, avec M. Arquillière, et pour
la première fois Les Marrons du feu,
d'Alfred de Musset, avec une musique
inédite de M. Charles Cuvillier.
Pour couper court à certaines infor-
mations erronées la direction du Théâ-
tre National de l'Odéon fait connaî-
tre qu'elle est demeurée complètement
étrangère à l'organisation d'un specta-
cle .privé qui a eu lieu mercredi dans
un. grand théâtre lyrique et que les ar-
tiste du Second Théâtre-Français qui
y ont participé l'ont fait à titre pure-
ment personnel.
Au Théâtre PijaMe.
Pour mettre un terme à des bruits
plus ou moins inexacts, M. André
Charmel nous demande de préciser:
lOQue le Théâtre Pigalle (direction
Antoine) avait reçu sa comédie Choisir,
pour être jouée aussitôt après Histoires
de France de Sacha Guitry.
20 Que le Théâtre Pigalle (direction
Gaston Baty) avait reçu sa comédie
Trinité pour être jouée avant le ior
mars 1931 ; que ladite comédie fut créée
par le Théâtre Pigalle sur la scène de
Monte-Carlo en décembre 1929, main-
tenue auprogramme après cet essai, et
« mise en train » en septembre 1930
pour être représentée après Donogoo.
30 Que le Théâtre Pigalle ne jouera
ni Choisir, ni Trinité.
Au Théâtre Edouard-VII.
Mlle Blanche Jackson a repris avec
succès le rôle de Miss Green dans Les
Trois Chambres au Théâtre Edouard-
VII.
'Au Conservatoire Renée Maubel
.8.8.
MIREILLE w
Mme Renée Maubel a monté Mireille
avec une troupe d'élèves très homogène,
et dont l'éducation musicale s'avère
excellente.
M. Gaston Gineste prêtait à Vincent
le prestige de sa voix chaleureuse et
le jeune éclat d'un talent tout à fait
au point. La cavatine a été bissée avec
enthousiasme. Grâce au « tour du ré-
pertoire » qu'assure, en quelques sai-
sons, l'éclectisme de Mme Renée Mau-
bel, je puis dire que j'aurai entendu
M. Gineste dans tous les rôles de ténor,
avant le grand public, qui, je n'en dou-
te pas, le réclamera bientôt.
En Mireille, j'ai apprécié Mlle Betty
Joliet, déjà remarquée dans maintes
compositions. Mlle Simone Lebel, douée
d'un beau mezzo et bien grimée, a
bien fait valoir le rôle de Taven. Mlle
Rousseau a chanté, l'air du petit ber-
ger avec beaucoup de style et de goût.
M. Cyril Rey a bien campé son Our-
rias. M. Altiani, que j'avais déjà re-
marqué dans Nilakantha, a chanté son
rôle de Ramon avec une surprenante
facilité, grâce à l'homogénéité de sa
voix aussi souple dans l'aigu que dans
le grave. A ces qualités vocales, il joint
une prestance qui le servira bien dans
ses rôles. Ambroise fut très bien tenu
par M. Aymonino.
La baguette était aux mains de M.
Raymond Belinkoff, des classes de chef
d'orchestre. Il conduisait avec une
réelle autorité. Je dois dire que l'or-
chestre, au grand complet, réalise, de
représentation en représentation, d'éton-
nants progrès.
Des classes de danses de Mme Erci,
je tiens à citer Mlle Renée Paule, M.
Goston Jerys, Mlles Carbonnel, Beau-
té, Jacqueline Jaoesco, Pique de Ro-
queplanche, MM. Bert, Valnaux.
Avec quel intérêt on suit ce travail
r M. Raymond Bélinkoff
chef d'orchestre
au Conservatoire Renée Maubel
(Photo G.-L. Manuel frères.)
multiple et coordonné où tous les élé-
ments sans exception sont créés dans
la maison, sous l'autorité magistrale et
dévouée de l'éminente directrice et pro-
fesseur qu'est Mme Renée Maubel. -
Un spectacle de comédie, 1 de trois
pièces choisies avec autant d'intelligen-
ce que d'éclectisme, se prépare main-
tenant.
André Serph.
Musique
« L'Art pour tous » au studio
de Louise Matha.
Séance d'un haut intérêt artistique,
dimanche dernier 8 mars, chez la can-
tatrice Louise Matha. Près de 200 mem-
bres de « L'Art pour tous », sous la
présidence du maître Léon Frapié, ont
applaudi la brillante conférence de
Louise Matha sur le chant générateur
de santé physique et morale, et sur le
rôle social du chant collectif.
L'audition de plusieurs élèves, no-
tamment de Mmes Thérèse Remsa et
Alice Arley et de M. Emilien Cham;
petier, apporta la preuve vivante de
la valeur de l'enseignement de Louise
Matha. Cette dernière se fit entendre
elle-même pour la plus grande joie ar-
tistique de l'auditoire, charmé de tant
de grâce souriante au service de tant
de dons. Il faut espérer que cet ensei-
gnement complètement rénové, et fondé
sur des bases scientifiques indiscutables,
prendra, à bref délai, toute l'extension
qu'il mérite.
~!M~.kM.H.ima
THÉÂTRE OU CHATELET
Samedi 14, A 17 heures, Concoure de Mme
Abtty Riohafdson, du Théâtre de la Monnaie,
et de MM. Inghelbrecht et C. Despiau.
Manfred, ouverture (Schumann); Concerto
pour alto et orchestre (Haendel), M. G. Des-
piau; El Creco (Inghelbrecht), sous la direc-
tion de l'auteur; Mitrane (Rossi); La Foire
de Sorotohinsky (Moussorgsky), Mme A. Ri-
chardson; Le Carnaval des Animaux (Saint-
SaPns). Solistes : MM. Faure, Doyen, Blan-
quart, Lopes, Juste, Brun.
Dimanche 15, à 14 h. 30, Concours de MM.
Brailowsky et Guy Ropartz.
Les Maîtres Chanteurs, ouverture (Wa-
gner); Concerto en la majeur pour piano
(Mozart), M. Brailowsky; Prélude dominical
et Six Airs à danser (Guy Ropartz). sous la
direction de l'auteur; Valse, Trois Eoossaises
(Chopin) ; Rhapsodie hongroise numéro 0
Liszt). M. Brallowsky; Rhapsodie espagnole
(Ravel).
Concerts dirigés par M. Gabriel Pierné,
Petit Courrier.
Ce soir, 21 heures, salle Gaveau,
concert cIj musique de jazz par Ray
Ventura and his Collegians. Billets à
la salle.
CONCERTS PASDELOUP
TH. DES CHAMP8«CLYSBBS
Samedi 14 mars, à 17 heures. Mlle. Rosette
Anday, de l'Opéra d'Etat de Vienne; chan-
tera des Mélodies de Berlioz, Schubert, Rei-
nitz et F. Lorant.
Symphonie paetorale (Beethoven); Diver.
tissement sur des Chansons russes (Rabaud);
La Ville rose (Roussel) ; Fonderie d'acier
(Mossolow).
Dimanche 15 mars, a 18 h. 30. Mlle Rosette
Anday, de l'Opéra d'Etat de Vienne, chan-
tera des Mélodies de G. Malher. Mme Ja-
nine Weill jouera le Concerto in ut mineur
pour piano (Mozart).
Concerto brandebourgeois numérj 3 (Bach);
Daphnis et ohloé (Ravel) Schéhérazade
(Rimsky-Korsakoff).
Chef d'orchestre : M. Rhend-Baton.
No' s apprenons avec plaisir que 1
Mlle Raveau, complètement rétablie,
vient d'être autorisée par le professeur
Gosset à quitter la clinique de la rue
Bizet.. J
Ce soir, 21 heures, Palais du Tro-
cadéro, troisième conférence publique
en français par le comte H. de Key-
serling: La Vie et la Destinée. Billets
au Trocadéro.
Yvonne Astruc, la grande violo-
niste, fera sa rentrée à Paris en un
récital, lundi 23 mars, salle Gaveau.
Location ouverte à la salle et chez
Durand (Valmalète).
"Il, Rentrant d'une brillante tournée
en Hollande, l'éminent violoncelliste
André Lévy donnera un concert le ven-
dredi 18 mars, à 21 heures, salle Cho-
pin. La location est ouverte à la salle,
chez Durand, à Musica.
Office International des Artistes
MAISON PLEYEL (Salle Chopin)
8, rue Daru
Samedi 14 mars, à 21 heures
OLOA LUCHAIRE
MARIE-ANTOINETTE PRADIER
L. Nicolallft, M. F. Gaillard
Alejo Carpentier
Œuvres de Hugo Wolff, Paul Dupln;
L. Nioolalff, M. F. Gaillard, M. de Falla,
D. Milhaud
Billets à la Salle Pleyel et chez les éditeurs
Signalons le concert que donnera
Mlle Françoise Doreau, pianiste, le
13 mars, à 21 heures salle Chopin, avec
le concours de Mlle Alicita Felici, can-
tatrice. Location à la salle, chez Du-
rand, à Musica.
Le célèbre ténor Roland Hayes,
créateur en France des negro spirituals
songs, qui n'avait pu venir en Europe
ces dernières années par suite de ses
triomphales tournées aux Etats-Unis,
fera sa rentrée à Paris au mois de mai
prochain.
Carol Szreter donnera un récital
de piano consacré aux plus belles oeu-
vres de Chopin et de Liszt vendredi
soir 20 mars, salle Gaveau. Location
ouverte salle Gaveau et chez Durand
(Valmalè':" ).
Emmv ICriiger, première canta-
trice du Théâtre de Bayreuth donnera
un récital lundi soir, 16 mars, salle
Gaveau. Œuvres de Beethoven, Schu-
bert, Strauss et Kowalski. Location ou-
verte (Valmalète).
Cours et Leçons.
Correction des accents. Préparation
au Théâtre et au Cinéma. Art oratoire.
Paul Gravollet, de la Comédie-Fran-
çaise, 15, rue Victor-Massé (9e).
Music-Halls Cirques
et Caraberts
Dranem contre Maud Loty.
Tout-Paris voudra entendre lundi
après-midi à >PEldorado Dranem con-
tre Maud Loty sur La Chanson, avec
Damia, Yvette Guilbert et toutes les
vedettes du music-hall, du théâtre et
du cinéma. Ce débat sensationnel, pré-
sidé par Léo Poldéa, est organisé par
le Club du Faubourg, et la recette in-
tégrale sera versée à la maison de re-
traite des Artistes lyriques (Fondation
Dranem). Prix unique des places: 10
francs. Pour renseignements, le ma-
tin, 38, rue de Moscou. Europe 58-29.
Petit Courrier.
Au Palace.
M. Charpini sera, avec Cora Madou,
en tête de. la distribution de la revue
du Palace qui sera donnée au début
de la saison prochaine.
Au Théâtre chantant de Georgius.
M. Georgius, directeur, vient d'enga-
ger Mlle Lyliane Kerida qui débutera
de 20 mars prochain au Casino Mont-
parnasse, dans le nouveau spectacle.
Au Lido.
Le mercredi 18, Maurice Verne pour-
suivant sa série d'illustrations scéni-
ques de livres présentera Prisons de
femmes de Francis Carco; au pro-
gramme: un tango inédit, paroles de
Carco, musique de Jean Lenoir, qui
sera créé par Dora Stroeva, une java
de Sacha Guitry chantée par Urban,
une reconstitution de cabaret montmar-
trois. Marguerite Moreno, Georges Co-
lin, Franconnay prêteront également
Jour concours à Maurice Verne.
LE LOUP DE DENTELLE.
Le Gala blea-jonquille
Hier a eu lieu dans les salons du
Palais d'Orsay le Gala bleu-jonquille,
la grande fête annuelle de la Fédéra-
tion nationale des sociétés d'anciens
chasseurs à pied, alpins et cyclistes,
dies plus « traditionnels » de nos an-
ciens combattants, gala placé cette
année sous le patronage de notre excel-
lent confrère L'Intransigeant et dont
l'organisation artistique avait été con-
fiée à C omœdiâ.
En dépit de la crise, en dépit du
froid, en dépit du peu de temps qui
nous fut laissé pour cette organisation,
ce fut un succès, un grand succès au-
quel présidèrent Mme Sautet, la tou-
jours jeune marraine des Chasseurs;
M. Champetier de Ribes, ministre des
Pensions, et le général Gouraud , gou'
verneur militaire de Paris, 'l'idole des
Chasseurs.
L'assemblée était des plus brillantes,
et la camaraderie du front permit les
mélanges de « milieux » les plus im-
prévus, les plus réconfortants pour
(c ceux qui se souviennent ».
Soir la scène se succédèrent, accla-
més par l'assistance, Jean Bastia,
Yvonne Becker, Geo Charley, Costa et
son Boy, Crezy Janon et Jacko (un
excellent numéro de danses portugai-
ses), les petites Micheline Delsol, De-
nise Billard présentées 'par Mme Ge-
neviève Déramaud, Mlle Vallière,
Maurice Vallée et Génia, Gabriello,
Lily May, Léon Michel, Perrosier (un
danseur excentrique nouveau dont le
nom est à retenir), Raymond Ro-
gnoni. et la fantaisie s'en mêlant un
chœur de Saint-Cyriens et une chorale
de Chasseurs.
M. Fay, président de la Fédération,
et ses seconds (qu'ils nous excusent de
ne citer personne. ils sont trop!) a
pu nous dire qu'il était enchanté de
cette soirée qui s'est terminée avec le
jour sur d'agréable? petites tables où
nous soupâmes le plus joyeusement du
inonde.
Et maintenant à la « Journée des
traditions » qui aura lieu'à la Pente-
côte, à Mulhouse, et à laquelle Comœ-
dia ne sera pas absent, car. outre les
raisons qui la motivent, ce sera une
belle iournée d'art et une manifesta-
tion de l'âme française. — I.-P. L.
De soir, salle Erard, à 21 heures, Séance
de Sonates par Pierre Lucas et André As-
sel in.
Au programme : Sonates de Grieg, Alberto
Williams (première audition), Debussy, Bee-
thoven. Places de 5 à 20 francs. Location
Conservatoire International de Musique (40,
rue de Boulainvilliers), Salle, Durand, Dan-
delot.
Nouvelles Théâtrales
THEATRES LYRIQUES
Opéra.
Ce soir, la représentation de Tristan et
Yseult commencera à 19 h. 45 et l'accès
de la salle sera interdit ensuite jusqu'aux
entr'actes.
Le vendredi 20 mars prochain, avec
Mme Lotte Lehmann, c'est M. Fritz Wolff,
le célèbre artiste de l'Opéra de Vienne,
qui paraîtra sur la scène de l'Opéra dans
Lohengrin.
Opéra-Comique.
Dimanche, en soirée, à l'Opéra-Comique,
Manon sera chantée par Mlle Emma Luart,
le ténor Sydney Rayner, MM. Roger Bour-
din et Baldous.
MM. Roussel, de Creus et Payen, Mlles
Vavon, Marie-Jeanne Martin et Fenoyer
compléteront cette incomparable distribu-
tion du chef-d'œuvre de Massenet.
C'est Mlle Yoshiko Miyakawa qui chan-
tera Madame Butterfly en matinée, di-
manche, salle Favart.
— La reprise de Pénélope, de Gabriel
Fauré, avec le célèbre ténor Muratore et
Mlle Suzanne Balguerie aura lieu demain
samedi en soirée à l'Opéra-Comique. L'or-
chestre sera dirigé par M. Albert Wolff.
Mogador.
Le chef-d'œuvre d'Offenbach, Meilhac et
Halévy : La Vie parisienne, qui a été hier,
au Théâtre Mogador, l'objet d'une formi-
dable ovation de la part des spectateurs
enthousiasmés, ada donné, pour la pre-
mière fois, en matinée dimanche à 14 h. 30.
avec toute sa brillante interprétation. Ce
soir, au Théâtre Mogador, réception du
service de seconde pour La Vie parisienne.
S
Bouffes-Parisiens.
Tout le monde veut absolument voir le
plus joli spectacle d'opérette à Paris : Les
Aventures du Roi Pausole, triomphalement
interprétées par Dorville, Jacqueline Fran-
cell, Pasquali, Louis Blanche, Germaine
Duclos, Viviane Gosset, Claudie de Sivry,
Régine Paris, eto.., et Koval.
Folies-Wagram.
Brummell, de Rip, R. Dieudonné et Rey-
naldo Hahn est un chef-d'œuvre. Demain
et dimanche matinée.
THEATRES DE DRAME
DE COMEDIE ET DE GENRE
Sarah-Bernhardt.
L'Aiglon, dont le succès est plus grand
que jamais, sera donné dimanche en ma-
tinée, à 14 h. 15, avec l'interprétation de
chaque soir.
Antoine.
Demain samedi, à 14 h. 30, matinée
classique.
Au programme : Le Misanthrope, co-
médie en cinq actes, en vers, de Molière
avec Mmes Jeanne Provost, Marguerite
Pierry, Alice Field, MM. Henri Rollan,
Paul Bernard, Roger Gaillard, Maurice
Escande, Maurice Varny, Lucien Hector,
G. Six, R. Bernard,
Le spectacle sera présenté par M. Emile
Mas.
Tous les soirs et dimanches en matinée:
La Petite Catherine, la pièce de la saison.
Palais-Royal.
Le spectacle le plus gai de Paris c'est
Les Dessous de la robe, la pièce qui force
le rire, jouée dans un style étourdissant
par les brillants artistes qui l'ont créée :
Duvallès, Hennery, Paul Faivre, Berthier,
Charles Lorrain. Blanche Montel, Margue-
rite Templey, Germaine Risse, Germaine
Michel.
, MiCbodlère.
Le Sexe faible, la fameuse comédie de
M. Edouard Bourdet. dont le succès est
unique et qui bénéficie de la plus - belle
interprétation avec Jeanne Cheirel et Vic-
tor Boucher, Marguerite Moreno, Jeanne
Grumbach, Pierre Brasseur, Nadine Pi-
card, Christiane Delyne, Janine Merrey,
José Noguero, Philippe Hériat avec Fer-
nand Fabre. et Suzanne Dantês poursuit
son éblouissante carrière et fêtera sous
peu sa 500" représentation.
Daunou.
« Voilà pourquoi La Belle Amour m'a
plu et voilà pourquoi je vous la recom-
mande ». Ainsi se termine l'article que
M. Pierre Brisson a consacré dans Le
Temps, à la comédie de M. Léopold Mar-
chand, comédie admirablement jouée par
Spinelly, Debucourt, Robert Clermont, Er-
nest Ferny, Nita Malber, Janine Crispin,
André Laurent, avec Maurice Bénard et
Jean Wall.
Saint-Georges.
Jean Worms, Paul Bernard, Suzet Maïs
et Grétillat slnt les interprètes de Déca-
lage, cette pièce intelligente de M. Denys
Amiel où l'auteur explique le déséquilibre
de la jeune femme prise entre deux gé-
nérations : celle qui avait vécu déjà avant
la guerre et les jeunes gens qui ont grandi
durant l'orage et ont trop vite voulu être
des hommes.
Nouveautés.
M. et Mme Un Tel, la célèbre comédie
de M. Denys Amiel, dont la reprise a con-
nu un très grand succès n'aura plus que
4 représentations, sa carrière devant pren-
dre fin dimanche soir. M. et Mme Un Tel
est toujours interprété par Jacques Bau-
mer, Régina-Camier, Suzanne Dehelly,
Jean Heuzé.
A la Comédie-Française
On a beaucoup remarqué à la pre-
mière de La Rafale deux ravissantes
toilettes de chez Marcelle André por-
tées par la belle artiste Mlle Tonia
Navar.
Editions Durand
ri Cie
4, Place de la Madeleine
Pierre-Octave FERROUD
SYMPHONIE EN LA
Réduction pour piano à 4 mains,
par l'auteur
Olivier MESSIAEN
LES OFFRANDES OUBLIEES
Méditation symphonique pour orchestre
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pour piano à deux mains
Nous rappelons à nos amis et cor-
respondants que leJ trois lignes sur
lesquelles 'il corroient d'appeler Co- 1
mœdia sont:
Trudaine 42-82. — 92-83. i-' 92-84
1 •
~M~im
(Emissions tous les tours de 12 h. 30
à 13 h. - Radio-L. L. (370 m.)
AUJOURD'HUI
Mme Gabrielle Dumesnil nous jdiraû
des poèmes de Paul Fort.
Lecture et commentaires du journal
Musique enregistrée.,
HIER
Excellente émission de. musique le-*
gère. Nous avons entendu avec beau,",
coup de plaisir l'excellent orchestre
de M. Persiani, compositeur de musi*
que.
L'ensemble de M. Persiani, très ho..
mogène, interpréta avec beaucoup;
d'adresse les mélodies populaires ouf
des airs de musique de danse.
Nous entendîmes, hier Conchita uo
excellent fox-trot, puis ïako, puis" L4
Mme Germaine Béria 1.
Barque fleurie un slow-fox bien rythmée
Au cours du concert, Mme Germain.,
BériaJ des Concerts Parisiens, dont
nous connaissons quelques très bons
disques, nous permit d apprécier l'eX'
cellence de sa voix radiogénique.
Nous avons reçu plusieurs lettres
nous félicitant et remerciant Radio-,.
Comœdia des émissions de M. Per«
siani. Nous ne manquerons pas de de"
mander à cet excellent musicien dei ;
nous revenir avec ses virtuoses.
DEMAIN
Lecture et commentaires du journal
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