Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1931-03-18
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 18 mars 1931 18 mars 1931
Description : 1931/03/18 (Numéro 77). 1931/03/18 (Numéro 77).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7644490
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
ACTION FRANÇAISE . l« MARS 1931
'"r—ti - g l asa
* te sS ^-3^5Sr
\>C5 DQODoO
Quelques échos
Depuis trois ou quatre ans, la question
le la rencontre des meilleurs joueurs anja-
eurs et des meilleurs joueurs profession-
tels a été souvent à l'ordre du jour. Les
.uccès continuels de Karel Kozeluh, le
professionnels tchèque, ainsi que la façon
îont il malmenait ses adversaires les plus
directs: les Nazouch, les Burke, les Pioa,
es, Kinsey et quelquefois même Vincent
îichapds, l'ancien amateur, laissaient sup-
;>oser que Borotra, Tilden, Cochet ou no-
Sfe'Lacoste de 1928 auraient le plus grand
«nal à faire mordre la poussière à ce dia
ble de Tchèque qui, avec un déplacement
admirable et un jeu de jambes ahurissant,
renvoyait tout sans faire de fautes comme
an mur vivant 1 Et les commentaires d'al-
'fer' leur train... Les uns, pour sortir de
cette incertitude proposaient l'organisa
tion d'épreuves ouvertes à tous, amateurs
yt professionnels — nous en avons parlé
ici à plusieurs reprises; d'autres, au con-
iraire, condamnaient par avance ce mé
ninge, et comme les fédérations.étaient op
posées au principe de ces épreuves, les
aisputeurs attendaient pour recommencer
leurs polémiques un fait nouveau... Tout
à coup, grand émoi! Tilden, le « suspèn-
du-dépendu » passe dans le rang 'des pro
fessionnels et, cette fois-ci, sans aucun
ïspoir de retour. A peine a-t-il prévenu la
fédération américaine de sa décision qu'il
Organise une grande tournée en compagnie
de Pare, de Hunter, son ancien camarade
ipe, passé lui aussi au professiona-
et de Kozeliih.
Enfin! on allais pouvoir se prononcer,
puisque celui qui était , resté le mePleur
joueur amateur de 1920 à 1926 allait ren
contrer le meilleur joueur professionnel.
Tout récemment,, nous avons eu quelques
détails sur la première rencontre officielle
de Tilden et de Kozeliiii qui eut lieu à la
fin du mois de février sur le court du «,Ma-
dison Square Garden î>, àNèw-York. On
sait que Tilden triompha , avec une grande
aisance du Tchèque par trois manches à
réro. Contrairement à ce qu'avaient écrit
depuis longtemps les partisans deKozeluh,
Tilden, dans une forme superbe, mena la
partie à sa guise .et, dès le cinquième jeu
de la première manche que Tilden mit à
«on actif sans perdre un point, il devint
évident , que Kozeluh n'avait plus aucune
chance. I/ê grand Bill déploya au cours de
ces trois manches toutes les ressources de
son jeu puissant et subtil à la fois; la va ;
riété et la précision du champion de Wim-
ibledon déroutèrent complètement Kozeluh
ni faisait figure d'un honnête renvoyeur
e balles à côté d 'un grandissime artiste;
enfin, le Tchèque ne savait pas se placer
pour recevoir fe fameux service « chemin
cle fer » du grand Bill que Borotra et sur
tout Cochet- ont renvoyé souvent avec un
remarquable brio et cette ■ incapacité eut
▼ite lait de hâter sa défaite; au lieu de se
tenir aux environs de la ligne de fond
comme les deux champions français, Ko
zeluh était tellement loin derrière cette
ligne que sa tâche était rendue encore
!beaucoup plus difficile. Ainsi le résultat
de ce 'premier combat officiel entre deux
itemmes qui représentaient si brillamment
leurs deux dasse.s respectives confirmé en
tièrement les jugements que nous avions
émis l'an dernier au sujeit d'une rencontre
alors, éventuelle entre Tilden et Kozeluh.
Ce qui est certain, c'est que cette manifes
tation connut un succès sans précédent,
puisqu'elle attira 14.000 spectateurs dans
les tribunes de Madison Square Garden.
Te
Au cours des derniers mois, une équipe
anglaise au premier rang de laquelle se
trouvait le meilleur joueur anglais de
l'heure actuelle, Bunny Austin, a visité les
grandes-villes de Tlnàe et pris part à un
grand nombre de tournois organisés dans
le pays des rajahs. A Calcutta, Austin ren
contra en finale le meilleur joueur des In
des, Mohammed Sleem, qui se distingua
particulièrement après la guerre, en An
gleterre et en Europe, non seulement par
des victoires remportées sur d'excellents
joueurs, mais par une méthode et un style
extrêmement : personnels qu'il n'apparte
nait qu'aux joueurs de très grande classe
de pouvoir désorganiser.
A propos de la dernière rencontre Aus-
tin-Sfeem, notre confrère Wallis Myers
écrit ces çjuelques lignes qui montrent que
le « subtil poison » que disîûllait Sleem
quand il était sur un court ne lui était pas
inconnu.
Nom (peBsioos, écrit Wallis Myers,remporterait le simple, et nos espoirs ne furent
pis déçus, mais au début de la lutte contre Sleem,
nous vîmes un nuage assombrir notre horizon. Le
style Sleem est un charmant mélange de défensive
inexpugnable et de dangereuse finesse qui a con
quis sa place dans le dictionnaire du tennis inter
national. J'avais prévenu Austin du péril que cons
tituerait pour lui le ' qu'il demeurât calme et çilein de sang-froid, il fut
cependant influencé-par lui. Heureusement qu'après
avoir perdu la première manche,' Austin prit l'ini
tiative de l'attaque et la conserva, mais il y a dix
ans, Sleem aurait poussé le combat jusqu'à un dé
nouement plus sévère. Bien qu« dominé vers la
fin, je fus impressionné par ses ressources et sa
résistance; malgré ses 39 ans, il fallait u,n coup
de premier ordre pour le battre, et les balles qui
venaient de sa raquette étaient dirigées par un cer
veau alerte plein de combinaisons et d'astuces.
Nous avions surnommé jadis le Maho-
mçtan Sleem . « l'homme des sortilèges »
et ceux'qui ont joué contre lui trouvèrent
ce « coytiomen » à leur goût. Sleem, avec
ses yeux brillants, profonds et intelligents,
rappelait le visage des gens de son pays
qui endorment. èb qui s'adonnent aux pas
ses magnétiques. Son jeu finissait par met
tre eh léthargie, l'adversaire qui ne pou
vait réagir et.nous avons vu quelques-unes
de ses; victimes sortir du court dans un
état yoisin de l'hébétude. Rappelons, qu'aux
Jeux olympiques de Colombes (1924), en
quart de finale, Vincent Richards, le futur
vainqueur, ne put'maîtriser Sleem qu'après
trois heures d'une lutte'sans merci. Vin
cent Richards, écœuré, épuisé, déclara
qu'il ne rejouerait jamais plus contre
«. l'homme aux sortilèges ».
Jean ZEVILH.
nmnniiwiiiiiwmiiiiiimiMnumtfwustfUimiiiiintiiunifuumnifiiiunitmtiiiuiiiiiiiniiniiiuniittmimtftitta
L'escrime chez les militaires
La situation de l'escrime dans l'armée
(retient l'attention des dirigeants du noble
sport en ce qu'elle commande le dévelop
pement ou meme le maintien de l'escrime
civile.
Car l'armée est la pépinière des maîtres
qui, leur retraite prise, se consacreront à
1 entraî'nement des escrimeurs civils. Par
fois même, au préalable, dans les villes
où le petit nombre des adeptes ne permet
pas d'offrir des ressources suffisantes à professeur civil.
La question a déjà fait l'objet d'études,
d'enquetes de la part de la Fédération qui
envisagent l'organisation de cours spé
ciaux pour la fonmation de prévôts quali
fiés^ dont certains seraient incités à pas
ser ensuite par l'Ecole de Joinville pour
se consacrer à la carrière militaire. Les
mesures envisagées ou déjà prises ne pro
duiront effet qu'avec le temps, in'dispenr
sable à la réalisation de tout projet — si
facile <à- mettre; sur, le papier. Mais dès
maintenant il faut que l'escrime militaire
marque cette même activité qui a contri-
Bué a sauver l'escrime civile.
Certes, nous ne sommes plus en 1903 où
ht premier championnat des officiers de
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France (en activité de service, ce qui avait
un sens) réunissait 75 équipes de trois ti
reurs, plus un certain nombre de concur
rents individuels !
Nous pourrions du moins revenir à l'a
vant-guerre, au moment où se fondaient un
peu partout des « groupements de sous-
officiers-épéistes ». Précisément, l'annïée
moderne doit compter cent mille militai
res de cadres, parmi lesquels se trouvent
assurément des sous-officiers capables, dé
sireux de pratiquer l'escrime.
Ce sont de tels groupements, escrimeurs
qu'il faut créer, dont l'activité viendra
compléter le travail du maître d'armes et
solliciter l'attention des grands chefs: on
prouve le mouvement en marchant.
Des efforts dans ce sens se sont déjà
produits qui ont donné d'excellents résul
tats. Un exemple probant est' le récent
tournoi d'escrime à l'épée organisé par le-
4* régiment d'artillerie divisionnaire, au
quartier Bruat, à Colmar.
Deux épreuves furent disputées le même
jour sous la présidence du général Zeller
et du général Lannes, entourés de nom
breux officiers de la garnison, auxquels
s'étaient joints M. Zundel, secrétaire de
la Fédération ' d'escrime d'Alsace, et plu
sieurs dirigeants;
Un challenge offert par la Société ami
cale des anciens du 4* R.A.D. était réservé
aux officiers, l'autre réservé aux sous-offi
ciers était dénommé challenge Regnault,
en souvenir du 47* R.A.D. L'épreuve des
officiers réunissait huit équipes; celle dés
sous-officiers mettait douze équipes en
présence.
Grande manifestation sportive qui dé
montra que l'escrime militaire est en bon
ne voie de rénovation. Car il ne s'agit pas
là d'une manifestation isolée.: Peu ayant,
s'était disputé, dans la; même ville, le chal
lenge du « Diable rouge », offert aux mi
litaires de la région par les « Anciens du
152° », dent le président est un simple
soldat, mais aussi une de nos plus rudes
lames parisiennes.
Voilà un exemple que beaucoup de so
ciétés d'anciens militaires seraient tentés
de suivre si les régiments auxquels elles
s'intéressent prenaient l'initiative de cons
tituer des groupes d'escrimeurs assures de
la sympathie agissante des dirigeants ré
gionaux de la Fédération nationale d'es
crime française.
Aide-toi...
Louis SEPTIME.
SPORTS FEMININS
« L'éducation physique des tout petits »
- (i)
Un ouvrage vient de paraître qui sera
utile à toutes les mères de famille désireu
ses de commencer elles-mêmes l'éducation
physique de leurs enfants. Il a été com-
iposé par Mlle Andrée Joly, professeur
diplômée du cours supérieur de l'Univer
sité, directrice de la Ligue française
d'éducation physique et rythmique.
Andrée Joly affirme avec' raison que
l'éducation physique doit commencer tôt :
dès l'âge de trois ans on peut faire .exé
cuter aux tout petits des mouvements qui
aident à leur croissance et qui les entraî
nent à la discipline. « La culture physi
que, dit l'auteur, est un moyen précieux
que maîtres et parents ont-' entre leurs
mains pour parfaire l'éducation de . l'en
fant. Dissocier le développement physique
du développement intellectuel et moral
est une erreur qu'il "n'est plus permis de
commettre. L'un et l'autre sont en étroite
et intime dépendance. »
Toutes les mères devraient penser ainsi.
Beaucoup sont déjà converties, mais,, bien
souvent, ignorantes dès méthodes d'édu
cation physiques, elles ne savent comment
s'y prendre pour diriger leurs bébés. L'ou
vrage d'Andrée Joly sera pour elles un
guide précieux. Il a le mérite d'être sim
ple et clair, bien , ordonné, bien, illustré.
Il n'est personne qui ne.puisse le com
prendre
Soixante-quatre exercices sont décrits, et
classés : les . uns pour les- bébés .de trois
à six ans, les autres ipour les enfants de
six à quatorze ans. Us sont divisés en plu
sieurs groupes : marcher, lancer, grimper,
porter, sauter, respirer ; tous sont inspirés
par les principes de la méthode naturelle
d'Hebert adaptée à la complexion des tout
petits.
L'heure de l'éducation physique . doit
être pour ces très jeunes .enfants une heure
joyeuse. On doit éviter d'imposer ces exer
cices comme une corvée, mais au contraire
•les (présenter comme des jeux. Alors, l'en
fant de lui-même réclamera la leçon et, ce
qui importe surtout, prendra l'habitude de
la culture physique. Pour obtenir ce résul
tat, Andrée Joly use d'un procédé amu
sant : elle s'adresse à l'imagination enfaif-
; tine. Exécuter un mouvement de gymnas--
.'•tique 1 n'a rien d'attrayant. Mais ce même
mouvement, s'il est baptisé de façon à évo
quer une chose connue de l'enfant, de
vient.-un plaisir. Exemple : respirer, cela
;ne dit [rien. Mais sentir une fleur et souf
fler une bougie sont deux gestes familiers 1 :
ïffidî'htraie le parfum de la fleur en une pr o-
; fonde inspiration., on souffle la bougie par
une longue expiration, et l'on apprend
ainsi à respirer. Les mouvements des jam
bes qui renforcent les muscles abdomi
naux n'offriraient, aucun intérêt pour l'en
fant s'ils ne s'appelaient « la bicyclette »
ôu « les ciseaux >. Marcher accroupi,
excellent exercice d'assouplissement, se
rait bien ennuveux si l'on ne savait pas
que l'on imite le canard. Un exercice de
grande flexion du tronc en.avant et d'élon-
gation complété de tous les muscles,pos
térieurs du,, corps s'appellera : « sonner
les cloches, », et on l'exécutera en chan
tant « Frère Jacques ». Grâce à ce pro
cédé, chaque exercice est désiré par l'en
fant -comme une récompense et l'éducatio'Ti
physique se commence dans la joie.
Les mères de famille, les institutrices.
les assistantes sociales qui dirigent crè
ches et centres de jeux mourront s'inspirer
avec profit de cet excellent petit volume,
plein d'utiles enseignements.
ELIANTE.
axgcrooiffii
Sur l 'Aéropostale
(1) Edité par. la Lieue française d'Education
physjque çt rythmique, 6, rue Antonin-Dubois, Pa
ris. Prix ; 3 fr. 50.
«inniniiimiiiHiiiiiiiutiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiuiiiiiuiininiMiiiiiiiiinuiiiiiiiiiiHiiuiHiiiiiiiuiiiHiiiiiiHnitiiiiiunniiiiiniiniHtinnimniiiiiii
Pi
M
Je ne voudrais pas laisser ' partir) sans
un mot de règret, M. Emile Deschamps,
mort, il y a' une dizaine de jours, à l'âge
de 72 ans. Tous ceux qui ont è'é en rela
tions avec lui garderont un souvenir ex
cellent de ce propriétaire scrupuleux, re
présentant d'une epoque qui disparaît cha
que jour davantage, de .ce parfait homme
du monde dont l'attitude. un peu froide
s'accompagnait d'une, politesse exquise. •
Il avait d'abord monté dans. les courses
de gentlemen. Ce ne fut qu'à partir de 1892
que la casaque noire et p - - -icine ; com
mença à remporter des,suce ...importants.
Cette année-là, Avoir, par i^>, enleva Jes
prix de Seine, du Cèdre'et de, Chantilly;
Allô, un autre fils .de Zut, le grand prix, de
Bruxelles; Arrosage, par Xaintrailles,, le
prix de la Néva, aujourd'hui prix Bertéûx
et célèbre par la victoire qu'y , remporta
Vasistas la veille de, son succès 'dàijs 1 le
Grand Prix. En Ï893, Aquarium, acheté' à"
la vente du comte de Berteux, gagna le prix
Gladiateur, et l'année suivante, ,les prix
Castries, de Chantilly et dé Longchemp,
enfin le prix Gladiateur- pour lâ'seCoride
fois. Aquarium était dë haute taillé et bâti
en hercule; il portait 63'kilos lors de sa
victoire dans le prix Castries et 65 kilos
dans le prix de Longchamp. C'est, je crois,
le poids le plus élevé avec lequel un chè-
val ait remporté, en France, un handicap
important.
Parmi les deux ans de cette" époque, il
faut citer les noms de Champpsault (prix 1
de Villers), Féverolle'(Grand Prix de'Diep-'
pe), Hersé (prix de Villiers et de la Fo
rêt), Hâtez^Vous' (2 0 critérium), et ■ parmi'
les vieux chevaux, celui de DinCtte, qui
devait être la mère de Quintette. ■
En 1900, Ivry eut la gloire de battre,
dans la Grande Poule des produits (au-t
jourd'hui prix Lupin), la grise Semeridrià,
dont ce fut l'unique défaite au printemps.
Malheureusement, Ivry, lymphatique et
manquant de tempérament et d'influx ner
veux comme tous les produits de S'tuart,
ne confirma pas cette victoire par la suite.
En 1908, Quintette, en faisant deadrheat
avec Seasick dans le, prix du Jpckey-Club,
fournit l'occasion aux deux grandes bran
ches de la race de Dollar, celle de Cnmbvse
et celle d'Upas, de se partager ;Iè Derby.
Vernet gagna le prix des Acar ias en 19.10,
Après la guerre, M. E. Dnschamps ne pos
séda plus que quelques chevaux et Dureté
fut la dernière à porter victorieusement sé|
couleurs en enlevant la troisième manche
du prix La Rochette,
Il avait conservé Aquarium comme éta
lon; le fils de Narcisse et de Miss Hannah,
commun et viandeux, ne se distingua pas
au haras et, parmi ses produits vainqueurs,
je ne vois à citer que Jean Bart II, ga
gnant du Grand Prix de Nice .en 1991.
Quintette ; fut acheté paroles Haras nation
naux et envoyé dans le Sud-Ouest où il
n'a rien laissé.
M. E. Deschamps avait ses'chevaux chez
Richard Count, père d'H. Count, - qui en
traînait également'pour M.^■ J. de Brémond
et pour M. Robert Hennessy, et dont Inha
bileté professionnelle et le mauvais carac
tère étaient aussi célèbres l'un que l'au-
tre.
Si M. Deschamps avait même dispersé
son élevage installé dans l'Orne, au haras
d'AJmenèches, chez M. Grégoire, il s'inté
ressait toujours aux courses et,- l'automne
dernier^ on apercevait encore à Long?
champ sa longue et maigre silhouette;
déjà voûtée dans sa jeunesse,, et que l'âge
avait courbée davantage.
*
as
> Cannes, ont continué les succès de
l'écurie Maconrber; toutefois, lé Crand
Prix du Commerce, l'épreuve la plus im
portante après la Coupe, fut gàgjié par
Râle de Genêts,; à M. Pierre Thomas, qui
eut ainsi le ; plaisir de voir triompher un
de ses élèves, fils de son ancien cheval
Dialble .au Corps, vainqueur, de nombreu
ses courses dans le-Miqi;et en particulier
du Grand Prix de Marseille dans lequ3l
il battit SecXin en 1924. Le fils de Badajoz
et de Diabolina (par Robert le Diable et
une fille de Saint-Simon) est trop jeune
étalon pour avoir pu encore se,' révéler,
mais il semble leguer a ses prodiiits plus
de tond que son demi-frère Epinard; il
fait actuellement la monte chez nôtre ami
le baron. de -Mengjn. an hafàs de Mont-
péroux. Et. a ce propos,, j'ai un oubli à
reparer. En parlant dernièrement d3 Càl-
listrate: j ai écrit, que la descendance de
l'ancien cheval de-M. Abeille était généra
lement de rolbe alezane; je n'ai-eu l'occa
sion de revoir Diable au Corps qu'une
seule fois, mais il : semble bien me rap
peler qu'il possède la même robe bai >brun
que le fils de Cambyse.
M. Pierre Thomas est, certainement, de
puis la mort du comté de David-Beàu-
regard, le doyen des propriétaires du Sud-
Est; il montait lui-même ses. chevaux, il
y a. plus de quarante ans, c'est un homme
dé cheval accompli qui sait admirable
ment engager ses chevaux et diriger son
écurie installée près ^d'Avignon. En 1930,
il,figure sur la liste gagnante avec 567.000
francs, le premier des propriétaires de
province,, et c'est lui qui a remporté le
plus grand nombre d'épreuves, 47 courses.
■Si .l'écurie. Macomber .enleva, A la pre
mière, jour-née de la réunion de Nice,, trois
courses ^ sur- cinq; dont le gros morceau
avec Alvarado, un fils de Parth, elle fut
mqins heureuse nar .la suite, et aucun de
ses trois représentants .ne put même s'em
parer d une place dans le Grand Prix qui
fut enleve par l"eu de Joie, lequel venait
de 'mnl courir quelques jours auparavant.
M. James Hennessv" a' remporté un • joli
coup de deux avec le 'trias quarts de frère
de Felton qui avait igasné en février la
Grande.Course de haies de Cannes. Esling
qui, a ia suite de son grave accident,
n'avait pas paru en selle- depuis dix-huit
mois, a manque de peu -une rentrée vic
torieuse: sur Phenrmene. il n'a été battu
que d'une courte tête par Keogh sur Feu
de Joie.
...r*
Dans la région parisienne, la situation
atmosphérique et ses Conséquences ont
jeté quelques troubles dans les réunions
de la semaine dernière. Enghien a vii sa
journée supprimée ipar suite de la neige
et, vendredi,<• la réouverture des courses
platps a dû avoir-lieu à,Saint-Cloud au lieu
de-Maisons, le, plateau de la Pouilleuse se
trouvant' à l'abri de-toute inondation.
. Le- premier Handicap Gptional n'avait
réuni, qu'un, lot fort ordinaire'et, seul, le
vainqueur, Tapinois, qui-gagna très facile
ment,.sans songer à égaler Presto II, S-e^
Sick et Jacobi qui remportèrent celte
épreuve avant lui, est susceptible de deve
nir un cheval utile. Il est fils-de Tapin qui,
sur^la. ►ipême distance de .1.600 mètres,
i-e.mpojrtâ la,Poule d'Essai .des,'Poulains et
le Linc.olnshire, et de Pépita, par Yer.wood
et l'excellente Marsa, gagnante du Prix dé
Diane dè 1910.
En 1928, le prixLde Sairit-Cloud (ancien
prix de Vincennes) a été supprimé et rem
placé. par dèux épreuves, courues sur 1.600
mètres au lieu de 2.000 mètres, et réservée,
l'une, le prix La Camargo aux pouliches,
l'autre, le prix Omnium II aux poulains.
Autrefois, ce prix de Vincennes était la
première course importante de l'année et
d'excellents chevaux en furent les ga-
griànts; sans remonter très haut, Verdun,
Faucheur, Durbar, Prestige,: préludèrent,
par leur .victoire ■ dans- cette épreuve à
toUte une série de succès qui, pour le der-,
niw nommé, ne ; fut interrompu par au
cune-défaite. Ajax et Prestige restent les
deux seuls chevaux français n'ayant ja
mais été battus.
Les dèux réunions d'Atiteuil ont pré
senté un intérêt grandissant et nous en
avons " vu : assez pour affirmer que nous
sommes mieux montés que l'an dernier en
jeunes steeple-chasers. Sans doute, si les
terrains .deviennent -durs, certains auront-
ils dés ennuis avec leurs tendons, mais il
nous en restera-bien, quelques-uns pour
disputer le Grand "Steeple dans lequel les
chevaux de quatre ans së font de plus en
plus rires; l'an dernier, le lot ne compre-
nait que le seul Strélitz.
Poisson d'Avril possède à son actif dèux
victoires plaisantes; nous n'avons aucun
point de comparaison' entré lui 'et les 'au
tres vainqueurs; il est du moins le seul
à avoir accompli — et comme un vieux
routier —-le grand parcours extérieur.
En fin de saison, j'avais - fait ressortir
l'aptitude sur les obstacles que Nouvel An
me semblait léguer à ses fils; après Jean
Victor, un autre fils de'cet étalon, Œil de
Bœuf,, vient de remporter dimanche le
nrix d'Auteuil, le second des steeple de
100.000-francs réservés-aux jeunes che
vaux. H'ar mene rde- bout en bout pour
«agner- awêtiév .apirès la rivière du huit, qn
pouvait ! ; craindre à la fin de son roaleau,
pas du tout, il. a augmenté son avancé et
aucun de ses adversaires, désorienté', par
son -train, n'a été capable de lui imposer
le-moindre effort. A .prendre la .ligne de
I^e D;aJt}le, il serait supérieur à son .demi-
frère- Jean Victor, mais - je' me méfie tou-
jours de rexactitudie des courses, rempor
tées dans de telles conditions.
- • . . André SANCÏ.
Nous avons, la semaine dernière, con
sacré notre petite chronique hebdoma
daire à l'Aéropostale. Il nous faut y reve
nir aujourd'hui. Au reste, la situation là-
rentable de notre plus grande ligne aé-
jrienne a fait l'o'bjet d'un long débat à la
|i Chambré. M. Jules Moch, au nom de la
' commission de l'aéronautique, a donné
connaissance aux députés du rapport qu il
a établi sur la question. M. Jules Moch a
. pris la parole à l'aurore, devant une assem-
? blée clairsemée qui avait siégé toute la
' nuit. Nous soulignons cette circonstance,
car il apparaîtra peu sérieux qu'un pro
blème aussi grave soit traité dans de sem
blables conditions. Cela dit, nous consta
tons que M. Jules Moch a fait pleuvoir sur
|>la Chambre un déluge de chiffres d'où il
: ressort que la comptabilité de l'Aéropos-
' taie était assez fantaisiste. Mais le rappor
teur n'a traité que le côté financier du
problème et son aspect juridique. C'était
peut-être son rôle, ce n'est pas le nôtre,
en tout cas, de nous étendre sur ce point.
Toutefois, ce n'est pas sans un certain
laisir que nous avons entendu M. Jules
loch apporter de l'eau au moulin de l'A. F.
Nous détachons ces lignes, en effet, dans
■>1 'Officiel ;
J'ai' eu du mal à obtenir ces documents.
Je n'en accuse pas les hommes. C'était
l'époque où les rntnistres se succédaient
rue Saint-Didier, à la cadence approxima
tive d'un toutes les trois semaines (Sou
rires.) ; ma lettre a été adressée ,à M. IMu
rent Eynac. Il est tombé avant, d'avoir pu
me donner satisfaction. M. Painlevé ne fit
que passer tel un météore. (On rit.) M. Du-
mesnil m'a communiqué ces documents au
mois de janvier 1931.
Cet éloge indirect de la continuité, im
possible ■ en démocratie, est agréable à-
relever dans la bouche d'un républicain
bon teint comme M. Jules Moch.
Les méfaits de ces changements inces
sants ne sont d'ailleurs pas étrangers à la
faillite de l'Aéropostale. Ce n'est pas nous
qui le disons. C'est M. Jules Moch. Ecou-
tez-le :
J'en arrive rapidement à la situation
financière de l'Aéropostale, qui n'a pas pu
être améliorée depuis longtemps, ppur.un
certain nombre de raisons sur lesquelles
il sera nécessaire que nous ayons des ex
plications, et parmi lesquelles on peut citer
cette s^iccession de ministres qui, tous,
avaient un projet et tombaient avant
d'avoir pu le réaliser.
Les considérations générales du rappor
teur s'arrêtent-là. Ou plutôt nous les arrê
tons là, car M. Jules Moch a .voulu lui
aussi y aller de son petit couplet sur l'avia
tion considérée comme « instrument de
progrès social et de paix ». « Si vous com
prenez que l'aviation/ oui unit les peu-,
pies... », a dit M. Jules Moch. Pour notre
part, nous, ne le comnrenons nas. Les hom-
nies sont'les ''ommas, et les avions ne
changent rien à la nature humaine. Pour
quoi l'aviation unirpU-e'le Ips pcuo'es plus
que les chemins de fer, les bateaux )u les
automobiles? Mais r est nrobohle mie d'au
tres Moch ont existé qui ont sorti les mê
mes calembredaines nuand les premières
locomotives ont glissé sur les rails, cruand'
les premières automobiles ont roulé sur les
joutes. Un moyen de transport est une
chose et la na'ure de l'homme en est une
autre. Le progrès matériel i-t il amélio-é
l'espèce humaine ? Si l'on veut absolument
faire un rapport entre l'homme et la ma
chine, si l'on 'veut.à tout prix établir une
relation de cause à effet entre les deux
éléments, il nous semble à nous, que loin
d'améliorer l'espèce humaine, ^e progrès
matériel a eu sur elle une influence perni
cieuse. Pas plus que l'automobile, i'avJQn
n'est un instrument « de paix i>. C'est un
instrument tout court, de • paix ou_ de
guerre, selon crue l'homme en d'ccide ainsi.
On ne s'élèvera Jamais assez contre ce
genre de boniments qui découle tout natu
rellement du bobard classiaue des soi-di
sant bienfaits à attendre des relations tou-
iours plus intimes entre les peuplés. Avant
ile connaître les antres,'ces p^i'osophes à
la manoue feraient mieux de chercher à
se connaître, se'on la vieHe formule dont
Soerat'e avait fait sa max'mè favorite Peut-
être réus"iraîent-ils ainsi à mettre un peu
d'ordre dans leurs idées et s'épargneraient-
ils le ridicule de doter 4a matière d'une
influenc e morale. - = ,
Combien nous eussions préféré; que M.
Jules Moch s'étendit un ipeu plus sur les
mystères qui continuent d en.ourer ie nau
frage de l'Aéropostale. Sans doute_on com
prend parfaitement que la situation poli
tique brésilienne n'ait pas contribué à ren
forcer financièrement une affaire dont la
gestion n'était pas, par ailleurs,-satisfai
sante, mais un -observateur impartial -reste
néanmoins surpris que des mesures^ pré
ventives n'aient pu être prises afin d'éviter
cette totale déconfiture.
N'y eurait-il pas quelque génie malin qui
s'est employé activement à couler l'affai
re? Certes, nous ne défendrais pas la con
ception administrative des dirigeants; de
l'Aércpostale; cer'ains ch'ffres donnés par
M. Jules Moch ne laissent plr.ee à aucun
doute, mais on reste. surpris qu'on ait
tant attendu pour remédier à des vices
.fondamentaux d'exploitat : on et de gestion.
'Il est vrai que si l'on veut bien se rappeler
que le ministère de l'Air n'a pas encore
d'exlstçpce légale ap-iès avoir'été créé en
septembre 1928, on trouve assez naturel
qu'une anarchie invraisemblable règne du
haut en bas de l'échelle gouvernememtale
et administrative. On s'aperçoit aujour
d'hui,que la loi fixant les règles essentiel
les de l'exploitation commerciale et pos
tale aérienne n'a pas encore été'faite par
le parlement, alors que depuis 1929 l«v
^question est pendante devant la Chambre.
Nous eussions aimé éntendre un hbin-iiie,
comme le col-cnel Brooard, parler un peu
de la politique tecbn'k[uè dé l'Aéropostale.
M. Moch n'a considère que la politique fi
nancière. 0r, incus aimerions bien, au mo
ment où l'affaire va être renflouée, qu'on
pensât un peu à l'usager, afin de ne pas
retomber dans les erreurs passées.
Pour nous qui connaissons bien la ligne
sur le tronçcn Toulouse-Casablanca,^ qui
l'avons vue. grandir,:ijn fait no.iis a toujours
beaucoup frappé: la disproportion qui a
toujours existé entre les frais .investis dans
l'infrastruciure et le matériel volant. Tan-
dit qu'on construisait une gare magnifique
à Toulouse le passager de l'Aéropostale
avait à sa disposition, pcar aller jusqu'à
Casa, un Bréguet 14, tiré par up 300 Re
nault, comme siège le sac de lettres
porté par l'appareil. Loin de nous l'idée
de médire du Bréguet 14 et du 300 Renault.
Ce sont là de vieux serviteurs fidèles de
vant lesquels on tire son chapeau, mais le
î-espect dû aux ancêtres n'empêche pas
une certaine préférence pour le jeune, le
neuf, le confortable.
Aussi bien. Ce fut peut-être pis encore
quand on voulut se lancer dans des fabri
cations nouvelles. Le passager se vit offrir
une cab : ne confortable, mais le coucou ne
décollait, plus. Nous faisons allusion ici à
certaine berline métall'que qui fit frémir
les rares privilégiés-oui la virent évoluer.
Nous pourrions multiplier les exemples. La
traversée de l'Atlantique de MerrHoz, sur lin
hydro Laté, nous fournit encore une pr«u-
vè cle l'absence de nolitiaue technique
intelligente et sérieuse. Le Laté, 38, sauf
erreur, est i n exre'lrnt appareil terrestre.
On l'a muni de deux flotteurs et vogue la
galère. Non, non et non. Ce n'est pas de
l'aviation; c'est du bricolage. Un appareil
qui doit affronter l'Atlantique régulière
ment ne doit pas être un avion dont on a
remplacé .les roues par des Pôttéurs. C'est
une ,plai""nterie. Au demeuirant, rappareil
a coulé au retour après avoir été « posé >
correctement sur l'eau.
Un appareil on' doit tra'verser le Rio del
Oro ne doit pas être un monomoteur^ Son
« moiiTin ■» ne doi f pas être 'con'fifvé des
nièces de trkizi; woteurs usagés, comme
le cas s'est* produit.
Bref, on sentait vraiment trop que le
côté aérien de l'affaire n'intéres-ait pas
d'abord 'es diria oc >nts de l'Aéronostale.
Q -elle chance ils ont eu d'avoir une
équipe de ni'otes incomparables et devant
'esqiiels tout le monde s'int "ne!
Si. comme nous l'espérons bien notre
grm'le li^ne ré"ienne est T'enn-o"- ée •>' fs*uf
sans dou^e oue .c^ !f inr ro . sa .p^Ml'ou 0 finan-
-lère.. mais aussi sa politique techn'/uie.
SEJO.
IlIflIlIItlIUlUltHlIllltMUIim*"
CVCI-lSlKiE
Avant les Six Jours de
(Suite de la 3* page)
Allez donc-tenter de faire digérer au
public que telle équipe qui n'a jamais été
décramponnée durant une chasse puisse
être, tout d'un coup, rétrogradée de deux
tours? Essayez d'opérer le mouvement in
verse et d'avantager tels coureurs sympa
thiques aii directeur, et vous verrez le beau
tapage ! Chez nous, il est un public clair
voyant et qui ne tolérerait pas des ma
nœuvres aussi scandaleuses, et nous nous
empressons d'ajouter qu'au surplus il
n'est, point .prouvé qu'elles soient jamais
entrées dans les intentions de Robert Des-
marets, grand maître du VèF d'Hiv'.
Ceci dit, parlons un peu des quinze
équipes qui ont été retenues pour partici
per aux Six Jours de Paris. Elles sortt ain
si comprises :
Charles Pélissier-Leducq (Français) ; Li-
nari-Dinale (Italiens); Van Kempen-Pij-
nenburg (Hollandais); Charlier-Deneef
(Belges).; Opperman-Lamb (Australiens) ;
Blanchonnet-Marcillac (Français) ; Richli-
Buschenhagen (Suisse-Allemand) ; Ray-
naud-Dayen (Français) ; Coupry-Bouche-
ron (Français) ; Choury-Fabre (Français) ;
Lemoine-Guimbretière (Français) ; Bres-
ciani-Mouton (Italien-Français) ; Merviel-
Foucaux (Français) ; Pecqueux-Renaud
(Français) ; Raes-Decorte (Belges).
Ainsi qu'on peut s'en rendre compte/les
coureurs français sont, cette année, en
nombre assez impesant; pareille aventure
ne leur arriva pas en ces dernières années.
Nous devions avoir deux équipes italien
nes et nous n'en auront ^qu'une... et demie,
puisque Belloni n'a pu, blessé à New-York,
venir épauler, son camarade Bresciani.
Nous nous contenterons de deux équ : pes
belges" et,' étant donné la valeur de nos
voisins du Nord, nous estimons que c'est
peu. L'équipe suisso-allerrvnde Richli-
Buschenhagen doit être très forte; l'équi
pe australienne Opperman-Lamb wons est
inconnue quant à ses possibilités en ce
genre de travail et les points "de compa
raison manquent. L'équipe hollandaise
Van Kempen-Pijnenburg doit, si l'on s'en
réfère aux résultats de cet. hiver, s'avérer
formidable, tout simplement.
Mais l'ensemble des équipes françaises
doit, malgré tout, tenir le coup et triom
pher de la coalition. Pélissier et Leducq
ne partent pas avec d'autre, intention, que
celle de bien faire. Blanchonnet, qui gagna
l'an dernier avec Pélissier, aura cette fois
Marcillac comme partenaire et ce sera
l'équipe populaire. Raynaud-Diayen,. sont
très capables de renouveler leur succès
d'il y a trois ans. Choury-Fabre, notre
équipe la plus régulière, réussira-t-elle en
fin à trouver la récompense de ses efforts
de plusieurs anmées? Pourquoi pas. Et
peut-être d'autres réussirost-ils à s'impo
ser au détriment de gloires qui commen
cent à vieillir.
Quoiqu'il en soit, c%st encore un^ gro>
succès qui attend les Six Jours de Paris,
si l'on s'en réfère aux bruits qui circu
lent de toutes parts.
Marcel GENTIS.
P .-S. — Dimanche prochain, la saison
routière sera, officiellement ouverte, avec
les deux grandes courses classiques belge
et italienne: le Tour des Flandres et Mi-
lan-San Remo. Ceux qui seront, cette sai
son, les plus rudes adversaires de nos
champions prendront ainsi un preniier
galop d'entraînement avant ParisrRoubaix,
plus heureux que les nôtres qui se voient
privés de Paris-Le Havre. . -
Ûn seul Français de marque: dans le
t Tour des Flandres: Ferdinand Le Drogo;
un partant possible dans Milan-San Remo:
Maréchal. Quelle que soit leur intention de
bien faire, ils ne peuvent guère caresser
d'autre espoir que celui de se comporter
dans les meilleurt- conditions possibles.
i
'"r—ti - g l asa
* te sS ^-3^5Sr
\>C5 DQODoO
Quelques échos
Depuis trois ou quatre ans, la question
le la rencontre des meilleurs joueurs anja-
eurs et des meilleurs joueurs profession-
tels a été souvent à l'ordre du jour. Les
.uccès continuels de Karel Kozeluh, le
professionnels tchèque, ainsi que la façon
îont il malmenait ses adversaires les plus
directs: les Nazouch, les Burke, les Pioa,
es, Kinsey et quelquefois même Vincent
îichapds, l'ancien amateur, laissaient sup-
;>oser que Borotra, Tilden, Cochet ou no-
Sfe'Lacoste de 1928 auraient le plus grand
«nal à faire mordre la poussière à ce dia
ble de Tchèque qui, avec un déplacement
admirable et un jeu de jambes ahurissant,
renvoyait tout sans faire de fautes comme
an mur vivant 1 Et les commentaires d'al-
'fer' leur train... Les uns, pour sortir de
cette incertitude proposaient l'organisa
tion d'épreuves ouvertes à tous, amateurs
yt professionnels — nous en avons parlé
ici à plusieurs reprises; d'autres, au con-
iraire, condamnaient par avance ce mé
ninge, et comme les fédérations.étaient op
posées au principe de ces épreuves, les
aisputeurs attendaient pour recommencer
leurs polémiques un fait nouveau... Tout
à coup, grand émoi! Tilden, le « suspèn-
du-dépendu » passe dans le rang 'des pro
fessionnels et, cette fois-ci, sans aucun
ïspoir de retour. A peine a-t-il prévenu la
fédération américaine de sa décision qu'il
Organise une grande tournée en compagnie
de Pare, de Hunter, son ancien camarade
ipe, passé lui aussi au professiona-
et de Kozeliih.
Enfin! on allais pouvoir se prononcer,
puisque celui qui était , resté le mePleur
joueur amateur de 1920 à 1926 allait ren
contrer le meilleur joueur professionnel.
Tout récemment,, nous avons eu quelques
détails sur la première rencontre officielle
de Tilden et de Kozeliiii qui eut lieu à la
fin du mois de février sur le court du «,Ma-
dison Square Garden î>, àNèw-York. On
sait que Tilden triompha , avec une grande
aisance du Tchèque par trois manches à
réro. Contrairement à ce qu'avaient écrit
depuis longtemps les partisans deKozeluh,
Tilden, dans une forme superbe, mena la
partie à sa guise .et, dès le cinquième jeu
de la première manche que Tilden mit à
«on actif sans perdre un point, il devint
évident , que Kozeluh n'avait plus aucune
chance. I/ê grand Bill déploya au cours de
ces trois manches toutes les ressources de
son jeu puissant et subtil à la fois; la va ;
riété et la précision du champion de Wim-
ibledon déroutèrent complètement Kozeluh
ni faisait figure d'un honnête renvoyeur
e balles à côté d 'un grandissime artiste;
enfin, le Tchèque ne savait pas se placer
pour recevoir fe fameux service « chemin
cle fer » du grand Bill que Borotra et sur
tout Cochet- ont renvoyé souvent avec un
remarquable brio et cette ■ incapacité eut
▼ite lait de hâter sa défaite; au lieu de se
tenir aux environs de la ligne de fond
comme les deux champions français, Ko
zeluh était tellement loin derrière cette
ligne que sa tâche était rendue encore
!beaucoup plus difficile. Ainsi le résultat
de ce 'premier combat officiel entre deux
itemmes qui représentaient si brillamment
leurs deux dasse.s respectives confirmé en
tièrement les jugements que nous avions
émis l'an dernier au sujeit d'une rencontre
alors, éventuelle entre Tilden et Kozeluh.
Ce qui est certain, c'est que cette manifes
tation connut un succès sans précédent,
puisqu'elle attira 14.000 spectateurs dans
les tribunes de Madison Square Garden.
Te
Au cours des derniers mois, une équipe
anglaise au premier rang de laquelle se
trouvait le meilleur joueur anglais de
l'heure actuelle, Bunny Austin, a visité les
grandes-villes de Tlnàe et pris part à un
grand nombre de tournois organisés dans
le pays des rajahs. A Calcutta, Austin ren
contra en finale le meilleur joueur des In
des, Mohammed Sleem, qui se distingua
particulièrement après la guerre, en An
gleterre et en Europe, non seulement par
des victoires remportées sur d'excellents
joueurs, mais par une méthode et un style
extrêmement : personnels qu'il n'apparte
nait qu'aux joueurs de très grande classe
de pouvoir désorganiser.
A propos de la dernière rencontre Aus-
tin-Sfeem, notre confrère Wallis Myers
écrit ces çjuelques lignes qui montrent que
le « subtil poison » que disîûllait Sleem
quand il était sur un court ne lui était pas
inconnu.
Nom (peBsioos, écrit Wallis Myers,
pis déçus, mais au début de la lutte contre Sleem,
nous vîmes un nuage assombrir notre horizon. Le
style Sleem est un charmant mélange de défensive
inexpugnable et de dangereuse finesse qui a con
quis sa place dans le dictionnaire du tennis inter
national. J'avais prévenu Austin du péril que cons
tituerait pour lui le '
cependant influencé-par lui. Heureusement qu'après
avoir perdu la première manche,' Austin prit l'ini
tiative de l'attaque et la conserva, mais il y a dix
ans, Sleem aurait poussé le combat jusqu'à un dé
nouement plus sévère. Bien qu« dominé vers la
fin, je fus impressionné par ses ressources et sa
résistance; malgré ses 39 ans, il fallait u,n coup
de premier ordre pour le battre, et les balles qui
venaient de sa raquette étaient dirigées par un cer
veau alerte plein de combinaisons et d'astuces.
Nous avions surnommé jadis le Maho-
mçtan Sleem . « l'homme des sortilèges »
et ceux'qui ont joué contre lui trouvèrent
ce « coytiomen » à leur goût. Sleem, avec
ses yeux brillants, profonds et intelligents,
rappelait le visage des gens de son pays
qui endorment. èb qui s'adonnent aux pas
ses magnétiques. Son jeu finissait par met
tre eh léthargie, l'adversaire qui ne pou
vait réagir et.nous avons vu quelques-unes
de ses; victimes sortir du court dans un
état yoisin de l'hébétude. Rappelons, qu'aux
Jeux olympiques de Colombes (1924), en
quart de finale, Vincent Richards, le futur
vainqueur, ne put'maîtriser Sleem qu'après
trois heures d'une lutte'sans merci. Vin
cent Richards, écœuré, épuisé, déclara
qu'il ne rejouerait jamais plus contre
«. l'homme aux sortilèges ».
Jean ZEVILH.
nmnniiwiiiiiwmiiiiiimiMnumtfwustfUimiiiiintiiunifuumnifiiiunitmtiiiuiiiiiiiniiniiiuniittmimtftitta
L'escrime chez les militaires
La situation de l'escrime dans l'armée
(retient l'attention des dirigeants du noble
sport en ce qu'elle commande le dévelop
pement ou meme le maintien de l'escrime
civile.
Car l'armée est la pépinière des maîtres
qui, leur retraite prise, se consacreront à
1 entraî'nement des escrimeurs civils. Par
fois même, au préalable, dans les villes
où le petit nombre des adeptes ne permet
pas d'offrir des ressources suffisantes à
La question a déjà fait l'objet d'études,
d'enquetes de la part de la Fédération qui
envisagent l'organisation de cours spé
ciaux pour la fonmation de prévôts quali
fiés^ dont certains seraient incités à pas
ser ensuite par l'Ecole de Joinville pour
se consacrer à la carrière militaire. Les
mesures envisagées ou déjà prises ne pro
duiront effet qu'avec le temps, in'dispenr
sable à la réalisation de tout projet — si
facile <à- mettre; sur, le papier. Mais dès
maintenant il faut que l'escrime militaire
marque cette même activité qui a contri-
Bué a sauver l'escrime civile.
Certes, nous ne sommes plus en 1903 où
ht premier championnat des officiers de
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A PAT\nV I j' *7 vo ® pour trois mois
/lOvfilllJQlA «* vons verrez qu'il* ne.
Iftmtv" plus ae passer de votre journal.
France (en activité de service, ce qui avait
un sens) réunissait 75 équipes de trois ti
reurs, plus un certain nombre de concur
rents individuels !
Nous pourrions du moins revenir à l'a
vant-guerre, au moment où se fondaient un
peu partout des « groupements de sous-
officiers-épéistes ». Précisément, l'annïée
moderne doit compter cent mille militai
res de cadres, parmi lesquels se trouvent
assurément des sous-officiers capables, dé
sireux de pratiquer l'escrime.
Ce sont de tels groupements, escrimeurs
qu'il faut créer, dont l'activité viendra
compléter le travail du maître d'armes et
solliciter l'attention des grands chefs: on
prouve le mouvement en marchant.
Des efforts dans ce sens se sont déjà
produits qui ont donné d'excellents résul
tats. Un exemple probant est' le récent
tournoi d'escrime à l'épée organisé par le-
4* régiment d'artillerie divisionnaire, au
quartier Bruat, à Colmar.
Deux épreuves furent disputées le même
jour sous la présidence du général Zeller
et du général Lannes, entourés de nom
breux officiers de la garnison, auxquels
s'étaient joints M. Zundel, secrétaire de
la Fédération ' d'escrime d'Alsace, et plu
sieurs dirigeants;
Un challenge offert par la Société ami
cale des anciens du 4* R.A.D. était réservé
aux officiers, l'autre réservé aux sous-offi
ciers était dénommé challenge Regnault,
en souvenir du 47* R.A.D. L'épreuve des
officiers réunissait huit équipes; celle dés
sous-officiers mettait douze équipes en
présence.
Grande manifestation sportive qui dé
montra que l'escrime militaire est en bon
ne voie de rénovation. Car il ne s'agit pas
là d'une manifestation isolée.: Peu ayant,
s'était disputé, dans la; même ville, le chal
lenge du « Diable rouge », offert aux mi
litaires de la région par les « Anciens du
152° », dent le président est un simple
soldat, mais aussi une de nos plus rudes
lames parisiennes.
Voilà un exemple que beaucoup de so
ciétés d'anciens militaires seraient tentés
de suivre si les régiments auxquels elles
s'intéressent prenaient l'initiative de cons
tituer des groupes d'escrimeurs assures de
la sympathie agissante des dirigeants ré
gionaux de la Fédération nationale d'es
crime française.
Aide-toi...
Louis SEPTIME.
SPORTS FEMININS
« L'éducation physique des tout petits »
- (i)
Un ouvrage vient de paraître qui sera
utile à toutes les mères de famille désireu
ses de commencer elles-mêmes l'éducation
physique de leurs enfants. Il a été com-
iposé par Mlle Andrée Joly, professeur
diplômée du cours supérieur de l'Univer
sité, directrice de la Ligue française
d'éducation physique et rythmique.
Andrée Joly affirme avec' raison que
l'éducation physique doit commencer tôt :
dès l'âge de trois ans on peut faire .exé
cuter aux tout petits des mouvements qui
aident à leur croissance et qui les entraî
nent à la discipline. « La culture physi
que, dit l'auteur, est un moyen précieux
que maîtres et parents ont-' entre leurs
mains pour parfaire l'éducation de . l'en
fant. Dissocier le développement physique
du développement intellectuel et moral
est une erreur qu'il "n'est plus permis de
commettre. L'un et l'autre sont en étroite
et intime dépendance. »
Toutes les mères devraient penser ainsi.
Beaucoup sont déjà converties, mais,, bien
souvent, ignorantes dès méthodes d'édu
cation physiques, elles ne savent comment
s'y prendre pour diriger leurs bébés. L'ou
vrage d'Andrée Joly sera pour elles un
guide précieux. Il a le mérite d'être sim
ple et clair, bien , ordonné, bien, illustré.
Il n'est personne qui ne.puisse le com
prendre
Soixante-quatre exercices sont décrits, et
classés : les . uns pour les- bébés .de trois
à six ans, les autres ipour les enfants de
six à quatorze ans. Us sont divisés en plu
sieurs groupes : marcher, lancer, grimper,
porter, sauter, respirer ; tous sont inspirés
par les principes de la méthode naturelle
d'Hebert adaptée à la complexion des tout
petits.
L'heure de l'éducation physique . doit
être pour ces très jeunes .enfants une heure
joyeuse. On doit éviter d'imposer ces exer
cices comme une corvée, mais au contraire
•les (présenter comme des jeux. Alors, l'en
fant de lui-même réclamera la leçon et, ce
qui importe surtout, prendra l'habitude de
la culture physique. Pour obtenir ce résul
tat, Andrée Joly use d'un procédé amu
sant : elle s'adresse à l'imagination enfaif-
; tine. Exécuter un mouvement de gymnas--
.'•tique 1 n'a rien d'attrayant. Mais ce même
mouvement, s'il est baptisé de façon à évo
quer une chose connue de l'enfant, de
vient.-un plaisir. Exemple : respirer, cela
;ne dit [rien. Mais sentir une fleur et souf
fler une bougie sont deux gestes familiers 1 :
ïffidî'htraie le parfum de la fleur en une pr o-
; fonde inspiration., on souffle la bougie par
une longue expiration, et l'on apprend
ainsi à respirer. Les mouvements des jam
bes qui renforcent les muscles abdomi
naux n'offriraient, aucun intérêt pour l'en
fant s'ils ne s'appelaient « la bicyclette »
ôu « les ciseaux >. Marcher accroupi,
excellent exercice d'assouplissement, se
rait bien ennuveux si l'on ne savait pas
que l'on imite le canard. Un exercice de
grande flexion du tronc en.avant et d'élon-
gation complété de tous les muscles,pos
térieurs du,, corps s'appellera : « sonner
les cloches, », et on l'exécutera en chan
tant « Frère Jacques ». Grâce à ce pro
cédé, chaque exercice est désiré par l'en
fant -comme une récompense et l'éducatio'Ti
physique se commence dans la joie.
Les mères de famille, les institutrices.
les assistantes sociales qui dirigent crè
ches et centres de jeux mourront s'inspirer
avec profit de cet excellent petit volume,
plein d'utiles enseignements.
ELIANTE.
axgcrooiffii
Sur l 'Aéropostale
(1) Edité par. la Lieue française d'Education
physjque çt rythmique, 6, rue Antonin-Dubois, Pa
ris. Prix ; 3 fr. 50.
«inniniiimiiiHiiiiiiiutiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiuiiiiiuiininiMiiiiiiiiinuiiiiiiiiiiHiiuiHiiiiiiiuiiiHiiiiiiHnitiiiiiunniiiiiniiniHtinnimniiiiiii
Pi
M
Je ne voudrais pas laisser ' partir) sans
un mot de règret, M. Emile Deschamps,
mort, il y a' une dizaine de jours, à l'âge
de 72 ans. Tous ceux qui ont è'é en rela
tions avec lui garderont un souvenir ex
cellent de ce propriétaire scrupuleux, re
présentant d'une epoque qui disparaît cha
que jour davantage, de .ce parfait homme
du monde dont l'attitude. un peu froide
s'accompagnait d'une, politesse exquise. •
Il avait d'abord monté dans. les courses
de gentlemen. Ce ne fut qu'à partir de 1892
que la casaque noire et p - - -icine ; com
mença à remporter des,suce ...importants.
Cette année-là, Avoir, par i^>, enleva Jes
prix de Seine, du Cèdre'et de, Chantilly;
Allô, un autre fils .de Zut, le grand prix, de
Bruxelles; Arrosage, par Xaintrailles,, le
prix de la Néva, aujourd'hui prix Bertéûx
et célèbre par la victoire qu'y , remporta
Vasistas la veille de, son succès 'dàijs 1 le
Grand Prix. En Ï893, Aquarium, acheté' à"
la vente du comte de Berteux, gagna le prix
Gladiateur, et l'année suivante, ,les prix
Castries, de Chantilly et dé Longchemp,
enfin le prix Gladiateur- pour lâ'seCoride
fois. Aquarium était dë haute taillé et bâti
en hercule; il portait 63'kilos lors de sa
victoire dans le prix Castries et 65 kilos
dans le prix de Longchamp. C'est, je crois,
le poids le plus élevé avec lequel un chè-
val ait remporté, en France, un handicap
important.
Parmi les deux ans de cette" époque, il
faut citer les noms de Champpsault (prix 1
de Villers), Féverolle'(Grand Prix de'Diep-'
pe), Hersé (prix de Villiers et de la Fo
rêt), Hâtez^Vous' (2 0 critérium), et ■ parmi'
les vieux chevaux, celui de DinCtte, qui
devait être la mère de Quintette. ■
En 1900, Ivry eut la gloire de battre,
dans la Grande Poule des produits (au-t
jourd'hui prix Lupin), la grise Semeridrià,
dont ce fut l'unique défaite au printemps.
Malheureusement, Ivry, lymphatique et
manquant de tempérament et d'influx ner
veux comme tous les produits de S'tuart,
ne confirma pas cette victoire par la suite.
En 1908, Quintette, en faisant deadrheat
avec Seasick dans le, prix du Jpckey-Club,
fournit l'occasion aux deux grandes bran
ches de la race de Dollar, celle de Cnmbvse
et celle d'Upas, de se partager ;Iè Derby.
Vernet gagna le prix des Acar ias en 19.10,
Après la guerre, M. E. Dnschamps ne pos
séda plus que quelques chevaux et Dureté
fut la dernière à porter victorieusement sé|
couleurs en enlevant la troisième manche
du prix La Rochette,
Il avait conservé Aquarium comme éta
lon; le fils de Narcisse et de Miss Hannah,
commun et viandeux, ne se distingua pas
au haras et, parmi ses produits vainqueurs,
je ne vois à citer que Jean Bart II, ga
gnant du Grand Prix de Nice .en 1991.
Quintette ; fut acheté paroles Haras nation
naux et envoyé dans le Sud-Ouest où il
n'a rien laissé.
M. E. Deschamps avait ses'chevaux chez
Richard Count, père d'H. Count, - qui en
traînait également'pour M.^■ J. de Brémond
et pour M. Robert Hennessy, et dont Inha
bileté professionnelle et le mauvais carac
tère étaient aussi célèbres l'un que l'au-
tre.
Si M. Deschamps avait même dispersé
son élevage installé dans l'Orne, au haras
d'AJmenèches, chez M. Grégoire, il s'inté
ressait toujours aux courses et,- l'automne
dernier^ on apercevait encore à Long?
champ sa longue et maigre silhouette;
déjà voûtée dans sa jeunesse,, et que l'âge
avait courbée davantage.
*
as
> Cannes, ont continué les succès de
l'écurie Maconrber; toutefois, lé Crand
Prix du Commerce, l'épreuve la plus im
portante après la Coupe, fut gàgjié par
Râle de Genêts,; à M. Pierre Thomas, qui
eut ainsi le ; plaisir de voir triompher un
de ses élèves, fils de son ancien cheval
Dialble .au Corps, vainqueur, de nombreu
ses courses dans le-Miqi;et en particulier
du Grand Prix de Marseille dans lequ3l
il battit SecXin en 1924. Le fils de Badajoz
et de Diabolina (par Robert le Diable et
une fille de Saint-Simon) est trop jeune
étalon pour avoir pu encore se,' révéler,
mais il semble leguer a ses prodiiits plus
de tond que son demi-frère Epinard; il
fait actuellement la monte chez nôtre ami
le baron. de -Mengjn. an hafàs de Mont-
péroux. Et. a ce propos,, j'ai un oubli à
reparer. En parlant dernièrement d3 Càl-
listrate: j ai écrit, que la descendance de
l'ancien cheval de-M. Abeille était généra
lement de rolbe alezane; je n'ai-eu l'occa
sion de revoir Diable au Corps qu'une
seule fois, mais il : semble bien me rap
peler qu'il possède la même robe bai >brun
que le fils de Cambyse.
M. Pierre Thomas est, certainement, de
puis la mort du comté de David-Beàu-
regard, le doyen des propriétaires du Sud-
Est; il montait lui-même ses. chevaux, il
y a. plus de quarante ans, c'est un homme
dé cheval accompli qui sait admirable
ment engager ses chevaux et diriger son
écurie installée près ^d'Avignon. En 1930,
il,figure sur la liste gagnante avec 567.000
francs, le premier des propriétaires de
province,, et c'est lui qui a remporté le
plus grand nombre d'épreuves, 47 courses.
■Si .l'écurie. Macomber .enleva, A la pre
mière, jour-née de la réunion de Nice,, trois
courses ^ sur- cinq; dont le gros morceau
avec Alvarado, un fils de Parth, elle fut
mqins heureuse nar .la suite, et aucun de
ses trois représentants .ne put même s'em
parer d une place dans le Grand Prix qui
fut enleve par l"eu de Joie, lequel venait
de 'mnl courir quelques jours auparavant.
M. James Hennessv" a' remporté un • joli
coup de deux avec le 'trias quarts de frère
de Felton qui avait igasné en février la
Grande.Course de haies de Cannes. Esling
qui, a ia suite de son grave accident,
n'avait pas paru en selle- depuis dix-huit
mois, a manque de peu -une rentrée vic
torieuse: sur Phenrmene. il n'a été battu
que d'une courte tête par Keogh sur Feu
de Joie.
...r*
Dans la région parisienne, la situation
atmosphérique et ses Conséquences ont
jeté quelques troubles dans les réunions
de la semaine dernière. Enghien a vii sa
journée supprimée ipar suite de la neige
et, vendredi,<• la réouverture des courses
platps a dû avoir-lieu à,Saint-Cloud au lieu
de-Maisons, le, plateau de la Pouilleuse se
trouvant' à l'abri de-toute inondation.
. Le- premier Handicap Gptional n'avait
réuni, qu'un, lot fort ordinaire'et, seul, le
vainqueur, Tapinois, qui-gagna très facile
ment,.sans songer à égaler Presto II, S-e^
Sick et Jacobi qui remportèrent celte
épreuve avant lui, est susceptible de deve
nir un cheval utile. Il est fils-de Tapin qui,
sur^la. ►ipême distance de .1.600 mètres,
i-e.mpojrtâ la,Poule d'Essai .des,'Poulains et
le Linc.olnshire, et de Pépita, par Yer.wood
et l'excellente Marsa, gagnante du Prix dé
Diane dè 1910.
En 1928, le prixLde Sairit-Cloud (ancien
prix de Vincennes) a été supprimé et rem
placé. par dèux épreuves, courues sur 1.600
mètres au lieu de 2.000 mètres, et réservée,
l'une, le prix La Camargo aux pouliches,
l'autre, le prix Omnium II aux poulains.
Autrefois, ce prix de Vincennes était la
première course importante de l'année et
d'excellents chevaux en furent les ga-
griànts; sans remonter très haut, Verdun,
Faucheur, Durbar, Prestige,: préludèrent,
par leur .victoire ■ dans- cette épreuve à
toUte une série de succès qui, pour le der-,
niw nommé, ne ; fut interrompu par au
cune-défaite. Ajax et Prestige restent les
deux seuls chevaux français n'ayant ja
mais été battus.
Les dèux réunions d'Atiteuil ont pré
senté un intérêt grandissant et nous en
avons " vu : assez pour affirmer que nous
sommes mieux montés que l'an dernier en
jeunes steeple-chasers. Sans doute, si les
terrains .deviennent -durs, certains auront-
ils dés ennuis avec leurs tendons, mais il
nous en restera-bien, quelques-uns pour
disputer le Grand "Steeple dans lequel les
chevaux de quatre ans së font de plus en
plus rires; l'an dernier, le lot ne compre-
nait que le seul Strélitz.
Poisson d'Avril possède à son actif dèux
victoires plaisantes; nous n'avons aucun
point de comparaison' entré lui 'et les 'au
tres vainqueurs; il est du moins le seul
à avoir accompli — et comme un vieux
routier —-le grand parcours extérieur.
En fin de saison, j'avais - fait ressortir
l'aptitude sur les obstacles que Nouvel An
me semblait léguer à ses fils; après Jean
Victor, un autre fils de'cet étalon, Œil de
Bœuf,, vient de remporter dimanche le
nrix d'Auteuil, le second des steeple de
100.000-francs réservés-aux jeunes che
vaux. H'ar mene rde- bout en bout pour
«agner- awêtiév .apirès la rivière du huit, qn
pouvait ! ; craindre à la fin de son roaleau,
pas du tout, il. a augmenté son avancé et
aucun de ses adversaires, désorienté', par
son -train, n'a été capable de lui imposer
le-moindre effort. A .prendre la .ligne de
I^e D;aJt}le, il serait supérieur à son .demi-
frère- Jean Victor, mais - je' me méfie tou-
jours de rexactitudie des courses, rempor
tées dans de telles conditions.
- • . . André SANCÏ.
Nous avons, la semaine dernière, con
sacré notre petite chronique hebdoma
daire à l'Aéropostale. Il nous faut y reve
nir aujourd'hui. Au reste, la situation là-
rentable de notre plus grande ligne aé-
jrienne a fait l'o'bjet d'un long débat à la
|i Chambré. M. Jules Moch, au nom de la
' commission de l'aéronautique, a donné
connaissance aux députés du rapport qu il
a établi sur la question. M. Jules Moch a
. pris la parole à l'aurore, devant une assem-
? blée clairsemée qui avait siégé toute la
' nuit. Nous soulignons cette circonstance,
car il apparaîtra peu sérieux qu'un pro
blème aussi grave soit traité dans de sem
blables conditions. Cela dit, nous consta
tons que M. Jules Moch a fait pleuvoir sur
|>la Chambre un déluge de chiffres d'où il
: ressort que la comptabilité de l'Aéropos-
' taie était assez fantaisiste. Mais le rappor
teur n'a traité que le côté financier du
problème et son aspect juridique. C'était
peut-être son rôle, ce n'est pas le nôtre,
en tout cas, de nous étendre sur ce point.
Toutefois, ce n'est pas sans un certain
laisir que nous avons entendu M. Jules
loch apporter de l'eau au moulin de l'A. F.
Nous détachons ces lignes, en effet, dans
■>1 'Officiel ;
J'ai' eu du mal à obtenir ces documents.
Je n'en accuse pas les hommes. C'était
l'époque où les rntnistres se succédaient
rue Saint-Didier, à la cadence approxima
tive d'un toutes les trois semaines (Sou
rires.) ; ma lettre a été adressée ,à M. IMu
rent Eynac. Il est tombé avant, d'avoir pu
me donner satisfaction. M. Painlevé ne fit
que passer tel un météore. (On rit.) M. Du-
mesnil m'a communiqué ces documents au
mois de janvier 1931.
Cet éloge indirect de la continuité, im
possible ■ en démocratie, est agréable à-
relever dans la bouche d'un républicain
bon teint comme M. Jules Moch.
Les méfaits de ces changements inces
sants ne sont d'ailleurs pas étrangers à la
faillite de l'Aéropostale. Ce n'est pas nous
qui le disons. C'est M. Jules Moch. Ecou-
tez-le :
J'en arrive rapidement à la situation
financière de l'Aéropostale, qui n'a pas pu
être améliorée depuis longtemps, ppur.un
certain nombre de raisons sur lesquelles
il sera nécessaire que nous ayons des ex
plications, et parmi lesquelles on peut citer
cette s^iccession de ministres qui, tous,
avaient un projet et tombaient avant
d'avoir pu le réaliser.
Les considérations générales du rappor
teur s'arrêtent-là. Ou plutôt nous les arrê
tons là, car M. Jules Moch a .voulu lui
aussi y aller de son petit couplet sur l'avia
tion considérée comme « instrument de
progrès social et de paix ». « Si vous com
prenez que l'aviation/ oui unit les peu-,
pies... », a dit M. Jules Moch. Pour notre
part, nous, ne le comnrenons nas. Les hom-
nies sont'les ''ommas, et les avions ne
changent rien à la nature humaine. Pour
quoi l'aviation unirpU-e'le Ips pcuo'es plus
que les chemins de fer, les bateaux )u les
automobiles? Mais r est nrobohle mie d'au
tres Moch ont existé qui ont sorti les mê
mes calembredaines nuand les premières
locomotives ont glissé sur les rails, cruand'
les premières automobiles ont roulé sur les
joutes. Un moyen de transport est une
chose et la na'ure de l'homme en est une
autre. Le progrès matériel i-t il amélio-é
l'espèce humaine ? Si l'on veut absolument
faire un rapport entre l'homme et la ma
chine, si l'on 'veut.à tout prix établir une
relation de cause à effet entre les deux
éléments, il nous semble à nous, que loin
d'améliorer l'espèce humaine, ^e progrès
matériel a eu sur elle une influence perni
cieuse. Pas plus que l'automobile, i'avJQn
n'est un instrument « de paix i>. C'est un
instrument tout court, de • paix ou_ de
guerre, selon crue l'homme en d'ccide ainsi.
On ne s'élèvera Jamais assez contre ce
genre de boniments qui découle tout natu
rellement du bobard classiaue des soi-di
sant bienfaits à attendre des relations tou-
iours plus intimes entre les peuplés. Avant
ile connaître les antres,'ces p^i'osophes à
la manoue feraient mieux de chercher à
se connaître, se'on la vieHe formule dont
Soerat'e avait fait sa max'mè favorite Peut-
être réus"iraîent-ils ainsi à mettre un peu
d'ordre dans leurs idées et s'épargneraient-
ils le ridicule de doter 4a matière d'une
influenc e morale. - = ,
Combien nous eussions préféré; que M.
Jules Moch s'étendit un ipeu plus sur les
mystères qui continuent d en.ourer ie nau
frage de l'Aéropostale. Sans doute_on com
prend parfaitement que la situation poli
tique brésilienne n'ait pas contribué à ren
forcer financièrement une affaire dont la
gestion n'était pas, par ailleurs,-satisfai
sante, mais un -observateur impartial -reste
néanmoins surpris que des mesures^ pré
ventives n'aient pu être prises afin d'éviter
cette totale déconfiture.
N'y eurait-il pas quelque génie malin qui
s'est employé activement à couler l'affai
re? Certes, nous ne défendrais pas la con
ception administrative des dirigeants; de
l'Aércpostale; cer'ains ch'ffres donnés par
M. Jules Moch ne laissent plr.ee à aucun
doute, mais on reste. surpris qu'on ait
tant attendu pour remédier à des vices
.fondamentaux d'exploitat : on et de gestion.
'Il est vrai que si l'on veut bien se rappeler
que le ministère de l'Air n'a pas encore
d'exlstçpce légale ap-iès avoir'été créé en
septembre 1928, on trouve assez naturel
qu'une anarchie invraisemblable règne du
haut en bas de l'échelle gouvernememtale
et administrative. On s'aperçoit aujour
d'hui,que la loi fixant les règles essentiel
les de l'exploitation commerciale et pos
tale aérienne n'a pas encore été'faite par
le parlement, alors que depuis 1929 l«v
^question est pendante devant la Chambre.
Nous eussions aimé éntendre un hbin-iiie,
comme le col-cnel Brooard, parler un peu
de la politique tecbn'k[uè dé l'Aéropostale.
M. Moch n'a considère que la politique fi
nancière. 0r, incus aimerions bien, au mo
ment où l'affaire va être renflouée, qu'on
pensât un peu à l'usager, afin de ne pas
retomber dans les erreurs passées.
Pour nous qui connaissons bien la ligne
sur le tronçcn Toulouse-Casablanca,^ qui
l'avons vue. grandir,:ijn fait no.iis a toujours
beaucoup frappé: la disproportion qui a
toujours existé entre les frais .investis dans
l'infrastruciure et le matériel volant. Tan-
dit qu'on construisait une gare magnifique
à Toulouse le passager de l'Aéropostale
avait à sa disposition, pcar aller jusqu'à
Casa, un Bréguet 14, tiré par up 300 Re
nault, comme siège le sac de lettres
porté par l'appareil. Loin de nous l'idée
de médire du Bréguet 14 et du 300 Renault.
Ce sont là de vieux serviteurs fidèles de
vant lesquels on tire son chapeau, mais le
î-espect dû aux ancêtres n'empêche pas
une certaine préférence pour le jeune, le
neuf, le confortable.
Aussi bien. Ce fut peut-être pis encore
quand on voulut se lancer dans des fabri
cations nouvelles. Le passager se vit offrir
une cab : ne confortable, mais le coucou ne
décollait, plus. Nous faisons allusion ici à
certaine berline métall'que qui fit frémir
les rares privilégiés-oui la virent évoluer.
Nous pourrions multiplier les exemples. La
traversée de l'Atlantique de MerrHoz, sur lin
hydro Laté, nous fournit encore une pr«u-
vè cle l'absence de nolitiaue technique
intelligente et sérieuse. Le Laté, 38, sauf
erreur, est i n exre'lrnt appareil terrestre.
On l'a muni de deux flotteurs et vogue la
galère. Non, non et non. Ce n'est pas de
l'aviation; c'est du bricolage. Un appareil
qui doit affronter l'Atlantique régulière
ment ne doit pas être un avion dont on a
remplacé .les roues par des Pôttéurs. C'est
une ,plai""nterie. Au demeuirant, rappareil
a coulé au retour après avoir été « posé >
correctement sur l'eau.
Un appareil on' doit tra'verser le Rio del
Oro ne doit pas être un monomoteur^ Son
« moiiTin ■» ne doi f pas être 'con'fifvé des
nièces de trkizi; woteurs usagés, comme
le cas s'est* produit.
Bref, on sentait vraiment trop que le
côté aérien de l'affaire n'intéres-ait pas
d'abord 'es diria oc >nts de l'Aéronostale.
Q -elle chance ils ont eu d'avoir une
équipe de ni'otes incomparables et devant
'esqiiels tout le monde s'int "ne!
Si. comme nous l'espérons bien notre
grm'le li^ne ré"ienne est T'enn-o"- ée •>' fs*uf
sans dou^e oue .c^ !f inr ro . sa .p^Ml'ou 0 finan-
-lère.. mais aussi sa politique techn'/uie.
SEJO.
IlIflIlIItlIUlUltHlIllltMUIim*"
CVCI-lSlKiE
Avant les Six Jours de
(Suite de la 3* page)
Allez donc-tenter de faire digérer au
public que telle équipe qui n'a jamais été
décramponnée durant une chasse puisse
être, tout d'un coup, rétrogradée de deux
tours? Essayez d'opérer le mouvement in
verse et d'avantager tels coureurs sympa
thiques aii directeur, et vous verrez le beau
tapage ! Chez nous, il est un public clair
voyant et qui ne tolérerait pas des ma
nœuvres aussi scandaleuses, et nous nous
empressons d'ajouter qu'au surplus il
n'est, point .prouvé qu'elles soient jamais
entrées dans les intentions de Robert Des-
marets, grand maître du VèF d'Hiv'.
Ceci dit, parlons un peu des quinze
équipes qui ont été retenues pour partici
per aux Six Jours de Paris. Elles sortt ain
si comprises :
Charles Pélissier-Leducq (Français) ; Li-
nari-Dinale (Italiens); Van Kempen-Pij-
nenburg (Hollandais); Charlier-Deneef
(Belges).; Opperman-Lamb (Australiens) ;
Blanchonnet-Marcillac (Français) ; Richli-
Buschenhagen (Suisse-Allemand) ; Ray-
naud-Dayen (Français) ; Coupry-Bouche-
ron (Français) ; Choury-Fabre (Français) ;
Lemoine-Guimbretière (Français) ; Bres-
ciani-Mouton (Italien-Français) ; Merviel-
Foucaux (Français) ; Pecqueux-Renaud
(Français) ; Raes-Decorte (Belges).
Ainsi qu'on peut s'en rendre compte/les
coureurs français sont, cette année, en
nombre assez impesant; pareille aventure
ne leur arriva pas en ces dernières années.
Nous devions avoir deux équipes italien
nes et nous n'en auront ^qu'une... et demie,
puisque Belloni n'a pu, blessé à New-York,
venir épauler, son camarade Bresciani.
Nous nous contenterons de deux équ : pes
belges" et,' étant donné la valeur de nos
voisins du Nord, nous estimons que c'est
peu. L'équipe suisso-allerrvnde Richli-
Buschenhagen doit être très forte; l'équi
pe australienne Opperman-Lamb wons est
inconnue quant à ses possibilités en ce
genre de travail et les points "de compa
raison manquent. L'équipe hollandaise
Van Kempen-Pijnenburg doit, si l'on s'en
réfère aux résultats de cet. hiver, s'avérer
formidable, tout simplement.
Mais l'ensemble des équipes françaises
doit, malgré tout, tenir le coup et triom
pher de la coalition. Pélissier et Leducq
ne partent pas avec d'autre, intention, que
celle de bien faire. Blanchonnet, qui gagna
l'an dernier avec Pélissier, aura cette fois
Marcillac comme partenaire et ce sera
l'équipe populaire. Raynaud-Diayen,. sont
très capables de renouveler leur succès
d'il y a trois ans. Choury-Fabre, notre
équipe la plus régulière, réussira-t-elle en
fin à trouver la récompense de ses efforts
de plusieurs anmées? Pourquoi pas. Et
peut-être d'autres réussirost-ils à s'impo
ser au détriment de gloires qui commen
cent à vieillir.
Quoiqu'il en soit, c%st encore un^ gro>
succès qui attend les Six Jours de Paris,
si l'on s'en réfère aux bruits qui circu
lent de toutes parts.
Marcel GENTIS.
P .-S. — Dimanche prochain, la saison
routière sera, officiellement ouverte, avec
les deux grandes courses classiques belge
et italienne: le Tour des Flandres et Mi-
lan-San Remo. Ceux qui seront, cette sai
son, les plus rudes adversaires de nos
champions prendront ainsi un preniier
galop d'entraînement avant ParisrRoubaix,
plus heureux que les nôtres qui se voient
privés de Paris-Le Havre. . -
Ûn seul Français de marque: dans le
t Tour des Flandres: Ferdinand Le Drogo;
un partant possible dans Milan-San Remo:
Maréchal. Quelle que soit leur intention de
bien faire, ils ne peuvent guère caresser
d'autre espoir que celui de se comporter
dans les meilleurt- conditions possibles.
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