Titre : Le Journal
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1936-05-06
Contributeur : Xau, Fernand (1852-1899). Directeur de publication
Contributeur : Letellier, Henri (1867-1960). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34473289x
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 06 mai 1936 06 mai 1936
Description : 1936/05/06 (N15907). 1936/05/06 (N15907).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG13 Collection numérique : BIPFPIG13
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7634560x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-220
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/12/2014
6*
LE JOURNAL
6-5-36
THEATRES
OPERA, 20 h. 30. Lucie de Lammermoor; le
Spectre de la rose.
FRANÇAIS, 20.30, les Rivaux d'eux-mêmes.
Hedda Gabier.
OPERA-COMIQUE, 20 h. 45, Don Quichotte.
ODEON, relâche.
ANTOINE, 90 h. 45. Faites oa pour mol.
ARTS, -21 h. 15. Les Innocentes.
ATELIER, 21 heures. Le Faiseur.
ATHENEE, relâche.
BOUFFES-PARISIENS, 20 h. 4 5, Flossie.
CAPUCINES, 21 h., L'homme qu'on attendait.
CHATELET, SU h. 3u, Au soleil du Mexique.
DEJAZET, il heures. J'aurai Lulu.
2-MASQUES, Si h.Lady Warner a disparu.
GAITE-LYR., 90 30 Cocarde de Mlml Pinson.
QYMNASE, 21 heures. Le Cœur
HUMOUR, 21 heures. L'Heure H.
MADELEINE, 21 h. 25. Mon père avait raison.
MATHURINS, 21 h., l'Impasse.
MICHEL, 21 heures. Trois. Six. Neuf.
MiCHODIERE, 21 heures. Bichon.
MONTPARNASSE, 21 h., Cris dea cœurs.
NOUVEAUTES, 20 h. 45. Tout va très bien.
ŒUVRE, 21 h., Les vaches maigres.
PALAIS-ROYAL, 21 h.. Elle attendait ça.
PIGALLE, 21 heures, La vie est si courte
PORTE-SAINT-MARTIN, 20 h. 40. Ignace.
SAINT-GEORGES, -.M h.. La femme en fleur.
SARAH-BERNHARDT, relàehe.
THEATRE DE L'ETOILE, 2 I h., Dame Nature.
THEATRE DE PARIS, tu h 4 5. Vive le roll
TRIANON-LYR., rel. Sam., Comtesse Maritza.
VARI:ETES, 21 nôtres. Fiston.
VIEUX-COLOMBIER. 211 h 45, Elizabeth.
GRANDS CONCERTS
CAVEAU, 21 h., Maurice Eisenberg.
MUSIC-HALLS
et SPECTACLES
A.BC., 15 h., 21 ù., Spectatle de variétés
ALCAZAR, 15, 21, Ha-lem BlacKbirds 1938.
ALHAMBRA, 15, 21 h 15, Spi'Cl rie var.
BOBINO, 21 h., Spectacle de Paris.
CASINO DE PARIS, 21 li., Plaisirs de Parts.
EMPIRE, 21 h.. Spectacle de variétés.
EUROPEEN, tr>h., 21 h., Ppect. de variétés.
FOLIES-BERGERIE, 21 h., La Folle d'amour.
MAYOL, rel samedi : Nus d'été.
MOULIN-BLEU, 15, 91, La Volupté du Nu.
PARIS-FOLIES, 15 h.. 21 h., revue.
CIRQUES
CIRQUE D'HIVER, 20 h. 30. Spect. d'attratt
CHANSONNIERS
COUCOU, 21 b., revue nouv. chansonniers.
DEUX-ANES, 21 h.. Chansonniers, révue.
LUNE-ROUSSE, 21 h.. Chansonniers, revue
NOCTAMBULES, 21 b. Chansonniers revue
PERCHOIR, 21 h., Chansonniers, la revue.
THEATRE DE 10 H., 22 h.. Chansonn., revue
CABARETS
CHEZ LÉS NUDISTES, 21 heures, Voluptés.
M.-BLEU, de 17.30 A 19.30, att nues Ent llh
NOUVEAU LIDO, dancing- et 15 attractions
BALS
ATHENIEN, jeudi et sam., Soir. Dlm., M , S.
BAL MOUL.-ROUGE, 15.21, Oie. A J Pes< ntl
COLISEUM, Thé et soirée, atlract Taxi glrla.
LUNA-PARK, Attractions, t'anctllg.
MAGIC-CITY. J P s" nlrn. M S Magle-airle
MOUL. de la GALITTE, Sam.. P» Olm. M S
TABARIN. 20 h 30. Chatoiements. Fr. cane
On dit que.
Le geste de Charles Laughton, venant
apporter au gala de la Comédie-Fran-
laise l'inestimable appoint de son talent
et de sa célébrité, lui a conquis parmi
nous, une immense popularité. Il faut du
cran à un artiste de sa taille, ayant un
éclatant prestige à sauvegarder pour se
risquer à affronter un public étranger,
en langue étrangère, dans une œuvre
classique. Et il y faut aussi du cœur.
Après. Henri VIII et les Révoltés de la
Bounty, les Français admiraient cet An-
glais. Maintenant, ils l'aiment.
Il est de tradition de reprocher aux
comédiens leurs petits - travers et leurs
menus ridicules: On blague leur vanité,
leur soif de briller au premier rang, leur
hypertrophie du moi. Reconnaissons que
ces défauts véniels ont une magnifique
contrepartie dans un sentiment de cama-
raderie qui les trouve toujours prêts à
assister de leur talent — et souvent de
leur argent — ceux d'entre eux que la
fortune trahit. Les plus grands ont ap-
porté leur concours sans réserve à ce
gala au profit des enfants de Guilhène,
comme à bien d'autres manifesiations du
même genre, organisées depuis le com-
mencement de cette saison.
Des groupements comme l'Union des
artistes de langue française et l'Associa-
tion des artistes dramatiques adminis-
trent des budgets d'pssistance considéra-
bles. Cette dernière, qui assure une vieil-
lesse heureuse aux vétérans de Pont-aux-
Daines tire ses seules ressources d'elle-
même et de l'activité qu'elle déploie pour
associer le public à son œuvre en le con-
viant à des galas artistiques exception-
nels, comme ceux qu'elle organise pour
le 23 et le 27 mai, et qui méritent d'atti-
rer tous les amateurs de théâtre.
Nulle autre corporation ne nous- offre
l'exemple d'un pareil effort de solidarité
et de camaraderie. Et cela efface large-
ment les petits mots rosses et les mesqui-
nes rivalités. Pans les. familles aussi, il y
a des querelles de préséance. Le monde
des comédiens est une grande famille.
LÉo MARCHÉS.
- A L'OPÉRA -
Jeudi 14 Mal et Mardi 19 Mai
2 représentations exceptionnelles
sous la direction de
W. Furtwaengler
Les Maîtres Chanteurs
avec Maria Muller et Lorentz
et Mme Berglund, M. Bockelmann
M. Fuchs, M. Zimmermamuetc.
■■■■■ Location ouverte
INFORMATIONS
La répétition de ce soir t
A l'Odéon, à 20 h. 40, répétition générale
des Amants romantique., de M. Feroand
■ Gregrh.
■ Dans les subventionnés
DEMAIN JEUDI
FRANÇAIS, 14 b., la Passion.
ODEON, 14 b.. l'Avare; le Médecin malgré lui.
OPERA, relâche..
FRAYAIS. 20 h. 45, le Chant du berceau,
le Voyage à Biarritz.
OPER.VCOMIQUE, 20 h. 1-5, Manon.
-OUEON, 20 h. 45, les Amants romantiques.
VVPZRA. - volet la dIstributIon complète
Wdes représentations des MaUres chanteurs
* de Nuremberg données les 14 et 19 ipai
sous la direction de M. W. Furtwaengler :
Mm es Maria Mtiller (Eva). Bergrlund .(Magrde-
ïeine), MM. Lorentz (WSIther), Bockelm.ann
«Bans Sachs), Fuchs (IDedrwasS('s), Zimmer-
: mann (David), Ludwit Hoffmann (Pog-ner),
JCreen (!J!atbner). Ces , représentations rom-
mencero'n't irè,$ exactement à 19 h. 45. Elles
font paMtB du programme des fêtés de Paris.
VENDREDI à minuit 30, Une nuit de grdnd
V gala à la mémoire.
Une nouvelle sensationnelle : Ilip va rejouer
la comédie, malgré tous les serments pas-
sés. parce'qu'il a bion voulu consentir à
apporter l'attrait exceptionnel de sa double
"et •g-êirëreuse contribution comme auteur et
comme interprète à ce gala de la nuit du 8
.au 9 mai. * >
ODEON. — Comme chaque apnée, les an-
ciens abonnés aux différentes séries clas-
siques du -jeudi bénéficieront,- jusqu'au
20 mal, d'un- droit de priorité pour repou-
veler leurs inscriptions pour la saison pro-
chaine. Après cette date. les places libres
seront mises à la disposition des nouveaux
«abonnés;
Le bureau des abonnements est ouvert
tous les Jours de semaine, 18, rue de Vau-
igtrard, de 14 h. 30 à 17 h. 30.
"'[)OUR' LA PREMIERE FOIS, les Ballets
JL Jooss amèneront leur troupe au complet :
cinquante exécutants. Ils donneront, du 2
aii 16 juin, aux Variétés, outre la reprise
, de leurs prindpaux' succès, de nombreuses
créations, dont te Jiiroir, qui est appelé au
même retentissement que la légendaire Table
verte. -
rpH. RENAISSANCE. - Tous les soirs à
X ai b. 15 le MrLr d'argent avec Roger
• Cainard, E. HIJ_ar, R. Clèrmont.
Les Grands Concerts
SALLE PLEYEL, .252, Fg-St-Honoré
MARDI 12 MAI, à 21 heures
Récitai de..danse espagnole
MANUELA DEL RIO
PRIX DES PLACES : 8 à 2B fr. Loo. ouverte..
IA aWfliEiCTION tle l'Orchestre symphonique
A de Parts notis prie de dlrfe que ses
concerta me seront pas radiodiffusés.
ORCHESTRE SYMPHONIQUE de PARIS
8alle Pleyei, Meror. 13 Mal, à 21 h., 1 er Gala
PIERRE MOTFFEUX
et les « Poètes de la Danse »
CLODLDE
et ALExaNDfte SAKHAROFF
Bach, Chabrier, DebuasJ, Dukas, Turtna,
StrawlnskJ. — Placeq de 10 à 65 francs.
Music-halls
, et SpectacleS
La nouvelle et archlluxueuae revue PLAISIRS
OE PARtS (un spectacle qui rappellera à
l'étranger que Paris est toujours la capitale
d'un art léger, unique. Maur. Verne (Intran).
avec O'DETT - JOAN WARNER
PIERRE DAC, les grands numéros américains
SAINT CLAIR el DAY, les 32 HELENA STARS
Demain OeudU
Il ALCAZAR', 8, Fbg. Montmartre Il
1 Matinée, 15 h. - Soirée, 21 h.
LA REVUE NEGRE
I HARLEM BLACK BIRDS 3'6
B La troupe du Cotton Club (qui a révélé
M Jo-s. Baker) a conquis à nouv. tout Paris
Fa
ALCAZAR 15 h. et 21 h., la revue nègre
A■ L1 liAfcAn Harlem Black Birds.1936.
ilUftiiftDA 13 h., 21 h. 15, Ballets russes,
colleano Famlly. René Dorln.
onoiun 21 h., Lucienne Boyer et-Ilorcîie-stre
DULDInv Isaj. volpin, Christlane et Duroy.
CAS. PARIS 21 h., g-rev. Plaisirs de Paris,
vHw. runio o'DettiJoan Warner .P.Dnc.fOle.
CIRQUE D'HIVER du Bengale. 'a Perle
du Bengale.
EMPIRE (Eto. 40-00). 21 h., Léa, lionne IIb.,
O.Dorlls. F.Ollrrlonl.J..Cyr:mo, 15 att.
CIIRflPrPM AÏ-.S., Fréhel, Tichadel et Rous-
tUnUrttU seau, Gaftrielio et Mor.van, etc.
POUES MMERE d'amour.
FOLIES-BERGERE 11 DfJUreS, la frolie
PARIS-FOLIES 15, 21, r.scèn.n. J. Peheu.
le'j.r Montmartre.Pl.dep 5
Notes de musique
N'OUBLIEZ PAS. d'écouter tous les jeudis
l~t à midi 30, au Poste Parisien, la demi-
heure gaie des Edltionis Paul Beusçfler,
57, boulevard Be-aumarchaig'. Paris. Démain,
Hélène Rêgelly, Marcel Véranr René Gemdrel
et l'orchestre Paui Beusoher.
Chansonniers
uPUnUiluPUflM lI 51 b., Glanons! revue de Chartey
souplex Charley. oabrwio. -
"2" ANE. 21 h., Nouv. rev. J. Tranchant.
2 -9nC<> SOuplex, Marsac et Charley.
lUNE nniltftF 21 D > Ligue. Ligue..
II UUHHCF *IIUIIH«C doncl rev L. Michel (Dorin).
PE ROUOIR 21 - heures, les chansonniers,
rbfiunuin Votons, de Renard et Valller
ni DE H) HEURES U heures. Martini
j nteu< M fqégnler
Bats
CoLliEuth LOES VOCAL IINGI. 1
0 E U tH TAXt-GtRLS.
A l'Académie
- de médecine
«
M. Levaditi a fait une communication
accompagnée de projections et bien inté-
ressante sur la syphilis expérimentale
inapparente. D'après un travail de' ses
collaborateurs, MM. Stroesco et Vaisman,
la souris peut être infectée par le trépo-
nème sans présenter le moindre signe
extérieur. Le parasite se multiplie cepen-
dant à partir du point d'inoculation et
chemine dans le dermè et l'épiderme en se
dirigeant vers, les centres nerveux; * Mais,
bien que le cerveau et la moelle soient
devenus virulents, on ne peut le découvrir
dans le névraxe proprement dit. Les au-
teurs se demandent pourquoi une telle
infection, reste, inapparente et ils espè-
rent que. des recherches en cours leur
livreront ce secret.
— IL y a, en ce moment, dans l'Europe
occidentale, une épidémie qui frappe les
jeunes ènfants et qu'on nomme l'acrodynie,
parce qu'elle atteint les extrémités des
membres, mais qui reste encore mysté-
rieuse. MM. Péhu et Boucoment, Je Lyon,
l'ont étudiée et l'ont rencontrée un peu
partout. Elle sévit daos la région pari-
sienne, dans le Nord, autour de Saint-
Etienne, dans le Vaucluse, etc. Sa répar-
tition n'obéit à aucune loi géographique.
On sait seulement que les pays Scandina-
ves ne la connaissent pas.
Dans les régions contaminées, les cas
sont tantôt isolés, tantôt groupés en foyers
peu denses. Ils surviennent de préférence
dans les petites .localités rurales. On n'en
trouve, guère dans les grands centres.
— M. Weill-Harlé a encore présenté
quelques observations sur le danger de
contamination tuberculeuse dans le per-
sonnel des services d'enfants, maternités,
crèches et hôpitaux. M. Guillain et M.
Mollaret ont attiré l'attention sur les cri-
ses épileptiques, qui peuvent être la
première manifestation de la sclérose en
plaques. Enfin, TVf. Maignon a étudié les
rapports entre l'anaphylaxie, la tubercu-
lose et la sensibilité du système sympathi-
que chez quelques mammifères.
RmÉSoMUh
Tout va très bien"
de Rip et Albert Willemetz
aux Nouveautés
L'exquise soirée que nous offrent, pour
adoucir nos peines diurnes, MM. Rip et
Willemetz aux Nouveautés ! Tout va très
bien est, en .,effet, sœur jumelle du prin-.
temps qui naît avec elle, une revue sou-
riante. La politique y tient peu de place et
les heureux temps qui précédèrent le nô-
tre, le premier acte tout entier. De Bagnè-
res-de-Luchon en 1815, à Aix-les-Bains
trois - ans plus tard, de Barbizon en 1845
à Trouville en 1860, du Mont Saint-Michel
en 1885, à Suresnes en 1895, c'est à la suite
de l'impératrice Joséphine, de Lamartine,
de Corot, de Troyon ou de Millet, de Cora
Fearl, des « Dandy » ou de la famille Fe-
nouillard que nous promènent les auteurs
pour nous restituer en fin de voyage, à
Suresnes, deux de nos contemporains en
leur belle jeunesse, Tristan Bernard et
Emilienne d'Alençon.
Tableaux aux grâces surannées que
rehaussent ici et là des «mots» du meil-
leur Rip et du plus pur Willemetz, ils sont
avec une plaisante satire des gens de théâ-
tres. de 1636 La première du Cid n'aura
pas lieu et un sketch où l'on voit la femme
du portier de la Santé organiser Un lâcher
de faisans, dont elle attend la fin de la
crise, les meilleurs moments de ce spec-
tacle où les yeux trouvent leur plaisir
et l'esprit le sien.
Et il y a Jeanne Aubert. Jeanne Aubert
qu'un récent tour de chant nous rendit
et qui cette fois nous revient toute verve
et toute malice dehors, telle qu'elle nous
apparut à ses débuts avec en plus peut-
être — et même sûrement — une maî-
trise qui la classe au premier rang des
fantaisistes que le monde, toujours, nous
enviera.
Il y a Tramel, au comique si fin, si
profondément humain et si spirituelle-
ment bouffon.
.Et il y a toute une joyeuse et char-
mante compagnie ou brillent d'un éclat
plus particulier deux jeunes comédiennes
qui feront leur chemin : Dany-Lorys et
Monique Rolland. La première, brune,
piquante, est fort adroite ; l'autre, blon-
de, est séraphique, mais non sans malice
et, côté des hommes : un quarteron de
fantaisistes : Robert Pizani dont on ne peut
rien dire sinon qu'il est parfait, M. Guy
Rivierre qui frais émoulu du Conserva-
toire, apporte aux Nouveautés l'attrait
d'une solide culture classique et d'une
« nature » qui a déjà tenu toutes ses
promesses, M. Paul Cambo qui a de l'élé-
gance et M. Georgé qui, lui, a beaucoup
d'esprit. Il serait d'ailleurs aussi in-
juste d'oublier M. Duvaleix et Mme Mag-
deleine Berubet, M. Novan, M. Serge Fla-
teau et M. Fretel, MM. Dalban et Norbert
Vincent que les décors de Colin ou les
arrangements musicaux de Valsien qui
donnent à l'ensemble le «ton» qui lui
convient.
INTERIM.
« Nus d'été ))
au Concert Mayol
Nus d'Eté, la grande revue impudique
numéro 1, de Victor Vallier et Charles
Cluny, ne le cédera en rien à ses devan-
cières. Du rire, du nu, de la danse, tel est
le programme de ce spectacle enlevé dans
un rythme ultra moderne où l'on pourra
applaudir à côté d'hilarantes scènes d'ac-
tualité, de sensationnels tableaux de mise
en scène. -
Nus d'Eté sera interprété par la jolie
vedette nue, Geneviève Irvin, la chan-
teuse Cécile Sonnys, la fantaisiste Suzy
Willy, la trépidante Betty Hoop, les balle-
rines nues Sonia Jenny et Nadine Maillet ;
le comique Fernand Gil-Bert, le comédien
Tiluze, le cnanteur Geo Leroy, MM. Ray-
mondis, Jacques D, enfin, le célèbre dan-
seur Harry Wills. Il y aura de délicieux
mannequins nus, et une nouvelle troupe
de girls « the naked beauties ». Les costu-
mes dessinés par Mlle Olga Saïdy seront
d'une rare audace, et l'orchestre Jazz sera
conduit par le populaire Chobillon.
Samedi prochain, en matinée, première
de Nus d'Eté.
NOTRE CONCERT
de dimanche
'dernier
Séance qui ne pouvait être qu'excel-
lente étant donné les artistes hors de pair
encadrés par--notre brillant orchestre.
Hors de pair, M. Handmann, remplaçant
au dernier moment, dans le Concerto de
Beethoven (et cela malgré sa main bles-
sée), M. Lamann, retenu à l'étranger ;
M. Handmann, dont j'avais vanté il y a
deux mois l'éblouissante virtuosité et le
style si pur, retrouva auprès de notre
public averti un enthousiaste accueil.
Hors de pair aussi Mr..e. Dorella, de l'Opéra,
et Dimitreva, de l' « Opéra de Bucarest »,
qu'elles aient chanté en solistes ou, leurs
deux voix si joliment mariées, la pre-
mière avec un accent superbe l'air d'Iphi-
génie en Tauride, la secondè, avec son
impressionnant contralto, l'air d'Orphée,
ensemble des pages de Tchâïkowsky et
Mendelssohn.
Mme Herdlicska, avec sa coutumière
autorité, dirigea l'ouverture d'Iphigénie en
Aulide et-là partition intégrale de l'Arlé-
sienne. Au piano Pleyel, Mlle Thérèse
Duroziez s'imposa en musicienne consom-
mée.
ANDRÉ FUAN.
C'est à l'amabilité des établissements
Photo-Pl< que nous devons les disques
entendus à nos derniers concerts-cause-
ries sur les « grands faits et a-nniver-
saires ». •
Les conférences d'Eve
C'est samedi prochain, à 15 heures, dams
notre salle des fêtes, 100, rue de Richelieu,
que Pierre Chanlaine, le graM romancier,
auteur, repdrter et conférencier, fera, pour
les lectrices et lecteurs'du Journal et d'Eve,
une causerie très documentée sur « le ma-
riage de l'impératrice Eugénie ».
Cette causerie est réservée aux lectrices
et lecteurs du JournaJ et d'Eve, qui pour-
ront retirer des cartes d'invitation à cha-
cun des deux journaux. Elle sera radiodif-
fusée par le poste de Radio-Paris, ce qui
p~rmettra a nos lecteurs de banlieue et
de province d'entendre l'exposé de Pierre
Chanlaine sur celle qui connut pendant
une partie de sa vie un destin presque
- féerique.
A l'Association
de la presse artistique
L'Association de la presse artistique
française, réunie hier en assemblée géné-
rale au pavillon de Marsan, a procédé au
renouvellement de son bureau.
Notre collaborateur Jean Robiquet a été
élu président, en remplacement du re-
gretté Franz Jourdain.
Ont été nommés vice-présidents nos
confrères, Edouard Sarradin et Gaston
Varenne, secrétaire-général, Simon Arbel-
lot, -secrétaire-adiotnt, Georges Turpin,
trésorier. Maurice Monda.
MM. Louis Chéronnet, Gaston Derys,
G.-J. Gros, Jacques de Laprade. Jean.
Locquin, Ratouis de Limay, Charles
Sautnier. Vaimy-Baysse et Jean-Louis
Vaudroyer ont été élus pour compléter
Je tiers sortant du comité.
Croix gammée
Croix de sang
.OU LA ROUE DE LA VIE ET DE LA MORT
Milan, basilique de Saint-Ambroise. Détail du sarcophage avec croix gammée.
Du Rhin à la Prusse Orientale, du
Nord au Sud, la Croix gammée claque
au vent de ce printemps.
A Berlin, comme à Cologne, face à
la ligne Maginot : écoles, églises, caser-
nes, gares, magasins, bars, sont littéra-
lement submergés par les tissus au signe
fatidique. Bref, une telle débauche de
Svastikas, que l'étranger finit par en
être obsédé et par éprouver, à la lon-
gue, ce vague malaise qui vous saisit
en fixant trop attentivement certains
dessins géométriques, certains jeux d'op-
tique. Roue gigantesque suspendue dans
l'espace, telle la massue du Dieu Thor,
l'ancienne divinité germanique, roue de
la destinée pour tout un peuple et pour
un homme en particulier.
A qui doit-on la résurrection de ce
signe de haute mystique, comme em-
blème du III' Reich ? N'oublions pas,
à cet égard, que les déroutes matérielles
et morales ont toujours comme consé-
quence l'éclosion de nouvelles idéolo-
gies.
Dans les temps les plus obscurs de
l'après-guerre allemand, mages et illu-
minés pontifiaient à Berlin.
A l'esprit de chacun est présente
l'histoire de ce Weissemberg, oracle de
la \Montagne Blanche, devenu plusieurs
fois millionnaire en prophétisant et en
soignant les malades par des emplâtres
de fromage blanc. Weissemberg a été
emprisonné et sa secte dispersée. Grande
vogue connut aussi à Berlin, à l'aube
du nazisme, le Mage Noir, Erich von
Hanussen (qui devait périr,, un jour,
mystérieusement,assassiné). L'hôtel par-
ticulier de ce mage était devenu le
lieu de rendez-vous habituel pour
l'état-major du parti. C'est chez lui,
paraît-il, que fut' organisé l'incendie du
Reichstag.
Hanussen était doué. d'un réel sens
prophétique, qui le rapprochait de Ca-
gliostro. Ne dit-on-pas, en effet, qu'il
avait annoncé au tsar la révolution, sa
mort tragique et celle dés. siens, comme
le mage italien avait fait jadis avec la
reine Marie-Antoinette ?.
HAnussen haïssait secrètement Hitler
dont il désapprouvait l'antisémitisme.
Or, lorsqu'il s'agit de choisir l'emblème
du mouvément, ce fut à lui qu'on s'a-
dressa. Et le Mage Noir aurait suggéré
diaboliquement le Svastika, symbole de
lutte, de dynamisme, mais aussi de des-
truction et de mort.
Car il est dit que celui qui élève la
croix gammée sur son pavois, n'est plus
maître de sa destinée. Il est malgré lui
entraîné loin, dans un mouvement de
plus en plus violent. Ce signe a, d'ail-
leurs, le pouvoir de creuser un abîme
Boucle de ceinture
qui se trouve au musée de Schwerin
entre ceux qui le prônent et ceux qui
le détestent, phénomène qu'il est aisé à
tout le monde de constater.
Veut-on savoir, après cela, l'histoire
de ce signe, ancien comme le monde ?
Il faut remonter à l'aube. des âges :
aux temps des grandes migrations de
peuples d'Asie en Europe, et dans le
bassin de la Méditerranée.
On le retrouve chez toutes les races,
depuis les plus barbares jusqu'aux plus
raffinées. C'est précisément dans le bas-
sin de la Méditerranée orientale qu'il
faut rechercher son origine. De là il se
serait répandu en Afrique, car on a
trouvé, dans le désert, des cailloux avec
des Svastikas gravés. Les Basques, aux
impénétrables origines, s'en servent au-
jourd'hui encore couramment comme
motif ornemental. On a trouvé cet obsé-
dant motif chez des races aujourd'hui
disparues, comme les Mayas d'Améri-
que Centrale, qui le gravaient sur les
parois de leurs temples.
Le Louvre possède de très beaux
spécimens de céramique de Suse, re-
montant à 3.000 ans avant J. C. sur les-
quels figure la croix gammée..
En Asie Mineure, Schliemann, l'ar-
chéologue qui découvrit les ruines de
Troie, mit en lumière une quantité d'ob-
jets : boucles, vases, lances, disques por-
tant, tous, ce signe. Un des objets les
plus curieux qui aient été trouvés est
une petite figurine en plomb représen-
tant la fécondité et portant, à cet effet,
une croix gammée bien en évidence.
C'est le Svastika sexuel.
Aussi, dans les nécropoles du mysté-
rieux peuple étrusque en Italie, on re-
trouve également la croix gammée. Le
pays des Pharaons nous a conservé, du
Svastika, un document qui symbolise,
dans sa division en quatre parties, les
quatre parties du ciel, les quatre points
cardinaux, et les quatre royaumes de
la nature : minéral, végétal, animal et
humain. Dans ce dernier, le Svastika
apparaît comme stylisé, à l'aide de fi-
gures humaines en des attitudes hiéra-
tiques. -
En France, et plus précisément dans
le Hérault, on découvrit en 1909 une
plaque de silex gravée, qui a la parti-
cularité de montrer la croix gammée à
quatre branches et dont les extrémités
apparaissent brisées, deux fois à l'an-
gle droit, au lieu de ne l'être' qu'une
fois, comme dans la forme ordinaire. Au
musée de Saint-Germain on petit voir
également une pierre (2.000 ans avant
J.-C.) où la croix gammée est accom-
pagnée par le soleil et le cheval stylisés;
elle figure aussi sur des ceintures de
Svastikas stylisés de l'ancienne Egypte
l'âge de fer. En Bretagne, enfin, on re-
trouva un monolythe de granit de forme
pyramidale. (3.Q00 ans av. J.-C.) por-
tant des Svastikas sur les quatre faces.
En, Orient, ce symbole n'émigra qu'as-
sez tard. Il figure dans des pièces
d'ivoire et d'orfèvrerie anciennes du
Japon et de la Chine., Aux Indes, la
croix gammée se retrouve comme un
emblème de sagesse et de vie.
Les Romains paraissent avoir ignoré
le Svastika et ne l'avoir connu que plus
tard, lors des invasions des peuples ger-
maniques. C'est lorsque ceux-ci s'élan-
cèrent vers le sud, vers le soleil, à la
conquête de l'Italie, que la croix gam-
mée connut sa plus grande diffusion.
Car les Germains, de leur aveu même,
l'ont toujours élevée sur leur pavois aux
moments de leur expansion chez les
autres, au départ pour les grandes in-
vasions.. ,
Relégué dans l'occultisme au moyen
âge, aujourd'hui, le Svastika n'existait
guère plus que chez certaines tribus de
Peaux-Rouges qui le vénèrent, tandis
que chez quelques peuplades africaines,
les bons pères de famille le découpent
consciencieusement avec le rasoir sur le
crâne de leur progéniture afin que celle-
ci soit indemne de certaines maladies.
Ceci pour l'histoire.
A d'autres points de vue, la croix
gammée peut signifier à la fois les
forces de la vie, et de la mort aussi,
suivant que ses bras sont tournés vers
la droite ou vers la gauche. Ainsi, nous
la retrouvons encore à présent comme
signe de ralliement chez certaines mys-
térieuses sectes d'assassins et de fanati-
ques chinois qui poursuivent l'exter-
mination des sectes ennemies. Dans
l'Inde des pagodes, elle est l'attribut de
Kali, épouse de Civa, déesse de la des-
truction.
Il fallait les .troubles et les révolutions
de l'après-guerre pour voir déployer, en
Europe, cet emblème qui n'est, certes,
pas un gage d'ordre et de paix. Il ne
faut pas non plus oublier le pouvoir de
suggestion collective, d'attraction, de
rassemblement, que le Svastika a tou-
jours possédé.
Ce fanatisme dans le peuple, cette
suite d'actes précipités chez le chef, sui-
vis aussitôt par des protestations de
paix, ne feraient-ils pas penser à un
formidable cas d'envoûtement de toute
une nation, par ce signe, tandis qu'Hit-
ler se laisse entraîner par quelque chose
de plus fort que lui, qui l'oblige à sui-
vre implacablement une trajectoire dan-
gereuse ? Que reste-t-il à faire, à l'Eu-
rope, devant un tel déchaînement de
force primitive, devant ces rappels à
l'époque des anciennes invasions à tra-
vers le drapeau à la croix gammée ?
Rester unie, et opposer à la force aveu-
gle du Svastika une force guidée par la
raison, une force consciente d'elle--
même, seule capable de garantir la
paix.
FERDINAND REYNA.
Pour les militaires
de Yen-Bay
Le Journal officiel publie un décret ac-
cordant le bénéflsé de la camoagne double
aux militaires avant cris part aux brtêra-
tions de répression dés émeutes de Yen-
Bay (Tonkio).
= Les salles précédées de cé signe do nnent un spectacle permanent.
= AGT. dNEAC « LE JOURNAL », 5, bd liai.
= ACT. CIN:EAC «LE JOURNAL»,! 5, rg Mont.
=, ACT. CINEAC "LE JOURNAL»,g\St-Lazai'fc.
= ACT/ CINEAC LE JOURNAL «.fï.Moiitp
;:c: ACT. CINEAC Rivoli. Soirée, Prologues.
ACACIAS, Solitude; la Double vengeance.
AGORA,64,Bd Clichy, S'Epervier (Ch. Boyêr);
AGRICULTEURS, Cec. Rhodes (Trag.Diam).
= APOLLO,la Forêt pétrifiée Miss Pacifie.
ARTISTIC-P., Bozambo, Mite: Mozart.
= AUBERT-P., Marinella (Tino Rosst).
AVENUE, r. Colisée, Little Lord Fauntleroy.
= BALZAC, Je n'ai pas tué Lincoln.
BA-TA-CLAN, Mascotte, Sœurs Hortensias.
BONAPARTE, Cec. Rhodes (Trag. Diamant)
= CAMEO-P., Anna Karénine.
= CARILLON, Pas de pitié p. 1. kldnappers.
= CAUMARTIN ( 25kr.), Tchapaïew, Harmon.
CIGALE, Soir de gloire, Secret polichinelle.
CINE-AUTO, Actualités, 3i, Ud des Italiens
CINE-MAGIC, ?8.iiv.M.-Picquel,Train de pl
CINE-OPERA, Sous les, yeux d'Occident.
CINEPOL,pl.St -Aug., Crime et Châtiment.
CINE St-PAUL, Nuits moscov., Ecole resq.
CININTRAN. 8, Bd Mideleine.-P. de J,() à o.,ii).
CLICHY-P., Lucrèce Borgia (Ed\.v.Feuillère),
COLISEE, l'Appel du Silènes. -.
CONVENTION, Nuits moscovites.
CORSO-OPERA, la Garçonne.
COURCELLES, Symphonie burlesque.
DELTA,Crime et Chât. (P. Blanchar.H.Baur)
DEMOURS, Train de plais., Voie triomphale.
EDOUARD-VII, Votez pour moi.
ELDORADO, Gaspard de Besse (Rnlmii).
ELYS.-ACT., 65. Ch. E)., Act., Doc. Oketchet.
ERMITAGE, Ch.-Etys.. Terre prom., Mczart.
GAITE-CL., Gosse do riche, Têtes chaudes.
GAITE-ROCH., Tchapaiew, Gosse de riche.
GAUMONT-PAL., les Deux gamines.
GAUMONT-TH., Anne-Marie ( Ammbella).
Gd CIN. AUBERT, Nuits moscovites.
HELDER, :14. Bd liai., Griseries (Llly Pons).
IMPERIAL.Fllm en relief d'après L.Lumière.
LE FORUM,50,av..ClichyÓBolel'o,lIe au Trésor.
LA PAGODE, Symphonie burlesque.
LES MIRACLES-LORD BYRON,Fant.à onde.
LE PARIS, n, Ch.-Elysées. Oent blaguel.
LOUXOR-P., Train de plais., Vole triomph.
LUTETIA, Anne-Marie, Château de cartes,
LUX, 76, r. Rennes, Domino vert (Vanel).
LYON-P., les Nuits moscovites. Attract.
= MADELEINE, la Terre qui meurt.
MARBEUF, Désir, vers. orlg. (M. Dietrich).
MARCADET, les Nuits moscov., Ecole resq.
MARIGNAN, Vertige d'un soir, Ray Ventura.
MARIGNY, les Temps modem, (ch.Chaplin).
MARIVAUX, le Chevalier de Londres.
MAX-LINDER, Becky 8harp., Crocs et grif.
METROPOLE, Train de plais., Vote triomph.
MONTPARNASSE, Train de pl., Voie triomph.
MOULIN-R0U9E, la Gondole aux chimères.
MOZART-P., Anne-Marie, Château de cartes.
= OLYMPIA, Rose-Marie (v. or., I.-t. fr.).
OMNIA-PATKE, Le Million.
ORLEA-NS, Berceuse à l'enf.S.S. R. Ventura.
PALAIS-ROCH., Nuits mcscov.,Ecole resquil.
PANTHEON, Ceux du kholkheze, Sibiriakoff.
PARAMOUNT, Désir (M.DiétriCh, a.Cooper).
PEREIRE, M., S., Anne-Marie.
REX, les mutinés de l'Elseneur.
ROXY, Intelligence serv., Fanfare d'amour.
ROYAL-P., Gaspard de Besse (Haimu).
St-MARCEL, Gaspard de Desse.S.S.J.Lumiére.
SELECT, Gaspard de Besse (Raimu).
ST-AURORE,7,r.L.-lc-Gd,Jenny hte cout.,Ao.
ST. BERTRAND, 96, r. Sèv., Songe nuit d'été.
ST. ETOILE, Carmen blonde (M. Eggetlh).
ST. PARNASSE, le Trésor, Chemin du bonh.
STUDIO RASPAIL, Alice Adams.
ST.UNIVER8.3 l .av.Opéra, Val. d'arg.,F.6qUlp,
STUDIO 28, Radio Crochet (Mill. ln the Air).
TERNES, Domino vert, Secret Polichinelle.
TIVOLI, Nuits moscovites, Ecole resqull.
URSULINES, Rom. scand., Ennemi pub. No 1.
VICTOR-HUGO, Anne-Marie, Chat. de cartes.
- VIVIENNE.Top Hat(F.Aslail'e, G. HogerS).
VOLTAIRE, Nuits moscovites, Ecole resq.
WASHINGTON, Taxi-girls, Hom. contre font.
INFORMATIONS
1 Afin de ne pas se rencontrer avec le
gala de la Comédie-Française, Radio Ciné-
ma a avancé d'un jour la première du
nouveau film de Maurice Chevalier, Le
Vagabond bièn-aimé. C'est donc jeudi 7
mai, en soirée de gala, qu'aura tieu cette
première mondiale au Marignan.
S La Forêt pétrifiée, qye projette actuel-
lement l'Apollo, attire chaque jour un
public d'élite et surtout de lettrés. L'amère
philosophie des situations, les dialogues
subtils qui les commentent, offrent de
nombreux sujets de méditation à tous ceux
qui savent approfondir le paradoxe per-
pétuel de l'amour et de la mort. Outre le
sujet, qui est suffisant pour « emballer »
les spectateurs, il y â l'admirable jeu de
Leslie Howard et la grâce incomparable
de Bette Davis.
a On se souvient encore du succès que
remporta, il y a trois ans, Frankenstein.
Dans ce film d'horreur, Boris Karloff
s'était signalé à l'attention du public par
une hallucinante création. On va revoir
ce grand artiste dans une production plus
sensationnelle encore, Le Mort qui marche,
où il incarne un étrange personnage de
« ressuscité ». •
N Si vous manquez de renseignements à
ce sujet, l'écran va bientôt vous en four-
nir d'amplement détaillés. Notre confrère
Géo Kelber, de Paris-Soir, est parti, la
caméra sous le bras, accompagné de l'opé-
ratçur Lucas; pour le compte des films
Jean de Cavaignac.
Il va exercer son esprit d'observation sur
ces montagnes bénies des cieux qui ont
échappé jusqu'à ce jour,aux maléfices de
la crise et des décrets-lois.
A~ a~ MIRACLE
Du C'WEWA
toc,> G~P~.<~!)'3~ ('Y<~
■ • • ^IAH WILOERNESSF) KJLJM
52-70
[■j&nénrui BALZAC]
''kn'ai/uiôiïiéânœôi
I^^findonit I
/ttt£lïihiAfTaxfe|
t log." t M
Nou s apprenons
avec le plus vif plai-
sir que, sur la pro-
position de M.
Walter J. H'utchln-
son, directeur géné-
ral pour l'étranger,
et de M. Benjamin
M i g g i n s, directeur
général pour l'Eu-
rope continentale, M.
Sidney R. Kent, pré-
sident de la 20 th
Century-Fox, vient
d'appeler M. Ernest
Kœnig aux fonctions
d'administrateur dé-
légué des Produc-
tions Fox Europa.
distributeurs de la
20 th Century-Fox.
C'est au cours de la
.grande Conven-
tion européenne que
M. Kent a fait con-
M. ERIVEST KOEMG naftre la nomination
de M. Koenig.
L'explorateur Henri Lhote
reçoit
la grande médaille d'or
de la Société de Géographie
de Marseille
L'éclaireur de France Henri Lhote, ex-
plorateur du Sahara, vient de recevoir la
grande médaille d'or de la Société de géo-
graphie de Marseille. Cette haute récom-
pense lui a été remise par le professeur
Masson, à l'issue d'une conférence faite
par le jeune explorateur sur ses décou-
vertes archéologiques, découvertes dont
nous avons rendu compte ici même.
La grande médaille d'or, avait été remise
en dernier lieu à l'explorateur danois
olafeen à M. Audoin-Dubreuii et au ma-
réchal Lyauitey.
Mais la vie d'un explorateur ne se passe
pas uniquement en conférences dans les
grandes villes. L'attrait des pays qui l'in-
téressent est trop fort poux qu'il en reste
km;*temps éloigné. Henri Lhote va re-
partir incessamment pour les sables brû-
lants du grand diésert africain, le Tanez-
rouft, le Hoggar, le pays des Touareg, qui
n'a pas encore livré tous ses secrets. Et.
de son côté, Paul-Emile Victor, cet autre
éolaireur de Franoe, va reprendre aussi,
avec ses compagnons, le chemin du Groen-
land. toujours à bord du Pourquoi-Pas ?
le solide navire du commandant Ciharcot.
Le scoutisme, cette école de la vie qui
procure à ses adeptes l'existence (en mi-
niature !) de l'explorateur, du colonial
et du missionnaire, ne prépa.re-admirablement à faire des Henri Lhote
et des Paul Victor ?
G.-C. SALAGNAC.
La 4e Exposition internationale
d'art cinématographique
La 4' exposition internationale d'art cinéma-
tographique aura lieu à Venise du 10 au
32 août prochain. Y seront admis en principe
tous les films présentés en « première mon-
diale ». En outre les films plus anciens,
mais produits cependant depuis la dernière
exposition d'art cinématographique, y pour-
ront être également présentés devant les délé-
gués des diverses nations qui se feront repré-
senter. •
Deux coupes du Duce — une au meilleur
film étranger, une au meilleur film italien —
et de nombreux prix récompenseront les réa-
lisateurs des meilleures productions.
Concerts publics
d'aujourd'hui
(A 20 h. 30)
SQUARE TROUSSEAU. — La Renaissance
P.-O.-Midi (M. A. Vignoulle). — Ouverture
de Mireille (Gounod); la Plainte du clocher
(Balay); Petite suite rustique (Filleul); Valse
bohème (Poppy): Marche lorraine (Ganne).
SQUARE SEVERINE (porte de Bagnolet).—
Musique des gardiens de la paix (M. Rous-
sel). - Marche du sacre du Prophète (Meyer-
beer); Une matinée et une soirée à Vienne
(Suppé): Ballet de Sylvia (Léo Delibes); la
Chanson des Nids (Buot) ; Divertissement
espagnol (Borda); Vers le Bled (Perdereau).
- 0%MYMPIA
émouvar* ertuye à' * J f
.~t~ qu '-' hM< t tA OMkMe*
BËar' M~ w~ t~tt~j~~ ~&~MSS!HSSMsssBS&J
'y~ ~"s émouvant encore 3 A ~M
L US /J~M~~
Au fflqramme
LE JOURNAL
6-5-36
THEATRES
OPERA, 20 h. 30. Lucie de Lammermoor; le
Spectre de la rose.
FRANÇAIS, 20.30, les Rivaux d'eux-mêmes.
Hedda Gabier.
OPERA-COMIQUE, 20 h. 45, Don Quichotte.
ODEON, relâche.
ANTOINE, 90 h. 45. Faites oa pour mol.
ARTS, -21 h. 15. Les Innocentes.
ATELIER, 21 heures. Le Faiseur.
ATHENEE, relâche.
BOUFFES-PARISIENS, 20 h. 4 5, Flossie.
CAPUCINES, 21 h., L'homme qu'on attendait.
CHATELET, SU h. 3u, Au soleil du Mexique.
DEJAZET, il heures. J'aurai Lulu.
2-MASQUES, Si h.Lady Warner a disparu.
GAITE-LYR., 90 30 Cocarde de Mlml Pinson.
QYMNASE, 21 heures. Le Cœur
HUMOUR, 21 heures. L'Heure H.
MADELEINE, 21 h. 25. Mon père avait raison.
MATHURINS, 21 h., l'Impasse.
MICHEL, 21 heures. Trois. Six. Neuf.
MiCHODIERE, 21 heures. Bichon.
MONTPARNASSE, 21 h., Cris dea cœurs.
NOUVEAUTES, 20 h. 45. Tout va très bien.
ŒUVRE, 21 h., Les vaches maigres.
PALAIS-ROYAL, 21 h.. Elle attendait ça.
PIGALLE, 21 heures, La vie est si courte
PORTE-SAINT-MARTIN, 20 h. 40. Ignace.
SAINT-GEORGES, -.M h.. La femme en fleur.
SARAH-BERNHARDT, relàehe.
THEATRE DE L'ETOILE, 2 I h., Dame Nature.
THEATRE DE PARIS, tu h 4 5. Vive le roll
TRIANON-LYR., rel. Sam., Comtesse Maritza.
VARI:ETES, 21 nôtres. Fiston.
VIEUX-COLOMBIER. 211 h 45, Elizabeth.
GRANDS CONCERTS
CAVEAU, 21 h., Maurice Eisenberg.
MUSIC-HALLS
et SPECTACLES
A.BC., 15 h., 21 ù., Spectatle de variétés
ALCAZAR, 15, 21, Ha-lem BlacKbirds 1938.
ALHAMBRA, 15, 21 h 15, Spi'Cl rie var.
BOBINO, 21 h., Spectacle de Paris.
CASINO DE PARIS, 21 li., Plaisirs de Parts.
EMPIRE, 21 h.. Spectacle de variétés.
EUROPEEN, tr>h., 21 h., Ppect. de variétés.
FOLIES-BERGERIE, 21 h., La Folle d'amour.
MAYOL, rel samedi : Nus d'été.
MOULIN-BLEU, 15, 91, La Volupté du Nu.
PARIS-FOLIES, 15 h.. 21 h., revue.
CIRQUES
CIRQUE D'HIVER, 20 h. 30. Spect. d'attratt
CHANSONNIERS
COUCOU, 21 b., revue nouv. chansonniers.
DEUX-ANES, 21 h.. Chansonniers, révue.
LUNE-ROUSSE, 21 h.. Chansonniers, revue
NOCTAMBULES, 21 b. Chansonniers revue
PERCHOIR, 21 h., Chansonniers, la revue.
THEATRE DE 10 H., 22 h.. Chansonn., revue
CABARETS
CHEZ LÉS NUDISTES, 21 heures, Voluptés.
M.-BLEU, de 17.30 A 19.30, att nues Ent llh
NOUVEAU LIDO, dancing- et 15 attractions
BALS
ATHENIEN, jeudi et sam., Soir. Dlm., M , S.
BAL MOUL.-ROUGE, 15.21, Oie. A J Pes< ntl
COLISEUM, Thé et soirée, atlract Taxi glrla.
LUNA-PARK, Attractions, t'anctllg.
MAGIC-CITY. J P s" nlrn. M S Magle-airle
MOUL. de la GALITTE, Sam.. P» Olm. M S
TABARIN. 20 h 30. Chatoiements. Fr. cane
On dit que.
Le geste de Charles Laughton, venant
apporter au gala de la Comédie-Fran-
laise l'inestimable appoint de son talent
et de sa célébrité, lui a conquis parmi
nous, une immense popularité. Il faut du
cran à un artiste de sa taille, ayant un
éclatant prestige à sauvegarder pour se
risquer à affronter un public étranger,
en langue étrangère, dans une œuvre
classique. Et il y faut aussi du cœur.
Après. Henri VIII et les Révoltés de la
Bounty, les Français admiraient cet An-
glais. Maintenant, ils l'aiment.
Il est de tradition de reprocher aux
comédiens leurs petits - travers et leurs
menus ridicules: On blague leur vanité,
leur soif de briller au premier rang, leur
hypertrophie du moi. Reconnaissons que
ces défauts véniels ont une magnifique
contrepartie dans un sentiment de cama-
raderie qui les trouve toujours prêts à
assister de leur talent — et souvent de
leur argent — ceux d'entre eux que la
fortune trahit. Les plus grands ont ap-
porté leur concours sans réserve à ce
gala au profit des enfants de Guilhène,
comme à bien d'autres manifesiations du
même genre, organisées depuis le com-
mencement de cette saison.
Des groupements comme l'Union des
artistes de langue française et l'Associa-
tion des artistes dramatiques adminis-
trent des budgets d'pssistance considéra-
bles. Cette dernière, qui assure une vieil-
lesse heureuse aux vétérans de Pont-aux-
Daines tire ses seules ressources d'elle-
même et de l'activité qu'elle déploie pour
associer le public à son œuvre en le con-
viant à des galas artistiques exception-
nels, comme ceux qu'elle organise pour
le 23 et le 27 mai, et qui méritent d'atti-
rer tous les amateurs de théâtre.
Nulle autre corporation ne nous- offre
l'exemple d'un pareil effort de solidarité
et de camaraderie. Et cela efface large-
ment les petits mots rosses et les mesqui-
nes rivalités. Pans les. familles aussi, il y
a des querelles de préséance. Le monde
des comédiens est une grande famille.
LÉo MARCHÉS.
- A L'OPÉRA -
Jeudi 14 Mal et Mardi 19 Mai
2 représentations exceptionnelles
sous la direction de
W. Furtwaengler
Les Maîtres Chanteurs
avec Maria Muller et Lorentz
et Mme Berglund, M. Bockelmann
M. Fuchs, M. Zimmermamuetc.
■■■■■ Location ouverte
INFORMATIONS
La répétition de ce soir t
A l'Odéon, à 20 h. 40, répétition générale
des Amants romantique., de M. Feroand
■ Gregrh.
■ Dans les subventionnés
DEMAIN JEUDI
FRANÇAIS, 14 b., la Passion.
ODEON, 14 b.. l'Avare; le Médecin malgré lui.
OPERA, relâche..
FRAYAIS. 20 h. 45, le Chant du berceau,
le Voyage à Biarritz.
OPER.VCOMIQUE, 20 h. 1-5, Manon.
-OUEON, 20 h. 45, les Amants romantiques.
VVPZRA. - volet la dIstributIon complète
Wdes représentations des MaUres chanteurs
* de Nuremberg données les 14 et 19 ipai
sous la direction de M. W. Furtwaengler :
Mm es Maria Mtiller (Eva). Bergrlund .(Magrde-
ïeine), MM. Lorentz (WSIther), Bockelm.ann
«Bans Sachs), Fuchs (IDedrwasS('s), Zimmer-
: mann (David), Ludwit Hoffmann (Pog-ner),
JCreen (!J!atbner). Ces , représentations rom-
mencero'n't irè,$ exactement à 19 h. 45. Elles
font paMtB du programme des fêtés de Paris.
VENDREDI à minuit 30, Une nuit de grdnd
V gala à la mémoire.
Une nouvelle sensationnelle : Ilip va rejouer
la comédie, malgré tous les serments pas-
sés. parce'qu'il a bion voulu consentir à
apporter l'attrait exceptionnel de sa double
"et •g-êirëreuse contribution comme auteur et
comme interprète à ce gala de la nuit du 8
.au 9 mai. * >
ODEON. — Comme chaque apnée, les an-
ciens abonnés aux différentes séries clas-
siques du -jeudi bénéficieront,- jusqu'au
20 mal, d'un- droit de priorité pour repou-
veler leurs inscriptions pour la saison pro-
chaine. Après cette date. les places libres
seront mises à la disposition des nouveaux
«abonnés;
Le bureau des abonnements est ouvert
tous les Jours de semaine, 18, rue de Vau-
igtrard, de 14 h. 30 à 17 h. 30.
"'[)OUR' LA PREMIERE FOIS, les Ballets
JL Jooss amèneront leur troupe au complet :
cinquante exécutants. Ils donneront, du 2
aii 16 juin, aux Variétés, outre la reprise
, de leurs prindpaux' succès, de nombreuses
créations, dont te Jiiroir, qui est appelé au
même retentissement que la légendaire Table
verte. -
rpH. RENAISSANCE. - Tous les soirs à
X ai b. 15 le MrLr d'argent avec Roger
• Cainard, E. HIJ_ar, R. Clèrmont.
Les Grands Concerts
SALLE PLEYEL, .252, Fg-St-Honoré
MARDI 12 MAI, à 21 heures
Récitai de..danse espagnole
MANUELA DEL RIO
PRIX DES PLACES : 8 à 2B fr. Loo. ouverte..
IA aWfliEiCTION tle l'Orchestre symphonique
A de Parts notis prie de dlrfe que ses
concerta me seront pas radiodiffusés.
ORCHESTRE SYMPHONIQUE de PARIS
8alle Pleyei, Meror. 13 Mal, à 21 h., 1 er Gala
PIERRE MOTFFEUX
et les « Poètes de la Danse »
CLODLDE
et ALExaNDfte SAKHAROFF
Bach, Chabrier, DebuasJ, Dukas, Turtna,
StrawlnskJ. — Placeq de 10 à 65 francs.
Music-halls
, et SpectacleS
La nouvelle et archlluxueuae revue PLAISIRS
OE PARtS (un spectacle qui rappellera à
l'étranger que Paris est toujours la capitale
d'un art léger, unique. Maur. Verne (Intran).
avec O'DETT - JOAN WARNER
PIERRE DAC, les grands numéros américains
SAINT CLAIR el DAY, les 32 HELENA STARS
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LA REVUE NEGRE
I HARLEM BLACK BIRDS 3'6
B La troupe du Cotton Club (qui a révélé
M Jo-s. Baker) a conquis à nouv. tout Paris
Fa
ALCAZAR 15 h. et 21 h., la revue nègre
A■ L1 liAfcAn Harlem Black Birds.1936.
ilUftiiftDA 13 h., 21 h. 15, Ballets russes,
colleano Famlly. René Dorln.
onoiun 21 h., Lucienne Boyer et-Ilorcîie-stre
DULDInv Isaj. volpin, Christlane et Duroy.
CAS. PARIS 21 h., g-rev. Plaisirs de Paris,
vHw. runio o'DettiJoan Warner .P.Dnc.fOle.
CIRQUE D'HIVER du Bengale. 'a Perle
du Bengale.
EMPIRE (Eto. 40-00). 21 h., Léa, lionne IIb.,
O.Dorlls. F.Ollrrlonl.J..Cyr:mo, 15 att.
CIIRflPrPM AÏ-.S., Fréhel, Tichadel et Rous-
tUnUrttU seau, Gaftrielio et Mor.van, etc.
POUES MMERE d'amour.
FOLIES-BERGERE 11 DfJUreS, la frolie
PARIS-FOLIES 15, 21, r.scèn.n. J. Peheu.
le'j.r Montmartre.Pl.dep 5
Notes de musique
N'OUBLIEZ PAS. d'écouter tous les jeudis
l~t à midi 30, au Poste Parisien, la demi-
heure gaie des Edltionis Paul Beusçfler,
57, boulevard Be-aumarchaig'. Paris. Démain,
Hélène Rêgelly, Marcel Véranr René Gemdrel
et l'orchestre Paui Beusoher.
Chansonniers
uPUnUiluPUflM lI 51 b., Glanons! revue de Chartey
souplex Charley. oabrwio. -
"2" ANE. 21 h., Nouv. rev. J. Tranchant.
2 -9nC<> SOuplex, Marsac et Charley.
lUNE nniltftF 21 D > Ligue. Ligue..
II UUHHCF *IIUIIH«C doncl rev L. Michel (Dorin).
PE ROUOIR 21 - heures, les chansonniers,
rbfiunuin Votons, de Renard et Valller
ni DE H) HEURES U heures. Martini
j nteu< M fqégnler
Bats
CoLliEuth LOES VOCAL IINGI. 1
0 E U tH TAXt-GtRLS.
A l'Académie
- de médecine
«
M. Levaditi a fait une communication
accompagnée de projections et bien inté-
ressante sur la syphilis expérimentale
inapparente. D'après un travail de' ses
collaborateurs, MM. Stroesco et Vaisman,
la souris peut être infectée par le trépo-
nème sans présenter le moindre signe
extérieur. Le parasite se multiplie cepen-
dant à partir du point d'inoculation et
chemine dans le dermè et l'épiderme en se
dirigeant vers, les centres nerveux; * Mais,
bien que le cerveau et la moelle soient
devenus virulents, on ne peut le découvrir
dans le névraxe proprement dit. Les au-
teurs se demandent pourquoi une telle
infection, reste, inapparente et ils espè-
rent que. des recherches en cours leur
livreront ce secret.
— IL y a, en ce moment, dans l'Europe
occidentale, une épidémie qui frappe les
jeunes ènfants et qu'on nomme l'acrodynie,
parce qu'elle atteint les extrémités des
membres, mais qui reste encore mysté-
rieuse. MM. Péhu et Boucoment, Je Lyon,
l'ont étudiée et l'ont rencontrée un peu
partout. Elle sévit daos la région pari-
sienne, dans le Nord, autour de Saint-
Etienne, dans le Vaucluse, etc. Sa répar-
tition n'obéit à aucune loi géographique.
On sait seulement que les pays Scandina-
ves ne la connaissent pas.
Dans les régions contaminées, les cas
sont tantôt isolés, tantôt groupés en foyers
peu denses. Ils surviennent de préférence
dans les petites .localités rurales. On n'en
trouve, guère dans les grands centres.
— M. Weill-Harlé a encore présenté
quelques observations sur le danger de
contamination tuberculeuse dans le per-
sonnel des services d'enfants, maternités,
crèches et hôpitaux. M. Guillain et M.
Mollaret ont attiré l'attention sur les cri-
ses épileptiques, qui peuvent être la
première manifestation de la sclérose en
plaques. Enfin, TVf. Maignon a étudié les
rapports entre l'anaphylaxie, la tubercu-
lose et la sensibilité du système sympathi-
que chez quelques mammifères.
RmÉSoMUh
Tout va très bien"
de Rip et Albert Willemetz
aux Nouveautés
L'exquise soirée que nous offrent, pour
adoucir nos peines diurnes, MM. Rip et
Willemetz aux Nouveautés ! Tout va très
bien est, en .,effet, sœur jumelle du prin-.
temps qui naît avec elle, une revue sou-
riante. La politique y tient peu de place et
les heureux temps qui précédèrent le nô-
tre, le premier acte tout entier. De Bagnè-
res-de-Luchon en 1815, à Aix-les-Bains
trois - ans plus tard, de Barbizon en 1845
à Trouville en 1860, du Mont Saint-Michel
en 1885, à Suresnes en 1895, c'est à la suite
de l'impératrice Joséphine, de Lamartine,
de Corot, de Troyon ou de Millet, de Cora
Fearl, des « Dandy » ou de la famille Fe-
nouillard que nous promènent les auteurs
pour nous restituer en fin de voyage, à
Suresnes, deux de nos contemporains en
leur belle jeunesse, Tristan Bernard et
Emilienne d'Alençon.
Tableaux aux grâces surannées que
rehaussent ici et là des «mots» du meil-
leur Rip et du plus pur Willemetz, ils sont
avec une plaisante satire des gens de théâ-
tres. de 1636 La première du Cid n'aura
pas lieu et un sketch où l'on voit la femme
du portier de la Santé organiser Un lâcher
de faisans, dont elle attend la fin de la
crise, les meilleurs moments de ce spec-
tacle où les yeux trouvent leur plaisir
et l'esprit le sien.
Et il y a Jeanne Aubert. Jeanne Aubert
qu'un récent tour de chant nous rendit
et qui cette fois nous revient toute verve
et toute malice dehors, telle qu'elle nous
apparut à ses débuts avec en plus peut-
être — et même sûrement — une maî-
trise qui la classe au premier rang des
fantaisistes que le monde, toujours, nous
enviera.
Il y a Tramel, au comique si fin, si
profondément humain et si spirituelle-
ment bouffon.
.Et il y a toute une joyeuse et char-
mante compagnie ou brillent d'un éclat
plus particulier deux jeunes comédiennes
qui feront leur chemin : Dany-Lorys et
Monique Rolland. La première, brune,
piquante, est fort adroite ; l'autre, blon-
de, est séraphique, mais non sans malice
et, côté des hommes : un quarteron de
fantaisistes : Robert Pizani dont on ne peut
rien dire sinon qu'il est parfait, M. Guy
Rivierre qui frais émoulu du Conserva-
toire, apporte aux Nouveautés l'attrait
d'une solide culture classique et d'une
« nature » qui a déjà tenu toutes ses
promesses, M. Paul Cambo qui a de l'élé-
gance et M. Georgé qui, lui, a beaucoup
d'esprit. Il serait d'ailleurs aussi in-
juste d'oublier M. Duvaleix et Mme Mag-
deleine Berubet, M. Novan, M. Serge Fla-
teau et M. Fretel, MM. Dalban et Norbert
Vincent que les décors de Colin ou les
arrangements musicaux de Valsien qui
donnent à l'ensemble le «ton» qui lui
convient.
INTERIM.
« Nus d'été ))
au Concert Mayol
Nus d'Eté, la grande revue impudique
numéro 1, de Victor Vallier et Charles
Cluny, ne le cédera en rien à ses devan-
cières. Du rire, du nu, de la danse, tel est
le programme de ce spectacle enlevé dans
un rythme ultra moderne où l'on pourra
applaudir à côté d'hilarantes scènes d'ac-
tualité, de sensationnels tableaux de mise
en scène. -
Nus d'Eté sera interprété par la jolie
vedette nue, Geneviève Irvin, la chan-
teuse Cécile Sonnys, la fantaisiste Suzy
Willy, la trépidante Betty Hoop, les balle-
rines nues Sonia Jenny et Nadine Maillet ;
le comique Fernand Gil-Bert, le comédien
Tiluze, le cnanteur Geo Leroy, MM. Ray-
mondis, Jacques D, enfin, le célèbre dan-
seur Harry Wills. Il y aura de délicieux
mannequins nus, et une nouvelle troupe
de girls « the naked beauties ». Les costu-
mes dessinés par Mlle Olga Saïdy seront
d'une rare audace, et l'orchestre Jazz sera
conduit par le populaire Chobillon.
Samedi prochain, en matinée, première
de Nus d'Eté.
NOTRE CONCERT
de dimanche
'dernier
Séance qui ne pouvait être qu'excel-
lente étant donné les artistes hors de pair
encadrés par--notre brillant orchestre.
Hors de pair, M. Handmann, remplaçant
au dernier moment, dans le Concerto de
Beethoven (et cela malgré sa main bles-
sée), M. Lamann, retenu à l'étranger ;
M. Handmann, dont j'avais vanté il y a
deux mois l'éblouissante virtuosité et le
style si pur, retrouva auprès de notre
public averti un enthousiaste accueil.
Hors de pair aussi Mr..e. Dorella, de l'Opéra,
et Dimitreva, de l' « Opéra de Bucarest »,
qu'elles aient chanté en solistes ou, leurs
deux voix si joliment mariées, la pre-
mière avec un accent superbe l'air d'Iphi-
génie en Tauride, la secondè, avec son
impressionnant contralto, l'air d'Orphée,
ensemble des pages de Tchâïkowsky et
Mendelssohn.
Mme Herdlicska, avec sa coutumière
autorité, dirigea l'ouverture d'Iphigénie en
Aulide et-là partition intégrale de l'Arlé-
sienne. Au piano Pleyel, Mlle Thérèse
Duroziez s'imposa en musicienne consom-
mée.
ANDRÉ FUAN.
C'est à l'amabilité des établissements
Photo-Pl< que nous devons les disques
entendus à nos derniers concerts-cause-
ries sur les « grands faits et a-nniver-
saires ». •
Les conférences d'Eve
C'est samedi prochain, à 15 heures, dams
notre salle des fêtes, 100, rue de Richelieu,
que Pierre Chanlaine, le graM romancier,
auteur, repdrter et conférencier, fera, pour
les lectrices et lecteurs'du Journal et d'Eve,
une causerie très documentée sur « le ma-
riage de l'impératrice Eugénie ».
Cette causerie est réservée aux lectrices
et lecteurs du JournaJ et d'Eve, qui pour-
ront retirer des cartes d'invitation à cha-
cun des deux journaux. Elle sera radiodif-
fusée par le poste de Radio-Paris, ce qui
p~rmettra a nos lecteurs de banlieue et
de province d'entendre l'exposé de Pierre
Chanlaine sur celle qui connut pendant
une partie de sa vie un destin presque
- féerique.
A l'Association
de la presse artistique
L'Association de la presse artistique
française, réunie hier en assemblée géné-
rale au pavillon de Marsan, a procédé au
renouvellement de son bureau.
Notre collaborateur Jean Robiquet a été
élu président, en remplacement du re-
gretté Franz Jourdain.
Ont été nommés vice-présidents nos
confrères, Edouard Sarradin et Gaston
Varenne, secrétaire-général, Simon Arbel-
lot, -secrétaire-adiotnt, Georges Turpin,
trésorier. Maurice Monda.
MM. Louis Chéronnet, Gaston Derys,
G.-J. Gros, Jacques de Laprade. Jean.
Locquin, Ratouis de Limay, Charles
Sautnier. Vaimy-Baysse et Jean-Louis
Vaudroyer ont été élus pour compléter
Je tiers sortant du comité.
Croix gammée
Croix de sang
.OU LA ROUE DE LA VIE ET DE LA MORT
Milan, basilique de Saint-Ambroise. Détail du sarcophage avec croix gammée.
Du Rhin à la Prusse Orientale, du
Nord au Sud, la Croix gammée claque
au vent de ce printemps.
A Berlin, comme à Cologne, face à
la ligne Maginot : écoles, églises, caser-
nes, gares, magasins, bars, sont littéra-
lement submergés par les tissus au signe
fatidique. Bref, une telle débauche de
Svastikas, que l'étranger finit par en
être obsédé et par éprouver, à la lon-
gue, ce vague malaise qui vous saisit
en fixant trop attentivement certains
dessins géométriques, certains jeux d'op-
tique. Roue gigantesque suspendue dans
l'espace, telle la massue du Dieu Thor,
l'ancienne divinité germanique, roue de
la destinée pour tout un peuple et pour
un homme en particulier.
A qui doit-on la résurrection de ce
signe de haute mystique, comme em-
blème du III' Reich ? N'oublions pas,
à cet égard, que les déroutes matérielles
et morales ont toujours comme consé-
quence l'éclosion de nouvelles idéolo-
gies.
Dans les temps les plus obscurs de
l'après-guerre allemand, mages et illu-
minés pontifiaient à Berlin.
A l'esprit de chacun est présente
l'histoire de ce Weissemberg, oracle de
la \Montagne Blanche, devenu plusieurs
fois millionnaire en prophétisant et en
soignant les malades par des emplâtres
de fromage blanc. Weissemberg a été
emprisonné et sa secte dispersée. Grande
vogue connut aussi à Berlin, à l'aube
du nazisme, le Mage Noir, Erich von
Hanussen (qui devait périr,, un jour,
mystérieusement,assassiné). L'hôtel par-
ticulier de ce mage était devenu le
lieu de rendez-vous habituel pour
l'état-major du parti. C'est chez lui,
paraît-il, que fut' organisé l'incendie du
Reichstag.
Hanussen était doué. d'un réel sens
prophétique, qui le rapprochait de Ca-
gliostro. Ne dit-on-pas, en effet, qu'il
avait annoncé au tsar la révolution, sa
mort tragique et celle dés. siens, comme
le mage italien avait fait jadis avec la
reine Marie-Antoinette ?.
HAnussen haïssait secrètement Hitler
dont il désapprouvait l'antisémitisme.
Or, lorsqu'il s'agit de choisir l'emblème
du mouvément, ce fut à lui qu'on s'a-
dressa. Et le Mage Noir aurait suggéré
diaboliquement le Svastika, symbole de
lutte, de dynamisme, mais aussi de des-
truction et de mort.
Car il est dit que celui qui élève la
croix gammée sur son pavois, n'est plus
maître de sa destinée. Il est malgré lui
entraîné loin, dans un mouvement de
plus en plus violent. Ce signe a, d'ail-
leurs, le pouvoir de creuser un abîme
Boucle de ceinture
qui se trouve au musée de Schwerin
entre ceux qui le prônent et ceux qui
le détestent, phénomène qu'il est aisé à
tout le monde de constater.
Veut-on savoir, après cela, l'histoire
de ce signe, ancien comme le monde ?
Il faut remonter à l'aube. des âges :
aux temps des grandes migrations de
peuples d'Asie en Europe, et dans le
bassin de la Méditerranée.
On le retrouve chez toutes les races,
depuis les plus barbares jusqu'aux plus
raffinées. C'est précisément dans le bas-
sin de la Méditerranée orientale qu'il
faut rechercher son origine. De là il se
serait répandu en Afrique, car on a
trouvé, dans le désert, des cailloux avec
des Svastikas gravés. Les Basques, aux
impénétrables origines, s'en servent au-
jourd'hui encore couramment comme
motif ornemental. On a trouvé cet obsé-
dant motif chez des races aujourd'hui
disparues, comme les Mayas d'Améri-
que Centrale, qui le gravaient sur les
parois de leurs temples.
Le Louvre possède de très beaux
spécimens de céramique de Suse, re-
montant à 3.000 ans avant J. C. sur les-
quels figure la croix gammée..
En Asie Mineure, Schliemann, l'ar-
chéologue qui découvrit les ruines de
Troie, mit en lumière une quantité d'ob-
jets : boucles, vases, lances, disques por-
tant, tous, ce signe. Un des objets les
plus curieux qui aient été trouvés est
une petite figurine en plomb représen-
tant la fécondité et portant, à cet effet,
une croix gammée bien en évidence.
C'est le Svastika sexuel.
Aussi, dans les nécropoles du mysté-
rieux peuple étrusque en Italie, on re-
trouve également la croix gammée. Le
pays des Pharaons nous a conservé, du
Svastika, un document qui symbolise,
dans sa division en quatre parties, les
quatre parties du ciel, les quatre points
cardinaux, et les quatre royaumes de
la nature : minéral, végétal, animal et
humain. Dans ce dernier, le Svastika
apparaît comme stylisé, à l'aide de fi-
gures humaines en des attitudes hiéra-
tiques. -
En France, et plus précisément dans
le Hérault, on découvrit en 1909 une
plaque de silex gravée, qui a la parti-
cularité de montrer la croix gammée à
quatre branches et dont les extrémités
apparaissent brisées, deux fois à l'an-
gle droit, au lieu de ne l'être' qu'une
fois, comme dans la forme ordinaire. Au
musée de Saint-Germain on petit voir
également une pierre (2.000 ans avant
J.-C.) où la croix gammée est accom-
pagnée par le soleil et le cheval stylisés;
elle figure aussi sur des ceintures de
Svastikas stylisés de l'ancienne Egypte
l'âge de fer. En Bretagne, enfin, on re-
trouva un monolythe de granit de forme
pyramidale. (3.Q00 ans av. J.-C.) por-
tant des Svastikas sur les quatre faces.
En, Orient, ce symbole n'émigra qu'as-
sez tard. Il figure dans des pièces
d'ivoire et d'orfèvrerie anciennes du
Japon et de la Chine., Aux Indes, la
croix gammée se retrouve comme un
emblème de sagesse et de vie.
Les Romains paraissent avoir ignoré
le Svastika et ne l'avoir connu que plus
tard, lors des invasions des peuples ger-
maniques. C'est lorsque ceux-ci s'élan-
cèrent vers le sud, vers le soleil, à la
conquête de l'Italie, que la croix gam-
mée connut sa plus grande diffusion.
Car les Germains, de leur aveu même,
l'ont toujours élevée sur leur pavois aux
moments de leur expansion chez les
autres, au départ pour les grandes in-
vasions.. ,
Relégué dans l'occultisme au moyen
âge, aujourd'hui, le Svastika n'existait
guère plus que chez certaines tribus de
Peaux-Rouges qui le vénèrent, tandis
que chez quelques peuplades africaines,
les bons pères de famille le découpent
consciencieusement avec le rasoir sur le
crâne de leur progéniture afin que celle-
ci soit indemne de certaines maladies.
Ceci pour l'histoire.
A d'autres points de vue, la croix
gammée peut signifier à la fois les
forces de la vie, et de la mort aussi,
suivant que ses bras sont tournés vers
la droite ou vers la gauche. Ainsi, nous
la retrouvons encore à présent comme
signe de ralliement chez certaines mys-
térieuses sectes d'assassins et de fanati-
ques chinois qui poursuivent l'exter-
mination des sectes ennemies. Dans
l'Inde des pagodes, elle est l'attribut de
Kali, épouse de Civa, déesse de la des-
truction.
Il fallait les .troubles et les révolutions
de l'après-guerre pour voir déployer, en
Europe, cet emblème qui n'est, certes,
pas un gage d'ordre et de paix. Il ne
faut pas non plus oublier le pouvoir de
suggestion collective, d'attraction, de
rassemblement, que le Svastika a tou-
jours possédé.
Ce fanatisme dans le peuple, cette
suite d'actes précipités chez le chef, sui-
vis aussitôt par des protestations de
paix, ne feraient-ils pas penser à un
formidable cas d'envoûtement de toute
une nation, par ce signe, tandis qu'Hit-
ler se laisse entraîner par quelque chose
de plus fort que lui, qui l'oblige à sui-
vre implacablement une trajectoire dan-
gereuse ? Que reste-t-il à faire, à l'Eu-
rope, devant un tel déchaînement de
force primitive, devant ces rappels à
l'époque des anciennes invasions à tra-
vers le drapeau à la croix gammée ?
Rester unie, et opposer à la force aveu-
gle du Svastika une force guidée par la
raison, une force consciente d'elle--
même, seule capable de garantir la
paix.
FERDINAND REYNA.
Pour les militaires
de Yen-Bay
Le Journal officiel publie un décret ac-
cordant le bénéflsé de la camoagne double
aux militaires avant cris part aux brtêra-
tions de répression dés émeutes de Yen-
Bay (Tonkio).
= Les salles précédées de cé signe do nnent un spectacle permanent.
= AGT. dNEAC « LE JOURNAL », 5, bd liai.
= ACT. CIN:EAC «LE JOURNAL»,! 5, rg Mont.
=, ACT. CINEAC "LE JOURNAL»,g\St-Lazai'fc.
= ACT/ CINEAC LE JOURNAL «.fï.Moiitp
;:c: ACT. CINEAC Rivoli. Soirée, Prologues.
ACACIAS, Solitude; la Double vengeance.
AGORA,64,Bd Clichy, S'Epervier (Ch. Boyêr);
AGRICULTEURS, Cec. Rhodes (Trag.Diam).
= APOLLO,la Forêt pétrifiée Miss Pacifie.
ARTISTIC-P., Bozambo, Mite: Mozart.
= AUBERT-P., Marinella (Tino Rosst).
AVENUE, r. Colisée, Little Lord Fauntleroy.
= BALZAC, Je n'ai pas tué Lincoln.
BA-TA-CLAN, Mascotte, Sœurs Hortensias.
BONAPARTE, Cec. Rhodes (Trag. Diamant)
= CAMEO-P., Anna Karénine.
= CARILLON, Pas de pitié p. 1. kldnappers.
= CAUMARTIN ( 25kr.), Tchapaïew, Harmon.
CIGALE, Soir de gloire, Secret polichinelle.
CINE-AUTO, Actualités, 3i, Ud des Italiens
CINE-MAGIC, ?8.iiv.M.-Picquel,Train de pl
CINE-OPERA, Sous les, yeux d'Occident.
CINEPOL,pl.St -Aug., Crime et Châtiment.
CINE St-PAUL, Nuits moscov., Ecole resq.
CININTRAN. 8, Bd Mideleine.-P. de J,() à o.,ii).
CLICHY-P., Lucrèce Borgia (Ed\.v.Feuillère),
COLISEE, l'Appel du Silènes. -.
CONVENTION, Nuits moscovites.
CORSO-OPERA, la Garçonne.
COURCELLES, Symphonie burlesque.
DELTA,Crime et Chât. (P. Blanchar.H.Baur)
DEMOURS, Train de plais., Voie triomphale.
EDOUARD-VII, Votez pour moi.
ELDORADO, Gaspard de Besse (Rnlmii).
ELYS.-ACT., 65. Ch. E)., Act., Doc. Oketchet.
ERMITAGE, Ch.-Etys.. Terre prom., Mczart.
GAITE-CL., Gosse do riche, Têtes chaudes.
GAITE-ROCH., Tchapaiew, Gosse de riche.
GAUMONT-PAL., les Deux gamines.
GAUMONT-TH., Anne-Marie ( Ammbella).
Gd CIN. AUBERT, Nuits moscovites.
HELDER, :14. Bd liai., Griseries (Llly Pons).
IMPERIAL.Fllm en relief d'après L.Lumière.
LE FORUM,50,av..ClichyÓBolel'o,lIe au Trésor.
LA PAGODE, Symphonie burlesque.
LES MIRACLES-LORD BYRON,Fant.à onde.
LE PARIS, n, Ch.-Elysées. Oent blaguel.
LOUXOR-P., Train de plais., Vole triomph.
LUTETIA, Anne-Marie, Château de cartes,
LUX, 76, r. Rennes, Domino vert (Vanel).
LYON-P., les Nuits moscovites. Attract.
= MADELEINE, la Terre qui meurt.
MARBEUF, Désir, vers. orlg. (M. Dietrich).
MARCADET, les Nuits moscov., Ecole resq.
MARIGNAN, Vertige d'un soir, Ray Ventura.
MARIGNY, les Temps modem, (ch.Chaplin).
MARIVAUX, le Chevalier de Londres.
MAX-LINDER, Becky 8harp., Crocs et grif.
METROPOLE, Train de plais., Vote triomph.
MONTPARNASSE, Train de pl., Voie triomph.
MOULIN-R0U9E, la Gondole aux chimères.
MOZART-P., Anne-Marie, Château de cartes.
= OLYMPIA, Rose-Marie (v. or., I.-t. fr.).
OMNIA-PATKE, Le Million.
ORLEA-NS, Berceuse à l'enf.S.S. R. Ventura.
PALAIS-ROCH., Nuits mcscov.,Ecole resquil.
PANTHEON, Ceux du kholkheze, Sibiriakoff.
PARAMOUNT, Désir (M.DiétriCh, a.Cooper).
PEREIRE, M., S., Anne-Marie.
REX, les mutinés de l'Elseneur.
ROXY, Intelligence serv., Fanfare d'amour.
ROYAL-P., Gaspard de Besse (Haimu).
St-MARCEL, Gaspard de Desse.S.S.J.Lumiére.
SELECT, Gaspard de Besse (Raimu).
ST-AURORE,7,r.L.-lc-Gd,Jenny hte cout.,Ao.
ST. BERTRAND, 96, r. Sèv., Songe nuit d'été.
ST. ETOILE, Carmen blonde (M. Eggetlh).
ST. PARNASSE, le Trésor, Chemin du bonh.
STUDIO RASPAIL, Alice Adams.
ST.UNIVER8.3 l .av.Opéra, Val. d'arg.,F.6qUlp,
STUDIO 28, Radio Crochet (Mill. ln the Air).
TERNES, Domino vert, Secret Polichinelle.
TIVOLI, Nuits moscovites, Ecole resqull.
URSULINES, Rom. scand., Ennemi pub. No 1.
VICTOR-HUGO, Anne-Marie, Chat. de cartes.
- VIVIENNE.Top Hat(F.Aslail'e, G. HogerS).
VOLTAIRE, Nuits moscovites, Ecole resq.
WASHINGTON, Taxi-girls, Hom. contre font.
INFORMATIONS
1 Afin de ne pas se rencontrer avec le
gala de la Comédie-Française, Radio Ciné-
ma a avancé d'un jour la première du
nouveau film de Maurice Chevalier, Le
Vagabond bièn-aimé. C'est donc jeudi 7
mai, en soirée de gala, qu'aura tieu cette
première mondiale au Marignan.
S La Forêt pétrifiée, qye projette actuel-
lement l'Apollo, attire chaque jour un
public d'élite et surtout de lettrés. L'amère
philosophie des situations, les dialogues
subtils qui les commentent, offrent de
nombreux sujets de méditation à tous ceux
qui savent approfondir le paradoxe per-
pétuel de l'amour et de la mort. Outre le
sujet, qui est suffisant pour « emballer »
les spectateurs, il y â l'admirable jeu de
Leslie Howard et la grâce incomparable
de Bette Davis.
a On se souvient encore du succès que
remporta, il y a trois ans, Frankenstein.
Dans ce film d'horreur, Boris Karloff
s'était signalé à l'attention du public par
une hallucinante création. On va revoir
ce grand artiste dans une production plus
sensationnelle encore, Le Mort qui marche,
où il incarne un étrange personnage de
« ressuscité ». •
N Si vous manquez de renseignements à
ce sujet, l'écran va bientôt vous en four-
nir d'amplement détaillés. Notre confrère
Géo Kelber, de Paris-Soir, est parti, la
caméra sous le bras, accompagné de l'opé-
ratçur Lucas; pour le compte des films
Jean de Cavaignac.
Il va exercer son esprit d'observation sur
ces montagnes bénies des cieux qui ont
échappé jusqu'à ce jour,aux maléfices de
la crise et des décrets-lois.
A~ a~ MIRACLE
Du C'WEWA
toc,> G~P~.<~!)'3~ ('Y<~
■ • • ^IAH WILOERNESSF) KJLJM
52-70
[■j&nénrui BALZAC]
''kn'ai/uiôiïiéânœôi
I^^findonit I
/ttt£lïihiAfTaxfe|
t log." t M
Nou s apprenons
avec le plus vif plai-
sir que, sur la pro-
position de M.
Walter J. H'utchln-
son, directeur géné-
ral pour l'étranger,
et de M. Benjamin
M i g g i n s, directeur
général pour l'Eu-
rope continentale, M.
Sidney R. Kent, pré-
sident de la 20 th
Century-Fox, vient
d'appeler M. Ernest
Kœnig aux fonctions
d'administrateur dé-
légué des Produc-
tions Fox Europa.
distributeurs de la
20 th Century-Fox.
C'est au cours de la
.grande Conven-
tion européenne que
M. Kent a fait con-
M. ERIVEST KOEMG naftre la nomination
de M. Koenig.
L'explorateur Henri Lhote
reçoit
la grande médaille d'or
de la Société de Géographie
de Marseille
L'éclaireur de France Henri Lhote, ex-
plorateur du Sahara, vient de recevoir la
grande médaille d'or de la Société de géo-
graphie de Marseille. Cette haute récom-
pense lui a été remise par le professeur
Masson, à l'issue d'une conférence faite
par le jeune explorateur sur ses décou-
vertes archéologiques, découvertes dont
nous avons rendu compte ici même.
La grande médaille d'or, avait été remise
en dernier lieu à l'explorateur danois
olafeen à M. Audoin-Dubreuii et au ma-
réchal Lyauitey.
Mais la vie d'un explorateur ne se passe
pas uniquement en conférences dans les
grandes villes. L'attrait des pays qui l'in-
téressent est trop fort poux qu'il en reste
km;*temps éloigné. Henri Lhote va re-
partir incessamment pour les sables brû-
lants du grand diésert africain, le Tanez-
rouft, le Hoggar, le pays des Touareg, qui
n'a pas encore livré tous ses secrets. Et.
de son côté, Paul-Emile Victor, cet autre
éolaireur de Franoe, va reprendre aussi,
avec ses compagnons, le chemin du Groen-
land. toujours à bord du Pourquoi-Pas ?
le solide navire du commandant Ciharcot.
Le scoutisme, cette école de la vie qui
procure à ses adeptes l'existence (en mi-
niature !) de l'explorateur, du colonial
et du missionnaire, ne prépa.re-
et des Paul Victor ?
G.-C. SALAGNAC.
La 4e Exposition internationale
d'art cinématographique
La 4' exposition internationale d'art cinéma-
tographique aura lieu à Venise du 10 au
32 août prochain. Y seront admis en principe
tous les films présentés en « première mon-
diale ». En outre les films plus anciens,
mais produits cependant depuis la dernière
exposition d'art cinématographique, y pour-
ront être également présentés devant les délé-
gués des diverses nations qui se feront repré-
senter. •
Deux coupes du Duce — une au meilleur
film étranger, une au meilleur film italien —
et de nombreux prix récompenseront les réa-
lisateurs des meilleures productions.
Concerts publics
d'aujourd'hui
(A 20 h. 30)
SQUARE TROUSSEAU. — La Renaissance
P.-O.-Midi (M. A. Vignoulle). — Ouverture
de Mireille (Gounod); la Plainte du clocher
(Balay); Petite suite rustique (Filleul); Valse
bohème (Poppy): Marche lorraine (Ganne).
SQUARE SEVERINE (porte de Bagnolet).—
Musique des gardiens de la paix (M. Rous-
sel). - Marche du sacre du Prophète (Meyer-
beer); Une matinée et une soirée à Vienne
(Suppé): Ballet de Sylvia (Léo Delibes); la
Chanson des Nids (Buot) ; Divertissement
espagnol (Borda); Vers le Bled (Perdereau).
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