Titre : Le Journal
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1909-07-01
Contributeur : Xau, Fernand (1852-1899). Directeur de publication
Contributeur : Letellier, Henri (1867-1960). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34473289x
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 juillet 1909 01 juillet 1909
Description : 1909/07/01 (A18,N6122). 1909/07/01 (A18,N6122).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-220
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 13/10/2014
1 -- 7 -- 09
LE JOURNAL
3
NOUVELLE CHRONIQUE -
DU
CADET DE COUTRAS
DÉCEPTIONS
Un homme du monde n'est pas néces-
sairement un héros, mais ce n'est qu'un
jeu pour lui, s'il sait vivre, de garder
l'impassibilité stoïque. Maximilien de
Coutras s'habituait depuis une heure à
il'idée d'être légataire et de posséder
douze cent mille francs. Lorsqu'il apprit
si brusquement qu'il ne les héritait point
et, pour comble, que son cousin Hubert
les héritait, il reçut un de ces coups qui
terrassent les plus forts. Il sentit qu'il
aurait de la peine à dissimuler, et il
préféra sortir. Comme son oncle lui
avait dit un peu vivement : « De quoi
vous mêlez-vous ? ■» il tira prétexte de
cette impolitesse pour sortir avec di-
gnité, et il fit illusion à toute la galerie,
sauf à Gosseline qui le connaissait, et
qui connaissait aussi le cœur humain.
Le précepteur, inquiet, escamota la
péroraison de son discours et courut sur
[es traces de son élève, qu'il trouva dans
leur appartement commun, tenant d'une
main mal assurée une longue cuiller de
vermeil, et occupé à y verser quelques
gouttes d'eau de mélisse sur un mor-
ceau de sucre.
— Mon pauvre vieux. dit Gosseline,
cependant que le tambour, pour avaler
le sucre imprégné du liquide brûlant,
faisait un effort, suivi d'un hoquet.
— Je ne suis pas jaloux, dit Maximi-
lien.
— Tu aurais tort de te gêner, dit Gos-
selinB. Douze cent mille francs sont un
joli denier. Tu croyais les tenir : ils te
passent devant le nez, avec cette cir-
constance aggravante que c'est ton cou-
sin qui les: palpe! Quand t'offriras-tu le
luxe d'être jaloux, si ce n'est pas cette
fois-ci ?
— Tu m'as enseigné, dit Maximilien,
à répudier les sentiments bas.
— Ce qui est bas, repartit Gosseline,
c'est de souffrir d'une âme égale et veule
de pareilles déconvenues. La jalousie,
qui met notre énergie à la cravache, est
un sentiment tonique el, incommode que
l'on ne saurait qualifier de bas.
— N'importe, dit Maximilien, le nom
m'en déplaît.
— Prends garde, fit le maître, tu joues
la comédie. Pour qui, bon Dieu ? Nous
sommes seuls !
— Quand je ne la jouerais que pour
toi et moi, riposta le disciple, ce serait
une conformer à tes leçons, et je ne fe-
rais que témoigner ainsi l'estime où je
nous tiens tous les deux.
— A la bonne heure, dit Gosseline.
- Mais je cassure, poursuivit Maxi-
milien, que je ne suis pas jaloux, du
moins à proprement parler. Certes, je
tombe de haut, j'enrage ; mais ce qui
m'est plus sensible, c'est da façon vul-
gaire dont je viens d'apprendre ma rui-
ne : elle me semble tragique, et elle
ID ; est révélée par un procédé'de vaude-
-ville! Durant une heure, on a parlé de-
vant moi, j'ai parlé moi-même, comme
si j'héritais : je suis ulcéré, je suis dé-
goûté de ce quiproquo. Ah ! toi qui m'ai-
mes, tu aurais dû m'épargner cela!
mes, J'ai bien fait tout ce que j'ai pu !
—
dit Gosseline. Je voyais que tu .te mon-
tais le coup, je me tuais à te faire des
signes, d'affreuses grimaces.
— Tu parles! dit le ci-devant fourrier
(encore militaire d'allures et de langage).
Avec la gueule que tu as, peut-on ja-
mais savoir quand tu fais des grimaces
ou quand tu n'en fais point ?
- Mille grâces, dit Gosseline, piqué.
- Je te demande pardon ! s'écria
JVIaximilien, désolé d'avoir offensé 'un
maître excellent, mais trop chatouilleux
sur lë chapitre de son physique.
Ils se serrèrent les mains avec effu-
sion, et comme il est heureusement de
règle quand on s'aime bien, s'aimèrent
mieux après s'être injuriés.
— Il y a, reprit Maximilien, quelque
chose de beaucoup plus grave que la
perte de ces douze cent mille francs :
c'est l'effet moral. **
- Bah ? fit Gosseline.
— L'ingratitude de notre vieil ami ne
m'appauvrit pas, et je ne perds que des
châteaux en Espagne; mais je suis dé-
moralisé. Songe qu'à la minute même
où je rentre dans la vie civile, je me
sens rudement remis à ma place de ca-
!det. Pourquoi le testateur a-t-il gratifié
d'un legs mon cousin Hubert et non
pas moi, quand nous avions, Hubert et
moi, précisément les mêmes titres, — si
j'ose dire, — les mêmes titres à sa bien-
veillance ? Tout bonnement parce que
¡mon cousin représente la branche aînée.
Le Grand Industriel a restauré, en quel-
que sorte, le droit d'aînesse à mon dé-
triment.
— N'oublie pas, dit Gosseline, qu'il
y a un peu plus d'un an, Coco Sorbier
t'a légué dix-huit mille livres de rente,
et rien du tout à Hubert.
— Justement ! répliqua le tambour.
La Providence n'a permis cette infrac-
tion apparente à la loi d'airain qui m'op-
prime, qu'afin de ménager plus exacte-
ment la proportion et l'équilibre qu'elle
rétablit aujourd'hui entre moi et mon
cousin : je jouis d'une maigre pension
viagère de quinze cents francs par mois,
Hubert hérite plus d'un million en capi-
tal, me voilà cadet comme devant. Je
suis pis que pauvre : je suis médiocre.
Je reste voué aux expédients et aux
aventures. Suis-je armé pour un tel des-
tin ? En dépit de tes longs efforts et d'un
peu d'expérience personnelle, je crains
'bien de n'être pas encore devenu « un
caractère ».
Il crut devoir reprendre de l'eau de
mélisse.
— Tu te calomnies, dit Gosseline. Pour
te juger toi-même si défavorablement,
attends du moins que ton éducation soit
terminée.
— Ne Test-elle point ? dit ingénument
le tambour.
— Tu es à peine majeur, et tu n'as
seulement pas fait le tour du monde.
On dit que les voyages forment la jeu-
messe. Je n'oserais point l'affirmer, mais
j'y incline, parce que j'ai envie de voir
du pays et que mes ressources ne me le
permettraient point. Si tu veux bien faire
bourse commune avec moi, nous aurons
notre suffisance. D'ailleurs, je ne me
soucie pas de te quitter. Lorsque nous
avons tous les deux hérité de ce brave
Coco, j'ai fort regretté que le devoir mi-
litaire nous rattachât à ces rivages. Mais
à. présent je suis libre, tu vas l'être :
partons !
— C'est une excellente idée! s'écria
Maximilien.. Je vais acheter une malle
américaine.
i Il était si joyeux de p.artir qu'il ne
sentait plus dans son cœur d'amertume
contre personne.
— Ah! dit-il, je ne sais pas si je de-
viendrai jamais « un caractère », mais
j'ai vraiment bon caractère.
- Oui, dit Gosseline.,
Il s'accommodait dè n'hériter point et
de voir son cousin hériter; mais il se
rappela qu'un des rôles de son emploi
de cadet était de chiper une à une toutes
les femmes de son cousin.
— A propos, dit-il, sait-on de combien
hérite Mme Durosoir ?
— On parle de douze millions, dit né-
gligemment Gosseline.
— Nom de Dieu! dit Maximilien. Je
vais lui écrire une ligne pour la félici-
ter, tout en lui exprimant mes sympa-
thies pour le. chagrin que je suppose
qu'elle ressent. Chère Pauline! Elle sera
bien heureuse de me revoir. D'autant
que voilà des mois que je ne lui ai donné
de mes nouvelles, ni d'ailleurs que je
n'ai reçu des siennes.
Il quitta Gosseline pour rédiger, à l'a-
dresse de Mme Durosoir, un petit bleu
de condoléances, mêlées de congratula-
tions. Il lui assigna par la même occa-
sion un rendez-vous impasse Marceau,
ni plus ni moins que s'il eût pris avec
elle des privautés la semaine dernière.
Il ne reçut point de, réponse, mais elle
n'a pas coutume de répondre aux de-
mandes de rendez-vous quand elle ne les
refuse point. Il fut donc impasse Mar-
ceau, un bon quart d'heure d'avance. Il
eut pour la première fois le sentiment
qu'il rentrait dans la vie civile. Il sourit
au portier majestueux et, dès l'anti-
chambre, où il ne voyait clair que par
la force de l'habitude, il sourit de même
aux objets familiers. Il ouvrit les épais
rideaux qui masquaient la fenêtre, et
s'étendit sur la chaise longue, ensuite
sur le divan, comme pour renouer con-
naissance avec ces deux meubles. Mais
il observa qu'il chiffonnait les pans de
sa jaquette, il la quitta et revêtit la moi-
tié - supérieure du pyjama, qu'il eut le
plaisir de trouver pendu dans le cabinet
de toilette. Ces divers jeux de scène fi-
rent si bien passer le temps qu'il ne
s'avisa du retard indu de Pauline que
trente-cinq minutes après l'heure fixée.
— Ah çà ! dit-il à voix haute, est-ce
que par hasard elle me poserait un la-
pin ?
(Mais il remplaça le pronom « elle »
par le nom d'un autre animal, dont les
militaires abusent et dont les civils ne
se privent point.)
Il fut, dans l'instant même, certain
que Pauline lui poserait ce qu'il avait
dit, et bien qu'il n'eût point les nerfs
irrités par l'attente, il entra dans une
colère furieuse et continua de prodiguer
à l'absente les noms de nos frères infé-
rieurs, soit domestiqués ou même sau-
vages. Lorsque le retard fut de trois
quarts d'heure, il retira la veste du py-
jama et remit sa jaquette (sans discon-
tinuer de proférer les plus crapuleuses
injures). Il criait à tue-tête, quand il en-
tendit que l'on ouvrait la porte exté-
rieure.
— Ah ! je vais la recevoir ! dit-il, tou-
jours à pleine voix.
Et il se précipita dans l'antichambre,
où il se trouva nez à nez avec son cou-
sin Hubert. « Bon ! pensa-t-il, voilà le
vaudeville qui recommence. »
— Tiens ! c'est toi ? dit Hubert, qui
préférait ne s'étonner de rien.
Maximilien lui en sut gré, et répondit
très affectueusement :
— Je suis venu à tout hasard. Je pen-
sais bien te rencontrer, puisque c'est ton
heure. Je ne t'ai pas assez dit, à la mai-
son, combien je me réjouis de ta for-
tune.
— Je te remercie, dit Hubert, pénétré.
Après une courte effusion, ils s'entre-
tinrent, par cérémonie, de choses indif-
férentes, puis Maximilien fit mine de se
retirer. Hubert, qui craignait la solitude,
le retint.
— Attends donc Pauline, lui dit-il, elle
sera contente de te revoir.
- Moi aussi, dit Maximilien.
Il ajouta :
— Elle hérite, m'a-t-on dit, de douze
millions ? -
— Hein! Penses-tu ? fit Hubert, en ho-
chant la tête d'un air scandalisé.
— Il faut encore, dit Maximilien, que
le mari l'autorise à accepter ce legs.
— Oh! dit Hubert, pas de danger qu'il
refuse : un tel
Et il attribua au triste Durosoir en-
core un nom d'animal, ou à peu près.
Cette façon de parler mit Maximilien à
son aise. Les deux cousins ne se gênè-
rent plus pour s'exprimer sur le compte
de la famille Durosoir avec la plus ou-
trageuse liberté. Hubert, qui n'avait pas
encore servi, redoutait de n'être pas
aussi fort en gueule que son sous-offi-
cier de cousin, et forçait la note, selon
l'usage des gens inexpérimentés. L'heure
de son propre rendez-vous était dépassée
de vingt-cinq minutes, et l'heure du ren-
dez-vous de Maximilien l'était de si long-
temps qu'il ne comptait même plus.
— Ses douze millions ne nous font
pas peur! criait le tambour. Il ne faut
pas qu'elle se figure que l'argent la dis-
pense d'être polie!
— Si on allait la relancer à domicile ?
dit Hubert.
— Allons-y ensemble,, fit Maximilien.
— C'est bien ce que je dis! -
Comme il avait, lui aussi, retiré en
entrant sa jaquette pour enfiler la veste
du pyj ama, il retira la veste du pyj ama
et remit sa jaquette. Il rangea les meu-
bles, tandis que Maximilien tirait les
rideaux, car tous deux avaient de l'or-
dre. Ils fermèrent soigneusement la
porte à double tour, et ils s'en allèrent
chez Mme Durosoir bras dessus, bras
dessous.
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A LA CHAMBRE
LES MESSAGERIES
- w«, MARITIMES
Continuant la discussion générale du
projet de convention passée entre l'Etat et
;la Compagnie des Messageries maritimes
pour l'exploitation des services de navi-
gation d'intérêt général, la Chambre a en-
tendu hier M. Caillaux, ministre des finan-
ces, exposer quelle doit être la politique
du gouvernement et de la Chambre en ma-
tière de transports maritimes et de ma-
rine marchande.
Le ministre a tout d'abord rappelé les
grands sacrifices consentis par l'Etat à la
marine marchande sous forme de primes à
la navigation, de subventions postales et
d'avantages divers aux armateurs, sacri-
fices qui dans les dix dernières années se
sont élevés à 693 millions, soit environ 70
millions par an.
Comment se fait-il donc, s'est-il de-
mandé, que notre marine marchande ne
soit pas parvenue à conserver son rang,
aussi bien dans les ports français que dans
les ports étrangers ? On ne peut d'expli-
quer que par des erreurs de principè :
— Dans le bassin oriental de la Méditerranée,
on trouve les grandes Compagnies allemandes;
le Lloyd autrichien, véritable entreprise d'Etat;
les Compagnies italiennes, réorganisées récem-
ment pour lutter contre le pavillon autrichien.
Que fait la France, en présence de cette si-
tuation ? Elle disperse ses sacrifices en faveur
d'entreprises maritimes qui coûtent plus cher
à l'Etat que les Compagnies étrangères ne coû-
tent à leurs pays respectifs.
Nous n'avons que de petites entreprises qui
n'arrivent pas à se concentrer de façon à servir,
par des moyens appropriés, l'intérêt de l'Etat.
En attendant, les pays étrangers, en faisant
une politique d'union, de nerfs tendus, prospè-
rent pendant que nous déclinons.
C'est cette politique que j'ai voulu appliquer
dans le projet soumis à la Chambre.
La convention proposée a été approuvée
par le conseil des ministres et les commis-
sions compétentes ; pourquoi la Chambre
ne l'approuverait-elle pas ? Parce qu'il n'y
a pas adjudication ? Il n'y en a jamais eu
pour Ces Messageries maritimes et la Corn.,
pagnie Transatlantique, et la Chambre
elle-même, il y a un an, a invité le gouver-
nement .à traiter directement avec la
Transatlantique pour les lignes des Antil-
les et avec les Messageries maritimes pour
d'autres services.
Le ministre a ajouté qu'au moment où
le projet a été présenté, aucun groupe ne
s'était offert pour réclamer l'adjucation,
et que si quatre mois après une So-
ciété d'études s'était formée au capital de
100,000 francs, elle ne pouvait-pas invo-
quer l'appui d'une grande banque ni d'une
grande institution de crédit. Ne doit-on
pas se préoccuper du danger que peuvent
présenter des combinaisons dont la ten-
dance est de réaliser des bénéfices considé-
rables sur la construction ?
— Le système de l'adjudication était jadis
excellent, quand on avait affaire à des concur-
rents véritables. Aujourd'hui, neuf fois sur dix,
on est en présence de personnes qui se sont
entendues.
Et c'est au moment où l'adjudication pré-
sente des conditions si hasardeuses — sur beau-
coup de points on se trouve en présence de
coalitions visibles — qu'on demanderait au gou-
vernement de procéder à des adjudications pour
des affaires qui, dans le passé, n'ont jamais
donné lieu à une adjudication.
Toutefois le ministre s'est déclaré prêt,
si la Chambre accepte les lignes générales
de là convention, à provoquer les offres des
divers concurrents, tout en faisant remar-
quer la perte de temps et -le dommage qui
en résulteraient pour l'intérêt public, les
ouvriers et le budget.
M. Caillaux a exposé1" l'es idées maîtresses
qui l'ont guidé dans l'élaboration de son
projet, bâti sous la forme d'un traité de
gré à gré, et montré le danger de la sub-
vention forfaitaire, à laquelle il préfère la
convention revisable avec le contrôle de
l'Etat et partage des bénéfices. Avec son
projet, dit-il, l'Etat ne court aucun risque ;
mais si la Chambre est trop effrayée, il est
prêt à admettre le système — qui coûte-
rait plus cher —- de MM. Guernier et Aij-
thime Ménard limitant la garantie del'Etat
à l'avenir, au lieu de l'étendre aussi au
passé.
Le ministre a ainsi conclu :
— .La Chambre consent-elle à abandonner la
subvention forfaitaire pour adopter la subven-
tion variable, avec le contrôle de l'Etat ? Toute
la question est là.
En présence de peuples agissant d'après ce-s
formules nouvelles, quelle serait notre situation
si nous nous attardions à des formules suran-
nées ?
Deux politiques sont en présence: la politique
des subventions à fonds perdu, impliquant la
dispersion des efforts et le gaspillage des de-
niers des contribuables, et la politique des
subventions contrôlées, impliquant le contrôle
financier et préparant la concentration des éf-
forts.
C'est cette dernière politique que j'oppose à
celle qui a été pratiquée jusqu'à présent.
M.Guernier se ralliera à un ordre du jour
qui demandera à la Chambre de consacrer
le principe de l'adjudication restreinte
avec un cahier des charges où les principes
énoncés par le ministre seront consacrés
sous les réserves qu'il a indiquées.
M. Jaurès a demandé, qu'on impose aux
Compagnies maritimes une loi de coordi-
nation des efforts.
M. Jaurès est prêt à affirmer les princi-
pes du projet, à la condition qu'on adop-
tera les dispositions transitoires qu'il a
proposées.
On continuera mercredi prochain, rr'*
MAURICE GAUSSORGUES.. ,
SE RASER DEYIaT 1118 PLAISIR
~Lt avec le savon prIa b be B B S
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fondée en 1712 t Wm ■#
t~ En vente Partout 1.25. Ech°°0.50.32, B* Han«n^nn
LE GRIME DE LA RUE CHATON
Arrestation de la meurtrière
Le service de la Sûreté a arrêté hier
après-midi, aux Halles, une femme Mar-
guerite Schoumacker, née à Nancy, le 4 dé-
cembre. 1872, piqueuse à la machine, sans
domicile.
Cette femme est convaincue d'avoir,
dans la soirée du 20 juin dernier, assassiné
à coups de bouteille M. Jaillot, rue Cha-
pon, 4. Nous avons, du reste, relaté les cir-
constances tragiques de ce meurtre.
Conduite au cabinet de M. Bourgueil,
juge d'instruction, la femme Schoumacker
y a subi un interrogatoire de forme. Elle
avait -au préalable fait-des aveux complets
devant M. Hamard, chef de la Sûreté.
Le magistrat instructeur ayant décerné
un mandat contre elle, la prisonnière a été
immédiatement transférée à la prison
Saint-Lazare.
OILE" N APOLEO/y
PARFlUflloabb VIVILLE» iv. Mn. MHS
LE PRIX DU PAIN
ET LE CONSEIL GÉNÉRAL
M. Voilin, conseiller général de Nanterre,
s'est fait hier, à l'Hôtel de Ville, l'interpréta
de la population de la Seine, inquiète de
voir le prix du pain augmenter sans cesse.
M. Voilin considère que c'est là le résultat
d'un accaparement des blés et de-la spécu-
lation sur les farines. En conséquence, il
a proposé à ses collègues d'inviter le gou-
vernement à ordonner : 1° la suppression
du droit de douanes sur les blés étrangers ;
2" le monopole pour l'Etat de l'importation
des blés étrangers ; 3° rétablissement de la
taxe des farines. ; ! :
M. Roger Lambelin a expliqué au Conseil
qu'un pareil vœu était un peu trop vif en
ce sens que ,.J'on ne peut supprimer d'un
seul coup; le droit de douane: qui profêge
les agriculteurs, mais il a derh&ndé'^r'que
le. gouvernement étudie les moyens d'a-
baisser le prix du blé, en établissant une
échelle mobile décroissante sur les droits
de douane actuellement en cours: »
Ce vœu de M. Roger Lambelin- a été
adopté.
PHOTOGRAPHES "I
1 ~,, ~'PAPI-ER~S: A S DETRÈt" Id
Les Bourreaux d'Enfants
Accablée de fatigue, une fillette de quatorze
ans, étrangère à la localité, pénétrait hier soir
au domicile de Mme Joséphine Leclerc, à Ca-
tenoy, et lui demandait un. abri pour la nuit.
Prise'de. compassion, Mme Leclerc consentit à
l'héberger et la pauvre enfant raconta son in-
fortune.
— Je m'appelle, Acthémise Dauphémont, A
l'âge1 ;dé t 'neuf ,an's, mes parents, habitant à Fes-
tigny (Marne), m'avaient placée comme domes-
tique au service des époux Lecomte, marchands
bijoutiers ambulants. Au bout de quelques mois,
les coups violents commencèrent à pleuvoir sur
moi; j'aurais bien informé mes parents des
mauvais traitements dont j'étais l'objet, mais
malheureusement je ne savais pas. ecrire. Je
restai pendant cinq ans avec mes maîtres. Mais,
me trouvant de passage à Bresles, à quelques
kilomètres d'ici, je résolus de les quitter et,
profitant de l'obscurité, je m'esquivai avant-hier
soir avec l'intention de retourner à pied chez
mes parents.
Emue par ce récit, Mme Leclerc s'empressa
d'avertir la gendarmerie. La pauvre fille n'avait
aucun papier qui pût' justifier ses dires, ni
aucun moyen d'existence. En attendant que la
lumière soit faite, elle a été arrêtée pour vaga-
bondage "et transférée à la maison d'arrêt de
Glermont-de-l'Oise.
vous pouvez aoolrp RIEN
UN PANTALON TOILE MnilK Kir IV
h UN GILET fantaisie" UWlUHiBl
en commandant le -Costume i'dit à 6b fr. par
LOMDON FASHt ON B S Germah ! 40
SUICIDE D'UN ENFANT
Vers une heure de l'après-midi, hier, un
enfant vêtu en apprenti, paraissant très
surexcite, enjambait le parapet du pont
Saint-Michel et se jetait dans la Seine.
L'action fut si rapide que les passants,
très nombreux pourtant à ce moment, n'eu-
rent pas le temps d'intervenir.
Des mariniers avaient vu Ja chute de
l'enfant ; ils s'empressèrent, d'opérer des
recherches et, après cinq minutes de tra-
vail,. ramenèrent le corps du petit déses-
péré. Celui-ci avait cessé de vivre.
M. Euriat, commissaire de police du
quartier Saint-Germain-l'Auxerrois, pro-
céda aux constatations d'usage.
On ignore les causes qui ont poussé l'en-
fant à se donner la mort.
L'identité du noyé n'ayant pu être éta-
blie, le corps a été envoyé à la Morgue.
ET NUNC ERUDIMINI"
Ceux qui suivent les grandes épreuves
automobiles ont dû s'étonner que les pneus
Dunlop n'aient pas été signalés comme s'é-
tant, à leur habitude, couverts de gloire au
meeting de Boulogne. Les victoires de ce
pneu, l'année dernière, à Ostende, à Bou-
logne, à Spa, dans la Targa Bologna, au
Venteux, à Gaillon, à Chà-teau-Thierry,
partout cntin,avaient fait de lui le grand fa-
vori de 1909. D'où vient donc qu'on ne le
cite plus à l'occasion des quelques courses
qui subsistent à la" déhâcle des Grands
Prix ? La raison est simple. Dunlop, fidèle
à un engagement pris avec la plupart des
fabricants de pneus, s'interdit, cette année,
non seulement de participer officiellement
aux courses, mais encore et surtout de ti-
rer parti des succès possibles. Il n'en reste
pas moins le premier de tous les pneus.
MORT DE LINA MUNTE
Mme Lina Munte, qui fut, il y a une ving-
taine d'années, une des artistes les plus en
< vogue des théâtres du boulevard, vient de mou-
rir, à l'âge, de soixante ans, dans une maison
de. santé.
Lina Munte avait débuté, en 1871, au théâtre
des Batignolles. Elle fut aussitôt engagée à
Toulouse, puis à Bruxelles et fit, quelques an-
nées plus tard, ses véritables débuts à Paris,
sur la scène de l'Ambigu, avec un vif succès.
Elle passa ensuite successivement à la Porte-
Saint-Martin, au Châtelet, au Théâtre-Histori-
que et enfin au Gymnase, où elle demeura plu-
sieurs années et où elle fit d'intéressantes créa-
tions dans le Maître de Forges, Serge Paume, le
Prince Zitah, l'Age ingrat, etc.
Après un long séjour en Russie, où elle ob-
tint de. grands succès, Lina Munte revint à
l'Ambigu pour y faire la création du rôle de
Virginie dans l'Assommoir et une reprise dè
Rocambole. '',
Lina-Munte était la m~re de Mite Suzanne
Munte, que nous avons tout récemment applau-
die à l'Athénée, au théâtre Antoine et à 1 Am-
bigu. r, -
LA SUPPRESSION DES LOTERIES
Le gouvernement vient de déposer sur
le bureau de la Chambre un projet, de..loi
portant suppression des loteries.
■ La loterie des Artistes lyriques est donc
la dernière autorisée en France. Cela suf-
fit à expliquer le nombre considérable de
demandes qui parviennent au siège de
l'œuvre, 110, boulevard Sébastopol, depuis
le dépôt du projet de loi.
Qui ne voudra pas, en-effety risquer une
dernière pièce de vingt sous pour partici-
per à cette dernière loterie nationale dont
les lots, payables par les soins du Comptoir
d'Escompte, 'ne s'élèvent pas à moins. de
621,000 francs, et dont le tirage est absolu-
ment certain pour le 10 juillet t
Afin qu'il ne subsiste dans l'esprit du
public aucun doute u ce sujet, le Comité de
la loterie n'a pas hésité à p:rend r-e, 'l'enga-'
gement de rembourser à 20 francs chaque
billet de 1 franc si le tirage n'avait pas lieu
à cette date.
Que les retardataires se hâtent donc et
ne dédaignent pas la fortune qui s'offre à
eux pour la dernière fois.
La Montre du Grand-Duc
Le 17 mai dernier, une montre en or
ornée de rubis, appartenant au grand-duc
Paul, disparaissait de l'hôtel de l'avenue
Victor-Hugo, à Boulogne, où habite ce-
lui-ci. L'enquête fit porter les soupçons
sur un Russe nommé Nyssel, ancien domes-
tique d'un attache d'ambassade, et qui, à
ce titre, avait eu occasion de nouer des re-
lations dans le personnel de l'hôtel.
Nyssel, arrêté et interrogé par
juge, d'instruction,.fiLdes. aveux.
Détail amusant : il avait, quelques mois
plus tôt, volé la chaîne de la montre et
avait été arrêté au moment où il cherchait
à la vendre sur le boulevard de la Made-
leine. Mais on ne put alors établir la pro-
venance du bijou et Nyssel s'en tira avec
une, condamnation mitigée de sursis. Il
s'empressa de voler la montre.
Odeurs de Femmes
Beaucoup de femmes doivent leur pou-
voir à l'odeur qui d'elles-mêmes s'exhale !
C'est d'ailleurs cette constatation qui a pro-
bablement amené les femmes à se tant
parfumer. Agnès Sorel, maîtresse de
Charles VII, fleurait, dit-on, la violette ;
Diane de Poitiers, favorite de Henri II,
sentait l'ambra et.Mme de.Pai.nl-enon, fa-
vorite et femme de Louis XIV, exhalait,
s'il faut en croire les chroniques, une
odeur de musc. 1.
A quoi peut-on attribuer ces odeurs par-
ticulières ? Aux sécrétions cutanées, sans
aucun doute, mais il est bien difficile d'en
donner des raisons. Il est beaucoup plus
facile, par contre, d'expliquer pourquoi,
alors qu'un grand nombre de femmes
« fleurant bon », il en est un non moins
grand nombre exhalant une odeur désa-
gréable. i.,; , Ll
Et ici, nous n'entendons pas parler des
rares femmes qui négligent les soins élé-
mentaires de propreté et d'hygiène, mais
de celles qui ne-sentent pas bon naturelle-
ment. C'est une constatation faite journel-
lement par nous, médecins, qu'une femme
qui ne jouit pas d'une santé parfaite, ne
bénéficie pas de cette pureté d'odeur, de
cette fraîcheur exquise qui ajoutent au
charme de bien des femmes.
Parmi les femmes malades, nous tenons
pour certain que celles qui sont affligées
d'un mauvais, fonctionnement de l'estomac
et de l'intestin sont oelles qui ont le plus à
craindre de n'avoir pas une odeur parfu-
mée. Point n'est besoin d'être grand clerc
pour en deviner les raisons. Les résidus des
digestions journalières incomplètes qui sé-
journent dans l'estomac s'y corrompent
avec fermentation, occasionnant les éruc-
tations, les renvois acides, les nausées, les
vomissements, et ne sont pas faits pour
donner une haleine suave ; il est compré-
hensible que l'organisme tout entier, émi-
nemment absorbant, en subisse comme une
sorte d'empoisonnement. -
De même, les personnes qui souffrent
d'atonie de l'intestin, celles qui ne vont pas
régulièrement à la selle, personnes qu'on
reconnaît à la couleur verdâtre et terreuse
de leur peau, à leurs éruptions, leurs bou-
tons, subissent une sorte d'empoisonne-
ment qui n'est pas sans avoir d'influence
sur l'odeur de leur corps.
Femmes coquettes, qui ne voulez pas
perdre ou qui désirez retrouver un de vos
puissants attraits, méditez ceci et laissez-
moi, puisqu'ici je dois au mal indiquer le
remède, vous donner un petit conseil.
Pour 'mettre un terme à vos maux d'es-
tomac" à-vos digestions pénibles, pour re-
trouver le fonctionnement parfait de 'l'in-
testin, pour avoir du sang pur et de la
fraîcheur, je vous conseille de prendre les
Pilules Pink qui m'ont toujours donné de
bons résultats. <
Elles guérissent les maux d'estomac,
donnent de bonnes digestions et qui plus
est, ont une influence bienfaisante sur l'en-
semble de l'organisme dont elles font la
« réparation générale et complète » pour
employer une expression .qui n'est pas
scientifique, mais qui rend bien ma pensée.
En prenant les Pilules Pink, vous mettrez
un terme à vos souffrances, ce qui est déjà
beaucoup, et vous aurez de nouveau la pure
et fraîche odeur, des organismes sains,
odeur si captivante: de la femme- ^ui n'est
pas l'armé" la moins puissante de la co-
quetterie léminine. Dr- X.
Le Courage Récompensé
I)t. ,"-.'
M. Yves Durand, directeur tu cabinet, du.
préfet de police, a remis hier utie gratification
de 25 francs à-l'adjudanLPothier. du 21e colo-
nial, qui a. spontanément-«prêié main-forte aux'
agents, en vue d'une arrestation difficile.
Pour le môme motif, le garde républicain
Louis Simonnet a reçu une somme de 15 francs.
JUIN 1909
LES PARFUMS À LA MODE
LA ROSE
1 LE MUGUET 1
L'ESORA
LE ROI DU JOUR 1
jJELEnREZ^*
_,M.~ M.~
CASAMAJOR PROTESTE.
Il s'adresse à la justice, prétendant que ses
chevaux ont été mal soignés.
On se rappelle qu'après la course du
4 février, à Maisons-Laffitte, où le cheval
« Réséda » avait été substitué à « Cha-
peron »> dans,le .prix .de la.Maladreric, les
inspecteurs de la Sûreté saisirent non seu-
lement le cheval, mais toute l'écurie de
Oasamajor. , „
SrxiToauf clie^âux furent donc enlevés, à
deux heures du matin, des box qu'ils occu-
paient à GreneHe et placés, sous séquestre,
chez un vétérinaire de la' Société sportive
d'encouragement.
nés.. qu'il fut. sur la demande de son
défenseur, M" Maurice de Pindray, mis en
liberté provisoire, le 25 juin, par le juge
d'instruction de.Versailles,. Casamajor s'em-
pressa d'aller réclamer ses chevaux. Grand
fut son désappointement en les trouvant,
selon ses dires, considérablement amaigris,
en fort mauvais état. Et il en conclut que
les braves bêtes n'avaient pas été suffisam-
ment bien soignés..
Me Tixerand, huissier, consigna ces ob-
servations en présence d'un vétérinaire, car
Casamajor a l'intention, paraît-il, de s'a-
dresser à Iq, justice pour réclamer des dom-
mages-intérêts, le préjudice qu'il éprouve-
rait étant, prétend-il, très sérieux.
ÆOLIAN. Parfum nouveau de LENTHERIC.
LE COMICE AGRICOLE DE SEINE ^MARHE
Le comice agricole du département de Seine-
et-Marne se tiendra cette année, du 1er au 4 juil-
let, à Montereau. A cette occasion, la municipa-
lité de- cette localité a organisé de nombreuses
attractions et des réjouissances diverses. On es-
compte la venue de nombreux visiteurs.
DELAUGERE-CLAYETTE
d'Orléans. Dépôt à Paris, 98, Av. Kléber,
construisent les meilleures voitures automo-
biles, Légères, Souples. Robustes, Endurantes.
L'ESPION DE BOURGES
REIMS. 30 juin. (De notre correspondant
particulier.) — On a éoroué, hier soir, à la
prison de Reims, le chauffeur Troussier,
arrêté à Bourges sur la dénonciation de
deux chemineaux qu'il avait voulu embau-
cher pour surprendre les secrets de fabri-
cation du nouvel obus à l'arsenal de Bour-
ges. Troussier leur avait déclaré qu'il leur
ferait remettre la « forte somme » par le
nommé Leopoldus, agent de l'Allemagne.
SIMPLIFIONS
A quoi bon employer des mots inutiles ?
Demandez une Brault, on vous apportera
la meilleure eau de Couzan, naturellement
gazeuse, salutaire et agréable au goût, à ce
point bienfaisante que le gouvernement n'a
pas:.hésité Ma. déclarer, d'utilité, publique
L'ART D'OBTENIR
SOI-MÊME DES PARFUMS
FINS ET DÉLICIEUX
Rivalisant et dépassant le plus souvent
les meilleures créations parues jusqu'à cp
jour, et cela sans manipulation- compli-
quée, tout en réalisant une économie in-
discutable de 50 0/0 et quelquefois plus,
avec la faculté d'obtenir pour son usage
personnel un parfum spécial.
En un mot, l'art de créer tous produits
de parfumerie en général mis à la portée
de tout le monde ; tel est. le problème qu-i
vient de résoudre si. brillamment la Sovii te..
des Parfums parisiens, 40, rue d'Enghjen,
Paris, en créant ses Doses Bouquets de
parfums hyperconcentrés n" 2000 (procédé
et titre déposés).
PERFECTION ABSOLUE ■"
Les procédés qui interviennent dan? lA
fabrication des parfums hyperconcentrés
n° 2000 et le nombre incalculable d'expé-
rrences préalables qui en déterminèrent la
découverte en sont un sûr garant Ï ils ont
permis à la Société des Parfums parisiens
d'offrir à ses. nombreux, clients ces par-
fums" purs sous la forme concrète dis
Doses Bouquets, leur laissant le soin de di-
luer, eux-mêmes ces doses en y ajoutaùl
la quantité d'alcool qui est le-dissolvant, et
le véhicule naturel de toute parfumerie 'Î,:"
quide.
Ainsi chacun peut produire, grâce à ces
parfums hyperconcentrés et à moitié prix,
des extraits pour le, mouchoir, eaux de Ca-
logne et de toilette, élixir dentifrice,. lo-
tions, brillantines, etc., etc., le tout d'una
qualité irréprochable, et cela avec la plus
grande facilité. *
Quantité de jeunes dames et de mères der
famille, désireuses de réaliser une réelle
économie sur leur dépense de toilette et
d'être élégantes à bon. compte, se fël-ont,414
véritable plaisir, de Composer ëlles-miftmes,
dans le mystère du cabinet de toilette, uu
parfum original et à leur seul usage, en
mélangeant à leur fantaisie tel ou tel bou-
quel de leUr choix.
Elles pourront dép}oyer dans ces combi-
naisons toutes les qualités d'ingéniosité
subtile, toutes les grâces qui sont le privi-
lège de la femme et marquer ainsi de leur.
empreinte personnelle ces parfums, où,
jusqu'alors, leur préférence ne se révélait
que par le choix qu'elles en faisaient.
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paisiblement, car cet aliment idéal se digérant ai-
sément, ne charge pas l'estomac. Le régime da
Phospho-Cacao est conseillé par tous les médecins
aux affaiblis, aux convalescents, aux surmenés^ aux
neurasthéniques, à ceux qui souffrent de lassitude
générale, de faiblesse nerveuse, etc., et qui ont
besoin d'une nourriture fecoastituante et suboma.
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Les Excursions du JOURNAL
Excursion aux Pyrénées et en Espagne
Poursuivant le programme que nous
avions exposé'à nos lecteurs,-nous organi-
sons pour Je 10 juillet une excursion de
huit jours aux Pyrénées et en Espagne.
Ge voyage permettra la visite de Bor-
deaux,. Bayonne, Biarritz,Fontarabie.8aint.:.
Sébastien, Pau, Lourdes, cirque de Gavar:.
nie. Luchon, la vallée du Lys et Toulouse.
Départ de Paris, le 10 juillet, à 10 heu-<
res du soir.
Retour à Paris, le 19 juillet, à 9 heures
du matin.
Prix, en 2e classe, 220 francs.
Ce prix comprend : les trajets en eb.e-c
mins de fer en 2P classe, tramways, voitu-
r-es, logement, les repas. (vin compris), aia*
si que les pourboires d'hôtel.
Les inscriptions son,t reçues aux bureaux
du Journal, à partir d'aujourd'hui, de 9 h.
à 12 h. et de 2 h. à 7 h., ou par chèque et
-mandat-poste adressés à M. l'administra-
teur. • - »
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Vans chaque Volume un roman complet illustré
Le 15 Juillet 1 le volume t "r Août
fi ru Ves gens f — — Le Petit Jacon**
d., 1. @~~ RICHEPIN ) 0 ho 95 ) de J. CLA.IŒT:r
L'OMSSEE D'UN MESMER
Porteur d'un- mandat d'arrêt décerné par M.
bouton. juge d'instruction au tribunal de Pon-
toise, l'inspecteur Pourchot, de la pre-mière bri-
gade mobile de la Sûreté générée, a fait pro-
céder, hier matin, par la garde civique, ;aan»'*
un bôtel d'Enghien-Edengheim, près Mons, dans
la province de Hainaût, à l'arrestation d'un ingé-
nieur-électricien nommé Arthur Pizzorno, ag6
de trente-cinq ans, ayant, demeuré toute de
Saint-Leu, à la Pointe-Raquei, commune. ,
Soisy-sous-Montmorency, d'où il avait fui le &
mai dernier, en emportant 5,000 francs i ur-
limonadier du voisinage, M. Gilbert.
Après une existence toute semée d'av~-ur~
aux dépens d'autrui, l'ingénieur, traque ar lu.
justice française, avait passé la frontière".t ex -
ploitait depuis un manège de vélocipède? sur;
les champs de kermesse.
Après tes formalités d'extradition, le fllou;seea.
ramené à Pontoise.
r pi |||r| IPP emploient etsmactjines br^Tetécg
F M~t*~ deBESSA.RDiCLERKo!ft..pa *
- de Gigaxott" Catalogue franco. M?sA UïmmL
LE JOURNAL
3
NOUVELLE CHRONIQUE -
DU
CADET DE COUTRAS
DÉCEPTIONS
Un homme du monde n'est pas néces-
sairement un héros, mais ce n'est qu'un
jeu pour lui, s'il sait vivre, de garder
l'impassibilité stoïque. Maximilien de
Coutras s'habituait depuis une heure à
il'idée d'être légataire et de posséder
douze cent mille francs. Lorsqu'il apprit
si brusquement qu'il ne les héritait point
et, pour comble, que son cousin Hubert
les héritait, il reçut un de ces coups qui
terrassent les plus forts. Il sentit qu'il
aurait de la peine à dissimuler, et il
préféra sortir. Comme son oncle lui
avait dit un peu vivement : « De quoi
vous mêlez-vous ? ■» il tira prétexte de
cette impolitesse pour sortir avec di-
gnité, et il fit illusion à toute la galerie,
sauf à Gosseline qui le connaissait, et
qui connaissait aussi le cœur humain.
Le précepteur, inquiet, escamota la
péroraison de son discours et courut sur
[es traces de son élève, qu'il trouva dans
leur appartement commun, tenant d'une
main mal assurée une longue cuiller de
vermeil, et occupé à y verser quelques
gouttes d'eau de mélisse sur un mor-
ceau de sucre.
— Mon pauvre vieux. dit Gosseline,
cependant que le tambour, pour avaler
le sucre imprégné du liquide brûlant,
faisait un effort, suivi d'un hoquet.
— Je ne suis pas jaloux, dit Maximi-
lien.
— Tu aurais tort de te gêner, dit Gos-
selinB. Douze cent mille francs sont un
joli denier. Tu croyais les tenir : ils te
passent devant le nez, avec cette cir-
constance aggravante que c'est ton cou-
sin qui les: palpe! Quand t'offriras-tu le
luxe d'être jaloux, si ce n'est pas cette
fois-ci ?
— Tu m'as enseigné, dit Maximilien,
à répudier les sentiments bas.
— Ce qui est bas, repartit Gosseline,
c'est de souffrir d'une âme égale et veule
de pareilles déconvenues. La jalousie,
qui met notre énergie à la cravache, est
un sentiment tonique el, incommode que
l'on ne saurait qualifier de bas.
— N'importe, dit Maximilien, le nom
m'en déplaît.
— Prends garde, fit le maître, tu joues
la comédie. Pour qui, bon Dieu ? Nous
sommes seuls !
— Quand je ne la jouerais que pour
toi et moi, riposta le disciple, ce serait
une conformer à tes leçons, et je ne fe-
rais que témoigner ainsi l'estime où je
nous tiens tous les deux.
— A la bonne heure, dit Gosseline.
- Mais je cassure, poursuivit Maxi-
milien, que je ne suis pas jaloux, du
moins à proprement parler. Certes, je
tombe de haut, j'enrage ; mais ce qui
m'est plus sensible, c'est da façon vul-
gaire dont je viens d'apprendre ma rui-
ne : elle me semble tragique, et elle
ID ; est révélée par un procédé'de vaude-
-ville! Durant une heure, on a parlé de-
vant moi, j'ai parlé moi-même, comme
si j'héritais : je suis ulcéré, je suis dé-
goûté de ce quiproquo. Ah ! toi qui m'ai-
mes, tu aurais dû m'épargner cela!
mes, J'ai bien fait tout ce que j'ai pu !
—
dit Gosseline. Je voyais que tu .te mon-
tais le coup, je me tuais à te faire des
signes, d'affreuses grimaces.
— Tu parles! dit le ci-devant fourrier
(encore militaire d'allures et de langage).
Avec la gueule que tu as, peut-on ja-
mais savoir quand tu fais des grimaces
ou quand tu n'en fais point ?
- Mille grâces, dit Gosseline, piqué.
- Je te demande pardon ! s'écria
JVIaximilien, désolé d'avoir offensé 'un
maître excellent, mais trop chatouilleux
sur lë chapitre de son physique.
Ils se serrèrent les mains avec effu-
sion, et comme il est heureusement de
règle quand on s'aime bien, s'aimèrent
mieux après s'être injuriés.
— Il y a, reprit Maximilien, quelque
chose de beaucoup plus grave que la
perte de ces douze cent mille francs :
c'est l'effet moral. **
- Bah ? fit Gosseline.
— L'ingratitude de notre vieil ami ne
m'appauvrit pas, et je ne perds que des
châteaux en Espagne; mais je suis dé-
moralisé. Songe qu'à la minute même
où je rentre dans la vie civile, je me
sens rudement remis à ma place de ca-
!det. Pourquoi le testateur a-t-il gratifié
d'un legs mon cousin Hubert et non
pas moi, quand nous avions, Hubert et
moi, précisément les mêmes titres, — si
j'ose dire, — les mêmes titres à sa bien-
veillance ? Tout bonnement parce que
¡mon cousin représente la branche aînée.
Le Grand Industriel a restauré, en quel-
que sorte, le droit d'aînesse à mon dé-
triment.
— N'oublie pas, dit Gosseline, qu'il
y a un peu plus d'un an, Coco Sorbier
t'a légué dix-huit mille livres de rente,
et rien du tout à Hubert.
— Justement ! répliqua le tambour.
La Providence n'a permis cette infrac-
tion apparente à la loi d'airain qui m'op-
prime, qu'afin de ménager plus exacte-
ment la proportion et l'équilibre qu'elle
rétablit aujourd'hui entre moi et mon
cousin : je jouis d'une maigre pension
viagère de quinze cents francs par mois,
Hubert hérite plus d'un million en capi-
tal, me voilà cadet comme devant. Je
suis pis que pauvre : je suis médiocre.
Je reste voué aux expédients et aux
aventures. Suis-je armé pour un tel des-
tin ? En dépit de tes longs efforts et d'un
peu d'expérience personnelle, je crains
'bien de n'être pas encore devenu « un
caractère ».
Il crut devoir reprendre de l'eau de
mélisse.
— Tu te calomnies, dit Gosseline. Pour
te juger toi-même si défavorablement,
attends du moins que ton éducation soit
terminée.
— Ne Test-elle point ? dit ingénument
le tambour.
— Tu es à peine majeur, et tu n'as
seulement pas fait le tour du monde.
On dit que les voyages forment la jeu-
messe. Je n'oserais point l'affirmer, mais
j'y incline, parce que j'ai envie de voir
du pays et que mes ressources ne me le
permettraient point. Si tu veux bien faire
bourse commune avec moi, nous aurons
notre suffisance. D'ailleurs, je ne me
soucie pas de te quitter. Lorsque nous
avons tous les deux hérité de ce brave
Coco, j'ai fort regretté que le devoir mi-
litaire nous rattachât à ces rivages. Mais
à. présent je suis libre, tu vas l'être :
partons !
— C'est une excellente idée! s'écria
Maximilien.. Je vais acheter une malle
américaine.
i Il était si joyeux de p.artir qu'il ne
sentait plus dans son cœur d'amertume
contre personne.
— Ah! dit-il, je ne sais pas si je de-
viendrai jamais « un caractère », mais
j'ai vraiment bon caractère.
- Oui, dit Gosseline.,
Il s'accommodait dè n'hériter point et
de voir son cousin hériter; mais il se
rappela qu'un des rôles de son emploi
de cadet était de chiper une à une toutes
les femmes de son cousin.
— A propos, dit-il, sait-on de combien
hérite Mme Durosoir ?
— On parle de douze millions, dit né-
gligemment Gosseline.
— Nom de Dieu! dit Maximilien. Je
vais lui écrire une ligne pour la félici-
ter, tout en lui exprimant mes sympa-
thies pour le. chagrin que je suppose
qu'elle ressent. Chère Pauline! Elle sera
bien heureuse de me revoir. D'autant
que voilà des mois que je ne lui ai donné
de mes nouvelles, ni d'ailleurs que je
n'ai reçu des siennes.
Il quitta Gosseline pour rédiger, à l'a-
dresse de Mme Durosoir, un petit bleu
de condoléances, mêlées de congratula-
tions. Il lui assigna par la même occa-
sion un rendez-vous impasse Marceau,
ni plus ni moins que s'il eût pris avec
elle des privautés la semaine dernière.
Il ne reçut point de, réponse, mais elle
n'a pas coutume de répondre aux de-
mandes de rendez-vous quand elle ne les
refuse point. Il fut donc impasse Mar-
ceau, un bon quart d'heure d'avance. Il
eut pour la première fois le sentiment
qu'il rentrait dans la vie civile. Il sourit
au portier majestueux et, dès l'anti-
chambre, où il ne voyait clair que par
la force de l'habitude, il sourit de même
aux objets familiers. Il ouvrit les épais
rideaux qui masquaient la fenêtre, et
s'étendit sur la chaise longue, ensuite
sur le divan, comme pour renouer con-
naissance avec ces deux meubles. Mais
il observa qu'il chiffonnait les pans de
sa jaquette, il la quitta et revêtit la moi-
tié - supérieure du pyjama, qu'il eut le
plaisir de trouver pendu dans le cabinet
de toilette. Ces divers jeux de scène fi-
rent si bien passer le temps qu'il ne
s'avisa du retard indu de Pauline que
trente-cinq minutes après l'heure fixée.
— Ah çà ! dit-il à voix haute, est-ce
que par hasard elle me poserait un la-
pin ?
(Mais il remplaça le pronom « elle »
par le nom d'un autre animal, dont les
militaires abusent et dont les civils ne
se privent point.)
Il fut, dans l'instant même, certain
que Pauline lui poserait ce qu'il avait
dit, et bien qu'il n'eût point les nerfs
irrités par l'attente, il entra dans une
colère furieuse et continua de prodiguer
à l'absente les noms de nos frères infé-
rieurs, soit domestiqués ou même sau-
vages. Lorsque le retard fut de trois
quarts d'heure, il retira la veste du py-
jama et remit sa jaquette (sans discon-
tinuer de proférer les plus crapuleuses
injures). Il criait à tue-tête, quand il en-
tendit que l'on ouvrait la porte exté-
rieure.
— Ah ! je vais la recevoir ! dit-il, tou-
jours à pleine voix.
Et il se précipita dans l'antichambre,
où il se trouva nez à nez avec son cou-
sin Hubert. « Bon ! pensa-t-il, voilà le
vaudeville qui recommence. »
— Tiens ! c'est toi ? dit Hubert, qui
préférait ne s'étonner de rien.
Maximilien lui en sut gré, et répondit
très affectueusement :
— Je suis venu à tout hasard. Je pen-
sais bien te rencontrer, puisque c'est ton
heure. Je ne t'ai pas assez dit, à la mai-
son, combien je me réjouis de ta for-
tune.
— Je te remercie, dit Hubert, pénétré.
Après une courte effusion, ils s'entre-
tinrent, par cérémonie, de choses indif-
férentes, puis Maximilien fit mine de se
retirer. Hubert, qui craignait la solitude,
le retint.
— Attends donc Pauline, lui dit-il, elle
sera contente de te revoir.
- Moi aussi, dit Maximilien.
Il ajouta :
— Elle hérite, m'a-t-on dit, de douze
millions ? -
— Hein! Penses-tu ? fit Hubert, en ho-
chant la tête d'un air scandalisé.
— Il faut encore, dit Maximilien, que
le mari l'autorise à accepter ce legs.
— Oh! dit Hubert, pas de danger qu'il
refuse : un tel
Et il attribua au triste Durosoir en-
core un nom d'animal, ou à peu près.
Cette façon de parler mit Maximilien à
son aise. Les deux cousins ne se gênè-
rent plus pour s'exprimer sur le compte
de la famille Durosoir avec la plus ou-
trageuse liberté. Hubert, qui n'avait pas
encore servi, redoutait de n'être pas
aussi fort en gueule que son sous-offi-
cier de cousin, et forçait la note, selon
l'usage des gens inexpérimentés. L'heure
de son propre rendez-vous était dépassée
de vingt-cinq minutes, et l'heure du ren-
dez-vous de Maximilien l'était de si long-
temps qu'il ne comptait même plus.
— Ses douze millions ne nous font
pas peur! criait le tambour. Il ne faut
pas qu'elle se figure que l'argent la dis-
pense d'être polie!
— Si on allait la relancer à domicile ?
dit Hubert.
— Allons-y ensemble,, fit Maximilien.
— C'est bien ce que je dis! -
Comme il avait, lui aussi, retiré en
entrant sa jaquette pour enfiler la veste
du pyj ama, il retira la veste du pyj ama
et remit sa jaquette. Il rangea les meu-
bles, tandis que Maximilien tirait les
rideaux, car tous deux avaient de l'or-
dre. Ils fermèrent soigneusement la
porte à double tour, et ils s'en allèrent
chez Mme Durosoir bras dessus, bras
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A LA CHAMBRE
LES MESSAGERIES
- w«, MARITIMES
Continuant la discussion générale du
projet de convention passée entre l'Etat et
;la Compagnie des Messageries maritimes
pour l'exploitation des services de navi-
gation d'intérêt général, la Chambre a en-
tendu hier M. Caillaux, ministre des finan-
ces, exposer quelle doit être la politique
du gouvernement et de la Chambre en ma-
tière de transports maritimes et de ma-
rine marchande.
Le ministre a tout d'abord rappelé les
grands sacrifices consentis par l'Etat à la
marine marchande sous forme de primes à
la navigation, de subventions postales et
d'avantages divers aux armateurs, sacri-
fices qui dans les dix dernières années se
sont élevés à 693 millions, soit environ 70
millions par an.
Comment se fait-il donc, s'est-il de-
mandé, que notre marine marchande ne
soit pas parvenue à conserver son rang,
aussi bien dans les ports français que dans
les ports étrangers ? On ne peut d'expli-
quer que par des erreurs de principè :
— Dans le bassin oriental de la Méditerranée,
on trouve les grandes Compagnies allemandes;
le Lloyd autrichien, véritable entreprise d'Etat;
les Compagnies italiennes, réorganisées récem-
ment pour lutter contre le pavillon autrichien.
Que fait la France, en présence de cette si-
tuation ? Elle disperse ses sacrifices en faveur
d'entreprises maritimes qui coûtent plus cher
à l'Etat que les Compagnies étrangères ne coû-
tent à leurs pays respectifs.
Nous n'avons que de petites entreprises qui
n'arrivent pas à se concentrer de façon à servir,
par des moyens appropriés, l'intérêt de l'Etat.
En attendant, les pays étrangers, en faisant
une politique d'union, de nerfs tendus, prospè-
rent pendant que nous déclinons.
C'est cette politique que j'ai voulu appliquer
dans le projet soumis à la Chambre.
La convention proposée a été approuvée
par le conseil des ministres et les commis-
sions compétentes ; pourquoi la Chambre
ne l'approuverait-elle pas ? Parce qu'il n'y
a pas adjudication ? Il n'y en a jamais eu
pour Ces Messageries maritimes et la Corn.,
pagnie Transatlantique, et la Chambre
elle-même, il y a un an, a invité le gouver-
nement .à traiter directement avec la
Transatlantique pour les lignes des Antil-
les et avec les Messageries maritimes pour
d'autres services.
Le ministre a ajouté qu'au moment où
le projet a été présenté, aucun groupe ne
s'était offert pour réclamer l'adjucation,
et que si quatre mois après une So-
ciété d'études s'était formée au capital de
100,000 francs, elle ne pouvait-pas invo-
quer l'appui d'une grande banque ni d'une
grande institution de crédit. Ne doit-on
pas se préoccuper du danger que peuvent
présenter des combinaisons dont la ten-
dance est de réaliser des bénéfices considé-
rables sur la construction ?
— Le système de l'adjudication était jadis
excellent, quand on avait affaire à des concur-
rents véritables. Aujourd'hui, neuf fois sur dix,
on est en présence de personnes qui se sont
entendues.
Et c'est au moment où l'adjudication pré-
sente des conditions si hasardeuses — sur beau-
coup de points on se trouve en présence de
coalitions visibles — qu'on demanderait au gou-
vernement de procéder à des adjudications pour
des affaires qui, dans le passé, n'ont jamais
donné lieu à une adjudication.
Toutefois le ministre s'est déclaré prêt,
si la Chambre accepte les lignes générales
de là convention, à provoquer les offres des
divers concurrents, tout en faisant remar-
quer la perte de temps et -le dommage qui
en résulteraient pour l'intérêt public, les
ouvriers et le budget.
M. Caillaux a exposé1" l'es idées maîtresses
qui l'ont guidé dans l'élaboration de son
projet, bâti sous la forme d'un traité de
gré à gré, et montré le danger de la sub-
vention forfaitaire, à laquelle il préfère la
convention revisable avec le contrôle de
l'Etat et partage des bénéfices. Avec son
projet, dit-il, l'Etat ne court aucun risque ;
mais si la Chambre est trop effrayée, il est
prêt à admettre le système — qui coûte-
rait plus cher —- de MM. Guernier et Aij-
thime Ménard limitant la garantie del'Etat
à l'avenir, au lieu de l'étendre aussi au
passé.
Le ministre a ainsi conclu :
— .La Chambre consent-elle à abandonner la
subvention forfaitaire pour adopter la subven-
tion variable, avec le contrôle de l'Etat ? Toute
la question est là.
En présence de peuples agissant d'après ce-s
formules nouvelles, quelle serait notre situation
si nous nous attardions à des formules suran-
nées ?
Deux politiques sont en présence: la politique
des subventions à fonds perdu, impliquant la
dispersion des efforts et le gaspillage des de-
niers des contribuables, et la politique des
subventions contrôlées, impliquant le contrôle
financier et préparant la concentration des éf-
forts.
C'est cette dernière politique que j'oppose à
celle qui a été pratiquée jusqu'à présent.
M.Guernier se ralliera à un ordre du jour
qui demandera à la Chambre de consacrer
le principe de l'adjudication restreinte
avec un cahier des charges où les principes
énoncés par le ministre seront consacrés
sous les réserves qu'il a indiquées.
M. Jaurès a demandé, qu'on impose aux
Compagnies maritimes une loi de coordi-
nation des efforts.
M. Jaurès est prêt à affirmer les princi-
pes du projet, à la condition qu'on adop-
tera les dispositions transitoires qu'il a
proposées.
On continuera mercredi prochain, rr'*
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LE GRIME DE LA RUE CHATON
Arrestation de la meurtrière
Le service de la Sûreté a arrêté hier
après-midi, aux Halles, une femme Mar-
guerite Schoumacker, née à Nancy, le 4 dé-
cembre. 1872, piqueuse à la machine, sans
domicile.
Cette femme est convaincue d'avoir,
dans la soirée du 20 juin dernier, assassiné
à coups de bouteille M. Jaillot, rue Cha-
pon, 4. Nous avons, du reste, relaté les cir-
constances tragiques de ce meurtre.
Conduite au cabinet de M. Bourgueil,
juge d'instruction, la femme Schoumacker
y a subi un interrogatoire de forme. Elle
avait -au préalable fait-des aveux complets
devant M. Hamard, chef de la Sûreté.
Le magistrat instructeur ayant décerné
un mandat contre elle, la prisonnière a été
immédiatement transférée à la prison
Saint-Lazare.
OILE" N APOLEO/y
PARFlUflloabb VIVILLE» iv. Mn. MHS
LE PRIX DU PAIN
ET LE CONSEIL GÉNÉRAL
M. Voilin, conseiller général de Nanterre,
s'est fait hier, à l'Hôtel de Ville, l'interpréta
de la population de la Seine, inquiète de
voir le prix du pain augmenter sans cesse.
M. Voilin considère que c'est là le résultat
d'un accaparement des blés et de-la spécu-
lation sur les farines. En conséquence, il
a proposé à ses collègues d'inviter le gou-
vernement à ordonner : 1° la suppression
du droit de douanes sur les blés étrangers ;
2" le monopole pour l'Etat de l'importation
des blés étrangers ; 3° rétablissement de la
taxe des farines. ; ! :
M. Roger Lambelin a expliqué au Conseil
qu'un pareil vœu était un peu trop vif en
ce sens que ,.J'on ne peut supprimer d'un
seul coup; le droit de douane: qui profêge
les agriculteurs, mais il a derh&ndé'^r'que
le. gouvernement étudie les moyens d'a-
baisser le prix du blé, en établissant une
échelle mobile décroissante sur les droits
de douane actuellement en cours: »
Ce vœu de M. Roger Lambelin- a été
adopté.
PHOTOGRAPHES "I
1 ~,, ~'PAPI-ER~S: A S DETRÈt" Id
Les Bourreaux d'Enfants
Accablée de fatigue, une fillette de quatorze
ans, étrangère à la localité, pénétrait hier soir
au domicile de Mme Joséphine Leclerc, à Ca-
tenoy, et lui demandait un. abri pour la nuit.
Prise'de. compassion, Mme Leclerc consentit à
l'héberger et la pauvre enfant raconta son in-
fortune.
— Je m'appelle, Acthémise Dauphémont, A
l'âge1 ;dé t 'neuf ,an's, mes parents, habitant à Fes-
tigny (Marne), m'avaient placée comme domes-
tique au service des époux Lecomte, marchands
bijoutiers ambulants. Au bout de quelques mois,
les coups violents commencèrent à pleuvoir sur
moi; j'aurais bien informé mes parents des
mauvais traitements dont j'étais l'objet, mais
malheureusement je ne savais pas. ecrire. Je
restai pendant cinq ans avec mes maîtres. Mais,
me trouvant de passage à Bresles, à quelques
kilomètres d'ici, je résolus de les quitter et,
profitant de l'obscurité, je m'esquivai avant-hier
soir avec l'intention de retourner à pied chez
mes parents.
Emue par ce récit, Mme Leclerc s'empressa
d'avertir la gendarmerie. La pauvre fille n'avait
aucun papier qui pût' justifier ses dires, ni
aucun moyen d'existence. En attendant que la
lumière soit faite, elle a été arrêtée pour vaga-
bondage "et transférée à la maison d'arrêt de
Glermont-de-l'Oise.
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SUICIDE D'UN ENFANT
Vers une heure de l'après-midi, hier, un
enfant vêtu en apprenti, paraissant très
surexcite, enjambait le parapet du pont
Saint-Michel et se jetait dans la Seine.
L'action fut si rapide que les passants,
très nombreux pourtant à ce moment, n'eu-
rent pas le temps d'intervenir.
Des mariniers avaient vu Ja chute de
l'enfant ; ils s'empressèrent, d'opérer des
recherches et, après cinq minutes de tra-
vail,. ramenèrent le corps du petit déses-
péré. Celui-ci avait cessé de vivre.
M. Euriat, commissaire de police du
quartier Saint-Germain-l'Auxerrois, pro-
céda aux constatations d'usage.
On ignore les causes qui ont poussé l'en-
fant à se donner la mort.
L'identité du noyé n'ayant pu être éta-
blie, le corps a été envoyé à la Morgue.
ET NUNC ERUDIMINI"
Ceux qui suivent les grandes épreuves
automobiles ont dû s'étonner que les pneus
Dunlop n'aient pas été signalés comme s'é-
tant, à leur habitude, couverts de gloire au
meeting de Boulogne. Les victoires de ce
pneu, l'année dernière, à Ostende, à Bou-
logne, à Spa, dans la Targa Bologna, au
Venteux, à Gaillon, à Chà-teau-Thierry,
partout cntin,avaient fait de lui le grand fa-
vori de 1909. D'où vient donc qu'on ne le
cite plus à l'occasion des quelques courses
qui subsistent à la" déhâcle des Grands
Prix ? La raison est simple. Dunlop, fidèle
à un engagement pris avec la plupart des
fabricants de pneus, s'interdit, cette année,
non seulement de participer officiellement
aux courses, mais encore et surtout de ti-
rer parti des succès possibles. Il n'en reste
pas moins le premier de tous les pneus.
MORT DE LINA MUNTE
Mme Lina Munte, qui fut, il y a une ving-
taine d'années, une des artistes les plus en
< vogue des théâtres du boulevard, vient de mou-
rir, à l'âge, de soixante ans, dans une maison
de. santé.
Lina Munte avait débuté, en 1871, au théâtre
des Batignolles. Elle fut aussitôt engagée à
Toulouse, puis à Bruxelles et fit, quelques an-
nées plus tard, ses véritables débuts à Paris,
sur la scène de l'Ambigu, avec un vif succès.
Elle passa ensuite successivement à la Porte-
Saint-Martin, au Châtelet, au Théâtre-Histori-
que et enfin au Gymnase, où elle demeura plu-
sieurs années et où elle fit d'intéressantes créa-
tions dans le Maître de Forges, Serge Paume, le
Prince Zitah, l'Age ingrat, etc.
Après un long séjour en Russie, où elle ob-
tint de. grands succès, Lina Munte revint à
l'Ambigu pour y faire la création du rôle de
Virginie dans l'Assommoir et une reprise dè
Rocambole. '',
Lina-Munte était la m~re de Mite Suzanne
Munte, que nous avons tout récemment applau-
die à l'Athénée, au théâtre Antoine et à 1 Am-
bigu. r, -
LA SUPPRESSION DES LOTERIES
Le gouvernement vient de déposer sur
le bureau de la Chambre un projet, de..loi
portant suppression des loteries.
■ La loterie des Artistes lyriques est donc
la dernière autorisée en France. Cela suf-
fit à expliquer le nombre considérable de
demandes qui parviennent au siège de
l'œuvre, 110, boulevard Sébastopol, depuis
le dépôt du projet de loi.
Qui ne voudra pas, en-effety risquer une
dernière pièce de vingt sous pour partici-
per à cette dernière loterie nationale dont
les lots, payables par les soins du Comptoir
d'Escompte, 'ne s'élèvent pas à moins. de
621,000 francs, et dont le tirage est absolu-
ment certain pour le 10 juillet t
Afin qu'il ne subsiste dans l'esprit du
public aucun doute u ce sujet, le Comité de
la loterie n'a pas hésité à p:rend r-e, 'l'enga-'
gement de rembourser à 20 francs chaque
billet de 1 franc si le tirage n'avait pas lieu
à cette date.
Que les retardataires se hâtent donc et
ne dédaignent pas la fortune qui s'offre à
eux pour la dernière fois.
La Montre du Grand-Duc
Le 17 mai dernier, une montre en or
ornée de rubis, appartenant au grand-duc
Paul, disparaissait de l'hôtel de l'avenue
Victor-Hugo, à Boulogne, où habite ce-
lui-ci. L'enquête fit porter les soupçons
sur un Russe nommé Nyssel, ancien domes-
tique d'un attache d'ambassade, et qui, à
ce titre, avait eu occasion de nouer des re-
lations dans le personnel de l'hôtel.
Nyssel, arrêté et interrogé par
juge, d'instruction,.fiLdes. aveux.
Détail amusant : il avait, quelques mois
plus tôt, volé la chaîne de la montre et
avait été arrêté au moment où il cherchait
à la vendre sur le boulevard de la Made-
leine. Mais on ne put alors établir la pro-
venance du bijou et Nyssel s'en tira avec
une, condamnation mitigée de sursis. Il
s'empressa de voler la montre.
Odeurs de Femmes
Beaucoup de femmes doivent leur pou-
voir à l'odeur qui d'elles-mêmes s'exhale !
C'est d'ailleurs cette constatation qui a pro-
bablement amené les femmes à se tant
parfumer. Agnès Sorel, maîtresse de
Charles VII, fleurait, dit-on, la violette ;
Diane de Poitiers, favorite de Henri II,
sentait l'ambra et.Mme de.Pai.nl-enon, fa-
vorite et femme de Louis XIV, exhalait,
s'il faut en croire les chroniques, une
odeur de musc. 1.
A quoi peut-on attribuer ces odeurs par-
ticulières ? Aux sécrétions cutanées, sans
aucun doute, mais il est bien difficile d'en
donner des raisons. Il est beaucoup plus
facile, par contre, d'expliquer pourquoi,
alors qu'un grand nombre de femmes
« fleurant bon », il en est un non moins
grand nombre exhalant une odeur désa-
gréable. i.,; , Ll
Et ici, nous n'entendons pas parler des
rares femmes qui négligent les soins élé-
mentaires de propreté et d'hygiène, mais
de celles qui ne-sentent pas bon naturelle-
ment. C'est une constatation faite journel-
lement par nous, médecins, qu'une femme
qui ne jouit pas d'une santé parfaite, ne
bénéficie pas de cette pureté d'odeur, de
cette fraîcheur exquise qui ajoutent au
charme de bien des femmes.
Parmi les femmes malades, nous tenons
pour certain que celles qui sont affligées
d'un mauvais, fonctionnement de l'estomac
et de l'intestin sont oelles qui ont le plus à
craindre de n'avoir pas une odeur parfu-
mée. Point n'est besoin d'être grand clerc
pour en deviner les raisons. Les résidus des
digestions journalières incomplètes qui sé-
journent dans l'estomac s'y corrompent
avec fermentation, occasionnant les éruc-
tations, les renvois acides, les nausées, les
vomissements, et ne sont pas faits pour
donner une haleine suave ; il est compré-
hensible que l'organisme tout entier, émi-
nemment absorbant, en subisse comme une
sorte d'empoisonnement. -
De même, les personnes qui souffrent
d'atonie de l'intestin, celles qui ne vont pas
régulièrement à la selle, personnes qu'on
reconnaît à la couleur verdâtre et terreuse
de leur peau, à leurs éruptions, leurs bou-
tons, subissent une sorte d'empoisonne-
ment qui n'est pas sans avoir d'influence
sur l'odeur de leur corps.
Femmes coquettes, qui ne voulez pas
perdre ou qui désirez retrouver un de vos
puissants attraits, méditez ceci et laissez-
moi, puisqu'ici je dois au mal indiquer le
remède, vous donner un petit conseil.
Pour 'mettre un terme à vos maux d'es-
tomac" à-vos digestions pénibles, pour re-
trouver le fonctionnement parfait de 'l'in-
testin, pour avoir du sang pur et de la
fraîcheur, je vous conseille de prendre les
Pilules Pink qui m'ont toujours donné de
bons résultats. <
Elles guérissent les maux d'estomac,
donnent de bonnes digestions et qui plus
est, ont une influence bienfaisante sur l'en-
semble de l'organisme dont elles font la
« réparation générale et complète » pour
employer une expression .qui n'est pas
scientifique, mais qui rend bien ma pensée.
En prenant les Pilules Pink, vous mettrez
un terme à vos souffrances, ce qui est déjà
beaucoup, et vous aurez de nouveau la pure
et fraîche odeur, des organismes sains,
odeur si captivante: de la femme- ^ui n'est
pas l'armé" la moins puissante de la co-
quetterie léminine. Dr- X.
Le Courage Récompensé
I)t. ,"-.'
M. Yves Durand, directeur tu cabinet, du.
préfet de police, a remis hier utie gratification
de 25 francs à-l'adjudanLPothier. du 21e colo-
nial, qui a. spontanément-«prêié main-forte aux'
agents, en vue d'une arrestation difficile.
Pour le môme motif, le garde républicain
Louis Simonnet a reçu une somme de 15 francs.
JUIN 1909
LES PARFUMS À LA MODE
LA ROSE
1 LE MUGUET 1
L'ESORA
LE ROI DU JOUR 1
jJELEnREZ^*
_,M.~ M.~
CASAMAJOR PROTESTE.
Il s'adresse à la justice, prétendant que ses
chevaux ont été mal soignés.
On se rappelle qu'après la course du
4 février, à Maisons-Laffitte, où le cheval
« Réséda » avait été substitué à « Cha-
peron »> dans,le .prix .de la.Maladreric, les
inspecteurs de la Sûreté saisirent non seu-
lement le cheval, mais toute l'écurie de
Oasamajor. , „
SrxiToauf clie^âux furent donc enlevés, à
deux heures du matin, des box qu'ils occu-
paient à GreneHe et placés, sous séquestre,
chez un vétérinaire de la' Société sportive
d'encouragement.
nés.. qu'il fut. sur la demande de son
défenseur, M" Maurice de Pindray, mis en
liberté provisoire, le 25 juin, par le juge
d'instruction de.Versailles,. Casamajor s'em-
pressa d'aller réclamer ses chevaux. Grand
fut son désappointement en les trouvant,
selon ses dires, considérablement amaigris,
en fort mauvais état. Et il en conclut que
les braves bêtes n'avaient pas été suffisam-
ment bien soignés..
Me Tixerand, huissier, consigna ces ob-
servations en présence d'un vétérinaire, car
Casamajor a l'intention, paraît-il, de s'a-
dresser à Iq, justice pour réclamer des dom-
mages-intérêts, le préjudice qu'il éprouve-
rait étant, prétend-il, très sérieux.
ÆOLIAN. Parfum nouveau de LENTHERIC.
LE COMICE AGRICOLE DE SEINE ^MARHE
Le comice agricole du département de Seine-
et-Marne se tiendra cette année, du 1er au 4 juil-
let, à Montereau. A cette occasion, la municipa-
lité de- cette localité a organisé de nombreuses
attractions et des réjouissances diverses. On es-
compte la venue de nombreux visiteurs.
DELAUGERE-CLAYETTE
d'Orléans. Dépôt à Paris, 98, Av. Kléber,
construisent les meilleures voitures automo-
biles, Légères, Souples. Robustes, Endurantes.
L'ESPION DE BOURGES
REIMS. 30 juin. (De notre correspondant
particulier.) — On a éoroué, hier soir, à la
prison de Reims, le chauffeur Troussier,
arrêté à Bourges sur la dénonciation de
deux chemineaux qu'il avait voulu embau-
cher pour surprendre les secrets de fabri-
cation du nouvel obus à l'arsenal de Bour-
ges. Troussier leur avait déclaré qu'il leur
ferait remettre la « forte somme » par le
nommé Leopoldus, agent de l'Allemagne.
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Rivalisant et dépassant le plus souvent
les meilleures créations parues jusqu'à cp
jour, et cela sans manipulation- compli-
quée, tout en réalisant une économie in-
discutable de 50 0/0 et quelquefois plus,
avec la faculté d'obtenir pour son usage
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de parfumerie en général mis à la portée
de tout le monde ; tel est. le problème qu-i
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Paris, en créant ses Doses Bouquets de
parfums hyperconcentrés n" 2000 (procédé
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Les procédés qui interviennent dan? lA
fabrication des parfums hyperconcentrés
n° 2000 et le nombre incalculable d'expé-
rrences préalables qui en déterminèrent la
découverte en sont un sûr garant Ï ils ont
permis à la Société des Parfums parisiens
d'offrir à ses. nombreux, clients ces par-
fums" purs sous la forme concrète dis
Doses Bouquets, leur laissant le soin de di-
luer, eux-mêmes ces doses en y ajoutaùl
la quantité d'alcool qui est le-dissolvant, et
le véhicule naturel de toute parfumerie 'Î,:"
quide.
Ainsi chacun peut produire, grâce à ces
parfums hyperconcentrés et à moitié prix,
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logne et de toilette, élixir dentifrice,. lo-
tions, brillantines, etc., etc., le tout d'una
qualité irréprochable, et cela avec la plus
grande facilité. *
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famille, désireuses de réaliser une réelle
économie sur leur dépense de toilette et
d'être élégantes à bon. compte, se fël-ont,414
véritable plaisir, de Composer ëlles-miftmes,
dans le mystère du cabinet de toilette, uu
parfum original et à leur seul usage, en
mélangeant à leur fantaisie tel ou tel bou-
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naisons toutes les qualités d'ingéniosité
subtile, toutes les grâces qui sont le privi-
lège de la femme et marquer ainsi de leur.
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à 12 h. et de 2 h. à 7 h., ou par chèque et
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Le 15 Juillet 1 le volume t "r Août
fi ru Ves gens f — — Le Petit Jacon**
d., 1. @~~ RICHEPIN ) 0 ho 95 ) de J. CLA.IŒT:r
L'OMSSEE D'UN MESMER
Porteur d'un- mandat d'arrêt décerné par M.
bouton. juge d'instruction au tribunal de Pon-
toise, l'inspecteur Pourchot, de la pre-mière bri-
gade mobile de la Sûreté générée, a fait pro-
céder, hier matin, par la garde civique, ;aan»'*
un bôtel d'Enghien-Edengheim, près Mons, dans
la province de Hainaût, à l'arrestation d'un ingé-
nieur-électricien nommé Arthur Pizzorno, ag6
de trente-cinq ans, ayant, demeuré toute de
Saint-Leu, à la Pointe-Raquei, commune. ,
Soisy-sous-Montmorency, d'où il avait fui le &
mai dernier, en emportant 5,000 francs i ur-
limonadier du voisinage, M. Gilbert.
Après une existence toute semée d'av~-ur~
aux dépens d'autrui, l'ingénieur, traque ar lu.
justice française, avait passé la frontière".t ex -
ploitait depuis un manège de vélocipède? sur;
les champs de kermesse.
Après tes formalités d'extradition, le fllou;seea.
ramené à Pontoise.
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- de Gigaxott" Catalogue franco. M?sA UïmmL
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