Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1925-06-21
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 21 juin 1925 21 juin 1925
Description : 1925/06/21 (Numéro 172). 1925/06/21 (Numéro 172).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k762352t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
p !x-ïmîtlëme ânn£ë — N® 172
DimancËë 21 juin 1925
4S centime*. P aeb
20 centimes, D épabtbmbkts et C olosik»
ABONNEMENTS s «aA». IràMu
France et Colonies. 48 tr. »5 fr. i3 fr.
Etranger 83 » Sa » as » ,
Chèque postal > Compte 33 .900 Paris.
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL
Le Duc d'ORLÉANS
h&rifler des quarante Rois qui en mille ans firent la France.
aSOiCTIOH * ADHIÎtISTK ATICS «
ii. rae iô Bom*. PA RIS (S')
Aires» télégraphique : ACTJ0PRA5-PARIS
Téléphona : Admlnisiratten : Lourra a6-4j, att-5o
Rédaction : Central j5-44 Publlciti : Central 74-77
Aprè« to heures du soir ; Ségnt it-63
Registre de Commerce : Seine H* jS.58»
Fondateurs HENRI YAUGEOIS — Directeurs politiques # LÉON DAUDET et CHARLES 8IAJDRMS — Rédacteur en chefs MAURICE PUJO
Fascisme et Monarchie
c C'est le prestige du roi et de la monarchie
qui permit à l'Etat italien de naviguer contre la
marce montante communiste ; c'est grâce à ce
...-V.V- • • - - >■ ' ■■ ' _ - » •' - • -N\
prestige que Mussolini peut grouper autour de lu!
les forces vivantes et les élémènts d'ordre de la
nation et effectuer le magnifique mouvement qui
sauva l'Italie. »
/ ■ lie Duc de Camastra dans VEcLnr
La mort de Syveton
d>
3 e article
Mermeix, à la fin de son passionnant
ouvrage, publie im exact résumé de
l'affaire des fiches. H écrit : « L'affaire
« Syveton est un épisode de l'affaire des
« iclies, nom sous lequel on désigne celte
« partie de la bataille entre le radica-
« lisme -socialiste et le catholicisme qui,
« de 1900 à 1904, se livra dans l'armée. »
Cette définition doit être, à mon sens,
complétée de la façon suivante : l'affaire
des fiches marque la mainmise de la
police allemande [à Paris], de la Sûreté
générale et des Renseignements généraux
sur la haute armée et le cadre des offi
ciers. Elle est le complément de l'affaire
Dreyfus. La grande date, ne l'oublions
jamais, c'est le 5 septembre 1899, où
Galliffet, d'ordre de Waldeck, supprima
le 2* bureau des Renseignements militai
res, remplacé par la Sûreté générale.
iTout est là. Dis-neuf ans plus tard, un
directeur de la Sûreté générale devait
être condamné à deux ans de prison
■ans sursis, pour complicité de commerce
et d 'intelligences avec l'ennemi, en pleine
guerre !
L'affaire Syveton est le premier des
grands crimes politiques et policiers de
la troisième République. Il a, ce grand
crime, la double marque policière :
I e D a été grimé en suicide.
2® H était accompagné d'un flot d'or
dures, déversé sur la victime. Là, comme
plus tard, la police des mœurs a été
utilisée par la police des Renseignements
généraux ; et la brigade, dite «mondai
ne s, a fonctionné;
La gifle de Syveton au général André
— acte d'une remarquable sagesse poli
tique et dont les conséquences furent
importantes — déclenchait un vaste pro
cès d'assises, militaire et maçonnique,
c 'est-à-dire révélateur des menées alle
mandes contre la haute armée et le corps
des officiers français, dont la police
germanisée de Paris ne voulait à aucun
prix. La coïncidence de la mort de Syve
ton et de l 'imminence de ces débats est
trop précise pour être fortuite. Comment
le crime a-t-il été machiné, avec quels
instruments immédiats ? Je le soupçonne,
m^îs je l 'ignore. Ce que je sais — parce
qu'il ine l 'a confié — c'est que, quelques
heures avant sa disparition,' Syveton, qui
était un patriote d'un froid courage, et
qui l'a prouvé, sentait rôder autour de
lui des bêtes de ténèbres. '
Le juge d'instruction Boucard — au
jourd'hui conseiller à la Cour — qui
encourut, à l 'époque, de graves critiques,
eut-il le sentiment obscur de ce que
j'écris ici,' de ce qu'a révélé ultérieure
ment l'affaire -type du Bonnet rouge et du
sinistre bandit Malvy? Cest possible, et
même probable. Les magistrats parisiens,
dans &nirs contacts avec les hommes de
police,, font nécessairement certaines
remarques, qu'ils gardent, pour eux. Ds
reçoivent aussi , de-ci, de-là, quelques
confidences. Car il y a des policiers
patriotes et aussi des policiers honnêtes,
•qui rongent leur frein en silence, devant
les infamies dont ils sont les témoins
résignés. Nul n'a oublié la déposition,
à la Haute-Cour, dans l'affaire du traître
Malvy [aujourd'hui surambassadeur- de
la France en Espagne], du contrôleur
général Auguste Moreau. Celui-ci se com
porta en grand citoyen et en fonction
naire perspicace. Je ne lui en veux nulle*
ment — et bien au contraire — d'avoir
ouvert mon courrier clandestinement et
intercepté la lettre où un inconnu me
signalait le prochain passage, à la fron
tière, de Duval porteur de son chèque.
On peut dire' qu'il-a eu, ce jour-là, la
main heureuse.
Pour en revenir au brave Boucarc^ il
se dira, en lisant le livre de Mermeix,
qu'il n'a pas eu tort, dans l'état de
Justice républicaine et démocratique, de
jeter, sur le cadavre de Syveton, le voile
du non-lieu classique. Il a eu son avan
cement régulier, normal, tranquille et il
a échappé ainsi à la vindicte de « ces
messieurs », comme dirait le papa Bar-
naud, tirant sur sa joviale bouffarde.
C'est un dur métier que celui de juge
d'instruction, quand la police politique
assassine des patriotes et des enfants de
patriotes.
Comme je préparais cet article parais
sait, dans le Midi socialiste, un article du
général fichard Percin, ex-collaborateur
du Bonnet rouge à Caillaux et à Malvy,
qui apportait une remarquable confir
mation à ce que j'ai écrit plus haut. Le
papier ignoble de Percin traduit fidèle
ment la pensée profonde du Cartel, qui
est la même aujourd'hui qu'en 1914, à
la veille de la guerre, et qu'en 1904, au
moment de l'assassinat de Syveton. Tout
cela se tient et les mêmes abrutis, avec
les mêmes scélérats, sont revenus au
pouvoir, nous préparant un nouveau
(1) Librairie Ârthème Fayard, JJa.vd. : 7 fr. 50.
massacre : voici quelques aimables pro
pos de Percin :
« En résumé, M. Poincàré avait l'am-
« bition d'attacher son 110m à la récu-
« pération de l'Alsace et de la Lorraine
« par la force des armes. Ces provinces-
« ne tenaient nullement à redevenir
« françaises. En affirmant qu'elles le
« voulaient, MM. Doumergue et Painlevé
« ont commis une grande faute! Ils ont
« commis, en outre, une . maladresse.
. « Du moment qu'on reproche aux
« Allemands leur chant : « L'Allemagne
« au-dessus de tout», il ne faut faire
« à personne un mérite de tenir à telle
« patrie plutôt qu'à telle autre. Il faut
« encourager, au contraire, ceux qui
« soutiennent que si, pour la bonne
c administration de la France, celle-ci
« doit être divisée en départements, de
c même pour- la bonne administration
« de l'Europe, celle-ci doit être divisée
« en nations. Mais, il devrait être aussi
« indifférent à un citoyen de l'Europe
« d'être Français ou Allemand, qu'il est.
« indifférent à un citoyen de la France
« d'appartenir au département de Seine-
« et-Oise ou à celui de Seine-et-Marne. »
Il est naturel que de pareilles choses
soient publiées sous la signature d'un
grand cordon de la Légion d'honneur,
— d'ailleurs parfaitement déshonoré,
comme double et .triple mouchard et
collaborateur du Bonnet rougè, — quand
le ministre des Finances et chef de la
majorité est un instigateur d'assassinat
[affaire Calmette], condamné par le
Sénat potir haute trahison. Tout cela est
parfaitement logique.
Ce qui sera aussi très logique ;— avant
peu de mois, sinon avant peu de semai
nes — c'est une nouvelle ruée allemande
sur la Pologne et l'Alsace-Lorraine ; et
ceux qui s'en étonneront auront vraiment
de la candeur. *
On voit l'actualité dû travail conscien
cieux de Mermeix, le monde de réflexions
qu'il eoulèvè. L'auteur s'est cependant
interdit toute digression, toute compa
raison dans le-genre de celles auxquelles
je m'abandonne ici. Mais quelle histoire
plus tragique que celle du grand duel
entre le patriotisme français, et une
démocratie ploutocrate et policière,
pourrie de germanisme jusqu'aux moel
les. Afin que sonne l'heure de la déli
vrance, il faut que la vérité soit connue.
Nous verrons, dans un prochain arti
cle, le milieu où évoluait Syveton. Le
milieu politique, bien entendu.
Léon DAUDET.'
DANS LE MAINE-ET-LOIRE
Une fausse nouvelle contre la
candidature de Léon Daudet
Une dépêche envoyée de Quimper le
18 juin annonçait avant-hier aux journaux
que le-comité directeur de l'Union catho
lique du Finistère, réuni sous la prési
dence de Mgr Duparc, évêqué de Quimper,
s'était occupé de l'élection sénatoriale du
Maine-et-Loire. Selon cette dépèche, les
délégués du Finistère, à l'unanimité,
avaient blâmé, la décision de la Fédéra
tion catholique de Maine-et-Loire qui,
comme on le sa'it, recommande aux. élec
teurs sénatoriaux la candidature de Léon
Daudet. .
Une dépêche d'Angers nous apprend
que cette information était absolument
mensongère :
Angers, 20 juin. — L'Express d'Angers
publie ce matin la note suivante : « Il n'a
pas été question de l'élection sénatoriale
de Maine-et-Loire à la réunion du comité
directeur de' l'Union catholique du Finis
tère' présidée par Mgr Duparc. Il n'y a eu
aucun vote émis à ce sujet au cours de la
réunion. »
C'est donc purement et simplement un
mensonge qui a été répandu dans toute la
presse. Tels sont les moyens auxquels est
réduite une opposition aux abois.
Mais quel est l'auteur de l'insidieuse
fausse nouvelle ? Est-ce le ministère de
l'Intérieur ?
Est-ce son organe, YOuest-Eclair de l'abbé
Trochu, qui,-dès le lendemain — dans son
numéro d'hier matin — a développé, dans
un long article de deux colonnes, les con
séquences de la fausse information ? Est-
ce celui-ci g>ayé par celui-là ?
-O-
o s
Les obsèques de M. Paul Bain ville, chef d'es
cadron d'artillerie en retraite, officier de la Légion
d'honneur, croix de guerre, ont été célébrées hier
en l'église Notre-Dame-de-Lorette. Une délégation
de l'Ordre de la Légion d'honneur y assistait. Ber
nard de Vesins, camarade de promotion du com
mandant Bainville, et le colonel Larpent ont apv
porté à notre collaborateur et ami Jacques Bain-
ville et à sa famille les condoléances de Y Action
française.
Pourquoi payer très cher an détail bijoux et ar
genterie, quand vous pouvez obtenir les mêmes ar
ticles, an prix de gros, avec une économie de
30 c '", chez Pinson, 15, rue Lévis, de 9 heures à midi
LA POLITIQUE
I. Méfiance «l'abord
Non, nous ne parlerons pas avec atten
drissement du patriotisme de M. Painlevé.
Nous ne verserons pas des 'larmes sur' ses
intentions magnanimes. Nous ne dirons
pas : le brave homme 1 Nous ne dirons
pas : le bon homme ! Il était vrai et juste
au temps de la guerre dé soutenir les mi
nistres, quels qu'ils fussent, et de remon
ter chaque matin le moral du pays- Nous
ne sommes plus au temps de la guerre et,
pour le pays, l'important n'est-pas de tenir
sur tous fronts, mais d'y voir clair.
Il faut voir avec clarté qu'il n'y a aucun
fond à faire sur Paul-Prudent Painlevé.
Quand il apporte au Parlement une mo
tion d'intérêt national, qu'on la vote et
que tout soit dit! Qu'on sache, par ailleurs,
que l'hurluberlu est sans consistance, qu'il
défera demain ce qu'il fait aujourd'hui,
qu'il prépare le contraire de ce qu'il veut,
voudra le onîraire de ce qu'il prépare et,
finalement, de contradiction en contra
diction, de faut en faute, nous conduira
plus bas encore que ne nous avait mis
lierriot, ce qu'il est permis d'appeler, en
anglo-français, un-record,. r •
IL La maladie du Cartel
André-François Poncet, dans l'Avenir,
dit que les radicaux-socialistes sont in- *
quiets pour trois raisons :
1° Si le Cartel, ne fût-ce qif en apparen
ce,, doit être, ne fût-ce que provisoirement,
rompu, comment les électeurs prendront-
ils la chose ?Les électeurs se moquent des
réalités parlementaires. Ils n'ont pas assez
du Cartel. Ils veulent que le Cartel conti
nue ! ■ ■
•2° Si les socialistes lâchent la majorité,
celle-ci devra compenser leur absence en
appelant à elle tout ou partie de ces (trou
pes stigmatisés jusqu'ici du nom générique
de la droite ». A cette pensée, les radi
caux-socialistes frémissent d'horreur.
. 3° Si le Cartel se rompt, pourra-t-on le
raccommoder ? On ne sait jamais, lin mi
nistère appuyé sur une majorité dans la
quelle les socialistes ne figureraient vas,
pourrait, à la rigueur, réussir et tirer le
pays d'affaire ! Il n'y aurait plus de raison
dans ce cas, de revenir du Cartel. A cette
pensée < les radicaux-socialistes refrémis
sent d'horreur.
C'est pourquoi, conclut André-François
Poncet, tous leurs efforts tendent à éviter
la rupture. ,'
L.-O. Frossard dit, . dans Paris-Soir, -que
« ça va un tout petit peu mieux»?
-.L'intérêt -national ""s'étant" 7; substitué,
par le fait" d'ÀIi'délRrim et du Maroc, à
l'intérêt électoral, ça n'allait plus ! Mais
les comités et les conciliabules ont restitué
aux alliances nécessaires et intéressées tout
leur prix dit fort justement le Temps :
Ainsi pour eux (les socialistes), une ques
tion nationale, celle du Maroc, n'a pas sa
signification nationalê. Ils ïie là considè
rent que Sous l'angle de leur politique per
sonnelle. Us ont des opinions successives
et contradictoires au gré du maintien ou
de l'abandon de la politique de soutien: Ils
veulent amener le ministère à se soumettre
ou a se démettre.
, Comment le T emps ; ne se rend-il pas
Compte du jeu normal , et nécessaire : du
gouvernement des Partis et du régime
électif au Palais-Bourbon ? Les choses n'y
sont pas autres qu'elles ne devraient être.
IIÏ. Les amis de nos amis...*
Partant pour le Maroc, M. Paul-Prudent
Painlevé se félicita de la rapidité avec
laquélle toutes les forces de sa police,
mises à là disposition d'une dame
amje et alliée, ont retrouvé un illustre bijou
perdu. M. Paul-Prudent Painlevé a du lire
au retour, dans l'Action française du 14
juin, le procès ChautaudrRivory qui mon
tre que le président a en effet de bons amis
qui s'appliquent à lui faire faire, peut-être
à son insu, d'excellentes affaires sans qu'il
lui en coûte un liard. *
Toutefois, si, comme on le prétend, le
« chef de file» est un homme de cons
cience ombrageuse à qui ses. erreurs sur
les jugements synthétiques à priori n'ô-
tent pas la notion de l'impératif kantien,
il pensera peut-être qu'il est de son devoir
de tirer au clair certaines spéculations
auxquelles on a mêlé, non sa personne,
mais son nom. Nous lui conseillons de
relire cette lettre écrite à M. Chautard
par un actionnaire malheureux de la
B.I.C., M. Rivory, le 27 juillet 1921 :
« Cher monsieur et ami,
« Assistant à l'assemblée générale desac
tionnaires de la B.I.C., j'ai pu me rendre
compte par l'exposé des doléances de dif
férents orateurs, pomme par la lecture du
bilan et le commentaire qu'un homme
d'affaires avisé peut en tirer, que, lorsque
vous m'avez appelé pour participer à
l'augmentation du capital de la banque, la
situation de la banque était loin d'être
celle que vous m'avez exposée. Votre but,
en m'associant à cette augmentation, était
de me rembourser des 80 à 100.000 francs
que fui avancés pour faire face aux frais
d'élections législatives de notre liste com
mune.
«Bien plus, vous m'evez demandé, et j'ai
accédé à votre désir, d'avancer une cer
taine somme pour l'achat d'actions pour
M. P ainlevk; je devais lui ristourner tout
le bénéfice à la vente de ces actions, huit
ou quinze jours après... » ; .
> M. Painlevé ne relira pas non plus sans
intérêt cette réponse de M. Chautard (8 oc
tobre 1921) au pauvre M. Rivory r .
« Comment avez-vous fait pour ne pas
vendre? Vous êtes le seul et je viens de
m'en assurer à la Banque hollande-améri
caine. J'ai vendu 600 titres à 1.050-1.100
francs. X... en a vendu 400 « 1.280. Y.„
autant à 1.175, le tout en juillet-août 1920...
Ce que je regrette surtout, et je suis sûr
que vous êtes de mon avis, c'est que l'opé
ration n'ait pas été faite pour notr I e chef
de i-'ile.
« Je veux.vous aider à reprendre cela et
bien autre chose, mais à une condition
expresse, c'est que nous fassions ensem
ble an bon boulot. Voulez-vous me dire,
8, rue Boy, si jeudi prochain vous con
viendrait, midi 1/2, chez Lapré, rue
Drouot? — C habi'ahd. »
Il nous semble bien que le précieux
« chef de file 5 devrait savoir, devrait
nommer,^devrait châtier au moins mora
lement les X... et les Y... qui ont fait. de
si bonnes affaires en juillet-août 1920 en
jouant sur la BIC. Mais l'impunité leur
est assurée : rièn de tel que les hommes
à conscience de cristal pour laisser les
amis garnir leurs mains, remplir leurs
poçhes l '
Notre Paul-Prudent national s'en tirera
par les trois vivats, ritueffe :
Vive Dreyfus !
Vive Josso !
Vive Caillaux !
Ce qui sera très bien : qui se ressemble
s'assemble.
IV. L'élection de Maine-et-Loire
Comme on vient de le voir, la dépê
che du Finistère qui avait étonné et même
un peu scandalisé est un simple faux. Les
journaux les plus graves ont eu. à raison-,
ner, ces jours-ci, sur cette invention de
mystificateur intéressé ! Telle est la fièvre
électorale. Telle est la fureur du mensonge
quand le morbus demoeraticus souffle non
sur les pires, mais sur les meilleurs ci
toyens. Oui, la dépêche de Quimper men
tait. Il n'a pas été question de l'élec
tion sénatoriale de Maine-et-Loire -à la
réunion du Comité directeur de l'Union ca
tholique du Finistère, présidée par Mgr
Duparc, assisté de ses. grands vicaires, il
n'y a eu aucun vote émis au cours de la réu
nion à ce sujet. 7 Telle est la vérité ma
térielle qui a été tranquillement faussée
pour dresser contre l'élection de Léon
Daudet l'influence d'une autorité vénéra
ble, l'action d'un pouvoir spirituel obéi 1
• Les libéraux parlent volontiers de vé
rité et de justice. Dans le feu des débats,
jé sais peu d'hommes moins scrupuleux
sur' le juste et le vrai. Leur modération
affectée semble ajouter à leur passion :
les vérités intellectuelles ne comptent
plus, même les faits tangibles , sont
bousculés ou camouflés aux couleurs de
leur bon plaisir. Je lis dans un grand jour
nal libéral que Daudet n'a réuni au .Congrès
conservateur que 158 voix. Mais ces 158
voix font plus du double des suffrages re
cueillis par les deux concurrents de Dau
det. Mais ce Congrès lui-même ne s'est réu
ni que pour désigner un candidat unique.
Avant la désignatio, on s'est ongagé à vo
ter, tous, pour cet élu. Après; on s'est
rallié à lui par acclamation. Il résulte donc
de ce fait public que Daudet repré
sente les 307 membres du Congrès con
servateur angevin... Pas du tout ! Le fana
tisme est le plus fart. Le Congrès n ? ést
pas.un Congrès. Ses conventions ne cop
ient pas. Son choix délibéré, non plus. Ce
;qui compte, c'est que-DrradertoirttTjriÈîK
miné à tout prix, c'est qu'à tout prix, con
fie le Vrai, contre le Juste, l'élection de
Léon Daudet doit être arrêtée !
J'avoue qu'il est pénible de trouver ces
confusions passionnées sous la plume de
M. Emmanuel Desgrées du Loû. S'il est
vrai que rien ne peut nous étonner " de'la
part du libéralisme, beaucoup de. libéraux
nous paraissaient valoir , infiniment mieux
que leur doctrine. Nous : en connaissons
de tels à Paris et en Anjou. Il nous aurait
été agréable de pouvoir généraliser 'cet
éloge.
V. Le rôle du roi d'Italie
M. le duc de Camastra vient de rétablir,
avec un grand bonheur d'expression et
une remarquable hauteur de pensée, la vé
rité sur le rôle de la dynastie de Savoie
dans la réaction mussolinienne et, plus
généralement, dans la formation et le dé
veloppement de la jeune Unité. Il écrit
dans I'E clair : ,
...Si, même au moment des. plus
grands troubles, la grande majorité -du
peuple italien n'avait été attachée à la
dynastie de Savoie, mon pays eût sombré
dans le désordre qui afflige certains Etats
.d'Europe et qui en menace d'autres bien
plus dangereusement qu'on ne le pense•
C'est le prestige du roi et de la monar
chie qui permit à l'Etat italien de navi
guer contre la marée montante commu
niste : c'est grâce à ce. prestige gue Mus
solini put grouper autour de lui les for
ces vivantes et les éléments d'ordre de la
nation et effectuer le magnifique mouve
ment qui sauva l'Italie. Quelle .eût été-la
situation d'un, président de la République
en pareille occasion? Elu pour une durée
de quelques années, il est plus que pro-
.babte que ses électeurs eux-mêmes l'eus
sent prié de vider les lieux {cela s'est
vu!). Et le pays, livré à lui-même, tiraillé
par les factions, n'ayant plus ce point de
ralliement qui a toujours eclaire sa mar
che vers l'unité nationale, eut été irrémé
diablement livré à l'anarchie. Fasciste de
cœur, nul plus que moi n'admire Musso
lini; mais ce que j'admire au-dessus de
tout en lui, c'est son évolution politique.
C'est d'avoir compris que le salut dii pays
était dans l'autorité et dans ta monarchie.
La révolution fasciste, au moment de la
fameuse marche sur Rome, s'effectua pres
que sans coup férir;- gloire en soit à son
chef, mais gloire aussi au souverain. C'est
l'attitude ferme et la profonde intuition
politique de ce dernier qui, autant Que le
courage et le patriotisme du premier, ob
tinrent ce résultat sans précédent dans
l'histoire.
• Une seule faute eût tout compromis :
l'armée, dont le loyalisme à l'égarji du
roi est inébranlable, se serait opposé aux
vaillantes chemises noires et le résultat
eût été la guerre civile et tout ce 'qui en
découle. Tout cela, nous fut évité par la
monarchie : niez donc encore que. celle-ci
peut être une panacée!
L'essentiel de ces choses a été raconté
dans I'A ction française . Il eût suffi de la
, bien lire pour éviter de graves erreurs.
Chemin faisant, M. le duc de Camastra
résout victorieusement une autre objection.
Certes, de Charles-Albert à Victor-Emma
nuel II, à'Humbert I", à Victor-Emmanuel
ÛI, la lignée de Savoie s'est recommandée
à l'attention du monde -par des personna
lités de premier plan : mais cela n'est-il
pas « une preuve de l'importance de l'hé
rédité t > "? demande M. le duc de Camastra
Il inyoque en terminant la sagesse des
nations : le proverbe tbon sang ne peut
mentir » « milite en faveur des dynastie^
héréditaires». La plus savante philosophie
politique et le simple bon sens sont tout
à fait d'açcord en cela.
Charles MAVRRAS,
Les carabiniers de Téry
A l'heure où le gouvernement annonce
qu'il va se décider à poursuivre les com
munistes, ce qui a. d'ailleurs pour résul
tat immédiat de permettre, yna fois .de
plus, â ceux-cî de garer leurs papiers con-"
tre les perquisitions;, l'Œuvre estime sans 1
doute que les complices d'Abd el Krim
né sont pas encore assez couverts. Il lui
faut discréditer les accusations de là pres
se patriote qui ont obligé le gouvernement
à faire ce geste..., que nous n'avons pas
encore vu. A cet effet, la feuille de Téry
publie, en deux longues colonnes, une bon
ne histoire, qu'elle déclare avoir décou
verte. .■...'
Cette Jiistoire racontée par M. Jean Piot,
sous le titre Le Mystère de la liste noire,
est celle de deux individus qu'il appelle,
en modifiant un peu leurs noms, Grand-
garçon et Simonor. Va pour Simonor et
Grandgarçon. Ces intéressants jeunes gens
promènent, depuis trois ou quatre ans,
dans les groupements politiques ou écono
miques, dans les. journaux et, enfin, dans
les Bureaux de la Sûreté générale, dont ils
s'avouent d'ailleurs les collaborateurs, des
documents sur les complots communistes,
et en tirent des ressources. Tous les bu
reaux de rédaction de Paris ont rèçu leur
visite. Il n'y a que l'Œuvre, candide, qui
ne les avait pas encore -vus !
- Bref, raconte M. Jean Piot, Grandgarçon
et Simonor ont vendu à e u» important
groupement économique » des: documents
fantaisistes, où il était question notam
ment d'un nommé Santarel qui n'existe
pas. Ayant voulu recommencer l'opération
avec un financier, celui-ci envoya à sa
place au rendez-.vous donné tin commis
saire de-police qui. amena les deux gail
lards à faire l'aveu de leur industrie. Bon!
Pourquoi faut-il qu'ici le récit de IL Piot
tourne court et qu'il ne . nous dise pas "si
Grandgarçon et Simonor se sont vus cof
frer pour être traduits en justice, ou si
on les a rendus à leurs fructueuses opéra
tions après qu'ils durent, simplement exhi
bé leurs cartes de la Sûreté ?
M. Jean Piot préfère recueillir leurs con
fidences. Comme on dit à Simonor que
l'histoire du complot Santarel a été montée
par- luî de toutes pièces, il répond :
r ___ c't'idée ! Et ce n'est pas la premiè
re ! Il y a trois, ans j'en ai monté une autre
à MM, Maurras et Pujo, qui m'ont versé
7.000 francs (!). J'ai même fait un voyage
à Nice avec M. Coquet (?), homme de con
fiance de M. Georges Valois, pour y trou
ver un ami de Zalevsky. »
: .< Et maintenant, ajoute M Piot, —
après avoir cité quelques-uns des faits tou
chant ïes-préparatifs-communistes allégués
"gar Maurras pôur motiver son avertisse
ment .à.'M. Schràmeck, nous savons sur
quelles sortes « d'informations sûres » M.
Maurras lance ses ukases et décrète de
mort ses adversaires. »
' D'un faux complot qui aurait été ima-
f iné,;il y a trois ans^ par le jeune Simonor,
L Piot conclut à la fassseté des informâ-
tions de Maurras qui ont trait à des faits
tout récents. Cette logique audacieuse le
paraîtra plus encore si l'on constate que
jamais l'Action française n'a fait état, ni
directement, ni indirectement —et toute
sa collection est là pour le prouver — du
beau complot de Simonor.
Que dire si l'on constate en outre que
c'est l'Action française elle-même qui, il
y a seize mois, a démasqué publiquement,
cette tentative avortée de la tromper !
Car, pauvre Monsieur Piot, votre belle
histoire est une vieille histoire. Elle nous
a déjà été servie par l'Humanité en février
1924 et l'Action française, dès ee moment,
en a fait justice. Vous ne lisez pas les
journaux ! •
Mais reprenons l'histoire à son début.Ala
fin d'août 1922, j'ai reçu effectivement la
visite du jeune Simonor, puisque Simo
nor il y a. Mmrr&to, qui ne l'a jamais vu,
et qui était d'ailleurs absent de Paris à
ce'moment, menait déjà dépuis plus de
dix mois sa campagne sur les chèques
Zalewsky. Simonor venait nous offrir des
documents destinés à la corser.-J'imagine
que la pudeur de M. Piot ne se scandali
sera pas, que nous les ayons examinés. Les
premiers qui me furent montrés offraient
toutes les apparences de l'authenticité :
c'étaient des lettres d'un médecin de Nice,
qui avait été l'intime de Zalewsky. Dans
ceux que Simonor nous apporta quelques
jours plus tard, je reconnus au contraire
des faux patents, de l'espèce de ceux que
l'on fabrique à la Sûreté générale avec de
fantaisistes, papiers à entete. .
Il valait la peine de tirer au clair la
valeur des lettres de Nice. C'est pourquoi
j'envoyai dans cette Ville un de nos amis
pour mener l'enquête. Mais soit que Simo
nor, qui était du voyage, se fût arrangé
pour la faire échouer, soit que le médecin
niçois se méfiât, l'authentification ne pût
être faite -avec certitude. L'authenticité
des lettres cût-élle été établie, il eût fallu
d'ailleurs'vérifier encore les affirmations
qu'elles contenaient. Mais le doute subsis
tant sûr le premier point, nous décidâmes
que pas une ligne de ces documents, pas
un seul de leùrs renseignements ne se
raient utilisés.
Or les lettres du médecin étaient au
thentiques. Dfns les premiers jours de
janvier 1925, l'Eclaireur de Nice publiait
de lui des déclarations qui reproduisaient
le contenu de ces lettres. Je. publiai aussi-,
tôt, dans l'Action française, la principale
de celles-ci, qui n'avaient plus d'ailleurs
qu'un intérêt rétrospectif, et j'invitai le
signataire à dire s'il en contestait l'authen
ticité. Dans sa réponse, il ne nia pas que
ce teste fût de sa main. C'est ce que nous
avions pensé dès lé premier moment, et,
.cependant; devant le mélange des pièces,
vraies et des pièces fausses, nous avions
préféré nous abstenir. Telle est notre pru
dence. Comme le dit Maurras, ce sont des
« informations sûres » que celles sur les-"
quelles nous basons nos accusations. JSous
remercions M. Piot de nous avoir aidé à
en faire la démonstration.
Mais si nous n'avons pas « marché »,
IKEuvre, elle, vient de marcher à fond,
et M. Piot est impardonnable. Il devrait
savoir; en effet que, le 28 février 1924,
l'Humanité, lassé de voir que nous ne
publiions pas les faux documents que sans
dopte elle nous avait fait "passer par Simb-
no'r, se décida à les publier elle-mcipe. Ce
fut pour nous un bon moment de gaité.
Dès le lendemain, nous l'engagions à pour
suivre. les faussaires. Le 1** mars, nous re
venions à la charge et, pour lui faciliter
la tâche, nous lui donnions ce renseigne
ment que nous tenions de source officiel
le, que les faux avaient été fabriqués rue
des Saussaies. Enfin, devant le silence su
bit de l'organe communiste, le 3 .mars,
nous prenions acte de sa fuite.
Allons ! Allons 1 la police de l'Action
française n'est pas trop mal faite; mais
celle de l'Œuvre doit être faite par des
carabiniers...
Maurice PUJO.
P.-S. — J 'aurai à dire aussi un mot de
< Grangarçon », de son « Santarel * et
de sa « liste noire » si opportunément fa
briquée pour donner le change sur les
vraies listes. Car nous avons également
déjoué cela. Ce sera pour demain.
À LA XIP CHAMBRE
CORRECTIONNELLE
Bajot déboute
y
La XII" chambre correctionnelle; prési
dée par : M. Tanon, vient, conformément
aux conclusions de M* de Roux et à celles
du substitut Gaudel, de se déclarer incom
pétente dans le procès en « diffamation »
intenté à Léon Daudet par le chauffeur
Baiot.
"Bajot se plaignait, on s'en souvient^ d'a
voir été « diffamé », quand Daudet l'avait
qualifié de faux témoin.
Le jugement, à propos des passages des
articles des 3, 4 et 6 janvier 1925 relevés
par la citation, déclare que, dans chacun
de ces articles, c'est Bajot témoin v à l'ins
truction de l'affaire Philippe Daudet qui
est visé à l'occasion de ses dépositions de
vant le juge. Conformément aux articles 31
ot 35 de la loi de 1881 sur la presse, le tri
bunal correctionnel n'est pas compétent.
L'importance .dè ce jugement est consi
dérable. Au lendemain du jour ou le misé
rable Le Flaoutter, pressé par Daudet, a
commencé à entrer dans la voie des aveux,
la décision judiciaire de la XII* chambre
marque un progrès nouveau vers le triom
phe de la justiGc, vers la confusion et le
châtiment des coupables.
* Bajot s'est trompé de -porte, disait à
l'audience du 13 juin dernier, le substitut
Gaudel. Il y en a une autre, largement ou
verte devant lui, à laquelle il doit s'adres
ser. » *
Cette porte, à" laquelle Bajot est invité
Ear un magistrat du Parquet et par un tri-
unal à aller frapper, et, selon une. autre
expression du substitut Gaudel, à -porter
« des doléances qui sont peut-être justes ».,
c'est la-cour d'assises, où la preuve des
faits qualifiés « diffamatoires ■ » est auto
risée. • ;
Deux hypothèses se présentent alors :
Ou bien Bajot ne répondra pas à l'invita-*
tion qui vient de lui être adressée, il en
caissera le jugement d'incompétence du
tribunal correctionnel, et sa reculade ap
paraîtra aux yeux de tous. H montrera ain
si qu'il a,peur d'un débat au grand jour.
Ou bien, s'efforçant encore une fois de
crâner, il acceptera le débat. Qu'il soit as
suré, dès maintenant, que celui-ci aura
toute l'ampleur désirable. Nous citerons nos
témoins, nous ferons nos preuve®,, et le
scandale de l'atroce assassinat de Philippe
éclatera dans une enceinte de justice.
Dans un cas comme dans l'autre, pour
les assassins et leurs complices, le bec île
gaz ne fait pas de doute...A. M.
P. S. — Un on deux de nos confrères,
rendant compte de la confrontation d'a-
vant-hier, parlent de Le Flaoutter comms
d'un c témoin » cité devant le conseiller
Laugïer.
Le Flaoutter n'est pas un témoin, c'est
ûn inculpé, au sens^ie plus complet, le plus
juridique du. mot. De même que Lannes.
Marlier, Colombo, Delange et Gruffy, ce
dernier en fuite, Le Flaoutter est nommé
ment inculpé de meurtre, complicité de
meurtre et détournement de mineun, cela
par ordonnance de M. le Premier Président
ae la Cour de Paris, sur la plainte de Léon
Daudet et les réquisitions de M. le Pro
cureur /.général. '
Il est particulièrement important d'évi
ter toute équivoque à cet égard.
MESSE POUR LES MORTS
DE L'ACTION FRANÇAISE
Nous prions les amis de fAction fran
çaise d'assister â la messe pour les morts
de l'Action française, qui sera célébrée
demain lundi, à midi, en f église Saint-
Louis d'Antin, 63, rué Caumartih.
La Schola d'Action française exécutera
les chants liturgiques.
HW—M
SSSSBSÊSHP*
A SAINT-OMER
Ee monument
à Jean de Terline
Aujourd'hui, à Saint-Omer, sous la pré
sidence, de Mgr Julien, évêque d -'Arras,
l'Association des Anciens élèves lu Col
lège Saint-Bertin inaugure un monument â
la mémoire glorieuse de Jean de. Terline.
Parmi tant de traits d'héroïsme dont la
dernière guerre fut l'occasion chez nous,
celui , qui immortalise Jean de Terline est
si beau qu'il, frappa comme un trait d'un
sublime inoubliable. Cavalier au début des
hostilités, quand la cavalerie était plus
souvent en réserve qu'au feu, Jean de Ter-
line demanda à passer dans l'aviation. Pi
lote d'avion«de chasse,*il avait déjà mérite
plusieurs citations admirables lorsqu'en
Champagne, entre Châlons et Minaucourt,
il accomplit l'exploit que voici.
Depuis longtemps Châlons était souvent
bombardé, insolemment, en plein jour, par
un aviateur allemand d'une rare audace,
que les Châlonnais: avaient nommé Armi-
nius. Les aviateurs du canjp chargé de
protéger la ville décidèrent de l'abattre
coûte que coûte, « Faute de mieux, dit
froidement le maréchal des logis de» Ter-
line, je fonce dessus. » Le lendemain, 2
juillet 1916, Arminiu5, faisant sa randon-
DimancËë 21 juin 1925
4S centime*. P aeb
20 centimes, D épabtbmbkts et C olosik»
ABONNEMENTS s «aA». IràMu
France et Colonies. 48 tr. »5 fr. i3 fr.
Etranger 83 » Sa » as » ,
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ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL
h&rifler des quarante Rois qui en mille ans firent la France.
aSOiCTIOH * ADHIÎtISTK ATICS «
ii. rae iô Bom*. PA RIS (S')
Aires» télégraphique : ACTJ0PRA5-PARIS
Téléphona : Admlnisiratten : Lourra a6-4j, att-5o
Rédaction : Central j5-44 Publlciti : Central 74-77
Aprè« to heures du soir ; Ségnt it-63
Registre de Commerce : Seine H* jS.58»
Fondateurs HENRI YAUGEOIS — Directeurs politiques # LÉON DAUDET et CHARLES 8IAJDRMS — Rédacteur en chefs MAURICE PUJO
Fascisme et Monarchie
c C'est le prestige du roi et de la monarchie
qui permit à l'Etat italien de naviguer contre la
marce montante communiste ; c'est grâce à ce
...-V.V- • • - - >■ ' ■■ ' _ - » •' - • -N\
prestige que Mussolini peut grouper autour de lu!
les forces vivantes et les élémènts d'ordre de la
nation et effectuer le magnifique mouvement qui
sauva l'Italie. »
/ ■ lie Duc de Camastra dans VEcLnr
La mort de Syveton
d>
3 e article
Mermeix, à la fin de son passionnant
ouvrage, publie im exact résumé de
l'affaire des fiches. H écrit : « L'affaire
« Syveton est un épisode de l'affaire des
« iclies, nom sous lequel on désigne celte
« partie de la bataille entre le radica-
« lisme -socialiste et le catholicisme qui,
« de 1900 à 1904, se livra dans l'armée. »
Cette définition doit être, à mon sens,
complétée de la façon suivante : l'affaire
des fiches marque la mainmise de la
police allemande [à Paris], de la Sûreté
générale et des Renseignements généraux
sur la haute armée et le cadre des offi
ciers. Elle est le complément de l'affaire
Dreyfus. La grande date, ne l'oublions
jamais, c'est le 5 septembre 1899, où
Galliffet, d'ordre de Waldeck, supprima
le 2* bureau des Renseignements militai
res, remplacé par la Sûreté générale.
iTout est là. Dis-neuf ans plus tard, un
directeur de la Sûreté générale devait
être condamné à deux ans de prison
■ans sursis, pour complicité de commerce
et d 'intelligences avec l'ennemi, en pleine
guerre !
L'affaire Syveton est le premier des
grands crimes politiques et policiers de
la troisième République. Il a, ce grand
crime, la double marque policière :
I e D a été grimé en suicide.
2® H était accompagné d'un flot d'or
dures, déversé sur la victime. Là, comme
plus tard, la police des mœurs a été
utilisée par la police des Renseignements
généraux ; et la brigade, dite «mondai
ne s, a fonctionné;
La gifle de Syveton au général André
— acte d'une remarquable sagesse poli
tique et dont les conséquences furent
importantes — déclenchait un vaste pro
cès d'assises, militaire et maçonnique,
c 'est-à-dire révélateur des menées alle
mandes contre la haute armée et le corps
des officiers français, dont la police
germanisée de Paris ne voulait à aucun
prix. La coïncidence de la mort de Syve
ton et de l 'imminence de ces débats est
trop précise pour être fortuite. Comment
le crime a-t-il été machiné, avec quels
instruments immédiats ? Je le soupçonne,
m^îs je l 'ignore. Ce que je sais — parce
qu'il ine l 'a confié — c'est que, quelques
heures avant sa disparition,' Syveton, qui
était un patriote d'un froid courage, et
qui l'a prouvé, sentait rôder autour de
lui des bêtes de ténèbres. '
Le juge d'instruction Boucard — au
jourd'hui conseiller à la Cour — qui
encourut, à l 'époque, de graves critiques,
eut-il le sentiment obscur de ce que
j'écris ici,' de ce qu'a révélé ultérieure
ment l'affaire -type du Bonnet rouge et du
sinistre bandit Malvy? Cest possible, et
même probable. Les magistrats parisiens,
dans &nirs contacts avec les hommes de
police,, font nécessairement certaines
remarques, qu'ils gardent, pour eux. Ds
reçoivent aussi , de-ci, de-là, quelques
confidences. Car il y a des policiers
patriotes et aussi des policiers honnêtes,
•qui rongent leur frein en silence, devant
les infamies dont ils sont les témoins
résignés. Nul n'a oublié la déposition,
à la Haute-Cour, dans l'affaire du traître
Malvy [aujourd'hui surambassadeur- de
la France en Espagne], du contrôleur
général Auguste Moreau. Celui-ci se com
porta en grand citoyen et en fonction
naire perspicace. Je ne lui en veux nulle*
ment — et bien au contraire — d'avoir
ouvert mon courrier clandestinement et
intercepté la lettre où un inconnu me
signalait le prochain passage, à la fron
tière, de Duval porteur de son chèque.
On peut dire' qu'il-a eu, ce jour-là, la
main heureuse.
Pour en revenir au brave Boucarc^ il
se dira, en lisant le livre de Mermeix,
qu'il n'a pas eu tort, dans l'état de
Justice républicaine et démocratique, de
jeter, sur le cadavre de Syveton, le voile
du non-lieu classique. Il a eu son avan
cement régulier, normal, tranquille et il
a échappé ainsi à la vindicte de « ces
messieurs », comme dirait le papa Bar-
naud, tirant sur sa joviale bouffarde.
C'est un dur métier que celui de juge
d'instruction, quand la police politique
assassine des patriotes et des enfants de
patriotes.
Comme je préparais cet article parais
sait, dans le Midi socialiste, un article du
général fichard Percin, ex-collaborateur
du Bonnet rouge à Caillaux et à Malvy,
qui apportait une remarquable confir
mation à ce que j'ai écrit plus haut. Le
papier ignoble de Percin traduit fidèle
ment la pensée profonde du Cartel, qui
est la même aujourd'hui qu'en 1914, à
la veille de la guerre, et qu'en 1904, au
moment de l'assassinat de Syveton. Tout
cela se tient et les mêmes abrutis, avec
les mêmes scélérats, sont revenus au
pouvoir, nous préparant un nouveau
(1) Librairie Ârthème Fayard, JJa.vd. : 7 fr. 50.
massacre : voici quelques aimables pro
pos de Percin :
« En résumé, M. Poincàré avait l'am-
« bition d'attacher son 110m à la récu-
« pération de l'Alsace et de la Lorraine
« par la force des armes. Ces provinces-
« ne tenaient nullement à redevenir
« françaises. En affirmant qu'elles le
« voulaient, MM. Doumergue et Painlevé
« ont commis une grande faute! Ils ont
« commis, en outre, une . maladresse.
. « Du moment qu'on reproche aux
« Allemands leur chant : « L'Allemagne
« au-dessus de tout», il ne faut faire
« à personne un mérite de tenir à telle
« patrie plutôt qu'à telle autre. Il faut
« encourager, au contraire, ceux qui
« soutiennent que si, pour la bonne
c administration de la France, celle-ci
« doit être divisée en départements, de
c même pour- la bonne administration
« de l'Europe, celle-ci doit être divisée
« en nations. Mais, il devrait être aussi
« indifférent à un citoyen de l'Europe
« d'être Français ou Allemand, qu'il est.
« indifférent à un citoyen de la France
« d'appartenir au département de Seine-
« et-Oise ou à celui de Seine-et-Marne. »
Il est naturel que de pareilles choses
soient publiées sous la signature d'un
grand cordon de la Légion d'honneur,
— d'ailleurs parfaitement déshonoré,
comme double et .triple mouchard et
collaborateur du Bonnet rougè, — quand
le ministre des Finances et chef de la
majorité est un instigateur d'assassinat
[affaire Calmette], condamné par le
Sénat potir haute trahison. Tout cela est
parfaitement logique.
Ce qui sera aussi très logique ;— avant
peu de mois, sinon avant peu de semai
nes — c'est une nouvelle ruée allemande
sur la Pologne et l'Alsace-Lorraine ; et
ceux qui s'en étonneront auront vraiment
de la candeur. *
On voit l'actualité dû travail conscien
cieux de Mermeix, le monde de réflexions
qu'il eoulèvè. L'auteur s'est cependant
interdit toute digression, toute compa
raison dans le-genre de celles auxquelles
je m'abandonne ici. Mais quelle histoire
plus tragique que celle du grand duel
entre le patriotisme français, et une
démocratie ploutocrate et policière,
pourrie de germanisme jusqu'aux moel
les. Afin que sonne l'heure de la déli
vrance, il faut que la vérité soit connue.
Nous verrons, dans un prochain arti
cle, le milieu où évoluait Syveton. Le
milieu politique, bien entendu.
Léon DAUDET.'
DANS LE MAINE-ET-LOIRE
Une fausse nouvelle contre la
candidature de Léon Daudet
Une dépêche envoyée de Quimper le
18 juin annonçait avant-hier aux journaux
que le-comité directeur de l'Union catho
lique du Finistère, réuni sous la prési
dence de Mgr Duparc, évêqué de Quimper,
s'était occupé de l'élection sénatoriale du
Maine-et-Loire. Selon cette dépèche, les
délégués du Finistère, à l'unanimité,
avaient blâmé, la décision de la Fédéra
tion catholique de Maine-et-Loire qui,
comme on le sa'it, recommande aux. élec
teurs sénatoriaux la candidature de Léon
Daudet. .
Une dépêche d'Angers nous apprend
que cette information était absolument
mensongère :
Angers, 20 juin. — L'Express d'Angers
publie ce matin la note suivante : « Il n'a
pas été question de l'élection sénatoriale
de Maine-et-Loire à la réunion du comité
directeur de' l'Union catholique du Finis
tère' présidée par Mgr Duparc. Il n'y a eu
aucun vote émis à ce sujet au cours de la
réunion. »
C'est donc purement et simplement un
mensonge qui a été répandu dans toute la
presse. Tels sont les moyens auxquels est
réduite une opposition aux abois.
Mais quel est l'auteur de l'insidieuse
fausse nouvelle ? Est-ce le ministère de
l'Intérieur ?
Est-ce son organe, YOuest-Eclair de l'abbé
Trochu, qui,-dès le lendemain — dans son
numéro d'hier matin — a développé, dans
un long article de deux colonnes, les con
séquences de la fausse information ? Est-
ce celui-ci g>ayé par celui-là ?
-O-
o s
Les obsèques de M. Paul Bain ville, chef d'es
cadron d'artillerie en retraite, officier de la Légion
d'honneur, croix de guerre, ont été célébrées hier
en l'église Notre-Dame-de-Lorette. Une délégation
de l'Ordre de la Légion d'honneur y assistait. Ber
nard de Vesins, camarade de promotion du com
mandant Bainville, et le colonel Larpent ont apv
porté à notre collaborateur et ami Jacques Bain-
ville et à sa famille les condoléances de Y Action
française.
Pourquoi payer très cher an détail bijoux et ar
genterie, quand vous pouvez obtenir les mêmes ar
ticles, an prix de gros, avec une économie de
30 c '", chez Pinson, 15, rue Lévis, de 9 heures à midi
LA POLITIQUE
I. Méfiance «l'abord
Non, nous ne parlerons pas avec atten
drissement du patriotisme de M. Painlevé.
Nous ne verserons pas des 'larmes sur' ses
intentions magnanimes. Nous ne dirons
pas : le brave homme 1 Nous ne dirons
pas : le bon homme ! Il était vrai et juste
au temps de la guerre dé soutenir les mi
nistres, quels qu'ils fussent, et de remon
ter chaque matin le moral du pays- Nous
ne sommes plus au temps de la guerre et,
pour le pays, l'important n'est-pas de tenir
sur tous fronts, mais d'y voir clair.
Il faut voir avec clarté qu'il n'y a aucun
fond à faire sur Paul-Prudent Painlevé.
Quand il apporte au Parlement une mo
tion d'intérêt national, qu'on la vote et
que tout soit dit! Qu'on sache, par ailleurs,
que l'hurluberlu est sans consistance, qu'il
défera demain ce qu'il fait aujourd'hui,
qu'il prépare le contraire de ce qu'il veut,
voudra le onîraire de ce qu'il prépare et,
finalement, de contradiction en contra
diction, de faut en faute, nous conduira
plus bas encore que ne nous avait mis
lierriot, ce qu'il est permis d'appeler, en
anglo-français, un-record,. r •
IL La maladie du Cartel
André-François Poncet, dans l'Avenir,
dit que les radicaux-socialistes sont in- *
quiets pour trois raisons :
1° Si le Cartel, ne fût-ce qif en apparen
ce,, doit être, ne fût-ce que provisoirement,
rompu, comment les électeurs prendront-
ils la chose ?Les électeurs se moquent des
réalités parlementaires. Ils n'ont pas assez
du Cartel. Ils veulent que le Cartel conti
nue ! ■ ■
•2° Si les socialistes lâchent la majorité,
celle-ci devra compenser leur absence en
appelant à elle tout ou partie de ces (trou
pes stigmatisés jusqu'ici du nom générique
de la droite ». A cette pensée, les radi
caux-socialistes frémissent d'horreur.
. 3° Si le Cartel se rompt, pourra-t-on le
raccommoder ? On ne sait jamais, lin mi
nistère appuyé sur une majorité dans la
quelle les socialistes ne figureraient vas,
pourrait, à la rigueur, réussir et tirer le
pays d'affaire ! Il n'y aurait plus de raison
dans ce cas, de revenir du Cartel. A cette
pensée < les radicaux-socialistes refrémis
sent d'horreur.
C'est pourquoi, conclut André-François
Poncet, tous leurs efforts tendent à éviter
la rupture. ,'
L.-O. Frossard dit, . dans Paris-Soir, -que
« ça va un tout petit peu mieux»?
-.L'intérêt -national ""s'étant" 7; substitué,
par le fait" d'ÀIi'délRrim et du Maroc, à
l'intérêt électoral, ça n'allait plus ! Mais
les comités et les conciliabules ont restitué
aux alliances nécessaires et intéressées tout
leur prix dit fort justement le Temps :
Ainsi pour eux (les socialistes), une ques
tion nationale, celle du Maroc, n'a pas sa
signification nationalê. Ils ïie là considè
rent que Sous l'angle de leur politique per
sonnelle. Us ont des opinions successives
et contradictoires au gré du maintien ou
de l'abandon de la politique de soutien: Ils
veulent amener le ministère à se soumettre
ou a se démettre.
, Comment le T emps ; ne se rend-il pas
Compte du jeu normal , et nécessaire : du
gouvernement des Partis et du régime
électif au Palais-Bourbon ? Les choses n'y
sont pas autres qu'elles ne devraient être.
IIÏ. Les amis de nos amis...*
Partant pour le Maroc, M. Paul-Prudent
Painlevé se félicita de la rapidité avec
laquélle toutes les forces de sa police,
mises à là disposition d'une dame
amje et alliée, ont retrouvé un illustre bijou
perdu. M. Paul-Prudent Painlevé a du lire
au retour, dans l'Action française du 14
juin, le procès ChautaudrRivory qui mon
tre que le président a en effet de bons amis
qui s'appliquent à lui faire faire, peut-être
à son insu, d'excellentes affaires sans qu'il
lui en coûte un liard. *
Toutefois, si, comme on le prétend, le
« chef de file» est un homme de cons
cience ombrageuse à qui ses. erreurs sur
les jugements synthétiques à priori n'ô-
tent pas la notion de l'impératif kantien,
il pensera peut-être qu'il est de son devoir
de tirer au clair certaines spéculations
auxquelles on a mêlé, non sa personne,
mais son nom. Nous lui conseillons de
relire cette lettre écrite à M. Chautard
par un actionnaire malheureux de la
B.I.C., M. Rivory, le 27 juillet 1921 :
« Cher monsieur et ami,
« Assistant à l'assemblée générale desac
tionnaires de la B.I.C., j'ai pu me rendre
compte par l'exposé des doléances de dif
férents orateurs, pomme par la lecture du
bilan et le commentaire qu'un homme
d'affaires avisé peut en tirer, que, lorsque
vous m'avez appelé pour participer à
l'augmentation du capital de la banque, la
situation de la banque était loin d'être
celle que vous m'avez exposée. Votre but,
en m'associant à cette augmentation, était
de me rembourser des 80 à 100.000 francs
que fui avancés pour faire face aux frais
d'élections législatives de notre liste com
mune.
«Bien plus, vous m'evez demandé, et j'ai
accédé à votre désir, d'avancer une cer
taine somme pour l'achat d'actions pour
M. P ainlevk; je devais lui ristourner tout
le bénéfice à la vente de ces actions, huit
ou quinze jours après... » ; .
> M. Painlevé ne relira pas non plus sans
intérêt cette réponse de M. Chautard (8 oc
tobre 1921) au pauvre M. Rivory r .
« Comment avez-vous fait pour ne pas
vendre? Vous êtes le seul et je viens de
m'en assurer à la Banque hollande-améri
caine. J'ai vendu 600 titres à 1.050-1.100
francs. X... en a vendu 400 « 1.280. Y.„
autant à 1.175, le tout en juillet-août 1920...
Ce que je regrette surtout, et je suis sûr
que vous êtes de mon avis, c'est que l'opé
ration n'ait pas été faite pour notr I e chef
de i-'ile.
« Je veux.vous aider à reprendre cela et
bien autre chose, mais à une condition
expresse, c'est que nous fassions ensem
ble an bon boulot. Voulez-vous me dire,
8, rue Boy, si jeudi prochain vous con
viendrait, midi 1/2, chez Lapré, rue
Drouot? — C habi'ahd. »
Il nous semble bien que le précieux
« chef de file 5 devrait savoir, devrait
nommer,^devrait châtier au moins mora
lement les X... et les Y... qui ont fait. de
si bonnes affaires en juillet-août 1920 en
jouant sur la BIC. Mais l'impunité leur
est assurée : rièn de tel que les hommes
à conscience de cristal pour laisser les
amis garnir leurs mains, remplir leurs
poçhes l '
Notre Paul-Prudent national s'en tirera
par les trois vivats, ritueffe :
Vive Dreyfus !
Vive Josso !
Vive Caillaux !
Ce qui sera très bien : qui se ressemble
s'assemble.
IV. L'élection de Maine-et-Loire
Comme on vient de le voir, la dépê
che du Finistère qui avait étonné et même
un peu scandalisé est un simple faux. Les
journaux les plus graves ont eu. à raison-,
ner, ces jours-ci, sur cette invention de
mystificateur intéressé ! Telle est la fièvre
électorale. Telle est la fureur du mensonge
quand le morbus demoeraticus souffle non
sur les pires, mais sur les meilleurs ci
toyens. Oui, la dépêche de Quimper men
tait. Il n'a pas été question de l'élec
tion sénatoriale de Maine-et-Loire -à la
réunion du Comité directeur de l'Union ca
tholique du Finistère, présidée par Mgr
Duparc, assisté de ses. grands vicaires, il
n'y a eu aucun vote émis au cours de la réu
nion à ce sujet. 7 Telle est la vérité ma
térielle qui a été tranquillement faussée
pour dresser contre l'élection de Léon
Daudet l'influence d'une autorité vénéra
ble, l'action d'un pouvoir spirituel obéi 1
• Les libéraux parlent volontiers de vé
rité et de justice. Dans le feu des débats,
jé sais peu d'hommes moins scrupuleux
sur' le juste et le vrai. Leur modération
affectée semble ajouter à leur passion :
les vérités intellectuelles ne comptent
plus, même les faits tangibles , sont
bousculés ou camouflés aux couleurs de
leur bon plaisir. Je lis dans un grand jour
nal libéral que Daudet n'a réuni au .Congrès
conservateur que 158 voix. Mais ces 158
voix font plus du double des suffrages re
cueillis par les deux concurrents de Dau
det. Mais ce Congrès lui-même ne s'est réu
ni que pour désigner un candidat unique.
Avant la désignatio, on s'est ongagé à vo
ter, tous, pour cet élu. Après; on s'est
rallié à lui par acclamation. Il résulte donc
de ce fait public que Daudet repré
sente les 307 membres du Congrès con
servateur angevin... Pas du tout ! Le fana
tisme est le plus fart. Le Congrès n ? ést
pas.un Congrès. Ses conventions ne cop
ient pas. Son choix délibéré, non plus. Ce
;qui compte, c'est que-DrradertoirttTjriÈîK
miné à tout prix, c'est qu'à tout prix, con
fie le Vrai, contre le Juste, l'élection de
Léon Daudet doit être arrêtée !
J'avoue qu'il est pénible de trouver ces
confusions passionnées sous la plume de
M. Emmanuel Desgrées du Loû. S'il est
vrai que rien ne peut nous étonner " de'la
part du libéralisme, beaucoup de. libéraux
nous paraissaient valoir , infiniment mieux
que leur doctrine. Nous : en connaissons
de tels à Paris et en Anjou. Il nous aurait
été agréable de pouvoir généraliser 'cet
éloge.
V. Le rôle du roi d'Italie
M. le duc de Camastra vient de rétablir,
avec un grand bonheur d'expression et
une remarquable hauteur de pensée, la vé
rité sur le rôle de la dynastie de Savoie
dans la réaction mussolinienne et, plus
généralement, dans la formation et le dé
veloppement de la jeune Unité. Il écrit
dans I'E clair : ,
...Si, même au moment des. plus
grands troubles, la grande majorité -du
peuple italien n'avait été attachée à la
dynastie de Savoie, mon pays eût sombré
dans le désordre qui afflige certains Etats
.d'Europe et qui en menace d'autres bien
plus dangereusement qu'on ne le pense•
C'est le prestige du roi et de la monar
chie qui permit à l'Etat italien de navi
guer contre la marée montante commu
niste : c'est grâce à ce. prestige gue Mus
solini put grouper autour de lui les for
ces vivantes et les éléments d'ordre de la
nation et effectuer le magnifique mouve
ment qui sauva l'Italie. Quelle .eût été-la
situation d'un, président de la République
en pareille occasion? Elu pour une durée
de quelques années, il est plus que pro-
.babte que ses électeurs eux-mêmes l'eus
sent prié de vider les lieux {cela s'est
vu!). Et le pays, livré à lui-même, tiraillé
par les factions, n'ayant plus ce point de
ralliement qui a toujours eclaire sa mar
che vers l'unité nationale, eut été irrémé
diablement livré à l'anarchie. Fasciste de
cœur, nul plus que moi n'admire Musso
lini; mais ce que j'admire au-dessus de
tout en lui, c'est son évolution politique.
C'est d'avoir compris que le salut dii pays
était dans l'autorité et dans ta monarchie.
La révolution fasciste, au moment de la
fameuse marche sur Rome, s'effectua pres
que sans coup férir;- gloire en soit à son
chef, mais gloire aussi au souverain. C'est
l'attitude ferme et la profonde intuition
politique de ce dernier qui, autant Que le
courage et le patriotisme du premier, ob
tinrent ce résultat sans précédent dans
l'histoire.
• Une seule faute eût tout compromis :
l'armée, dont le loyalisme à l'égarji du
roi est inébranlable, se serait opposé aux
vaillantes chemises noires et le résultat
eût été la guerre civile et tout ce 'qui en
découle. Tout cela, nous fut évité par la
monarchie : niez donc encore que. celle-ci
peut être une panacée!
L'essentiel de ces choses a été raconté
dans I'A ction française . Il eût suffi de la
, bien lire pour éviter de graves erreurs.
Chemin faisant, M. le duc de Camastra
résout victorieusement une autre objection.
Certes, de Charles-Albert à Victor-Emma
nuel II, à'Humbert I", à Victor-Emmanuel
ÛI, la lignée de Savoie s'est recommandée
à l'attention du monde -par des personna
lités de premier plan : mais cela n'est-il
pas « une preuve de l'importance de l'hé
rédité t > "? demande M. le duc de Camastra
Il inyoque en terminant la sagesse des
nations : le proverbe tbon sang ne peut
mentir » « milite en faveur des dynastie^
héréditaires». La plus savante philosophie
politique et le simple bon sens sont tout
à fait d'açcord en cela.
Charles MAVRRAS,
Les carabiniers de Téry
A l'heure où le gouvernement annonce
qu'il va se décider à poursuivre les com
munistes, ce qui a. d'ailleurs pour résul
tat immédiat de permettre, yna fois .de
plus, â ceux-cî de garer leurs papiers con-"
tre les perquisitions;, l'Œuvre estime sans 1
doute que les complices d'Abd el Krim
né sont pas encore assez couverts. Il lui
faut discréditer les accusations de là pres
se patriote qui ont obligé le gouvernement
à faire ce geste..., que nous n'avons pas
encore vu. A cet effet, la feuille de Téry
publie, en deux longues colonnes, une bon
ne histoire, qu'elle déclare avoir décou
verte. .■...'
Cette Jiistoire racontée par M. Jean Piot,
sous le titre Le Mystère de la liste noire,
est celle de deux individus qu'il appelle,
en modifiant un peu leurs noms, Grand-
garçon et Simonor. Va pour Simonor et
Grandgarçon. Ces intéressants jeunes gens
promènent, depuis trois ou quatre ans,
dans les groupements politiques ou écono
miques, dans les. journaux et, enfin, dans
les Bureaux de la Sûreté générale, dont ils
s'avouent d'ailleurs les collaborateurs, des
documents sur les complots communistes,
et en tirent des ressources. Tous les bu
reaux de rédaction de Paris ont rèçu leur
visite. Il n'y a que l'Œuvre, candide, qui
ne les avait pas encore -vus !
- Bref, raconte M. Jean Piot, Grandgarçon
et Simonor ont vendu à e u» important
groupement économique » des: documents
fantaisistes, où il était question notam
ment d'un nommé Santarel qui n'existe
pas. Ayant voulu recommencer l'opération
avec un financier, celui-ci envoya à sa
place au rendez-.vous donné tin commis
saire de-police qui. amena les deux gail
lards à faire l'aveu de leur industrie. Bon!
Pourquoi faut-il qu'ici le récit de IL Piot
tourne court et qu'il ne . nous dise pas "si
Grandgarçon et Simonor se sont vus cof
frer pour être traduits en justice, ou si
on les a rendus à leurs fructueuses opéra
tions après qu'ils durent, simplement exhi
bé leurs cartes de la Sûreté ?
M. Jean Piot préfère recueillir leurs con
fidences. Comme on dit à Simonor que
l'histoire du complot Santarel a été montée
par- luî de toutes pièces, il répond :
r ___ c't'idée ! Et ce n'est pas la premiè
re ! Il y a trois, ans j'en ai monté une autre
à MM, Maurras et Pujo, qui m'ont versé
7.000 francs (!). J'ai même fait un voyage
à Nice avec M. Coquet (?), homme de con
fiance de M. Georges Valois, pour y trou
ver un ami de Zalevsky. »
: .< Et maintenant, ajoute M Piot, —
après avoir cité quelques-uns des faits tou
chant ïes-préparatifs-communistes allégués
"gar Maurras pôur motiver son avertisse
ment .à.'M. Schràmeck, nous savons sur
quelles sortes « d'informations sûres » M.
Maurras lance ses ukases et décrète de
mort ses adversaires. »
' D'un faux complot qui aurait été ima-
f iné,;il y a trois ans^ par le jeune Simonor,
L Piot conclut à la fassseté des informâ-
tions de Maurras qui ont trait à des faits
tout récents. Cette logique audacieuse le
paraîtra plus encore si l'on constate que
jamais l'Action française n'a fait état, ni
directement, ni indirectement —et toute
sa collection est là pour le prouver — du
beau complot de Simonor.
Que dire si l'on constate en outre que
c'est l'Action française elle-même qui, il
y a seize mois, a démasqué publiquement,
cette tentative avortée de la tromper !
Car, pauvre Monsieur Piot, votre belle
histoire est une vieille histoire. Elle nous
a déjà été servie par l'Humanité en février
1924 et l'Action française, dès ee moment,
en a fait justice. Vous ne lisez pas les
journaux ! •
Mais reprenons l'histoire à son début.Ala
fin d'août 1922, j'ai reçu effectivement la
visite du jeune Simonor, puisque Simo
nor il y a. Mmrr&to, qui ne l'a jamais vu,
et qui était d'ailleurs absent de Paris à
ce'moment, menait déjà dépuis plus de
dix mois sa campagne sur les chèques
Zalewsky. Simonor venait nous offrir des
documents destinés à la corser.-J'imagine
que la pudeur de M. Piot ne se scandali
sera pas, que nous les ayons examinés. Les
premiers qui me furent montrés offraient
toutes les apparences de l'authenticité :
c'étaient des lettres d'un médecin de Nice,
qui avait été l'intime de Zalewsky. Dans
ceux que Simonor nous apporta quelques
jours plus tard, je reconnus au contraire
des faux patents, de l'espèce de ceux que
l'on fabrique à la Sûreté générale avec de
fantaisistes, papiers à entete. .
Il valait la peine de tirer au clair la
valeur des lettres de Nice. C'est pourquoi
j'envoyai dans cette Ville un de nos amis
pour mener l'enquête. Mais soit que Simo
nor, qui était du voyage, se fût arrangé
pour la faire échouer, soit que le médecin
niçois se méfiât, l'authentification ne pût
être faite -avec certitude. L'authenticité
des lettres cût-élle été établie, il eût fallu
d'ailleurs'vérifier encore les affirmations
qu'elles contenaient. Mais le doute subsis
tant sûr le premier point, nous décidâmes
que pas une ligne de ces documents, pas
un seul de leùrs renseignements ne se
raient utilisés.
Or les lettres du médecin étaient au
thentiques. Dfns les premiers jours de
janvier 1925, l'Eclaireur de Nice publiait
de lui des déclarations qui reproduisaient
le contenu de ces lettres. Je. publiai aussi-,
tôt, dans l'Action française, la principale
de celles-ci, qui n'avaient plus d'ailleurs
qu'un intérêt rétrospectif, et j'invitai le
signataire à dire s'il en contestait l'authen
ticité. Dans sa réponse, il ne nia pas que
ce teste fût de sa main. C'est ce que nous
avions pensé dès lé premier moment, et,
.cependant; devant le mélange des pièces,
vraies et des pièces fausses, nous avions
préféré nous abstenir. Telle est notre pru
dence. Comme le dit Maurras, ce sont des
« informations sûres » que celles sur les-"
quelles nous basons nos accusations. JSous
remercions M. Piot de nous avoir aidé à
en faire la démonstration.
Mais si nous n'avons pas « marché »,
IKEuvre, elle, vient de marcher à fond,
et M. Piot est impardonnable. Il devrait
savoir; en effet que, le 28 février 1924,
l'Humanité, lassé de voir que nous ne
publiions pas les faux documents que sans
dopte elle nous avait fait "passer par Simb-
no'r, se décida à les publier elle-mcipe. Ce
fut pour nous un bon moment de gaité.
Dès le lendemain, nous l'engagions à pour
suivre. les faussaires. Le 1** mars, nous re
venions à la charge et, pour lui faciliter
la tâche, nous lui donnions ce renseigne
ment que nous tenions de source officiel
le, que les faux avaient été fabriqués rue
des Saussaies. Enfin, devant le silence su
bit de l'organe communiste, le 3 .mars,
nous prenions acte de sa fuite.
Allons ! Allons 1 la police de l'Action
française n'est pas trop mal faite; mais
celle de l'Œuvre doit être faite par des
carabiniers...
Maurice PUJO.
P.-S. — J 'aurai à dire aussi un mot de
< Grangarçon », de son « Santarel * et
de sa « liste noire » si opportunément fa
briquée pour donner le change sur les
vraies listes. Car nous avons également
déjoué cela. Ce sera pour demain.
À LA XIP CHAMBRE
CORRECTIONNELLE
Bajot déboute
y
La XII" chambre correctionnelle; prési
dée par : M. Tanon, vient, conformément
aux conclusions de M* de Roux et à celles
du substitut Gaudel, de se déclarer incom
pétente dans le procès en « diffamation »
intenté à Léon Daudet par le chauffeur
Baiot.
"Bajot se plaignait, on s'en souvient^ d'a
voir été « diffamé », quand Daudet l'avait
qualifié de faux témoin.
Le jugement, à propos des passages des
articles des 3, 4 et 6 janvier 1925 relevés
par la citation, déclare que, dans chacun
de ces articles, c'est Bajot témoin v à l'ins
truction de l'affaire Philippe Daudet qui
est visé à l'occasion de ses dépositions de
vant le juge. Conformément aux articles 31
ot 35 de la loi de 1881 sur la presse, le tri
bunal correctionnel n'est pas compétent.
L'importance .dè ce jugement est consi
dérable. Au lendemain du jour ou le misé
rable Le Flaoutter, pressé par Daudet, a
commencé à entrer dans la voie des aveux,
la décision judiciaire de la XII* chambre
marque un progrès nouveau vers le triom
phe de la justiGc, vers la confusion et le
châtiment des coupables.
* Bajot s'est trompé de -porte, disait à
l'audience du 13 juin dernier, le substitut
Gaudel. Il y en a une autre, largement ou
verte devant lui, à laquelle il doit s'adres
ser. » *
Cette porte, à" laquelle Bajot est invité
Ear un magistrat du Parquet et par un tri-
unal à aller frapper, et, selon une. autre
expression du substitut Gaudel, à -porter
« des doléances qui sont peut-être justes ».,
c'est la-cour d'assises, où la preuve des
faits qualifiés « diffamatoires ■ » est auto
risée. • ;
Deux hypothèses se présentent alors :
Ou bien Bajot ne répondra pas à l'invita-*
tion qui vient de lui être adressée, il en
caissera le jugement d'incompétence du
tribunal correctionnel, et sa reculade ap
paraîtra aux yeux de tous. H montrera ain
si qu'il a,peur d'un débat au grand jour.
Ou bien, s'efforçant encore une fois de
crâner, il acceptera le débat. Qu'il soit as
suré, dès maintenant, que celui-ci aura
toute l'ampleur désirable. Nous citerons nos
témoins, nous ferons nos preuve®,, et le
scandale de l'atroce assassinat de Philippe
éclatera dans une enceinte de justice.
Dans un cas comme dans l'autre, pour
les assassins et leurs complices, le bec île
gaz ne fait pas de doute...A. M.
P. S. — Un on deux de nos confrères,
rendant compte de la confrontation d'a-
vant-hier, parlent de Le Flaoutter comms
d'un c témoin » cité devant le conseiller
Laugïer.
Le Flaoutter n'est pas un témoin, c'est
ûn inculpé, au sens^ie plus complet, le plus
juridique du. mot. De même que Lannes.
Marlier, Colombo, Delange et Gruffy, ce
dernier en fuite, Le Flaoutter est nommé
ment inculpé de meurtre, complicité de
meurtre et détournement de mineun, cela
par ordonnance de M. le Premier Président
ae la Cour de Paris, sur la plainte de Léon
Daudet et les réquisitions de M. le Pro
cureur /.général. '
Il est particulièrement important d'évi
ter toute équivoque à cet égard.
MESSE POUR LES MORTS
DE L'ACTION FRANÇAISE
Nous prions les amis de fAction fran
çaise d'assister â la messe pour les morts
de l'Action française, qui sera célébrée
demain lundi, à midi, en f église Saint-
Louis d'Antin, 63, rué Caumartih.
La Schola d'Action française exécutera
les chants liturgiques.
HW—M
SSSSBSÊSHP*
A SAINT-OMER
Ee monument
à Jean de Terline
Aujourd'hui, à Saint-Omer, sous la pré
sidence, de Mgr Julien, évêque d -'Arras,
l'Association des Anciens élèves lu Col
lège Saint-Bertin inaugure un monument â
la mémoire glorieuse de Jean de. Terline.
Parmi tant de traits d'héroïsme dont la
dernière guerre fut l'occasion chez nous,
celui , qui immortalise Jean de Terline est
si beau qu'il, frappa comme un trait d'un
sublime inoubliable. Cavalier au début des
hostilités, quand la cavalerie était plus
souvent en réserve qu'au feu, Jean de Ter-
line demanda à passer dans l'aviation. Pi
lote d'avion«de chasse,*il avait déjà mérite
plusieurs citations admirables lorsqu'en
Champagne, entre Châlons et Minaucourt,
il accomplit l'exploit que voici.
Depuis longtemps Châlons était souvent
bombardé, insolemment, en plein jour, par
un aviateur allemand d'une rare audace,
que les Châlonnais: avaient nommé Armi-
nius. Les aviateurs du canjp chargé de
protéger la ville décidèrent de l'abattre
coûte que coûte, « Faute de mieux, dit
froidement le maréchal des logis de» Ter-
line, je fonce dessus. » Le lendemain, 2
juillet 1916, Arminiu5, faisant sa randon-
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