Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1925-05-31
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326819451
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 57453 Nombre total de vues : 57453
Description : 31 mai 1925 31 mai 1925
Description : 1925/05/31 (Numéro 151). 1925/05/31 (Numéro 151).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k762331r
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
BliUUUfllU
ACTION FRANÇAISE. - SI MAI 1925
rappelait qiie Malvyj ancien ministre de
l'Intérieur et favorable à la « paix alle
mande » projetée en 1917; avait gardé de
fortes attaches avec la police de Sûreté
générale. Ce qui est exact. Beaucoup, rue
des Saussaies, l'appellent « patron ».
Chouette patron, en vérité-!
Ces dettx positions Expliqueraient le chôii
de Malvy, chef de cette majorité parler
mentâire dont lë Quotidien ëst l'organe; —
de Malvy"chargé de démentir officiellement
l'ancien propos de Malvy sur Poincaré,
ignoble calomnie, je le répète, et d'assurer
que l'ère des ihcartados ântidirectoriales ét
anlialphonsisteS dli Quotidien était clôse.
Nul n'a oublié l'infect certificat publi
quement donné à Malvy le traître, en plein
Sénat, par ce pleutre de Poincaré. . Ce cer
tificat, exigé de Poincaré par Malvy et les
amis policiers de Malvy, venait à point
pour permettre à Malvy de démentir à
Madrid le propo3 calomnieux et antifran-
çais de Malvy an sujet du dit Poincaré.
Tels sont les récite qui Circulent dans
les milieux les mieux renseignés. Partisan
de la diplomatie an grand jour, — saper-
lipopétte ! — 1© Quotidien n'a fait que de
discrètes allusions à l'objet de la mission
du traître Malvy. je suis assez curieux de
connaître les explications que ce que j'écris
ici vâ lui permettre de fournir* À moins
què du célèbre Conrart il ne préfère le
silence prudent Car le gouvernement espa
gnol jKTurrait bien exiger, comme répara
tion, que Bumay retransportât, sur sa
felouque, Ibanez et Unamuno ■— arcades
amho dans l'île de Barataria !
Léon DAUDET.
•' s. ix-, Ttèi intéressant. Feuillet
cotnpl&er*
INFOMATIONS
I j E TESCPSi — Ciel «ouvert imth avec belles,
éclaireics.
Température; és hausse dans toute* les réglons.
A. Paris, nubnun SU*.
I-iA. VILLE. — A i heures, courses an Bois de
Boulogne; aux arènes de Lutèce, exposition des
chiens de guerre; à l 'exposition des Arts décora
tifs, gala de chanson» et de danses régionàlistes,
à A faeurest eôrtèce huttlneui sur la Seine et dé
filé des navires de guerre illuminés & 10 heures.
LES CHANGÉS. — Le fïflne Tant en moyenne :
• fr. 36 à New-York; 0 fr. 26 à Londres; 0 l'r. 26
i Genève; 1 fr. 26 à Borne.
- IlonutMigo à Jeanne d'Are
On 1 célébré, hier, à Itoaen, l'anniversaire du
martyre de Jeanne d'Arc, qui fut brûlée le 30
mai 1451 «or la plaee du Vieux-Marché.
Lès autorités civiles, militaires et religieuses
étaient conviées à cette cérémonie. Les édifices
et les maisons JjarticUliérès étaient pavoisés.
Après une messe célébrée k la basilique de
Saitit'Ouen, M. Louis Dubreuil, député, maire de
Rouen, a remis, & l'Hôtel de Ville, l'étendard de
Jeanne d'Arc à des jeunes filles de îa ville, puis
les autorités, les sociétés patriotiques et de secours
mutuék, fissemlilëa sur la place de l'Hôtel de
Ville, se sont rendues devant le t Mémorial de
Jeâhne » place du Vieux-Marché.
Dos discours mit été prononcés par M. Dubreufl
et le général de Gorn, commandant du 3* corps
d'année. tbe compagnie du 39* d'infanterie, avec
ca musique et son drapes ti, a fendu les honneurs.
Aptes on' défilé, le cortège s'est rendu sur la
Seine, à l'endroit où furent Jetées, en 1431, les
cendres de Jeanne d'Arc.
PETITES NOUVELLES
hé président Ût la. Répaàtiqae s'est fait repré
senter par Je fcolonel Marvassé à la cérémonie dû
« Mémorial Day * m&i & eu. lieu hier matin à l'éli
se Càthêdral« de la Salnte-Triiiitd, avenue Oeob-
ge-V.
Lt intnlstre des Affaires èiratigbres a reçu hîer
matin M. Quinones de I>éon, ambassadeur d'Es-
■ pagne, v. . ■
t J ïïtmvFtal Dctg *. — Le& Américains té ai
dant « Paris ont ôélébré hier le « Mémorial Day »,
CHRONIQUE DU MONDE
ET DE LA VIIXE
' Naissance
M. Jean Barnagaud et Mme, née Pru
nier, sont heureux de faire part de la nais*
tance de leur fils, Claude.
Deuils
On annonce la mort du comte Jean de
Crécu, pieusement décédé à Culoz {Ain)
le 24 niai> dans sa 70° année. La cérémo
nie religieuse a eu lieu te 27 mai à l'église
paroissiale de Culoz et l'inhumation A
Lyon. dan» le caveau de famille. Lè pré
sent avis tient lieu de faire part.
— On nous- apprend la nmft de M. Amè-
dée Sangnier, au château de Flibeaucourt
(Somme}.
Il était le père de M. Robert Sangnier,
le beau-père du comte Max de Beaùmont,
le grand-père de M. et de Mme Jean de La
Touche, du lieutenant Bernard de Beau-
mont, de Mlle Nicole de Beaùmont et de
M. Guillaume de Beaùmont.
Sologne (près Gien)
vit, DOMAINE Dll lIOiniîllKli
DM 1.200 HECTARES "4M.-
- Chàlcau tout confort. — Chasse et Pêche. -
H; I CllIAIt' *, Avenue Hoche
»~L. OMUll > PAIU'S
Les funérailles d'Ernest Berger
(Suite de notre première 'page)
Devant Saint-Phîlippè du Roule*
.Pendant la messe, une faille énorme
S 'est accumulée aux abords de l'église.
Tout le pourtour de la place Saint-Phi-
lippe-du-Roule, le terre-plèin central et les
rues avoisinantes sont noires de monde.
Le long de l'avenue Victor-Emmanuel-III,
jusqu'au rond-point, des Champs-Elysées,
s'échelonnent les délégations : les candi
dats aux grandes Ecoles, les étudiants,
groupés par facultés et grandes écoles, les
lycéens et les collégiens, ainsi que les étu
diants d'Action française, se serrent entre
la rue du Colisée et le rond-point. Les re
présentants des Associations patriotiques:
Ligue des Patriotes, Jeunesses, patriotes,
Camarades de combat, Légions, etc., se
groupent entre la rue du Coliséc et la
plàte^ Le trottoir opposé est occupé sur
toute sa longueur par les sections de Paris
et de la banlieue jde la Ligue d'Action fran
çaise.
Des drapeaux, des fanions, cravatés de
crêpe, immobiles sous le ciel lourd, des
couronnes posées sur des brancards tran
chent, par leurs couleurs plus vives, sur
le gris et Je: noir de la foule endeuillée.
De Saint-Philippe thi Roule
à Vaugirard
La luesse est finie. Les portes s'ouvrent
lentement entrai les faisceaux de drapeaux
et_ les hautes palmes. Toutes lés têtes se
découvrent. Des meûibres du Fascio de
Paris, groupés sous le péristyle, étendent
le bras pour tin salut Un grand silence
■se fait. Sur un fond scintillant de lumières,
le cercueil apparaît, recouvert .du drapeau
tricolore. Derrière lui, une femtne san
glote».»
Et le cortège se met en marche.
Derrière un grabd cbdr couvert.de cou
ronnes, d.e gerbes et de fleurs, et la
voiture de M. le éhauoine Richard, oncle
de Marius Plateau, qui accompagne le
corps au cimetière, s'avance le corbillard.
Î1 est encadré par une garde d'honneur
composée de coriimissaires de la 6* équipe
— â laquelle appartenait Berger — et pla
cée sous le commandement d'Edouard
ErgaL Puis viennent les membres de la
famille. Précédés de la couronne de l'A.
F., portée à bras, voici les Comités direc-
teurs de TA^tfon française. Les dames
d'Action française et les jeunes filles roya-
listesj suivent par rangs dé quatre. Der-"
tière leur longue file s'echelonncnt les dé
légations des associations patriotiques et
d'Anciens combattants : les Camarades de
Combat, les Légions, la Ligue des Patriotes
et les Vétérans de la VII" section, \avec
leurs drapeaux. }
Le sol retentit sous le pas martial des
Jeunesses Patriotes, qiii sont veftues, nom
breuses, accompagner leur camarade d'A.
FVà sa dernière Hemeure. Leurs sections
passent, et devaht chacune, une couronne
est portée sur un brancard» MM. d'Aste et
Meaux les commandent.
Un groiipe d'officiers et de soldats ëri
Uniforme, des poitrines où scintillent Lé
gions d'honneur, médailles ibilitaires,
croix de guerre, des manches vides, c'est
la garde du drapeau de l'Action française.
La marché du cortège de l'A. F» est
réglée par nos amis Maxime Real ddl
Sarte, Lucien Lacoiir, François de la Motte,
Pierre Lecœur, André Guignard, Philippe
Roulland, Raymond Batardy et-, les chefs
d'équipes.
Devant 3e drapeau, une équipe de com
missaires, au bras ceint du ruban trico
lore, derrière lui, la couronne des Came
lots du Roi. Voici le drapeau des Etudiants
d'Action française et sa garde suivi de
la couronne des Étudiants.
Toutes les Facultés, toutes les grandes
Ecoles, tous les lycées et collèges sont
représentés.
Successivèment passent i
Corniche, Flotte, Tatipe, Pîston, Agro,
Cagne.
Faculté de droit, École des Sciences
politiques, Ecole coloniale, Faculté des
lettres, Ecole normale supérieure, Ecole
des Chartes, Faculté de médecine, P. C. N.,
Faculté de pharmacie, Ecoles dentaires,
Faculté des Sciences, Institut de chimie
de Paris.
Institut catholique, Ecole des mines,
Ecole d'Aéronautique, Ecole centrale,
Ecole des Ponts et Chaussées, Arts et Mé
tiers, Institut agronomique de Paris, Ins
titut agronomique de Beatfvais, Ecole des
hautes études commerciales, Ecole Fril-
'ley, Ecole des Beau?c-Art$, Ecole des Arts
■décoratifs, Ecole des travaux publics, Eco
le d'application du Génie maritime, Ecole
supérieure d'électricité (Sudria), Ecole
d'électricité et de mécanique industrielle
(Violet), Ecole Bréguet, Ecole Charliat,
Institut clectrotechnique, Ecoles commer
ciales.
Lycées Condoreet, Louis-le^Grântl, St*
Louis, Henri-IV, Carnot, Jansoû-de-Sailly,
Buffon, Cbarlemagne, Michelet, Lakanal,
Voltaire, Rollin, Hoche, Pasteur ; Collè
ges Sainte-Barbe, Chaptal, Ecoles Jean-
Baptisté-Say, Lavoisier, Petit Séminaire
diocésain -de Paris, Collège Stanislas, Eco
le Sainte-Geneviève, Externat Saint-Louis-
de-Gonzague, Ecoles Notre-Dame, Sainte-
Crôix-de-Neuilly, Pensionnat de Passy,
Ecoles Rocroy-Saint-Lèon, Saint ^och,
des Francs-Bourgeois, Massillon, Duvigneau
de Lanneau, Fontanes, Descartes, Saint-
Jean-de-Béthune, de Sèvres.
Les étudiants d'A. F. délilent militaire
ment sous le commandement de leurs
chefs : Georges Calzant, Claude Jeantet,
Edouard et André Delavenne, Delvolvé,
Gallot, Luzuy, Dupont, René Joannet.
Leur nombre surprend -la foule, qui
sait d'ailleurs que ce samedi n'est pas
jour de congé et que la plupart des candi
dats aux grandes Écoles, les lycéens et
les collégiens, notamment, sont retenus
dans leurs classes.
Et voici encore des Couronnes et des
fanionà. C'est, derrière le président de
leur fédération, François de la Motte, l'in
terminable défilé des sections des arron
dissements de Paris et des localités de la
banlieue. En tête de cette .partie du cor
tège vient la couronne du XVIII" arrond.,
l'arrondissement d'Ernest Berger. Chaque
section, conduite par son président, est
précédée de sa couronne et de sou fanion.
On remarque, tout particulièremeht,
ia couronne de la section du VII" — la
section Marius Plateau... Après les sec
tions de Paris, viennent les couronnes
et les délégations des sections de Lille,
Douai, La Madeleine, Lyoa et Villefran-
che-sur-Saône, sections auxquelles avait
successivement appartenu Ernest Berger.
Les fédérations des sections de ia ban
lieue Est, Nqrd, Ouest et Sud, spécialement
nombreuses, ferment la marche»
Sur tout le parcours, la foule témoigne
d'une émotion intense. On salue tous ies
drapeaux, et beaucoup de personnes pleu
rent...
Au cimetière
Il est trois heures, quand le char funèbre
arrive à la porte du. cimetière de Vaugi
rard. Le corbillard pénètre dans la nécro
pole. En même temps la famille, le drapeau
tenii par le capitaine de Montés entouré de
sa garde d'honneur, les comités directeurs
de l'Action française se rangent stir le
trottoir de droite le long du liiur du cime
tière.
Et c'est le .défilé du cortège qui com
mence. Il s'accomplit dans un ordre admi
rable avec une gravité recueillie et dans
un silence impressionnant. Il ne durera
pas moins tf'uiie heure.
Le défilé ttrmitié, les drâpeaux pénè
trent dans le cimetière, suivis de la famille,
des comités directeurs, de la rédaction
et de l'administration de l'Actiort fran
çaise, des parlementaires et des repré
sentants de la presse»
La dépouille d'Ernest Berger est déposée
non loiii de la tombe de Marius Plateau,
à côté de Fernand Tillet et d'Edgard
Trullet, les patriotes assassinés rue Dam-
rémont par les communistes.
Tout autour, et derrière les drapeaux,
se massent les pfersoimes qui ont pu péné
trer dans la nécropole. Le chanoine
Richard et un prêtre de Saint-Jean^Bap-
tiste de Grenelle réciteht les prières des
morts. Puis le colonel Bernard de Vesins
s'avance au premier rang. Il maîtrise son
émotion, refoule les sanglots qui sa pres
sent dans sa gorge et prononce le superbe
discours dont nous avons donné le texte,
en tête du journal.
Quand le président de la Ligue d'Action
française a terminé* on passe en jettant
l'eau bénite sur la tombe de notre glorieux
ami ; puis sur le cercueil, longuement
tous les drapeaux s'in.clinent»
La Cérémonie est finie ; mais avant de
sortir du cimetière, les assistants vont sa
luer î«s tombes de Fernand Tillet et d'Ed
gard Trullet, puis celle de Marius Plateau
qui avaient été fleuries par nos soins. Les
délégations passent ; les drapeaux s'incli
nent vers ceux qui, comme Ernest Berger,
ont versé leur sang pour la patrie.
Les couronnes
Nous avons noté ici et là :
* Les sections d'A. F. de Bretagne »,
couronne pensées et roses ; « Les Etu
diants d'A. F. de l'Institut agricole de
Beauvaii », couronne pensées et roses ;
t La Schola d'A. F» de Haubourdin », cou
ronne pensées et iris ; « Section d'A. Fi
d'Halluin », couronne pensées et roses ;
« Section' d'A: F» de Lyon'», couronne
pensées et roses ; « Section d'A» F» d'Or-
chies », couronné pensées et pois de sen
teur ; 4 Section d'A. F» de Roubaix », cou
ronne pensées et roses ; « Le Groupe pi
card d'A. F.», couronne pensées et pois
de senteur; «Section d'A. F. de.Rouen»>
couronne pensées, iris et roses ; « Section
d'A. F» de Tourcoin», couronne pensées
et- pivoines ; * Les Voyageurs de com
merce d'A. F. », couronne roses et pivoi
nes ; « Les Etudiants de l'Institut catho
lique », couronne pivoines et œillets ;
« L'Externat du Parc-Monceau », couronne
roses et pivoines f « La Ligue des Patriotes
à Ernest Berger», couronne pensées et
roses » ;
«A Ernest Berger l'Action Française»,
grande couronne roses rouges et lis ; < Les
Commissaires d'Action Française et les
Camelots du Roi», couronne roses et li-
liuius ; « A Ernest Berger les Etudiants
d'Action Française », couronne pivoines
et iris ; « Les Jeunesses Patriotes à Erflest
Berger», couronne pensées et iris; «Les
Jeunesses Patriotes, section de Versailles »,
palme bronze ; «Les Légions », couronne
roses ;
«Section d'A. F. de Douai», couronne
pensées et roses ; « Section d'A. F. de
Lille », couronne pensées et roses ; « Sec
tion d'A.'F» de la Madeleine», couronne
pensées, iris et roses ; « Section d'A. F»
des 1 er et 2" arrondissements», couronne
tulipes et œillets ; « A Ernest Berger
l'A. F. des 3* et 4" arrondissements», cou
ronne pensées, roses et iris ; « A Ernest
Berger, tombé pour la France, l'A. F. du
5" aiTondissement », couronne peijsées,
roses et lis ; « Section d'A. F. du C" arron
dissement», couronne roses et pensées ;
« A Ernest Berger, Section Marins-Pla
teau s>, couronne rhododendrons, œillets
et roses ; «Section d'A. F» du 8* arrondis
sement », couronne pensées et roses ;
«Section d'A, F. du 0" arrondissement»,
couronne pensées, iris et roses ; « Action
Française, section Henri-Bannier, 10* ar
rondissement », couronne pivoihèè et pen
sées ; * A Ernest Berger, section d'A. F.
du li* arrondissement», couronné pen
sées et œillets; «Section d'A» F. du 12*
arrondissement à Ernest Berger », cou
ronne pensées, roses et eeillets ; « Section
d'A» F. du 13* arrondissement», couronne
roses, œillets et pénsêes ; * A Ernest Ber
ger l'A. F. du/14" arrondissement », Cou
ronne œillets et roses.; « Section d'A. F.
du 15* arrondissement», couronne pensées
et œillets ; « Section d'A» F. du 18* arron
dissement à notre Aiiii' regretté », Cou
ronne œillets et pensées ; « Section d'A. F.
du 19' arrondissement», couronne roses,
œillets et pensées ; « Les sections d'A. F.
du 20* arrondissement i Belleville, Gha-
ronne, Saint-Fargeau », couronne œillets,
roses et iris ;
«Fédération des Sections d'A* F. Ban
lieue Est», Couronne pensées et rosés ;
« Fédération des sections d'A. F. Banlieue
Nord », couronne pensées et roses { « Fé
dération des sections d'A. F. Banlieue
Ouest », couronne pensées ët foseS ; * Fé
dération des sections d'A. F. Banlieue
Sed », coUronOê pivoines et pois de sen
teur ; « A Ernest Berger, section d'A. F.
de Levallois-Perret », couronne œillets et
roses ; « Les Dames royalistes de Leval
lois-Perret », gerbe roses et tulipes ; « Sec
tion d'A. F. de Neuilly-sur-Seine », cou
ronne pensées et roses ; « L'Action Fran
çaise, section de Versailles », couronne
rhododendrons et roses; «Section d'A, F.
La Garenne-Colombes», couronné roses et
iris.
. On remarque également les couronnes
et les gerbes offertes par M» van den Broek
d'Obrenan, le docteur Cornu, Mme Leduc,
M. et Mme Pierre d'Andurain, M. et Mme
I. Gillier, M. Richard Bailly, la Revue du
Siècle, la Section lorraine d'A. F., le Per
sonnel de la banque Vasseur, etc.
Nous tenons à remercier M. Pràdël et
la maison Henri de Bôrfiiol qui, en ces
tristes circonstances, se sont mis à notre
disposition avec la plus grande Complai
sance, et ont organise là cérémonie d'hier
à la satisfaction générale.
Les Allemands à Mulhouse
11 paraît qu'on va voir aujourd'hui à
Mulhouse défiler au pas de l'oie 150 Alle
mands, venus d'outre Rhin en groupes
pour prendre pftrt â un concours de gym
nastique. Ils chanteront peut-être le
Deutschland ûber Ailes et N&ch Paris dans
les rues de là vaillante cité alsacienne.
ils devaient être 800, pour lesquels on
avait demandé autant de passeports. L'ad
ministration n'a pas osé braver le senti
ment public au point de les accorder tous»
Selon le stupiae procédé libéral, - elle a
fait une cote mal taillée.
Il Va de soi que les quinte sociétés ba-
doises qui viendront ont été invitées et
que les invitations sont le fait de jour
naux et sociétés Sportives socialistes»
Les sociétés patriotiques de Mulhouse
suivantes : l'Union nationale des anciens
combattants, l'Amicale des Chasseurs, le
Souvenir français, les Engagés volontaires,
l'Association des Officiers de complément
et la Ligue d'Action française, ont envoyé
à M. Painlevé le télégramme suivant :
« Sociétés patriotiques, région Mulhou
se, protestent avec indignation contre ré
ception à Mulhouse de quinze sociétés de
gymnastique allemandes, coïncidant avec
fête fédérative des sociétés de gymnastique
de France à Strasbourg, demandent votre
intervention pour empêcher ce scandale. »
Elles ont publié et affiché la protestation
suivante : •
Ainsi, de tdutei lei villes de France, Midhous«
sera la première — et pour longtemps, la seule
gui, six ans après la guerre, aura donné li triste
spectacle de la fraternisation avec les ennemis
tthier. Quel scandale !
On .nous dira, .pBiit-êtfe : « Le passé est te
passé ; il convient de Jeter toubli sur lai ».
- Alors ! ll nous faut oublier les traitements qut
nous avons subit pendant 43 tins ;
Il nous faut oublier les actes de sauvagerie
des Boches au cours de 51 mois de guerre ;
Il nous faut oublier nos 1.SÛ0.000 morts ;
Il nous faut détourner les yeux de ces mères
et de tes veuves dont la vie est brisée, de eei
mutilés aux chairs broyées, de ces ruines non
encore relevées
Quant à nous, nous ne le pouvons pas !
A ces Alsaciens, dont la mémoire est si courte,
nous nous èçrnerons à dire qu'ils ne sont pas
encore mûrs pour la liberté que la France leitr
a donnée.
Fermement résolus à protester contre cette stftn-
daleuse invitation et convaincus,, d'ailleurs, d'être
les interprètes de t immense majàritê de nos con
citoyens, nous convions la population de Mulhouse
â se joindre à nous.
Non seulement aucun drapeau ne devra être
arboré aua fenêtres, mais à est du devoir de
tous de signifier aux Boches, â leur arrivée, pen
dant leur séjour et eu moment de leur départ,
que leur présence nous est insupportable.
Nous espérons leur ôter pour longtemps t envie
de revenir.
Cette juste colère peut causer des Inci
dents internationaux fort graves. A qui
sera la faute ? A quelques présidents de
sociétés sportives qui ont invité ces enne
mis d'hier et de toujours, sans doute» Mais
les grands responsables, ce sont les auto
rités administratives qui ont donné aux
Allemands des passeports, alors que l'Alle
magne ne cesse de crier sa haine' contre
la France» On se demande où elles ont
la raison et, comme dit l'affiche des socié
tés patriotiques de Mulhouse, ce qu'elles
.font de la pudeur.
ENVOYEZ vos LETTRES •» ÔOMS
T MAROC.". ALGÉRIE
t.. AVION
Surtaxa, poiteltt pour £0 gramuuNi I ». 60
LIGNES AÉRIENNES LATÉC0ÈRE
m *.v*nu* teVMftU- i» PiW*
DERNIÈRE HEURE
les armements du reïch
Le gouvernement allemand
va recevoir
une note de plus...
La conférence des ambassadeurs, mu
nie des instructions des gouvernements
alliés, a arrêté, hier après-midi, à l'una
nimité de ses membres,' les termes de la
communication qui ser aremise au gou
vernement allemand au nom des gouver
nements alliés par leurs représentants à
Berlin»
La note partira ce soir pour Berlin ;
elle sera remise mardi au gouvernement
allemand et publiée selon toute vraisem
blance mercredi soir.
Elle comprend une note collective d'en
viron cinq pages et deux annexes. La pre
mière annexe, en plusieurs parties, con
tient notamment. la liste d'exécution des
clauses du traité ainsi que la liste des
« redressements ». La seconde annexe
comprend la lettre de la Commission des
Réparations.
Les deux annexes ont une longueur
d'une trentaine dé pages.
D'après ce que nous croyons savoir, la
note des ambassadeurs s'est attachée à
quelques-uns seulement des nombreux
manquements militaires constatés par la
Commission interalliée de contrôle. La
reconstitution du grand état-major alle
mand, le maintien de certaines usines ou-
tiUéés pour les fabrications de guerre, le
système de recrutement et d'enrôlement
dans l'armée sont' les trois points sur les
quels les Alliés, insistent le plus.
On assure dans les milieux officiels
que le rapport du général Walsh sur les
manquements constatés par ia commis
sion de contrôle sera publié aussitôt après
la remisé de la note des ambassadeurs à
Berlin.
On estime i Paris comme à Londres que
l 'Allemagne peut avoir exécuté les « re
dressements » — C'est le terme officiel
employé — qui lui sont demandés, dans
les trois mois»
-Ainsi, l'évacuation de Cologne pourrait
Avoir lieu en septembre.
...Et l'Allemagne continue plus ardem
ment et plus librement que jamais la
préparation prochaine de la revanche.
Dernières nouvelles sportives
Le grand Prix d'Indianopolis
a été gagné par Paoîo
Indiatutpolis, 30 mai. Le départ du
Grand Prix automobile d'Indianapolis a
été donnî ce matin, à 10 heures;, à 22 con
currents. Le parcours est de 500 milles
(804 kil. 656), goit 200 tours de piste.
Après les premiers 100 milles, de Paolo
est eu tête. Cooper est second, Hartz troi
sième, et Shafer quatrième.
Au 137* mille, Shafer rattrape de Paolo
et prend ensuite la tête.
Au 150' mille, Shafer est toujours en
tête, de Paolo deuxième, Cooper troisième,
Hartz quatrième.
La vitesse horaire du premier pour les
150 milles a été de : 104 mille 1/5, soit
près de 167 kilomètres 600.
Âu 350* mille, Levris est en tête devant
Shafer et Paolo» Paolo remonte peu à peu
ses deux camarades et franchit le pre
mier la ligne d'arrivée. Paolo pilotait une
Duesenberg.
Deux accidents se sont produits sans
toutefois être graves : la voiture d'Hubert
Jones, après avoir heurté le mur d'enceinte
s'est retournée et a pris feu. Le conduc
teur fut peu blessé. La voiture de Cooper
heurta le mur également par suite de la
rupture d'une pièce de direction. Mais sou
conducteur n'eût même pas de contusions!
Le raid de l'aviateur Pinedo
Rome, 30 mai. — Le commandant avia
teur de Pinedo, qui a entrepris le raid
aérien Rome-Australie-Tokio-Rome, est
arrivé à Kœpang, à la pointe sud de
l'Ile Timor.
Une seule étape, qu'il va franchir'inces
samment, le sépare maintenant de l'Aus
tralie occidentale. *
AU MAROC
Petites nouvelles de la nuit
— Le € Memûrùd Day n a été célébré hier dans
tous les cimetières français où reposent les Amé
ricains. M. Myron T. Herrick présidait la cérémonie
gui eut lieu au cimetière de SuresTies.
— La Chambre italienne a voté, à t unanimité
moins les voix des communistes, un apanage an
nuel de deux millions au prince héritier.
— A 19 heures, une automobile Ford, conduite
par son propriétaire, M, Georges Montupet, 77,
rue Notre-Dame-de-Nazweth, et occupée par Mme
Ceorgette Montupet, Théophile Montupet, son ma
ri, et Mlle Hélène Montupet, a fait panache près
de Boissy-St-Léger. Les occupants, ont été blessés,
dont deux grièvement.
Félicien Delmé, 29 ans, 42, avenue Pierre-
Marcel, • GentiUy, a tiré quatre coups de re
volver sur son beau-frère, qui a été admis à Bicê-
tre, dans un état très grave. Le meurtrier s'est
constitué prisonnier.
■ — Âu quai d'Orsay, M. Briand a reçu hier M.
Frttnldin-Beuillon.
— A Dechy, le bureau de poste a été cambriolé
la nuit dernière. Les voleurs ont pris pour 40.000
francs dé bons de ia Défense nationale ; mais
ceux-ci ne sont pas timbrés.
Les opérations sont Actives .
dans le secteur est
où 3.000 Riffains sont réunis
Fez, 30 mai. — Les secteurs de l'ouest
et du centre sont calmes. Les Beni Ze-
rouals et les Beni Ouriagels seraient las
de lutter. De nombreuses arrestations ont
été opérées pàrmi ces tribus par Abd el
Krim, qui les menace de représailles en
cas de défection.;Des renforts de 400 Rif
fains sont arrivés chez les Beni Zerouals.
Des coups de fusil ont été tirés sur Ta-
frant.
Les corvées d'eau des postes de Bab
Miza et d'Ain Maatouf ont été attaquées
hier par des dissidents.
Des détachements du groupement Frey-
denberg ont parcouru la régioû au nora-
est de Gara des Mezziat.
Dans le secteur de l'Est, la situation
est tendue. Des groupes de Riffains ve
nant du Hant-Oueraha sont arrivés devant
Kiffane, où les effectifs ennemis attein
draient 3.000 hommes. Un feu de mous-
t/ueterie a été tiré contre notre camp, à
Bab Seraottah el Hassi Oudlam et à
Hassi Ouenzgha.
Nos partisans ont détruit sur une gran
de distance la ligne téléphonique riffaine
de Tizortine à Chaouia (à 15 kilomètres.
au nord de Kiifane).
Le calme règne à Ouezzan
Oueszan, 29 mai. — La menace qui sem
blait faire peser sur la ville des Chorfa, la
présence d'une importante harka riffaine
opérant dans les parages du poste espagnol
de Teffer, situé à une trentaine de kilomè
tres au nord d'Ouezzan. sur les confins de
la zone espagnole a obligé le commande
ment à fortifier notre front, particulière
ment dégarni, entre Arbaona et le poste
des Ouled Allai.
Le groupe Dupas a été chargé de cette
mission de couverture qui s'est effectuée
en occupant des anciens postes abandon
nés.
La population d'Ouezzan est parfaite
ment, calme quoiqu'eUe entende par ins
tants le bruit de la fusillade et du canon.
Les obsèques du lieutenant Fave
Fez, 30 mai- — Les obsèques du lieute
nant observateur Faye, tue au cours de
l'accident d'avion signalé hier, ont eu lieu
au milieu d'une nombreuse affluence.
Ce triste accident parait dû à un retour
de flamme du carburateur et à une explo
sion du réservoir d'essence au moment de
l'atterrissage.
On a de meilleures nouvelles concernant
îa santé de l'officier pilote de cet avion,
le lieutenant Collé.
Trois communistes expulsés
. Casablanca, 30 mai. — Les trois commu
nistes arrêtés à Casablanca à la suite des
perquisitions qui ont été opérées, ont été
embarqués aujourd'hui sur l'Abda,.h des
tination de la France, en vertu d'un arrêt
d'éloignement pris par le Résident gé
néral»
A la suite de perquisitions opérées à
Rabat, une arrestation a été opérée.
AUX ASSISES DU LOT-ET-GARONNE
Le verdict dans l'affaire Galon
Le verdict du jury est négatif pour les
deux accusés en ce qui concerne les rapts
d'enfants, mais il est affirmatif pour'tous
les vols en ce qui concerne Dinorah et
négatif pour Galou, accusé seulement de
recel. En conséquence, ce dernier est ac
quitté et sa femme condamnée à quatre
ans de prison.
Lorsque Galou apprend l'arrêt de la
Cour, il se jette au cou de son avocat qui
l'embrasse.
Dinorah a un douloureux rictus à la
lecture des nombreuses réponses du jury
et de sa condamnation.
L'AVIATION ALLEMANDE
100.000 marks-or de pris ;
90 avions engagés dans un concours
Berlin, 30 mai. — La Berliner Zeitang
Mittag organise, pour les {êtes de la Pen
tecôte, un grand concours aérien qu'elle
dote d'un prix de 100.000 marks-or, et qui
se disputera sur le circuit : Berlin-Schw^-
rin-Hambourg-Altona-Brême-Cassel, soit
994 kilomètres. ■ 4 <
90 avions y prendront part ; ils seront
divisés en trois catégories suivant la for
ce de leur moteur : 40, 80 et 120 CV.
Le départ sera donné demain matin sur
l'aérodrome de Tempelhof.
100.000 marks-or de prix 1 90 avions en
gagés ! L'Allemagne ne manque ni d'ar
gent, ni d'avions.
LA CRISE MINISTERIELLE BELGE
L'attitude des libéraux
Bruxelles, 30 mai. Le Comité perma
nent du Conseil national du parti libéral
s'est réuni ce matin pour délibérer sur la
situation politique.
Il semble que le parti libéral soit enfin
décidé à accepter la formation d'un mi
nistère tripartite, pour le cas où la com
binaison envisagée entre catholiques et
socialistes échouerait.
M. Poullet a conféré dans la matinée
avec M. Wauiers, puis a été reçu, par
le Roi. 11 est parti pour les vacances de
la Pentecôte à Middlekerque, et ne ren
trera à Bruxelles que mardi.
Chronique dramatique
LA GRIMACE : La Haute Route , de M.
Faar&Ffémiet. PORTE SAINT-MARTIN !
SeigHetur Polichinelle, de 51. Zatttbco'ù.
M. Fauré'Ftcmiet n'est pas de ceux qu'qu lâcbc ;
il à tout pour intéresser» Il a des dons, il a des
défauts et son cas est exemplaire.
Un grand homme dans une branche indéter
minée de l'activité, mathématique ou astronomie,
a été trompé par sa femme. Il l'a renvoyée et
s'est muré dans l'orguciL H a élevé sa fille, il
en a fait un esprit noble et fort. Vingt ans après,
clic est ïftadée, elle à en â son- tour un enfant
qui vient d'être gravement malade. On a rappelé
la coupable oubliée an chevet du petit mourant.
L'enfant est sauvé, la femme adultère devenue une
vieille femme repartira demain.
À ce moment parait Un vieux pêcheur de la
côte la scène est dans une villa normande. Il
tient un fusil et^dit au savant: «Je cherche vo
tre gendre pourrie tuer ; il a détourné de son
devoir la femme de mon fils, l'âVeugle de guerre.
I.! 1 malheureux eu mourrait ; c'est moi qui tuerai
l'autre.
Forte fituafion» où reparaît le souci constant de
M. Fauré-Frérfliet pour les mutilés dé la guerre
rçur ce noble cœur n'oublie jamais. Le savant dé-
es une avec peine le vengeur, lui dit qu'il ee
ch.jrirf de ramener la paix par des moyens moins
rmlts. Danger de faire paraître sur la scène des
lioti'iïir; qu'on annonce supé-rjeurs : à là première
difficulté, ils paraissent inférieurs à ce -qu'on at
tendait d'eus. A vrai dire, lis ont même l'air
un peu bête d'intellectuels «trtpêtrés au; premiej
fil de fer. .
Celui-ci, en présence do sa fijle, hésite. C'èsi
elle qui déclare : « Je Sais tout, i Alotrs le père
dit : «Tu agiras comme j'ai agi jadis. Les êtres
comme nous n'acceptent pas Uh instant les souil
lures. Ils souffrent en silence. Ta chasseras ton
mari.> Elle répond : «Tu étais un homme, je
suis uâe femme. Je ne peux pas chàeser mon
mari, parce tjue je l'aime. »
Au second acte, oft voit le mari. Trouvaille' de
l'auteur, c'est un. voluptueux volontaire; Mis en
présence du Vieux pêcheur, il lui dit : « Votre
fils a été broyé ppr la guerre, il n'a tenu qu'au
sort que je le fusse. Le sort m'a favorisé, je vis,
j'en profite. La mort, je l'ai vue, je ne la crains
pas ; et la vie,, je la goûte avec furie, parce qu'elle
nie doit cette revanche et que j'ai senti sa fragi
lité. » Ainsi cette banale histoire d'adultère est
emportée d'un coup d'aile sur un sommet.
Par malheur, l'auteur h'a pas suivi jusqu'au
bout cette route, qui semble plus haute que celle
où il revient : la douleur de sa fille avertit le
vieux savant que son orgueil était feint, qu'il
n'avait jamais cessé de souffrir et d'aimer la cou
pable. Il lui ouvre les bras et, au cours de la
dernière scène, il dit à sa fille : « C'est toi qui
m'as montré la Haute roule : ce n'est pas* comme
j'ai cru, la science et l'orgueil ; c'est la pitié
et la résignation à la Volonté divine. »
Si louable qu'elle soit au point de vue de la
morale, cette conclusion surprend et déroute. Au
théâtre, sa banalité aurait besoin d'être soutenue
par une armature beaucoup plus forte. En dépit
dè la noblesse des intentions, on pense malgré
-soi: «Quoi, l'auteur n'a voulu dire que cela ? >
Si bien que cette pièce qtii semblait bien partie
a Fair de se dissoudre dafis un prêche proies-
tant "
%%
Tout porte à croire que bî l'auteur de la Haute
route prenait l'habitude d'écrite pour le publia
et d'être jugé par lui, il aurait chance de corri
ger cette sorte de raideur qui semble l'ankyloser.
Il manque à cet esprit noble, grave et fort, dé
savoir plaire, d'être aimable, au besoin d'être
adroit. On a envie de lui conseiller de délaisser
une fois ses héros moroses et d'écrire un vaude
ville pour s'assouplir la main. Le grand homme
qu'il montre est guindé, sec à force de roideurj
la jeune femme n'est guère moins artificielle en
dépit de sa faiblesse amoureuse ; la vieille femme
coupable est si mollement tracée qu'elle est indis*
tincte : elle fut jadis légère, elle est maintenant
vertueuse, nous n'avons pas eu une lueur sur son
creur. Combien sont mieux Vehus et vivants l'éner
gique vieux marin et la rapide silhouette du cyni
que de guerre I M. Fauré-Frémiet fait pensef
à quelque jeune arbre sauvageon, vivace et vigou»
reux, dont les fruits ne mûriraient pas.
«
Voici en quoi le cas de M. Fauré-Frémiet est
exemplaire :il est une des victimes du théâtre
commercial. Il n'y a plus à l'heure actuelle que
cette question-là d'intéressante en matière d'art
dramatique. Il y a parmi les écrivains qui ne
font que commencer leur carrière un homme qui
est doué pour faire un maître, c'est M. Sacha
Guitry (il a trente-neuf ans), et il n'a pas
encore donné sa mesure parce que le goût public
est trop facile. Toii» les autres, ceux qui ont
du talent, ceux qui ont donné des promesses,
sèchent sur tige sans s'épanouir parce que le
goût public ne lea soutient pas. Us n'écrivent pas
leurs pièces pour le public. Le publie est le Vrai
jugé, le fceul juge. Mais quelle chance à courir
et quel juge aléatoire !
Les deux auteurs de Bttsios le Hardi 6ht dans
leurs cartons une pièce curieuse, Originale : per
sonne ne la leur joue» M. Bernard ne sort pas de
là -petite scène des Champs-Elysée*, qui contient
soixante perabnnes. M. Sarment a eu ut» éehec
avec Mttdelon. M» Amoux en a eu un avec Petite
Lumière et tOurse . M. Catco en a eu un avec
Panante. M. Awiel, M. Obey n'ont pâs refait
Mme Beudet. M. Duhamel n-a pal persévéré. M.
Mazaud a disparu après Darolamelle. Disparu, M.
Copeau. Parmi les écrivains qui sont dignes qu'on
les appelle des écrivaihs, seul M. Romains & con
nu avec Knock un vrai et franc succès. Ce n'est
pas le jour de dire du ma! de lui ; mais une hi
rondelle ne fait pas le printemps.
Parmi ceux qui «Ont doués, il y a M. Ghéon,
trop catholique pour être estimé à Vraie valeur
et que personne ne met i son rang .;M, Lenor-
mand t trop étrange pour êtfe populaire, M. Ben
jamin et M. Zimmer qui" sont au pied du
mur. Mais ces jeUnés de qui k première
pièce avait fait dresser l'oreille à M. Bost,
M. Blanchon, M. Haurigot, qui a pris soin d'aller
chercher et de monter leur second ouvrage ? M.
Faurê-Frëmiet reste gauche comme un talent en
core noué. • MM. Pagno et Nivoix ne «ont que
des débutants. M. Botissac de Saint-Marc ne s'est
pas encore relevé du Coup de Bambou et, comme
nous parlons de choses sérieuses, noua ne nous
occupons, pas de M. Rostand* à plus forte raison
de M. Cromelynck on de M. Marx. On est tenu
aux plus expresses réserves sur le cas de M.
Raynal, M. M été a passé dans l'autre camp et
M. Géraldy, qui pourrait être un charmant antenr
ds comédies légères, préfère des suoeès stériles.
Parmi les jeunes, il en est un qui a eu du suc
cès, M. Nathanson. Et c'est précisément un des
signes qui sont inquiétants.
Autre signe : M. Miguel Zamacoïs a donné au
théâtre de la Porte-Saint-Martin une sorte de
drame romantique en vers, tout clinquant et pa
pillotant. En temps ordinaire, on pourrait lui être
sévère, mais avant le temps matériellement néces
saire pour parler de lui dans une chronique heb
domadaire sa pièce avait déjà sombré. Cependant
elle était montée avec luxe et bien jouée. Il n'est
pas question de sa valeur, des ouvrages du même
auteur qui n'étaient ni meilleurs ni pires eurent
jadis des succès retentissants. On est obligé de
conclure : c'est que le publie n'est même pliis
capable de goûter les faux prestiges poétiques
auxquels il se montre à l'ordinaire si sensible.
Un grand poète est toujours par quelque côté neuf,
escarpé et difficile. Les œuvres de M. Zamacoïs
sont de celles que tout voue au succès en temps
normal. '
Alors ? Allons-nous donc tous, auteurs et cri
tiques, rater notre passage sur la terre ? Il faut
regarder la Vérité en face et dire que tout mène à
le craindre. Tout autre écrivain peut méditer dans
la solitude et produire dans le silence. L'auteur
dramatique ne le peut pas. Si' lé public lui man
que, il lui manque tout. Il faut renoncer à l'es
poir de voir l'arbre s'épanouir et donner des fleurs
et des fruits dans une période où lui manque le
terreau ; il faut refioncer à l'espoir de voir l'art
dramatique donner des œuvres aussi longtemps
que les jeunes auteurs ne se feront pas entendre du
publie.
Jamais personne i l'Action française n'écrira
que tout décline et que le vieux monde, si beau i
notre aurore, devient inhabitable parce que nous
vieillissons. On écrit simplement, à Y Action fran
çaise .* il est inutile de parler de goût, cette
fleur suprême, quand la société est frémissante de
convulsions. On no cultive pas des roses dans les
villes assiégées. La livre est à quatre-vingt-dix-sept
francs, quand ces lignes paraîtront, elle sera à
cent : il ne fait pas bon être ruiné. Les commer
çants le savent. Es courent au succès immédiat,
Ils prennent par ses bas côtés un public nouveau,
inculte, inquiet ou pressé de jouir, chaque jour
ils abaissent un peu son goût et, quand paraît
un ouvrage de quelque valeur, le public n'y com-,
prend rien et les directeurs n'en veulent pas. Ré
sultat fatal : ces ouvrages sont mal faits, de plus
en plus mal, même les meilleurs. Personne ne
prend plus soin de construire une pièce, on ne
se doute même pas de ce que c'est La Coirfédie-
Française, qui devrait être la dernière enceinte, en
est à M. Maurice Rostand. Qu'on appelle les choses
par leur nom : au théâtre, par la force des circons
tances, la génération d'après-guerre court à la
faillite.
Il est vrai que les réussites sont rares et que
le train du monde est le ratage et l'à-peu-près.
Mais, comment le critique, qui ne peut pas se
défendre d'aimer ses contemporains même quand ils
sont se3 ennemis, ne marquerait-il pas son impa
tience et son inquiétude quand il calcule tout ce
que le désordre et la soif de l'or coûtent à une
génération aussi brillante, aussi riche en talents
que n'importe quelle autre ?
La pièce de M. Miaurice Rostand, représentée
à la Comédie-Française, peut attendre huit jours.
Lucien DVBECH.
ACTION FRANÇAISE. - SI MAI 1925
rappelait qiie Malvyj ancien ministre de
l'Intérieur et favorable à la « paix alle
mande » projetée en 1917; avait gardé de
fortes attaches avec la police de Sûreté
générale. Ce qui est exact. Beaucoup, rue
des Saussaies, l'appellent « patron ».
Chouette patron, en vérité-!
Ces dettx positions Expliqueraient le chôii
de Malvy, chef de cette majorité parler
mentâire dont lë Quotidien ëst l'organe; —
de Malvy"chargé de démentir officiellement
l'ancien propos de Malvy sur Poincaré,
ignoble calomnie, je le répète, et d'assurer
que l'ère des ihcartados ântidirectoriales ét
anlialphonsisteS dli Quotidien était clôse.
Nul n'a oublié l'infect certificat publi
quement donné à Malvy le traître, en plein
Sénat, par ce pleutre de Poincaré. . Ce cer
tificat, exigé de Poincaré par Malvy et les
amis policiers de Malvy, venait à point
pour permettre à Malvy de démentir à
Madrid le propo3 calomnieux et antifran-
çais de Malvy an sujet du dit Poincaré.
Tels sont les récite qui Circulent dans
les milieux les mieux renseignés. Partisan
de la diplomatie an grand jour, — saper-
lipopétte ! — 1© Quotidien n'a fait que de
discrètes allusions à l'objet de la mission
du traître Malvy. je suis assez curieux de
connaître les explications que ce que j'écris
ici vâ lui permettre de fournir* À moins
què du célèbre Conrart il ne préfère le
silence prudent Car le gouvernement espa
gnol jKTurrait bien exiger, comme répara
tion, que Bumay retransportât, sur sa
felouque, Ibanez et Unamuno ■— arcades
amho dans l'île de Barataria !
Léon DAUDET.
•' s. ix-, Ttèi intéressant. Feuillet
cotnpl&er*
INFOMATIONS
I j E TESCPSi — Ciel «ouvert imth avec belles,
éclaireics.
Température; és hausse dans toute* les réglons.
A. Paris, nubnun SU*.
I-iA. VILLE. — A i heures, courses an Bois de
Boulogne; aux arènes de Lutèce, exposition des
chiens de guerre; à l 'exposition des Arts décora
tifs, gala de chanson» et de danses régionàlistes,
à A faeurest eôrtèce huttlneui sur la Seine et dé
filé des navires de guerre illuminés & 10 heures.
LES CHANGÉS. — Le fïflne Tant en moyenne :
• fr. 36 à New-York; 0 fr. 26 à Londres; 0 l'r. 26
i Genève; 1 fr. 26 à Borne.
- IlonutMigo à Jeanne d'Are
On 1 célébré, hier, à Itoaen, l'anniversaire du
martyre de Jeanne d'Arc, qui fut brûlée le 30
mai 1451 «or la plaee du Vieux-Marché.
Lès autorités civiles, militaires et religieuses
étaient conviées à cette cérémonie. Les édifices
et les maisons JjarticUliérès étaient pavoisés.
Après une messe célébrée k la basilique de
Saitit'Ouen, M. Louis Dubreuil, député, maire de
Rouen, a remis, & l'Hôtel de Ville, l'étendard de
Jeanne d'Arc à des jeunes filles de îa ville, puis
les autorités, les sociétés patriotiques et de secours
mutuék, fissemlilëa sur la place de l'Hôtel de
Ville, se sont rendues devant le t Mémorial de
Jeâhne » place du Vieux-Marché.
Dos discours mit été prononcés par M. Dubreufl
et le général de Gorn, commandant du 3* corps
d'année. tbe compagnie du 39* d'infanterie, avec
ca musique et son drapes ti, a fendu les honneurs.
Aptes on' défilé, le cortège s'est rendu sur la
Seine, à l'endroit où furent Jetées, en 1431, les
cendres de Jeanne d'Arc.
PETITES NOUVELLES
hé président Ût la. Répaàtiqae s'est fait repré
senter par Je fcolonel Marvassé à la cérémonie dû
« Mémorial Day * m&i & eu. lieu hier matin à l'éli
se Càthêdral« de la Salnte-Triiiitd, avenue Oeob-
ge-V.
Lt intnlstre des Affaires èiratigbres a reçu hîer
matin M. Quinones de I>éon, ambassadeur d'Es-
■ pagne, v. . ■
t J ïïtmvFtal Dctg *. — Le& Américains té ai
dant « Paris ont ôélébré hier le « Mémorial Day »,
CHRONIQUE DU MONDE
ET DE LA VIIXE
' Naissance
M. Jean Barnagaud et Mme, née Pru
nier, sont heureux de faire part de la nais*
tance de leur fils, Claude.
Deuils
On annonce la mort du comte Jean de
Crécu, pieusement décédé à Culoz {Ain)
le 24 niai> dans sa 70° année. La cérémo
nie religieuse a eu lieu te 27 mai à l'église
paroissiale de Culoz et l'inhumation A
Lyon. dan» le caveau de famille. Lè pré
sent avis tient lieu de faire part.
— On nous- apprend la nmft de M. Amè-
dée Sangnier, au château de Flibeaucourt
(Somme}.
Il était le père de M. Robert Sangnier,
le beau-père du comte Max de Beaùmont,
le grand-père de M. et de Mme Jean de La
Touche, du lieutenant Bernard de Beau-
mont, de Mlle Nicole de Beaùmont et de
M. Guillaume de Beaùmont.
Sologne (près Gien)
vit, DOMAINE Dll lIOiniîllKli
DM 1.200 HECTARES "4M.-
- Chàlcau tout confort. — Chasse et Pêche. -
H; I CllIAIt' *, Avenue Hoche
»~L. OMUll > PAIU'S
Les funérailles d'Ernest Berger
(Suite de notre première 'page)
Devant Saint-Phîlippè du Roule*
.Pendant la messe, une faille énorme
S 'est accumulée aux abords de l'église.
Tout le pourtour de la place Saint-Phi-
lippe-du-Roule, le terre-plèin central et les
rues avoisinantes sont noires de monde.
Le long de l'avenue Victor-Emmanuel-III,
jusqu'au rond-point, des Champs-Elysées,
s'échelonnent les délégations : les candi
dats aux grandes Ecoles, les étudiants,
groupés par facultés et grandes écoles, les
lycéens et les collégiens, ainsi que les étu
diants d'Action française, se serrent entre
la rue du Colisée et le rond-point. Les re
présentants des Associations patriotiques:
Ligue des Patriotes, Jeunesses, patriotes,
Camarades de combat, Légions, etc., se
groupent entre la rue du Coliséc et la
plàte^ Le trottoir opposé est occupé sur
toute sa longueur par les sections de Paris
et de la banlieue jde la Ligue d'Action fran
çaise.
Des drapeaux, des fanions, cravatés de
crêpe, immobiles sous le ciel lourd, des
couronnes posées sur des brancards tran
chent, par leurs couleurs plus vives, sur
le gris et Je: noir de la foule endeuillée.
De Saint-Philippe thi Roule
à Vaugirard
La luesse est finie. Les portes s'ouvrent
lentement entrai les faisceaux de drapeaux
et_ les hautes palmes. Toutes lés têtes se
découvrent. Des meûibres du Fascio de
Paris, groupés sous le péristyle, étendent
le bras pour tin salut Un grand silence
■se fait. Sur un fond scintillant de lumières,
le cercueil apparaît, recouvert .du drapeau
tricolore. Derrière lui, une femtne san
glote».»
Et le cortège se met en marche.
Derrière un grabd cbdr couvert.de cou
ronnes, d.e gerbes et de fleurs, et la
voiture de M. le éhauoine Richard, oncle
de Marius Plateau, qui accompagne le
corps au cimetière, s'avance le corbillard.
Î1 est encadré par une garde d'honneur
composée de coriimissaires de la 6* équipe
— â laquelle appartenait Berger — et pla
cée sous le commandement d'Edouard
ErgaL Puis viennent les membres de la
famille. Précédés de la couronne de l'A.
F., portée à bras, voici les Comités direc-
teurs de TA^tfon française. Les dames
d'Action française et les jeunes filles roya-
listesj suivent par rangs dé quatre. Der-"
tière leur longue file s'echelonncnt les dé
légations des associations patriotiques et
d'Anciens combattants : les Camarades de
Combat, les Légions, la Ligue des Patriotes
et les Vétérans de la VII" section, \avec
leurs drapeaux. }
Le sol retentit sous le pas martial des
Jeunesses Patriotes, qiii sont veftues, nom
breuses, accompagner leur camarade d'A.
FVà sa dernière Hemeure. Leurs sections
passent, et devaht chacune, une couronne
est portée sur un brancard» MM. d'Aste et
Meaux les commandent.
Un groiipe d'officiers et de soldats ëri
Uniforme, des poitrines où scintillent Lé
gions d'honneur, médailles ibilitaires,
croix de guerre, des manches vides, c'est
la garde du drapeau de l'Action française.
La marché du cortège de l'A. F» est
réglée par nos amis Maxime Real ddl
Sarte, Lucien Lacoiir, François de la Motte,
Pierre Lecœur, André Guignard, Philippe
Roulland, Raymond Batardy et-, les chefs
d'équipes.
Devant 3e drapeau, une équipe de com
missaires, au bras ceint du ruban trico
lore, derrière lui, la couronne des Came
lots du Roi. Voici le drapeau des Etudiants
d'Action française et sa garde suivi de
la couronne des Étudiants.
Toutes les Facultés, toutes les grandes
Ecoles, tous les lycées et collèges sont
représentés.
Successivèment passent i
Corniche, Flotte, Tatipe, Pîston, Agro,
Cagne.
Faculté de droit, École des Sciences
politiques, Ecole coloniale, Faculté des
lettres, Ecole normale supérieure, Ecole
des Chartes, Faculté de médecine, P. C. N.,
Faculté de pharmacie, Ecoles dentaires,
Faculté des Sciences, Institut de chimie
de Paris.
Institut catholique, Ecole des mines,
Ecole d'Aéronautique, Ecole centrale,
Ecole des Ponts et Chaussées, Arts et Mé
tiers, Institut agronomique de Paris, Ins
titut agronomique de Beatfvais, Ecole des
hautes études commerciales, Ecole Fril-
'ley, Ecole des Beau?c-Art$, Ecole des Arts
■décoratifs, Ecole des travaux publics, Eco
le d'application du Génie maritime, Ecole
supérieure d'électricité (Sudria), Ecole
d'électricité et de mécanique industrielle
(Violet), Ecole Bréguet, Ecole Charliat,
Institut clectrotechnique, Ecoles commer
ciales.
Lycées Condoreet, Louis-le^Grântl, St*
Louis, Henri-IV, Carnot, Jansoû-de-Sailly,
Buffon, Cbarlemagne, Michelet, Lakanal,
Voltaire, Rollin, Hoche, Pasteur ; Collè
ges Sainte-Barbe, Chaptal, Ecoles Jean-
Baptisté-Say, Lavoisier, Petit Séminaire
diocésain -de Paris, Collège Stanislas, Eco
le Sainte-Geneviève, Externat Saint-Louis-
de-Gonzague, Ecoles Notre-Dame, Sainte-
Crôix-de-Neuilly, Pensionnat de Passy,
Ecoles Rocroy-Saint-Lèon, Saint ^och,
des Francs-Bourgeois, Massillon, Duvigneau
de Lanneau, Fontanes, Descartes, Saint-
Jean-de-Béthune, de Sèvres.
Les étudiants d'A. F. délilent militaire
ment sous le commandement de leurs
chefs : Georges Calzant, Claude Jeantet,
Edouard et André Delavenne, Delvolvé,
Gallot, Luzuy, Dupont, René Joannet.
Leur nombre surprend -la foule, qui
sait d'ailleurs que ce samedi n'est pas
jour de congé et que la plupart des candi
dats aux grandes Écoles, les lycéens et
les collégiens, notamment, sont retenus
dans leurs classes.
Et voici encore des Couronnes et des
fanionà. C'est, derrière le président de
leur fédération, François de la Motte, l'in
terminable défilé des sections des arron
dissements de Paris et des localités de la
banlieue. En tête de cette .partie du cor
tège vient la couronne du XVIII" arrond.,
l'arrondissement d'Ernest Berger. Chaque
section, conduite par son président, est
précédée de sa couronne et de sou fanion.
On remarque, tout particulièremeht,
ia couronne de la section du VII" — la
section Marius Plateau... Après les sec
tions de Paris, viennent les couronnes
et les délégations des sections de Lille,
Douai, La Madeleine, Lyoa et Villefran-
che-sur-Saône, sections auxquelles avait
successivement appartenu Ernest Berger.
Les fédérations des sections de ia ban
lieue Est, Nqrd, Ouest et Sud, spécialement
nombreuses, ferment la marche»
Sur tout le parcours, la foule témoigne
d'une émotion intense. On salue tous ies
drapeaux, et beaucoup de personnes pleu
rent...
Au cimetière
Il est trois heures, quand le char funèbre
arrive à la porte du. cimetière de Vaugi
rard. Le corbillard pénètre dans la nécro
pole. En même temps la famille, le drapeau
tenii par le capitaine de Montés entouré de
sa garde d'honneur, les comités directeurs
de l'Action française se rangent stir le
trottoir de droite le long du liiur du cime
tière.
Et c'est le .défilé du cortège qui com
mence. Il s'accomplit dans un ordre admi
rable avec une gravité recueillie et dans
un silence impressionnant. Il ne durera
pas moins tf'uiie heure.
Le défilé ttrmitié, les drâpeaux pénè
trent dans le cimetière, suivis de la famille,
des comités directeurs, de la rédaction
et de l'administration de l'Actiort fran
çaise, des parlementaires et des repré
sentants de la presse»
La dépouille d'Ernest Berger est déposée
non loiii de la tombe de Marius Plateau,
à côté de Fernand Tillet et d'Edgard
Trullet, les patriotes assassinés rue Dam-
rémont par les communistes.
Tout autour, et derrière les drapeaux,
se massent les pfersoimes qui ont pu péné
trer dans la nécropole. Le chanoine
Richard et un prêtre de Saint-Jean^Bap-
tiste de Grenelle réciteht les prières des
morts. Puis le colonel Bernard de Vesins
s'avance au premier rang. Il maîtrise son
émotion, refoule les sanglots qui sa pres
sent dans sa gorge et prononce le superbe
discours dont nous avons donné le texte,
en tête du journal.
Quand le président de la Ligue d'Action
française a terminé* on passe en jettant
l'eau bénite sur la tombe de notre glorieux
ami ; puis sur le cercueil, longuement
tous les drapeaux s'in.clinent»
La Cérémonie est finie ; mais avant de
sortir du cimetière, les assistants vont sa
luer î«s tombes de Fernand Tillet et d'Ed
gard Trullet, puis celle de Marius Plateau
qui avaient été fleuries par nos soins. Les
délégations passent ; les drapeaux s'incli
nent vers ceux qui, comme Ernest Berger,
ont versé leur sang pour la patrie.
Les couronnes
Nous avons noté ici et là :
* Les sections d'A. F. de Bretagne »,
couronne pensées et roses ; « Les Etu
diants d'A. F. de l'Institut agricole de
Beauvaii », couronne pensées et roses ;
t La Schola d'A. F» de Haubourdin », cou
ronne pensées et iris ; « Section d'A. Fi
d'Halluin », couronne pensées et roses ;
« Section' d'A: F» de Lyon'», couronne
pensées et roses ; « Section d'A» F» d'Or-
chies », couronné pensées et pois de sen
teur ; 4 Section d'A. F» de Roubaix », cou
ronne pensées et roses ; « Le Groupe pi
card d'A. F.», couronne pensées et pois
de senteur; «Section d'A. F. de.Rouen»>
couronne pensées, iris et roses ; « Section
d'A. F» de Tourcoin», couronne pensées
et- pivoines ; * Les Voyageurs de com
merce d'A. F. », couronne roses et pivoi
nes ; « Les Etudiants de l'Institut catho
lique », couronne pivoines et œillets ;
« L'Externat du Parc-Monceau », couronne
roses et pivoines f « La Ligue des Patriotes
à Ernest Berger», couronne pensées et
roses » ;
«A Ernest Berger l'Action Française»,
grande couronne roses rouges et lis ; < Les
Commissaires d'Action Française et les
Camelots du Roi», couronne roses et li-
liuius ; « A Ernest Berger les Etudiants
d'Action Française », couronne pivoines
et iris ; « Les Jeunesses Patriotes à Erflest
Berger», couronne pensées et iris; «Les
Jeunesses Patriotes, section de Versailles »,
palme bronze ; «Les Légions », couronne
roses ;
«Section d'A. F. de Douai», couronne
pensées et roses ; « Section d'A. F. de
Lille », couronne pensées et roses ; « Sec
tion d'A.'F» de la Madeleine», couronne
pensées, iris et roses ; « Section d'A. F»
des 1 er et 2" arrondissements», couronne
tulipes et œillets ; « A Ernest Berger
l'A. F. des 3* et 4" arrondissements», cou
ronne pensées, roses et iris ; « A Ernest
Berger, tombé pour la France, l'A. F. du
5" aiTondissement », couronne peijsées,
roses et lis ; « Section d'A. F. du C" arron
dissement», couronne roses et pensées ;
« A Ernest Berger, Section Marins-Pla
teau s>, couronne rhododendrons, œillets
et roses ; «Section d'A. F» du 8* arrondis
sement », couronne pensées et roses ;
«Section d'A, F. du 0" arrondissement»,
couronne pensées, iris et roses ; « Action
Française, section Henri-Bannier, 10* ar
rondissement », couronne pivoihèè et pen
sées ; * A Ernest Berger, section d'A. F.
du li* arrondissement», couronné pen
sées et œillets; «Section d'A» F. du 12*
arrondissement à Ernest Berger », cou
ronne pensées, roses et eeillets ; « Section
d'A» F. du 13* arrondissement», couronne
roses, œillets et pénsêes ; * A Ernest Ber
ger l'A. F. du/14" arrondissement », Cou
ronne œillets et roses.; « Section d'A. F.
du 15* arrondissement», couronne pensées
et œillets ; « Section d'A» F. du 18* arron
dissement à notre Aiiii' regretté », Cou
ronne œillets et pensées ; « Section d'A. F.
du 19' arrondissement», couronne roses,
œillets et pensées ; « Les sections d'A. F.
du 20* arrondissement i Belleville, Gha-
ronne, Saint-Fargeau », couronne œillets,
roses et iris ;
«Fédération des Sections d'A* F. Ban
lieue Est», Couronne pensées et rosés ;
« Fédération des sections d'A. F. Banlieue
Nord », couronne pensées et roses { « Fé
dération des sections d'A. F. Banlieue
Ouest », couronne pensées ët foseS ; * Fé
dération des sections d'A. F. Banlieue
Sed », coUronOê pivoines et pois de sen
teur ; « A Ernest Berger, section d'A. F.
de Levallois-Perret », couronne œillets et
roses ; « Les Dames royalistes de Leval
lois-Perret », gerbe roses et tulipes ; « Sec
tion d'A. F. de Neuilly-sur-Seine », cou
ronne pensées et roses ; « L'Action Fran
çaise, section de Versailles », couronne
rhododendrons et roses; «Section d'A, F.
La Garenne-Colombes», couronné roses et
iris.
. On remarque également les couronnes
et les gerbes offertes par M» van den Broek
d'Obrenan, le docteur Cornu, Mme Leduc,
M. et Mme Pierre d'Andurain, M. et Mme
I. Gillier, M. Richard Bailly, la Revue du
Siècle, la Section lorraine d'A. F., le Per
sonnel de la banque Vasseur, etc.
Nous tenons à remercier M. Pràdël et
la maison Henri de Bôrfiiol qui, en ces
tristes circonstances, se sont mis à notre
disposition avec la plus grande Complai
sance, et ont organise là cérémonie d'hier
à la satisfaction générale.
Les Allemands à Mulhouse
11 paraît qu'on va voir aujourd'hui à
Mulhouse défiler au pas de l'oie 150 Alle
mands, venus d'outre Rhin en groupes
pour prendre pftrt â un concours de gym
nastique. Ils chanteront peut-être le
Deutschland ûber Ailes et N&ch Paris dans
les rues de là vaillante cité alsacienne.
ils devaient être 800, pour lesquels on
avait demandé autant de passeports. L'ad
ministration n'a pas osé braver le senti
ment public au point de les accorder tous»
Selon le stupiae procédé libéral, - elle a
fait une cote mal taillée.
Il Va de soi que les quinte sociétés ba-
doises qui viendront ont été invitées et
que les invitations sont le fait de jour
naux et sociétés Sportives socialistes»
Les sociétés patriotiques de Mulhouse
suivantes : l'Union nationale des anciens
combattants, l'Amicale des Chasseurs, le
Souvenir français, les Engagés volontaires,
l'Association des Officiers de complément
et la Ligue d'Action française, ont envoyé
à M. Painlevé le télégramme suivant :
« Sociétés patriotiques, région Mulhou
se, protestent avec indignation contre ré
ception à Mulhouse de quinze sociétés de
gymnastique allemandes, coïncidant avec
fête fédérative des sociétés de gymnastique
de France à Strasbourg, demandent votre
intervention pour empêcher ce scandale. »
Elles ont publié et affiché la protestation
suivante : •
Ainsi, de tdutei lei villes de France, Midhous«
sera la première — et pour longtemps, la seule
gui, six ans après la guerre, aura donné li triste
spectacle de la fraternisation avec les ennemis
tthier. Quel scandale !
On .nous dira, .pBiit-êtfe : « Le passé est te
passé ; il convient de Jeter toubli sur lai ».
- Alors ! ll nous faut oublier les traitements qut
nous avons subit pendant 43 tins ;
Il nous faut oublier les actes de sauvagerie
des Boches au cours de 51 mois de guerre ;
Il nous faut oublier nos 1.SÛ0.000 morts ;
Il nous faut détourner les yeux de ces mères
et de tes veuves dont la vie est brisée, de eei
mutilés aux chairs broyées, de ces ruines non
encore relevées
Quant à nous, nous ne le pouvons pas !
A ces Alsaciens, dont la mémoire est si courte,
nous nous èçrnerons à dire qu'ils ne sont pas
encore mûrs pour la liberté que la France leitr
a donnée.
Fermement résolus à protester contre cette stftn-
daleuse invitation et convaincus,, d'ailleurs, d'être
les interprètes de t immense majàritê de nos con
citoyens, nous convions la population de Mulhouse
â se joindre à nous.
Non seulement aucun drapeau ne devra être
arboré aua fenêtres, mais à est du devoir de
tous de signifier aux Boches, â leur arrivée, pen
dant leur séjour et eu moment de leur départ,
que leur présence nous est insupportable.
Nous espérons leur ôter pour longtemps t envie
de revenir.
Cette juste colère peut causer des Inci
dents internationaux fort graves. A qui
sera la faute ? A quelques présidents de
sociétés sportives qui ont invité ces enne
mis d'hier et de toujours, sans doute» Mais
les grands responsables, ce sont les auto
rités administratives qui ont donné aux
Allemands des passeports, alors que l'Alle
magne ne cesse de crier sa haine' contre
la France» On se demande où elles ont
la raison et, comme dit l'affiche des socié
tés patriotiques de Mulhouse, ce qu'elles
.font de la pudeur.
ENVOYEZ vos LETTRES •» ÔOMS
T MAROC.". ALGÉRIE
t.. AVION
Surtaxa, poiteltt pour £0 gramuuNi I ». 60
LIGNES AÉRIENNES LATÉC0ÈRE
m *.v*nu* teVMftU- i» PiW*
DERNIÈRE HEURE
les armements du reïch
Le gouvernement allemand
va recevoir
une note de plus...
La conférence des ambassadeurs, mu
nie des instructions des gouvernements
alliés, a arrêté, hier après-midi, à l'una
nimité de ses membres,' les termes de la
communication qui ser aremise au gou
vernement allemand au nom des gouver
nements alliés par leurs représentants à
Berlin»
La note partira ce soir pour Berlin ;
elle sera remise mardi au gouvernement
allemand et publiée selon toute vraisem
blance mercredi soir.
Elle comprend une note collective d'en
viron cinq pages et deux annexes. La pre
mière annexe, en plusieurs parties, con
tient notamment. la liste d'exécution des
clauses du traité ainsi que la liste des
« redressements ». La seconde annexe
comprend la lettre de la Commission des
Réparations.
Les deux annexes ont une longueur
d'une trentaine dé pages.
D'après ce que nous croyons savoir, la
note des ambassadeurs s'est attachée à
quelques-uns seulement des nombreux
manquements militaires constatés par la
Commission interalliée de contrôle. La
reconstitution du grand état-major alle
mand, le maintien de certaines usines ou-
tiUéés pour les fabrications de guerre, le
système de recrutement et d'enrôlement
dans l'armée sont' les trois points sur les
quels les Alliés, insistent le plus.
On assure dans les milieux officiels
que le rapport du général Walsh sur les
manquements constatés par ia commis
sion de contrôle sera publié aussitôt après
la remisé de la note des ambassadeurs à
Berlin.
On estime i Paris comme à Londres que
l 'Allemagne peut avoir exécuté les « re
dressements » — C'est le terme officiel
employé — qui lui sont demandés, dans
les trois mois»
-Ainsi, l'évacuation de Cologne pourrait
Avoir lieu en septembre.
...Et l'Allemagne continue plus ardem
ment et plus librement que jamais la
préparation prochaine de la revanche.
Dernières nouvelles sportives
Le grand Prix d'Indianopolis
a été gagné par Paoîo
Indiatutpolis, 30 mai. Le départ du
Grand Prix automobile d'Indianapolis a
été donnî ce matin, à 10 heures;, à 22 con
currents. Le parcours est de 500 milles
(804 kil. 656), goit 200 tours de piste.
Après les premiers 100 milles, de Paolo
est eu tête. Cooper est second, Hartz troi
sième, et Shafer quatrième.
Au 137* mille, Shafer rattrape de Paolo
et prend ensuite la tête.
Au 150' mille, Shafer est toujours en
tête, de Paolo deuxième, Cooper troisième,
Hartz quatrième.
La vitesse horaire du premier pour les
150 milles a été de : 104 mille 1/5, soit
près de 167 kilomètres 600.
Âu 350* mille, Levris est en tête devant
Shafer et Paolo» Paolo remonte peu à peu
ses deux camarades et franchit le pre
mier la ligne d'arrivée. Paolo pilotait une
Duesenberg.
Deux accidents se sont produits sans
toutefois être graves : la voiture d'Hubert
Jones, après avoir heurté le mur d'enceinte
s'est retournée et a pris feu. Le conduc
teur fut peu blessé. La voiture de Cooper
heurta le mur également par suite de la
rupture d'une pièce de direction. Mais sou
conducteur n'eût même pas de contusions!
Le raid de l'aviateur Pinedo
Rome, 30 mai. — Le commandant avia
teur de Pinedo, qui a entrepris le raid
aérien Rome-Australie-Tokio-Rome, est
arrivé à Kœpang, à la pointe sud de
l'Ile Timor.
Une seule étape, qu'il va franchir'inces
samment, le sépare maintenant de l'Aus
tralie occidentale. *
AU MAROC
Petites nouvelles de la nuit
— Le € Memûrùd Day n a été célébré hier dans
tous les cimetières français où reposent les Amé
ricains. M. Myron T. Herrick présidait la cérémonie
gui eut lieu au cimetière de SuresTies.
— La Chambre italienne a voté, à t unanimité
moins les voix des communistes, un apanage an
nuel de deux millions au prince héritier.
— A 19 heures, une automobile Ford, conduite
par son propriétaire, M, Georges Montupet, 77,
rue Notre-Dame-de-Nazweth, et occupée par Mme
Ceorgette Montupet, Théophile Montupet, son ma
ri, et Mlle Hélène Montupet, a fait panache près
de Boissy-St-Léger. Les occupants, ont été blessés,
dont deux grièvement.
Félicien Delmé, 29 ans, 42, avenue Pierre-
Marcel, • GentiUy, a tiré quatre coups de re
volver sur son beau-frère, qui a été admis à Bicê-
tre, dans un état très grave. Le meurtrier s'est
constitué prisonnier.
■ — Âu quai d'Orsay, M. Briand a reçu hier M.
Frttnldin-Beuillon.
— A Dechy, le bureau de poste a été cambriolé
la nuit dernière. Les voleurs ont pris pour 40.000
francs dé bons de ia Défense nationale ; mais
ceux-ci ne sont pas timbrés.
Les opérations sont Actives .
dans le secteur est
où 3.000 Riffains sont réunis
Fez, 30 mai. — Les secteurs de l'ouest
et du centre sont calmes. Les Beni Ze-
rouals et les Beni Ouriagels seraient las
de lutter. De nombreuses arrestations ont
été opérées pàrmi ces tribus par Abd el
Krim, qui les menace de représailles en
cas de défection.;Des renforts de 400 Rif
fains sont arrivés chez les Beni Zerouals.
Des coups de fusil ont été tirés sur Ta-
frant.
Les corvées d'eau des postes de Bab
Miza et d'Ain Maatouf ont été attaquées
hier par des dissidents.
Des détachements du groupement Frey-
denberg ont parcouru la régioû au nora-
est de Gara des Mezziat.
Dans le secteur de l'Est, la situation
est tendue. Des groupes de Riffains ve
nant du Hant-Oueraha sont arrivés devant
Kiffane, où les effectifs ennemis attein
draient 3.000 hommes. Un feu de mous-
t/ueterie a été tiré contre notre camp, à
Bab Seraottah el Hassi Oudlam et à
Hassi Ouenzgha.
Nos partisans ont détruit sur une gran
de distance la ligne téléphonique riffaine
de Tizortine à Chaouia (à 15 kilomètres.
au nord de Kiifane).
Le calme règne à Ouezzan
Oueszan, 29 mai. — La menace qui sem
blait faire peser sur la ville des Chorfa, la
présence d'une importante harka riffaine
opérant dans les parages du poste espagnol
de Teffer, situé à une trentaine de kilomè
tres au nord d'Ouezzan. sur les confins de
la zone espagnole a obligé le commande
ment à fortifier notre front, particulière
ment dégarni, entre Arbaona et le poste
des Ouled Allai.
Le groupe Dupas a été chargé de cette
mission de couverture qui s'est effectuée
en occupant des anciens postes abandon
nés.
La population d'Ouezzan est parfaite
ment, calme quoiqu'eUe entende par ins
tants le bruit de la fusillade et du canon.
Les obsèques du lieutenant Fave
Fez, 30 mai- — Les obsèques du lieute
nant observateur Faye, tue au cours de
l'accident d'avion signalé hier, ont eu lieu
au milieu d'une nombreuse affluence.
Ce triste accident parait dû à un retour
de flamme du carburateur et à une explo
sion du réservoir d'essence au moment de
l'atterrissage.
On a de meilleures nouvelles concernant
îa santé de l'officier pilote de cet avion,
le lieutenant Collé.
Trois communistes expulsés
. Casablanca, 30 mai. — Les trois commu
nistes arrêtés à Casablanca à la suite des
perquisitions qui ont été opérées, ont été
embarqués aujourd'hui sur l'Abda,.h des
tination de la France, en vertu d'un arrêt
d'éloignement pris par le Résident gé
néral»
A la suite de perquisitions opérées à
Rabat, une arrestation a été opérée.
AUX ASSISES DU LOT-ET-GARONNE
Le verdict dans l'affaire Galon
Le verdict du jury est négatif pour les
deux accusés en ce qui concerne les rapts
d'enfants, mais il est affirmatif pour'tous
les vols en ce qui concerne Dinorah et
négatif pour Galou, accusé seulement de
recel. En conséquence, ce dernier est ac
quitté et sa femme condamnée à quatre
ans de prison.
Lorsque Galou apprend l'arrêt de la
Cour, il se jette au cou de son avocat qui
l'embrasse.
Dinorah a un douloureux rictus à la
lecture des nombreuses réponses du jury
et de sa condamnation.
L'AVIATION ALLEMANDE
100.000 marks-or de pris ;
90 avions engagés dans un concours
Berlin, 30 mai. — La Berliner Zeitang
Mittag organise, pour les {êtes de la Pen
tecôte, un grand concours aérien qu'elle
dote d'un prix de 100.000 marks-or, et qui
se disputera sur le circuit : Berlin-Schw^-
rin-Hambourg-Altona-Brême-Cassel, soit
994 kilomètres. ■ 4 <
90 avions y prendront part ; ils seront
divisés en trois catégories suivant la for
ce de leur moteur : 40, 80 et 120 CV.
Le départ sera donné demain matin sur
l'aérodrome de Tempelhof.
100.000 marks-or de prix 1 90 avions en
gagés ! L'Allemagne ne manque ni d'ar
gent, ni d'avions.
LA CRISE MINISTERIELLE BELGE
L'attitude des libéraux
Bruxelles, 30 mai. Le Comité perma
nent du Conseil national du parti libéral
s'est réuni ce matin pour délibérer sur la
situation politique.
Il semble que le parti libéral soit enfin
décidé à accepter la formation d'un mi
nistère tripartite, pour le cas où la com
binaison envisagée entre catholiques et
socialistes échouerait.
M. Poullet a conféré dans la matinée
avec M. Wauiers, puis a été reçu, par
le Roi. 11 est parti pour les vacances de
la Pentecôte à Middlekerque, et ne ren
trera à Bruxelles que mardi.
Chronique dramatique
LA GRIMACE : La Haute Route , de M.
Faar&Ffémiet. PORTE SAINT-MARTIN !
SeigHetur Polichinelle, de 51. Zatttbco'ù.
M. Fauré'Ftcmiet n'est pas de ceux qu'qu lâcbc ;
il à tout pour intéresser» Il a des dons, il a des
défauts et son cas est exemplaire.
Un grand homme dans une branche indéter
minée de l'activité, mathématique ou astronomie,
a été trompé par sa femme. Il l'a renvoyée et
s'est muré dans l'orguciL H a élevé sa fille, il
en a fait un esprit noble et fort. Vingt ans après,
clic est ïftadée, elle à en â son- tour un enfant
qui vient d'être gravement malade. On a rappelé
la coupable oubliée an chevet du petit mourant.
L'enfant est sauvé, la femme adultère devenue une
vieille femme repartira demain.
À ce moment parait Un vieux pêcheur de la
côte la scène est dans une villa normande. Il
tient un fusil et^dit au savant: «Je cherche vo
tre gendre pourrie tuer ; il a détourné de son
devoir la femme de mon fils, l'âVeugle de guerre.
I.! 1 malheureux eu mourrait ; c'est moi qui tuerai
l'autre.
Forte fituafion» où reparaît le souci constant de
M. Fauré-Frérfliet pour les mutilés dé la guerre
rçur ce noble cœur n'oublie jamais. Le savant dé-
es une avec peine le vengeur, lui dit qu'il ee
ch.jrirf de ramener la paix par des moyens moins
rmlts. Danger de faire paraître sur la scène des
lioti'iïir; qu'on annonce supé-rjeurs : à là première
difficulté, ils paraissent inférieurs à ce -qu'on at
tendait d'eus. A vrai dire, lis ont même l'air
un peu bête d'intellectuels «trtpêtrés au; premiej
fil de fer. .
Celui-ci, en présence do sa fijle, hésite. C'èsi
elle qui déclare : « Je Sais tout, i Alotrs le père
dit : «Tu agiras comme j'ai agi jadis. Les êtres
comme nous n'acceptent pas Uh instant les souil
lures. Ils souffrent en silence. Ta chasseras ton
mari.> Elle répond : «Tu étais un homme, je
suis uâe femme. Je ne peux pas chàeser mon
mari, parce tjue je l'aime. »
Au second acte, oft voit le mari. Trouvaille' de
l'auteur, c'est un. voluptueux volontaire; Mis en
présence du Vieux pêcheur, il lui dit : « Votre
fils a été broyé ppr la guerre, il n'a tenu qu'au
sort que je le fusse. Le sort m'a favorisé, je vis,
j'en profite. La mort, je l'ai vue, je ne la crains
pas ; et la vie,, je la goûte avec furie, parce qu'elle
nie doit cette revanche et que j'ai senti sa fragi
lité. » Ainsi cette banale histoire d'adultère est
emportée d'un coup d'aile sur un sommet.
Par malheur, l'auteur h'a pas suivi jusqu'au
bout cette route, qui semble plus haute que celle
où il revient : la douleur de sa fille avertit le
vieux savant que son orgueil était feint, qu'il
n'avait jamais cessé de souffrir et d'aimer la cou
pable. Il lui ouvre les bras et, au cours de la
dernière scène, il dit à sa fille : « C'est toi qui
m'as montré la Haute roule : ce n'est pas* comme
j'ai cru, la science et l'orgueil ; c'est la pitié
et la résignation à la Volonté divine. »
Si louable qu'elle soit au point de vue de la
morale, cette conclusion surprend et déroute. Au
théâtre, sa banalité aurait besoin d'être soutenue
par une armature beaucoup plus forte. En dépit
dè la noblesse des intentions, on pense malgré
-soi: «Quoi, l'auteur n'a voulu dire que cela ? >
Si bien que cette pièce qtii semblait bien partie
a Fair de se dissoudre dafis un prêche proies-
tant "
%%
Tout porte à croire que bî l'auteur de la Haute
route prenait l'habitude d'écrite pour le publia
et d'être jugé par lui, il aurait chance de corri
ger cette sorte de raideur qui semble l'ankyloser.
Il manque à cet esprit noble, grave et fort, dé
savoir plaire, d'être aimable, au besoin d'être
adroit. On a envie de lui conseiller de délaisser
une fois ses héros moroses et d'écrire un vaude
ville pour s'assouplir la main. Le grand homme
qu'il montre est guindé, sec à force de roideurj
la jeune femme n'est guère moins artificielle en
dépit de sa faiblesse amoureuse ; la vieille femme
coupable est si mollement tracée qu'elle est indis*
tincte : elle fut jadis légère, elle est maintenant
vertueuse, nous n'avons pas eu une lueur sur son
creur. Combien sont mieux Vehus et vivants l'éner
gique vieux marin et la rapide silhouette du cyni
que de guerre I M. Fauré-Frémiet fait pensef
à quelque jeune arbre sauvageon, vivace et vigou»
reux, dont les fruits ne mûriraient pas.
«
Voici en quoi le cas de M. Fauré-Frémiet est
exemplaire :il est une des victimes du théâtre
commercial. Il n'y a plus à l'heure actuelle que
cette question-là d'intéressante en matière d'art
dramatique. Il y a parmi les écrivains qui ne
font que commencer leur carrière un homme qui
est doué pour faire un maître, c'est M. Sacha
Guitry (il a trente-neuf ans), et il n'a pas
encore donné sa mesure parce que le goût public
est trop facile. Toii» les autres, ceux qui ont
du talent, ceux qui ont donné des promesses,
sèchent sur tige sans s'épanouir parce que le
goût public ne lea soutient pas. Us n'écrivent pas
leurs pièces pour le public. Le publie est le Vrai
jugé, le fceul juge. Mais quelle chance à courir
et quel juge aléatoire !
Les deux auteurs de Bttsios le Hardi 6ht dans
leurs cartons une pièce curieuse, Originale : per
sonne ne la leur joue» M. Bernard ne sort pas de
là -petite scène des Champs-Elysée*, qui contient
soixante perabnnes. M. Sarment a eu ut» éehec
avec Mttdelon. M» Amoux en a eu un avec Petite
Lumière et tOurse . M. Catco en a eu un avec
Panante. M. Awiel, M. Obey n'ont pâs refait
Mme Beudet. M. Duhamel n-a pal persévéré. M.
Mazaud a disparu après Darolamelle. Disparu, M.
Copeau. Parmi les écrivains qui sont dignes qu'on
les appelle des écrivaihs, seul M. Romains & con
nu avec Knock un vrai et franc succès. Ce n'est
pas le jour de dire du ma! de lui ; mais une hi
rondelle ne fait pas le printemps.
Parmi ceux qui «Ont doués, il y a M. Ghéon,
trop catholique pour être estimé à Vraie valeur
et que personne ne met i son rang .;M, Lenor-
mand t trop étrange pour êtfe populaire, M. Ben
jamin et M. Zimmer qui" sont au pied du
mur. Mais ces jeUnés de qui k première
pièce avait fait dresser l'oreille à M. Bost,
M. Blanchon, M. Haurigot, qui a pris soin d'aller
chercher et de monter leur second ouvrage ? M.
Faurê-Frëmiet reste gauche comme un talent en
core noué. • MM. Pagno et Nivoix ne «ont que
des débutants. M. Botissac de Saint-Marc ne s'est
pas encore relevé du Coup de Bambou et, comme
nous parlons de choses sérieuses, noua ne nous
occupons, pas de M. Rostand* à plus forte raison
de M. Cromelynck on de M. Marx. On est tenu
aux plus expresses réserves sur le cas de M.
Raynal, M. M été a passé dans l'autre camp et
M. Géraldy, qui pourrait être un charmant antenr
ds comédies légères, préfère des suoeès stériles.
Parmi les jeunes, il en est un qui a eu du suc
cès, M. Nathanson. Et c'est précisément un des
signes qui sont inquiétants.
Autre signe : M. Miguel Zamacoïs a donné au
théâtre de la Porte-Saint-Martin une sorte de
drame romantique en vers, tout clinquant et pa
pillotant. En temps ordinaire, on pourrait lui être
sévère, mais avant le temps matériellement néces
saire pour parler de lui dans une chronique heb
domadaire sa pièce avait déjà sombré. Cependant
elle était montée avec luxe et bien jouée. Il n'est
pas question de sa valeur, des ouvrages du même
auteur qui n'étaient ni meilleurs ni pires eurent
jadis des succès retentissants. On est obligé de
conclure : c'est que le publie n'est même pliis
capable de goûter les faux prestiges poétiques
auxquels il se montre à l'ordinaire si sensible.
Un grand poète est toujours par quelque côté neuf,
escarpé et difficile. Les œuvres de M. Zamacoïs
sont de celles que tout voue au succès en temps
normal. '
Alors ? Allons-nous donc tous, auteurs et cri
tiques, rater notre passage sur la terre ? Il faut
regarder la Vérité en face et dire que tout mène à
le craindre. Tout autre écrivain peut méditer dans
la solitude et produire dans le silence. L'auteur
dramatique ne le peut pas. Si' lé public lui man
que, il lui manque tout. Il faut renoncer à l'es
poir de voir l'arbre s'épanouir et donner des fleurs
et des fruits dans une période où lui manque le
terreau ; il faut refioncer à l'espoir de voir l'art
dramatique donner des œuvres aussi longtemps
que les jeunes auteurs ne se feront pas entendre du
publie.
Jamais personne i l'Action française n'écrira
que tout décline et que le vieux monde, si beau i
notre aurore, devient inhabitable parce que nous
vieillissons. On écrit simplement, à Y Action fran
çaise .* il est inutile de parler de goût, cette
fleur suprême, quand la société est frémissante de
convulsions. On no cultive pas des roses dans les
villes assiégées. La livre est à quatre-vingt-dix-sept
francs, quand ces lignes paraîtront, elle sera à
cent : il ne fait pas bon être ruiné. Les commer
çants le savent. Es courent au succès immédiat,
Ils prennent par ses bas côtés un public nouveau,
inculte, inquiet ou pressé de jouir, chaque jour
ils abaissent un peu son goût et, quand paraît
un ouvrage de quelque valeur, le public n'y com-,
prend rien et les directeurs n'en veulent pas. Ré
sultat fatal : ces ouvrages sont mal faits, de plus
en plus mal, même les meilleurs. Personne ne
prend plus soin de construire une pièce, on ne
se doute même pas de ce que c'est La Coirfédie-
Française, qui devrait être la dernière enceinte, en
est à M. Maurice Rostand. Qu'on appelle les choses
par leur nom : au théâtre, par la force des circons
tances, la génération d'après-guerre court à la
faillite.
Il est vrai que les réussites sont rares et que
le train du monde est le ratage et l'à-peu-près.
Mais, comment le critique, qui ne peut pas se
défendre d'aimer ses contemporains même quand ils
sont se3 ennemis, ne marquerait-il pas son impa
tience et son inquiétude quand il calcule tout ce
que le désordre et la soif de l'or coûtent à une
génération aussi brillante, aussi riche en talents
que n'importe quelle autre ?
La pièce de M. Miaurice Rostand, représentée
à la Comédie-Française, peut attendre huit jours.
Lucien DVBECH.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 76.18%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 76.18%.
- Collections numériques similaires Bibliographie de la presse française politique et d'information générale Bibliographie de la presse française politique et d'information générale /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BIPFPIG00"
- Auteurs similaires Action française Action française /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Action française" or dc.contributor adj "Action française")Vaugeois Henri Vaugeois Henri /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Vaugeois Henri" or dc.contributor adj "Vaugeois Henri") Daudet Léon Daudet Léon /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Daudet Léon" or dc.contributor adj "Daudet Léon") Maurras Charles Maurras Charles /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Maurras Charles" or dc.contributor adj "Maurras Charles")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 2/6
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k762331r/f2.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k762331r/f2.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k762331r/f2.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k762331r/f2.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k762331r
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k762331r
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k762331r/f2.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest