Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1925-05-16
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 16 mai 1925 16 mai 1925
Description : 1925/05/16 (Numéro 136). 1925/05/16 (Numéro 136).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k762316z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
niale » etles associations d'anciens com
battants derrière leurs drapeaux. Voici la
L'igue des patriotes, la Ligue franco-rhé
nane, précédée d'une superbe couronne ;
une délégation du Comité Dupleix.
Les sections des Jeunesses patriotes» con
duites par MM. Pierre Taittinger, Le Pro-
vost de Launay et Anflré de Neufville
défilent en bel ordre, marchant au pas.
Et voici la délégation de l'Action fran
çaise, fort nombreuse, bien que ce soit
jour de semaine. Encadrée par nos 'com
missaires au brassard tricolore, elle com-
prend un millier d'étudiants et un millier
de ligueurs. Devafnt les couronnes, vien
nent le drapeau et les fanions des sectionsde
Paris et de la banlieue. Les comités direc
teurs sont représentés par Charles Maur-
ras, l'amiral Sclvwerer, Maurice Pujo,
Jacques Bainville, Paul Robain. A eux
s'étaient joints le commandant Beau ot le
marquis de Palamihy, délégués de Mon
seigneur le Duc d'Orléans.
Maxime Real del Sarte, Lucien Lacour,
Pierre Lecœur et Raymond Batardy diri-
fent la marche, Georges Calzarrt, Claude
eantet et André Delavenne sont en tète
des étudiants. La délégation de l'A. F., qui
ferme le convoi, défile au pas cadence^
Aux Invalide»
Sur tout le parcours, on sent l'énorme
foule, qui garnit les larges trottoirs,
étreinte d'une émotion poignante. Ce
n'est pas le simple recueillement. A
regarder les visages soudain pâlis, les
yeux rougis, on voit que celui qui passe,
couché sous le drapeau national, avait
conquis le cœur de tous, et que c'est un
peu comme un père qui s'éloigne, et sur
la protection de qui I on comptait...
Les lents accents voilés d'une marche
funèbre s'élèvent, tandis que le cortège
franchit la grille des Invalides.
Dans la cour du devant, parmi les vieux
canons pris à l'ennemi, sont rangées les
troupes. Fantassins, artilleurs, cavaliers
présentent les armes. La haie est formée
par l'infanterie coloniale. Dans la cour
d'honneur, la musique de la Garde répu
blicaine joue la « Marche de la 5' divi
sion ». •
Sur les degrés de la chapelle, sont ali
gnés des tirailleurs coloniaux, au garde à
[ vous, leurs noirs visages dp,bronze immo-,
I biles sous ia rouge phéchîa.
La cérémonie funèbre
Le cortège entre dans la chapelle.' Le
cercueil, recouvert d'un drap tricolore, est
placé sur le catafalque. A gauche et à
droite prennent place le général Lasson,
et le corps diplomatique avec son doyen,
Mgr Ceretti, nonce apostolique. M. Qui-
nonès de Léon, ambassadeur d'Espagne,
représente le roi Alphonse XIII. Auprès de
lui prend place le comte de Chaponay, re
présentant S.A.R. Mgr le Duc de Vendôme,
' son beau-père. On remarque également M.
• Myron Herrick, ambassadeur des Etats-
i Unis, etc.
Dans la nef, se place la famille du gé
néral ; & droite sont les officiers généraux,
les attachés militaires et un grand nombre
de personnalités, parmi lesquelles on re
marque, outre celles que nous avons citées
plus haut, le marquis de Juigné, M. de
Fontenay, M. Millerand, Emile Buré, Pier
re Benoit, etc., les représentants des mu
nicipalités de Sarrebourg, de Verdun et de
Villers-Cotterets. " _
Le cardinal Dubois préside la cérémo
nie.'
La messe est chantée en chant grégo
rien, a capella, par les basses et ténors
de Sainte-Clotilde, sous la direction de
M. Meunier, et par les soprani de l'Insti
tut grégorien et des chanteurs de Sainte-
Cécilè, sous la direction du R. P. Dom Ga-
jard, de l'abbaye de Solesmes.
A la fin de la cérémonie, le cardinal
Dubois donne. lîabsQâle. ^ ir» y
Le discours du maréchal Pétain
Le cercueil est alors replacé sur la
prolonge d'artillerie.
L'assistance se range dans la cour d'hon
neur. Le maréchal Pétain s'avance et, au
nom de l'armée française, prend la parole.
Sa voix "tremble 'd'émotion quand il pro
nonce ces premiers mots :
Mon généraL. ^
Une mort soudaine vous s fcappé, après fous
avoir soudainement attaqué. Elle est venue à
' Timproviste briser votre foyer. J
Et elle est venue en même temps priver la
France du pins, grand, du plus vaillant de ses
soldats, de celui qui déployait la plus grande
activité et qui était l'honneur de sa race.
Vous avez quitté la vie, d'un geste résolu, mais
votre figure énergique restera gravée dans nos
mémoires— . .
Agir, fût dès m jeooewo le mot d ordre da
général Mangin.
Il y est resté fidèle & ce point qu'il m est im
possible de retracer ici les inoubliables services
qu'il a rendus à son payai II me faudrait, conter»
un à un, ses voyages et «es combats à travers
le monde, sur les continents et sur' les mers où
il a été le hardi pionnier ..de la plus grande
France : au Sénégal, eu Soudan, en Haut-Ouban-
ghi, du Congo.au Nil, alors, qu'il fut pendant
trois ans l'infatigable éclaireur de la mission
Marchand, au Tonkin, au Maroc, partout où son
ardeur et sa foi l'ont porté, en tant de-lieux où
il versa' son sang et ne se donna même pas le
* temps d'y prendre garde. -
Le maréchal Pétain évoque la vie du
général Mangin, son grand rôle sur les
champs de bataille au cours de .la Grande
Guerre. .
J'ai essayé de reproduire, oit-il, les traits prin
cipaux du caractère du général Mangin": un
homme d'action, avec tout ce que ce terme re
présente, sachant combiner les ardeurs de son
lias et les finesses de son intelligence poux at
teindre les divers buts que «on patriotisme lui
suggérait. .
Pe tous côtés, de France et des pays anus, de
fa ni*'"" entière et de Formée ont afflué les
témoignages les plus chaleureux pour «dresser
leur souvenir ému au chef entre tous admiré. -
Il termine par ces mots :'
« Général Mangin, au nom du Prési
dent de la République, au nom des repré
sentants des puissances accourues autour
de vous aujourd'hui, au nom dé vos com
pagnons d'armes, je vous adresse un su--
prème adieu. » •
Le défilé des .troupes
La prolonge d'artillerie est amenée sur
la place des Invalides, devant la grille. En
arrière se rangent les officiers et les per
sonnalités présentes. Seul, en avant du
groupe des généraux, le général Mangin
va passer sa dernière revue. Car c'est bien
une revue qu'il va passer, et, d'abord, celle
de -ses chers coloniaux.
Le général Mouchon s'avance, à cheval,
et salue du sabre. Et, aussitôt, sonné par
la fanfare du 23" régiment d'infanterie
coloniale, retentit le Marsouin . Le régi
ment kaki défile, impeccable, et les com
pagnies, d'un seul mouvement, tournent
les têtes à droite en passant devant le
cercueil. Le 5" d'infanterie suit, aux ac
cents du Chant du départ, joué par la
musique de la garde. Les notes longues
d'une marche funèbre sonnée par les
trompettes du 32° d'artillerie précèdent
l'arrivée de deux batteries de 155 long et
court. Enfin, les cavaliers du 12' cuiras
siers passent.., Et, le défilé terminé, le
général Mouchon revient saluer le cer
cueil, et s'incline devant la famille.
Au cimetière Montparnase
Le cortège se reforme alors et, lente
ment, se dirige vers le cimetière Montpar
nasse,où il arrive à 1 heure. Le corps est
déposé dans un caveau provisoirj en at
tendant qu'il soit enseveli dans le caveau-
fainilial. La foule émue et recueillie qui se
presse dans la nécropole rend un dernier
hommage au grand soldat et témoigne'à
sa famille sa douloureuse sympathie. Les
délégations patriotiques défilent à leur tour
au pas cadencé, et l'Action française clôt
ce défilé d'un ordre parfait. 11 est près de
2 heures quand la cérémonie prend fin/
Un incident
Un scandaleux incident a eu lieu sur le
passage du convoi funèbre. Des ouvriers
communistes, occupés dans le chantier
d'une maison en construction, situé en
face de l'immeuble qu'habitait le général
Mangin, ont sifflé au moment où on pla
çait le cercueil sur la prolonge d'artillerie.
' La foule indignée envahissait déjà le
chantier et allait sévèrement corriger les
voyous de M. Cachin quand la police ferma
les portes et organisa un rapide barrage.
SUR LE BOULEVARD SAINT-MTCHEL
L'ex-minislrieuic reucosUre
les étudiants...
Hier après-midi, vers 3 heures; François',
Albert, l'ex-ministricule de l'Instruction
publique, descendait paisiblement le bou
levard Saint-Michel. Sans , doute n'avait-il
pas pensé qu'il risquait fort d'y rencontrer
quelques-uns de ces étudiants qu'il a co
pieusement injuriés et fait assommer lors
des incidents Scelle, r
Et ce qui devait arriver,.-arriva.-. Notre
ministricule honorât??' "rèh'crfnfràû" tout" à"
coup un étudiant, c'était André Delaven
ne, qu'il avait dénoncé à la tribune de la
Chambre comme factieux redoutable. Ce
lui-ci l'invitait -ordialement à vjnir pren
dre un café en compagnie de quelques sym
pathiques camarades, qui tous avaient des
explications à demander à l'ancien petit
maître de l'Université,-; Utmr g'eotre .eux.:
serrait énergiqùement la main gauche, tan
dis qu'un autre s'emparait de son bras
droit. Un troisième, au salut duquel Fran
çois Albert n'avait pas répondu correcte
ment se chargeait de le décoiffer,
ment, le décoiffait d'un geste résolu.
Comme les passants commençaient à
faire cercle et à s'esclaffer ia François Al
bert requérait un agent de"-pâïce] ïu' -dé
taillait ses nom:, qualités, fonctions. MaiS
le représentant de la force publique, cro
yant avoir affaire à un élève des classes
enfantines asticoté par des camarades plus
âgés et craignant de passer pour un im
bécile, se retirait dignement. Au lieu d'ac
cepter un café offert de si bon cœur, Fran
çois Albert cherchait alors le salut dans
la fuite et s'engouffrait dans un établisse-
ment de crédit dont la grande porte était
ouverte.
Il en ressortait un moment après par
une porte dérobée, mais il retombait aus
sitôt sur les étudiants qui, tout en lui
chantant la fameuse Complainte du minis
tricule, mettaient résolument les pieds
dans le plat et lui posaient des questions
épineuses : « Pourquoi, disait l'un; as-tu
fait faire huit jours de prison à mon frère?
Pourquoi, demandait un autre, m'as-tu fait
assommer par tes hambourgeois ? Pour
quoi, hurlait tout un groupe, as-tu calom
nié les étudiants et la Faculté de droit? »
Le petit sénateur moustachu, livide, gre
lottant de peur, balbutiait : « Ce.n'est pas
moi... J'ai même trouvé les sanctions trop
sévères... Je ne suis pas légiste... C'est le
ministre de la justice... »
Mais jamais ministre n'avait eu un au
ditoire aussi bruyant et familier. Une vé
ritable foule s'amassait autour du minis
tricule qui ne pouvait pas répondre à
cette grêle d'interpellations tombant sur
sa face de pion. Au milieu de tous ces
étudiants, il ne respirait qu'avec peine,,
et sans l'excellente idée d'un jeune hom
me qui, en se faisant passer pour répu
blicain, l'emmena faire une bal ade en
taxi et tira ainsi d'ubarras le plus petit
cartellistc de Prance.
J. Claude.
INFOUMATIONS
LE TEMPS. — Moitié Est beau temps le matin,
devenant nuageux et orageux,' l'après-midi quel
ques orages; moitié Ouest temps nuageux et ora
geux, quelques orages.
Température: statiounaire ou en hausse moitié
Est; en baisse moitié Ouest A Paris, maximum 29°.
LA VILLE. — A 2, heures, courses & Saint-
Cloud; à la Foire de l'aris, ouverture de lu Semai
ne agricole; à 2 heures, au Palais de Dois, à la
porte Maillot, vernissage du Salon des Tuileries;
à la Foire Saint-Germain, place Saint-Germain, re
présentation théàtnile et concert; au Champ de
Mars, le Concours Hippique.
LES CHANGES. — Le franc vaut en moyenne:'
0 fr. 27 à New-York; 0 ,fr. 27 à Londres ; 0 fr. 27
A Genève; 1 fr. 2f> à Rome. .
Le doyen des « Poilus 2> est mort
A Reullevergy est Recédé le doyen des « Poilus »
de France, M. le capitaine Miriin, chevalier de
la Légion d'honneur et titulaire de la crois de
guerre. Il a succombé à l'âge de 84 ans, aux
suites d'une bronchite contractée durant la der
nière guerre.
Alors âgé ds 73 ans, le capitaine Mirlin s'était
engagé dès l'annonce de la mobilisation. Très va
lide, il resta au front jusqu'en 1917, époque où
il dut être réformé pour la maladie qui vient
précisément de l'emporter. Il avait fait les guerres
d'Italie, du Mexique et de 1870-71 et s'était
partout montré très valeureux.
Un sauveteur récompensé
La Société centrale de sauvetage des naufragés
vient de convoquer à Paris, pour le dimanche
17 mai, le sous-patron Joseph Quillivic,'du ea-;
not de sauvetage Gênéral-Beziat, pour lui remettre
le prix EiJlc Rebin et baronne et baron d'Avil-
liers de 1.000 francs, et la médaille d'or du
baron Joest.
Joseph Quillivic avait, avec ses douze cano
tiers, réussi à sauver, le 29 août 1924, au cours
d'une violente tempête, avec ^ leurs équipages,
deux bateaux de Douaraenez, Le Petit Marin
n" 1.995 et le n" 2.602, qui ' étaient en perdition
à la pointe de Lervily.
Une mission commerciale anglaise en France
Une très importante mission de commerçants
anglais, importateurs de fruits et primeurs, vient
d'acomplir dans le sud-est de la France une série
de visites aux grands centres producteurs du
Lyonnais, de la vallée du Rhône et de la Provenqf.
Cette mission, organisée avec le concours de
l'Union 'régionale des syndicats agricoles du Sud-
Est et par l'Union régionale des syndicats, agrico
les des Alpes et de Provence, était- composée des
représentants des marchés de Londres, do Hull<
Liverpool, Manchester, Birmingham, I/îeds, New?
castle, etc., ,,
Après avoir visité le marché de Lyon, elle a
parcouru pendant 5 jours les régions de Cha-:
teauronard, d'Avignon, les grands marchés de
Cavaillon et de Carpentras. Elle a été reçue .par-,
tout par les municipalités, les chambres de com
merce et les associations agricoles avec beaucoup
de cordialité, et elle a été vivement intéressée
par l'importance et la variété des cultures maraî
chère et fruitière.
De nombreux échanges de vues et des'conver
sations multiples que les importateurs anglais ont
eus avec les producteurs et les expéditeurs naîtra
sans doute un mouvement d'affaires très impor
tant pour le développement des relations commer
ciales entre la France et l'Angleterre.
La conversation téléphonique taxée
L'administration ds P.T.T. fait connaître que
le nouveau régime téléphonique des conversations 1
taxées sera mis en vigueur dans la circonsc/fiiion
«Archives» à partir'du 16 mai 1925.
Les abonnés rattachés au poste central «Ar
chives » cesseront d'être soumis au régime forfai
taire,.et leurs communications locales seront taxêès
à partir de la date du prochain versement trimes
triel qu'ils auront à effectuer après le 16 mai.
Dès le 16 mai, les nouveaux abonnements con
tractés dans la circonscription «Archives» ne
pourront être souscrits que sous le régime des
conversations taxées.
PETITES-NOUVELLES
Le président de la République a quitté Paris»
hier dans l'après-midi* pour aller passer quelques
jours à Rambouillet.
Le drapeau de Prague à Paris. — M; Biïxa, mai
re de Prague, remettra aujourd'hui un drapeau à
lu Ville de Paris. Celte cérémonie aura iieu dans
les salons de l'Hôtel de Ville," en présence de l*hur-
moniè-belge des minés de. Maricmont-ïîascour», qni
se fera entendre.- •
La conférence des ambassadeurs ne se réunira
pas avant mardi.
CHRONIQUE DU MONDE
- ET DE LA VILLE
Deuils
Nous apprenons la mort de M. de Par-
seval, décédé le 13 mai à Saint-Germain■
en-Laye. Il était le père et beau-père de
la vicomtesse et du capitaine Robert de
Chivré ; le frère et beau-frefe de M. et
M"• Charles de Parseval, du comte et de
la comtesse de Vendeuvre.
Les obsèques auront lieu lundi, 18 mai,
à 10 h. 30, ù l'église de SainUGermain-
en-Laye.
Le lieutenant-colonel et la comtesse de
Bcgon de Larouzière, née Estignard, ont
la douleur dé faire part da décès de leur
fille, Nicole, rappelée à Dieu à l'âge de
15 ans. Besançon, S mai.
'On annonce d'autre port
MARIAGE.
du Pontavice.
M. Alexandre de Fry avec'Mîle
' NECROLOGIE. Mlle Madeleine Girard, â
Paris. — Mme Cellard duSordet, douairière, née
Nathalie-Marie-Josèplie Le Sergent d'Hendeconrt,
à Paris. ,
A LA xn° CHAMBRE
CORRECTIONNELLE
lies diffamations
Regouïet-Golîier
Goliier condamné à 1.000 francs
de dommages-intérêts
Ou se souvient que la 12° chambre
avait déjà eu à connaître le procès en
diffamation intenté à Urbain Dègoulet-
Gohier par Charles Maurras et par son
frère Iç docteur Maurras. Il avait faliu
•disjoindre l'affaire en ce qui concerne le
docteur J. Maurras, décédé, et renvoyer
l'affaire pour permettre à ses héritiers de
reprendre l'instance. 11 y a eu vendredi
huit" jours que le -procès a été plaidé.
On se rappelle que la diffamation en
vers Charles Maurras, accusé par Degou-
let-Gohier d'avoir touché 200.000 francs
de la Banque Industrielle de Chine, fut
sanctionnée par une amende et des dom
mages-intérêts sans que Degoulet-Gohier
eût tenté la moindre démonstration.
L'effondrement avait été tout aussi com
plet dans le procès intenté par ies héri
tiers du docteur Maurras.
Gohier,. qui pr-jsentait sa défense lui-
même, avait tenté d'obtenir un sursis. Il
arguait qu'il avait déposé une plainte en
faux et usage de faux au sujet des « lettres
obscènes et injurieuses » qu'il avait adres-,
sécs au docteur Maurras et communiquées
d'ailleurs à différentes personnalités de
l'Indo-Chine.
Il voulait attendre la suite de cette* pro
cédure avant de discuter quoi que ce soit.
Mais M" de Roux ayant- lu ces docu
ments, Gohier les reconnut, tout en pré
tendant qu'elles sont injurieuses et non
obscènes. -• ■
M" de Roux avait ensuite prononcé une
plaidoirie sévère et juste.
Le tribunal a rendu aujourd'hui son
jugement.
Il commence par déclarer que les lettres
n'avaient pas un caractère suffisant de
publicité pour constituer le délit de diffa
mation.
Il fait ensuite application de la loi
d'amnistie à Goliier les faits étant anté
rieurs au 12 novembre. Puis il alloue pour
dommages-intérêts la sommé globale de
1.000 francs à répartir entre les héritiers
du docteur Maurras.
Degoulet-Gohier n'a plus qu'à récidiver.
» ■ ■ ■! . I..I
L'IDEALE BOISSON D'ETE
C'est, h tous égards, le délicieux jus de rai
sin-frais pasteurisé, sans alcool. Indispensable
aux malades, aux débiles, aux enfants ; abso
lument indiqué dans tous les troubles diges
tifs, il. s'avero aussi bien aliment complet,
immédiatement assimilé, aue dépuratif et re
constituant souverains. Rénovateur des tissus
et oellules en niûme temps que diurétique par
fait, par ses tartrates alcalins qui stimulent foie
et Intestins. Il rend ^inappréciables services à
l'îéoonomie générale. '
Or, afin de faire apprécier à • tous-son^goût
exquis et ses bienfaits qui mettent d'accord
délioats et hygiénistes, la Société J. R. F. S. A.
envoie franco domicile, oontre mandat postal
de 25 franc^, une caisse échantillons de deux
demi-bouteilles de Jus naturel et deux demi-
bouteilles de Jus gazéifié, qui rallieront tous
les suffrages.
Adresser ies demandes à M. MALÎNGE, 172,
cours,du Médoc, à,BOP>DEAUX^ j.,,
AU CONCOURS HIPPIQUE
Prix du Printemps
Le beau temps a encore favorisé la jour
née d'hier à l'Hippique?-et l'assistance est
venue nombreuse assister an prix-dû-Prin
temps, l'épreuve internationale d'obstacles
pour gentlemen.
Soixante-quatorze concurrents étaient
engagés dans cet intéressant prix qui com
portait deux séries : la première pour les
chevaux sans surcharges et la seconde im
pliquant des surcharges diverses.
"''P6h\p6n'nëïté,"'(z MM'.'-âè^LecKêrolleh et
Servol, montée par ce dériiièr, a remporté
la victoire dans la première série, devant
Bille-de-Clown, à M. Delesalle, et Pétro-
grade, au capitaine de Laissardière ; le
quatrième prix a été décerné à Tommy-V,
à M. Jacques de Fonlongue, que l'on "met
à toutes les sauces depuis l'ouverture de
l'Hippique; reconnaissons cependant que
si Tommy-V est à la peine, il est souvent
à l'honneur. Sept autres prix et qiiatré'flots
pour la première série.
Dans la seconde série, M. Bignon, mon
tant Psyché, à M. Lederlin, s'est classé pre
mier, précédant Verduu-II (M. Clavé) et
Suptil ( M . Delesalle), tous deux seconds ex
sequo ; le quatrième était Ponce-Pilate, à
M. Xavier Bisard, et il y a eu encore qua
tre prix et trois flots.
Quelques chutes impressionnantes ont eu
lieu, notamment à la banquette irlandaise
et à la double barrière. Aucune, heureuse
ment, n'a été très grave.
La journée avait été coupée par la re
mise du prix d'honneur pour chevaux de
selle, poids lourd; celui-ci a été décerné à
MM. Roy frères.
Au cours de la matinée, de nombreuses
récompenses avaient été décernées à la
suite des épreuves d'extérieur pour che
vaux de selle.
•vo
Aujourd'hui, la journée promet d'être
une des plus intéressantes du concours;
nous assisterons en effet, à 2 h. 1/2, au
prix du Rhin, épreuve de puissance, avec
gros obstacles en haetteur et en largeur, ré
servée aux officiers, et, à 4 heures, nous
dpplaudirons nos gracieuses amazones
dans l'épreuve internationale d'obstacles
"epreuve
qui leur est réservée.
B. D.
LA SITUATION AU MAROC
Le communiqué officiel
Rabat, 15 mai. — L'opération à laquelle
a procédé le groupe Colombat dans _ la
journée du 13 mai a produit une vive
impression parmi nos tribus ainsi que
chez les Djeballas et' les Beni Zerouals.
Des contingents évalués à 3.500 fusils
nous étaient opposés. 'Ils étaient compo
sés en majeure partie de Djeballas, forte
ment soutenus par des réguliers riffains.
Ils ont subi des pertes lourdes.
Au centre, les troupes du colonel Frev-
denberg attaquèrent la position fortifiée
des Beni Mahmed, à Khemis, défendue par
seize cents Djeballas et Riffains. Après
un violent combat, elles s'emparèrent des
tranchées camouflées de l'adversaire et
ravitaillèrent le poste de Tamzez. Les per
tes ennemies ont été élevées.
Dans la journée du 14 mai, le groupe
Colombat a ravitaillé les postes de Bihane
et de Bab Khemis et dégagé le poste -de
Mghala. Il envoya également un détache
ment sur Ourtzagh.
Quelques infiltrations riffaines sont si
gnalées sur le territoire des Ouled Amram,
vers Aiin Maatouf.
A l'est, on signale un renforcement des
contingents riffains devant le massif de
Kiffane et dans la région de Sakka.
La mort d'un grand aviateur •
Le commandant aviateur Mezergue, un
as d:e la grande guerre, est décédé la
nuit dernière à l'hôpital de Fez des sui
tes de ses blessures. II avait été blessé
une première fois au début des opérations
et avait voulu reprendre son service. A
peine pansé, il reçut une nouvelle bles
sure qui l'emporta. Il a reçu hier soir,
avant de mourir, la cravate de comman
deur de la Légion d'honneur.
LES UBERMJÎTBELGES
SE PRONONCENT A L'UNANIMITE
CONTRE LE CABINET
VAN DE VYVERE
Bruxelles, 15 mai. —Les groupes libé
raux de la Chambre et du Sénat, qui se
sont réunis cet après-midi, ont décidé à
l'unanimité de ne pas donner leur appui
au gouvernement Van de Vivere. Ils se
sont prononcés à une forte majorité pour
un ministère Max ou une solution transi
toire consistant en la formation d'un ca
binet d'affaires dénué de caractère poli
tique. ,
LES DETTES INTERALLIEES .
La France devrait verser 22 millions
de dollars annuels aux Etat-Unis
Londres, 15 mai. On mande de Was
hington ôlT Agence Reuter : ; ■
Les dépêches de Paris reçues ici disent
que certaines personnalités françaises ont
été autorisées à examiner la question des
dettes internationales et qu'on leur a sou
mis un rapport des conversations qui ont
eu lieu entre M. Jusserand et le secrétaire
du Trésor, M. Mellon. Dans- ce rapport,
M est fait mention d'un taux d'amortisse
ment de 1 / 2 % pour le paiement du prin
cipal de la dette de la France envers l'Amé
rique.
■ Les hauts fonctionnaires ici font remar
quer que ce taux d'amortissement est le mê
me que celui accepté par la Grande-Breta
gne. Certainement, ajoutent-ils, aucun taux
plus élevé ne serait attendu de la France.
Les fonctionnaires évaluent à 22 millions
de dollars environ la somme qui serait ain
si payée annuellement par la France aux
Etats-Unis en outre des intérêts.
UN INCIDENT
BULGÀRO-YOUGOSLAVE
Mercredi dernier, un incident de fron
tière s'est produit entre Bulgares et Yougo
slaves.
Un. détachement de trente bandits bul
gares armés et disposant de mitrailleuses,
ont franchi la frontièra à Timok et ont
fait irruption dans le village serlje de Tser-
nochavtse, près de Négotine.
Les habitants du village se sont organi
sés et ont obligé lès assaillants à battre en
retraite. Ils se sont lancés ensuite à leur
poursuite. Au cours de la lutte, le fermier
Atanassof a été grièvement blessé, et sa
maison incendiée. Sa femme et ses. trois
enfants seraient ensevelis sous les décom
bres. -
L'Agence Avala donne, d'autre part, les
détails suivants :
L'enquête officielle ouverte sur l'incur
sion bulgare en territoire yougo-slave qui
s'est produit hier à Timok, a établi que les
assaillants portaient l'uniforme de l'armée
bulgare, puisque deux d'entre eux ont
été reconnus par le fermier Atanassof,
blessé au cours de la lutte, comme étant
des paysans bulgares d'un village fron
tière. L'incident se ramènerait donc aux
proportions d'un acte de vengeance per
sonnelle.
UN VOILE QUI SE LEVE
L'ex-miniatre allemand Ho elle
s'était empoisonné
Berlin, 15 mai. — Les trois médecins
chargés de rechercher les causes de la
mort du docteur Hoefile, ex-ministre des
Postes, empoisonné pour complicité dans
le scandale Barmatb, ont conclu à un sui
cide par l'absorption d'une forte quantité
de narcotique.
EN BALTIQUE
L'odyssée d'un sous-marin
Copenhague, 15 mai. — Un communiqué
officiel annonce que, durant les manœu
vres de la flotte suédoise dans la Baltique,
un sous-marin est allé au fond par suite
d'une avarie de machine. L'équipage put
heureusement faire remonter le submersi
ble à la surface en libérant les plombs de
salut. '
LE MARECHAL HINDENBURG
A REÇU HIER LES PRESIDENTS
DES ETATS CONFEDERES
Berlin, 15 mai. —En présence du chan
celier Luther, du ministre de l'Intérieur
Schiele et du secrétaire d'Etat Meissner,
Hindenburg a reçu aujourd'hui _les minis
tres présidents des Etats confédérés qui
sont venus lui exprimer leurs vœux. Le
docteur Braun, premier ministre prussien,
a déclaré dans son allocution :
La nation allemande vous a placé à la tête
de la République. Nous qui sommes les repré
sentants des Etats, nous nous rangeons à vos
côtés, en toute confiance, désireux que nous som
mes de servir en commun le peuple allemand. La
prospérité du peuple à "laquelle vous avez juré
de consacrer tous vos efforts, Monsieur le Prési
dent, est aussi la prospérité des Etats- allemands.
Aifesi, votre mission est-elle liée à la nôtre de la
façon la plus étroite.
La réponse d'Hindenburg
Le président du Reich a répondu par
les paroles suivantes :
« Messieurs, je vous remercie de votre
visite. Je vous remercie également des ai
mables souhaits que vous, venez de m'ex
primer par la bouche du ministre prési
dent de Prusse. Je tiens à vous assurer
que je considérerai comme une de mes
tâches les plus importantes d'entretenir
et de favoriser le bon accord du Reich
avec les Etats. C'est dans la variété des
provinces allemandes que prennent ra
cine les forces de la nation. Le Reich les
a rassemblées en une. nnité qui fait leur
puissance. Ainsi, le Reich et les Etats sont
liés par une destinée commune.
« Consolidons cette unité et restons
toujours un peuple et un Reich. Das walte
Gott.» (Ainsi soit-il).
A ALGER
Un conseiller indigène, non naturalisé
est élu adjoint
Alger, 15 mai. — Le conseil municipal
d'Alger a réélu maire M. Raffi.
Pour la première fois, un conseiller in
digène non naturalisé, M. Boumedine, a
été élu adjoint au maire, mais cette dési
gnation sera soumise *au Conseil d'Etat.
La municipalité d'Alger compte 11 ad
joints. .-
L'ORGANISATION DU FASCISME
Le contrôle du parti
Rome, 15 mat. — Le Directoire national
du parti fasciste a décidé de donner des
ordres aux fédérations provinciales afin
qu'il soit imposé à tous les fascistes de
s'inscrire dans la milice et aux syndicats
fascistes, et que tous les faisceaux insti
tuent un bureau d'état civil pour leiurs
membres.
DANS LES MINES DE L'HERAULT
- Le feu détruit plusieurs galeries,
Montpellier, 15 mai. — Le feu, qui cou
vait depuis un certain temps, s'est déclaré
soudain dans les mines de St-Gervais-sur-
Mare. Toutes les galeries ont été aussitôt
évacuées.
Les mineurs qui tentèrent de circons-'
crire le sinistre ont dû remonter au jour,
la plupart à demi asphyxiés. Des mesures
ont été prises par les "ingénieurs et l'in
cendie a pu être localisé.
DÀNS LES HAUTES-PYRENEES
La candidature sénatoriale
de M. Fourcade , .
Tarbes, i 5 mai. — On confirme que M.
Fourcade, bâtonnier de l'ordre des avo
cats' dè la cour de Paris, conseiller général
des Hautes-Pyrénées, sera candidat dans
ce département aux élections sénatoriales
du 21 juin.
Dernières nouvelles sportives.
Les malheurs de l'aviateur Zanni
Tokio, 5 mai. — L'aviateur ■irgeniin Pe
dro Zanni ne pourra très probablement
pas achever son tour du monde en avion.
En effet, son appareil a été presque en
tièrement démoli hier au sud des îles
Kouriles, par suite d'un amerrissage brus
que.
Petites nouvelles de la nuit
— A l'Exposition des Arts décoratifs, le vi
comte Ishii et MM. de Monzie, ministre, de l'Ins
truction publique, et Chaumct, ministre du Com
merce, ont inauguré le pavillon japonais.'
— A Revonnas, près de Bourg, une neurasthé
nique, Françoise Chàrlet, a. noyé une de ses fil
lettes et s'est pendue dans sa cave, i
— A Rome, la Chambre a voté le projet de loi
accordant aux femmes l'électoral administratif.
Chronique religieuse
Encore un mol sur la réforme du calendrier
grégorien. — Le congrès thomiste de Rome.
Benoît XV et l'Action française.
Au sujet du projet de réforme du calendrier grégo-
rien/un religieux bénédictin veut bien m'écrire do
Hollande pour me rappeler que la fête de Y Epi
phanie était autrefois, en France, l'une des
solennités les plus vénérables de l 'année liturgique.
Pendant de longs siècles, la Fête des Rois fut
célébrée avec éclat dans les familles et les parois
ses frans-nse 8 -
Le * concordat de 1801 a consacré la suppression
officielle de cette fête considérée sans doute, par le
Premier Consul, comme susceptible- de réveiller
les vieilles fidélités royalistes. Mais en d'autres-
pays, en Espagne, par exemple, 1'Epipàanie est
toujours célébrée comme ' une très grande fête.
C'est le Noël dee Gentils, le Noël des nations
païennes appelée* i participer *sx bienfaits du
christianisme.
Une petite plaquette de SA pages, fort «arienss,
et intéressante, œuvre du E. P. dom F3jcoteaux,
O. S. B. (aux Editions de la Fie spirituelle, à
Samt-Maximin, Var) traite & l'Epiphanie an point
de vue thêolegiqne^ historique, liturgique et démon
tre qu'elle est enrtoat la fête de là royauté de
I N. S. Jésna-Cbrist.
Ea quelque» ax** T sxûxhb , VtvtrtM dr la
meeee eoaa yxoyeets da la msaSe* la pkm feacho
«M* mm m» »
a II est venu, le souverain: Seigneur qui tient dans
sa main le règne, la puissance et Fempire : Ecce
advenit dominator dominas et regnum in manu
ejus et potestas et imperûm. >
11 est remarquable que le /Conseil de la trop
fameuse Société des Nations, laquelle est une
création judéo-maçonnique, eit pris en mains le
projet de réformer le calendrier grégorien, pour
attribuer des dates fixes à la fête de Pâques et
aux fêtes qui en dépendent, pour reculer la Tous
saint an 11 novembre et en faire la fêle de la
Paix, etc.
Sans doute, le Conseil de la S. D. N. pourra
faire aboutir cette réforme, ou plutôt cette défor
mation, mieux qu'il n'a réussi à empêcher le dé
membrement de l'Arménie, l'agression contre la
Pologne et l'asservissement de la Géorgie. Mais
comment certains catholiques se font-ils les cham
pions. d'une institution qui a refusé d'admettre
dans ses conseils un représentant de la Papauté,
c'est-à-dire de la plus haute puissance morale et
du pouvoir le plus pacifique qui soient au monde ?
Un congrès de philosophie thomiste s'est tenu
& Rome, du 15 au 20 avril dernier, conformément
au vœu que le Pape lui-même avait exprimé, au
conrs de la Semaine d'études thomistes de no
vembre 1923.
Ce congrès a réuni environ cent vingt profes
seurs, prêtres ou. religieux, avec quelques laïcs,
venus de tous les pays d'Europe et même des
Etats -Unis. Les séances ont été- présidées par
Mgr Janssens, Q. S. B-, évêque de Bethsaïde, se
condé par le P. Le Rohellec, du Séminaire'fran
çais de Home, et le P. Paul Gény, de l'Université
grégorienne.
i Lee {Eaenasfoni, « objob », très serrées (chaque
rapporteur ne disposant que d'un quart d'heure
et chaque contradicteur de cinq minutes, pour
exposer sa thèse) ont abordé les plus hauts pro
blèmes de philosophie, de théologie et même de
certaines sciences profanes envisagées dans leurs
rapports avec la doctrine catholique.
M; L. Maliieu, dans la Croix, a mentionné quel
ques-unes de ces questions : Le darwinismo est-
il compatible avec le principe de causalité? —
Valeur des théroies physiques, — .Rapports de
la psychologie rationnelle et de la psychologie
expérimentale. .— Peut-on concilier l'hylemorphis-
me avec les hypothèses des physiciens modernes ?
— La matière est-elle discontinue ? ■ De l'ap
plication des diverses géométries au monde sen
sible. — Critique de la connaissance humaine.
Quand et comment, outre l'objet, l'esprit connaît-
il sa propre pensée? .y. à
§ur la question de la ■ relativité, le rapporteur
a conclu qu'Einstein avait démontré, non pas la
relativité proprement dite du temps et de l'es
pace, mais celle de leur mesure.
.Ceux de nos lecteurs qui désireraient avo^r plus
de détails sur le congrès thomiste liront avec in
térêt le compte rendu, fort bien fait, qu'en a
doijné le journal Rome (n° du 1" mai).
Aux laïcs qui, sans avoir le temps d'étudier de
gros ouvrages, veulent cependant connaître la
pure et forte doctrine de saint Thomas d'Aquin,
on peut recommander le résumé si parfaitement
clair qu'en a donné 1» R. P. Pègues, supérieur de
l'Ecole de théologie de Saint-Ivîaximiii du Var,
tous le titre La?Somme de -saint Thomas' d'Aquin
(chez ] r éditeur Téqui), _
. '
Dana la leune République du 3 avril dernier,
le rédacteur en chef de cet organe écrivait, «pue
la rubrique La vie politique (p. 3, col* 5. et 6) :
« Ne Favons-nous pas dit souvent : le Vatican,
parce qu'il servit exclusivement, pendant et après
la guerre, la justice et la paix, a mérité d'être
attaqué par tous les nationalistes, en Allemagne
comme en France ? »
Le' malheureux ! Il l'a dit souvent ! Or c'est
une calomnie. On ne trouverait pas, dans toute
la collection de l'Action française, organe du
nationalisme intégral, une seule attaque contre les
Souverains Pontifes qui se sont succédé sur le
siège de Pierre avant, pendant et .depuis la guerre.
Bien plus, Charles Maurras, en de nombreux ar
ticles, a vigoureusement défendu le Saint-Siège,
pendant la guerre, contre les détracteurs de la
Papauté. Son livre : Le Pape, la guerre et la paix
est un hymne à la louange de Pie X et de Be
noît XV qui régnaient pendant la guerre.
Plaignons les infortunés lecteurs de la Jeune
République. Us sont gavés de notions fausses
presque autant que le$ lecteurs du Quotidien, de
l'Ere nouvelle et de l'Humanité !
» F. DUBLAIX.
UN AVION MILITAIRE TOMBE
■SUR UN TOIT
Le pilote est indemne
Strasbourg, 15 mai. — Un avion du 2*
régiment d'aviation de chasse, piloté par
l'adjudaùt Leclerc, est tombé entre Ober-
haufen et Haguenau sur le toit d'une fabri
que de tissage. Les sacs remplis de déchets
de laine, qui étaient placés sur le toit,
adoucirent la chute et le pilote put s'en
tirer avec de légères contusions. Mais l'ap
pareil est en miettes.
Les familles françaises
contre M. Caillaux
Au lendemain de la formation du mi
nistère Painlevé-Briand-Caillaux, le capi
taine Maire, président-fondateur lie la Li
gue des familles nombreuses de France,
a adressé au président de la République
la lettre suivante, reproduite dans le der
nier numéro de l'organe de la Ligue.
« Monsieur le Président,
c A la date du 17 avril, en votre qualité de
chef de l'Etat et da chef du Pouvoir exécutif,
Moub avez, par votre signature, investi M. Cail
laux Joseph dçs fonctions de ministre des Fi
nances. V
« Auriez-vous déjà oublié qu^ Caillaux a été
arrêté et traduit le 23 avril 1920, devant la Haute
Cour, de Justice, qui l'a condamné, pour cor
respondance avec l'ennemi, à 3 ans de prison, à
5 ans d'interdiction de séjour et à 59.000 fr.
d'amende?
« Si le Parlement a amnistié Caillaux, il ne
l'e pas innocenté.
< Cet homme est l'une des causes que tant
Je soldats sont morts pour 1a France.
« Si des vôtres étaient de ce nombre, votre
plume se serait refusés à signer le décret.
K Mais vous êtes célibataire !
« La ligue des familier nombreuses se dresse
avec force et éclat contre cet acte qui est un
défi à la France, aux familles qui pleurent leurs
fila et une injure à nos héros qui dorment' en-
eevelîs, dans un linceul de gloire.
< Veuillez agréer, monsieur le président, l'ex
pression de ma déférence pour k haute magis
trature que vous exercez.
Capitaine . Maire,
Président-fondateur de 'la Ligue
des Familles nombreuses de
France.
Les familles françaises ne peuvent ou
blier que l'action des défaitistes et de leur
chef Joseph Caillaux a prolongé la guerre
de plusieurs mois et causé des milliers de
morts par surcroît. '
Vers les 100.000 ABONNES
i mm FRANÇAISE
a plus de 39.000 abonnés
Dans les circonstances actuelles S net
suffit pas de nous applaudir , tous
les patriotes doivent nous aider
-■ efficacement.
^ ****** .
Prenez AUJOURD'HUI, 14, r. de Rome
Un carnet
d'ABONNEMENTS DE PROPAGANDE
de 45 francs
Vous répondrex aux appel» de
DAUDET ET MAURRAS
en faisant 10 ABONNES NOUVEAUX
J
..
battants derrière leurs drapeaux. Voici la
L'igue des patriotes, la Ligue franco-rhé
nane, précédée d'une superbe couronne ;
une délégation du Comité Dupleix.
Les sections des Jeunesses patriotes» con
duites par MM. Pierre Taittinger, Le Pro-
vost de Launay et Anflré de Neufville
défilent en bel ordre, marchant au pas.
Et voici la délégation de l'Action fran
çaise, fort nombreuse, bien que ce soit
jour de semaine. Encadrée par nos 'com
missaires au brassard tricolore, elle com-
prend un millier d'étudiants et un millier
de ligueurs. Devafnt les couronnes, vien
nent le drapeau et les fanions des sectionsde
Paris et de la banlieue. Les comités direc
teurs sont représentés par Charles Maur-
ras, l'amiral Sclvwerer, Maurice Pujo,
Jacques Bainville, Paul Robain. A eux
s'étaient joints le commandant Beau ot le
marquis de Palamihy, délégués de Mon
seigneur le Duc d'Orléans.
Maxime Real del Sarte, Lucien Lacour,
Pierre Lecœur et Raymond Batardy diri-
fent la marche, Georges Calzarrt, Claude
eantet et André Delavenne sont en tète
des étudiants. La délégation de l'A. F., qui
ferme le convoi, défile au pas cadence^
Aux Invalide»
Sur tout le parcours, on sent l'énorme
foule, qui garnit les larges trottoirs,
étreinte d'une émotion poignante. Ce
n'est pas le simple recueillement. A
regarder les visages soudain pâlis, les
yeux rougis, on voit que celui qui passe,
couché sous le drapeau national, avait
conquis le cœur de tous, et que c'est un
peu comme un père qui s'éloigne, et sur
la protection de qui I on comptait...
Les lents accents voilés d'une marche
funèbre s'élèvent, tandis que le cortège
franchit la grille des Invalides.
Dans la cour du devant, parmi les vieux
canons pris à l'ennemi, sont rangées les
troupes. Fantassins, artilleurs, cavaliers
présentent les armes. La haie est formée
par l'infanterie coloniale. Dans la cour
d'honneur, la musique de la Garde répu
blicaine joue la « Marche de la 5' divi
sion ». •
Sur les degrés de la chapelle, sont ali
gnés des tirailleurs coloniaux, au garde à
[ vous, leurs noirs visages dp,bronze immo-,
I biles sous ia rouge phéchîa.
La cérémonie funèbre
Le cortège entre dans la chapelle.' Le
cercueil, recouvert d'un drap tricolore, est
placé sur le catafalque. A gauche et à
droite prennent place le général Lasson,
et le corps diplomatique avec son doyen,
Mgr Ceretti, nonce apostolique. M. Qui-
nonès de Léon, ambassadeur d'Espagne,
représente le roi Alphonse XIII. Auprès de
lui prend place le comte de Chaponay, re
présentant S.A.R. Mgr le Duc de Vendôme,
' son beau-père. On remarque également M.
• Myron Herrick, ambassadeur des Etats-
i Unis, etc.
Dans la nef, se place la famille du gé
néral ; & droite sont les officiers généraux,
les attachés militaires et un grand nombre
de personnalités, parmi lesquelles on re
marque, outre celles que nous avons citées
plus haut, le marquis de Juigné, M. de
Fontenay, M. Millerand, Emile Buré, Pier
re Benoit, etc., les représentants des mu
nicipalités de Sarrebourg, de Verdun et de
Villers-Cotterets. " _
Le cardinal Dubois préside la cérémo
nie.'
La messe est chantée en chant grégo
rien, a capella, par les basses et ténors
de Sainte-Clotilde, sous la direction de
M. Meunier, et par les soprani de l'Insti
tut grégorien et des chanteurs de Sainte-
Cécilè, sous la direction du R. P. Dom Ga-
jard, de l'abbaye de Solesmes.
A la fin de la cérémonie, le cardinal
Dubois donne. lîabsQâle. ^ ir» y
Le discours du maréchal Pétain
Le cercueil est alors replacé sur la
prolonge d'artillerie.
L'assistance se range dans la cour d'hon
neur. Le maréchal Pétain s'avance et, au
nom de l'armée française, prend la parole.
Sa voix "tremble 'd'émotion quand il pro
nonce ces premiers mots :
Mon généraL. ^
Une mort soudaine vous s fcappé, après fous
avoir soudainement attaqué. Elle est venue à
' Timproviste briser votre foyer. J
Et elle est venue en même temps priver la
France du pins, grand, du plus vaillant de ses
soldats, de celui qui déployait la plus grande
activité et qui était l'honneur de sa race.
Vous avez quitté la vie, d'un geste résolu, mais
votre figure énergique restera gravée dans nos
mémoires— . .
Agir, fût dès m jeooewo le mot d ordre da
général Mangin.
Il y est resté fidèle & ce point qu'il m est im
possible de retracer ici les inoubliables services
qu'il a rendus à son payai II me faudrait, conter»
un à un, ses voyages et «es combats à travers
le monde, sur les continents et sur' les mers où
il a été le hardi pionnier ..de la plus grande
France : au Sénégal, eu Soudan, en Haut-Ouban-
ghi, du Congo.au Nil, alors, qu'il fut pendant
trois ans l'infatigable éclaireur de la mission
Marchand, au Tonkin, au Maroc, partout où son
ardeur et sa foi l'ont porté, en tant de-lieux où
il versa' son sang et ne se donna même pas le
* temps d'y prendre garde. -
Le maréchal Pétain évoque la vie du
général Mangin, son grand rôle sur les
champs de bataille au cours de .la Grande
Guerre. .
J'ai essayé de reproduire, oit-il, les traits prin
cipaux du caractère du général Mangin": un
homme d'action, avec tout ce que ce terme re
présente, sachant combiner les ardeurs de son
lias et les finesses de son intelligence poux at
teindre les divers buts que «on patriotisme lui
suggérait. .
Pe tous côtés, de France et des pays anus, de
fa ni*'"" entière et de Formée ont afflué les
témoignages les plus chaleureux pour «dresser
leur souvenir ému au chef entre tous admiré. -
Il termine par ces mots :'
« Général Mangin, au nom du Prési
dent de la République, au nom des repré
sentants des puissances accourues autour
de vous aujourd'hui, au nom dé vos com
pagnons d'armes, je vous adresse un su--
prème adieu. » •
Le défilé des .troupes
La prolonge d'artillerie est amenée sur
la place des Invalides, devant la grille. En
arrière se rangent les officiers et les per
sonnalités présentes. Seul, en avant du
groupe des généraux, le général Mangin
va passer sa dernière revue. Car c'est bien
une revue qu'il va passer, et, d'abord, celle
de -ses chers coloniaux.
Le général Mouchon s'avance, à cheval,
et salue du sabre. Et, aussitôt, sonné par
la fanfare du 23" régiment d'infanterie
coloniale, retentit le Marsouin . Le régi
ment kaki défile, impeccable, et les com
pagnies, d'un seul mouvement, tournent
les têtes à droite en passant devant le
cercueil. Le 5" d'infanterie suit, aux ac
cents du Chant du départ, joué par la
musique de la garde. Les notes longues
d'une marche funèbre sonnée par les
trompettes du 32° d'artillerie précèdent
l'arrivée de deux batteries de 155 long et
court. Enfin, les cavaliers du 12' cuiras
siers passent.., Et, le défilé terminé, le
général Mouchon revient saluer le cer
cueil, et s'incline devant la famille.
Au cimetière Montparnase
Le cortège se reforme alors et, lente
ment, se dirige vers le cimetière Montpar
nasse,où il arrive à 1 heure. Le corps est
déposé dans un caveau provisoirj en at
tendant qu'il soit enseveli dans le caveau-
fainilial. La foule émue et recueillie qui se
presse dans la nécropole rend un dernier
hommage au grand soldat et témoigne'à
sa famille sa douloureuse sympathie. Les
délégations patriotiques défilent à leur tour
au pas cadencé, et l'Action française clôt
ce défilé d'un ordre parfait. 11 est près de
2 heures quand la cérémonie prend fin/
Un incident
Un scandaleux incident a eu lieu sur le
passage du convoi funèbre. Des ouvriers
communistes, occupés dans le chantier
d'une maison en construction, situé en
face de l'immeuble qu'habitait le général
Mangin, ont sifflé au moment où on pla
çait le cercueil sur la prolonge d'artillerie.
' La foule indignée envahissait déjà le
chantier et allait sévèrement corriger les
voyous de M. Cachin quand la police ferma
les portes et organisa un rapide barrage.
SUR LE BOULEVARD SAINT-MTCHEL
L'ex-minislrieuic reucosUre
les étudiants...
Hier après-midi, vers 3 heures; François',
Albert, l'ex-ministricule de l'Instruction
publique, descendait paisiblement le bou
levard Saint-Michel. Sans , doute n'avait-il
pas pensé qu'il risquait fort d'y rencontrer
quelques-uns de ces étudiants qu'il a co
pieusement injuriés et fait assommer lors
des incidents Scelle, r
Et ce qui devait arriver,.-arriva.-. Notre
ministricule honorât??' "rèh'crfnfràû" tout" à"
coup un étudiant, c'était André Delaven
ne, qu'il avait dénoncé à la tribune de la
Chambre comme factieux redoutable. Ce
lui-ci l'invitait -ordialement à vjnir pren
dre un café en compagnie de quelques sym
pathiques camarades, qui tous avaient des
explications à demander à l'ancien petit
maître de l'Université,-; Utmr g'eotre .eux.:
serrait énergiqùement la main gauche, tan
dis qu'un autre s'emparait de son bras
droit. Un troisième, au salut duquel Fran
çois Albert n'avait pas répondu correcte
ment se chargeait de le décoiffer,
ment, le décoiffait d'un geste résolu.
Comme les passants commençaient à
faire cercle et à s'esclaffer ia François Al
bert requérait un agent de"-pâïce] ïu' -dé
taillait ses nom:, qualités, fonctions. MaiS
le représentant de la force publique, cro
yant avoir affaire à un élève des classes
enfantines asticoté par des camarades plus
âgés et craignant de passer pour un im
bécile, se retirait dignement. Au lieu d'ac
cepter un café offert de si bon cœur, Fran
çois Albert cherchait alors le salut dans
la fuite et s'engouffrait dans un établisse-
ment de crédit dont la grande porte était
ouverte.
Il en ressortait un moment après par
une porte dérobée, mais il retombait aus
sitôt sur les étudiants qui, tout en lui
chantant la fameuse Complainte du minis
tricule, mettaient résolument les pieds
dans le plat et lui posaient des questions
épineuses : « Pourquoi, disait l'un; as-tu
fait faire huit jours de prison à mon frère?
Pourquoi, demandait un autre, m'as-tu fait
assommer par tes hambourgeois ? Pour
quoi, hurlait tout un groupe, as-tu calom
nié les étudiants et la Faculté de droit? »
Le petit sénateur moustachu, livide, gre
lottant de peur, balbutiait : « Ce.n'est pas
moi... J'ai même trouvé les sanctions trop
sévères... Je ne suis pas légiste... C'est le
ministre de la justice... »
Mais jamais ministre n'avait eu un au
ditoire aussi bruyant et familier. Une vé
ritable foule s'amassait autour du minis
tricule qui ne pouvait pas répondre à
cette grêle d'interpellations tombant sur
sa face de pion. Au milieu de tous ces
étudiants, il ne respirait qu'avec peine,,
et sans l'excellente idée d'un jeune hom
me qui, en se faisant passer pour répu
blicain, l'emmena faire une bal ade en
taxi et tira ainsi d'ubarras le plus petit
cartellistc de Prance.
J. Claude.
INFOUMATIONS
LE TEMPS. — Moitié Est beau temps le matin,
devenant nuageux et orageux,' l'après-midi quel
ques orages; moitié Ouest temps nuageux et ora
geux, quelques orages.
Température: statiounaire ou en hausse moitié
Est; en baisse moitié Ouest A Paris, maximum 29°.
LA VILLE. — A 2, heures, courses & Saint-
Cloud; à la Foire de l'aris, ouverture de lu Semai
ne agricole; à 2 heures, au Palais de Dois, à la
porte Maillot, vernissage du Salon des Tuileries;
à la Foire Saint-Germain, place Saint-Germain, re
présentation théàtnile et concert; au Champ de
Mars, le Concours Hippique.
LES CHANGES. — Le franc vaut en moyenne:'
0 fr. 27 à New-York; 0 ,fr. 27 à Londres ; 0 fr. 27
A Genève; 1 fr. 2f> à Rome. .
Le doyen des « Poilus 2> est mort
A Reullevergy est Recédé le doyen des « Poilus »
de France, M. le capitaine Miriin, chevalier de
la Légion d'honneur et titulaire de la crois de
guerre. Il a succombé à l'âge de 84 ans, aux
suites d'une bronchite contractée durant la der
nière guerre.
Alors âgé ds 73 ans, le capitaine Mirlin s'était
engagé dès l'annonce de la mobilisation. Très va
lide, il resta au front jusqu'en 1917, époque où
il dut être réformé pour la maladie qui vient
précisément de l'emporter. Il avait fait les guerres
d'Italie, du Mexique et de 1870-71 et s'était
partout montré très valeureux.
Un sauveteur récompensé
La Société centrale de sauvetage des naufragés
vient de convoquer à Paris, pour le dimanche
17 mai, le sous-patron Joseph Quillivic,'du ea-;
not de sauvetage Gênéral-Beziat, pour lui remettre
le prix EiJlc Rebin et baronne et baron d'Avil-
liers de 1.000 francs, et la médaille d'or du
baron Joest.
Joseph Quillivic avait, avec ses douze cano
tiers, réussi à sauver, le 29 août 1924, au cours
d'une violente tempête, avec ^ leurs équipages,
deux bateaux de Douaraenez, Le Petit Marin
n" 1.995 et le n" 2.602, qui ' étaient en perdition
à la pointe de Lervily.
Une mission commerciale anglaise en France
Une très importante mission de commerçants
anglais, importateurs de fruits et primeurs, vient
d'acomplir dans le sud-est de la France une série
de visites aux grands centres producteurs du
Lyonnais, de la vallée du Rhône et de la Provenqf.
Cette mission, organisée avec le concours de
l'Union 'régionale des syndicats agricoles du Sud-
Est et par l'Union régionale des syndicats, agrico
les des Alpes et de Provence, était- composée des
représentants des marchés de Londres, do Hull<
Liverpool, Manchester, Birmingham, I/îeds, New?
castle, etc., ,,
Après avoir visité le marché de Lyon, elle a
parcouru pendant 5 jours les régions de Cha-:
teauronard, d'Avignon, les grands marchés de
Cavaillon et de Carpentras. Elle a été reçue .par-,
tout par les municipalités, les chambres de com
merce et les associations agricoles avec beaucoup
de cordialité, et elle a été vivement intéressée
par l'importance et la variété des cultures maraî
chère et fruitière.
De nombreux échanges de vues et des'conver
sations multiples que les importateurs anglais ont
eus avec les producteurs et les expéditeurs naîtra
sans doute un mouvement d'affaires très impor
tant pour le développement des relations commer
ciales entre la France et l'Angleterre.
La conversation téléphonique taxée
L'administration ds P.T.T. fait connaître que
le nouveau régime téléphonique des conversations 1
taxées sera mis en vigueur dans la circonsc/fiiion
«Archives» à partir'du 16 mai 1925.
Les abonnés rattachés au poste central «Ar
chives » cesseront d'être soumis au régime forfai
taire,.et leurs communications locales seront taxêès
à partir de la date du prochain versement trimes
triel qu'ils auront à effectuer après le 16 mai.
Dès le 16 mai, les nouveaux abonnements con
tractés dans la circonscription «Archives» ne
pourront être souscrits que sous le régime des
conversations taxées.
PETITES-NOUVELLES
Le président de la République a quitté Paris»
hier dans l'après-midi* pour aller passer quelques
jours à Rambouillet.
Le drapeau de Prague à Paris. — M; Biïxa, mai
re de Prague, remettra aujourd'hui un drapeau à
lu Ville de Paris. Celte cérémonie aura iieu dans
les salons de l'Hôtel de Ville," en présence de l*hur-
moniè-belge des minés de. Maricmont-ïîascour», qni
se fera entendre.- •
La conférence des ambassadeurs ne se réunira
pas avant mardi.
CHRONIQUE DU MONDE
- ET DE LA VILLE
Deuils
Nous apprenons la mort de M. de Par-
seval, décédé le 13 mai à Saint-Germain■
en-Laye. Il était le père et beau-père de
la vicomtesse et du capitaine Robert de
Chivré ; le frère et beau-frefe de M. et
M"• Charles de Parseval, du comte et de
la comtesse de Vendeuvre.
Les obsèques auront lieu lundi, 18 mai,
à 10 h. 30, ù l'église de SainUGermain-
en-Laye.
Le lieutenant-colonel et la comtesse de
Bcgon de Larouzière, née Estignard, ont
la douleur dé faire part da décès de leur
fille, Nicole, rappelée à Dieu à l'âge de
15 ans. Besançon, S mai.
'On annonce d'autre port
MARIAGE.
du Pontavice.
M. Alexandre de Fry avec'Mîle
' NECROLOGIE. Mlle Madeleine Girard, â
Paris. — Mme Cellard duSordet, douairière, née
Nathalie-Marie-Josèplie Le Sergent d'Hendeconrt,
à Paris. ,
A LA xn° CHAMBRE
CORRECTIONNELLE
lies diffamations
Regouïet-Golîier
Goliier condamné à 1.000 francs
de dommages-intérêts
Ou se souvient que la 12° chambre
avait déjà eu à connaître le procès en
diffamation intenté à Urbain Dègoulet-
Gohier par Charles Maurras et par son
frère Iç docteur Maurras. Il avait faliu
•disjoindre l'affaire en ce qui concerne le
docteur J. Maurras, décédé, et renvoyer
l'affaire pour permettre à ses héritiers de
reprendre l'instance. 11 y a eu vendredi
huit" jours que le -procès a été plaidé.
On se rappelle que la diffamation en
vers Charles Maurras, accusé par Degou-
let-Gohier d'avoir touché 200.000 francs
de la Banque Industrielle de Chine, fut
sanctionnée par une amende et des dom
mages-intérêts sans que Degoulet-Gohier
eût tenté la moindre démonstration.
L'effondrement avait été tout aussi com
plet dans le procès intenté par ies héri
tiers du docteur Maurras.
Gohier,. qui pr-jsentait sa défense lui-
même, avait tenté d'obtenir un sursis. Il
arguait qu'il avait déposé une plainte en
faux et usage de faux au sujet des « lettres
obscènes et injurieuses » qu'il avait adres-,
sécs au docteur Maurras et communiquées
d'ailleurs à différentes personnalités de
l'Indo-Chine.
Il voulait attendre la suite de cette* pro
cédure avant de discuter quoi que ce soit.
Mais M" de Roux ayant- lu ces docu
ments, Gohier les reconnut, tout en pré
tendant qu'elles sont injurieuses et non
obscènes. -• ■
M" de Roux avait ensuite prononcé une
plaidoirie sévère et juste.
Le tribunal a rendu aujourd'hui son
jugement.
Il commence par déclarer que les lettres
n'avaient pas un caractère suffisant de
publicité pour constituer le délit de diffa
mation.
Il fait ensuite application de la loi
d'amnistie à Goliier les faits étant anté
rieurs au 12 novembre. Puis il alloue pour
dommages-intérêts la sommé globale de
1.000 francs à répartir entre les héritiers
du docteur Maurras.
Degoulet-Gohier n'a plus qu'à récidiver.
» ■ ■ ■! . I..I
L'IDEALE BOISSON D'ETE
C'est, h tous égards, le délicieux jus de rai
sin-frais pasteurisé, sans alcool. Indispensable
aux malades, aux débiles, aux enfants ; abso
lument indiqué dans tous les troubles diges
tifs, il. s'avero aussi bien aliment complet,
immédiatement assimilé, aue dépuratif et re
constituant souverains. Rénovateur des tissus
et oellules en niûme temps que diurétique par
fait, par ses tartrates alcalins qui stimulent foie
et Intestins. Il rend ^inappréciables services à
l'îéoonomie générale. '
Or, afin de faire apprécier à • tous-son^goût
exquis et ses bienfaits qui mettent d'accord
délioats et hygiénistes, la Société J. R. F. S. A.
envoie franco domicile, oontre mandat postal
de 25 franc^, une caisse échantillons de deux
demi-bouteilles de Jus naturel et deux demi-
bouteilles de Jus gazéifié, qui rallieront tous
les suffrages.
Adresser ies demandes à M. MALÎNGE, 172,
cours,du Médoc, à,BOP>DEAUX^ j.,,
AU CONCOURS HIPPIQUE
Prix du Printemps
Le beau temps a encore favorisé la jour
née d'hier à l'Hippique?-et l'assistance est
venue nombreuse assister an prix-dû-Prin
temps, l'épreuve internationale d'obstacles
pour gentlemen.
Soixante-quatorze concurrents étaient
engagés dans cet intéressant prix qui com
portait deux séries : la première pour les
chevaux sans surcharges et la seconde im
pliquant des surcharges diverses.
"''P6h\p6n'nëïté,"'(z MM'.'-âè^LecKêrolleh et
Servol, montée par ce dériiièr, a remporté
la victoire dans la première série, devant
Bille-de-Clown, à M. Delesalle, et Pétro-
grade, au capitaine de Laissardière ; le
quatrième prix a été décerné à Tommy-V,
à M. Jacques de Fonlongue, que l'on "met
à toutes les sauces depuis l'ouverture de
l'Hippique; reconnaissons cependant que
si Tommy-V est à la peine, il est souvent
à l'honneur. Sept autres prix et qiiatré'flots
pour la première série.
Dans la seconde série, M. Bignon, mon
tant Psyché, à M. Lederlin, s'est classé pre
mier, précédant Verduu-II (M. Clavé) et
Suptil ( M . Delesalle), tous deux seconds ex
sequo ; le quatrième était Ponce-Pilate, à
M. Xavier Bisard, et il y a eu encore qua
tre prix et trois flots.
Quelques chutes impressionnantes ont eu
lieu, notamment à la banquette irlandaise
et à la double barrière. Aucune, heureuse
ment, n'a été très grave.
La journée avait été coupée par la re
mise du prix d'honneur pour chevaux de
selle, poids lourd; celui-ci a été décerné à
MM. Roy frères.
Au cours de la matinée, de nombreuses
récompenses avaient été décernées à la
suite des épreuves d'extérieur pour che
vaux de selle.
•vo
Aujourd'hui, la journée promet d'être
une des plus intéressantes du concours;
nous assisterons en effet, à 2 h. 1/2, au
prix du Rhin, épreuve de puissance, avec
gros obstacles en haetteur et en largeur, ré
servée aux officiers, et, à 4 heures, nous
dpplaudirons nos gracieuses amazones
dans l'épreuve internationale d'obstacles
"epreuve
qui leur est réservée.
B. D.
LA SITUATION AU MAROC
Le communiqué officiel
Rabat, 15 mai. — L'opération à laquelle
a procédé le groupe Colombat dans _ la
journée du 13 mai a produit une vive
impression parmi nos tribus ainsi que
chez les Djeballas et' les Beni Zerouals.
Des contingents évalués à 3.500 fusils
nous étaient opposés. 'Ils étaient compo
sés en majeure partie de Djeballas, forte
ment soutenus par des réguliers riffains.
Ils ont subi des pertes lourdes.
Au centre, les troupes du colonel Frev-
denberg attaquèrent la position fortifiée
des Beni Mahmed, à Khemis, défendue par
seize cents Djeballas et Riffains. Après
un violent combat, elles s'emparèrent des
tranchées camouflées de l'adversaire et
ravitaillèrent le poste de Tamzez. Les per
tes ennemies ont été élevées.
Dans la journée du 14 mai, le groupe
Colombat a ravitaillé les postes de Bihane
et de Bab Khemis et dégagé le poste -de
Mghala. Il envoya également un détache
ment sur Ourtzagh.
Quelques infiltrations riffaines sont si
gnalées sur le territoire des Ouled Amram,
vers Aiin Maatouf.
A l'est, on signale un renforcement des
contingents riffains devant le massif de
Kiffane et dans la région de Sakka.
La mort d'un grand aviateur •
Le commandant aviateur Mezergue, un
as d:e la grande guerre, est décédé la
nuit dernière à l'hôpital de Fez des sui
tes de ses blessures. II avait été blessé
une première fois au début des opérations
et avait voulu reprendre son service. A
peine pansé, il reçut une nouvelle bles
sure qui l'emporta. Il a reçu hier soir,
avant de mourir, la cravate de comman
deur de la Légion d'honneur.
LES UBERMJÎTBELGES
SE PRONONCENT A L'UNANIMITE
CONTRE LE CABINET
VAN DE VYVERE
Bruxelles, 15 mai. —Les groupes libé
raux de la Chambre et du Sénat, qui se
sont réunis cet après-midi, ont décidé à
l'unanimité de ne pas donner leur appui
au gouvernement Van de Vivere. Ils se
sont prononcés à une forte majorité pour
un ministère Max ou une solution transi
toire consistant en la formation d'un ca
binet d'affaires dénué de caractère poli
tique. ,
LES DETTES INTERALLIEES .
La France devrait verser 22 millions
de dollars annuels aux Etat-Unis
Londres, 15 mai. On mande de Was
hington ôlT Agence Reuter : ; ■
Les dépêches de Paris reçues ici disent
que certaines personnalités françaises ont
été autorisées à examiner la question des
dettes internationales et qu'on leur a sou
mis un rapport des conversations qui ont
eu lieu entre M. Jusserand et le secrétaire
du Trésor, M. Mellon. Dans- ce rapport,
M est fait mention d'un taux d'amortisse
ment de 1 / 2 % pour le paiement du prin
cipal de la dette de la France envers l'Amé
rique.
■ Les hauts fonctionnaires ici font remar
quer que ce taux d'amortissement est le mê
me que celui accepté par la Grande-Breta
gne. Certainement, ajoutent-ils, aucun taux
plus élevé ne serait attendu de la France.
Les fonctionnaires évaluent à 22 millions
de dollars environ la somme qui serait ain
si payée annuellement par la France aux
Etats-Unis en outre des intérêts.
UN INCIDENT
BULGÀRO-YOUGOSLAVE
Mercredi dernier, un incident de fron
tière s'est produit entre Bulgares et Yougo
slaves.
Un. détachement de trente bandits bul
gares armés et disposant de mitrailleuses,
ont franchi la frontièra à Timok et ont
fait irruption dans le village serlje de Tser-
nochavtse, près de Négotine.
Les habitants du village se sont organi
sés et ont obligé lès assaillants à battre en
retraite. Ils se sont lancés ensuite à leur
poursuite. Au cours de la lutte, le fermier
Atanassof a été grièvement blessé, et sa
maison incendiée. Sa femme et ses. trois
enfants seraient ensevelis sous les décom
bres. -
L'Agence Avala donne, d'autre part, les
détails suivants :
L'enquête officielle ouverte sur l'incur
sion bulgare en territoire yougo-slave qui
s'est produit hier à Timok, a établi que les
assaillants portaient l'uniforme de l'armée
bulgare, puisque deux d'entre eux ont
été reconnus par le fermier Atanassof,
blessé au cours de la lutte, comme étant
des paysans bulgares d'un village fron
tière. L'incident se ramènerait donc aux
proportions d'un acte de vengeance per
sonnelle.
UN VOILE QUI SE LEVE
L'ex-miniatre allemand Ho elle
s'était empoisonné
Berlin, 15 mai. — Les trois médecins
chargés de rechercher les causes de la
mort du docteur Hoefile, ex-ministre des
Postes, empoisonné pour complicité dans
le scandale Barmatb, ont conclu à un sui
cide par l'absorption d'une forte quantité
de narcotique.
EN BALTIQUE
L'odyssée d'un sous-marin
Copenhague, 15 mai. — Un communiqué
officiel annonce que, durant les manœu
vres de la flotte suédoise dans la Baltique,
un sous-marin est allé au fond par suite
d'une avarie de machine. L'équipage put
heureusement faire remonter le submersi
ble à la surface en libérant les plombs de
salut. '
LE MARECHAL HINDENBURG
A REÇU HIER LES PRESIDENTS
DES ETATS CONFEDERES
Berlin, 15 mai. —En présence du chan
celier Luther, du ministre de l'Intérieur
Schiele et du secrétaire d'Etat Meissner,
Hindenburg a reçu aujourd'hui _les minis
tres présidents des Etats confédérés qui
sont venus lui exprimer leurs vœux. Le
docteur Braun, premier ministre prussien,
a déclaré dans son allocution :
La nation allemande vous a placé à la tête
de la République. Nous qui sommes les repré
sentants des Etats, nous nous rangeons à vos
côtés, en toute confiance, désireux que nous som
mes de servir en commun le peuple allemand. La
prospérité du peuple à "laquelle vous avez juré
de consacrer tous vos efforts, Monsieur le Prési
dent, est aussi la prospérité des Etats- allemands.
Aifesi, votre mission est-elle liée à la nôtre de la
façon la plus étroite.
La réponse d'Hindenburg
Le président du Reich a répondu par
les paroles suivantes :
« Messieurs, je vous remercie de votre
visite. Je vous remercie également des ai
mables souhaits que vous, venez de m'ex
primer par la bouche du ministre prési
dent de Prusse. Je tiens à vous assurer
que je considérerai comme une de mes
tâches les plus importantes d'entretenir
et de favoriser le bon accord du Reich
avec les Etats. C'est dans la variété des
provinces allemandes que prennent ra
cine les forces de la nation. Le Reich les
a rassemblées en une. nnité qui fait leur
puissance. Ainsi, le Reich et les Etats sont
liés par une destinée commune.
« Consolidons cette unité et restons
toujours un peuple et un Reich. Das walte
Gott.» (Ainsi soit-il).
A ALGER
Un conseiller indigène, non naturalisé
est élu adjoint
Alger, 15 mai. — Le conseil municipal
d'Alger a réélu maire M. Raffi.
Pour la première fois, un conseiller in
digène non naturalisé, M. Boumedine, a
été élu adjoint au maire, mais cette dési
gnation sera soumise *au Conseil d'Etat.
La municipalité d'Alger compte 11 ad
joints. .-
L'ORGANISATION DU FASCISME
Le contrôle du parti
Rome, 15 mat. — Le Directoire national
du parti fasciste a décidé de donner des
ordres aux fédérations provinciales afin
qu'il soit imposé à tous les fascistes de
s'inscrire dans la milice et aux syndicats
fascistes, et que tous les faisceaux insti
tuent un bureau d'état civil pour leiurs
membres.
DANS LES MINES DE L'HERAULT
- Le feu détruit plusieurs galeries,
Montpellier, 15 mai. — Le feu, qui cou
vait depuis un certain temps, s'est déclaré
soudain dans les mines de St-Gervais-sur-
Mare. Toutes les galeries ont été aussitôt
évacuées.
Les mineurs qui tentèrent de circons-'
crire le sinistre ont dû remonter au jour,
la plupart à demi asphyxiés. Des mesures
ont été prises par les "ingénieurs et l'in
cendie a pu être localisé.
DÀNS LES HAUTES-PYRENEES
La candidature sénatoriale
de M. Fourcade , .
Tarbes, i 5 mai. — On confirme que M.
Fourcade, bâtonnier de l'ordre des avo
cats' dè la cour de Paris, conseiller général
des Hautes-Pyrénées, sera candidat dans
ce département aux élections sénatoriales
du 21 juin.
Dernières nouvelles sportives.
Les malheurs de l'aviateur Zanni
Tokio, 5 mai. — L'aviateur ■irgeniin Pe
dro Zanni ne pourra très probablement
pas achever son tour du monde en avion.
En effet, son appareil a été presque en
tièrement démoli hier au sud des îles
Kouriles, par suite d'un amerrissage brus
que.
Petites nouvelles de la nuit
— A l'Exposition des Arts décoratifs, le vi
comte Ishii et MM. de Monzie, ministre, de l'Ins
truction publique, et Chaumct, ministre du Com
merce, ont inauguré le pavillon japonais.'
— A Revonnas, près de Bourg, une neurasthé
nique, Françoise Chàrlet, a. noyé une de ses fil
lettes et s'est pendue dans sa cave, i
— A Rome, la Chambre a voté le projet de loi
accordant aux femmes l'électoral administratif.
Chronique religieuse
Encore un mol sur la réforme du calendrier
grégorien. — Le congrès thomiste de Rome.
Benoît XV et l'Action française.
Au sujet du projet de réforme du calendrier grégo-
rien/un religieux bénédictin veut bien m'écrire do
Hollande pour me rappeler que la fête de Y Epi
phanie était autrefois, en France, l'une des
solennités les plus vénérables de l 'année liturgique.
Pendant de longs siècles, la Fête des Rois fut
célébrée avec éclat dans les familles et les parois
ses frans-nse 8 -
Le * concordat de 1801 a consacré la suppression
officielle de cette fête considérée sans doute, par le
Premier Consul, comme susceptible- de réveiller
les vieilles fidélités royalistes. Mais en d'autres-
pays, en Espagne, par exemple, 1'Epipàanie est
toujours célébrée comme ' une très grande fête.
C'est le Noël dee Gentils, le Noël des nations
païennes appelée* i participer *sx bienfaits du
christianisme.
Une petite plaquette de SA pages, fort «arienss,
et intéressante, œuvre du E. P. dom F3jcoteaux,
O. S. B. (aux Editions de la Fie spirituelle, à
Samt-Maximin, Var) traite & l'Epiphanie an point
de vue thêolegiqne^ historique, liturgique et démon
tre qu'elle est enrtoat la fête de là royauté de
I N. S. Jésna-Cbrist.
Ea quelque» ax** T sxûxhb , VtvtrtM dr la
meeee eoaa yxoyeets da la msaSe* la pkm feacho
«M* mm m» »
a II est venu, le souverain: Seigneur qui tient dans
sa main le règne, la puissance et Fempire : Ecce
advenit dominator dominas et regnum in manu
ejus et potestas et imperûm. >
11 est remarquable que le /Conseil de la trop
fameuse Société des Nations, laquelle est une
création judéo-maçonnique, eit pris en mains le
projet de réformer le calendrier grégorien, pour
attribuer des dates fixes à la fête de Pâques et
aux fêtes qui en dépendent, pour reculer la Tous
saint an 11 novembre et en faire la fêle de la
Paix, etc.
Sans doute, le Conseil de la S. D. N. pourra
faire aboutir cette réforme, ou plutôt cette défor
mation, mieux qu'il n'a réussi à empêcher le dé
membrement de l'Arménie, l'agression contre la
Pologne et l'asservissement de la Géorgie. Mais
comment certains catholiques se font-ils les cham
pions. d'une institution qui a refusé d'admettre
dans ses conseils un représentant de la Papauté,
c'est-à-dire de la plus haute puissance morale et
du pouvoir le plus pacifique qui soient au monde ?
Un congrès de philosophie thomiste s'est tenu
& Rome, du 15 au 20 avril dernier, conformément
au vœu que le Pape lui-même avait exprimé, au
conrs de la Semaine d'études thomistes de no
vembre 1923.
Ce congrès a réuni environ cent vingt profes
seurs, prêtres ou. religieux, avec quelques laïcs,
venus de tous les pays d'Europe et même des
Etats -Unis. Les séances ont été- présidées par
Mgr Janssens, Q. S. B-, évêque de Bethsaïde, se
condé par le P. Le Rohellec, du Séminaire'fran
çais de Home, et le P. Paul Gény, de l'Université
grégorienne.
i Lee {Eaenasfoni, « objob », très serrées (chaque
rapporteur ne disposant que d'un quart d'heure
et chaque contradicteur de cinq minutes, pour
exposer sa thèse) ont abordé les plus hauts pro
blèmes de philosophie, de théologie et même de
certaines sciences profanes envisagées dans leurs
rapports avec la doctrine catholique.
M; L. Maliieu, dans la Croix, a mentionné quel
ques-unes de ces questions : Le darwinismo est-
il compatible avec le principe de causalité? —
Valeur des théroies physiques, — .Rapports de
la psychologie rationnelle et de la psychologie
expérimentale. .— Peut-on concilier l'hylemorphis-
me avec les hypothèses des physiciens modernes ?
— La matière est-elle discontinue ? ■ De l'ap
plication des diverses géométries au monde sen
sible. — Critique de la connaissance humaine.
Quand et comment, outre l'objet, l'esprit connaît-
il sa propre pensée? .y. à
§ur la question de la ■ relativité, le rapporteur
a conclu qu'Einstein avait démontré, non pas la
relativité proprement dite du temps et de l'es
pace, mais celle de leur mesure.
.Ceux de nos lecteurs qui désireraient avo^r plus
de détails sur le congrès thomiste liront avec in
térêt le compte rendu, fort bien fait, qu'en a
doijné le journal Rome (n° du 1" mai).
Aux laïcs qui, sans avoir le temps d'étudier de
gros ouvrages, veulent cependant connaître la
pure et forte doctrine de saint Thomas d'Aquin,
on peut recommander le résumé si parfaitement
clair qu'en a donné 1» R. P. Pègues, supérieur de
l'Ecole de théologie de Saint-Ivîaximiii du Var,
tous le titre La?Somme de -saint Thomas' d'Aquin
(chez ] r éditeur Téqui), _
. '
Dana la leune République du 3 avril dernier,
le rédacteur en chef de cet organe écrivait, «pue
la rubrique La vie politique (p. 3, col* 5. et 6) :
« Ne Favons-nous pas dit souvent : le Vatican,
parce qu'il servit exclusivement, pendant et après
la guerre, la justice et la paix, a mérité d'être
attaqué par tous les nationalistes, en Allemagne
comme en France ? »
Le' malheureux ! Il l'a dit souvent ! Or c'est
une calomnie. On ne trouverait pas, dans toute
la collection de l'Action française, organe du
nationalisme intégral, une seule attaque contre les
Souverains Pontifes qui se sont succédé sur le
siège de Pierre avant, pendant et .depuis la guerre.
Bien plus, Charles Maurras, en de nombreux ar
ticles, a vigoureusement défendu le Saint-Siège,
pendant la guerre, contre les détracteurs de la
Papauté. Son livre : Le Pape, la guerre et la paix
est un hymne à la louange de Pie X et de Be
noît XV qui régnaient pendant la guerre.
Plaignons les infortunés lecteurs de la Jeune
République. Us sont gavés de notions fausses
presque autant que le$ lecteurs du Quotidien, de
l'Ere nouvelle et de l'Humanité !
» F. DUBLAIX.
UN AVION MILITAIRE TOMBE
■SUR UN TOIT
Le pilote est indemne
Strasbourg, 15 mai. — Un avion du 2*
régiment d'aviation de chasse, piloté par
l'adjudaùt Leclerc, est tombé entre Ober-
haufen et Haguenau sur le toit d'une fabri
que de tissage. Les sacs remplis de déchets
de laine, qui étaient placés sur le toit,
adoucirent la chute et le pilote put s'en
tirer avec de légères contusions. Mais l'ap
pareil est en miettes.
Les familles françaises
contre M. Caillaux
Au lendemain de la formation du mi
nistère Painlevé-Briand-Caillaux, le capi
taine Maire, président-fondateur lie la Li
gue des familles nombreuses de France,
a adressé au président de la République
la lettre suivante, reproduite dans le der
nier numéro de l'organe de la Ligue.
« Monsieur le Président,
c A la date du 17 avril, en votre qualité de
chef de l'Etat et da chef du Pouvoir exécutif,
Moub avez, par votre signature, investi M. Cail
laux Joseph dçs fonctions de ministre des Fi
nances. V
« Auriez-vous déjà oublié qu^ Caillaux a été
arrêté et traduit le 23 avril 1920, devant la Haute
Cour, de Justice, qui l'a condamné, pour cor
respondance avec l'ennemi, à 3 ans de prison, à
5 ans d'interdiction de séjour et à 59.000 fr.
d'amende?
« Si le Parlement a amnistié Caillaux, il ne
l'e pas innocenté.
< Cet homme est l'une des causes que tant
Je soldats sont morts pour 1a France.
« Si des vôtres étaient de ce nombre, votre
plume se serait refusés à signer le décret.
K Mais vous êtes célibataire !
« La ligue des familier nombreuses se dresse
avec force et éclat contre cet acte qui est un
défi à la France, aux familles qui pleurent leurs
fila et une injure à nos héros qui dorment' en-
eevelîs, dans un linceul de gloire.
< Veuillez agréer, monsieur le président, l'ex
pression de ma déférence pour k haute magis
trature que vous exercez.
Capitaine . Maire,
Président-fondateur de 'la Ligue
des Familles nombreuses de
France.
Les familles françaises ne peuvent ou
blier que l'action des défaitistes et de leur
chef Joseph Caillaux a prolongé la guerre
de plusieurs mois et causé des milliers de
morts par surcroît. '
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