Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1925-05-15
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 15 mai 1925 15 mai 1925
Description : 1925/05/15 (Numéro 135). 1925/05/15 (Numéro 135).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
Dix-hadtîème année—135
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ABONNEMENTS : toit feMois. Tntïai.
France et Colonies. 48 Ce. s& fr. iS fr.
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Chèque postal t Compta sS-goo Paris.
ORGAi
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U NATIONALISME INTÉGRAL
« Tout ce qui est national est notre, r
Le Doc d'ORLÉANS
jbéHUep des quarante Rois qui ea mBIe aas firent ia-Franaet
BÊDACTIOS & A.DM IWISTRATIOS J
U. nu di Rom. PARIS (8-)
Adrem tilégiaphlqua : ACTIOÏHAN-PARIS
Têlépliou*: Administration : boom 36-49, 16-bo
RidatHo* ; Central 76-44 PablictSi : Central 74-77
Apràs 10 heure» • dn soir : Sâ;u* xi-sS
Kefietre do Connooroe ; Soise 3" yS-SSa
Fondateur s HENRI VAUGEOIS Directeurs politiques : LÉOIV DAUDET Ct CHARLES MAUîiâ\AS — Rédacteur en chef s MAURICE PUJO
Sï Maagm
a feê un artisan de la victoire en 1918,
-eë n'est pas la faute;
8e Paul-Prudent Painlevê
qui, en 191/7, l'aurait exilé
' en Afrique oçcidentale
sans l'opposition du ministre des Colonies Magiiiot
SB3®
LE « SERIEUX » DE MESSIEURS PAUL ET BALTHAZARD
«
Malheureusement...
))
Je pense que l'enquête se poursuit,
pour savoir qui a communiqué à M.
Harel, du Matin, la note officielle, résu
mant — au mépris des engagements for
mels de l'instruction —> l'extravagante
expertise de jVTM. Bayle, Balthazard et -
Paul, et leur hasardéuse conclusion, que
contredisent deux faits matériels j
absence de balle dans le taxi du faux
témoin Bajot ; absence de cartouche dans
le canon du pistolet. Si M. Harel se
refuse à faire connaître son informateur,
il est clair que celui-ci ne pedt être
qu'un des trois signataires du factum
grimé en rapport : M. Bayle, le docteur
Balthazard, ou le docteur PauL II n'y a
pas à sortir de là. Lequel de ces trois
messieurs va laisser son honneur profes
sionnel dans cette affaire ? Au Palais, le
bruit court que c'est M. Bayle qui-a
documenté H. Harel. . En ce cas, M. Bayle
ferait mieux d'avouer que de laisser peser
un soupçon sur ses deux cosignataires. De
toutes façons, je le répète, il faudra que
cette histoire soit éclaireie ; car elle jette
une singulière lumière sur les mœurs de
l'Identité et de l'Expertise judiciaires en
1925.
= Si les quatre assassins de mon fils, tou
jours en fonctions : Marlier, Lannes, De-
lange et Colombo, flanqués de leur indi
cateur Flaoutter, — le Landru du bou
levard Beaumarchais, et qui avait semé
de faux témoins la première instruction
— s'imaginent que la farce macabre de
MM. Bayle, Paul et Balthazard va les
tirer d'affaire, ils se trompent- Elle va les
enferrer davantage. Ayant en main de
quoi confondre les docteurs Paul et Bal
thazard [cela, depuis le début de l'ins
truction de M. Barnand], et de démontrer
publiquement leur parti pris, je m'étais
abstenu de le faire. De même que j'avais
ménagé M. BarnaucL Mais, aujourd'hui,
la mesure est comble, et je vais montrer
ces deux confrères tels qu'ils sont, c'est-
jt-dire beaucoup moins soucieux de la
vérité que du blanchissèment de la police
de Sûreté générale, dont ils apparaissent
comme les très humbles serviteurs et
paravents.
Ce sont MM. Paul et Balthazard eux-
mêmes qui vont me servir à démontrer
la partialité cynique de MM. Paul et
Balthazard. Dans un simple adverbe ils
se sont livrés, ils ont manifesté leur
pensée secrète, qui était leur désir de
démontrer à tout prix le suicide de Phi
lippe. Comment ont-ils commis cette gaffe
monumentale ? Je Fignore, et n'ai nulle
envie de le rechercher. Mais la gaffe est
là,'inscrite, en termes indélibiles, dans le
procès-verbal de l'autopsie.
L'autopsie, c'est la mesure à laquelle ré-
pugent toujours les familles de ceux dont
la mort offre quelque singularité, ou pose
quelque énigme. Cela se conçoit. Afin de
récupérer le eorps de mon enfant, dès
que je l'eus reconnu à Lariboisière, grâce
au pressentiment maternel, je signai moi-
même une reconnaissance du prétendu
«suicide», ALORS QUE J'IGNORAIS TOUT
DES CIRCONSTANCES DE LA MORT, dans la
nuit du dimanche 25 novembre 1923. Une
atmosphère de stupeur flottait autour de
moi ; je ne la compris que beaucoup plus
tard. M. Paul Guichard notamment —
qui avait reçu, l'avant-veille, à 2 h. 1/2,
le coup de téléphone de Marlier, décré
tant l'assassinat de mon fils, représenté
.comme «n anarchiste dangereux, — avait
dû faite un rapprochement entre Fordre,
qu'il avait, pour sa part, atténué, sinon
éludé, et la mise en scène extravagante
du boulevard Beaumarchais. Mais il n'en
conviendra que dans la vallée de Josa-
phat, si jamais nous nous y rencontrons.
Aussitôt après la .publication du nu
méro du Libertaire du samedi 1 er décem
bre 1923 —- où l'article de Mme Colomer
[Hautéclairé], faisait nettement allusion
à un meurtre possible •—je déposai ma
plainte contre X et demandai l'autopsie
de l'enfant. Celle-ci eut lieu le 5 décem
bre 1923, à l'Institut médico-légal «en
présence de M. Allard, oncle du défunt,
et du professeur Pierre Duval, spéciale
ment autorisés par M. le juge d'instruc
tion: ».
Or voici comment concluaient MM.
Balthazard et Paul, ceux-là mêmes qui
viennent aujourd'hui, après seize mois
écoulés et d'après une photographie, de
soulever la question des trois giclures :
Il n'est donc pas une seule constatation'
« qui soit contradictoire avec l'hypothèse
« du suicide. Malheureusement , il n'a
« pas été possible de confirmer, de façon
« irréfutable, la réalité du suicide par
« l'examen des dépôts de produits de
« combustion de la poudre sur la main
« droite. »
Ce « malheureusement » est grand
comme le monde ! C'est plus qu'une
gaffe, c'est un aveu. En effet, le « mal
heur » n'était pas pour Philippe, catho
lique et royaliste fervent, et donc qui
n'avait aucun intérêt à se voir convainçu
de suicide, d'un suicide effectué, à l'aide
d'un pistolet automatique, par sa main
inexperte — il n'avait jamais touché une
arme à feu •— d'innocent enfant de qua
torze ghs et demi. Le « malheur » n'était
pas non plus pour moi,., ni pour ma
femme, au moins dans cette ligne de
préférence de l'hypothèse du suicide à
l'évidence, du crime. Mais le « malheur »
était pour ces bons messieurs de l'Identité
judiciaire, empêchés, par l'absence de ces
satanés produits de combustion sur la
main de l'enfant assassiné, de confirmer
« la réalité du suicide ». Il y a dans ce
«malheureusement» à une telle place,
une sorte de regret, de nostalgie , de l'ex
plication la plus commode, — parce que
la plus disculpante, — et que l'on est
contraint .d'ajourner, sinon d'abandonner.
On conçoit que MM. Balthazard et
Paul, dans la suite des semaines, puis des
mois, et des événements^ aient été amenés
à envisager comme un «malheur» encore
pire l'impossibilité de démontrer l'indé-
mohtrable suicide. En effet, comment et
pourquoi cet enfant — qui n'avait jamais
touché ni manié un browning — se serait-
il suicidé, d'une main ferme et d'un coup
furieux, au moment même où, dans le
taxi d'un chauffeur inconnu, il échappait
à ses bourreaux ?
Le « malheur » de MM Balthazard et
Paul augmenta avec- l'absence de balle,
de fumée, d'odeur de poudre, dans le taxi
aux vitres fermées. Il devint atroce,
quand je mis en cause les trois assassins
de la Sûreté générale. Intolérable, quand
je les accusai nommément, en compagnie
de Landru-Flaoutter, du récéleur Gruffy
et de.l'exécuteur Colombo. Ce «malheur»
se fit catastrophe, quand les dépositions
de Lhuissier et de Brune démontrèrent,
séparément et conjointement, l'absence
formelle de cartouche dans le canon du
pistolet, donc l'impossibilité d'un suicide
dans le taxi»
Cest alors que MM. Bayle, Balthazard
et Paul, reçurent de la haute police ou
de Schramecfc Fordre dé démolir ou, au
moins; de contrebalancer, coûte que coûte,
le témoignage absolu du pistolet lui-même
avec l'expertise, après dix-huit mois, de
la photographie des trois giclures ! Mais,
malheureusement pour ces trois fumis
tes, ils commirent la faute, dans leur hâte
in extremis, à la veille des confrontations
solennellement promises par M. Laugier,
de communiquer leurs audacieuses con
clusions, de -solliciteurs de giclures, à M.
Harel, du- Matin.
Comment vont-ils se tirer de là, main
tenant ?- Que vont-ils répondre aux ques
tions de M le Procureur général ? Mentir
effrontément, c'est grave. Ne pas mentir,
c'est grave aussi. Des experts qui violent
le secret professionnel, au profit de quatre
inculpés, sont passibles de la révocation.
Quel sera désormais leur créait ?... Com
me ils voudraient rattraper ce malheu
reusement ! C'est, malheureusement,
impossible.
Léon DAUDET.
LA P OLIT IQUE
L Vieille question: Que faire ?
L'opposition au carrefour demande que
faire. Avant de demander que faire, il
faudrait tout d'abord savoir ce que l'on
veut. L'objectif fixé, il ne restera plus qu'à
choisir les moyens. Mais a-t-on un objec
tif ?
Prenons le plus simple et le plus mo->
deste, qui est le plus vraisemblable": évi
ter de plus grands malheurs. Cela engage-
t-il à devenir ministériel ? •
IL Le ministère
Voilà une équipe ministérielle menée
par une bande de traîtres, de renégats,
de tripoteurs et de coquins, sans oublier
les nigauds. Voilà un cabinet où brillent
•les Caillaux, les Briand, les Schrameck,
les Daniélou et les Paînlevé. On me dit
que je les qualifie pour'les raisons de sen
timent. Jugez un peu si ces qualifica
tions étaient tirés de l'histoire publique
de ces messieurs ou de nos archives judi
ciaires, si je qualifiais Caillaux au nom
de l'arrêt de la Haute Cour, Briand en
considération de Cannes, d'Athènes ou de
Washington ! Mettons que ce ne soit que
sentiments, que ces sentiments soient
chansons, et raisonnons un peu.
Ce cabinet de bagne est donc arrivé aux
affaires dans la terreur d'une réaction
électorale du pays. A peine a-t-il donné
des gages assez précis et formels dans la
déclaration ministérielle, le scrutin du 3
mai ï'a rassuré. Alors, que fait-il ? Par pur
sectarisme, par simple caprice de tyran,
il interdit le cortège, de Jeanne d'Arc.
Cela ne donne-t-il pas sa mesure ? Cela ne
permet-il pas de juger et de prévoir la di
rection que prendra la courbe de son ac
tion ? En quoi un tel cabinet a-t-il un
droit quelconque à n'être étiqueté que
mauvais alors qu'un cabinet: Blum-Herriot
serait étiqueté le pire ?
U maintient l'ambassade du Vatican?
Nous allons voir cela. Si le Cartel de
mande la suppression de cette survivance
cléricale, êtes-vous sûr que le cabinet s'en
ira plutôt que de céder ? S'il s'en va, sa
modération relative n'aura servi de rien.
S'il reste et cède, en quoi représentera-
t-il le moindre mal ?
La question financière ? La filière est
la même. Il p-élèvera sur le capital ou s'en
ra. S'il ne s'en va pas sous l'effort de la
majorité cartelliste; ce sera simplement
qu'il aura trouvé quelque moyen artifi
cieux d'en accomplir la volonté secrète
et le dessein profond sans en arborer le
programme compromettant. Du point.de
vue du bien public et des ; intérêts géné
raux de la patrie, ceux de la natalité, par
exemple, qui exigent une fiscalité respec
tueuse des foyers et des héritages un prélè
vement sur Je capital vaut mieux qu'un
nouveau tour de vis aux taxes successo
rales. Les capitalistes tondus -de près sont
vivants, ils crieront : les morts ne crieront
pas. -Il y aura réaction dans le.premier
cas et, dans le second, inertie. La soi-di
sant modération painlevo-caillautiste est
plus perfide et plus dangereuse pour .le
pays, elle conduit plus sûrement à des
impasses plus cruelles que l'épîlepsie révo
lutionnaire d'Herript et de Bîum.
Ces observations de bon sens ne servi
ront de rien. Les éternelles dupes du con
servatisme soutiendront désespérément
leurs éternels ennemis, qui ne les en plume
ront que mieux. Libre à elles s'il leur plaît!
Mais les écrivains qui poussent à cette
duperie feront bien d'imposer quelque dê-
cenoe à leur style et de surveiller leur vo
cabulaire. Il gérait trop facile de faire
voir que leurs raisons, si elles ne sont
pas de sentiment, sont d'intérêt, et vil.,
lîl. La nation et les élections
Ministérialisme ou antiministérialisme
bien mis à part, il parait assez clair cjue
la seule chose à faire dans les assemblées
politiques est de travailler à donner la
plus grande valeur dynamique possible à
des bulletins et à des votes dont le nom
bre est insuffisant.
On peut augmenter cette valeur en en
montrant la liaison avec les sentiments,
les idées; les volontés, les intérêts du pays
s'exprimant par d'autres moyens que le
scrutin. On l'augmentera en montrant le
peu de signification, le peu de sincérité,
le peu de sens moral des votes adverses
et de tous les votes en général. Rappelez-
vous la mémorable page de Taine dans
la Conquête jacobine : ■
« Quelle distance sépare les choix offi
ciels et l'opinion publique, comment les
élections traduisent à rebours le senti
ment populaire, des faits sans réplique
vont le montrer. Les Deux-Sèvres, le Mai
ne-et-Loire, la Vendée, la Loire-Inférieure,
le Morbihan et le Finistère n'ont envoyé
à la Convention que des républicains an
ticatholiques, et ces mêmes départements
seront- la pépinière *inépuisable de la.
grande insurrection catholique et roya
liste. Trois régicides, sur quatre députés,
représentent la Lozère où, six mois plus ■
tard, trente mille paysans marcheront sous
le drapeau blanc. Six régicides, sur neuf l
députés, représentent la Vendée qui va
se. .lever tout entière an nom du roi. » *
En combien de cas pareils, le'pays vrai
est-il d'tjn côté, et les produits de l'élection
de l'autre !
TV. Elections et administration
... La cynique pression par en haut, l'ac
tion de ceux qui tiennent les urnes, leurs ;
relations avec le pouvoir centralisateur ex
pliquent à peu près tout Je citais hier
le cas de cartellistes du Lot se vantant ;
de leur influence au conseil général, à la
sous-préfecturer, à la préfecture, au«minis-
tère même ». On manœuvre partout de la
même façon. Voici une lettre de l'Oranie :
Cette histoire s'est passée ici, au Telagh,
où nous avons, sur les 300 électeurs, 50
fonctionnaires, plus une vingtaine de Juifs.
Une quinzaine de jours avant les élec
tions, M. le sous-préfet de Sidi-bel-Abbès,
de passage au Tclagli, a réuni en un. apé
ritif tous les fonctionnaires et leur a de
mandé de voter pour le maire sortant par
ce que (voilà ses paroles) : « M. le maire
« est très bien avec l'administration, et
« qu'il obtiendra tout ce qu'il voudra... »
«Voilà le peuple souverain », dit mon
correspondant. Voilà donc qui ne doit pas
nous faire illusion.
V. Elections et révolution :
soirée rouge à Nontron
Les manifestations révolutionnaires que
les autorités permettent au cartel victorieux
pour l'aider à semer la terreur ne sont pas
non plus sans intérêt pour l'adversaire
attentif qui doit les faire connaître :
une juste publicité donnée à certaines sa
turnales peut v aider à la réaction générale.'
Car le pays veut l'ordre, il a besoin ..de
l'ordre, et il l'imposera s'il se sent trop
poussé à bout.
A ce point de vue, la « soirée rouge »
de 'Nontron où le Cartel l'a emporté mé
rite d'être présentée au public français
tout entier. Aussitôt la proclamation * du
scrutin, un cartelliste relativement modéré
fit des déclarations de tolérance et donna
des conseils de calme et de dignité. Mais,
dit le Petit Nontronais, comment furent-ils
écoutés !
Ce conseil ne devait point, hélas! être
écoulé : les communistes, véritables triom
phateurs de la journée, entendaient bien
montrer que la victoire était leur; ils ne
voulaient la laisser accaparer par per
sonne. •
Déjà, en sortant de la mairie, tandis que.
le chant de l'Internationale commençait à
se faire ■entendre, un des membres du parti
communiste, frappant sur l'épaule d'un
nouvel élu, lui rappelait : « Et puis , vous
savez, si vous êtes vainqueurs,'c'est gra
ce A nous. » « nous niï l/oublierons
pas », répondait notre nouveau conseiller.
Mais c'est dans la soirée que devait se
manifester le véritable caractère de la vic
toire soi-disant républicaine. Coups de
canon, acclamations aux vainqueurs, tout
cela ne devait pas suffire et bientôt un
cortège se formait qui se mit à parcourir
les rues en jouant du tambour, en chantant
l'Internationale, le Ça ira et la Carma
gnole, et en poussant des cris de mort de
vant les demeures des conseillers vaincus.
Pour clore ce cortège révolutionnaire,
tin mannequin habillé en prêtre, manne
quin qui avait >été promené en tête du cor
tège, a été brûlé à minuit sur la place de
l'Hôtel-de-Ville. Autour de ce feu de joie,
on dansait et on hurlait. Véritable scène
de révolution et d'excitation au meurtre
qui se déroulait sous les yeux et avec la
collaboration de» certains des nouveaux
élus et de divers fonctionnaires des deux
sexes.
D'un œil bienveillant et doucement ré
joui, M. le sous-préfet de l'arrondissement
de Nontron contemplait ce spectacle. La
présence en pareil moment du représen
tant officiel du gouvernement montrait
mieux que n'importe quel discours le trai- 1
té d'alliance conclu entre ce gouverne
ment et le communisme révolutionnaire.
Ce cortège qui, n'allant point à Jeanne
d'Arc, se déroulait sous l'œil ami du sous-
préfet, était conduit par trois instituteurs,
la femme de l'un d'eux employée des pos
tes, une autre employée des postes,deux ou
trois commis et employés des finances.
Félicitons ces brillants échantillons de
notre armature administrative de s'être
bornés, pour cette soirée, à de simples
cris de mort, mais, là non plus, ne nous fai
sons aucune illusion sur ce qui s'élabore
à tous les degrés de la hiérarchie du rd-
fime. L'Etat républicain y met la société
rançaise en liquidation. "Celle-ci est per
due si elle ne pourvoit point à sa défense
par ses propres moyens.
VI. Dans la position des vaincus
Ces moyens, je le répète, ne sont pas
tous empruntés a l'ordre du fascisme. Il y
a des moyens légaux pour renforcer la va-'
leur, et la portée de nos" minorités dans
les assemblées. Veut-on les employer ? Ou
plutôt a-t-on quelque envie de toucher au
but auquel ils conduisent ?
En d'autres termes, veut-on changer
quelque chose à notre position de vain
cus',?.."
Pour être tôût a fait, explicite, veut-ori
qu'il y ait quelque chose de changé au
Sénat après l'élection de l'Anjou ?
On peut homologuer, consacrer, cristal
liser la:.situation présenté en se ralliant à
quelque nom parfaitement honorable, émi-
nent même, sur tel ou tel plan social, mais
qui ne fera, comme on dit, ni froid ni
chaud à l'adversaire. >.
• On peut, tout au contraire, vouloir lui
causer une peiné directe, un embarras cer
tain, déranger- ses plans, bouleverser ses
combiiiaisonAlors le choix d'un orateur et
d'un manœuvrier politique, dont le nom
est synonyme de force, de valeur, d'intré
pidité et d'autorité, est également im
posé par les forces de l'évidence. On aura
voulu faire un pas en avant, on en aura fait
un ! Ceux qui étaient hier les vaincus peu
vent imposer demain à leurs tyrans la plus
amère, la plus désagréable et la plus cruelle
de leurs volpHtés'!
Ce pouvoir qu'ils ont, de nommer Léon
Daudet, de.venger Jeanne d'Arc, d'humi
lier Schrameck, d'établir au cœur de la
haute Chambre républicaine son- adver- ;
saire le plus redouté, ce pouvoir, les An
gevins en useront-ils ? Ce" n'est pas moi
qui le leur demande, c'est à eux de se le
demander.
Il s'agit de voir s'ils voudront observer
ou transgresser la loi naturelle dont je par
lait hier. * '
. Les yaincus qui veulent .vivre l'observent
les vaincus que la vie dégoûte ou fatigue
rie manquent- jamais de la transgresser. ;
Toutes les forces de la patrie devraient:
se rassembler au cœur angevin pour le
•déterminer à opter dans'le sens de la vie.
Une double résistance nationale et sociale
va. s'imposer. Comment oublierait-on de
saisir l'occasion d'envoyer un gtand tri-,
bun au Sénat ?
Cette même tribune, qui était abattue
ou retournée, vit cependant Daudet pen
dant le tragique débat de la Haute Cour
faire, tant en public qu'à huis clos, justice
complète : du traître Malvy. A la sortie
d'une des audiences décisives, un séna
teur-juge é de droite, dont j'avais l'honneur
d'être connu, eut la bonté de venir m'ex-
primer son étonnement. Vraiment, dit-il,•
c'est de la stupeur ! Ne connaissant Dau
det que par ses écrits, je m'attendais à de
la vigueur... Ce n'est pas ce qui lui man
que, Mais ce dont j'ai été surtout frappé,
ce dont je ne suis pas encore revenu, c'est
sa modération.
Il est malheureux que nos catégories
politiques se distribuent sur le plan de la
modération ou de la violence. Ces maniè
res d'être^ peuvent et doivent se trouver
dans 1« même esprit. II y a des temps, des
lieux, des occasions justes et nécessaires
pour l'une et pour l'autre. Une âme forte
se mesure quand il le, faut. Quand il le
faut aussi, elle s'abandonne. Qui sait mieux
que Daudet presser et retenir, lancer et
freiner des forces immenses ! •
VII. Le réveil communiste
Parallèlement au réveil allemand, dont
il faudra parler, hélas ! le réveil commu
niste commence à donner des signes nou
veaux d'autant plus nets que le déboire
électoral du 3 mai est compensé depuis
le 11 mai par le gain d'influences réalisé
-depuis l'annexion au cartel. Les lignes
suivantes, parues au Temps d'avant-hier,
ne me paraissent pas de faible portée:
Indre-et-Loire. — Deux femmes de la
liste communiste de Saint-Pierre-des-Corps,
Mmes Emilienne Joly et Mêle Méthivier,
ont été élues au conseil municipal. La mu
nicipalité entière de cette ville est commu
niste.
Saint-Pierre-des-Corps est un nœud de
chemin de fer important. Un gouverne
ment qui ferait son devoir y veillerait.
Samedi dernier, une communiste con
nue annonçait en Seine-et-Oise un coup
prochain.
:— Ce ne sera pas la semaine qui vient,
nous ne sommes pas prêts. Ce sera pour
la semaine suivante. •
Il y_ a chance que notre publication
fasse ajourner une fois de plus les éclats
de ces petits complots. Ils ne seront pas
ajournés indéfiniment. Le littoral nest
pas tranquille. Nos grands ports marquent
une inquiétude dont leur ministre, M.
Bori'el, ne se fait peut-être pas une idée
exacte. A Brest, on signale des concilia
bules de matelots avec des communistes
avérés. A Lorient, de nombreux matelots
se sont présentés chez les armuriers de la
Vflle pour acheter des brownings. Un de
ces commerçants a refusé systématiquement
d'en vendre ; mais les autres n'ont pas eu
peut-être'les mêmes scrupules.
Autre manœuvre caractéristique : on a
présenté à divers officiers de marine des
traites à recouvrer, fausses bien entendu,
pour 'abonnements à Y Action française ou
pour souscription à lui envoyer.
Toujours le prétexte de la lutte contre
le fascisme !
Les hommes d'ordre, les patriotes, les
bons citoyens seront sages de ne pas se
rendormir, de ne pas se diviser et de se
tenir prêts à répondre au premier signal.
L'Etat ne içs défendra guère. Il faudra que
' la France se défende, se sauve elle-même.
— Comme en 1914 contre l'Allemand ?
: ~ Exactement de la même manière 1
1 < Charles MAURRAS.
Les obsèques
du général Mangin
ont lieu ce matin
De, nombreuses sociétés
patriotiques doivent y participer
- Les obsèques du général Mangin ont lieu
ce matin, en l'église Saint-Louis des Inva
lides. • . .
On se réunira à la maison mortuaire,
9, avenue La Bourdonnais, à 9 h. 45.
L inhumation sera faite au cimetière
Montparnasse.
Les honneurs militaires seront rendus
par le 5" régiment d'infanterie avec Sa
musique, le 21* colonial, un escadron de
cuirassiers et un groupe d'artillerie. "
Une conférence a été tenue hier matin,
au Gouvernement militaire de Paris, pour
arrêter les dernières dispositions confier-,
nant ies honneurs qui seront rendus à la
dépouille du grand chef.
Le gouvernement, « se référant au pré
cédent établi par M. Poincaré aux ob
sèques du général Maistre, a décidé de
rendre au général Mangin les honneurs
prévus par les règlements militaires », dit
une note communiquée par le ministère
de la Guerre. .
Un seul discours sera prononcé : par
le maréchal Pétain.
Si le gouvernement des politiciens, qui
jalousèrent et proscrivirent Mangin pen
dant sa vie, lui ont refusé, mort, les ob
sèques nationales dues à ce grand servi
teur de la Patrie, il, recévra du moins
l'hommage du pays entier, et Paris va lui
faire des funérailles dignes ' de lui. _ Les
patriotes, groupés dans leurs associations,
les anciens combattants,, ceux qui luttèrent
à côté du général qui forçait la victoire,
et la jeunesse sur qui la patrie reporte
son espoir, tous suivront le cercueil,'avec
leurs drapeaux.
\ ■
Les délégations
La famille du général Mangin et les
personnalités officielles se réuniront au
9 de l'avenue de La-Bourdonnais.
Les anciens combattants de l'armée co
loniale se grouperont : avenue de La Bôur-
. donnais sur le- trottoir, du n° 1 au n° 7 ;
ceux de l'armée métropolitaine : de.<-la
8* brigade, "de ' la 5" division, des 9* et
11" corps, des 6" et 10* armées, sur le trot
toir opposé. Ces combattants formeront
là tête des délégations d'anciens mili
taires. . • • . i
Les autres.. délégations se grouperont
dans les allées du Champ de Mars, abou
tissant à la rue de l'Université.
Les personnes qui désirent se rendre
aux obsèques .du général Mangin, soit in
dividuellement, soit en délégation, sont
priées de s'y rendre en passant par le
Champ, dë Mars.
L'Action française aux obsèques
LIGUEURS ET ALLIES
L'Action française prendra part, avec
son drapeau et ses fanions, aux obsèques
du général fangin. Tous les ligueurs, al
liés et amis sont invités-à se joindre à la
délégation. Le'ur rendez-vous est fixé à
9 h. 30, avenue Elysée-Reclus (jardins du
Champ-de-Mars) entre la rue de l'Univer
sité et le quai d'Orsay.
Nos amis officiers de réserve ont te droit
de se mettre en tenue. Nous les y enga
geons vivement.
COMMISSAIRES
Les Commissaires d'Action française dis
ponibles devront-se trouver aujourd'hui à
9 h. 15 au rendez-vous fixé à la délégation
de l'Action française aux obsèques du gé
néral Mangin.
ETUDIANTS D'ACTION FRANÇAISE
Le rendez-vous des Etudiants d'A. F. est
définitivement fixé à 9 h. 15, avenue Ely
sée-Reclus (jardins du Champ de Mars)
entre la rue de l'Université et le quai
d'Orsay. - .
Convocations diverses
— La délégation des Lorrains marchera en tête
des délégations. Les Lorrains £ont priés de se
trouver à 9 h. 30 devant la maison mortuaire,
9, avenue de La-Bourdonnais.
— Les Rhénans présents à Paris et .les mem
bres du Comité de la Rjve gauche du Rhin, de
la Ligue , franco-rhénane et des. Amitiés franco-
rhénanes se réuniront à 9 heures au pont d'Iéna
(rive gauche):
— La Ligue des Patriotes sera' représentée
par le drapeau de la ligue et'une délégation.
Les ligueurs qui voudraient faire partie de la
délégation sont priés de se tenir autour du dra
peau, devant le 19 de l'avenue de La-Bourdon
nais.
— Les membres de la Société des Officiers de
complément de France sont invités à se réunir,
à 9 h. 30, 9, avenue de La-Bourdonnais.
— Les Jeunesses Patriotes ont donné rendez-vous
â leurs adhérents à 9 h. 15, à l'angle de l'avenue
de Sacv et de l'avenue Elisîe-Reclus.
ECHO®
Nos lecteurs de passage à Paris à l'occasion
de l'Exposition ne manqueront pas de faire une
visite à une maison amie bien connue : RAMLOT
Tailleur-Chemisier, 76, rue de Rennes. -
Le roman nouveau de Mme Marie Gasquet,
Tante la Capucine (Flammarion, 7 fr. 95), retient
par le charme indéfinissable de son héroïne, une ;
vieille religieuse mystique et tendre.
COMBIEN
AVEZ-VOUS FAIT D'ABONNES
DEPUIS
QUE VOUS PARTAGEZ NOS IDEES 2
Sur la pente
des conséquences
Les gouvernements alliés se sont abstenus
de féliciter Hindenburg. Mais on annonce
que lord d'Abernon & porté ses compli
ments au vieux maréchal. L'ambassadeur
de France s'abstient. Pour combien de
temps encore ? Il faudra bien prendre
contact. On ne boudera pas éternellement.
Et il en serait de même si un Hohenzollern
était restauré.
Tout cela jure avec la férocité dont les
Alliés et la Petite Entente ont fait preuve
à l'égard de l'empereur Charles, avec le
traitement inhumain qui a été appliqué à
l'impératrice Zita. Tout cela prouve qu'il
y a deux poids et deux mesures, et surtout
que l'Allemagne est redevenue assez puis
sante pour qu'on accepte Hindenburg ou
« Guillaume III, de même qu'on avait renoncé,
-en dépit de clauses solennelles du traité, à
juger Hindenburg et Guillaume II.
Il est douteux, dans ces conditions, que
le désarmement de l'Allemagne soit poussé
à fond. Le gouvernement français s'efforce
de séparer le désarmement et le pacte et
de renvoyer le pacte assez loin pour qu'il
n'encombre pas la voie du désarmement.
Mais la situation risque d'être la plus forte.
C'est à peu près celle où se trouvera M. de
Margerie quand lord d'Abernon aura féli
cité Hindenburg.
Le Daily Telegraph nous apprend les con
cessions répiproques que Paris et Londres
se sont déjà faites. Il dit que M. Briand
voulait différer la négociation sur le pacte
jusqu'au moment où l'Allemagne . serait
entrée dans la Société des Nations. Le
gouvernement britannique a obtenu que
cette condition préalable ne fût pas posée.
En échange, il a renoncé à l'audition de
délégués allemands dans l'affaire du désar
mements
La même dépêche du Daily Telegraph,
.datée de Paris, ajoute eette remarque
importante : « On comprend, < dans'. beau
coup de milieux, qu'une fois, engagés' les.
-pQurparlers .au sujet- du pacte, et pourvu
que l'Allemagne satisfasse les demandes
de la France relatives au statut territorial
de l'Europe' centrale, le problème du désar
mement . sera relégué à l'arrière-plan ».
C'est,, en -effet, infiniment probable, parce
que c'est dans la nature des, choses. On
n'échappe pas aux conséquences des . prin
cipes posés. .Tout au plus peut-on les dissi
muler, tout: au mieux leur fixer quelques
limites provisoires. Mais elles se déroulent
ensuite. Et celles-là se dérouleront jusqu'à
une intimité franco-allemande qui, à son
tour, avec le temps, portera des fruits
dont le gouvernement britannique, nous le
croyons, n'aura pas sujet de se réjouir.
• J. B.
Pour la veuve et le fils
d'Edmond Marchai
DEUXIEME LISTE
DES SOUSCRIPTIONS REÇUES
PAR L'ACTION FRANÇAISE
Commandant Bretillot, 100 fr. ; Jean, Philippe,
Chrisliane, Chantai et Alain Bretillot, 50 fr. ; de
la Touche, 20 fr. ; Henri Véray, 10 fr. ; Mlle
Ferrarri, 20 fr. ; Anonyme, 20 fr. ;; A bas Flais-
sières, un Marseillais, 100 fr. Martin, 10 fr. ;
R. S., 5 fr. ; A. S., 10 fr. ; Mme Rouart, 50 fr. ;
M. et Mme André Petit, 150 fr. ; François, Em
manuel, Claude et Bernard Petit, 100 fr. ; Lari-
vière et Letourneur, 10 fr. ; Un receveur des postes
en retraite, 5 fr. ; Un employé .de banque royaliste,
2 fr. ; X Bonneau, 20 fr. ; DeStor, 5 fr. ; P. L.,
10 fr. ; Dr Tripet, 100 fr. ; Machcnard, 5 fr. ;
Commandant de Lapparent, 50 fr. ; Bertin, 5 fr. ;
Jjean Noirclaude, 20 fr. ; M. et Mme Lesage, 20
fr. ; Mme Lesage, 10 fr. ; G. de. Saint-Quentin,
50 fr. ; Marcel' de Font Réaulx, 10 fr. ; Armand
Martin, 20 fr. ; Lechart, 15 fr..; Un allié de
Boulae, 5 fr. ; Un allié du 18°, 5 fr. ; Outhiér,
52 fr. ; B. 19787, 20 fr. ; de Merlis, 10 fr. ;
famille Lefcbvre, 2 fr. ; J. W., 20 fr. ; Marsal,
20 fr. ; Nicolas des Minimes, 20 fr. ; Henri B.,
20 fr. ; Lucien A., 3 fr. ; Dercourt, 5 fr. ; Eu
souvenir de Marius Plateau et de Philippe Daudet,
5 fr. ; Schroder, 100 fr. ; Un ligueur, 20 fr. ;
Perrin, 3 fr. ; Pierre Parent, 50 fr. ; A la mémoire
de mon fils, Mme Jollet, 5 fr. ; A la mémoire, de
Philippe, deux ligueurs, A. C. et L. R., 10 fr. ;
H. G., 25 fr. ; Anonyme, transmis par Lecœur,
'25 fr. ; Un groupe d'employés des Travaux pu
blics, 50 fr. Georges Vinoy, 10 fr. ; J. L, 5 fr. ;
Pour que s'effondre le Bloc contre la. France.
Joseph Batier, instituteur public, 6 fr. ; M. et
Mme Pierre Durieux, 50 fr. ; M. A. S. F. B., 5 fr. ;
Patrick O'Delant, 10 fr. ; Ôllat, 10 fr. ; Quelques
amis de l'ordre, 50 fr. ; Gilles et Maury, 50 fr. ;
Une étudiante, M. A., 5 ir. ; Dr Louis Roujon,
10 ; fr. ; S. M. F,, 50 fr. ; Dr Reynaud Toumay,
20 fr. ; B. L. M. Paris, 10 fr.'; Charles de Bail-
liencourt, 20 fr.
Vicomte Pierre d'Alès-Boscaud, 20 fr. ; E. Phi
lippe, 5 fr. ; Fourié, 3. fr. ; X. 1918,'500 fr. ;
Un môntagnard Vellave, 100 fr. ; Jean et Marc,'
5 fr. ; P. Forêt, 100 fr. , Daubresse, 50 fr. ;
Haas, 40 fr. ; E. Chaguiard, 20 fr. ; V. Gay, 10
fr. ; Legois, 10 fr.-; A. Barauoiï, 10 fr..; L. Ba-
rauoff, 10 fr. ; Constanciel, 5 fr. ; Pastor, 3 fr. ;
Billy, 3 fr. ; Cirot, 10 fr. ; Beurville, 10 fr. ;
Chalmandier, 5 fr. ; Baqueviïle, 5 fr. ; Emméné-
ker, 5 fr. ; Dubois, 5 fr. ; Carré, 10 fr. ; Juuge,
10 fr. ; M. et Mme Bequeux, 10 fr. ; Mile L.
Julien, 4 fr. ; Mme Lefebvre, 5 fr. ; Troch, 5 fr. ;
Dreffeir, 5 fr. ; M. et Mlle Destenay, 2 fr. ;
Lebeyle, 2 fr. ; Boinard, 2 fr. ; Courtesse, 2 fr. ;
Mlle Reverre, 1 fr. ; Mme Louvialle, 1 fr. ; Mme
Delavie, 1 fr. ; Chambaut, 1 fr. ; Poirier, 1 fr. ;.
Mlle Marguerite, 1 fr. \ Mlle Lemois, 5 fr, ; Mlle
imM 15 mal 192$
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■ 4 8 centimes. Parm
20 centimes, D éparte m E ^rs E t Cauntiss
ABONNEMENTS : toit feMois. Tntïai.
France et Colonies. 48 Ce. s& fr. iS fr.
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Chèque postal t Compta sS-goo Paris.
ORGAi
j
U NATIONALISME INTÉGRAL
« Tout ce qui est national est notre, r
Le Doc d'ORLÉANS
jbéHUep des quarante Rois qui ea mBIe aas firent ia-Franaet
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Adrem tilégiaphlqua : ACTIOÏHAN-PARIS
Têlépliou*: Administration : boom 36-49, 16-bo
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Apràs 10 heure» • dn soir : Sâ;u* xi-sS
Kefietre do Connooroe ; Soise 3" yS-SSa
Fondateur s HENRI VAUGEOIS Directeurs politiques : LÉOIV DAUDET Ct CHARLES MAUîiâ\AS — Rédacteur en chef s MAURICE PUJO
Sï Maagm
a feê un artisan de la victoire en 1918,
-eë n'est pas la faute;
8e Paul-Prudent Painlevê
qui, en 191/7, l'aurait exilé
' en Afrique oçcidentale
sans l'opposition du ministre des Colonies Magiiiot
SB3®
LE « SERIEUX » DE MESSIEURS PAUL ET BALTHAZARD
«
Malheureusement...
))
Je pense que l'enquête se poursuit,
pour savoir qui a communiqué à M.
Harel, du Matin, la note officielle, résu
mant — au mépris des engagements for
mels de l'instruction —> l'extravagante
expertise de jVTM. Bayle, Balthazard et -
Paul, et leur hasardéuse conclusion, que
contredisent deux faits matériels j
absence de balle dans le taxi du faux
témoin Bajot ; absence de cartouche dans
le canon du pistolet. Si M. Harel se
refuse à faire connaître son informateur,
il est clair que celui-ci ne pedt être
qu'un des trois signataires du factum
grimé en rapport : M. Bayle, le docteur
Balthazard, ou le docteur PauL II n'y a
pas à sortir de là. Lequel de ces trois
messieurs va laisser son honneur profes
sionnel dans cette affaire ? Au Palais, le
bruit court que c'est M. Bayle qui-a
documenté H. Harel. . En ce cas, M. Bayle
ferait mieux d'avouer que de laisser peser
un soupçon sur ses deux cosignataires. De
toutes façons, je le répète, il faudra que
cette histoire soit éclaireie ; car elle jette
une singulière lumière sur les mœurs de
l'Identité et de l'Expertise judiciaires en
1925.
= Si les quatre assassins de mon fils, tou
jours en fonctions : Marlier, Lannes, De-
lange et Colombo, flanqués de leur indi
cateur Flaoutter, — le Landru du bou
levard Beaumarchais, et qui avait semé
de faux témoins la première instruction
— s'imaginent que la farce macabre de
MM. Bayle, Paul et Balthazard va les
tirer d'affaire, ils se trompent- Elle va les
enferrer davantage. Ayant en main de
quoi confondre les docteurs Paul et Bal
thazard [cela, depuis le début de l'ins
truction de M. Barnand], et de démontrer
publiquement leur parti pris, je m'étais
abstenu de le faire. De même que j'avais
ménagé M. BarnaucL Mais, aujourd'hui,
la mesure est comble, et je vais montrer
ces deux confrères tels qu'ils sont, c'est-
jt-dire beaucoup moins soucieux de la
vérité que du blanchissèment de la police
de Sûreté générale, dont ils apparaissent
comme les très humbles serviteurs et
paravents.
Ce sont MM. Paul et Balthazard eux-
mêmes qui vont me servir à démontrer
la partialité cynique de MM. Paul et
Balthazard. Dans un simple adverbe ils
se sont livrés, ils ont manifesté leur
pensée secrète, qui était leur désir de
démontrer à tout prix le suicide de Phi
lippe. Comment ont-ils commis cette gaffe
monumentale ? Je Fignore, et n'ai nulle
envie de le rechercher. Mais la gaffe est
là,'inscrite, en termes indélibiles, dans le
procès-verbal de l'autopsie.
L'autopsie, c'est la mesure à laquelle ré-
pugent toujours les familles de ceux dont
la mort offre quelque singularité, ou pose
quelque énigme. Cela se conçoit. Afin de
récupérer le eorps de mon enfant, dès
que je l'eus reconnu à Lariboisière, grâce
au pressentiment maternel, je signai moi-
même une reconnaissance du prétendu
«suicide», ALORS QUE J'IGNORAIS TOUT
DES CIRCONSTANCES DE LA MORT, dans la
nuit du dimanche 25 novembre 1923. Une
atmosphère de stupeur flottait autour de
moi ; je ne la compris que beaucoup plus
tard. M. Paul Guichard notamment —
qui avait reçu, l'avant-veille, à 2 h. 1/2,
le coup de téléphone de Marlier, décré
tant l'assassinat de mon fils, représenté
.comme «n anarchiste dangereux, — avait
dû faite un rapprochement entre Fordre,
qu'il avait, pour sa part, atténué, sinon
éludé, et la mise en scène extravagante
du boulevard Beaumarchais. Mais il n'en
conviendra que dans la vallée de Josa-
phat, si jamais nous nous y rencontrons.
Aussitôt après la .publication du nu
méro du Libertaire du samedi 1 er décem
bre 1923 —- où l'article de Mme Colomer
[Hautéclairé], faisait nettement allusion
à un meurtre possible •—je déposai ma
plainte contre X et demandai l'autopsie
de l'enfant. Celle-ci eut lieu le 5 décem
bre 1923, à l'Institut médico-légal «en
présence de M. Allard, oncle du défunt,
et du professeur Pierre Duval, spéciale
ment autorisés par M. le juge d'instruc
tion: ».
Or voici comment concluaient MM.
Balthazard et Paul, ceux-là mêmes qui
viennent aujourd'hui, après seize mois
écoulés et d'après une photographie, de
soulever la question des trois giclures :
Il n'est donc pas une seule constatation'
« qui soit contradictoire avec l'hypothèse
« du suicide. Malheureusement , il n'a
« pas été possible de confirmer, de façon
« irréfutable, la réalité du suicide par
« l'examen des dépôts de produits de
« combustion de la poudre sur la main
« droite. »
Ce « malheureusement » est grand
comme le monde ! C'est plus qu'une
gaffe, c'est un aveu. En effet, le « mal
heur » n'était pas pour Philippe, catho
lique et royaliste fervent, et donc qui
n'avait aucun intérêt à se voir convainçu
de suicide, d'un suicide effectué, à l'aide
d'un pistolet automatique, par sa main
inexperte — il n'avait jamais touché une
arme à feu •— d'innocent enfant de qua
torze ghs et demi. Le « malheur » n'était
pas non plus pour moi,., ni pour ma
femme, au moins dans cette ligne de
préférence de l'hypothèse du suicide à
l'évidence, du crime. Mais le « malheur »
était pour ces bons messieurs de l'Identité
judiciaire, empêchés, par l'absence de ces
satanés produits de combustion sur la
main de l'enfant assassiné, de confirmer
« la réalité du suicide ». Il y a dans ce
«malheureusement» à une telle place,
une sorte de regret, de nostalgie , de l'ex
plication la plus commode, — parce que
la plus disculpante, — et que l'on est
contraint .d'ajourner, sinon d'abandonner.
On conçoit que MM. Balthazard et
Paul, dans la suite des semaines, puis des
mois, et des événements^ aient été amenés
à envisager comme un «malheur» encore
pire l'impossibilité de démontrer l'indé-
mohtrable suicide. En effet, comment et
pourquoi cet enfant — qui n'avait jamais
touché ni manié un browning — se serait-
il suicidé, d'une main ferme et d'un coup
furieux, au moment même où, dans le
taxi d'un chauffeur inconnu, il échappait
à ses bourreaux ?
Le « malheur » de MM Balthazard et
Paul augmenta avec- l'absence de balle,
de fumée, d'odeur de poudre, dans le taxi
aux vitres fermées. Il devint atroce,
quand je mis en cause les trois assassins
de la Sûreté générale. Intolérable, quand
je les accusai nommément, en compagnie
de Landru-Flaoutter, du récéleur Gruffy
et de.l'exécuteur Colombo. Ce «malheur»
se fit catastrophe, quand les dépositions
de Lhuissier et de Brune démontrèrent,
séparément et conjointement, l'absence
formelle de cartouche dans le canon du
pistolet, donc l'impossibilité d'un suicide
dans le taxi»
Cest alors que MM. Bayle, Balthazard
et Paul, reçurent de la haute police ou
de Schramecfc Fordre dé démolir ou, au
moins; de contrebalancer, coûte que coûte,
le témoignage absolu du pistolet lui-même
avec l'expertise, après dix-huit mois, de
la photographie des trois giclures ! Mais,
malheureusement pour ces trois fumis
tes, ils commirent la faute, dans leur hâte
in extremis, à la veille des confrontations
solennellement promises par M. Laugier,
de communiquer leurs audacieuses con
clusions, de -solliciteurs de giclures, à M.
Harel, du- Matin.
Comment vont-ils se tirer de là, main
tenant ?- Que vont-ils répondre aux ques
tions de M le Procureur général ? Mentir
effrontément, c'est grave. Ne pas mentir,
c'est grave aussi. Des experts qui violent
le secret professionnel, au profit de quatre
inculpés, sont passibles de la révocation.
Quel sera désormais leur créait ?... Com
me ils voudraient rattraper ce malheu
reusement ! C'est, malheureusement,
impossible.
Léon DAUDET.
LA P OLIT IQUE
L Vieille question: Que faire ?
L'opposition au carrefour demande que
faire. Avant de demander que faire, il
faudrait tout d'abord savoir ce que l'on
veut. L'objectif fixé, il ne restera plus qu'à
choisir les moyens. Mais a-t-on un objec
tif ?
Prenons le plus simple et le plus mo->
deste, qui est le plus vraisemblable": évi
ter de plus grands malheurs. Cela engage-
t-il à devenir ministériel ? •
IL Le ministère
Voilà une équipe ministérielle menée
par une bande de traîtres, de renégats,
de tripoteurs et de coquins, sans oublier
les nigauds. Voilà un cabinet où brillent
•les Caillaux, les Briand, les Schrameck,
les Daniélou et les Paînlevé. On me dit
que je les qualifie pour'les raisons de sen
timent. Jugez un peu si ces qualifica
tions étaient tirés de l'histoire publique
de ces messieurs ou de nos archives judi
ciaires, si je qualifiais Caillaux au nom
de l'arrêt de la Haute Cour, Briand en
considération de Cannes, d'Athènes ou de
Washington ! Mettons que ce ne soit que
sentiments, que ces sentiments soient
chansons, et raisonnons un peu.
Ce cabinet de bagne est donc arrivé aux
affaires dans la terreur d'une réaction
électorale du pays. A peine a-t-il donné
des gages assez précis et formels dans la
déclaration ministérielle, le scrutin du 3
mai ï'a rassuré. Alors, que fait-il ? Par pur
sectarisme, par simple caprice de tyran,
il interdit le cortège, de Jeanne d'Arc.
Cela ne donne-t-il pas sa mesure ? Cela ne
permet-il pas de juger et de prévoir la di
rection que prendra la courbe de son ac
tion ? En quoi un tel cabinet a-t-il un
droit quelconque à n'être étiqueté que
mauvais alors qu'un cabinet: Blum-Herriot
serait étiqueté le pire ?
U maintient l'ambassade du Vatican?
Nous allons voir cela. Si le Cartel de
mande la suppression de cette survivance
cléricale, êtes-vous sûr que le cabinet s'en
ira plutôt que de céder ? S'il s'en va, sa
modération relative n'aura servi de rien.
S'il reste et cède, en quoi représentera-
t-il le moindre mal ?
La question financière ? La filière est
la même. Il p-élèvera sur le capital ou s'en
ra. S'il ne s'en va pas sous l'effort de la
majorité cartelliste; ce sera simplement
qu'il aura trouvé quelque moyen artifi
cieux d'en accomplir la volonté secrète
et le dessein profond sans en arborer le
programme compromettant. Du point.de
vue du bien public et des ; intérêts géné
raux de la patrie, ceux de la natalité, par
exemple, qui exigent une fiscalité respec
tueuse des foyers et des héritages un prélè
vement sur Je capital vaut mieux qu'un
nouveau tour de vis aux taxes successo
rales. Les capitalistes tondus -de près sont
vivants, ils crieront : les morts ne crieront
pas. -Il y aura réaction dans le.premier
cas et, dans le second, inertie. La soi-di
sant modération painlevo-caillautiste est
plus perfide et plus dangereuse pour .le
pays, elle conduit plus sûrement à des
impasses plus cruelles que l'épîlepsie révo
lutionnaire d'Herript et de Bîum.
Ces observations de bon sens ne servi
ront de rien. Les éternelles dupes du con
servatisme soutiendront désespérément
leurs éternels ennemis, qui ne les en plume
ront que mieux. Libre à elles s'il leur plaît!
Mais les écrivains qui poussent à cette
duperie feront bien d'imposer quelque dê-
cenoe à leur style et de surveiller leur vo
cabulaire. Il gérait trop facile de faire
voir que leurs raisons, si elles ne sont
pas de sentiment, sont d'intérêt, et vil.,
lîl. La nation et les élections
Ministérialisme ou antiministérialisme
bien mis à part, il parait assez clair cjue
la seule chose à faire dans les assemblées
politiques est de travailler à donner la
plus grande valeur dynamique possible à
des bulletins et à des votes dont le nom
bre est insuffisant.
On peut augmenter cette valeur en en
montrant la liaison avec les sentiments,
les idées; les volontés, les intérêts du pays
s'exprimant par d'autres moyens que le
scrutin. On l'augmentera en montrant le
peu de signification, le peu de sincérité,
le peu de sens moral des votes adverses
et de tous les votes en général. Rappelez-
vous la mémorable page de Taine dans
la Conquête jacobine : ■
« Quelle distance sépare les choix offi
ciels et l'opinion publique, comment les
élections traduisent à rebours le senti
ment populaire, des faits sans réplique
vont le montrer. Les Deux-Sèvres, le Mai
ne-et-Loire, la Vendée, la Loire-Inférieure,
le Morbihan et le Finistère n'ont envoyé
à la Convention que des républicains an
ticatholiques, et ces mêmes départements
seront- la pépinière *inépuisable de la.
grande insurrection catholique et roya
liste. Trois régicides, sur quatre députés,
représentent la Lozère où, six mois plus ■
tard, trente mille paysans marcheront sous
le drapeau blanc. Six régicides, sur neuf l
députés, représentent la Vendée qui va
se. .lever tout entière an nom du roi. » *
En combien de cas pareils, le'pays vrai
est-il d'tjn côté, et les produits de l'élection
de l'autre !
TV. Elections et administration
... La cynique pression par en haut, l'ac
tion de ceux qui tiennent les urnes, leurs ;
relations avec le pouvoir centralisateur ex
pliquent à peu près tout Je citais hier
le cas de cartellistes du Lot se vantant ;
de leur influence au conseil général, à la
sous-préfecturer, à la préfecture, au«minis-
tère même ». On manœuvre partout de la
même façon. Voici une lettre de l'Oranie :
Cette histoire s'est passée ici, au Telagh,
où nous avons, sur les 300 électeurs, 50
fonctionnaires, plus une vingtaine de Juifs.
Une quinzaine de jours avant les élec
tions, M. le sous-préfet de Sidi-bel-Abbès,
de passage au Tclagli, a réuni en un. apé
ritif tous les fonctionnaires et leur a de
mandé de voter pour le maire sortant par
ce que (voilà ses paroles) : « M. le maire
« est très bien avec l'administration, et
« qu'il obtiendra tout ce qu'il voudra... »
«Voilà le peuple souverain », dit mon
correspondant. Voilà donc qui ne doit pas
nous faire illusion.
V. Elections et révolution :
soirée rouge à Nontron
Les manifestations révolutionnaires que
les autorités permettent au cartel victorieux
pour l'aider à semer la terreur ne sont pas
non plus sans intérêt pour l'adversaire
attentif qui doit les faire connaître :
une juste publicité donnée à certaines sa
turnales peut v aider à la réaction générale.'
Car le pays veut l'ordre, il a besoin ..de
l'ordre, et il l'imposera s'il se sent trop
poussé à bout.
A ce point de vue, la « soirée rouge »
de 'Nontron où le Cartel l'a emporté mé
rite d'être présentée au public français
tout entier. Aussitôt la proclamation * du
scrutin, un cartelliste relativement modéré
fit des déclarations de tolérance et donna
des conseils de calme et de dignité. Mais,
dit le Petit Nontronais, comment furent-ils
écoutés !
Ce conseil ne devait point, hélas! être
écoulé : les communistes, véritables triom
phateurs de la journée, entendaient bien
montrer que la victoire était leur; ils ne
voulaient la laisser accaparer par per
sonne. •
Déjà, en sortant de la mairie, tandis que.
le chant de l'Internationale commençait à
se faire ■entendre, un des membres du parti
communiste, frappant sur l'épaule d'un
nouvel élu, lui rappelait : « Et puis , vous
savez, si vous êtes vainqueurs,'c'est gra
ce A nous. » « nous niï l/oublierons
pas », répondait notre nouveau conseiller.
Mais c'est dans la soirée que devait se
manifester le véritable caractère de la vic
toire soi-disant républicaine. Coups de
canon, acclamations aux vainqueurs, tout
cela ne devait pas suffire et bientôt un
cortège se formait qui se mit à parcourir
les rues en jouant du tambour, en chantant
l'Internationale, le Ça ira et la Carma
gnole, et en poussant des cris de mort de
vant les demeures des conseillers vaincus.
Pour clore ce cortège révolutionnaire,
tin mannequin habillé en prêtre, manne
quin qui avait >été promené en tête du cor
tège, a été brûlé à minuit sur la place de
l'Hôtel-de-Ville. Autour de ce feu de joie,
on dansait et on hurlait. Véritable scène
de révolution et d'excitation au meurtre
qui se déroulait sous les yeux et avec la
collaboration de» certains des nouveaux
élus et de divers fonctionnaires des deux
sexes.
D'un œil bienveillant et doucement ré
joui, M. le sous-préfet de l'arrondissement
de Nontron contemplait ce spectacle. La
présence en pareil moment du représen
tant officiel du gouvernement montrait
mieux que n'importe quel discours le trai- 1
té d'alliance conclu entre ce gouverne
ment et le communisme révolutionnaire.
Ce cortège qui, n'allant point à Jeanne
d'Arc, se déroulait sous l'œil ami du sous-
préfet, était conduit par trois instituteurs,
la femme de l'un d'eux employée des pos
tes, une autre employée des postes,deux ou
trois commis et employés des finances.
Félicitons ces brillants échantillons de
notre armature administrative de s'être
bornés, pour cette soirée, à de simples
cris de mort, mais, là non plus, ne nous fai
sons aucune illusion sur ce qui s'élabore
à tous les degrés de la hiérarchie du rd-
fime. L'Etat républicain y met la société
rançaise en liquidation. "Celle-ci est per
due si elle ne pourvoit point à sa défense
par ses propres moyens.
VI. Dans la position des vaincus
Ces moyens, je le répète, ne sont pas
tous empruntés a l'ordre du fascisme. Il y
a des moyens légaux pour renforcer la va-'
leur, et la portée de nos" minorités dans
les assemblées. Veut-on les employer ? Ou
plutôt a-t-on quelque envie de toucher au
but auquel ils conduisent ?
En d'autres termes, veut-on changer
quelque chose à notre position de vain
cus',?.."
Pour être tôût a fait, explicite, veut-ori
qu'il y ait quelque chose de changé au
Sénat après l'élection de l'Anjou ?
On peut homologuer, consacrer, cristal
liser la:.situation présenté en se ralliant à
quelque nom parfaitement honorable, émi-
nent même, sur tel ou tel plan social, mais
qui ne fera, comme on dit, ni froid ni
chaud à l'adversaire. >.
• On peut, tout au contraire, vouloir lui
causer une peiné directe, un embarras cer
tain, déranger- ses plans, bouleverser ses
combiiiaisonAlors le choix d'un orateur et
d'un manœuvrier politique, dont le nom
est synonyme de force, de valeur, d'intré
pidité et d'autorité, est également im
posé par les forces de l'évidence. On aura
voulu faire un pas en avant, on en aura fait
un ! Ceux qui étaient hier les vaincus peu
vent imposer demain à leurs tyrans la plus
amère, la plus désagréable et la plus cruelle
de leurs volpHtés'!
Ce pouvoir qu'ils ont, de nommer Léon
Daudet, de.venger Jeanne d'Arc, d'humi
lier Schrameck, d'établir au cœur de la
haute Chambre républicaine son- adver- ;
saire le plus redouté, ce pouvoir, les An
gevins en useront-ils ? Ce" n'est pas moi
qui le leur demande, c'est à eux de se le
demander.
Il s'agit de voir s'ils voudront observer
ou transgresser la loi naturelle dont je par
lait hier. * '
. Les yaincus qui veulent .vivre l'observent
les vaincus que la vie dégoûte ou fatigue
rie manquent- jamais de la transgresser. ;
Toutes les forces de la patrie devraient:
se rassembler au cœur angevin pour le
•déterminer à opter dans'le sens de la vie.
Une double résistance nationale et sociale
va. s'imposer. Comment oublierait-on de
saisir l'occasion d'envoyer un gtand tri-,
bun au Sénat ?
Cette même tribune, qui était abattue
ou retournée, vit cependant Daudet pen
dant le tragique débat de la Haute Cour
faire, tant en public qu'à huis clos, justice
complète : du traître Malvy. A la sortie
d'une des audiences décisives, un séna
teur-juge é de droite, dont j'avais l'honneur
d'être connu, eut la bonté de venir m'ex-
primer son étonnement. Vraiment, dit-il,•
c'est de la stupeur ! Ne connaissant Dau
det que par ses écrits, je m'attendais à de
la vigueur... Ce n'est pas ce qui lui man
que, Mais ce dont j'ai été surtout frappé,
ce dont je ne suis pas encore revenu, c'est
sa modération.
Il est malheureux que nos catégories
politiques se distribuent sur le plan de la
modération ou de la violence. Ces maniè
res d'être^ peuvent et doivent se trouver
dans 1« même esprit. II y a des temps, des
lieux, des occasions justes et nécessaires
pour l'une et pour l'autre. Une âme forte
se mesure quand il le, faut. Quand il le
faut aussi, elle s'abandonne. Qui sait mieux
que Daudet presser et retenir, lancer et
freiner des forces immenses ! •
VII. Le réveil communiste
Parallèlement au réveil allemand, dont
il faudra parler, hélas ! le réveil commu
niste commence à donner des signes nou
veaux d'autant plus nets que le déboire
électoral du 3 mai est compensé depuis
le 11 mai par le gain d'influences réalisé
-depuis l'annexion au cartel. Les lignes
suivantes, parues au Temps d'avant-hier,
ne me paraissent pas de faible portée:
Indre-et-Loire. — Deux femmes de la
liste communiste de Saint-Pierre-des-Corps,
Mmes Emilienne Joly et Mêle Méthivier,
ont été élues au conseil municipal. La mu
nicipalité entière de cette ville est commu
niste.
Saint-Pierre-des-Corps est un nœud de
chemin de fer important. Un gouverne
ment qui ferait son devoir y veillerait.
Samedi dernier, une communiste con
nue annonçait en Seine-et-Oise un coup
prochain.
:— Ce ne sera pas la semaine qui vient,
nous ne sommes pas prêts. Ce sera pour
la semaine suivante. •
Il y_ a chance que notre publication
fasse ajourner une fois de plus les éclats
de ces petits complots. Ils ne seront pas
ajournés indéfiniment. Le littoral nest
pas tranquille. Nos grands ports marquent
une inquiétude dont leur ministre, M.
Bori'el, ne se fait peut-être pas une idée
exacte. A Brest, on signale des concilia
bules de matelots avec des communistes
avérés. A Lorient, de nombreux matelots
se sont présentés chez les armuriers de la
Vflle pour acheter des brownings. Un de
ces commerçants a refusé systématiquement
d'en vendre ; mais les autres n'ont pas eu
peut-être'les mêmes scrupules.
Autre manœuvre caractéristique : on a
présenté à divers officiers de marine des
traites à recouvrer, fausses bien entendu,
pour 'abonnements à Y Action française ou
pour souscription à lui envoyer.
Toujours le prétexte de la lutte contre
le fascisme !
Les hommes d'ordre, les patriotes, les
bons citoyens seront sages de ne pas se
rendormir, de ne pas se diviser et de se
tenir prêts à répondre au premier signal.
L'Etat ne içs défendra guère. Il faudra que
' la France se défende, se sauve elle-même.
— Comme en 1914 contre l'Allemand ?
: ~ Exactement de la même manière 1
1 < Charles MAURRAS.
Les obsèques
du général Mangin
ont lieu ce matin
De, nombreuses sociétés
patriotiques doivent y participer
- Les obsèques du général Mangin ont lieu
ce matin, en l'église Saint-Louis des Inva
lides. • . .
On se réunira à la maison mortuaire,
9, avenue La Bourdonnais, à 9 h. 45.
L inhumation sera faite au cimetière
Montparnasse.
Les honneurs militaires seront rendus
par le 5" régiment d'infanterie avec Sa
musique, le 21* colonial, un escadron de
cuirassiers et un groupe d'artillerie. "
Une conférence a été tenue hier matin,
au Gouvernement militaire de Paris, pour
arrêter les dernières dispositions confier-,
nant ies honneurs qui seront rendus à la
dépouille du grand chef.
Le gouvernement, « se référant au pré
cédent établi par M. Poincaré aux ob
sèques du général Maistre, a décidé de
rendre au général Mangin les honneurs
prévus par les règlements militaires », dit
une note communiquée par le ministère
de la Guerre. .
Un seul discours sera prononcé : par
le maréchal Pétain.
Si le gouvernement des politiciens, qui
jalousèrent et proscrivirent Mangin pen
dant sa vie, lui ont refusé, mort, les ob
sèques nationales dues à ce grand servi
teur de la Patrie, il, recévra du moins
l'hommage du pays entier, et Paris va lui
faire des funérailles dignes ' de lui. _ Les
patriotes, groupés dans leurs associations,
les anciens combattants,, ceux qui luttèrent
à côté du général qui forçait la victoire,
et la jeunesse sur qui la patrie reporte
son espoir, tous suivront le cercueil,'avec
leurs drapeaux.
\ ■
Les délégations
La famille du général Mangin et les
personnalités officielles se réuniront au
9 de l'avenue de La-Bourdonnais.
Les anciens combattants de l'armée co
loniale se grouperont : avenue de La Bôur-
. donnais sur le- trottoir, du n° 1 au n° 7 ;
ceux de l'armée métropolitaine : de.<-la
8* brigade, "de ' la 5" division, des 9* et
11" corps, des 6" et 10* armées, sur le trot
toir opposé. Ces combattants formeront
là tête des délégations d'anciens mili
taires. . • • . i
Les autres.. délégations se grouperont
dans les allées du Champ de Mars, abou
tissant à la rue de l'Université.
Les personnes qui désirent se rendre
aux obsèques .du général Mangin, soit in
dividuellement, soit en délégation, sont
priées de s'y rendre en passant par le
Champ, dë Mars.
L'Action française aux obsèques
LIGUEURS ET ALLIES
L'Action française prendra part, avec
son drapeau et ses fanions, aux obsèques
du général fangin. Tous les ligueurs, al
liés et amis sont invités-à se joindre à la
délégation. Le'ur rendez-vous est fixé à
9 h. 30, avenue Elysée-Reclus (jardins du
Champ-de-Mars) entre la rue de l'Univer
sité et le quai d'Orsay.
Nos amis officiers de réserve ont te droit
de se mettre en tenue. Nous les y enga
geons vivement.
COMMISSAIRES
Les Commissaires d'Action française dis
ponibles devront-se trouver aujourd'hui à
9 h. 15 au rendez-vous fixé à la délégation
de l'Action française aux obsèques du gé
néral Mangin.
ETUDIANTS D'ACTION FRANÇAISE
Le rendez-vous des Etudiants d'A. F. est
définitivement fixé à 9 h. 15, avenue Ely
sée-Reclus (jardins du Champ de Mars)
entre la rue de l'Université et le quai
d'Orsay. - .
Convocations diverses
— La délégation des Lorrains marchera en tête
des délégations. Les Lorrains £ont priés de se
trouver à 9 h. 30 devant la maison mortuaire,
9, avenue de La-Bourdonnais.
— Les Rhénans présents à Paris et .les mem
bres du Comité de la Rjve gauche du Rhin, de
la Ligue , franco-rhénane et des. Amitiés franco-
rhénanes se réuniront à 9 heures au pont d'Iéna
(rive gauche):
— La Ligue des Patriotes sera' représentée
par le drapeau de la ligue et'une délégation.
Les ligueurs qui voudraient faire partie de la
délégation sont priés de se tenir autour du dra
peau, devant le 19 de l'avenue de La-Bourdon
nais.
— Les membres de la Société des Officiers de
complément de France sont invités à se réunir,
à 9 h. 30, 9, avenue de La-Bourdonnais.
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Nos lecteurs de passage à Paris à l'occasion
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COMBIEN
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DEPUIS
QUE VOUS PARTAGEZ NOS IDEES 2
Sur la pente
des conséquences
Les gouvernements alliés se sont abstenus
de féliciter Hindenburg. Mais on annonce
que lord d'Abernon & porté ses compli
ments au vieux maréchal. L'ambassadeur
de France s'abstient. Pour combien de
temps encore ? Il faudra bien prendre
contact. On ne boudera pas éternellement.
Et il en serait de même si un Hohenzollern
était restauré.
Tout cela jure avec la férocité dont les
Alliés et la Petite Entente ont fait preuve
à l'égard de l'empereur Charles, avec le
traitement inhumain qui a été appliqué à
l'impératrice Zita. Tout cela prouve qu'il
y a deux poids et deux mesures, et surtout
que l'Allemagne est redevenue assez puis
sante pour qu'on accepte Hindenburg ou
« Guillaume III, de même qu'on avait renoncé,
-en dépit de clauses solennelles du traité, à
juger Hindenburg et Guillaume II.
Il est douteux, dans ces conditions, que
le désarmement de l'Allemagne soit poussé
à fond. Le gouvernement français s'efforce
de séparer le désarmement et le pacte et
de renvoyer le pacte assez loin pour qu'il
n'encombre pas la voie du désarmement.
Mais la situation risque d'être la plus forte.
C'est à peu près celle où se trouvera M. de
Margerie quand lord d'Abernon aura féli
cité Hindenburg.
Le Daily Telegraph nous apprend les con
cessions répiproques que Paris et Londres
se sont déjà faites. Il dit que M. Briand
voulait différer la négociation sur le pacte
jusqu'au moment où l'Allemagne . serait
entrée dans la Société des Nations. Le
gouvernement britannique a obtenu que
cette condition préalable ne fût pas posée.
En échange, il a renoncé à l'audition de
délégués allemands dans l'affaire du désar
mements
La même dépêche du Daily Telegraph,
.datée de Paris, ajoute eette remarque
importante : « On comprend, < dans'. beau
coup de milieux, qu'une fois, engagés' les.
-pQurparlers .au sujet- du pacte, et pourvu
que l'Allemagne satisfasse les demandes
de la France relatives au statut territorial
de l'Europe' centrale, le problème du désar
mement . sera relégué à l'arrière-plan ».
C'est,, en -effet, infiniment probable, parce
que c'est dans la nature des, choses. On
n'échappe pas aux conséquences des . prin
cipes posés. .Tout au plus peut-on les dissi
muler, tout: au mieux leur fixer quelques
limites provisoires. Mais elles se déroulent
ensuite. Et celles-là se dérouleront jusqu'à
une intimité franco-allemande qui, à son
tour, avec le temps, portera des fruits
dont le gouvernement britannique, nous le
croyons, n'aura pas sujet de se réjouir.
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