Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1924-12-14
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 14 décembre 1924 14 décembre 1924
Description : 1924/12/14 (Numéro 349). 1924/12/14 (Numéro 349).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k762163x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
Dix - septième année - N° 349
Dimanche 14 Décembre 1924
18centimes. S bisi BTSi!iii«-*T-0r8»
SO centimes. D &pabtembs ts ex C olokie»
■ ABONNEM EN TS : Un Ai. Six Keft. Tralsfcîs.
France et Colonies. 48 fr. s5 fr. i3 fr.
Etranger 81 » 4a » a» »
Chèque postal i Compte 33.900 Paris.
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL
' ' t _ , ' ■ , , - • i
« Tout ce qui est national est notre. %
Le Doc d'ORLÉANS
héritier des quarante Rois qtd en mille ans firent la France.
aSDJLCTIOK 4 ADSIIKTSTH ATIOHs
tt, rat de Borne. PARIS (8*)
Adresse télégraphique : ACTIOFBAH-PARIS
Téléphone: Administration: Louvre 36-49. a&oo
Rédaction ° Ontral 75-44 Publicité ; Central 74-77
Après 10 henresdn soir : Ségur 11-68
Registre do Commerce ;Soino 31* jS-ôSa
Fondateur s HENRI YAUGEOIS — Directeurs politiques : LÉON DAUDET et CHARLES MAURltiS — Rédacteur en chef ! MAURICE iPUJO
« Le problème qui se pose à nous,,» met en
jeu le sort même de Vidée démocratique* Un pays
démocratique, qui a su vaincre dam la guerrej
est-il apte aussi à se réorganiser dans la paix ? »
M. Charles RIST,
dans la Revue d'économie politique.
C'est la Mon-arcïiîe de la guerre qui a permis
la Victoire ; mais comme dit M. Mamelet, dans
F Avenir : « L'oubli vient vite en démocratie ! »
APRES SIX HEURES DU SOIR, LE 24 NOVEMBRE 1923
V
Colombo entre dans la librairie
J'ai déjà dît que le commissaire Joseph
Colombo, subordonné de Blondel — et
que Blondel, commissaire divisionnaire
à la S. G. passe le plus qu'il peut sous
silence — a été, à la fois, un des policiers
les plus actifs, et même le plus actif, du
guet-apens du 24 novembre 1923, et aussi
celui qui a le plus copieusement menti
au juge d'instruction. U habite, à Paris,
132, rue Legendre. Le 24 novembre, il
était arme , ainsi que son collègue et ami,
le commissaire Peudepièce. Depuis l'ou
verture de l'instruction, son inquiétude,
manifeste, est le sujet de conversation de
tous ses collègues^ tant rue des Saussaies
que qxiai des Orfèvres. On me l'a écrit
tîc tous les côtés. Tout le monde sait, en-
effet, dans la police, qu'il est entré chez
Flaoutter^ le 24 novembre, par la bouti
que de- .Ceindre — ce qu'il nie — au
commencement de la surveillance, au
débarquer du taxi de Renonce, ay~nt en
core, dans les oreilles l'ordre de Marlier :
'« S'il résiste [le, jeune « anarchiste »
sans moustache] abattez-le comme un
chien, et la recommandation de Delange
[que Delange ne pourra pas nier] :
« Tires dessus à mon premier signal ».
Colombo n'a avoué que sa course initiale
rue Amelot, à la porte du 39, qu'il cons
tata, dit-il, « fermée de l'intérieur s>. En
revanche, il a avoué qu'il était entré dans
la librairie, après six heures.
Jc'mc liâte d'ajouter qu'il né l'a avoué
que parce qu'il ne pouvait pas faire au
trement. En effet, si l'inspecteur de la
préfecture de Police, Meslait, pour une
raison demeurée obscure, a tu l'entrée
n° 2 de Colombo dans la librairie, Revel,
son camarade de la P. P. et Fournon, bri.
gadier des recherches à la P.P. l'ont si
gnalée. Revel dit, le 22 janvier 1924, de
vant M; Barnaud : « Aucune des person-
< nés,-exerçant la surveillance, n'est en
trée ni dans la maison, ni dans la bou
tique du. libraire, sauf moi, comme je
l'ai dit, pour parler à la concierge, et
un commissaire de la Sûreté, qui est
entré dans le magasin pour acheter une
« petite brochure, et cela après six heu-
« re& du soir. C 'est après cette visite
« dans le magasin que la sûrete gene-
« rale est partie." »
Partie, comme on sait — Philippe une
fois frappé à mort — sans tambour ni
trompette, à la vive stupeur des collè
gues de la Préfecture, qui n'y compri
rent absolument rien.
Le brigadier Fournon dit, le 23 janvier
1924 t « Je n'ai vu à aucun moment un
« fonctionnaire de la Sûreté générale
« entrer dans la librairie, ou dans l'iin-
« meuble, sauf, cependant que vers six
«/heures, je crois, quelqu'un de la Sû-
« reté générale est entré acheter un petit
« livre dans la librairie. »
Cela signifie que Revel et Fournon
avaient vu Colombo entrant chez le li
braire.
Pourquoi Colombo, A cette heure-la,
est-il entré chez , Flaontter ?... Voyons
d'abord le prétexte, qui nous est donné
par Marlier en personne, au cours de sa
deuxième déposition devant M. Bar
naud, le 5 février 1924 : « Je fais de
« plus observer que M. Daudet parle
t d'opérations dans la librairie, alors
« qu'il n'y a eu surveillance qu'autour
« de la librairie, à part un inspecteur
« [jReveZ]..~. et également l'entrée, le
« soir, d'un de mes commissaires [Co-
'i lombo ] chez Flaoutter, sous prétexte
« d'un achat. Car j'avais prié qu'on s'as-
« sure, en même temps, s'il faisait ou non
« de la propagande malthusienne. J'avais
« prié, à six heures du soir, M. Delange
« de faire faire cette vérification et il
« a donné des instructions à cet égard. %
Au moment où cet ignoble gredin de
Marlier donne cette ridicule explication
à l'entrée de Colombo, il croit avoir dé
truit, avec le premier rapport de Delange,
toute trace du passage de Lannes à la
surveillance du boulevard Beaumarchais
et.de son propos [déposition de Lannes
"du 7 novembre dernier] : «N 'entrez
; s pas, la librairie est propre. » PrO-
>os confirmé, avec un^e légère variante
io.'n'nete au lieu de propre ] par De-
nge et Blondel. Mais aujourdhui, où
caution de Lannes,-est connue, ez avouée
ir Lannes eu personne, l'explication de
Lirl-.er à l'entrée de Colombo tombe
/elle même et apparaît comme un.men-
onge de plus. Du moment que I /annes,
a tïîois heures apres-midi, garantissait
l'iîonnetete, la proprete de flaoutter,
inutile de rechercher, trois heures
plus tard, s'il s'occupait de propagande
malthusienne, ce qui n'eut ete ni pro
pre, ni honnete.
Le plus fort, c'est que Colombo lui-
même, dans sa déposition du 18 janvier,
avait donné, de son entrée tardive dans
la librairie —- en dépit du n'entrez pas,
du n'y touchez pas , de Lannes — une
explication différente de celle, ultérieure,
de Marlier,
Colombo disait en effet : c A six heu-
« res cinq (sic), je suis moi-même entré
« dans la boutique, M. Blondel ayant té-
« léphoné à M. Delange et celui-ci ayant
« fait savoir qu'il serait utile de savoir
« ce qu'il y avait a l'intérieur de cette
« boutique . J'y ai pénétré sous le pre-
« texte d'acheter un livre. J'y suis resté
« quelques instants à feuilleter [une
« minute environ], et j'ai finalement
« acheté un petit ouvrage... »
Sur interrogation de M. Barnaud, Co
lombo ajoute : « Je n'ai rien remarqué
« d'anormal dans cette boutique. Je-ne
« suis naturellement pas allé dans
« l'arrière-boutique, ni au sous-sol. » Ce
« naturellement » est un poème !
Autre chose est de savoir « ce qu'il y
a 'à l'intérieur d'une boutique », ou de
savoir si le libraire « s'y livre à la pro
pagande malthusienne». Colombo et
Marlier, le 18 janvier, n'ont pas encore
mis leurs violons d'accord. L'inspecteur
Roch [de la Sûreté générale] corrobore
la version compromettante du commis
saire Colombo, quand il dépose : «Je
« n'ai vu y entrer [dans la boutique]
« que le commissaire Colombo, qui,
« après six heures, y est allé acheter un
« livre, pour se rendre compte de la
« façon dont etait faite cette bou-
« tique. »
Enfin Delange, lui-même, fort préoc
cupé aussi de pallier cette visite de Co-
février : « Il [Marlier] a ajouté qu'il
« convenait, auparavant, de se rendre
« compte de ce qu'était la librairie et
« du genre d'ouvrages qu'on pouvait y
« vendre. » Or Lannes lui avait assuré
qu'elle était propre !
On le voit, le « prétexte » — achat
d'un petit livre — est devenu l'essen
tiel. Blondel, lui, n'a pas soufflé mot
de l'entrée de Colombo dans la boutique.
Pplange non plus, dans sa première dé
position. Cette • entrée suspecte une fois
mentionnée, il s'agit de la rendre ano
dine.
Or la visite de Colombo, avait un double
but : 1° S'assurer que toute trace de
lutte — de la lutte où Philippe fut as
sassiné avait disparu du sous-sol ;
2° S'a3surer que la concierge, Mme
Cottet, « n'avait rien vu »... c'est-à-Klire
aucun transfert d'enfant, par la courette.
Car Delange avait bien déjà envoyé
Revel chez Mme Cottet, au moment de
la dispute chez Flaoutter, à propos de
ce qu'il convenait de faire de Fe.Junt
frappé à mort..., dispute dont Mme
Cottet perçut, distinctement, et dont Re
vel nia les échos. Mais cette visite de
Revel ne suffisait à rassurer ni Delange,
ni Blondel, ni Colombo, sur les vestiges
de l'opération sanglante et de la courte
lutte. C'est pourquoi lorsque Colombo,
le plus compromis, avec Gagneux, dans
le meurtre policier de Philippe — je ne
dis pas dans le crime , je diB dans le
meurtre — se- décida, avant le départ de
sept henres, à cette démarche si compro
mettante et imprudente, il poussa jusqu'à
la loge de la concierge, où il se garda
bien d'entrer, de peur d'etre reconnu
ulterieurement, et il demanda, à Mme
Cottet, dans l'ombre du couloir et du pas
de sa porte, d'une voix entrecoupée, « si
elle n'avait rien vu ».
Mme Cottet avait d'abord cru que
c'était encore Revel, qui était venu, entre
six et sept heures, lui poser cette ques
tion significative . Elle a convenu en
suite qu'elle, avait pu se tromper, ajoutant
que le policier interrogateur semblait
« bien au courant » Et, en effet, qui donc
eût pu être mieux au courant que le
commissaire arme Colombo ?
J'ajoute que Joseph Colombo n'avait
aucun besoin d'entrer dans la librairie
— s'il se fût borné à cette simple visite
d'une minute — pour voir comment elle
était faite. Du dehors, par dessus l'éta
lage, on se rend compte admirablement
de la conformation de la boutique, qui
est étroite-et éclairée. J'en ai fait l'expé
rience cinquante fois. C'est ce qui me
fait affirmer, pièces en mains et. calcul
du temps sous les yeux, que C olombo
est entre dans la librairie, qu'il a
passe de la dans l'arriere-bgutique,
puis au sous-sol, puis qu'il est alle, au
comble de l'angoisse — et il y avait de
quoi ! — s'informer auprès de M me
C ottet, et en se cachant d'elle , « si
elle n'avait rien vu ».
Car il .se croyait sûr de Geindre et c 1
Bajot. Mais il n'était pas sûr de Mme
Cottet. Je me demande ce qui se serait
passé, si la bravo concierge lui avait ré
pondu : « J'ai vu ■ porter l'enfant dans
le taxi. » D n'y a rien d'étonnant à ce
qu'elle ne l'ait pas vu, à cause de la posi
tion de la courette quant à sa loge, à
cause aussi de la nuit et de la brume.
Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle n'ait
pas entendu le coup de feu ; d'abord à
cause de la distance et du sous-sol. En
suite parce que souvent,, dans un cas
semblable, le policier qui tire enveloppe
son arme d'un morceau d'étoffe. Qr si
l'on considère qu'à cette heure-là Four
non, Revel et Meslaû étaient ensemble
à '' la surveillance boulevard Beaumar-
chais, que tous ceux de la Sûreté géné
rale venaient de partir en catimini,
sans laisser a leurs collegues de la
prefecture aucune instruction, si l'on
ec reporte à la phrase de Meslait, plus
haut citée « c'est après cette visite —
celle de Colombo — dans le magasin
que la Sûreté générale est partie », on
en arrive à cette conclusion rigoureuse :
C 'est le commissaire C olombo qui est
alle demander $la. concierge, MME CoT-,
tet, en fin de surveillance, SI ELLE
N'AVAIT RIEN VU. Or, une telle ques
tion, à un tel moment, est un aveu.
Léon DAUDET.
HÉD O
LES FAITS DU JOUR
— A la Chambre, le budget de la- guerre
a été voté.
— Le Comte de Saint-Aulaire a quitté
Londres.
On nous communique, de Sarrelouis, un tract
immonde, jeté -en paquets par-dessus les murailles
des casernès qu'occupent nos soldais dans les pays
rhénans. II a été édité, pour « les soldats do la
Ruhr et du Rhin », par ies partis remmunistes des
diverses nations européennes et leurs fédérations
de jeunesses communistes. Le parti do Cachin et
la fédération de Vaillant-Couturier ont signé en
tête des autres.
Cette feuille in.lté nos soldats, en plaignant leurs
ennuis, à évacuer la Ruhr tout de suite, à s'unir
LA POLITIQUE
lombo en dernière heure, dépose, le 23' 'au? ouvriers et paysans de tous ies pays dans la
aitte commune, etc., etc...
L conclut en criant : a Vive la Russie des So
viets !»
Cachin et Vaillant-Couturier auT.iient dû y met
tre au moins un peu d'orthographe Ainsi il ne
pnuferait pas aux yeux qu'ils ont simplement en
dossé un appel rédigé par des Allemands au bé
néfice de l'Allemagne.
M
On nous 6ÎgnaIe un ancien combattant, libéré
en 1921, qui n'est pas encore parvenu à tottçhet-
lé8 primes qui lui sont dues. Après de multip'es
in e tances, il a reçu en avril dern.er une lettre lui
disant qu'un mandat à son nom venait d'être trans
mis « d'urgençe ». En ao£ î, sur nouvelle récla-
njftion, on lui écrit que le surintendant militaire
de son corps n'a pu « effectuer 1e mandatement,
.Je ministre ne mettant pas à sa disposition les crér
çfcits nécessaires ». Le cas de ce défenseur du
piys n'est qu'un entre beaucoup d'autres. ,
M. Herriot, pourtant, depuis le 11 novembre où
il en a vu, sait qu'il y, a, en France des mutilés,
des soldats « qui ont des droits sur nous » oemme
disait M. Clemenceau au nom de ceux qui ont dû
s* faire défendre par de plus valides qu'eux ou
en! opté pour l«ur fauteuil parleonntaire, tel le
député-maire dé Lyon. Mais M. Herriot ignore jus
qu'aux victimes de la guerre qu'il a pu voir de
près. Un arsenal fit explosion à Ven : ssieux; dans
le Lyo.mais, en. 1916 ou 1917. Les dégât» furent
grands. Or les victimes n'ont pas étc indemnisées
encore,: on les renvoie de greffe î préfecture et
de préfecture à greffe porn leur dire finalement
qu'il ■ n'y a pas de crédits. Le gouvernement a ou
blié d'en demander. .
M. Billiet donne, M. Caillaux prête.
On assure au Mans, on imprima dans l'Ouést,
que M. Caillaux aurait prêté 10.000 francs à l'un
des députés de la Sarthe.
Le plus beau serait que le grand homme de Ma
rnera, toujours prudent, aurait obligé son débiteur
à contracter une assurance sur la vie, ma'gré la
belle santé de ce personnage.
Le « ploutocrate démagogue » entend bien ne
rien perdre, même pour lc3 beaux yeux de Ma
rianne.
On lit dans le supplément n" 2.142 du journal
En Avant, organe français de l'armée du salut :
« M. Herriot a accepté la présidence d'honneur
d'un concert donné on faveur d'une de nos colo
nies. »
Cette colonie est peut-être la France. On sait
en effet que la congrégation de l'armée du salut,
dont les cadres sont anglo-saxons, y a tous les
droits, compris de procession, qui sont refusés aux
catholiques au nom de l'égalité. En tout cas, quel
a calotin » que cet Herriot !
Le budget des Beaux-/ uretient, près*d'une
petite cathédrale fort élo^_ j de Paris, un gar
dien aux appointements fabuleux de deux cents
francs par an. Mais les gagne-t-H ? C'est une
question que ne pouvait manquer de se poser la
vigilance de M. le ministre de l'Instruction publi
que et des Beaux-Arts. Un inspecteur de ce der
nier département, sur ordre venu de haut, enquête
pour savoir' si le gardien ne cumulerait pas son
office avec d'autres emplois qui ne lui permet
traient pas de le remplir. Le gros budgétivore à
deux cents francs l'année est en effet sacristain dans
la dite cathédrale, et il ne semble pas au ministre
que ce travail lui laisse le loisir nécessaire à rem
plir son rôle officiel. Ce fonctionnaire suspect est
donc invité à fournir son curriculum vitœ pour que
le ministre statue sur son cas.
Comme dit La Croix à ce propos, si la cathé
drale est mal gardée, on n'en peut'dire autant
du Capitole sans injustice pour M. François Al
bert.
»
Au T:s Royal, chocolatier. 13. rue de la
Pépinière (TéL : Central 61-94).
«C hocolats exquis»
Présentation, parfaite ^
En 1789, Mirabeau disait : « La banqueroute
est à nos portes et vous délibérez ! »
En 1924, Herriot déclare : « Les véritables
Griottes V au kirsch sont chez Fourey-Galland et
vous en ignorez l'adresse ! »
Fourey-Galland, 3, ayenue Victor-Hugo (Etoile)
et 124, faubourg Saint-Honoré (angle de la rue
de Penthièvre). Toutes les créations de ce cho
colatier sont inimitables. ,
w
• Economisez 30 â 50 % en achetant argenterie,
bijoux, corbeilles de noce, chez Pinson, 15, rue
Lévis, de 9 li. s 12 heures* .
I. Parallèle de deux peuples
On nous trouve parfois pessimistes. Et
;puis on s'aperçoit que nous crions au mal
; parce que nous le voyons et qu'il n'y a
■pas moyen de ne pas le voir quand on
a une paire d'yeux sous-le front.
Je parle du mal intérieur, du mal qui
.sème l'épouvante, du mal révolutionnaire
,dont la seule approche connue et vérifiée
; a fait émigrer, pour commencer, près d'un
milliard de bon argent français. Mais cette
menace de guerre civile n'est pas le seul
mal qui soit très certain, et la discussion
du budget de la Guerre porte à_ des ré
flexions anxieuses, cruelles même, ou
-l'imagination n'est non plus pour rien, où
tout provient des faits.
Je le demande à toute personne de bon
sens, et je l'engage même à faire provi
soirement abstraction de nos tro-blés so-
'ciaux qui ne sont que trop vraisembla
bles : est-il possible de rien augurer de bon
d'un parallèle quelconque entre notre po
litique militaire depuis 1919 et la politique
militaire des Allemands '! Après une courte,
très courte période de spasmes révolution-
mf&Vt'S et antimilitaires forains, les-Aile-
; mands se sont si bien ressaisis que toute
leur politique, celle du Reich e'. celle des
jparties du Reich (qu'il eût éié facile de
'dévier) a tendu à la reconr:'itution mili
taire et que, depuis des.annùes, sous tous
les ministres, sous tous les chanceliers,
sous tous les Reichstags, l'unité cl la con
tinuité de l'effort se trouvent assurées par
la volonté du général von Seeckt. On pour
rait nous répondre que :e n'est là qu'un
homme, un homme seul. Mais cet homme-
là en exprime, en représente, en signifie
des millions d'autres, unis dans le,même
sentiment, dans la même volonté, dans le
même espoir. L'esprit national d'avant et
'd'après Leipsick, d'avant «t d'après Sado-
wa s'est étendu de la Prusse propre à l'Al
lemagne presque tout entière. C'est un fait.
Ici nous avions prévu le fait, non seule
ment depuis l'armistice, mais des le début
de la guerre, comme une des conséquences
inévitables de toute hypothèse de victoi
re. Les conditions de la victoire devaient
-être prévues, disions-nous, par rapport à
xet état d'esprit allemand, il suffit de se
reporter à notre petit livre, -la Part du
'Combattant, qui est de 1917, pour j' trou
ver cette idée. Nous n'en tirons aucune
fierté : un bon sens assez épais suffisait' à
"entrevoir dès alors ce qui serait, ce qui
me pouvait ne pas être. Notre peu de con-
jfiance drns la diplomatie républicaine (que
M. iPaul Hymans,. en Belgique, trouve ad
mirable, irais c'est afl'aire à lui !) notre
connaissance des faiblesses du régime
'nous fais "' aussi appréhender, à cette épo-
'que, les médiocrités du pauvre traité
ifutur. Mais c'est le pire qui est arrivé !
• Tandis que le souvenir de leurs victoires,
•celui des joies de la rapine et du butin,'les
humiliations de la défaite finale, le désir
d'un retour offensif et réparateur unis
saient et capitalisaient au pro.lt de l'Alle-
imagne tous les sentiments .es plus actifs
fct toutes les forces les plus cfficrces de
l'âme humaine, notre victoire inachevée
sans profit et presque sans 'e, livraient
pos millions de combattants . tous les mi
crobes de l'indifférence, du découragement
et de la rancune. U n'y avait plus de re
vanche de 1870, (' • Sedan, de Francfort, à
.prendre, elle était prise, mais elle ne lais
sait, ni bien-être, ni même dans la masse
fierté puissante et sûre de soi. Une litté
rature ignoble, tournée contre les grands
et les petits chefs, travaillait ■ même à
>ob!enir que chacun, gardant un sentiment
très net de ses labeurs et '' ses souffran
ces, n'y ajoutât ni consci e de leur uti-
-jlilé ni gratitude envers ceux qui avaient
permis et organisé la victoire. Toutes 'es
tribunes, toutes les chaires sont au service
■de la thèse que Plutarque a menti. Mais
,si un esprit ferme et droit montre, au con
traire, quels ont été les incomparables mé
rites du commandement, il n'y a qu'une
voix, du T emps à I'H umanité , en passant
par tous !es organes du capitalisme et de
^'Université, pour crier que les dialogues
de M. André Maurois sont une « œuvre fai
ble i>, qu'il n'y a pas à tenir compte de
ce gêneur. On assure qu'un grand Juif a
laissé un important paquet d'actions d'un .
grand journal capitaliste à un écrivain
antimilitariste pour qu'il y soit plus puis
sant que la direction. Je ne l'affirme pas, je.
•ne dis que ce que je sais. Mais, tout se passe
■comme si les puissances d'argent interna
tionales payaient une certaine équipe dVv<
crivains pour cultiver la dissociation civile
pt la démoralisation militaire chez nous,
ï De là, l'état d'esprit que reflète la Cham-
ibre, ce niais miroir de l'opinion inepte,
dès que les questions militaires se trouvent
■posées. Pas seulement les communistes,
pas seulement les socialistes, pas seule-'
'mciit les radicaux socialistes, mais toutes
les nuances de l'opinion républicaine sont
.dressées et crétées contre ce que les imbé
ciles appellent le militarisme. Le plus
■exemplaire des maitres sots contemporains
"(si -sot qu'il-a cru habile de changer son
«fusil d'épaule il y a dix ans !), le plus pur
nigaud de notre âge ne perd pas une occa
sion de conter, au pitoyable lecteur du
plus grand journal du régime que la pen
sée çt l'action, 1 la philosophie et l'armée
;sopt des termes antinomiques et que la
'grande affaire est d'asservir l'énergie mo-
.'râle etr civique au vague concept de quel
que cuistre fatigue : tout ce qui croit
'savoir lire à la Chambre est pénétré de
ia forte doctrine-gui faisait, il y a vingt
fans, la joie et la pitié du poète professeur
Angellier ; je ne peux malheureusement pas
tdire à cette place comment Angellier ex
pliquait l'horreur des vieux pédants pour
les jeunes officiers, mais il y aurait une
.'bien, jolie thèse • de doctorat philosophi-
■que à soutenir en Sorbonne, sur la dou-
ble ou quadruple racine du principe
•antimilitaire dans le monde intellectuel de
{la République. Quelle que puisse être
«cette racine cornue, le principe existe;
;il ' est puissant,, il. domine tout et
rPascal ne serait pas un penseur si popu
laire à gauche s'il n'svait parlé comme il
îa fait de ces «trognes armées » qui, en der
rière lecture, se trouvent être, paraît-Il.
non nas des trognes, mais de' simples trou
pes. Voilà la littérature qui court la Cham-
, bre française, la Chambre de la France
victoricuse.Elle prêche la haine de la forcé.
Elle conseille le culte d'un Droit dénué d'o
bligations et de sanctions. Elle pousse à
tous les abaissements par tous les abêtis
sements. '
Simple 1 scandale de la raison, quand
celle-ci se borne à regarder ce qui se passe
chez nous. "Mais scandale et terreur de
l'instinct de conservation, quand on prend
la peine de comparer à cet état^d'esprit ce
lui de l'Allemagne contemporaine. Et, à
considérer les lettrés qui répandent chez
tous leurs conseils de dissolution et de
dépression nationale, on ne peut éviter de
diagnostiquer la vénalité de l'entreprise de
haute trahison à laquelle ces malheureux
s'associent.
II. Le élan Appell
' C'est une assez pc-tite chose que l'acte
de despotisme servile auquel vient de
s'acharner M. le recteur Appell. Mais, si
l'on place le fait dans la longue série des
actions publiques de ce personnage, on est
bien obligé de sentir le plan, l'idée direc
trice, le moteur essentiel. . "
Un correspondant bien placé nous 'elit :
M. AppèU n'est, à l'Académie de Paris,
qu'nn prêle-nom et un paravent, derrière
lequel s'abritent les politiciens. Sans au
cun caractère, il obéit à son gendre Bo-
rel,- ambitieux sans beaucoup de scrupu
les, à Painlevé, camarade de celui-ci, et
aux radicaux-socialistes qui ront les prin
cipaux chefs de rayon à la Sorbonne.
M. Appell est aussi aux mains de M.
Albert Kahn, le banquier, le donateur de
l'Université. - . .
Celui-ci çontihue à être établi à l'Ecole
Normale, en même temps u'à la Cour de
cassation, sous le nom du Comité natio--
nal d'études, dont M. Appell a éié et est
peut-être encore le viçe-prèsident. ■
M. Kahn se vante de subventionner
l'Université comme il subventionne cer
tains meneurs de la C. G. T.
Il s'est fait dans l'Université, par ses
bourses et par son club de^ Boulogne, une j
vaste et âpre clientèle, liée à M. Appell
et à sa famille (M. Borel est un des fami
liers de Boulogne) par la communauté
d'intérêts.
Si l'on ne sait pas ces choses, on ne
connaît pas l'Université actuelle, ou du
moins ses tètes■ pourries. Le. malheur est
qu'elle continueià è commander aux mem
bres sains et laborieux.
Hélas ! hélas. ! nous'connaissons\ ces
" oses qu'il serait plus agréable d'ignorer.
.\ û :, les connaissons -depuis, de lofigues
années. Nous savons quel composé de
p'outocratie ruisslants et de-rage mystique
rliiftente, soutient, excite dans la roseraie
de Boulogne non seulement les ambitions
politiques du clan radical et radical socia
liste de l'Université,* mais certains élé
ments révolutionnaires déjà prêts à tous
les coups de main.
Si la police les . ignore et les favorise,
nous les suivons depuis fort long
temps. Pour les réprimer efficacement, il
faudrait un Etat fort. Où est-il ?
Avertir le public et le mettre pn gi.rde
ne suffit, pas à le défendre. Contre l'argent,
contre l'opinion dévoyée, il faut de
l'argent, il faut de la publicité. Je ne peux
que'dire au. lecteur: aidez-nous à faire
pénétrer partout ce journal, donnez-nous
de l'argent pour le fortifier et le perfec
tionner, l'heure presse !
III. Cellules de choix
Car il, est vrai que l'effort réolution-
caire ne se ralentit pas. Le numéro 1 du
Pro'.étaire, organe d'une cellule commu
niste, fondé en novembre, vise-trois entre
prises, entre lesquelles «Hachette» ou la
messagerie des journaux. Le correspondant
qui nous envoie ce document nouveau
nous dit :
Après les cellules d'usines et de. rues
dont vous avez parlé dans l'A. F., voici
les cellules que l'on peut appeler « admi
nistration ».
Vous savez peut-être déjà l'existence de
cette cellule, mais je me permets d'attirer
votre attention sur ce fait que concernant
les Messageries Hachette, elle pourrait an
jour prochain de la Révolution, contra
rier la distribution des journaux patriotes.
La proportion énorme d'étrangers par
mi le personnel a favorisé la formation
de cette cellule.
Le Prolétaire, comme les 'publications
similaires, prend la défense des Allemands
contre le plan Dawes et célèbre la re-
coqnaissance des soviets, mais le ton rela-
tivement modéré des revendications pro
fessionnelles montre que, pour le moment,
l'on se contente de poser une pierre d'at
tente. La cellule n'ignore pas que de" plus
hautes destinées lui sont réservées-
Sachons nous défendre.
Charles MAVRRAS
L'Allemagne
cl le socialisme
Huit jours après les élections , d'Alle
magne, on commence à comprendre pour-,
quoi le nouveau Reichstag diffère ai peu
du précédent et pourquoi un gouvernement
de droite a plus de chances de se réaliser
aujourd'hui qu'hier.
Les électeurs allemands avaient, a-t-ou
dit, à choisir entjre le drapeau; noir, rouge
et or de la République et le drapeau'noir j
blanc et rouge do la monarchie. Mais il y
a quelques millions de catholiques dont
beaucoup ne tiennent pas plus à l'un qu'à'
l'autre. C'est un premier élément qui n'est
pas à négliger, car le centre catholique resta
l'arbitre de la situation.
D'autre part, on croit, én général, que les
Allemands n'avaient à se prononcer qu'entre
les couleurs de la revanche et de la guerre
et les couleurs de l'entente internationale et-
de la paix. C'est à cause de cette erreur
qu'un diagnostic aussi faux a pu être porté
sur les élections du 7 décembre.
La, question ne ee posait pas aux Alle
mands sous cette forme-là et, en tout cas,
elle ne so posait pas uniquement sous cette
forme-là. En effet, M. Streseinann, qui est
populiste et qui confesse le nçir, blanc,
rouge, est pour l'exécution du traité. Beau
coup de nationalistes ont" même accepté le
plan Dawes et il est probable que l'ensemble
du parti l'acceptera sans tarder. Les seuls
à soutenir une politique de violence étaient
les rfeistes de Ludendorff et les commu
nistes, qui ont, les premiers surtout, subi
des pertes lourdes et à peu près disparu de
la scène.
Mais on ne peut-pas faire abstraction de
la politique intérieure qui intéressait bien
aussi les électeurs allemands. Et les élec
teurs allemauds avaient à choisir entré.deux
systèmes, entre deux idées, de même que le?
électeurs anglais le 29 octobre. D'un" côté,
il y avait le socialisme : le parti démocrate
a compté autant,$iais pas plus, que le parti
libéral en. Angleterre.. .De l'autre^jJL-y..-avait
tout ce qui n'est pas socialiste. Et' ; la : cami
pagne de la droite s'est faite sur ce thème ;
tous les malheurs de l'Allemagne,! le chaos,
l'inflation, la détresse, le séparatisme, se
sont produits sous le règne de la social-
démocratie. Le relèvement de l'Allemagne
n'a commsncé que lç jour où les socialistes
ont été chassés du pouvoir, le jour où la
Reichswehr a réprimé la révolution en Saxe,
le jour où ont été'remis en honneur l'ordre
et l'autorité. : .
C'est aux suites de cette campague élec
torale que nous assistons aujourd'hui. Le
seul parti républicain qui compte vraiment
en Allemagne, c'est le parti socialiste.- Aller
à gauc'ie, ce serait livrer de nouveau l'Alle
magne au socialisme dissolvant et destruc
teur. Le résultat des élections a rendu impos
sible la « coalition du milieu », populistes,
centre et démocrates. Il faut donc choisir
entre un bloc de droite avec les nationalistes
et un bloc de gauche dont la social-démo
cratie serait maîtresse.
C'est le vrai débat. Le centre catholique
hésite encore, comme l'âne de Curidan. S'il
finit par opter pour le socialisme, il faudra
en conclure que ce' parti' opportuniste, à
qui une longue expérience a appris qu'fl
devait éviter surtout d'apparaître comme
« ennemi de l'Empire », aura mesuré la
répulsion que le socialisme inspire à la
moitié au moins des Allemands. — J. B. ■
APRES LA RECOxNNÀ ^NCE
DES SOVIETS
Un service funèbre pour le repos de
l'âme de notre maître éminent René de la
Tour du Pin Chambhj, marquis de la Char-
ce, sera célébré jeudi prochain, 18 décem
bre, à 11 A. 30 précises, à Arraitcy (Aisne)
où le corps a été inhumé.
Mgr l'évéque de Soissons présidera la cé
rémonie. Les personnes habitant Paris, qui
desirent y assister, pourront prendre l'ex
press de S h. 32. Arrivées à Laon à 10 h. 32,
elles y trouveront des voitures'qui les
transporteront à Arrancy, à 18 kilomètres
de Laon.
AU MAROC ESPAGNOL
Violents combats
Madrid, 13 décembre — On donne les
détails suivants sur le repli des troupes
de Souk-el-Arbaa sur Taranes :
Depuis plusieurs jours, on avait commen
cé une évacuation méthodique du maté
riel, des vivres et des munitions qui se
trouvaient en .^antité en ce point.
Dès les premières heures de la journée
de jeudi, le campement fut incendie, la po
sition démantelée- et les troupes commen
cèrent leur repli dans un ordre parfait par
échelons. L'ennemi se présentant en crou
pes compacts, contrairement à son. habitu-
;de, l'artillerie et l'aviation mirent à profit
cette circonstance pour lui infliger de lour
des pertes.
Les banques russes J
, mises sous séquestre
Un de nos confrères du matin annonçait,
Lier, que, par ordonnances du président
du tribunal civil, rendues il y a quelque
temps, venaient d'être placées sous sé
questre les Sociétés anonymes russes et
particulièrement les banques ayant des
succursales en France et dont la constitu
tion fut établie selon les règles juridiques
de droit antérieures au régime soviétique.
Voici quelques précisions sur cette, af
faire qui a soulevé une grande émotion au
Palais de justice et donné lieu à des com
mentaires en sens divers :
A la requête du garde des Sceaux^ M.
Servit?, président du tribunal civil, a, én
effet, le 22 octobre 1924, rendu.une ordon
nance organisant la mise sous séquestre
des biens de,l'Etat russe en France, en
exécution des dispositions d'ordre public
du- décret du 27 septembre 1914 sur les
biens ennemis. Le séquestre fut confié.à
M. .Tandon. i
Le l ,r décembre 1924, sur une nouvelle
requête du garde des Sceaux, M. Servin
rendit une nouvelle ordonnance ainsi con
çue :
« Attendu que les Sociétés russes, et no
tamment les banques russes, soumises à la
législation de l'U. R. S., avaient en France
des succursales dont la situation est ac
tuellement incertaine et l'administration
suivant. les règles statutaires antérieures
impossible ; que l'ordre public, comme la
sauvegarde de tous les intérêts en cause,
exigent que des mesures conservatoires
soient prises à l'égaré des biens, droits et
intérêts de cette n-' détenug.ou exercé r
par lesdites suceur s ; il y a lieu, e-
conséquence, de pov "'r à leur adminir
tration provisoire et de leur étendre 1;.
Dimanche 14 Décembre 1924
18centimes. S bisi BTSi!iii«-*T-0r8»
SO centimes. D &pabtembs ts ex C olokie»
■ ABONNEM EN TS : Un Ai. Six Keft. Tralsfcîs.
France et Colonies. 48 fr. s5 fr. i3 fr.
Etranger 81 » 4a » a» »
Chèque postal i Compte 33.900 Paris.
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL
' ' t _ , ' ■ , , - • i
« Tout ce qui est national est notre. %
Le Doc d'ORLÉANS
héritier des quarante Rois qtd en mille ans firent la France.
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tt, rat de Borne. PARIS (8*)
Adresse télégraphique : ACTIOFBAH-PARIS
Téléphone: Administration: Louvre 36-49. a&oo
Rédaction ° Ontral 75-44 Publicité ; Central 74-77
Après 10 henresdn soir : Ségur 11-68
Registre do Commerce ;Soino 31* jS-ôSa
Fondateur s HENRI YAUGEOIS — Directeurs politiques : LÉON DAUDET et CHARLES MAURltiS — Rédacteur en chef ! MAURICE iPUJO
« Le problème qui se pose à nous,,» met en
jeu le sort même de Vidée démocratique* Un pays
démocratique, qui a su vaincre dam la guerrej
est-il apte aussi à se réorganiser dans la paix ? »
M. Charles RIST,
dans la Revue d'économie politique.
C'est la Mon-arcïiîe de la guerre qui a permis
la Victoire ; mais comme dit M. Mamelet, dans
F Avenir : « L'oubli vient vite en démocratie ! »
APRES SIX HEURES DU SOIR, LE 24 NOVEMBRE 1923
V
Colombo entre dans la librairie
J'ai déjà dît que le commissaire Joseph
Colombo, subordonné de Blondel — et
que Blondel, commissaire divisionnaire
à la S. G. passe le plus qu'il peut sous
silence — a été, à la fois, un des policiers
les plus actifs, et même le plus actif, du
guet-apens du 24 novembre 1923, et aussi
celui qui a le plus copieusement menti
au juge d'instruction. U habite, à Paris,
132, rue Legendre. Le 24 novembre, il
était arme , ainsi que son collègue et ami,
le commissaire Peudepièce. Depuis l'ou
verture de l'instruction, son inquiétude,
manifeste, est le sujet de conversation de
tous ses collègues^ tant rue des Saussaies
que qxiai des Orfèvres. On me l'a écrit
tîc tous les côtés. Tout le monde sait, en-
effet, dans la police, qu'il est entré chez
Flaoutter^ le 24 novembre, par la bouti
que de- .Ceindre — ce qu'il nie — au
commencement de la surveillance, au
débarquer du taxi de Renonce, ay~nt en
core, dans les oreilles l'ordre de Marlier :
'« S'il résiste [le, jeune « anarchiste »
sans moustache] abattez-le comme un
chien, et la recommandation de Delange
[que Delange ne pourra pas nier] :
« Tires dessus à mon premier signal ».
Colombo n'a avoué que sa course initiale
rue Amelot, à la porte du 39, qu'il cons
tata, dit-il, « fermée de l'intérieur s>. En
revanche, il a avoué qu'il était entré dans
la librairie, après six heures.
Jc'mc liâte d'ajouter qu'il né l'a avoué
que parce qu'il ne pouvait pas faire au
trement. En effet, si l'inspecteur de la
préfecture de Police, Meslait, pour une
raison demeurée obscure, a tu l'entrée
n° 2 de Colombo dans la librairie, Revel,
son camarade de la P. P. et Fournon, bri.
gadier des recherches à la P.P. l'ont si
gnalée. Revel dit, le 22 janvier 1924, de
vant M; Barnaud : « Aucune des person-
< nés,-exerçant la surveillance, n'est en
trée ni dans la maison, ni dans la bou
tique du. libraire, sauf moi, comme je
l'ai dit, pour parler à la concierge, et
un commissaire de la Sûreté, qui est
entré dans le magasin pour acheter une
« petite brochure, et cela après six heu-
« re& du soir. C 'est après cette visite
« dans le magasin que la sûrete gene-
« rale est partie." »
Partie, comme on sait — Philippe une
fois frappé à mort — sans tambour ni
trompette, à la vive stupeur des collè
gues de la Préfecture, qui n'y compri
rent absolument rien.
Le brigadier Fournon dit, le 23 janvier
1924 t « Je n'ai vu à aucun moment un
« fonctionnaire de la Sûreté générale
« entrer dans la librairie, ou dans l'iin-
« meuble, sauf, cependant que vers six
«/heures, je crois, quelqu'un de la Sû-
« reté générale est entré acheter un petit
« livre dans la librairie. »
Cela signifie que Revel et Fournon
avaient vu Colombo entrant chez le li
braire.
Pourquoi Colombo, A cette heure-la,
est-il entré chez , Flaontter ?... Voyons
d'abord le prétexte, qui nous est donné
par Marlier en personne, au cours de sa
deuxième déposition devant M. Bar
naud, le 5 février 1924 : « Je fais de
« plus observer que M. Daudet parle
t d'opérations dans la librairie, alors
« qu'il n'y a eu surveillance qu'autour
« de la librairie, à part un inspecteur
« [jReveZ]..~. et également l'entrée, le
« soir, d'un de mes commissaires [Co-
'i lombo ] chez Flaoutter, sous prétexte
« d'un achat. Car j'avais prié qu'on s'as-
« sure, en même temps, s'il faisait ou non
« de la propagande malthusienne. J'avais
« prié, à six heures du soir, M. Delange
« de faire faire cette vérification et il
« a donné des instructions à cet égard. %
Au moment où cet ignoble gredin de
Marlier donne cette ridicule explication
à l'entrée de Colombo, il croit avoir dé
truit, avec le premier rapport de Delange,
toute trace du passage de Lannes à la
surveillance du boulevard Beaumarchais
et.de son propos [déposition de Lannes
"du 7 novembre dernier] : «N 'entrez
; s pas, la librairie est propre. » PrO-
>os confirmé, avec un^e légère variante
io.'n'nete au lieu de propre ] par De-
nge et Blondel. Mais aujourdhui, où
caution de Lannes,-est connue, ez avouée
ir Lannes eu personne, l'explication de
Lirl-.er à l'entrée de Colombo tombe
/elle même et apparaît comme un.men-
onge de plus. Du moment que I /annes,
a tïîois heures apres-midi, garantissait
l'iîonnetete, la proprete de flaoutter,
inutile de rechercher, trois heures
plus tard, s'il s'occupait de propagande
malthusienne, ce qui n'eut ete ni pro
pre, ni honnete.
Le plus fort, c'est que Colombo lui-
même, dans sa déposition du 18 janvier,
avait donné, de son entrée tardive dans
la librairie —- en dépit du n'entrez pas,
du n'y touchez pas , de Lannes — une
explication différente de celle, ultérieure,
de Marlier,
Colombo disait en effet : c A six heu-
« res cinq (sic), je suis moi-même entré
« dans la boutique, M. Blondel ayant té-
« léphoné à M. Delange et celui-ci ayant
« fait savoir qu'il serait utile de savoir
« ce qu'il y avait a l'intérieur de cette
« boutique . J'y ai pénétré sous le pre-
« texte d'acheter un livre. J'y suis resté
« quelques instants à feuilleter [une
« minute environ], et j'ai finalement
« acheté un petit ouvrage... »
Sur interrogation de M. Barnaud, Co
lombo ajoute : « Je n'ai rien remarqué
« d'anormal dans cette boutique. Je-ne
« suis naturellement pas allé dans
« l'arrière-boutique, ni au sous-sol. » Ce
« naturellement » est un poème !
Autre chose est de savoir « ce qu'il y
a 'à l'intérieur d'une boutique », ou de
savoir si le libraire « s'y livre à la pro
pagande malthusienne». Colombo et
Marlier, le 18 janvier, n'ont pas encore
mis leurs violons d'accord. L'inspecteur
Roch [de la Sûreté générale] corrobore
la version compromettante du commis
saire Colombo, quand il dépose : «Je
« n'ai vu y entrer [dans la boutique]
« que le commissaire Colombo, qui,
« après six heures, y est allé acheter un
« livre, pour se rendre compte de la
« façon dont etait faite cette bou-
« tique. »
Enfin Delange, lui-même, fort préoc
cupé aussi de pallier cette visite de Co-
février : « Il [Marlier] a ajouté qu'il
« convenait, auparavant, de se rendre
« compte de ce qu'était la librairie et
« du genre d'ouvrages qu'on pouvait y
« vendre. » Or Lannes lui avait assuré
qu'elle était propre !
On le voit, le « prétexte » — achat
d'un petit livre — est devenu l'essen
tiel. Blondel, lui, n'a pas soufflé mot
de l'entrée de Colombo dans la boutique.
Pplange non plus, dans sa première dé
position. Cette • entrée suspecte une fois
mentionnée, il s'agit de la rendre ano
dine.
Or la visite de Colombo, avait un double
but : 1° S'assurer que toute trace de
lutte — de la lutte où Philippe fut as
sassiné avait disparu du sous-sol ;
2° S'a3surer que la concierge, Mme
Cottet, « n'avait rien vu »... c'est-à-Klire
aucun transfert d'enfant, par la courette.
Car Delange avait bien déjà envoyé
Revel chez Mme Cottet, au moment de
la dispute chez Flaoutter, à propos de
ce qu'il convenait de faire de Fe.Junt
frappé à mort..., dispute dont Mme
Cottet perçut, distinctement, et dont Re
vel nia les échos. Mais cette visite de
Revel ne suffisait à rassurer ni Delange,
ni Blondel, ni Colombo, sur les vestiges
de l'opération sanglante et de la courte
lutte. C'est pourquoi lorsque Colombo,
le plus compromis, avec Gagneux, dans
le meurtre policier de Philippe — je ne
dis pas dans le crime , je diB dans le
meurtre — se- décida, avant le départ de
sept henres, à cette démarche si compro
mettante et imprudente, il poussa jusqu'à
la loge de la concierge, où il se garda
bien d'entrer, de peur d'etre reconnu
ulterieurement, et il demanda, à Mme
Cottet, dans l'ombre du couloir et du pas
de sa porte, d'une voix entrecoupée, « si
elle n'avait rien vu ».
Mme Cottet avait d'abord cru que
c'était encore Revel, qui était venu, entre
six et sept heures, lui poser cette ques
tion significative . Elle a convenu en
suite qu'elle, avait pu se tromper, ajoutant
que le policier interrogateur semblait
« bien au courant » Et, en effet, qui donc
eût pu être mieux au courant que le
commissaire arme Colombo ?
J'ajoute que Joseph Colombo n'avait
aucun besoin d'entrer dans la librairie
— s'il se fût borné à cette simple visite
d'une minute — pour voir comment elle
était faite. Du dehors, par dessus l'éta
lage, on se rend compte admirablement
de la conformation de la boutique, qui
est étroite-et éclairée. J'en ai fait l'expé
rience cinquante fois. C'est ce qui me
fait affirmer, pièces en mains et. calcul
du temps sous les yeux, que C olombo
est entre dans la librairie, qu'il a
passe de la dans l'arriere-bgutique,
puis au sous-sol, puis qu'il est alle, au
comble de l'angoisse — et il y avait de
quoi ! — s'informer auprès de M me
C ottet, et en se cachant d'elle , « si
elle n'avait rien vu ».
Car il .se croyait sûr de Geindre et c 1
Bajot. Mais il n'était pas sûr de Mme
Cottet. Je me demande ce qui se serait
passé, si la bravo concierge lui avait ré
pondu : « J'ai vu ■ porter l'enfant dans
le taxi. » D n'y a rien d'étonnant à ce
qu'elle ne l'ait pas vu, à cause de la posi
tion de la courette quant à sa loge, à
cause aussi de la nuit et de la brume.
Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle n'ait
pas entendu le coup de feu ; d'abord à
cause de la distance et du sous-sol. En
suite parce que souvent,, dans un cas
semblable, le policier qui tire enveloppe
son arme d'un morceau d'étoffe. Qr si
l'on considère qu'à cette heure-là Four
non, Revel et Meslaû étaient ensemble
à '' la surveillance boulevard Beaumar-
chais, que tous ceux de la Sûreté géné
rale venaient de partir en catimini,
sans laisser a leurs collegues de la
prefecture aucune instruction, si l'on
ec reporte à la phrase de Meslait, plus
haut citée « c'est après cette visite —
celle de Colombo — dans le magasin
que la Sûreté générale est partie », on
en arrive à cette conclusion rigoureuse :
C 'est le commissaire C olombo qui est
alle demander $la. concierge, MME CoT-,
tet, en fin de surveillance, SI ELLE
N'AVAIT RIEN VU. Or, une telle ques
tion, à un tel moment, est un aveu.
Léon DAUDET.
HÉD O
LES FAITS DU JOUR
— A la Chambre, le budget de la- guerre
a été voté.
— Le Comte de Saint-Aulaire a quitté
Londres.
On nous communique, de Sarrelouis, un tract
immonde, jeté -en paquets par-dessus les murailles
des casernès qu'occupent nos soldais dans les pays
rhénans. II a été édité, pour « les soldats do la
Ruhr et du Rhin », par ies partis remmunistes des
diverses nations européennes et leurs fédérations
de jeunesses communistes. Le parti do Cachin et
la fédération de Vaillant-Couturier ont signé en
tête des autres.
Cette feuille in.lté nos soldats, en plaignant leurs
ennuis, à évacuer la Ruhr tout de suite, à s'unir
LA POLITIQUE
lombo en dernière heure, dépose, le 23' 'au? ouvriers et paysans de tous ies pays dans la
aitte commune, etc., etc...
L conclut en criant : a Vive la Russie des So
viets !»
Cachin et Vaillant-Couturier auT.iient dû y met
tre au moins un peu d'orthographe Ainsi il ne
pnuferait pas aux yeux qu'ils ont simplement en
dossé un appel rédigé par des Allemands au bé
néfice de l'Allemagne.
M
On nous 6ÎgnaIe un ancien combattant, libéré
en 1921, qui n'est pas encore parvenu à tottçhet-
lé8 primes qui lui sont dues. Après de multip'es
in e tances, il a reçu en avril dern.er une lettre lui
disant qu'un mandat à son nom venait d'être trans
mis « d'urgençe ». En ao£ î, sur nouvelle récla-
njftion, on lui écrit que le surintendant militaire
de son corps n'a pu « effectuer 1e mandatement,
.Je ministre ne mettant pas à sa disposition les crér
çfcits nécessaires ». Le cas de ce défenseur du
piys n'est qu'un entre beaucoup d'autres. ,
M. Herriot, pourtant, depuis le 11 novembre où
il en a vu, sait qu'il y, a, en France des mutilés,
des soldats « qui ont des droits sur nous » oemme
disait M. Clemenceau au nom de ceux qui ont dû
s* faire défendre par de plus valides qu'eux ou
en! opté pour l«ur fauteuil parleonntaire, tel le
député-maire dé Lyon. Mais M. Herriot ignore jus
qu'aux victimes de la guerre qu'il a pu voir de
près. Un arsenal fit explosion à Ven : ssieux; dans
le Lyo.mais, en. 1916 ou 1917. Les dégât» furent
grands. Or les victimes n'ont pas étc indemnisées
encore,: on les renvoie de greffe î préfecture et
de préfecture à greffe porn leur dire finalement
qu'il ■ n'y a pas de crédits. Le gouvernement a ou
blié d'en demander. .
M. Billiet donne, M. Caillaux prête.
On assure au Mans, on imprima dans l'Ouést,
que M. Caillaux aurait prêté 10.000 francs à l'un
des députés de la Sarthe.
Le plus beau serait que le grand homme de Ma
rnera, toujours prudent, aurait obligé son débiteur
à contracter une assurance sur la vie, ma'gré la
belle santé de ce personnage.
Le « ploutocrate démagogue » entend bien ne
rien perdre, même pour lc3 beaux yeux de Ma
rianne.
On lit dans le supplément n" 2.142 du journal
En Avant, organe français de l'armée du salut :
« M. Herriot a accepté la présidence d'honneur
d'un concert donné on faveur d'une de nos colo
nies. »
Cette colonie est peut-être la France. On sait
en effet que la congrégation de l'armée du salut,
dont les cadres sont anglo-saxons, y a tous les
droits, compris de procession, qui sont refusés aux
catholiques au nom de l'égalité. En tout cas, quel
a calotin » que cet Herriot !
Le budget des Beaux-/ uretient, près*d'une
petite cathédrale fort élo^_ j de Paris, un gar
dien aux appointements fabuleux de deux cents
francs par an. Mais les gagne-t-H ? C'est une
question que ne pouvait manquer de se poser la
vigilance de M. le ministre de l'Instruction publi
que et des Beaux-Arts. Un inspecteur de ce der
nier département, sur ordre venu de haut, enquête
pour savoir' si le gardien ne cumulerait pas son
office avec d'autres emplois qui ne lui permet
traient pas de le remplir. Le gros budgétivore à
deux cents francs l'année est en effet sacristain dans
la dite cathédrale, et il ne semble pas au ministre
que ce travail lui laisse le loisir nécessaire à rem
plir son rôle officiel. Ce fonctionnaire suspect est
donc invité à fournir son curriculum vitœ pour que
le ministre statue sur son cas.
Comme dit La Croix à ce propos, si la cathé
drale est mal gardée, on n'en peut'dire autant
du Capitole sans injustice pour M. François Al
bert.
»
Au T:s Royal, chocolatier. 13. rue de la
Pépinière (TéL : Central 61-94).
«C hocolats exquis»
Présentation, parfaite ^
En 1789, Mirabeau disait : « La banqueroute
est à nos portes et vous délibérez ! »
En 1924, Herriot déclare : « Les véritables
Griottes V au kirsch sont chez Fourey-Galland et
vous en ignorez l'adresse ! »
Fourey-Galland, 3, ayenue Victor-Hugo (Etoile)
et 124, faubourg Saint-Honoré (angle de la rue
de Penthièvre). Toutes les créations de ce cho
colatier sont inimitables. ,
w
• Economisez 30 â 50 % en achetant argenterie,
bijoux, corbeilles de noce, chez Pinson, 15, rue
Lévis, de 9 li. s 12 heures* .
I. Parallèle de deux peuples
On nous trouve parfois pessimistes. Et
;puis on s'aperçoit que nous crions au mal
; parce que nous le voyons et qu'il n'y a
■pas moyen de ne pas le voir quand on
a une paire d'yeux sous-le front.
Je parle du mal intérieur, du mal qui
.sème l'épouvante, du mal révolutionnaire
,dont la seule approche connue et vérifiée
; a fait émigrer, pour commencer, près d'un
milliard de bon argent français. Mais cette
menace de guerre civile n'est pas le seul
mal qui soit très certain, et la discussion
du budget de la Guerre porte à_ des ré
flexions anxieuses, cruelles même, ou
-l'imagination n'est non plus pour rien, où
tout provient des faits.
Je le demande à toute personne de bon
sens, et je l'engage même à faire provi
soirement abstraction de nos tro-blés so-
'ciaux qui ne sont que trop vraisembla
bles : est-il possible de rien augurer de bon
d'un parallèle quelconque entre notre po
litique militaire depuis 1919 et la politique
militaire des Allemands '! Après une courte,
très courte période de spasmes révolution-
mf&Vt'S et antimilitaires forains, les-Aile-
; mands se sont si bien ressaisis que toute
leur politique, celle du Reich e'. celle des
jparties du Reich (qu'il eût éié facile de
'dévier) a tendu à la reconr:'itution mili
taire et que, depuis des.annùes, sous tous
les ministres, sous tous les chanceliers,
sous tous les Reichstags, l'unité cl la con
tinuité de l'effort se trouvent assurées par
la volonté du général von Seeckt. On pour
rait nous répondre que :e n'est là qu'un
homme, un homme seul. Mais cet homme-
là en exprime, en représente, en signifie
des millions d'autres, unis dans le,même
sentiment, dans la même volonté, dans le
même espoir. L'esprit national d'avant et
'd'après Leipsick, d'avant «t d'après Sado-
wa s'est étendu de la Prusse propre à l'Al
lemagne presque tout entière. C'est un fait.
Ici nous avions prévu le fait, non seule
ment depuis l'armistice, mais des le début
de la guerre, comme une des conséquences
inévitables de toute hypothèse de victoi
re. Les conditions de la victoire devaient
-être prévues, disions-nous, par rapport à
xet état d'esprit allemand, il suffit de se
reporter à notre petit livre, -la Part du
'Combattant, qui est de 1917, pour j' trou
ver cette idée. Nous n'en tirons aucune
fierté : un bon sens assez épais suffisait' à
"entrevoir dès alors ce qui serait, ce qui
me pouvait ne pas être. Notre peu de con-
jfiance drns la diplomatie républicaine (que
M. iPaul Hymans,. en Belgique, trouve ad
mirable, irais c'est afl'aire à lui !) notre
connaissance des faiblesses du régime
'nous fais "' aussi appréhender, à cette épo-
'que, les médiocrités du pauvre traité
ifutur. Mais c'est le pire qui est arrivé !
• Tandis que le souvenir de leurs victoires,
•celui des joies de la rapine et du butin,'les
humiliations de la défaite finale, le désir
d'un retour offensif et réparateur unis
saient et capitalisaient au pro.lt de l'Alle-
imagne tous les sentiments .es plus actifs
fct toutes les forces les plus cfficrces de
l'âme humaine, notre victoire inachevée
sans profit et presque sans 'e, livraient
pos millions de combattants . tous les mi
crobes de l'indifférence, du découragement
et de la rancune. U n'y avait plus de re
vanche de 1870, (' • Sedan, de Francfort, à
.prendre, elle était prise, mais elle ne lais
sait, ni bien-être, ni même dans la masse
fierté puissante et sûre de soi. Une litté
rature ignoble, tournée contre les grands
et les petits chefs, travaillait ■ même à
>ob!enir que chacun, gardant un sentiment
très net de ses labeurs et '' ses souffran
ces, n'y ajoutât ni consci e de leur uti-
-jlilé ni gratitude envers ceux qui avaient
permis et organisé la victoire. Toutes 'es
tribunes, toutes les chaires sont au service
■de la thèse que Plutarque a menti. Mais
,si un esprit ferme et droit montre, au con
traire, quels ont été les incomparables mé
rites du commandement, il n'y a qu'une
voix, du T emps à I'H umanité , en passant
par tous !es organes du capitalisme et de
^'Université, pour crier que les dialogues
de M. André Maurois sont une « œuvre fai
ble i>, qu'il n'y a pas à tenir compte de
ce gêneur. On assure qu'un grand Juif a
laissé un important paquet d'actions d'un .
grand journal capitaliste à un écrivain
antimilitariste pour qu'il y soit plus puis
sant que la direction. Je ne l'affirme pas, je.
•ne dis que ce que je sais. Mais, tout se passe
■comme si les puissances d'argent interna
tionales payaient une certaine équipe dVv<
crivains pour cultiver la dissociation civile
pt la démoralisation militaire chez nous,
ï De là, l'état d'esprit que reflète la Cham-
ibre, ce niais miroir de l'opinion inepte,
dès que les questions militaires se trouvent
■posées. Pas seulement les communistes,
pas seulement les socialistes, pas seule-'
'mciit les radicaux socialistes, mais toutes
les nuances de l'opinion républicaine sont
.dressées et crétées contre ce que les imbé
ciles appellent le militarisme. Le plus
■exemplaire des maitres sots contemporains
"(si -sot qu'il-a cru habile de changer son
«fusil d'épaule il y a dix ans !), le plus pur
nigaud de notre âge ne perd pas une occa
sion de conter, au pitoyable lecteur du
plus grand journal du régime que la pen
sée çt l'action, 1 la philosophie et l'armée
;sopt des termes antinomiques et que la
'grande affaire est d'asservir l'énergie mo-
.'râle etr civique au vague concept de quel
que cuistre fatigue : tout ce qui croit
'savoir lire à la Chambre est pénétré de
ia forte doctrine-gui faisait, il y a vingt
fans, la joie et la pitié du poète professeur
Angellier ; je ne peux malheureusement pas
tdire à cette place comment Angellier ex
pliquait l'horreur des vieux pédants pour
les jeunes officiers, mais il y aurait une
.'bien, jolie thèse • de doctorat philosophi-
■que à soutenir en Sorbonne, sur la dou-
ble ou quadruple racine du principe
•antimilitaire dans le monde intellectuel de
{la République. Quelle que puisse être
«cette racine cornue, le principe existe;
;il ' est puissant,, il. domine tout et
rPascal ne serait pas un penseur si popu
laire à gauche s'il n'svait parlé comme il
îa fait de ces «trognes armées » qui, en der
rière lecture, se trouvent être, paraît-Il.
non nas des trognes, mais de' simples trou
pes. Voilà la littérature qui court la Cham-
, bre française, la Chambre de la France
victoricuse.Elle prêche la haine de la forcé.
Elle conseille le culte d'un Droit dénué d'o
bligations et de sanctions. Elle pousse à
tous les abaissements par tous les abêtis
sements. '
Simple 1 scandale de la raison, quand
celle-ci se borne à regarder ce qui se passe
chez nous. "Mais scandale et terreur de
l'instinct de conservation, quand on prend
la peine de comparer à cet état^d'esprit ce
lui de l'Allemagne contemporaine. Et, à
considérer les lettrés qui répandent chez
tous leurs conseils de dissolution et de
dépression nationale, on ne peut éviter de
diagnostiquer la vénalité de l'entreprise de
haute trahison à laquelle ces malheureux
s'associent.
II. Le élan Appell
' C'est une assez pc-tite chose que l'acte
de despotisme servile auquel vient de
s'acharner M. le recteur Appell. Mais, si
l'on place le fait dans la longue série des
actions publiques de ce personnage, on est
bien obligé de sentir le plan, l'idée direc
trice, le moteur essentiel. . "
Un correspondant bien placé nous 'elit :
M. AppèU n'est, à l'Académie de Paris,
qu'nn prêle-nom et un paravent, derrière
lequel s'abritent les politiciens. Sans au
cun caractère, il obéit à son gendre Bo-
rel,- ambitieux sans beaucoup de scrupu
les, à Painlevé, camarade de celui-ci, et
aux radicaux-socialistes qui ront les prin
cipaux chefs de rayon à la Sorbonne.
M. Appell est aussi aux mains de M.
Albert Kahn, le banquier, le donateur de
l'Université. - . .
Celui-ci çontihue à être établi à l'Ecole
Normale, en même temps u'à la Cour de
cassation, sous le nom du Comité natio--
nal d'études, dont M. Appell a éié et est
peut-être encore le viçe-prèsident. ■
M. Kahn se vante de subventionner
l'Université comme il subventionne cer
tains meneurs de la C. G. T.
Il s'est fait dans l'Université, par ses
bourses et par son club de^ Boulogne, une j
vaste et âpre clientèle, liée à M. Appell
et à sa famille (M. Borel est un des fami
liers de Boulogne) par la communauté
d'intérêts.
Si l'on ne sait pas ces choses, on ne
connaît pas l'Université actuelle, ou du
moins ses tètes■ pourries. Le. malheur est
qu'elle continueià è commander aux mem
bres sains et laborieux.
Hélas ! hélas. ! nous'connaissons\ ces
" oses qu'il serait plus agréable d'ignorer.
.\ û :, les connaissons -depuis, de lofigues
années. Nous savons quel composé de
p'outocratie ruisslants et de-rage mystique
rliiftente, soutient, excite dans la roseraie
de Boulogne non seulement les ambitions
politiques du clan radical et radical socia
liste de l'Université,* mais certains élé
ments révolutionnaires déjà prêts à tous
les coups de main.
Si la police les . ignore et les favorise,
nous les suivons depuis fort long
temps. Pour les réprimer efficacement, il
faudrait un Etat fort. Où est-il ?
Avertir le public et le mettre pn gi.rde
ne suffit, pas à le défendre. Contre l'argent,
contre l'opinion dévoyée, il faut de
l'argent, il faut de la publicité. Je ne peux
que'dire au. lecteur: aidez-nous à faire
pénétrer partout ce journal, donnez-nous
de l'argent pour le fortifier et le perfec
tionner, l'heure presse !
III. Cellules de choix
Car il, est vrai que l'effort réolution-
caire ne se ralentit pas. Le numéro 1 du
Pro'.étaire, organe d'une cellule commu
niste, fondé en novembre, vise-trois entre
prises, entre lesquelles «Hachette» ou la
messagerie des journaux. Le correspondant
qui nous envoie ce document nouveau
nous dit :
Après les cellules d'usines et de. rues
dont vous avez parlé dans l'A. F., voici
les cellules que l'on peut appeler « admi
nistration ».
Vous savez peut-être déjà l'existence de
cette cellule, mais je me permets d'attirer
votre attention sur ce fait que concernant
les Messageries Hachette, elle pourrait an
jour prochain de la Révolution, contra
rier la distribution des journaux patriotes.
La proportion énorme d'étrangers par
mi le personnel a favorisé la formation
de cette cellule.
Le Prolétaire, comme les 'publications
similaires, prend la défense des Allemands
contre le plan Dawes et célèbre la re-
coqnaissance des soviets, mais le ton rela-
tivement modéré des revendications pro
fessionnelles montre que, pour le moment,
l'on se contente de poser une pierre d'at
tente. La cellule n'ignore pas que de" plus
hautes destinées lui sont réservées-
Sachons nous défendre.
Charles MAVRRAS
L'Allemagne
cl le socialisme
Huit jours après les élections , d'Alle
magne, on commence à comprendre pour-,
quoi le nouveau Reichstag diffère ai peu
du précédent et pourquoi un gouvernement
de droite a plus de chances de se réaliser
aujourd'hui qu'hier.
Les électeurs allemands avaient, a-t-ou
dit, à choisir entjre le drapeau; noir, rouge
et or de la République et le drapeau'noir j
blanc et rouge do la monarchie. Mais il y
a quelques millions de catholiques dont
beaucoup ne tiennent pas plus à l'un qu'à'
l'autre. C'est un premier élément qui n'est
pas à négliger, car le centre catholique resta
l'arbitre de la situation.
D'autre part, on croit, én général, que les
Allemands n'avaient à se prononcer qu'entre
les couleurs de la revanche et de la guerre
et les couleurs de l'entente internationale et-
de la paix. C'est à cause de cette erreur
qu'un diagnostic aussi faux a pu être porté
sur les élections du 7 décembre.
La, question ne ee posait pas aux Alle
mands sous cette forme-là et, en tout cas,
elle ne so posait pas uniquement sous cette
forme-là. En effet, M. Streseinann, qui est
populiste et qui confesse le nçir, blanc,
rouge, est pour l'exécution du traité. Beau
coup de nationalistes ont" même accepté le
plan Dawes et il est probable que l'ensemble
du parti l'acceptera sans tarder. Les seuls
à soutenir une politique de violence étaient
les rfeistes de Ludendorff et les commu
nistes, qui ont, les premiers surtout, subi
des pertes lourdes et à peu près disparu de
la scène.
Mais on ne peut-pas faire abstraction de
la politique intérieure qui intéressait bien
aussi les électeurs allemands. Et les élec
teurs allemauds avaient à choisir entré.deux
systèmes, entre deux idées, de même que le?
électeurs anglais le 29 octobre. D'un" côté,
il y avait le socialisme : le parti démocrate
a compté autant,$iais pas plus, que le parti
libéral en. Angleterre.. .De l'autre^jJL-y..-avait
tout ce qui n'est pas socialiste. Et' ; la : cami
pagne de la droite s'est faite sur ce thème ;
tous les malheurs de l'Allemagne,! le chaos,
l'inflation, la détresse, le séparatisme, se
sont produits sous le règne de la social-
démocratie. Le relèvement de l'Allemagne
n'a commsncé que lç jour où les socialistes
ont été chassés du pouvoir, le jour où la
Reichswehr a réprimé la révolution en Saxe,
le jour où ont été'remis en honneur l'ordre
et l'autorité. : .
C'est aux suites de cette campague élec
torale que nous assistons aujourd'hui. Le
seul parti républicain qui compte vraiment
en Allemagne, c'est le parti socialiste.- Aller
à gauc'ie, ce serait livrer de nouveau l'Alle
magne au socialisme dissolvant et destruc
teur. Le résultat des élections a rendu impos
sible la « coalition du milieu », populistes,
centre et démocrates. Il faut donc choisir
entre un bloc de droite avec les nationalistes
et un bloc de gauche dont la social-démo
cratie serait maîtresse.
C'est le vrai débat. Le centre catholique
hésite encore, comme l'âne de Curidan. S'il
finit par opter pour le socialisme, il faudra
en conclure que ce' parti' opportuniste, à
qui une longue expérience a appris qu'fl
devait éviter surtout d'apparaître comme
« ennemi de l'Empire », aura mesuré la
répulsion que le socialisme inspire à la
moitié au moins des Allemands. — J. B. ■
APRES LA RECOxNNÀ ^NCE
DES SOVIETS
Un service funèbre pour le repos de
l'âme de notre maître éminent René de la
Tour du Pin Chambhj, marquis de la Char-
ce, sera célébré jeudi prochain, 18 décem
bre, à 11 A. 30 précises, à Arraitcy (Aisne)
où le corps a été inhumé.
Mgr l'évéque de Soissons présidera la cé
rémonie. Les personnes habitant Paris, qui
desirent y assister, pourront prendre l'ex
press de S h. 32. Arrivées à Laon à 10 h. 32,
elles y trouveront des voitures'qui les
transporteront à Arrancy, à 18 kilomètres
de Laon.
AU MAROC ESPAGNOL
Violents combats
Madrid, 13 décembre — On donne les
détails suivants sur le repli des troupes
de Souk-el-Arbaa sur Taranes :
Depuis plusieurs jours, on avait commen
cé une évacuation méthodique du maté
riel, des vivres et des munitions qui se
trouvaient en .^antité en ce point.
Dès les premières heures de la journée
de jeudi, le campement fut incendie, la po
sition démantelée- et les troupes commen
cèrent leur repli dans un ordre parfait par
échelons. L'ennemi se présentant en crou
pes compacts, contrairement à son. habitu-
;de, l'artillerie et l'aviation mirent à profit
cette circonstance pour lui infliger de lour
des pertes.
Les banques russes J
, mises sous séquestre
Un de nos confrères du matin annonçait,
Lier, que, par ordonnances du président
du tribunal civil, rendues il y a quelque
temps, venaient d'être placées sous sé
questre les Sociétés anonymes russes et
particulièrement les banques ayant des
succursales en France et dont la constitu
tion fut établie selon les règles juridiques
de droit antérieures au régime soviétique.
Voici quelques précisions sur cette, af
faire qui a soulevé une grande émotion au
Palais de justice et donné lieu à des com
mentaires en sens divers :
A la requête du garde des Sceaux^ M.
Servit?, président du tribunal civil, a, én
effet, le 22 octobre 1924, rendu.une ordon
nance organisant la mise sous séquestre
des biens de,l'Etat russe en France, en
exécution des dispositions d'ordre public
du- décret du 27 septembre 1914 sur les
biens ennemis. Le séquestre fut confié.à
M. .Tandon. i
Le l ,r décembre 1924, sur une nouvelle
requête du garde des Sceaux, M. Servin
rendit une nouvelle ordonnance ainsi con
çue :
« Attendu que les Sociétés russes, et no
tamment les banques russes, soumises à la
législation de l'U. R. S., avaient en France
des succursales dont la situation est ac
tuellement incertaine et l'administration
suivant. les règles statutaires antérieures
impossible ; que l'ordre public, comme la
sauvegarde de tous les intérêts en cause,
exigent que des mesures conservatoires
soient prises à l'égaré des biens, droits et
intérêts de cette n-' détenug.ou exercé r
par lesdites suceur s ; il y a lieu, e-
conséquence, de pov "'r à leur adminir
tration provisoire et de leur étendre 1;.
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