Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1924-10-07
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 07 octobre 1924 07 octobre 1924
Description : 1924/10/07 (Numéro 281). 1924/10/07 (Numéro 281).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
- ACTION FRANÇAISE 7 OCTOBRE 1924
DERNIERE HEURE
LA POLITIQUE ANGLAISE
La situation du Cabinet
Le cabinet britannique s'est réuni hier
aprôs-midi à Downing strect sous la prési
dence de M. Macdonald. Pendant deux heu
res les ministres ont examine la situation
politique créée par l'attitude des conser
vateurs et des libéraux.
A l'issue de ia réunion, le' chef des
Whips gouvernementaux déclarait gouvernement travailliste combattrait non
seulement la motion do blâme dos conser
vateurs, mais encore l'amendement libéral
à cette motion.
Les Daily News déclarent que toutes les
informations puisées à bonne source sur
l'opinion des milieux officiels confirment
que ceux qui plaident en faveur d'élections
immédiates se trouvent en majorité dans
le gouvernement.
Le nombre des adhérents au Labour
a baissé d'un million
La 24" conférence annuelle du labour-
party s'ouvrira aujourd'hui. On s'attend à
ce que M. Macdonald y annonce lui-même
la chute prochaine de son gouvernement.
En dépit du succès qu'a constitué pour
les travaillistes la formation du cabinet
Macdonald, le nombre des adhérents au
labour-party est tombé do 4.359.807 en 1919
à 3.155.911. Aussi, le labour-party compte-
t-il déployer les plus grands efforts du
rant la campagne électorale.
Le cabinet travailliste
tombera-t-il mercredi soir ?
Dans les milieux conservateurs, on rcsîc
convaincu que le gouve: : :ment sera ren
verse dès mercredi soir et tous les anciens
ministres unionistes ont décidé de se réu
nir aujourd'hui, immédiatement après q-c
M. Macdonald aura lu l'allocution présiden
tielle devant la conférence du Labour-Par-
ty. C'est, en effet, sur cc discours du.
. Premier que se concentre tout l'intérêt.
LA CRISE GRECQUE
Le nouveau cabinet est formé
■Athènes, 6 octobre. — M. Michalacopou-
los a réussi à former le nouveau cabinet.
Il s'est adjoint notamment : MM. Roussos,
aux Affaires étrangères ; Condylis, à l'In
térieur, et le général Katkaeis, à la Guer
re. . ,
r '.Il semblé que ce nouveau cabinet repré
sente surtout les tendances libérales.
LE SEJOUR
DU PRESIDENT MEXICAIN
■ Versailles, 6 octobre. — Le nouveau pré
sident de la République du Mexique, M.
Elias Calles, est vepu cet r.; . is-ir.ldi • '
ter le château de Versailles.
Avant de quitter le palais de Versailles,
le président de la République du Mexique
et sa suite ont fait une promenade à tra
vers les bosquets, puis ils se sont rendus,
en automobile, à'Saint-Cyr-l'Ecole, où ils
ont été reçus par le général Tanant, com
mandant l'Ecole spéciale militaire^ entouré
des officiers de l'Ecole.
. .LES MEFAITS DE LA PLUIE
Les inondations
dans la région .de Saint-Raphaël
SaihLIiaphaël, 6 octobre. —> Bien que les
pluies 'aient cessé, les routes sont encore
coupées par les eaux eïi divers endroits,
particulièrement autour de Fréjus, de
Saint-Raphaël, de Roquebrune et d'Ay-
gulf, où des automobiles sont restées en
lisées. Leurs occupants ont dû pour se'
■ sauver abandonner provisoirement leurs
voilures.
Par suite du débordement de l'Argens,
les eaux recouvrent largement les terri
toires qui l'avoisinent. La population et les
autorités poursuivent activement les tra
vaux d'assèchement.
• ' » "Il ■ l_ I . ■ -—Il I I .1 ■ ■
Petites nouvelles de la nuit
— Hier soir, vers 8 h. 30, 92, rue de La Ra
quette, un autobus a tué le maçon Turcot, 44 ans,
94, rue de La Roquette.
- ■*— Vescadre de la Méditerranée, commandée par
le vicc-amiral Dumesnil, ayant terminé sa croisière
sur la côte ouest du Languedoc, est rentrée à Tou
lon après avoir effectué un simulacre d'attaque au
large du port.
■— A Grenoble, M. Augier, opticien, qui était à
motocyclette, a été tamponné par une voiture. Le
réservoir ayant éclaté, M. Augier a été brûlé vif.
— A Vienne, M. Bratiano, président du Con
seil de Roumanie, a eu un entretien avec Mgr
Seipel, chancelier d'Autriche.
fïlALLES D'AUTOMOBILES
Les plus pratiques
VODÂBLE
, PASSAGEdel'OPÉRA
o, 12, Bd des Italiens
LA POLITIQUE ITALIENNE
Le Congrès libéral de Livourae
Home, 6 octobre. — Le congrès du parti
libéral a continué aujourd'hui ses travaux
à Livourne.
Les deux tendances, l'une favorable à
la collaboration pure et cimple avec le
fascisme, l'autre, préconisant l'entrée du
groupe libéral au sein des partis d'oppo
sition, se sont affrontés au cours de débats
parfois assez vifs.
Y aura-t-il une scission comme on l'an
nonçait, ou bien le centre réussira-t-il à
foire prévaloir son point de vue, favora
ble au gouvernement fasciste.
On reste dans l'indécision, car .si les
adversaires de M. Mussolini ont pu faire
adopter un ordre du Jour blâmant implici
tement Io fascisme, ils n'ont pu le faire
passer que par 812 voix contre 805, tan
dis qu'il y avait 3.000 abstentions.
D'ailleurs, cet orarc du jour, présenté
par Perlrazzi de la section de Bologne,
n'est pas un blâme formel nour le fascis
me. Il se présente seulement comme une
motion tendant à réclamer le maintien de
l'autonomie du parti. On reconnaît là la
façon d'agir des adversaires de Mussolini.
AU MEXIQUE
Des bandits ont attaqué un train
et tué 60 voyageurâ
New-York, 6 octobre. — Un télégramme
de Mexico annonce que des forces fédé
rales se concentrent actuellement à Joa-
chim, dans l'Etat de Vera-Cruz, pour se
lancer à la poursuite de bandits qui ont
pi lié un train dans la nuit de samedi à
dimanche.
Cc pillage a été suivi de scènes de
sauvagerie épouvantables. Soixante voya
geurs ont été assassinés ainsi que les sol
dats qui escortaient le convoi. Les ban
dits, au. nombre de 300 avaient débou
lonné un rail et s'étaient postés en em
buscade des deux côtés de la voie. Ils
tirèrent par les fenêtres des vagons, qu'ils
envahirent ensuite en massacrant les sur
vivants. , x
Quelques voyageurs qui avaient pu se
réfugier dans un bois voisin furent pour
suivis et fusillés.
LES INTERETS " RUSSO-FRANÇAIS
La commission s'est réunie hier
au Quai d'Orsay
La commission des affaires russes s'est
réunie hier au quai d'Orsay sous la prési
dence de M. de Monzie. Tous les membres
de la commission n'étant pas 'irésents, no
tamment M. Noulens, il n'a été proccié
qu'à des échanges de vues préalables. La
commission se constituera officiellement
mercredi.
A NICE
L'ancien Khalife
vient y chercher une retraite définitive
Nice, 6 octobre. — Abdul Mëdjid Effen-
di, ex-khalife de Turquie, est arrivé ce
matin à 11 iioures à Nice, accompagné do
sa femme et de divers membres de sa fa
mille.
L'ex-khalife demeurera à Nice dans une
villa de Cimiez où il va prendre uue re
traite définitive.
. -I>—......M.MI.I. MM. ' l|ll—I » .11...
Mieux, meilleur marché
C'est «Au Châtclçt, Etablissements ALLEZ
Frères, que doivent .s'acheter batteries de cui
sine, articles de inénafle, (la cave, brosserie,
porcelaine, cristaux, coutellerie, vannerie, lessi
veuses, boites à ordures, poubelles, échelles,
quincaillerie, outillage, serrurerie, grilles, clô
tures, portes, marquises, serres, bacs et caisses
à fleurs, cages, entourages de tombes, jardi
nières et porte-bouquets, voitures d'enfants,
bicyclettes, machines à coudre et tous acces
soires, chauffe-bains, baignoires, appareils sani
taires, toilettes, Tanipes, suspensions, pendules,
régulateurs, candélabres, cheminées en marbre,
galeries, chenets, garde-feu, paravents bois et
tôle laquée, cylindres, chauffe-pieds, appareils
de chauffage au bois, au charbon, au pétrole,
au gaz, à l'électricité, poêles, calorifères, che
minées fixes et roulantes, poêles faïence de
Sarreguemines, radiateurs, cuisinières en fonte
fine et fonte émaillée, fourneaux de cuisine au
bois et au charbon, réchauds à gaz, au pétrole,
à l'alcool, à l'essence, meubles de cuisine, office
et lingerie, meubles de salon, salles à manger,
chambres à coucher, bureaux, tapis, tentures,
linoléum, lits cuivre, fer ot cuivre, lits-cages,
lits de pension, literie complète, couvertures,
couvre-pieds, édredons.
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de 25 francs sans exception.
Magasins fermés le lundi jusqu'à 1 heure.
LEGUE
d 'Action française
< LA RESISTANCE
DES CATHOLIQUES FRANÇAIS »
La ligue d!Action française vient die rassem
bler en brochure les articles publiés récemment pi/
son président, Bernard de Vesins, sur La résistant»
des catholiques français.
C'est un excellent moyen de propagande et ■ un
guide précieux de l'action utile qui est viis ainr
si à la disposition de nos amis. La Nouvelle librai
rie nationale travaille à l'édition rapide de cette
publication, dont le prix sera proportionné à l'im
portance du tirage. Afin de permettre à la Ligue
d'Action française d'arrêter celui-ci le plus exacte
ment possible, les personnes et groupes qui dési
rent recevoir et répandre cette nouvelle brochure
svnt invités à adresser dès maintenant leurs corn*
mandes au secrétariat de la Ligue d r A. F., 12, rue
de Rome, Paris (S 1 ).
FEDERATION DE LA BANLIEUE EST
Réunion des présidents et secrétaires des sec
tions vendredi 10 octobre, à 8 heures 45 du soir,
10. rue de Lancry, sous la présidence d'Hervé Le
Grand.
Présence nécessaire.
NOS REUNIONS ET NOS SECTIONS
PARIS ET BANLIEUE '
V arr. — Aujourd'hui 7 octobre, à 9 h. du soir,
9, rue Cujas, réunion de réouverture de la section ;
conférence par Jetn Gazave : L'Action française et
le mouvement intellectuel et révolutionnaire.
Communications importantes.
VII' arr. —(Section Marius Plateau) :Aujourd'hui
7 octobre, à 8 h. 45 du soir, à la permanence, 116,
rue du Bac, conférence par José Vincent.
XIII' arr. —Aujourd'hui 7 octobre,à 8 h.45 du soir,
salle Blanchard, 2, place d'Italie, conférence par
SI. Bisson, président de la section : L'année écou
lée et la situation actuelle.
Issy-les-Moulineaux.-' Aujourd'hui 7 octobre, à
8 h. 45 du soir, à la permanence, 20, rue Victor-
Hugo, réunion de la section.
Tous nos amis, ligueurs, alliés et abonnés sont
invités.
PROVINCES
Mazamet (Tarn). — Vendredi 10, à 8 h. 15 du
soir, salle Blattes, grande réunion privée avec le
concours de Joseph Delest et Charles Ebelot.
On trouve des cartes aux cafés du Redondol et
Reaendol, et au café Sabarthcs.
On en trouvera également à l'entrée de la salle
de réunion.
Dimanche 12, à 10 heures, grand'messe & l'église
Notre-Dame, pour les morts de l'Action frangaise.
A midi, banquet servi dans la salle do l'école libre
Notro-Dame. Prix : 15 francs. Les inscriptions
sont encore reçues chez M. Lacroux et au café
Ssltarthès.
A 8 h. 15 du soir, grande soirée récréative,
salle de la Colonie, sous la présidence de M. le
docteur Durand, président dp la Fédération tar-
naise d'Action française, au bénéfice , de la pro
pagande.
On trouve des cartes aux cafés du Rsdondal et
et Sabarthès.
Saint-Amans-Valtorct. — Samedi 11, réunion
avec lo concours de Joseph Delest et do Charles
Ebelot.
Millau (Aveyron). — Demain, mercredi, "â
8 h. 30 du soir, café'Bertrand, place de la Capelle,
réunion générale de la section ; ordre du jour :
L'Action française et la situation générale ; le
nouveau programme de propagande.
Ligueurs, alliés et amis sont invités
NAISSANCE
Nous apprenons avec grand plaisir la naissance
d'Antoinette-Anne-Gabriellc Berger, seconde fille
de notre collaborateur et ami Ernest Berger, tré
sorier de la Ligue d'Action française. Nous lui
présentons, ainsi qu'à Mme Berger, nos très vives
félicitations.
-e>-
Eïicore une mystérieuse
disparition dans le Finistère
On signale la disparition d'un fonctionnaire qui
jouissait dans le département du Finistère et par
ticulièrement dans les milieux agricoles, de la plus
grande considération. Il s'agit de M. Soulières, di
recteur des services agricoles à Quimper.
M. Soulières, célibataire, âgé d'une cinquantaine
d'années, était parti de son domicile mardi 30 sep
tembre dernier, vers 6 heures du matin ; il se
rendit à la gare cù il fut salué par un de ses amis
qui lui demanda s'il partait en voyage : « Impos
sible, répondit-il, le conseil général me retient à
Quimper. »
L'enquête ouverte depuis aurait cependant dé
nie çtré que M. Soulières prit, peu après, un train
se dirigeant vers Lorient. Il aurait même été vu
dans cette ville. C : cst à partir de ce moment que
l'on est sans nouvelles de lui. La femme de oham-
bre de M. Soulières a d'ailleurs retrouvé dans sa
chambre les objets de toilette et le lingo qu'il em
portait lorsqu'il se rendait en voyage.
D'autre part, des amis du disparu ont remarqué
qu'il n'avait pas perçu sont traitement et l'on sup
pose qu'il ne devait avoir en pocha qu'une très"
failbe somme.
L. JUSSELÂIN
Exigea-le de vos fournisseurs
7*3*55
«vue de Sa Presse
Commentaires
du discours Chautemps
Curtius, dans le Gaulois, compte très
justement sur la résistance des catholiques
et sur l'état d'esprit des masses françaises,
bien changé depuis vingt ans :
M. ChsirtempB peut brandir ses foudres en car
ton. San tonaerye de théâtre n'effraiera aucun ca
tholique. Les congrégations qu'il menace* la gron
da majorité des Français comprennent qu'elles ré
pondent à un besoin. Pour détruire ce besoin, la
loi est impuissante.
Enfin, Quotidien, Ere nouvelle, Paris-
Soir applaudissent bruyamment. Tout fier
dé l'érudition « waldCck-roussicnne » que
lui a procurée, lo ruatin, la lecture do
l'article dé Maurras, M. Frossnrd déclare
dans Paris-Soir ;
Le» oongréganistes se réclament d* la liberté.
Mais la liberté n'est pas én cause. Waldeck-Rwis-
seau distinguait < entre l'association ordinaire qui
tend'à développer la personnalité humaine et la
Congrégation qui a pour but db l'anéantir. »
« Thèse traditionnelle, souligne M. Maurras,
dont tous les vrais républicains ont l'intelligence
et le sens ». Raison de plus pour que nous sa
chions gré à M. Chautemps de l'avoir rappelée.
Encore une fois, tous ces commentaires
sont naturels et prévus. Arrivons à l'excep
tion.
L'Intransigeant
et ïa lettre des cardinaux
L'Intransigeant s'était abstenu de parler,
en $on temps, de la lettre des cardinaux.
Brusquement, hier, M. Bailby est sorti de
sa réserve. Il a fait, dans son journal, un
historique de la querelle ; il l'a fait, dit-il,
« avec une documentation un peu plus pré
cise ».
Les lecteurs de l'Intransigeant ont dû
bien rire de cette prétention quand ils
ont lu, quelques lignes plus bas :
Un certain nombre de cardinaux, à la vérité,
ont voulu riposter à l'attaque. (Ils sont restés d'ail
leurs une minorité)...
\ Et, un peu plus loin, M. Bailby parle du
ràanifcste de « six ou huit cardinaux »...
La documentation précise de M. Bailby hc
va pas jusqu'à lui permettre de distinguer
cardinal et évêque ; comme il n'est jamais
trop tard pour s'instruire, nous lui appren
drons qu ? ii n'y a en France que six cardi
naux,, que, ces six cardinaux ont tous signé
le « manifeste » ; de plus, il y a 87 évêques
diocésains...
Où en est le fascisme ?
Intéressante mise au point de Camille
Mallarmé dans le Gaulois : « Où en est le
fascisme. ? »
Le grand dramaturge Pirandello, qui réclamait
par lettre ouverte, ces jours-ci, l'honneur d'être
inscrit au parti fasciste, exprimait en même temps
son admiration illimitée pour Benito Mussolini :
« Le seul reproche qu'on puisse faire au fascisy
me, ajoutait-il, est l'importance inconcevable qu'il
donne à des adversaires au-dessous du' médiocre,
dépourvus à la fois d'esprit moderne et d'esprit
national. ï
Ce.jugemçpt synthétique me paraît si exact'quc
j'éviterai- charitablement une analyse plus détail'
iée. Un exemple entre cent suffira. Si l'on 6onge
que le plus farouche « défenseur de la Constitu
tion » à l'heure présente est justement l'ex-minis-
tre Amendola qui. en octobre 1922, contraignit son
chef Facta, déjà démissionnaire, à faire exécuter un
décret d'état de siège dont la moindre conséquen-
ce.iflllaït ctxfl de précipiter l'Italie dans la guerre
civile, sans avoir soumis auparavant ce décret à
la signature du Roi, on ne peut plus que hausser
les épaules aux pliilippiques 'et jérémiades que
multiplient des « constitutionnels » de cc genre
contre les imaginaires. illégalismes fascistes.
Cette débilité intellectuelle des adver
saires :du fascisme avait été, d'ailleurs, lo
gfand 'eiïseigncmcnt de la campagne "élec
torale italienne.
Les méfaits de la Révolution
Fort bon article de M. de la Fouchar-
dière dans l'Œuvre. M. Chautemps, inter
rogé sur le projet de réforme administra
tive, avait répondu à un de nos confrères :
. — Vous voulez me parler du projet qui com
portait la suppression des départements et la créa
tion des régions. Des régions ? Savez-vous ce que
c'est ? Moi je ne vois pas très bien. C'est très joli
de parler de régions. Mais est-jl certain qu'il en
existe ?
M. de la Fouchardière a bondi. Et, du
coup, c'est le procès de la révolution en
une colonne :
On peut elfe ministre de l'Intérieur et néan
moins ignorer l'histoire et la géographie. M. Ca
mille Chautemps est un excellent républicain qui
répudie les legs de l'ancien régime. Mais l'anoien
régime nous a fait un legs impérissable : la France,
divisée en provinces.
La Révolution fut une manifestation admirable
ment photogénique, mais intégralement ratée ; elle
ne réalisa même pas de réformes administratives.
Entre autres échecs, ou, ce qui est plus
grave, entre autres réussites désastreuses,
voici l'apparition des départements :
C'est en vain que, méconnaissant le droit des
peuples et la saveur du terroir, elle fit sur le pa
pier un absurde lotissement des anciennes provin
ces, qui sont, des petites nations parce qu'elles ont
une âme (uns âme qui manque à beaucoup de
grondes nations hybrides).
Mais n'importe quel Français vous dira, tout
naturellement :
— Je suis Tourangeau, ma femme est Bretonne...
E; nous avons passé nos vacances dans le Limou
sin.
N'en déplaise à M. Camille Chautemps, il y a
encore, il y aura toujours des Auvergnats, des
Bretons, des Savoyards, des Provençaux... Chacun
de ces indigènes sent son fruit ; entre an Gascon
et un Picard (qui tous deux sont Français, bien
entendu, bien entendu), il y a autant de diffé
rence qu'il peut en exister entre un Anglais et un
Cosaque.
Alors, pourquoi les républicains s'obsti
nent-ils à nous imposer les départements ?
M. de la Fouchardière, enfant terrible, le
dit sans mâcher les mots :
M. Chautemps a répondu par avance à "nia ques
tion : il faut des départements paice qu'il faut
des sous-prefets. Et ce n'est pas le moment de
supprimer les soue-préfets puisqu'on parle de ré
tablir le scrutin d'arrondissement.
Fort bien. Voilà un argument d'ordre histo
rique. Les duchés furent autrefois créés pour les
ducs et les comtés pour les comtes. Les départe
ments so.nt créés pour les sous-préfets et les sous-
préfets pour les besoins électoraux qui se font
sentir tous les quatre ans.
Excellent. Avec cette réserve que, sous
un Louis XIV, déjà sous un Louis XIII, les
provinces n'étnient plus les fiefs des ducs
et des. comtes. Elles étaient vraiment des
«régions». Encore un recul de la Répu
blique.
* Jaurès au Panthéon
Dans l'Eclair de Montpellier, M. Jules
Véran feint de s'être laissé enfermer dans
le Panthéon, après l'heure réglementaire
et d'avoir consulté « les ombres » sur le
transfert prochain des restes de Jaurès...
Portalis a été le Virgile de notre Dante,
qui lui a parlé provençal :
— Qu'en pense Voltaire que je n'ai pu saisir ?
— Voltaire n'aime pas Jaurès. Il trouve soh
style insuffisamment dépouillé, sa pensée confuse;
puis, vous le savez, il n'a jamais eu de goût pour
les longues périodes et les éclats de voix ; enfin,
pour tout dire, ce philosophe aristocrate qui, dans
une de ses lettres, demandait pour le peuple .« un
aiguillon et du foin », estime que Jaurès s'est en-
canàillé.
— Et Baudin, le représentant du peuple, qu'en
dit-il ?
— Baudin ? Il est un peu aigri. Lui qui s'est
fait tuer sur la barricade en disant « Voilà com
ment on meurt pour vingt-cinq francs par jour »,
il a un certain dédain pour ses successeurs qui
encaissent, pour vivre, 27.000 francs par an.
— Sans compter la franchise postale. Et le pré
sident Carnot ? A-t-il fait connaître son opinion ?
—• Carnot continue à être constitutionnel. Il ne
parle pas, il salue.
— Tiens, j'aperçois Victor Hugo là-bas...
— Oh ! lui, tout à fait pour Jaurès, il le tenait
pour son successeur dans le rôle de grand-prêtre
de la t'èligion démocratique. « Il a toutes mes
idées, tûSus disait-il hier : l'émancipation do l'hu
manité par le progrès, le jour succédant à la nuit,
les frontières tombant devant le Verba, les Etats-
Unis d'Europe, la paix perpétuelle par la fraternité
universelle : son style même — ajoutait-il — n'est-
il pas celui de mes poèmes philosophiques ? En
fin, comme moi il a prophétisé, et comme moi il
ri'a annoncé que des choses qui ne sont pas arri
vées. >11 concluait : « C'est mon frère, ên pro6e».
Voltaire, qui passait et qui avait entendu lui dé
cocha : « Vous formerez ici le groupe.de Path-
mos ». Car Voltaire n'aime pas plus Hugo que
Jaurès.
— J'abuse de votre obligeance, Monsieur Porta-
lis. Mais serait-il indiscret de vous demanSet vo
tre propre opinion ?
* — (M ! je ne suis pas de ceux qui se passion
nent pour. la politique. Je suis devenu philosophe.
On m'a mis ici pour avoir négocié le Concordat :
je m'attends à y voir arriver Combes pour l'avoir
déchiré. Ainsi va le monde. Ce que je pensé de
Jaurès ? Je n'aime pas ses idées, mais, Méridio
nal, ayant eu pour mon pays l'amour que vous
save», comment n'aurais-je pas de la sympathie pour
te chaBteur du Midi ? C'est cela, Jaurès : un
beau ténor de Toulouse. Il pensait ce qu'il pensait,
mais il chantait bien.
Il faut bien croire que Jaurès a été un
grand orateur, puisque tout le monde le
dit. Mais pour nous qui ne le connaissons
que par ses écrits, quelle déception !
v Un esprit étroit
M. Robert Giron ( Eclair ) a demandé à
diverses personnalités littéraires leur opi
nion sur la méthode de M. Frédéric Le-
fèvre en matière d'interviouves. L'impas
sibilité, leur a-t-il dit, est-elle bien la vertu
essentielle d'un interviouveur ? M. André
Lang à cru devoir répondre :
Je pense avec violence que Frédéric Lefèvre
n'est pas un interviewer, ni un journaliste. C'est
un esprit chargé de curiosité et de culture, qui
poursuit avec une conscience touchante l'accom
plissement d'une tâche parfaitement inutile. En
se refusant à prendre parti, en se refusant à
interpréter ses reportages, il nous a dotés d'une
intéressante documentation psychologique sur les
écrivains d'aujourd'hui, mais qui n'a qu'une va
leur c scolaire 2>, si j'ose dire, comparable à celle
des recueils de morceaux choisis. Tout ce qu'il
a l'air de nous révéler est dans l'œuvre de ses
interviewés. Il nous épargne sseulement la peine
de l'y chercher.
C'est toute la question du journalisme
qui est ici posée. Il y a plusieurs demeures
dans la maison du père ! Il fatrt peut-être
des boulcvardiers brillants, pétulants, spi-
FEUILLETON DE L'ACTION FRANÇAISE
du 7 octobre 1924
: — 21 —
La Jonque rouge
ROMAN
par
Maurice DUBARD
Le petit bateau poussé par deux Chinois
vigoureux, debout tous les deux, l'un à
l'arrière, armé d'une longue godille, l'autre
à l'avant une pagaie à la main, se frayait
rapidement un passage à travers les mille
embarras ordinaires d'un port chinois, et
bientôt ayant dépassé les bateaux de fleurs,
gagnait le large en se dirigeant sur un va
peur sous pression, dont la cheminée vo
missait des flots de fumée noire.
— Mais où me conduisez-vous ? dis-je,
prise d'une fayeur subite.
Tao-Lang sourit pour la deuxième fois.
— Vous allez le savoir, mademoiselle et
je vous le répète, je vous ménage une sur
prise qui ne vous paraîtra'point banale.
Le sampan accosta au bas de l'échelle.
— Prenez la rampe, ordonna l'abomina
ble Chinois, d'un ton froid, et montez, je
vous prie. 1
— Non, je ne monterai pas, dis-je avec
énergie... reconduisez-moi à l'hôtel...
Tao-Lang ne répondit rien, mais, sur un
signe de lui, au moment où je me disposais
à rentrer sous le toit du sampan, je me
sentis saisie par deux mains de fer,
M'enlever, me déposer au sommet de
l'échelle et me pousser sur le pont, fut l'af
faire d'un instant.
Lorsque je pus reprendre haleine, le sam
pan s'éloignait déjà du vapeur, à toute vi-
tpççp.
J'étais affolée.
Tao-Lang me regardait avec un mau-
va : .s sourire. Je le dévisageai et tirant de
mon sein le petit poignard algérien que tu
m'avais offert, le jour de notre visite à' bord
de la pleine-Blanche : « Misérable ! » lui
criai-je, la main haute, prête à frapper.
Le lâche eut peur, il recula et se tenant
à distance respectueuse, il me dit d'un ton
insolent :
— Ecoutez, ma toute belle, et retenez
bien mes paroles :
Lorsque j'eus l'honneur de demander
votre main à M. Mersan, vous pouviez tout
arranger en m'acceptaut pour époux. Et
au lieu d'être ce soir sur un vapeur incon
fortable, entre le ciel et l'eau, nous serions
tranquillement à Paris, jouissant du luxe
dont je voulais entourer votre beauté.
Vous sauviez ainsi l'honneur de vo
tre père et vous vous assuriez le plus mer
veilleux avenir en devenant la femme du
tout-puissant Tao-Lang.
Vous avez refusé, avec hauteur, préié-
rant la misère et la honte aux félicités
que vous réservait le « bon Chinois ».
— Grand merci, dis-je d'un ton iro
nique et méprisant, je n'ai que faire de
vos félicités...
Sans s'arrêter à cette réplique, Tao-
Lang continua sa petite harangue.
-r- Le « bon Chinois ». a compris que
s'il insistait, votre faible père céderait à
votre fantaisie..,> et c'est alors que j'ai joue
la comédie de la soumission.
Mais quand Tao-Lang quo l'on se soumette à sa volonté, et quand
il « veut » une femme comme vous, un
vrai trésor, il faut que, tôt ou tard, le
trésor lui appartienne. Il y perdrait la
vie plutôt que de céder.
Je vous ai voulue et je vous ai !...
•— Pas encore.., '
— Maintenant, que vous acceptiez ou
non vous êtes à moi.
— C'est ce que nous verrons...
— Quant à votre père, à l'heurt! ac
tuelle, il est ruiné, déshonoré. >
Avant de quitter Paris, j'ai pris les
dispositions nécessaires poutr que mes
fonds lui soient retirés, sur l'ordre lan
cé télégraphiquement de IIong-Kong.
Cet ordre a été expédié avant-hier soir,
et en ce. moment, c'est par centaines que
les malheureux clients de la Banque de
Paris-Pékin viennent, hurlant de colère,
assaillir sa porte close.
Votre père est irrémédiablement perdu,
car celui-là seul qui pouvait peut-être le
sauver, ce petit imbécile qui voulait vous
épouser, ignore complètement ce que
vous êtes devenue et ne saura jamais vous
retrouver.
— C'est encore ce que nous verrons.
— Dans huit jours, continua Tao-Lang.
la petite somme dont dispose votre père
sera dépensée, et la seule ressource, pour
échapper à son triste sort, sera le sui
cide.
Isabelle, à cet instant de son récit, écla
ta en sanglots.
Raymond lui prit - affectueusement les
mains, et, gagné par l'émotion, mêla ses
larmes à celles de la jeune femme.
C'était la première fois qu'était évo
quée entre eux, l'éventualité trop pro
bable de la mort de M. Mersan.
— Tu n'as jamais eu de ses nouvelles ?
interroge? Raymond.
Hélas I non ; pendant plus d'un an,
j'ai été sequestrée, retranchée du monde.
— Le monstre savait évidemment quel
était le sort de mon pauvre papa.
Ce qui m'étonna et ce qui me laisse,
je l'avoue, un reste d'espoir, c'«st que,
dans un de ses accès de fureur épique,
provoquée presque chaque jour par* nia
résistance victorieuse, il ne sn'ait pas
informée de sa triste fin. Je ne puis pas
attribuer cc silence à un sentiment de
pitié, de la part d'un être aussi mons
trueusement méchant.
Ou mon pauvre papa, me disais-je, est
mort, et, assurément, Tao-Lang le sait,
mais ne veut pas me donner cette triste
nouvelle, craignant de se rendre encore
plus odieux et de s'enlever ainsi tout es
poir de jamais me fléchir, ou il est tou
jours de ce monde, et le misérable ne
veut pas me donner la satisfaction de
l'apprendre.
Quoi qu'il en soit, je n'ai iamais perdu
toute espérance, et je me berce encore
de l'espoir qu'il a échappé à son cruel
destin.
Nous pourrons, sans doute, arriver
bientôt à connaître la vérité.
Avant de rentrer en France, peut-être,
en effet, pourrons-nous nous arrêter quel
ques jours à Hong-Kong et y faire les
recherches nécessaires... •
Raymond eut un triste sourire.
Rentrerai-je jamais librement en
France 1 dit-il amèrement.
— Mais oui, mon chéri, tu rentreras
dans ton pays, la tète haute, je te l'af
firme, et tu sais que je ne me trompe ja
mais.
—• Dieu t'entende et nous donne la pos
sibilité de retrouver ton pauvre vieux
papa 1
Tu peux être assurée que si nous avons
le bonheur de le retrouver vivant, je suis
assez riche pour le sauver du déshon
neur, et que, s'il est mort, je saurai bien
réhabiliter sa mémoire.
Isabelle répondit par une pression de
main silencieuse, plus significative que
les remerciements les plus chaleureux.
Alors, la jeune femme essuya ses larmes
et reprit le récit de sa navrante odyssée.
CHAPITRE XXV
— J'écoutais, continua Lsabelle, les pro
pos du misérable, avec une stupeur mêlée
de rage.
— Jamais ! jamais ! lui criai-je indi
gnée, vous ne m'aurez vivante, car si vous
osiez porter la main sur moi et quo je n'aie
pas la force de repousser votre brutale
emprise, je retournerais mon arme contre
moi, plutôt que d'appartenir à un hor
rible magot de votre espèce, traître, assas
sin et voleur de filles.
Cette épithète « d'horrible magot » eut
plus d'effet sur Son Excellence que toutes
mes autres invectives.
Il se précipita sur inoi, la main haute,
les yeux' exorbités...
Mes forces décuplées par la colère et la
haine me rendaient plus terribles qu'une
tigresse.
J'étendis le bras armé de mon poignard,
et de nouveau l'infâme recula.
Il aurait pu appeler à son aide, me faire
saisir et ligoter.
Qui l'en empêcha ? La raison en est dif
ficile à expliquer :
Espérance secrète d'arriver & me vain
cre, par la lassitude, la persuasion et la
douceur 1 ■
Que sais-je? Quoi qu'il en soit, à parlir
de ce jour, ma vie fut un combat conti
nuel.
Cependant, cc soir-là, il me laissa tran
quille.
Comme j'avais refusé de descendre dans
la cabine, où l'on voulait me conduire, on
m'apporta sur le pont un matelas et des
couvertures.
Lorsque le bateau fut en marche, ne
voyant plus que l'officier de quart et deux
matelots, dont l'un était à la barre, je me
décidai à me coucher, tout haf'lée, sans
lâcher mon arme, toujours prête à bondir
et à frapper le premier qui ferait mine de
norter la main sur moi. (A suivre)
rituels et superficiels. Mais il faut non
moins nécessairement des serviteurs de
l'idée. Nous pouvons certifier ici que telle
conversation de M. Frédéric Lefèvre ou da
tel ou tel de nos amis contient quantité
d'indications qui ne se trouvent pas, ou
pas encore, dans l'oeuvre de ses interlocu
teurs.
Un nouveau journal
Le premier numéro de la Vie catholique
a paru. Ce journal doit présenter, chaque'
semaine, un tableau de la vie i-cligieuse*
artistique, scientifique, etc., du catholi
cisme. Pas de politique- Il veut rester
neutre et se déclare « optimiste ». C'est
ce qu'exprime ingéni'euseniênt l'humaniste
qui fut guerrier.
Il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure,
y écrit M. Paul Cazin, ni de maudire trop foft le
temps présent. Bien des choses vont mal, mais
tout s'arrangera; puisque Dieu nous l'a promis;
Cela permet de ne pas prendre au tra
gique les persécutions qui s'annoncent. Le
cardinal Dubois, questionné au sujet de la
lettre des six chefs de l'Eglise de France,
déclare à M .Bucailie :
La* réponse de M. Herriot ne dissipe pas sans
doute tous les nuages amoncelés ; elle appelle
maintes réserves*; nous pourrions inaïquer les
points où n'existe pas l'accord, niais il nous
plaît d'en souligner certaines phrases que nous
voulons rapprocher des paroles prononc&s à
Meaux par le président du Conseil sur l'union
nécessaire de tous les Français.
Optimiste aussi, ce curieux articlé où.
l'on démontre que Robespierre n'était pas
anticlérical et ou l'on semblé citer lé grand
Ancêtre en exemple aux radicaux qui nous
gouvernent. Pourvu que lesdits radicaux
ne comprennent pas la Vie catholique à
demi-mot ! Car, entre nous, Robespierre
faisait bien couper le cou aux prêtres,
n'est-ce pas ?
Sérieusement, avec son titre un peu bien
vaste, la Vie catholique doit être le,rond-
point du libéralisme religieux et politique.
C'est son droit. Mais il faut le savoir. Per
sonne ne doit s'y tromper.
Par intérim : G. D.
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Pieds enflés, brûlants et meurtris par la fatigue
et la pression d» la chaussure, pieds échauiiés
et irrités par une transpiration abondante, cors,
durillons et autres callosités douloureuses : tous
ces maux sont promptement soulagés et guéris
par un simple bain de pieds d'eau chaude addi
tionnée d'une petite poignée de Saltrates Iîodcll.
Un tel bain saltrate, rendu médicinal et oxy
géné, fait disparaître comme par enchantement
toute enflure et meurtrissure, toute sensation
de douleur et de brûlure, et remet les pieds en
parfait-état ; cors et durillons sont ramollis à
qn tel point que vous pouvez les enlever facile
ment sans couteau ni rasoir, opération toujours
dangereuse.
Si ce simple traitement peu coûteux ne vous
débarrasse pas une fois .pour toutes de vos
divers maux de pieds, vous avez la' garantie
formelle que le prix d'achat vous est remboursé,
sans difficulté et sur simple demande.
NOTA. — Tous les pharmaciens tiennent de»
Saltrates RcdolL. Si on voua ofiVe des contrefaçons,
refuses-les; eues n'ont pour la plucart aucune
valeur curative. Kxigez qu'on vous donne le»
Véritables Saltrates.
DERNIERE HEURE
LA POLITIQUE ANGLAISE
La situation du Cabinet
Le cabinet britannique s'est réuni hier
aprôs-midi à Downing strect sous la prési
dence de M. Macdonald. Pendant deux heu
res les ministres ont examine la situation
politique créée par l'attitude des conser
vateurs et des libéraux.
A l'issue de ia réunion, le' chef des
Whips gouvernementaux déclarait
seulement la motion do blâme dos conser
vateurs, mais encore l'amendement libéral
à cette motion.
Les Daily News déclarent que toutes les
informations puisées à bonne source sur
l'opinion des milieux officiels confirment
que ceux qui plaident en faveur d'élections
immédiates se trouvent en majorité dans
le gouvernement.
Le nombre des adhérents au Labour
a baissé d'un million
La 24" conférence annuelle du labour-
party s'ouvrira aujourd'hui. On s'attend à
ce que M. Macdonald y annonce lui-même
la chute prochaine de son gouvernement.
En dépit du succès qu'a constitué pour
les travaillistes la formation du cabinet
Macdonald, le nombre des adhérents au
labour-party est tombé do 4.359.807 en 1919
à 3.155.911. Aussi, le labour-party compte-
t-il déployer les plus grands efforts du
rant la campagne électorale.
Le cabinet travailliste
tombera-t-il mercredi soir ?
Dans les milieux conservateurs, on rcsîc
convaincu que le gouve: : :ment sera ren
verse dès mercredi soir et tous les anciens
ministres unionistes ont décidé de se réu
nir aujourd'hui, immédiatement après q-c
M. Macdonald aura lu l'allocution présiden
tielle devant la conférence du Labour-Par-
ty. C'est, en effet, sur cc discours du.
. Premier que se concentre tout l'intérêt.
LA CRISE GRECQUE
Le nouveau cabinet est formé
■Athènes, 6 octobre. — M. Michalacopou-
los a réussi à former le nouveau cabinet.
Il s'est adjoint notamment : MM. Roussos,
aux Affaires étrangères ; Condylis, à l'In
térieur, et le général Katkaeis, à la Guer
re. . ,
r '.Il semblé que ce nouveau cabinet repré
sente surtout les tendances libérales.
LE SEJOUR
DU PRESIDENT MEXICAIN
■ Versailles, 6 octobre. — Le nouveau pré
sident de la République du Mexique, M.
Elias Calles, est vepu cet r.; . is-ir.ldi • '
ter le château de Versailles.
Avant de quitter le palais de Versailles,
le président de la République du Mexique
et sa suite ont fait une promenade à tra
vers les bosquets, puis ils se sont rendus,
en automobile, à'Saint-Cyr-l'Ecole, où ils
ont été reçus par le général Tanant, com
mandant l'Ecole spéciale militaire^ entouré
des officiers de l'Ecole.
. .LES MEFAITS DE LA PLUIE
Les inondations
dans la région .de Saint-Raphaël
SaihLIiaphaël, 6 octobre. —> Bien que les
pluies 'aient cessé, les routes sont encore
coupées par les eaux eïi divers endroits,
particulièrement autour de Fréjus, de
Saint-Raphaël, de Roquebrune et d'Ay-
gulf, où des automobiles sont restées en
lisées. Leurs occupants ont dû pour se'
■ sauver abandonner provisoirement leurs
voilures.
Par suite du débordement de l'Argens,
les eaux recouvrent largement les terri
toires qui l'avoisinent. La population et les
autorités poursuivent activement les tra
vaux d'assèchement.
• ' » "Il ■ l_ I . ■ -—Il I I .1 ■ ■
Petites nouvelles de la nuit
— Hier soir, vers 8 h. 30, 92, rue de La Ra
quette, un autobus a tué le maçon Turcot, 44 ans,
94, rue de La Roquette.
- ■*— Vescadre de la Méditerranée, commandée par
le vicc-amiral Dumesnil, ayant terminé sa croisière
sur la côte ouest du Languedoc, est rentrée à Tou
lon après avoir effectué un simulacre d'attaque au
large du port.
■— A Grenoble, M. Augier, opticien, qui était à
motocyclette, a été tamponné par une voiture. Le
réservoir ayant éclaté, M. Augier a été brûlé vif.
— A Vienne, M. Bratiano, président du Con
seil de Roumanie, a eu un entretien avec Mgr
Seipel, chancelier d'Autriche.
fïlALLES D'AUTOMOBILES
Les plus pratiques
VODÂBLE
, PASSAGEdel'OPÉRA
o, 12, Bd des Italiens
LA POLITIQUE ITALIENNE
Le Congrès libéral de Livourae
Home, 6 octobre. — Le congrès du parti
libéral a continué aujourd'hui ses travaux
à Livourne.
Les deux tendances, l'une favorable à
la collaboration pure et cimple avec le
fascisme, l'autre, préconisant l'entrée du
groupe libéral au sein des partis d'oppo
sition, se sont affrontés au cours de débats
parfois assez vifs.
Y aura-t-il une scission comme on l'an
nonçait, ou bien le centre réussira-t-il à
foire prévaloir son point de vue, favora
ble au gouvernement fasciste.
On reste dans l'indécision, car .si les
adversaires de M. Mussolini ont pu faire
adopter un ordre du Jour blâmant implici
tement Io fascisme, ils n'ont pu le faire
passer que par 812 voix contre 805, tan
dis qu'il y avait 3.000 abstentions.
D'ailleurs, cet orarc du jour, présenté
par Perlrazzi de la section de Bologne,
n'est pas un blâme formel nour le fascis
me. Il se présente seulement comme une
motion tendant à réclamer le maintien de
l'autonomie du parti. On reconnaît là la
façon d'agir des adversaires de Mussolini.
AU MEXIQUE
Des bandits ont attaqué un train
et tué 60 voyageurâ
New-York, 6 octobre. — Un télégramme
de Mexico annonce que des forces fédé
rales se concentrent actuellement à Joa-
chim, dans l'Etat de Vera-Cruz, pour se
lancer à la poursuite de bandits qui ont
pi lié un train dans la nuit de samedi à
dimanche.
Cc pillage a été suivi de scènes de
sauvagerie épouvantables. Soixante voya
geurs ont été assassinés ainsi que les sol
dats qui escortaient le convoi. Les ban
dits, au. nombre de 300 avaient débou
lonné un rail et s'étaient postés en em
buscade des deux côtés de la voie. Ils
tirèrent par les fenêtres des vagons, qu'ils
envahirent ensuite en massacrant les sur
vivants. , x
Quelques voyageurs qui avaient pu se
réfugier dans un bois voisin furent pour
suivis et fusillés.
LES INTERETS " RUSSO-FRANÇAIS
La commission s'est réunie hier
au Quai d'Orsay
La commission des affaires russes s'est
réunie hier au quai d'Orsay sous la prési
dence de M. de Monzie. Tous les membres
de la commission n'étant pas 'irésents, no
tamment M. Noulens, il n'a été proccié
qu'à des échanges de vues préalables. La
commission se constituera officiellement
mercredi.
A NICE
L'ancien Khalife
vient y chercher une retraite définitive
Nice, 6 octobre. — Abdul Mëdjid Effen-
di, ex-khalife de Turquie, est arrivé ce
matin à 11 iioures à Nice, accompagné do
sa femme et de divers membres de sa fa
mille.
L'ex-khalife demeurera à Nice dans une
villa de Cimiez où il va prendre uue re
traite définitive.
. -I>—......M.MI.I. MM. ' l|ll—I » .11...
Mieux, meilleur marché
C'est «Au Châtclçt, Etablissements ALLEZ
Frères, que doivent .s'acheter batteries de cui
sine, articles de inénafle, (la cave, brosserie,
porcelaine, cristaux, coutellerie, vannerie, lessi
veuses, boites à ordures, poubelles, échelles,
quincaillerie, outillage, serrurerie, grilles, clô
tures, portes, marquises, serres, bacs et caisses
à fleurs, cages, entourages de tombes, jardi
nières et porte-bouquets, voitures d'enfants,
bicyclettes, machines à coudre et tous acces
soires, chauffe-bains, baignoires, appareils sani
taires, toilettes, Tanipes, suspensions, pendules,
régulateurs, candélabres, cheminées en marbre,
galeries, chenets, garde-feu, paravents bois et
tôle laquée, cylindres, chauffe-pieds, appareils
de chauffage au bois, au charbon, au pétrole,
au gaz, à l'électricité, poêles, calorifères, che
minées fixes et roulantes, poêles faïence de
Sarreguemines, radiateurs, cuisinières en fonte
fine et fonte émaillée, fourneaux de cuisine au
bois et au charbon, réchauds à gaz, au pétrole,
à l'alcool, à l'essence, meubles de cuisine, office
et lingerie, meubles de salon, salles à manger,
chambres à coucher, bureaux, tapis, tentures,
linoléum, lits cuivre, fer ot cuivre, lits-cages,
lits de pension, literie complète, couvertures,
couvre-pieds, édredons.
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dans leur usine d'Ivry-l'ort, leurs fourneaux de
cuisine en tôle et fonte. A signaler : la série
des modèles émaillés.
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de 25 francs sans exception.
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LEGUE
d 'Action française
< LA RESISTANCE
DES CATHOLIQUES FRANÇAIS »
La ligue d!Action française vient die rassem
bler en brochure les articles publiés récemment pi/
son président, Bernard de Vesins, sur La résistant»
des catholiques français.
C'est un excellent moyen de propagande et ■ un
guide précieux de l'action utile qui est viis ainr
si à la disposition de nos amis. La Nouvelle librai
rie nationale travaille à l'édition rapide de cette
publication, dont le prix sera proportionné à l'im
portance du tirage. Afin de permettre à la Ligue
d'Action française d'arrêter celui-ci le plus exacte
ment possible, les personnes et groupes qui dési
rent recevoir et répandre cette nouvelle brochure
svnt invités à adresser dès maintenant leurs corn*
mandes au secrétariat de la Ligue d r A. F., 12, rue
de Rome, Paris (S 1 ).
FEDERATION DE LA BANLIEUE EST
Réunion des présidents et secrétaires des sec
tions vendredi 10 octobre, à 8 heures 45 du soir,
10. rue de Lancry, sous la présidence d'Hervé Le
Grand.
Présence nécessaire.
NOS REUNIONS ET NOS SECTIONS
PARIS ET BANLIEUE '
V arr. — Aujourd'hui 7 octobre, à 9 h. du soir,
9, rue Cujas, réunion de réouverture de la section ;
conférence par Jetn Gazave : L'Action française et
le mouvement intellectuel et révolutionnaire.
Communications importantes.
VII' arr. —(Section Marius Plateau) :Aujourd'hui
7 octobre, à 8 h. 45 du soir, à la permanence, 116,
rue du Bac, conférence par José Vincent.
XIII' arr. —Aujourd'hui 7 octobre,à 8 h.45 du soir,
salle Blanchard, 2, place d'Italie, conférence par
SI. Bisson, président de la section : L'année écou
lée et la situation actuelle.
Issy-les-Moulineaux.-' Aujourd'hui 7 octobre, à
8 h. 45 du soir, à la permanence, 20, rue Victor-
Hugo, réunion de la section.
Tous nos amis, ligueurs, alliés et abonnés sont
invités.
PROVINCES
Mazamet (Tarn). — Vendredi 10, à 8 h. 15 du
soir, salle Blattes, grande réunion privée avec le
concours de Joseph Delest et Charles Ebelot.
On trouve des cartes aux cafés du Redondol et
Reaendol, et au café Sabarthcs.
On en trouvera également à l'entrée de la salle
de réunion.
Dimanche 12, à 10 heures, grand'messe & l'église
Notre-Dame, pour les morts de l'Action frangaise.
A midi, banquet servi dans la salle do l'école libre
Notro-Dame. Prix : 15 francs. Les inscriptions
sont encore reçues chez M. Lacroux et au café
Ssltarthès.
A 8 h. 15 du soir, grande soirée récréative,
salle de la Colonie, sous la présidence de M. le
docteur Durand, président dp la Fédération tar-
naise d'Action française, au bénéfice , de la pro
pagande.
On trouve des cartes aux cafés du Rsdondal et
et Sabarthès.
Saint-Amans-Valtorct. — Samedi 11, réunion
avec lo concours de Joseph Delest et do Charles
Ebelot.
Millau (Aveyron). — Demain, mercredi, "â
8 h. 30 du soir, café'Bertrand, place de la Capelle,
réunion générale de la section ; ordre du jour :
L'Action française et la situation générale ; le
nouveau programme de propagande.
Ligueurs, alliés et amis sont invités
NAISSANCE
Nous apprenons avec grand plaisir la naissance
d'Antoinette-Anne-Gabriellc Berger, seconde fille
de notre collaborateur et ami Ernest Berger, tré
sorier de la Ligue d'Action française. Nous lui
présentons, ainsi qu'à Mme Berger, nos très vives
félicitations.
-e>-
Eïicore une mystérieuse
disparition dans le Finistère
On signale la disparition d'un fonctionnaire qui
jouissait dans le département du Finistère et par
ticulièrement dans les milieux agricoles, de la plus
grande considération. Il s'agit de M. Soulières, di
recteur des services agricoles à Quimper.
M. Soulières, célibataire, âgé d'une cinquantaine
d'années, était parti de son domicile mardi 30 sep
tembre dernier, vers 6 heures du matin ; il se
rendit à la gare cù il fut salué par un de ses amis
qui lui demanda s'il partait en voyage : « Impos
sible, répondit-il, le conseil général me retient à
Quimper. »
L'enquête ouverte depuis aurait cependant dé
nie çtré que M. Soulières prit, peu après, un train
se dirigeant vers Lorient. Il aurait même été vu
dans cette ville. C : cst à partir de ce moment que
l'on est sans nouvelles de lui. La femme de oham-
bre de M. Soulières a d'ailleurs retrouvé dans sa
chambre les objets de toilette et le lingo qu'il em
portait lorsqu'il se rendait en voyage.
D'autre part, des amis du disparu ont remarqué
qu'il n'avait pas perçu sont traitement et l'on sup
pose qu'il ne devait avoir en pocha qu'une très"
failbe somme.
L. JUSSELÂIN
Exigea-le de vos fournisseurs
7*3*55
«vue de Sa Presse
Commentaires
du discours Chautemps
Curtius, dans le Gaulois, compte très
justement sur la résistance des catholiques
et sur l'état d'esprit des masses françaises,
bien changé depuis vingt ans :
M. ChsirtempB peut brandir ses foudres en car
ton. San tonaerye de théâtre n'effraiera aucun ca
tholique. Les congrégations qu'il menace* la gron
da majorité des Français comprennent qu'elles ré
pondent à un besoin. Pour détruire ce besoin, la
loi est impuissante.
Enfin, Quotidien, Ere nouvelle, Paris-
Soir applaudissent bruyamment. Tout fier
dé l'érudition « waldCck-roussicnne » que
lui a procurée, lo ruatin, la lecture do
l'article dé Maurras, M. Frossnrd déclare
dans Paris-Soir ;
Le» oongréganistes se réclament d* la liberté.
Mais la liberté n'est pas én cause. Waldeck-Rwis-
seau distinguait < entre l'association ordinaire qui
tend'à développer la personnalité humaine et la
Congrégation qui a pour but db l'anéantir. »
« Thèse traditionnelle, souligne M. Maurras,
dont tous les vrais républicains ont l'intelligence
et le sens ». Raison de plus pour que nous sa
chions gré à M. Chautemps de l'avoir rappelée.
Encore une fois, tous ces commentaires
sont naturels et prévus. Arrivons à l'excep
tion.
L'Intransigeant
et ïa lettre des cardinaux
L'Intransigeant s'était abstenu de parler,
en $on temps, de la lettre des cardinaux.
Brusquement, hier, M. Bailby est sorti de
sa réserve. Il a fait, dans son journal, un
historique de la querelle ; il l'a fait, dit-il,
« avec une documentation un peu plus pré
cise ».
Les lecteurs de l'Intransigeant ont dû
bien rire de cette prétention quand ils
ont lu, quelques lignes plus bas :
Un certain nombre de cardinaux, à la vérité,
ont voulu riposter à l'attaque. (Ils sont restés d'ail
leurs une minorité)...
\ Et, un peu plus loin, M. Bailby parle du
ràanifcste de « six ou huit cardinaux »...
La documentation précise de M. Bailby hc
va pas jusqu'à lui permettre de distinguer
cardinal et évêque ; comme il n'est jamais
trop tard pour s'instruire, nous lui appren
drons qu ? ii n'y a en France que six cardi
naux,, que, ces six cardinaux ont tous signé
le « manifeste » ; de plus, il y a 87 évêques
diocésains...
Où en est le fascisme ?
Intéressante mise au point de Camille
Mallarmé dans le Gaulois : « Où en est le
fascisme. ? »
Le grand dramaturge Pirandello, qui réclamait
par lettre ouverte, ces jours-ci, l'honneur d'être
inscrit au parti fasciste, exprimait en même temps
son admiration illimitée pour Benito Mussolini :
« Le seul reproche qu'on puisse faire au fascisy
me, ajoutait-il, est l'importance inconcevable qu'il
donne à des adversaires au-dessous du' médiocre,
dépourvus à la fois d'esprit moderne et d'esprit
national. ï
Ce.jugemçpt synthétique me paraît si exact'quc
j'éviterai- charitablement une analyse plus détail'
iée. Un exemple entre cent suffira. Si l'on 6onge
que le plus farouche « défenseur de la Constitu
tion » à l'heure présente est justement l'ex-minis-
tre Amendola qui. en octobre 1922, contraignit son
chef Facta, déjà démissionnaire, à faire exécuter un
décret d'état de siège dont la moindre conséquen-
ce.iflllaït ctxfl de précipiter l'Italie dans la guerre
civile, sans avoir soumis auparavant ce décret à
la signature du Roi, on ne peut plus que hausser
les épaules aux pliilippiques 'et jérémiades que
multiplient des « constitutionnels » de cc genre
contre les imaginaires. illégalismes fascistes.
Cette débilité intellectuelle des adver
saires :du fascisme avait été, d'ailleurs, lo
gfand 'eiïseigncmcnt de la campagne "élec
torale italienne.
Les méfaits de la Révolution
Fort bon article de M. de la Fouchar-
dière dans l'Œuvre. M. Chautemps, inter
rogé sur le projet de réforme administra
tive, avait répondu à un de nos confrères :
. — Vous voulez me parler du projet qui com
portait la suppression des départements et la créa
tion des régions. Des régions ? Savez-vous ce que
c'est ? Moi je ne vois pas très bien. C'est très joli
de parler de régions. Mais est-jl certain qu'il en
existe ?
M. de la Fouchardière a bondi. Et, du
coup, c'est le procès de la révolution en
une colonne :
On peut elfe ministre de l'Intérieur et néan
moins ignorer l'histoire et la géographie. M. Ca
mille Chautemps est un excellent républicain qui
répudie les legs de l'ancien régime. Mais l'anoien
régime nous a fait un legs impérissable : la France,
divisée en provinces.
La Révolution fut une manifestation admirable
ment photogénique, mais intégralement ratée ; elle
ne réalisa même pas de réformes administratives.
Entre autres échecs, ou, ce qui est plus
grave, entre autres réussites désastreuses,
voici l'apparition des départements :
C'est en vain que, méconnaissant le droit des
peuples et la saveur du terroir, elle fit sur le pa
pier un absurde lotissement des anciennes provin
ces, qui sont, des petites nations parce qu'elles ont
une âme (uns âme qui manque à beaucoup de
grondes nations hybrides).
Mais n'importe quel Français vous dira, tout
naturellement :
— Je suis Tourangeau, ma femme est Bretonne...
E; nous avons passé nos vacances dans le Limou
sin.
N'en déplaise à M. Camille Chautemps, il y a
encore, il y aura toujours des Auvergnats, des
Bretons, des Savoyards, des Provençaux... Chacun
de ces indigènes sent son fruit ; entre an Gascon
et un Picard (qui tous deux sont Français, bien
entendu, bien entendu), il y a autant de diffé
rence qu'il peut en exister entre un Anglais et un
Cosaque.
Alors, pourquoi les républicains s'obsti
nent-ils à nous imposer les départements ?
M. de la Fouchardière, enfant terrible, le
dit sans mâcher les mots :
M. Chautemps a répondu par avance à "nia ques
tion : il faut des départements paice qu'il faut
des sous-prefets. Et ce n'est pas le moment de
supprimer les soue-préfets puisqu'on parle de ré
tablir le scrutin d'arrondissement.
Fort bien. Voilà un argument d'ordre histo
rique. Les duchés furent autrefois créés pour les
ducs et les comtés pour les comtes. Les départe
ments so.nt créés pour les sous-préfets et les sous-
préfets pour les besoins électoraux qui se font
sentir tous les quatre ans.
Excellent. Avec cette réserve que, sous
un Louis XIV, déjà sous un Louis XIII, les
provinces n'étnient plus les fiefs des ducs
et des. comtes. Elles étaient vraiment des
«régions». Encore un recul de la Répu
blique.
* Jaurès au Panthéon
Dans l'Eclair de Montpellier, M. Jules
Véran feint de s'être laissé enfermer dans
le Panthéon, après l'heure réglementaire
et d'avoir consulté « les ombres » sur le
transfert prochain des restes de Jaurès...
Portalis a été le Virgile de notre Dante,
qui lui a parlé provençal :
— Qu'en pense Voltaire que je n'ai pu saisir ?
— Voltaire n'aime pas Jaurès. Il trouve soh
style insuffisamment dépouillé, sa pensée confuse;
puis, vous le savez, il n'a jamais eu de goût pour
les longues périodes et les éclats de voix ; enfin,
pour tout dire, ce philosophe aristocrate qui, dans
une de ses lettres, demandait pour le peuple .« un
aiguillon et du foin », estime que Jaurès s'est en-
canàillé.
— Et Baudin, le représentant du peuple, qu'en
dit-il ?
— Baudin ? Il est un peu aigri. Lui qui s'est
fait tuer sur la barricade en disant « Voilà com
ment on meurt pour vingt-cinq francs par jour »,
il a un certain dédain pour ses successeurs qui
encaissent, pour vivre, 27.000 francs par an.
— Sans compter la franchise postale. Et le pré
sident Carnot ? A-t-il fait connaître son opinion ?
—• Carnot continue à être constitutionnel. Il ne
parle pas, il salue.
— Tiens, j'aperçois Victor Hugo là-bas...
— Oh ! lui, tout à fait pour Jaurès, il le tenait
pour son successeur dans le rôle de grand-prêtre
de la t'èligion démocratique. « Il a toutes mes
idées, tûSus disait-il hier : l'émancipation do l'hu
manité par le progrès, le jour succédant à la nuit,
les frontières tombant devant le Verba, les Etats-
Unis d'Europe, la paix perpétuelle par la fraternité
universelle : son style même — ajoutait-il — n'est-
il pas celui de mes poèmes philosophiques ? En
fin, comme moi il a prophétisé, et comme moi il
ri'a annoncé que des choses qui ne sont pas arri
vées. >11 concluait : « C'est mon frère, ên pro6e».
Voltaire, qui passait et qui avait entendu lui dé
cocha : « Vous formerez ici le groupe.de Path-
mos ». Car Voltaire n'aime pas plus Hugo que
Jaurès.
— J'abuse de votre obligeance, Monsieur Porta-
lis. Mais serait-il indiscret de vous demanSet vo
tre propre opinion ?
* — (M ! je ne suis pas de ceux qui se passion
nent pour. la politique. Je suis devenu philosophe.
On m'a mis ici pour avoir négocié le Concordat :
je m'attends à y voir arriver Combes pour l'avoir
déchiré. Ainsi va le monde. Ce que je pensé de
Jaurès ? Je n'aime pas ses idées, mais, Méridio
nal, ayant eu pour mon pays l'amour que vous
save», comment n'aurais-je pas de la sympathie pour
te chaBteur du Midi ? C'est cela, Jaurès : un
beau ténor de Toulouse. Il pensait ce qu'il pensait,
mais il chantait bien.
Il faut bien croire que Jaurès a été un
grand orateur, puisque tout le monde le
dit. Mais pour nous qui ne le connaissons
que par ses écrits, quelle déception !
v Un esprit étroit
M. Robert Giron ( Eclair ) a demandé à
diverses personnalités littéraires leur opi
nion sur la méthode de M. Frédéric Le-
fèvre en matière d'interviouves. L'impas
sibilité, leur a-t-il dit, est-elle bien la vertu
essentielle d'un interviouveur ? M. André
Lang à cru devoir répondre :
Je pense avec violence que Frédéric Lefèvre
n'est pas un interviewer, ni un journaliste. C'est
un esprit chargé de curiosité et de culture, qui
poursuit avec une conscience touchante l'accom
plissement d'une tâche parfaitement inutile. En
se refusant à prendre parti, en se refusant à
interpréter ses reportages, il nous a dotés d'une
intéressante documentation psychologique sur les
écrivains d'aujourd'hui, mais qui n'a qu'une va
leur c scolaire 2>, si j'ose dire, comparable à celle
des recueils de morceaux choisis. Tout ce qu'il
a l'air de nous révéler est dans l'œuvre de ses
interviewés. Il nous épargne sseulement la peine
de l'y chercher.
C'est toute la question du journalisme
qui est ici posée. Il y a plusieurs demeures
dans la maison du père ! Il fatrt peut-être
des boulcvardiers brillants, pétulants, spi-
FEUILLETON DE L'ACTION FRANÇAISE
du 7 octobre 1924
: — 21 —
La Jonque rouge
ROMAN
par
Maurice DUBARD
Le petit bateau poussé par deux Chinois
vigoureux, debout tous les deux, l'un à
l'arrière, armé d'une longue godille, l'autre
à l'avant une pagaie à la main, se frayait
rapidement un passage à travers les mille
embarras ordinaires d'un port chinois, et
bientôt ayant dépassé les bateaux de fleurs,
gagnait le large en se dirigeant sur un va
peur sous pression, dont la cheminée vo
missait des flots de fumée noire.
— Mais où me conduisez-vous ? dis-je,
prise d'une fayeur subite.
Tao-Lang sourit pour la deuxième fois.
— Vous allez le savoir, mademoiselle et
je vous le répète, je vous ménage une sur
prise qui ne vous paraîtra'point banale.
Le sampan accosta au bas de l'échelle.
— Prenez la rampe, ordonna l'abomina
ble Chinois, d'un ton froid, et montez, je
vous prie. 1
— Non, je ne monterai pas, dis-je avec
énergie... reconduisez-moi à l'hôtel...
Tao-Lang ne répondit rien, mais, sur un
signe de lui, au moment où je me disposais
à rentrer sous le toit du sampan, je me
sentis saisie par deux mains de fer,
M'enlever, me déposer au sommet de
l'échelle et me pousser sur le pont, fut l'af
faire d'un instant.
Lorsque je pus reprendre haleine, le sam
pan s'éloignait déjà du vapeur, à toute vi-
tpççp.
J'étais affolée.
Tao-Lang me regardait avec un mau-
va : .s sourire. Je le dévisageai et tirant de
mon sein le petit poignard algérien que tu
m'avais offert, le jour de notre visite à' bord
de la pleine-Blanche : « Misérable ! » lui
criai-je, la main haute, prête à frapper.
Le lâche eut peur, il recula et se tenant
à distance respectueuse, il me dit d'un ton
insolent :
— Ecoutez, ma toute belle, et retenez
bien mes paroles :
Lorsque j'eus l'honneur de demander
votre main à M. Mersan, vous pouviez tout
arranger en m'acceptaut pour époux. Et
au lieu d'être ce soir sur un vapeur incon
fortable, entre le ciel et l'eau, nous serions
tranquillement à Paris, jouissant du luxe
dont je voulais entourer votre beauté.
Vous sauviez ainsi l'honneur de vo
tre père et vous vous assuriez le plus mer
veilleux avenir en devenant la femme du
tout-puissant Tao-Lang.
Vous avez refusé, avec hauteur, préié-
rant la misère et la honte aux félicités
que vous réservait le « bon Chinois ».
— Grand merci, dis-je d'un ton iro
nique et méprisant, je n'ai que faire de
vos félicités...
Sans s'arrêter à cette réplique, Tao-
Lang continua sa petite harangue.
-r- Le « bon Chinois ». a compris que
s'il insistait, votre faible père céderait à
votre fantaisie..,> et c'est alors que j'ai joue
la comédie de la soumission.
Mais quand Tao-Lang
il « veut » une femme comme vous, un
vrai trésor, il faut que, tôt ou tard, le
trésor lui appartienne. Il y perdrait la
vie plutôt que de céder.
Je vous ai voulue et je vous ai !...
•— Pas encore.., '
— Maintenant, que vous acceptiez ou
non vous êtes à moi.
— C'est ce que nous verrons...
— Quant à votre père, à l'heurt! ac
tuelle, il est ruiné, déshonoré. >
Avant de quitter Paris, j'ai pris les
dispositions nécessaires poutr que mes
fonds lui soient retirés, sur l'ordre lan
cé télégraphiquement de IIong-Kong.
Cet ordre a été expédié avant-hier soir,
et en ce. moment, c'est par centaines que
les malheureux clients de la Banque de
Paris-Pékin viennent, hurlant de colère,
assaillir sa porte close.
Votre père est irrémédiablement perdu,
car celui-là seul qui pouvait peut-être le
sauver, ce petit imbécile qui voulait vous
épouser, ignore complètement ce que
vous êtes devenue et ne saura jamais vous
retrouver.
— C'est encore ce que nous verrons.
— Dans huit jours, continua Tao-Lang.
la petite somme dont dispose votre père
sera dépensée, et la seule ressource, pour
échapper à son triste sort, sera le sui
cide.
Isabelle, à cet instant de son récit, écla
ta en sanglots.
Raymond lui prit - affectueusement les
mains, et, gagné par l'émotion, mêla ses
larmes à celles de la jeune femme.
C'était la première fois qu'était évo
quée entre eux, l'éventualité trop pro
bable de la mort de M. Mersan.
— Tu n'as jamais eu de ses nouvelles ?
interroge? Raymond.
Hélas I non ; pendant plus d'un an,
j'ai été sequestrée, retranchée du monde.
— Le monstre savait évidemment quel
était le sort de mon pauvre papa.
Ce qui m'étonna et ce qui me laisse,
je l'avoue, un reste d'espoir, c'«st que,
dans un de ses accès de fureur épique,
provoquée presque chaque jour par* nia
résistance victorieuse, il ne sn'ait pas
informée de sa triste fin. Je ne puis pas
attribuer cc silence à un sentiment de
pitié, de la part d'un être aussi mons
trueusement méchant.
Ou mon pauvre papa, me disais-je, est
mort, et, assurément, Tao-Lang le sait,
mais ne veut pas me donner cette triste
nouvelle, craignant de se rendre encore
plus odieux et de s'enlever ainsi tout es
poir de jamais me fléchir, ou il est tou
jours de ce monde, et le misérable ne
veut pas me donner la satisfaction de
l'apprendre.
Quoi qu'il en soit, je n'ai iamais perdu
toute espérance, et je me berce encore
de l'espoir qu'il a échappé à son cruel
destin.
Nous pourrons, sans doute, arriver
bientôt à connaître la vérité.
Avant de rentrer en France, peut-être,
en effet, pourrons-nous nous arrêter quel
ques jours à Hong-Kong et y faire les
recherches nécessaires... •
Raymond eut un triste sourire.
Rentrerai-je jamais librement en
France 1 dit-il amèrement.
— Mais oui, mon chéri, tu rentreras
dans ton pays, la tète haute, je te l'af
firme, et tu sais que je ne me trompe ja
mais.
—• Dieu t'entende et nous donne la pos
sibilité de retrouver ton pauvre vieux
papa 1
Tu peux être assurée que si nous avons
le bonheur de le retrouver vivant, je suis
assez riche pour le sauver du déshon
neur, et que, s'il est mort, je saurai bien
réhabiliter sa mémoire.
Isabelle répondit par une pression de
main silencieuse, plus significative que
les remerciements les plus chaleureux.
Alors, la jeune femme essuya ses larmes
et reprit le récit de sa navrante odyssée.
CHAPITRE XXV
— J'écoutais, continua Lsabelle, les pro
pos du misérable, avec une stupeur mêlée
de rage.
— Jamais ! jamais ! lui criai-je indi
gnée, vous ne m'aurez vivante, car si vous
osiez porter la main sur moi et quo je n'aie
pas la force de repousser votre brutale
emprise, je retournerais mon arme contre
moi, plutôt que d'appartenir à un hor
rible magot de votre espèce, traître, assas
sin et voleur de filles.
Cette épithète « d'horrible magot » eut
plus d'effet sur Son Excellence que toutes
mes autres invectives.
Il se précipita sur inoi, la main haute,
les yeux' exorbités...
Mes forces décuplées par la colère et la
haine me rendaient plus terribles qu'une
tigresse.
J'étendis le bras armé de mon poignard,
et de nouveau l'infâme recula.
Il aurait pu appeler à son aide, me faire
saisir et ligoter.
Qui l'en empêcha ? La raison en est dif
ficile à expliquer :
Espérance secrète d'arriver & me vain
cre, par la lassitude, la persuasion et la
douceur 1 ■
Que sais-je? Quoi qu'il en soit, à parlir
de ce jour, ma vie fut un combat conti
nuel.
Cependant, cc soir-là, il me laissa tran
quille.
Comme j'avais refusé de descendre dans
la cabine, où l'on voulait me conduire, on
m'apporta sur le pont un matelas et des
couvertures.
Lorsque le bateau fut en marche, ne
voyant plus que l'officier de quart et deux
matelots, dont l'un était à la barre, je me
décidai à me coucher, tout haf'lée, sans
lâcher mon arme, toujours prête à bondir
et à frapper le premier qui ferait mine de
norter la main sur moi. (A suivre)
rituels et superficiels. Mais il faut non
moins nécessairement des serviteurs de
l'idée. Nous pouvons certifier ici que telle
conversation de M. Frédéric Lefèvre ou da
tel ou tel de nos amis contient quantité
d'indications qui ne se trouvent pas, ou
pas encore, dans l'oeuvre de ses interlocu
teurs.
Un nouveau journal
Le premier numéro de la Vie catholique
a paru. Ce journal doit présenter, chaque'
semaine, un tableau de la vie i-cligieuse*
artistique, scientifique, etc., du catholi
cisme. Pas de politique- Il veut rester
neutre et se déclare « optimiste ». C'est
ce qu'exprime ingéni'euseniênt l'humaniste
qui fut guerrier.
Il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure,
y écrit M. Paul Cazin, ni de maudire trop foft le
temps présent. Bien des choses vont mal, mais
tout s'arrangera; puisque Dieu nous l'a promis;
Cela permet de ne pas prendre au tra
gique les persécutions qui s'annoncent. Le
cardinal Dubois, questionné au sujet de la
lettre des six chefs de l'Eglise de France,
déclare à M .Bucailie :
La* réponse de M. Herriot ne dissipe pas sans
doute tous les nuages amoncelés ; elle appelle
maintes réserves*; nous pourrions inaïquer les
points où n'existe pas l'accord, niais il nous
plaît d'en souligner certaines phrases que nous
voulons rapprocher des paroles prononc&s à
Meaux par le président du Conseil sur l'union
nécessaire de tous les Français.
Optimiste aussi, ce curieux articlé où.
l'on démontre que Robespierre n'était pas
anticlérical et ou l'on semblé citer lé grand
Ancêtre en exemple aux radicaux qui nous
gouvernent. Pourvu que lesdits radicaux
ne comprennent pas la Vie catholique à
demi-mot ! Car, entre nous, Robespierre
faisait bien couper le cou aux prêtres,
n'est-ce pas ?
Sérieusement, avec son titre un peu bien
vaste, la Vie catholique doit être le,rond-
point du libéralisme religieux et politique.
C'est son droit. Mais il faut le savoir. Per
sonne ne doit s'y tromper.
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