Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1924-01-22
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 22 janvier 1924 22 janvier 1924
Description : 1924/01/22 (Numéro 22). 1924/01/22 (Numéro 22).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
Dix-septième Année. — N°22
f
EDITION DU MATIN
Mardi 22 Janvier 1924
15 centimes. S eihs et S hibb-iît- O isii
20 centimes, D épartements et C olosici
ABONNKMENTS : Cn A«. liiMels. Trais «ta.
France et Colonies. i8 fr. >5 fr. i3 fr.
Klranger 8a » i> » 13 »
Chenue postal : Compte 33.900 Parii.
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL,
« Tout ce qui est national est notre. »
Le Duc d'ORLÉANS
héritier dos quarante Rois qui en mille ans firent la France.
HEDA .CTtOïf A ADMINISTRATION •
ii. ras ds Borne, PARIS (S")
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Après 10 bourse du soir : Ségur t <-(>&'
Registre de Commerce ; Seine K* 78.53a
Fondateur : HENRI VAUGEGIS — Directeurs politiques : LÉON DAUDET et CHARLES MAURItAS — Rédacteur en chef : MAURICE PUJO
Aujourd'hui 22 janv'er t?
anniuersairc de l'assai nnat
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MARIUS PLATEAU'I
Héros et Martyr
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A Maunoury, ministre de l'Intérieur
M onsieur le M inistre,
Je vous ai toujours traité avec le respect
que méritent une sensibilité naturelle, —
malheureusement combattue en vous par
la mesquinerie politique, — une fine et
vive "intelligence, et une souffrance phy
sique noblement supportée. En une circons
tance tragique, l'assassinat de Plateau,
votre émotion spontanée nous a émus.
Devant certaines preuves, que npus vous
apportions, de l'indignité de certains de
vos subordonnés, nous avions cru, Maur-
ras, Pujo et moi, que vous alliez agir. Vous
n'avez pas agi. Quelques semaines plus
tard, cherchant à masquer le suicide de
Joseph Dumas, directeur des Renseigne
ments généraux, — ce qui pouvait être
excusé, — vous avez prononcé des paroles
entièrement contraires à la vérité, qui était
que Dumas était un misérable et avait faci
lité la trahison de Duval et de Marion. en
confiant à Duval' et à Marion — hommes
tarés et que Dumas savait tares — des
missions de confiance en Suisse, en pleine
guerre. De même, vous vous êtes obstiné à
couvrir Ducrocq, directeur des Renseigne
ments judiciaires, malgré les preuves à vous
données de sa connivence avec deux igno
bles maîtres chanteurs, alimentés par ses
services : Anquetil et André Gaucher,
l'homme de Trochu et de VOuest-Eclair et
condamné depuis comme provocateur au
meurtre.
Votre faiblesse a eu les résultats qu'elle
ne pouvait manquer d'avoir. Elle a encou
ragé des misérables qui, voulant se venger
du père, — justicier de Malvy et de Ley-
marie, — ont combiné de compromettre et
de saisir, dans un simulacre de projet d'at
tentat, un innocent et délicieux petit garçon
de quatorze ans et demi, souffrant d'un
trouble nerveux connu des misérables en
question, et dont ces manigances ont amené
le meurtre. Vous êtes père de famille, mon
sieur Maunoury. Représentez-vous, en lais-
-paht de-côté- la politique, l'état d'esprit
d'un père et d'une mère qui lisent conjoin
tement les dépositions, effarées et contra
dictoires, devant la justice, des misérables
dont je vous parle et de leur indicateur, îe
libraire Le Flaoutter, et qui se disent que,
sans votre faiblesse aveugle vis-à-vis de vos
effroyables subordonnés, cela ne serait pas
arrivé.
Ne me dites pas : « Je 11c sais pr.s, je
n'ai pas. lu ; ce n 'est pas mou rôle, ça
regarde Colrat, le Parquet et le j tige ». La
Sûreté générale est dans vos attributions,
dans votre local. Son indignité rejaillit sur
vous. Les renseignements, déjà publiés, au
sujet de l'affaire' de notre malheureux
enfant, et qu'il est de votre devoir de con
naître, — car ils mettent en cause, et de
quelle terrible façon î certains de vos
subordonnés, — emportent chez tous le
doute, sinon, chez ceux qui savent, la con
viction. Avez-vous fait une enquête person
nelle ? Avez-vous demandé à M. Marlier,
non des explications, mais ïe dossier qu 'il
a dans son coffre et qu'il se figure pouvoir
tenir secret, même .vis-à-vis de la Justice
régulière ? Avez-vous confronté ce dossier
avec les dépositions extravagantes de MM.
Lannes et Delange, complices et compères
de Le Flaoutter ? Avez-vous, en un mot,
dégagé vos responsabilités par une enquête,
personnelle et sévère, auprès des trois hauts
fonctionnaires qui ont causé la mort de
notre petit garçoji ?
Si vous ne l'avez pas encore fait, faites^
le. Si vous n'êtes pas informé, informez-
vous. Car non seulement votre responsa
bilité ministérielle, mais votre honneur —
entendez-moi bien ! — est engagé dans ce
fait indéniable et terrible : la complicité
criminelle du «libertaire», organe de
l'anarchie officielle, et de votre Su-
reté générale . L'affaire Plateau avait déjà
démontré la collaboration sanglante d'une
partie de la police politique et de la fille
Berton, qui ne fut que son instrument. L'as
sassinat, aujourd'hui patent, de notrfe petit
Philippe, et les incidents de l'instruction
en cours démontrent, avec plus de certitude
encore, la connivence des sombres machi
nistes de la rue des Saussaies et des sor-.
dides cannibales de la rue Louis-Blanc. Le
pivot de l'affaire c'est Le Flaoutter, ce
libraire du. 46, boulevard Beaumarchais, à
cheval sur la rue de Bretagne, le Libertaire
et la Sûreté générale, qui a reconnu avoir
«agencé dans l' ÉROTIQUE » une chambre
secrète de son .magasin, et qui avait
parmi ses « clients » votre M. L a NT v ES,
dont il était en même temps l'indicateur.
Vous ne comprenez pas, monsieur Mau
noury? Attendez seulement quelques heures
et vous verrez si "M. Lannes n'a pas, avec le
meurtre ( qu'il ne voulait peut-être pas,
mais qu'il a surement amené et conduit)
de notre petit garçon, autant de raisons de
suicide, sinon davantage, que Joseph Dumas.
Car — et j'insiste sur ce point — les
efforts et conciliabules actuels de MM.
Marlier, Lannes et Delange, en vue de
récouvrir et de truquer, une fois de plus,
la vérité qui suinte dans leurs suprêmes
mensonges et dans ceux de Le Flaoutter,
cette vérité est aujourd'hui connue. Je dis
« connue dans ses détails ». Les uns et les
autres perdent leur temps. Leur naufrage
est inéluctable et imminent. Je vous de
mande si, par votre abstention coupable,
monsieur Maunoury, vous voulez, vous hon
nête homme, vous père de famille, être
entraîné dans ce naufiage ?
C'est là votre charge, monsieur le Mi
nistre ; et elle est lourde, et elle est dure ;
et j'en conviens. Mais elle est moins lourde
•et moins dure que notre affliction et notre
indignation. Craignez, monsieur Maunoury,
craignez, en continuant à couvrir ces
hommes de sang, une "autre indignation,
celle de la Providence, devant laquelle vous
comparaîtrez aussi, au jour marqué, et qui
peut vous demander des comptes de clair
voyance et de justification d'ici là.
Léon DAUDET
Député de Paris.
A LA MEMOIRE
DE
MARIUS PLATEAU
1,1 Y
Aujourd'hui, 22 janvier, un an se
sera écoulé depuis que Marins Plateau
est tombé, lâchement frappé dans le
dos par l'Anarchie qui a reconnu avoir
voulu venger l'Allemagne de l'occu
pation de la Ruhr.
Ce premier anniversaire sera com
mémoré par un service solennel qui
aura lieu
Aujourd'hui à 10 heures
' •
Saint-Pierre-dn-Gros-Caillou
M. le chanoine Coubé prendra la
parole au cours de la cérémonie.
Au lendemain du monstrueux ver
dict qui a offensé la conscience uni
verselle, cette cérémonie prendra le
caractère d'un acte de réparation. C'est
pourquoi non seulement tous les amis
de l'Action française : ligueurs, alliés
et camelots du roi se feront un devoir
' d'y assister, mais les combattants à qui
on a refusé la justice en la personne
du sergent de Port-Fontenoy, les pa
triotes et tous les honnêtes gens que
le verdict a insultés, sont également
conviés à cet hommage solennel à un
héros et à un martyr de la cause na
tionale.
Une. délégation, conduite par le comité
directeur des Camelots du Roi, se rendra
aujourd'hui 22 janvier, à 3 heures, heure de
l'assassinat de Marius Plateau, sur la tom
be de notre ami.
AU LIVRE D'OR DU REGIMENT
Ce matin, dans la chaire de Saint-
Pierre -du-Gros-Caillou, paroisse de Marius ■
Plateau, un grand orateur sacré fera revi
vre la figure du héros et du martyr. On
trouvera, dans l'Action française de de
main, un compte rendu aussi complet
que possible des paroles prononcées par
M. le chanoine Coubé. Aujourd'hui, con
tentons-nous de reproduire une fois de
plus le récit immortel qui est inscrit au
Livre d'Or du 355» régiment d'infanterie :
Le sergent Marius Plateau, 22" compa
gnie du 355* régiment, le 20 septembre
19.14, à Vaux-sous-Fontenoy, le 6*. bataillon
du 355* ( commandant Mermet) déjà très
éprouvé (il lui reste 4 officiers et 500 hom
mes), est appelé à venir à l'aide d'unités
voisines.
Il faut offrir une cible aux mitrailleuses
allemandes pour détourner leurs feux et
permetttre ainsi au bataillon de franchir
une zone battue pour tourner la position
ennemie. ■
A la tête de ses hommes qu'il enlève
par son commandement énergique et en
traînant, qu'il galvanise par l'exemple de
son ardeur, le sergent Plateau quitte le
fossé d'une lisière de bois, fait irruption
sur un glacis, sa chaîne de tirailleurs, eh
plein champ, face à l'ennemi,- et attire
l'acharnement du feu.
Frappé d'une balle à la tête, l'héroïque
sergent est laissé pour mort sur le ter
rain. Trente de ses hommes sont tués ou
blessés. Grâce au sacrifice de ces braves,
le bataillon passe.
Défilé aux vues de l'ennemi, il se masse
pour l'assaut.
Les Allemands, attaqués à revers, sur.
leur flanc droit, sont chassés à la baïon
nette, de l'éperon nord de Port-Fontenoy,
position tactique de ht.ute importance.
L'ennemi laissait sur le terrain 50 morts.
Le bataillon ramenait 20 prisonniers vali
des, deux mitrailleuses et un important
butin.
LA POLITIQUE
I. M. Poincaré au carrefour
Soj'ons sérieux, voyons les, choses.
Depuis de longs mois, nous assistons à
la coalition de nos mauvais amis et de
nos ennemis.
Frappés du contraste de notre politique
extérieure et de notre politique intérieure,
ils ont décidé de l'exploiter à fond. Les
élections à date fixe, leur en fournissant
le prétexte légal et constitutionnel, ils
l'ont saisi avec empressement. Ils auraient
été trop bêtes de ne pas le saisir. C'est ce
que dit le lieutenant-colonel Fabry, dans
l'Intransigeant d'hier :
« Comment aurait-on traité le comman
dant de secteur qui aurait fait afficher
çur ses tranchées, bien en vue de l'ennemi,
l'avis suivant : « La relève aura lieu de
main à 22 heures. »
« Voilà cependant un an que nous an
nonçons urbi et orbi : les élections auront
lieu au mois d'avril ou de mai 1924.
« Il faudrait que l'Allemagne soit deve
nue tout à coup aussi naïve' qu'elle a été
rusée pendant quatre ans pour ne pas pro
fiter de l'occasion. »
C'est ce que nous disons depuis un
quart de siècle. Les gouvernements élec
tifs sont les plus découverts de tous. Le
nôtre est donc guetté, comme électif et
comme inconséquent : sa politique inté
rieure, surtout depuis janvier 1923, ne
servant qu'à affaiblir et à décomposer sa
politique extérieure, il prépare les élec
tions contre lui-même, et cela se voit de
partout.
Nous n'avons cessé d'en faire l'obser
vation à M. Poincaré. Mais cela n'a servi
de rien, et sa tendance la plus fâcheuse
semble s'être précisée et renforcée dans
ces derniers jours, depuis que la question
du franc s'èst posée toute vive. Tout ce
que l'ennemi veut lui faire faire, il le
fait. Tout ce que l'ennemi aspire à lui
voir défaire, il le défait. Sai popularité
légitime, sa qualité d'homme national,
û'honunc-drapeau, disait Barrés, et de re
présentant de la défense nationale, il le
repousse, il le rejette, il. ,1e. laisse englou
tir dans de mauvaises petites mesures de
détail qui ne sauveront rien, mécontente
ront tout le monde et faciliteront l'œuvre
de l'ennemi.
Des économies ? Soit î Mais si elles sqnt
faites sur ce budget de la défense natio
nale?- qui - Aurait- bèsbîn d'être-' renforcé,
quelle différence y a-t-il, du point de vue
qui nous unit, du point de vue de la na
tion, entre un ministère Poincaré et un
ministère Waldeck, ou un ministère Com
bes, ou un ministère Briand ? Encore les
économies ruineuses se défendaient-elles
autrefois par la logique d'un gouvernement
voué à l'utopie du pacifisme et du désar
mement. M. Poincaré ne croit pas à la paix
fatale, et il oublie d'armer quand le
bruit d'armes germanique bat le seuil de
son cabinet ! A quoi servent les senti
ments patriotiques et les idées justes si
les actes ne correspondent qu'aux erreurs.
et aux défaillances que souhaitent, que
veulent, qu'inspirent les ennemis ?
Des impôts nouveaux ? Soit encore ! De
qnoi serviront-ils s'ils ne sont même pas
paj-és, si leur unique effet est d'hor
ripiler le pays et de lui faire, perdre
de vue les objectifs supérieurs de sa vie
de nation ? Lés impôts, nous l'avons dit
mille fois, valent bien moins que leur jus
tice que par la facilité de leur perception.
Ceux-ci rentrent mal ou pas du tout. Ils
déterminent partout un état de fureur et
de découragement qui est le contraire de
l'état de santé économique., Mais cette.
maladie n'est point naturelle. Le corps
sain et fort de la France ne succombe
qu'aux artifices d'une médication insen
sée. Qui prône, qui conseille cette médi
cation turbulente ? ' Précisément ce
lui qui aurait le plus haut intérêt à rele
ver le moral du pays, à lui donner de la
confiance et du ton.
Cela est purement incompréhensible.
II. La peau de M. Poincaré
en Allemagne et en Angleterre
Berlin et Londres, New-Yort et Jérusa
lem veulent la peau de M. Poincaré. Alors,
M. Poincaré prend sa peau, là scalpe
proprement, méthodiquement, et l'apporte
lui-même au tanneur amateur.
Cela, je le répète, dépasse l'imagination.
Mais dans quelle situation absurde et
fausse cette manoeuvre autophagique place
ra les meilleurs soutiens de M. Poincaré,
on s'en fait une idée en considérant la qua
lité de l'alterriative :
Ou bien autoriser, encourager, aider M.
Poincaré à. ce suicide immanquable à
échéance de trois ou quatre mois, la
Chambre délirante dont'il prépare l'élec
tion devant le renverser avant toute
chose ; •
Ou bien, pour lui épargner la peine et
la disgrâce de se porter le dernier coup,
ie lui asséner soi-même et prendre ainsi
une forte part de ses propres responsabi
lités les plus onéreuses.
Il est vrai que dans l'autre système on
s'associe aux responsabilités qu'ils encour
ra en exauçant d'avance les vœux les
plus ardents de Londres et de Berlin.
Mais, si l'on exauce ces vœux-là tout de
suite, est-ce que l'on se met à couvert
Un cri de joie immense montera de la
Sprée et de la Tamise si nous sacrifions
l'homme de la Ruhr, et l'on peut calcu
ler quel défilé de plats de lentilles,
de points regagnés par le franc, nous sera
administré sans retard en échange de notre
droit et de: notre honneur.
Mais, d'autre part, comment maintenir
un homme-drapeau que nous voyons si
étonnamment occupé à faire tout le néces
saire .pour amener la flamme et, qu'il le
veuille ou non, abaisser les couleurs !
Le débat de demain apportera-t-il quel
que solution à ce problème plein d'an
goisse ?
III. Oraison et action
Je crains bien que le débat de politique
intérieure et de finance ne fasse perdre
de vue l'essentiel. Un député ne m'a-t-il
pas dit, hier même, que j'étais « hypno
tisé » par la défense nationale ? Hélas !
je m'étais contenté d'évoquer l'état de l'Al
lemagne officielle, l'état de la France of
ficielle et de conclure...
L'état de la France officielle peut se dé
finir un état oratoire.
M. Raoul Perret a dit avant-hier :
« La France ne réclame que son dû ;
mais elle le veut absolument. Ses exigen
ces ne vont pas au delà de la réparation
possible ; mais cette réparation, elle ne
saurait y renoncer sous aucun prétexte.
« Qu'on le sache bien, notre patience
ne sera pas ébranlée par la résistance du
débiteur, elle ne se lassera pas, parce
qu'elle est mise au service de la justice.
« Absolument ! » « Sous aucun prétex
te. » « Notre patience ne se lassera pas.
Des mots, des mots, des mots... Mais veut-
on voir des choses ? Je tourne la feuille
du Temps, où ce qui précède a été dé
coupé, et je lis dans la belle lettre d'Alle
magne de M. de Guillervile, qui est en
première page cette fois :
« Il est impossible de donner une idée,
de la violence ei de la mauvaise foi de la
presse quotidienne allemande, rivalisant
avec les publications illustrées pour traî
ner dans la boue nos hommes politiques,
nos généraux, nos fonctionnaires et des
accusations invraisemblables dont ils sont,
chargés. Mais l'imagination allemande est
en disposition de tout avaler. Le Simpli-
cissimus publie un dessin représentant un
gnééral français attablé devant des plats
débordant de victuailles et des batteries
de bouteilles ; autour de lui des larves
humaines décharnées, squellettiques se
dressent comme des fantômes; en bas
cette légende : « Il faut que vous creviez
encore logtemps de faim afin que je puisse
encore longtemps de faim afin que. je
puisse me rassasier !...
« On nous dit que tous nos efforts doi
vent être dirigés vers l'établissement d'un
plan définitif de réparations. Depuis- cinq
ans, - les- experts "rnit-^dahoeé -d'ingénieux
systèmes de réparations : ils pèchent tous
par les mêmes défauts ; ils ne tiennent pas
compte du fait que nos ennemis ne recon
naissent pas nos , droits aux réparations,
parce qu'on leur répète chaque jour, de
puis la signature de la paix, qu'ils né sont
pas responsables de la guerre, qu'ils ne
nous doivent rien.
« ...Conclusion : Persistons dans notre
politique des gages, et quant à notre sécu
rité, maintenons une barrière stratégique
contre VAllemagne irréconciliable comme
l'établirent, en efijc, sur le Rhin et dans
le Palaiinat, les Autrichiens et les Prus
siens, avec, l'accjuiescemcnt de l'Angleter
re. Napoléon, déporté à Sainte-Hélcne, pa
raissait cependant bien inoffensif si on
le compare à l'Allemagne actuelle, dont
les généraux préparent ouvertement une
revanche, ardemment souhaitée par l'im
mense majorité de la nation. »
Volonté oratoire d'être payé, mais ré
duction des moyens militaires seuls effi
caces, voilà ce qui domine chez nous.
Chez .eux, volonté arrêtée de ne rien
payer et préparation énergique des moyens
matériels et moraux de prendre la re
vanche les armes à la main i
Charles MALRRÂS
E o Q s
LES FAITS PU JOUR
— Le cabinet Baldicin a été renversé par
326 voix contre 258.
— Uvc lettre du pape France autorise l'essai des associations dio
césaines.
— Au-x Communes, lecture a été donnée
des conclusions du rapport de M. Clive sur
le mouvement séparatiste dans le Palaiinat.
Ecrasons l'infâme 1
Le Rausstilon nous apprend qu'en décembre
dernier, à Perpignan, « des institutrices se eont
crues obligées de se moquer de fillettes de 5 et de
6 ans qui croyaient au père Noël et au petit Jésus».
Elles ont peut-être ' eu des remords, elles se sont
peut-être fait violence, mais elles ont ri et raillé.
Le devoir avant tout. Sus à la superstition! Sus au
mensonge ! Et vive le progrès, vive l'Humanité
fraternelle ! vive la bonne Allemagne !
■î* +
Le 16 janvier à Lille, Mark le Purgé, a présidé
la séance de clôture du Congrès tenu par les
protestants « pour la réunion de toutes les Egli
ses » .
Ouvrant la séance il a présenté les orateurs :
dos pasteurs, une anglaise, et une salutiste. Tout
ce monde a déclaré qu'il fallait haït la guerre,
considérer les chefs militaires comme des gens
malfaisants, et tenir toutes les idées pour égale
ment bonnes...
Puis ils ont fait une ample distribution de bro
chures sur la S. D. N. ,après avoir invité les
auditeurs à assister à une conférence au temple
protestant sur « Jésus de Nazareth » .
Huit cents benêts ont fait un succès à ees pau
vretés. Mais pourquoi a-t-on pu -voir, ces quelques
prêtres et cette .'douzaine, d'étudiants catholiques'
qui ostensiblement. (Jnt applaudi ? %
. 4* «î>
Lo Nouveau Mercj.re (104, rue Saint-Martin) a
consacré, ces mois derniers des numéros spéciaux
à Charles Maurras, Gabriele d'Annunzio, Ernest
Seillière et au comte de Gobineau. Ils constituent
de précieux recueils et qui seront bientôt introu
vables. Envoi franco contre cinq francs.
Un service d'essai de trois mois au Nouveau Mer
cure est adressé gracieusement sur simple demande.
L'évasion
(les capitaux allemands
« Le problème de l'évasion des capitaux
allemands se pose plus nettement qu'il ne
se résout, mais il est impossible de ne pas
eh aborder l'examen. » En ouvrant la séance
du deuxième comité d'experts, M. Louis
Barthou a très bien défini la difficulté.
Pour mettre la main sur les ressources
allemandes qui se cachent à l'étranger, il
faut d'abord trouver les moyens politiques
de résoudre un problème financier qui est
lui-même, si l'on peut ainsi dire, posé par
une question morale.
Il est d'une criante immoralité que des
citoyens allemands possèdent, en Hollande
ou au Chili, des fortunes dont ils dépensent
joyeusement le revenu dans les stations
« climatiques » de Suisse, tandis que des
banques ou des assurances de la Confédé
ration helvétique subissent de lourdes pertes
par la dépréciation du mark, tandis que les
finances du Reich sont effondrées, tandis,
enfin, qu'il ne vient pas un centime pour
nos réparations. C'est à ce scandale que le
deuxième comité veut mettre fin. Seulement
il faut découvrir le procédé.
Rappelons-nous donc l'origine des choses.
Au moment de l'armistice comme dans le
traité de paix, les Alliés n'avaient exigé de
l'Allemagne aucun paiement comptant. Us
étaient sous l'influence des économistes an
glais et de M. Keynes qui, ainsi qu'on le
voit dans les souvenirs de M. Klotz, était
tout puissant à la Conférence de la paix.
Le principe qui l'emporta fut que l'Alle
magne, pour pouvoir se relever et pour
pouvoir mieux payer, ne devait pas être
privée de son fonds de roulement et qu'il
convenait de ne pas porter atteinte à sea
ressources liquides.
Ce système, qui était déjà celui de la
« restauration économique de l'Europe », a
singulièrement favorisé les évasions dont on
a raison de se plaindre aujourd'hui. Nous
' nous demandons seulement comment on
pourrait sortir de ce dilemme : si l'on/s fait
rentrer » dans la caisse des réparations les
capitaux allemands cachés ou placés à
l'étranger, ne diminuera-t-on pas les res
sources générales de l'Allemagne, de même
qu'on diminuerait les ressources générales
de la France en saisissant, par exemple, les
actions du canal de Suez qui appartiennent
à des Français; et, si l'on «fait rentrer»
ces capitaux dans le Reich sous prétexte
d'augmenter la capacité de paiement de
l'Allemagne, ne s'expose-t-on pas, ou bien
à ce qu'ils reprennent le même chemin
qu'en 1918, ou bien, ce qui serait encore
pire, à ce qu'ils disparaissent dans le gouffre
du déficit allemand où on ne les retrouve,
rait même pas ? .
La vérité, c'est qu'il n'y a pas moyen de
faire payer l'Allemagne et de la ménagei
tout à la fois, de lui prendre des milliards,
quelle qu'en soit la provenance, sans l'ap
pauvrir, et de nous priver des milliards
dont nous avons besoin pour relever nos
ruines sans que nous soyons appauvris. Il
faut choisir. L 'un ou l'autre. Dessus ou des
sous. — J. B.
A SAINT-GERMAIN-L'AUXERROÎS
Lit messe anniversaire
de la niorl de Louis XVI
Une très nombreuse assistance a répon
du L l'appel des Comités royalistes de Pa
ris et de la Seine, des délégués régionaux
de Monseigneur le Duc d'Orléans, des Co
mités directeurs de l'Action française.
L'Eglise Saint-Germain-l'Auxerrois était
remplie d'une foule émue venue pour ma
nifester sa dévotion au souvenir du Roi-
martyr.
La messe a été dite par M. l'abbé Thiriot,
vicaire de la paroisse, devant M. le Curé
et le clergé de la paroisse. La Schola d'Ac
tion française a exécuté, sous la direction
de Mlle Alice Lefèvre, l'Introït, le Kyrie, le
Sanctus et la Communion de la messe des
défunts et des motets de Goudimel, O. de
Lassus, Charissimi. A l'orgue M. Henri Elie.
Avec les délégués régionaux de Monsei
gneur le Duc d'Orléans, le vicomte de La
Loge d'Ausson et les présidents des comi
tés rovalistes de Paris et de la Seine, les
Comités directeurs de l'Action française,
le comité directeur des Camelots du Roi,
le bureau de la Fédération des sections de
Paris et de la banlieue, l'administration et
la rédaction de l'Action française, avaient
pris place : <
- Marquis de Rosambo, mdrquis de Palaminy, Mlle
lîolland Gosseiin, marquis de Baudry d'Asson, dé
puté, marquis de la Ferronnays, député, Mme
William Bazin, M. Gustave Fagniez, de l'Institut,
.M. Challamr], Philippe d'Estailleur -Chanteraine,
Ai. et Mme ci'Estailleur-Chanteraînne, André de
Fouquières, Comtesse de Briche, Baron Tristan
Lambert, baronne de Fonseolombe, comtesse de
Baritault, Eugène Magne, députe, prince et prin
cesse de Faucigny-Lucinge, . Octave Chambon,
Général Bonfait,
Mme Paul Hpttinguer, comte et comtesse Odon
de Chaumont-Quitry; Baronne de Leautaud ; Com
tesse Guillaume de Rohan-Chabot. Général de
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EDITION DU MATIN
Mardi 22 Janvier 1924
15 centimes. S eihs et S hibb-iît- O isii
20 centimes, D épartements et C olosici
ABONNKMENTS : Cn A«. liiMels. Trais «ta.
France et Colonies. i8 fr. >5 fr. i3 fr.
Klranger 8a » i> » 13 »
Chenue postal : Compte 33.900 Parii.
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL,
« Tout ce qui est national est notre. »
Le Duc d'ORLÉANS
héritier dos quarante Rois qui en mille ans firent la France.
HEDA .CTtOïf A ADMINISTRATION •
ii. ras ds Borne, PARIS (S")
Adresse télégraphique : ACTIOFRAS-PARIS
Téléphoné : Administration ' Louvre aG-ig, uù- oo
Rédaction ; Centrai 75-44 Publicité - Central 74-77
Après 10 bourse du soir : Ségur t <-(>&'
Registre de Commerce ; Seine K* 78.53a
Fondateur : HENRI VAUGEGIS — Directeurs politiques : LÉON DAUDET et CHARLES MAURItAS — Rédacteur en chef : MAURICE PUJO
Aujourd'hui 22 janv'er t?
anniuersairc de l'assai nnat
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MARIUS PLATEAU'I
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A Maunoury, ministre de l'Intérieur
M onsieur le M inistre,
Je vous ai toujours traité avec le respect
que méritent une sensibilité naturelle, —
malheureusement combattue en vous par
la mesquinerie politique, — une fine et
vive "intelligence, et une souffrance phy
sique noblement supportée. En une circons
tance tragique, l'assassinat de Plateau,
votre émotion spontanée nous a émus.
Devant certaines preuves, que npus vous
apportions, de l'indignité de certains de
vos subordonnés, nous avions cru, Maur-
ras, Pujo et moi, que vous alliez agir. Vous
n'avez pas agi. Quelques semaines plus
tard, cherchant à masquer le suicide de
Joseph Dumas, directeur des Renseigne
ments généraux, — ce qui pouvait être
excusé, — vous avez prononcé des paroles
entièrement contraires à la vérité, qui était
que Dumas était un misérable et avait faci
lité la trahison de Duval et de Marion. en
confiant à Duval' et à Marion — hommes
tarés et que Dumas savait tares — des
missions de confiance en Suisse, en pleine
guerre. De même, vous vous êtes obstiné à
couvrir Ducrocq, directeur des Renseigne
ments judiciaires, malgré les preuves à vous
données de sa connivence avec deux igno
bles maîtres chanteurs, alimentés par ses
services : Anquetil et André Gaucher,
l'homme de Trochu et de VOuest-Eclair et
condamné depuis comme provocateur au
meurtre.
Votre faiblesse a eu les résultats qu'elle
ne pouvait manquer d'avoir. Elle a encou
ragé des misérables qui, voulant se venger
du père, — justicier de Malvy et de Ley-
marie, — ont combiné de compromettre et
de saisir, dans un simulacre de projet d'at
tentat, un innocent et délicieux petit garçon
de quatorze ans et demi, souffrant d'un
trouble nerveux connu des misérables en
question, et dont ces manigances ont amené
le meurtre. Vous êtes père de famille, mon
sieur Maunoury. Représentez-vous, en lais-
-paht de-côté- la politique, l'état d'esprit
d'un père et d'une mère qui lisent conjoin
tement les dépositions, effarées et contra
dictoires, devant la justice, des misérables
dont je vous parle et de leur indicateur, îe
libraire Le Flaoutter, et qui se disent que,
sans votre faiblesse aveugle vis-à-vis de vos
effroyables subordonnés, cela ne serait pas
arrivé.
Ne me dites pas : « Je 11c sais pr.s, je
n'ai pas. lu ; ce n 'est pas mou rôle, ça
regarde Colrat, le Parquet et le j tige ». La
Sûreté générale est dans vos attributions,
dans votre local. Son indignité rejaillit sur
vous. Les renseignements, déjà publiés, au
sujet de l'affaire' de notre malheureux
enfant, et qu'il est de votre devoir de con
naître, — car ils mettent en cause, et de
quelle terrible façon î certains de vos
subordonnés, — emportent chez tous le
doute, sinon, chez ceux qui savent, la con
viction. Avez-vous fait une enquête person
nelle ? Avez-vous demandé à M. Marlier,
non des explications, mais ïe dossier qu 'il
a dans son coffre et qu'il se figure pouvoir
tenir secret, même .vis-à-vis de la Justice
régulière ? Avez-vous confronté ce dossier
avec les dépositions extravagantes de MM.
Lannes et Delange, complices et compères
de Le Flaoutter ? Avez-vous, en un mot,
dégagé vos responsabilités par une enquête,
personnelle et sévère, auprès des trois hauts
fonctionnaires qui ont causé la mort de
notre petit garçoji ?
Si vous ne l'avez pas encore fait, faites^
le. Si vous n'êtes pas informé, informez-
vous. Car non seulement votre responsa
bilité ministérielle, mais votre honneur —
entendez-moi bien ! — est engagé dans ce
fait indéniable et terrible : la complicité
criminelle du «libertaire», organe de
l'anarchie officielle, et de votre Su-
reté générale . L'affaire Plateau avait déjà
démontré la collaboration sanglante d'une
partie de la police politique et de la fille
Berton, qui ne fut que son instrument. L'as
sassinat, aujourd'hui patent, de notrfe petit
Philippe, et les incidents de l'instruction
en cours démontrent, avec plus de certitude
encore, la connivence des sombres machi
nistes de la rue des Saussaies et des sor-.
dides cannibales de la rue Louis-Blanc. Le
pivot de l'affaire c'est Le Flaoutter, ce
libraire du. 46, boulevard Beaumarchais, à
cheval sur la rue de Bretagne, le Libertaire
et la Sûreté générale, qui a reconnu avoir
«agencé dans l' ÉROTIQUE » une chambre
secrète de son .magasin, et qui avait
parmi ses « clients » votre M. L a NT v ES,
dont il était en même temps l'indicateur.
Vous ne comprenez pas, monsieur Mau
noury? Attendez seulement quelques heures
et vous verrez si "M. Lannes n'a pas, avec le
meurtre ( qu'il ne voulait peut-être pas,
mais qu'il a surement amené et conduit)
de notre petit garçon, autant de raisons de
suicide, sinon davantage, que Joseph Dumas.
Car — et j'insiste sur ce point — les
efforts et conciliabules actuels de MM.
Marlier, Lannes et Delange, en vue de
récouvrir et de truquer, une fois de plus,
la vérité qui suinte dans leurs suprêmes
mensonges et dans ceux de Le Flaoutter,
cette vérité est aujourd'hui connue. Je dis
« connue dans ses détails ». Les uns et les
autres perdent leur temps. Leur naufrage
est inéluctable et imminent. Je vous de
mande si, par votre abstention coupable,
monsieur Maunoury, vous voulez, vous hon
nête homme, vous père de famille, être
entraîné dans ce naufiage ?
C'est là votre charge, monsieur le Mi
nistre ; et elle est lourde, et elle est dure ;
et j'en conviens. Mais elle est moins lourde
•et moins dure que notre affliction et notre
indignation. Craignez, monsieur Maunoury,
craignez, en continuant à couvrir ces
hommes de sang, une "autre indignation,
celle de la Providence, devant laquelle vous
comparaîtrez aussi, au jour marqué, et qui
peut vous demander des comptes de clair
voyance et de justification d'ici là.
Léon DAUDET
Député de Paris.
A LA MEMOIRE
DE
MARIUS PLATEAU
1,1 Y
Aujourd'hui, 22 janvier, un an se
sera écoulé depuis que Marins Plateau
est tombé, lâchement frappé dans le
dos par l'Anarchie qui a reconnu avoir
voulu venger l'Allemagne de l'occu
pation de la Ruhr.
Ce premier anniversaire sera com
mémoré par un service solennel qui
aura lieu
Aujourd'hui à 10 heures
' •
Saint-Pierre-dn-Gros-Caillou
M. le chanoine Coubé prendra la
parole au cours de la cérémonie.
Au lendemain du monstrueux ver
dict qui a offensé la conscience uni
verselle, cette cérémonie prendra le
caractère d'un acte de réparation. C'est
pourquoi non seulement tous les amis
de l'Action française : ligueurs, alliés
et camelots du roi se feront un devoir
' d'y assister, mais les combattants à qui
on a refusé la justice en la personne
du sergent de Port-Fontenoy, les pa
triotes et tous les honnêtes gens que
le verdict a insultés, sont également
conviés à cet hommage solennel à un
héros et à un martyr de la cause na
tionale.
Une. délégation, conduite par le comité
directeur des Camelots du Roi, se rendra
aujourd'hui 22 janvier, à 3 heures, heure de
l'assassinat de Marius Plateau, sur la tom
be de notre ami.
AU LIVRE D'OR DU REGIMENT
Ce matin, dans la chaire de Saint-
Pierre -du-Gros-Caillou, paroisse de Marius ■
Plateau, un grand orateur sacré fera revi
vre la figure du héros et du martyr. On
trouvera, dans l'Action française de de
main, un compte rendu aussi complet
que possible des paroles prononcées par
M. le chanoine Coubé. Aujourd'hui, con
tentons-nous de reproduire une fois de
plus le récit immortel qui est inscrit au
Livre d'Or du 355» régiment d'infanterie :
Le sergent Marius Plateau, 22" compa
gnie du 355* régiment, le 20 septembre
19.14, à Vaux-sous-Fontenoy, le 6*. bataillon
du 355* ( commandant Mermet) déjà très
éprouvé (il lui reste 4 officiers et 500 hom
mes), est appelé à venir à l'aide d'unités
voisines.
Il faut offrir une cible aux mitrailleuses
allemandes pour détourner leurs feux et
permetttre ainsi au bataillon de franchir
une zone battue pour tourner la position
ennemie. ■
A la tête de ses hommes qu'il enlève
par son commandement énergique et en
traînant, qu'il galvanise par l'exemple de
son ardeur, le sergent Plateau quitte le
fossé d'une lisière de bois, fait irruption
sur un glacis, sa chaîne de tirailleurs, eh
plein champ, face à l'ennemi,- et attire
l'acharnement du feu.
Frappé d'une balle à la tête, l'héroïque
sergent est laissé pour mort sur le ter
rain. Trente de ses hommes sont tués ou
blessés. Grâce au sacrifice de ces braves,
le bataillon passe.
Défilé aux vues de l'ennemi, il se masse
pour l'assaut.
Les Allemands, attaqués à revers, sur.
leur flanc droit, sont chassés à la baïon
nette, de l'éperon nord de Port-Fontenoy,
position tactique de ht.ute importance.
L'ennemi laissait sur le terrain 50 morts.
Le bataillon ramenait 20 prisonniers vali
des, deux mitrailleuses et un important
butin.
LA POLITIQUE
I. M. Poincaré au carrefour
Soj'ons sérieux, voyons les, choses.
Depuis de longs mois, nous assistons à
la coalition de nos mauvais amis et de
nos ennemis.
Frappés du contraste de notre politique
extérieure et de notre politique intérieure,
ils ont décidé de l'exploiter à fond. Les
élections à date fixe, leur en fournissant
le prétexte légal et constitutionnel, ils
l'ont saisi avec empressement. Ils auraient
été trop bêtes de ne pas le saisir. C'est ce
que dit le lieutenant-colonel Fabry, dans
l'Intransigeant d'hier :
« Comment aurait-on traité le comman
dant de secteur qui aurait fait afficher
çur ses tranchées, bien en vue de l'ennemi,
l'avis suivant : « La relève aura lieu de
main à 22 heures. »
« Voilà cependant un an que nous an
nonçons urbi et orbi : les élections auront
lieu au mois d'avril ou de mai 1924.
« Il faudrait que l'Allemagne soit deve
nue tout à coup aussi naïve' qu'elle a été
rusée pendant quatre ans pour ne pas pro
fiter de l'occasion. »
C'est ce que nous disons depuis un
quart de siècle. Les gouvernements élec
tifs sont les plus découverts de tous. Le
nôtre est donc guetté, comme électif et
comme inconséquent : sa politique inté
rieure, surtout depuis janvier 1923, ne
servant qu'à affaiblir et à décomposer sa
politique extérieure, il prépare les élec
tions contre lui-même, et cela se voit de
partout.
Nous n'avons cessé d'en faire l'obser
vation à M. Poincaré. Mais cela n'a servi
de rien, et sa tendance la plus fâcheuse
semble s'être précisée et renforcée dans
ces derniers jours, depuis que la question
du franc s'èst posée toute vive. Tout ce
que l'ennemi veut lui faire faire, il le
fait. Tout ce que l'ennemi aspire à lui
voir défaire, il le défait. Sai popularité
légitime, sa qualité d'homme national,
û'honunc-drapeau, disait Barrés, et de re
présentant de la défense nationale, il le
repousse, il le rejette, il. ,1e. laisse englou
tir dans de mauvaises petites mesures de
détail qui ne sauveront rien, mécontente
ront tout le monde et faciliteront l'œuvre
de l'ennemi.
Des économies ? Soit î Mais si elles sqnt
faites sur ce budget de la défense natio
nale?- qui - Aurait- bèsbîn d'être-' renforcé,
quelle différence y a-t-il, du point de vue
qui nous unit, du point de vue de la na
tion, entre un ministère Poincaré et un
ministère Waldeck, ou un ministère Com
bes, ou un ministère Briand ? Encore les
économies ruineuses se défendaient-elles
autrefois par la logique d'un gouvernement
voué à l'utopie du pacifisme et du désar
mement. M. Poincaré ne croit pas à la paix
fatale, et il oublie d'armer quand le
bruit d'armes germanique bat le seuil de
son cabinet ! A quoi servent les senti
ments patriotiques et les idées justes si
les actes ne correspondent qu'aux erreurs.
et aux défaillances que souhaitent, que
veulent, qu'inspirent les ennemis ?
Des impôts nouveaux ? Soit encore ! De
qnoi serviront-ils s'ils ne sont même pas
paj-és, si leur unique effet est d'hor
ripiler le pays et de lui faire, perdre
de vue les objectifs supérieurs de sa vie
de nation ? Lés impôts, nous l'avons dit
mille fois, valent bien moins que leur jus
tice que par la facilité de leur perception.
Ceux-ci rentrent mal ou pas du tout. Ils
déterminent partout un état de fureur et
de découragement qui est le contraire de
l'état de santé économique., Mais cette.
maladie n'est point naturelle. Le corps
sain et fort de la France ne succombe
qu'aux artifices d'une médication insen
sée. Qui prône, qui conseille cette médi
cation turbulente ? ' Précisément ce
lui qui aurait le plus haut intérêt à rele
ver le moral du pays, à lui donner de la
confiance et du ton.
Cela est purement incompréhensible.
II. La peau de M. Poincaré
en Allemagne et en Angleterre
Berlin et Londres, New-Yort et Jérusa
lem veulent la peau de M. Poincaré. Alors,
M. Poincaré prend sa peau, là scalpe
proprement, méthodiquement, et l'apporte
lui-même au tanneur amateur.
Cela, je le répète, dépasse l'imagination.
Mais dans quelle situation absurde et
fausse cette manoeuvre autophagique place
ra les meilleurs soutiens de M. Poincaré,
on s'en fait une idée en considérant la qua
lité de l'alterriative :
Ou bien autoriser, encourager, aider M.
Poincaré à. ce suicide immanquable à
échéance de trois ou quatre mois, la
Chambre délirante dont'il prépare l'élec
tion devant le renverser avant toute
chose ; •
Ou bien, pour lui épargner la peine et
la disgrâce de se porter le dernier coup,
ie lui asséner soi-même et prendre ainsi
une forte part de ses propres responsabi
lités les plus onéreuses.
Il est vrai que dans l'autre système on
s'associe aux responsabilités qu'ils encour
ra en exauçant d'avance les vœux les
plus ardents de Londres et de Berlin.
Mais, si l'on exauce ces vœux-là tout de
suite, est-ce que l'on se met à couvert
Un cri de joie immense montera de la
Sprée et de la Tamise si nous sacrifions
l'homme de la Ruhr, et l'on peut calcu
ler quel défilé de plats de lentilles,
de points regagnés par le franc, nous sera
administré sans retard en échange de notre
droit et de: notre honneur.
Mais, d'autre part, comment maintenir
un homme-drapeau que nous voyons si
étonnamment occupé à faire tout le néces
saire .pour amener la flamme et, qu'il le
veuille ou non, abaisser les couleurs !
Le débat de demain apportera-t-il quel
que solution à ce problème plein d'an
goisse ?
III. Oraison et action
Je crains bien que le débat de politique
intérieure et de finance ne fasse perdre
de vue l'essentiel. Un député ne m'a-t-il
pas dit, hier même, que j'étais « hypno
tisé » par la défense nationale ? Hélas !
je m'étais contenté d'évoquer l'état de l'Al
lemagne officielle, l'état de la France of
ficielle et de conclure...
L'état de la France officielle peut se dé
finir un état oratoire.
M. Raoul Perret a dit avant-hier :
« La France ne réclame que son dû ;
mais elle le veut absolument. Ses exigen
ces ne vont pas au delà de la réparation
possible ; mais cette réparation, elle ne
saurait y renoncer sous aucun prétexte.
« Qu'on le sache bien, notre patience
ne sera pas ébranlée par la résistance du
débiteur, elle ne se lassera pas, parce
qu'elle est mise au service de la justice.
« Absolument ! » « Sous aucun prétex
te. » « Notre patience ne se lassera pas.
Des mots, des mots, des mots... Mais veut-
on voir des choses ? Je tourne la feuille
du Temps, où ce qui précède a été dé
coupé, et je lis dans la belle lettre d'Alle
magne de M. de Guillervile, qui est en
première page cette fois :
« Il est impossible de donner une idée,
de la violence ei de la mauvaise foi de la
presse quotidienne allemande, rivalisant
avec les publications illustrées pour traî
ner dans la boue nos hommes politiques,
nos généraux, nos fonctionnaires et des
accusations invraisemblables dont ils sont,
chargés. Mais l'imagination allemande est
en disposition de tout avaler. Le Simpli-
cissimus publie un dessin représentant un
gnééral français attablé devant des plats
débordant de victuailles et des batteries
de bouteilles ; autour de lui des larves
humaines décharnées, squellettiques se
dressent comme des fantômes; en bas
cette légende : « Il faut que vous creviez
encore logtemps de faim afin que je puisse
encore longtemps de faim afin que. je
puisse me rassasier !...
« On nous dit que tous nos efforts doi
vent être dirigés vers l'établissement d'un
plan définitif de réparations. Depuis- cinq
ans, - les- experts "rnit-^dahoeé -d'ingénieux
systèmes de réparations : ils pèchent tous
par les mêmes défauts ; ils ne tiennent pas
compte du fait que nos ennemis ne recon
naissent pas nos , droits aux réparations,
parce qu'on leur répète chaque jour, de
puis la signature de la paix, qu'ils né sont
pas responsables de la guerre, qu'ils ne
nous doivent rien.
« ...Conclusion : Persistons dans notre
politique des gages, et quant à notre sécu
rité, maintenons une barrière stratégique
contre VAllemagne irréconciliable comme
l'établirent, en efijc, sur le Rhin et dans
le Palaiinat, les Autrichiens et les Prus
siens, avec, l'accjuiescemcnt de l'Angleter
re. Napoléon, déporté à Sainte-Hélcne, pa
raissait cependant bien inoffensif si on
le compare à l'Allemagne actuelle, dont
les généraux préparent ouvertement une
revanche, ardemment souhaitée par l'im
mense majorité de la nation. »
Volonté oratoire d'être payé, mais ré
duction des moyens militaires seuls effi
caces, voilà ce qui domine chez nous.
Chez .eux, volonté arrêtée de ne rien
payer et préparation énergique des moyens
matériels et moraux de prendre la re
vanche les armes à la main i
Charles MALRRÂS
E o Q s
LES FAITS PU JOUR
— Le cabinet Baldicin a été renversé par
326 voix contre 258.
— Uvc lettre du pape
césaines.
— Au-x Communes, lecture a été donnée
des conclusions du rapport de M. Clive sur
le mouvement séparatiste dans le Palaiinat.
Ecrasons l'infâme 1
Le Rausstilon nous apprend qu'en décembre
dernier, à Perpignan, « des institutrices se eont
crues obligées de se moquer de fillettes de 5 et de
6 ans qui croyaient au père Noël et au petit Jésus».
Elles ont peut-être ' eu des remords, elles se sont
peut-être fait violence, mais elles ont ri et raillé.
Le devoir avant tout. Sus à la superstition! Sus au
mensonge ! Et vive le progrès, vive l'Humanité
fraternelle ! vive la bonne Allemagne !
■î* +
Le 16 janvier à Lille, Mark le Purgé, a présidé
la séance de clôture du Congrès tenu par les
protestants « pour la réunion de toutes les Egli
ses » .
Ouvrant la séance il a présenté les orateurs :
dos pasteurs, une anglaise, et une salutiste. Tout
ce monde a déclaré qu'il fallait haït la guerre,
considérer les chefs militaires comme des gens
malfaisants, et tenir toutes les idées pour égale
ment bonnes...
Puis ils ont fait une ample distribution de bro
chures sur la S. D. N. ,après avoir invité les
auditeurs à assister à une conférence au temple
protestant sur « Jésus de Nazareth » .
Huit cents benêts ont fait un succès à ees pau
vretés. Mais pourquoi a-t-on pu -voir, ces quelques
prêtres et cette .'douzaine, d'étudiants catholiques'
qui ostensiblement. (Jnt applaudi ? %
. 4* «î>
Lo Nouveau Mercj.re (104, rue Saint-Martin) a
consacré, ces mois derniers des numéros spéciaux
à Charles Maurras, Gabriele d'Annunzio, Ernest
Seillière et au comte de Gobineau. Ils constituent
de précieux recueils et qui seront bientôt introu
vables. Envoi franco contre cinq francs.
Un service d'essai de trois mois au Nouveau Mer
cure est adressé gracieusement sur simple demande.
L'évasion
(les capitaux allemands
« Le problème de l'évasion des capitaux
allemands se pose plus nettement qu'il ne
se résout, mais il est impossible de ne pas
eh aborder l'examen. » En ouvrant la séance
du deuxième comité d'experts, M. Louis
Barthou a très bien défini la difficulté.
Pour mettre la main sur les ressources
allemandes qui se cachent à l'étranger, il
faut d'abord trouver les moyens politiques
de résoudre un problème financier qui est
lui-même, si l'on peut ainsi dire, posé par
une question morale.
Il est d'une criante immoralité que des
citoyens allemands possèdent, en Hollande
ou au Chili, des fortunes dont ils dépensent
joyeusement le revenu dans les stations
« climatiques » de Suisse, tandis que des
banques ou des assurances de la Confédé
ration helvétique subissent de lourdes pertes
par la dépréciation du mark, tandis que les
finances du Reich sont effondrées, tandis,
enfin, qu'il ne vient pas un centime pour
nos réparations. C'est à ce scandale que le
deuxième comité veut mettre fin. Seulement
il faut découvrir le procédé.
Rappelons-nous donc l'origine des choses.
Au moment de l'armistice comme dans le
traité de paix, les Alliés n'avaient exigé de
l'Allemagne aucun paiement comptant. Us
étaient sous l'influence des économistes an
glais et de M. Keynes qui, ainsi qu'on le
voit dans les souvenirs de M. Klotz, était
tout puissant à la Conférence de la paix.
Le principe qui l'emporta fut que l'Alle
magne, pour pouvoir se relever et pour
pouvoir mieux payer, ne devait pas être
privée de son fonds de roulement et qu'il
convenait de ne pas porter atteinte à sea
ressources liquides.
Ce système, qui était déjà celui de la
« restauration économique de l'Europe », a
singulièrement favorisé les évasions dont on
a raison de se plaindre aujourd'hui. Nous
' nous demandons seulement comment on
pourrait sortir de ce dilemme : si l'on/s fait
rentrer » dans la caisse des réparations les
capitaux allemands cachés ou placés à
l'étranger, ne diminuera-t-on pas les res
sources générales de l'Allemagne, de même
qu'on diminuerait les ressources générales
de la France en saisissant, par exemple, les
actions du canal de Suez qui appartiennent
à des Français; et, si l'on «fait rentrer»
ces capitaux dans le Reich sous prétexte
d'augmenter la capacité de paiement de
l'Allemagne, ne s'expose-t-on pas, ou bien
à ce qu'ils reprennent le même chemin
qu'en 1918, ou bien, ce qui serait encore
pire, à ce qu'ils disparaissent dans le gouffre
du déficit allemand où on ne les retrouve,
rait même pas ? .
La vérité, c'est qu'il n'y a pas moyen de
faire payer l'Allemagne et de la ménagei
tout à la fois, de lui prendre des milliards,
quelle qu'en soit la provenance, sans l'ap
pauvrir, et de nous priver des milliards
dont nous avons besoin pour relever nos
ruines sans que nous soyons appauvris. Il
faut choisir. L 'un ou l'autre. Dessus ou des
sous. — J. B.
A SAINT-GERMAIN-L'AUXERROÎS
Lit messe anniversaire
de la niorl de Louis XVI
Une très nombreuse assistance a répon
du L l'appel des Comités royalistes de Pa
ris et de la Seine, des délégués régionaux
de Monseigneur le Duc d'Orléans, des Co
mités directeurs de l'Action française.
L'Eglise Saint-Germain-l'Auxerrois était
remplie d'une foule émue venue pour ma
nifester sa dévotion au souvenir du Roi-
martyr.
La messe a été dite par M. l'abbé Thiriot,
vicaire de la paroisse, devant M. le Curé
et le clergé de la paroisse. La Schola d'Ac
tion française a exécuté, sous la direction
de Mlle Alice Lefèvre, l'Introït, le Kyrie, le
Sanctus et la Communion de la messe des
défunts et des motets de Goudimel, O. de
Lassus, Charissimi. A l'orgue M. Henri Elie.
Avec les délégués régionaux de Monsei
gneur le Duc d'Orléans, le vicomte de La
Loge d'Ausson et les présidents des comi
tés rovalistes de Paris et de la Seine, les
Comités directeurs de l'Action française,
le comité directeur des Camelots du Roi,
le bureau de la Fédération des sections de
Paris et de la banlieue, l'administration et
la rédaction de l'Action française, avaient
pris place : <
- Marquis de Rosambo, mdrquis de Palaminy, Mlle
lîolland Gosseiin, marquis de Baudry d'Asson, dé
puté, marquis de la Ferronnays, député, Mme
William Bazin, M. Gustave Fagniez, de l'Institut,
.M. Challamr], Philippe d'Estailleur -Chanteraine,
Ai. et Mme ci'Estailleur-Chanteraînne, André de
Fouquières, Comtesse de Briche, Baron Tristan
Lambert, baronne de Fonseolombe, comtesse de
Baritault, Eugène Magne, députe, prince et prin
cesse de Faucigny-Lucinge, . Octave Chambon,
Général Bonfait,
Mme Paul Hpttinguer, comte et comtesse Odon
de Chaumont-Quitry; Baronne de Leautaud ; Com
tesse Guillaume de Rohan-Chabot. Général de
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