Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1923-11-29
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 29 novembre 1923 29 novembre 1923
Description : 1923/11/29 (Numéro 332). 1923/11/29 (Numéro 332).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
Seizième Année. — N* 332
9
EDITION DU MATIN
mm C A
Jeudi 29 Novembre 1923
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Se'me et Semâ-^^Oise.
20 «f-
Diparicmmti. CtMmSa.
ABONNEMENTS : i» ta.
Franee et Colonies. 48 ft*. 25flr» 1 3 fr.
Etranger. , , ., , 82 » 42 » 22 » '
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL
n Tout ce qui est national est notre* »
Le Duc d'ORLÉANS
kériUer des quarante Rois qui eo mille ans flreat la Trtag».
REDACTION & ADMINISTRATION
14, rue d e Rome, P ARIS (8'i
Juir. télégraphique t ACTIOFRATÏ-PAÏUS
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Après 10 h. du soir : S égu r 11-68
Registre d« Commerce : Seine ,78.582
Fondateur i- HENRI VAUGEOIS — Directeurs politique* , LÉON DAUDET et CHARLES MAURR^S —' Rédacteur en chef r MAURICE PUJO
Le correspondant rhénan de la
« Gazette de Lausanne » demande : ,
« Après cinq années perdues en conférences
vagabondes, où des hommes politiques à éclipse
négligèrent l'essentiel, voilà le péril revenu. Les
bravades des nationalistes, des monarehistes alle
mands passent la mesure. D'où leur vient tant
d'assurance ?»
De notre aveuglement, de notre
inertie, — de notre démocratie !
Le nationalisme intégral
et l'Alsace-Lorraine
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Xfotre K alender fur E lsass und
L othringen, pour 1924, almaiiach de
l'Action française, en langue allemande,
pour l'Alsace et la Lorraine est paru, ce
mois-ci. L'un des principaux articles est
de Charles Mourras qui y raconte les pre
miers contacts de sa pensée avec les hom
mes de l'Est, et qui propose à ceux-ci les
arguments qui devraient les rallier à la
solution monarchique. Nous sommes heu
reux de publier ici le texte français,
inédit, de cette étude :
Nos amis alsaciens et lorrains me per
mettront-ils de leur dire de combien de
façons leur pensée s'imposa à la mienne
depuis l'enfance ? Plus généralement, la
pensée des hommes de l'Est. Ma province
était bien .éloignée de . la leur, les eaux de
mon étang de Berre et de ma Méditerranée,
bien libres et bien pures des torrents de
gang frais que roulent la Meuse, la Mo
selle et le Rliin. Mais un Provençal, né en
1868 et dont la mémoire fut éveillée de
très bonne heure par les événements de
1870, était peut-être destiné à songer avec
quelque constance aux provinces perdues.
Le phénomène n'aurait rien d'extraordi
naire. C'est généralement dans les pays
d 'extrême frontière que le sentiment natio
nal, en rencontrant l'obstacle, devient irri
table et actif. Cavour et ses Piémontais ve
naient des Marches italiennes. Bismarck et
ses Prussiens arrivaient de Poméranie au
Parlement de Francfort Mistral aimait à
insister sur ce point de vue: « Ainsi, disait-il
pour les sien9, nous sommes venus de 'Dau-
phiné en Provence...» Sans se tenir pour
un métèque dans Maillane, il montrait ainsi
la fonction naturelle des pays'de lisière,
générateurs de conscience patriotique.
+ +
...Je ferme les yeux : aussi loin que se
porte mon regard intérieur, j'aperçois, au
premier étage de notre petite maison, ce
lui qui servait de bureau à la Perception,
mon père et ma mère* inclinés l'un et
l'autre sut un gros atlas de géographie:
ils suivent ensemble les opérations des
armées... Ainsi ai-je entendu pour la pre
mière fois les noms de Wœrth, de Metz, de
Strasbourg... Les Français étaient là, les
Prussiens arrivaient par là..» Puis les Fran
çais... puis les Prussiens... Attentif aux
mots, assez curieux des choses, j'avais fini
par appeler le précieux atlas que je pos
sède encore, mon « Live des Pussiens ».
Sa triste couverture de papier marron ne
concordait pas mal avec ce sobriquet. Plus
tard, et fort longtemps, tout ce qui déplut
et choqua, tout ce qui fit acte d'hostilité en
recevait le même surnom ennemi. Il me
souvient d'une jeune fille, Clara, jolie et
fraîche, qui me gardait et s'amusait à me
taquiner : elle y gagna le nom de « Claa
la Pussienne ». Pauvre Clara ! très inno
cente complice des Prussiens qui lui ont
blessé deux gendres à la guerre de 1914 !
Vers 1876, un changement survint dans
notre vie. Ma mère, devenue veuve, nous
conduisit, mon frère et moi, à Aix, pour
nos études secondaires ; or, qu'est-ce
qui m'attendait à ce collège catholique,
où j'ai tout appris, de huitième en philo
sophie? Le professeur de la dernière classe,
la mienne, était un Lorrain qui avait opté
pour la France, M. l'abbé J..., propre beau-
frère de l'abbé Wetterlé. Quelques années
plus tard, l'abbé Wetterlé en personne fit
une apparition de quelques mois. Je l'aper
çus à peine. Il ne m'a laissé que le souvenir
d'un jeune homme de petite taille sous un
vaste camail. Mais l'abbé J..., mon maître,
m'initiait, sans retard, au tour d'esprit
des hommes de l'Est. Il était froid et
simple, sévère et juste. Mon péché mignon,
la colère, ne lui faisait pas peur. Cela
donna lieu à des crises qui firent parfois
de petits scandales dont tout le collège
parlait.
Mais M. l'abbé J... était si équitable
qu'une sorte de paix fut conclue et que
('obtins, en fin d'année, le plus discuté des
tccessits de sagesse. Il n'est que juste
d'ajouter, pour expliquer complètement ce
*uccès, que l'abbé J... avait dû nous quitter
lin peu avant les prix et avait été remplacé
par l'excellent M. R..., laïc extraordinaire,
lïont nous vîmes d'abord le nez veiné, lui-
tant et rouge à souhait, un peu plus tard, le
êévouement, la passion naïve d'enseigner, de
reprendre et de démontrer! Je n'oublierai
jamais le jour où M. R... arriva sous le
péristyle en tenant par la main un enfant,
fcatif, comme lui, du village de Lançon, son
Slleul ou son neveu: le futur poète lyrique
ïe la Souffrance des eaux, Emmanuel Si-
pioret
Lançon, je bâtirai sur ta colline austère...
Mais ceci nous ramène en pleine Provence.
Je n'en ai pas fini avec les provinces de
l'Est. Nos relations ne faisaient que de
commencer.
* *
Nous habitions le premier étage d'une
maison située au coin de la place des Prê
cheurs et de la rue Bellegarde, depuis rue
Mignet. Au rez-de-chaussée vivait je ne sais
quel ménage; espagnol. Aux troisi ème et
quatrième, une famille de Messins origi
naires d'Alsace qui avaient opté pour la
France : le père, la mère, une fille restée
célibataire, un fils deux fois marié à Aix,
deux autres fils, officiers, artillerie et in
fanterie coloniale, qui venaient en per
mission de temps en temps. Des relations
de voisinage ne tardèrent pas à s'établir
entre ces patriotes de la frontière et nous.
Leur foi catholique ardente, leur esprit de
famille faisaient naturellement notre admi
ration, mais, par-dessus tout, les souvenirs
pieux de l'année terrible, le culte des mal
heurs que renouvelaient, à chaque veillée,
de tragiques récits. Aux grands jours, cer
tain coffret était ouvert, le vieux chef de
famille en tirait un petit croûton noir et
dur. C'était le pain du siège. II passait de
main en main, comme un objet sacré. Ceux
qui savaient le goût de cette nourriture
songeaient aux vivants séparés, aux morts
qu'on ne reverrait plus. Il y avait de
grosses larmes dans les yeux. Nous n'étions
pas les moins émus. J'attribue, pour ma
part* aux trois ans passés dans cette atmo
sphère une partie notable de ma formation
de Français. Le déménagement qui suivit,
puis, mes études terminées, le départ pour
Paris, n'y firent rien, le bon pli était pris.
+ ♦
Paris, d'ailleurs, est patriote, il lui souvient
d'avoir été occupé trois fois entre 1800 et
1870. J'y devins tout naturellement bou-
langiste. Mais, bien avant l'adhésion au
programme du Général, l'espèce de prédes
tination dont j'ai parlé m'avait attiré vers
la psychologie, la poésie et l'action Barré-
siennes, œuvre extérieure et intérieure do
minée tout «otière par l'esprit des Marches
de l'Est Ainsi retrouvai-je un Lorrain sur
le seuil de mes nouveaux développements.
Cette rencontre presque périodique doit
vouloir dire quelque chose pour un Fran
çais qui ne se connaît pas un ascéndant
né hors du sol provençal. Cela s'est confirmé
et acceijtué de diverses manières. Par l'ami
tié, par les affinités, par les relations d'es
prit, par les alliances de l'action. C'est, la
plupart du temps, chez les hommes de
l'Est, en général peu royalistes, que j'ai
trouvé des âmes et des esprits ouverts aux
préoccupations dont j'étais obsédé, soit
durant l'affaire Dreyfus, soit dans l'hor
rible époque d'impréparation et de désar
mement qui suivit. C'est un Lorrain, André
Buffet, à qui je dois d'avoir été présenté à
Mgr le Duc d'Orléans. C'est Jean Buffet, son
frère, qui appuya, soutint, motiva, encou
ragea mon idée de la Part du Combattant
C'est, en avant d'eux tous, le général Mer
cier, Messin pur sang, dont je conserve
précieusement la rosette et la croix de la
Légion d'honneur, car ce grand patriote
justicier de la trahison, éditeur du canon
de 75, voulut bien estimer que j'avais fait
ce qui dépendait de moi pour rétablir, s'il
était jamais nécessaire, la vérité et la jus
tice sur son œuvre et sur sa pensée.
(A suivre.)
Charles MAURRAS '
ECHOS
LES FAITS DU JOUR
— La Chambre a discuté la loi sur le chif
fre d'affaires.
— En Allemagne, M. Stegerivald aurait
échoué à ton tour dans la mission de former
le cabinet.
Samedi, 17 novembre à 3 heures de l'après-midi
le très paissant poste de téléphonie sans fil de
Kœnigs Winterhausen, près de Berlin, terminait
son radioconcert par l'exécution à l'orchestre du
Deutschland ûber ailes. Pendant ce temps les di
plomates britanniques s'occupaient à mettre enfin
des bornes à l'impérialisme français. Ne trouvent-
ils pas cependant que l'Allemagne pacifiste et ré
publicaine est un peu lente à se débarrasser des
vieilles formules ?
* *
Dans un cinéma de Grenelle, un individu, qua
lifié « artiste 3v vient réciter enlre deux films
des c pièces â transformations » où après avoir
bafoué la croix de guerre et les militaires, il fait
tranquillement l'apologie des déserteurs... Le pu
blic, en désarroi, ne sait que dire. La police, na
turellement, n'entend rien. .
Le cas n'est pas isolé : on nous signala le même
scandale à YEden de Vinccnnes. Il semble qu'il se
poursuive en ce moment une campagne concertée
de démoralisation et d'excitation. On devine qui
tient les ficelles de ces sonores pantins. Qu'attend
donc M. Naudin pour agir !
* *
L e kuisseau 'clair
Joli ruisseau, ton eau limpide,
Qui toujours va •
Sans se ternir,
■ Me fait penser au beau fluide.
Qui sans se ternir
1 Toujours, va,
de Mazda. .
* *
Vos bijoux sont en hausse. Votre intérêt est
avoir fait expertiser gratuitement par Pinson,
15, rue Lcvis .(de 9 heures à midi)j
LES OBSEQUES
de Philippe Daudet
Les obsèques de Philippe Daudet ont été
célébrées hier matin au milieu d'une af-
fluence considérable. L'église Saint-Tho
mas d'Aquin était trop petite pour conte
nir la foule-énorme et profondement émue
des amis qui étaient venus témoigner leur
sympathie à M. et .Mme Léon Daudet et à
leur famille. Malgré le temps affreux de
cette triste journée, beaucoup tinrent à sui
vre le convoi jusqu'au Père-Lachaise.
Au milieu de la nef,, le catafalque se
dressait, tendu de blanc, entouré de. magni
fiques couronnes et gerbes de fleurs blan
ches : citons seulement celles offertes par
M. Charles Daudet à son frère, par les maî
tres et les élèves de l'Ecole Bossuet, du Ly
cée Louis-le-Grand et de l'Ecole Saint-Tho
mas d'Aquin à leur camarade, par l'Action
française, Charles Maurras, les rédacteurs
du journal, les Etudiants d'A.F., les Com
missaires et Camelots du Roi, la Revue
Universelle, la Nouvelle Librairie Natio
nale, "l'Imprimerie Française de l'Edition,
les sections d'A. F. du XI e arrondissement,
de Lille, etc.
Dans le chœur de l'église avaient pris
place : Mgr Lagier, le chanoine Richard,
curé de Saint-Pierre du Gros-Caillou, le
chanoine de Saint-Jacques, le chanoine
Avoine, le chanoine Félix Devigne,- MM.
les abbés Patrick O'Quin, Robin-Herzog,
Roland-Gosselin, Hayette, Chartier, Leroy,
D. Lallement, Maestrati, A; de Lavalette
Montbrun, Domain, Pouplain,_ une délé
gation de la Société des missions étran
gères.
Au premier rang de l'assistance se te
naient M. le comte de ■ Bourqueney, re
présentant Monseigneur le Duc d'Orléans,
et S. A. R. Mme la princesse Geneviève
d'Orléans, comtesse de Chaponay.
Auprès de Léon Daudet, conduisant le
deuil, se trouvaient M. Charles Daudet,
son fils ; M. Léon Allard, son beau-père ;
M. Lucien Daudet, son frère ; MM. Jac
ques Allard, Robert Chauvelot et Jean
Perdoux, ses beaux-frères ; le docteur
Le Feunteun, son cousin.
Derrière eux on voyait une déléga
tion de jeunes élèves «de l'Ecole Bossuet
et du Lycée. Louis-le-Grand, les Comités-
directeurs de l'Action française, et le Co
mité des Camelots du Roi* une délégation
des Etudiants d'A. F., la rédaction et l'ad-:
ministrajtibn du journal..
La levée du corps a été faite, et l'ab
soute donnée par M .le < chanoine de Ca-
banoux, curé de la paroisse. Là messe a
été dite par M. I'abbe Sudour, ancien pro
fesseur de Philippe Daudet à l'école Bos
suet. .
Pendant la cérémonie, la maîtrise de
Saint-Thomas-d'Aquin,'' sous -l'habile di
rection du maître Levergéois, a exé
cuté à la perfection, avec le concours de
MM. Maignien de Mersuay, de l'Opéra, et.
Sabatier, des concerts Colonne, le pro
gramme suivant :
Prélude (Gluck) 1 ; De Projunâis (Levergeois);
Introït et Kyrie (G. Faur é)% Dies iras (harmoni
sé); Ândante (Beethoven); Pie Jcsa (G. Fauré);
Agnus Dei et Libéra (S. Rousseau) ; In paradi-
sum (G. Fauré).
Dans l'assistance nous avons remarqué :
M. et Mme Raymond Poincaré, M. et Mme Raoul
Péret, M. Léon Bérard, ministre de l'Instruction
publique, M. Paul Strauss, ministre .de l'Hygiène,
MM. Dominique Delahaye et Louis Dausset, sé
nateurs, MM. Rillart de Verneuil, E.. de • Seynes,
colonel de Bermond d'Aurfec, D r Jean Molinié,
Lacotte, Méritan, marquis de la Ferronnays, Miel-
let, Léon Guichenné, Edmond - Petitfils, Jean le
Cour Grandmaison, Le Provost de Launay,. Char
les Ruellan, Louis Rollin, comte Stanislas de Cas-
tellane, Ambroise Rendu, Pierre Joly, pasteur
Edouard Soulier, marquis de Juigné, Gaston Gué-
rin, de Ramel, Paul Reynaud, Georges Bonne-
fous, Duval-Amould, Xavier Vallat, Eugène Ma:
gne, députés.
MM. Rateau et Gaston Roussel, chef et chef
adjoint du cabinet du président de la Chambre.
M.. Emile Buré, M. et Mme Bernard-Précy,
MM. Binet-Valmer, Henry Simond,. Jules Véran
au nom de VEclair de Montpellier, Edmond du
Mesnil, Eugène Lautier, Georges Prestat, M. et
Mme Etienne Grosclaude, MM. Alexis Caillé, Car-
mille Aymard, Emile-Adrien Hébrard, Louis
Bard, Georges Suarez, Maurice Leudet, Paul
Fuchs, Roger Homo, Louis de la Chanonie, Paul
Dupuy, Julien Gandy, Hubert Bourgin, Léon Bail-
by, colonel Guillaume.
M. .et Mme Paul Bourget, MM. Maurice Bar
rés, Maurice Donnay, Henri-Robert, Georges
Goyau, de l'Académie française ; M. et Mme
Camille Bellaigue, M. et Mme Charles Le! Gof-
fie, M. Raoul Ponchon, M. Henry Céard, M. et-
Mme Frantz Jourdain, M. et Mmg Français Mau
riac, M. Reynaldo Hahn, M. et Mme Georges
Jeanniot, M. et Mme Léouzon Leduc, M. et Mme
Sébastien Charles Leconte, M. et Mme Claude
Anet, M. Paul Morand, M. Arthème Fayard,
M. Jean Variot, MM. Georges Rivollet, Jean Vi-
gnaud, Jacques Roujon, Louis Marcellin, M. et
Mme Jean Rivain, Jean Cocteau, Georges, Rémond,
Mme G. Ruxton, Mme Léon Hennique, M. et Mme
Jean-Bernard, MM. J» Kessel, Marius André,
J.-H. Rosny aîné, Mme Pierre Gilbert.
■ Mme Crétin, MM. Georges Victor-Hugo,. Léo-
pold, Pierre et Alfred Stevens, Philippe Barrés,
Maurice Brillant, Jean d'Esme, Raymond Radi-
guet, Pol Neveux, Maurice Martin du Gard, ; M.
et Mme Georges Lecomte, M. Alfred Bloch, agent-
directeur de la Société des Auteurs, M. et Slme
Vielé-Griffin, Mme Alice Pujo, Mlle Hélène Vaca-
resco, M. Jean Pierné, Mlle Charlotte Chabrier,
M. et Mme Lucien Descaves, MM. Henry La-
pauze, Jean Balde, Louis Bertrand, M. et Mme
Antoine Redier, Mme Paul Adam, MM. Abel
Boxinard, Maxime Dethomas, Pierre Lafitte,
Edouard Julia, Raymond Escholier, M. et Mme
Edouard Trogan, M. et Mme André Beaunier,
MM. Jacques Hébertot. Albert Flament, Pierre
Lalo, Max Daireaux, M. et Mme L. Cappiello,
Mlle Verlain.
MM. Paul Jamot, professeur et Mme Henri
Vaquez, dr. Le Bec, M. Paul Le Faivre, R. Lau-
rent-Vibert, Emmanuel Buffet, Henri Bardac, J.
Ferté, dr. Récamier, : dr. Victor Pauchet, Paul
Olagnier, Paul Chassagnade-Belmin, M. Lacour,
dr. G. Variot, Pierre Lasserre, dr. Paul Dauchez,
dr. -Bérillon, Héron de Villefosse, Jean Mallon.
Comte de la Loge d'Ausson, M. Paul Bézinc,
M. Mme- et Mll e de Godlewsky-j comte Bacioç.
chy, marquis de Rosanbo, Maurice Emery, duc ;
de Camastra, duc et duchesse de Lévis-Mirepoix,
marquis et marquise de' Chaponay, comte de ' Cha
ponay, M. Challamel, M. et Mme Fernand Mai-
gnen de Mersuay, Mlle de Maillard de la Sudrie.
Mme André Buffet, M. et Mme Roger Lam-
belin, baron Tristan Lambert, Mlle Marie-Fran
ce Henri-Vaugeois, Mme et Mlle Szymanska-Sle-
povron, marquis de Chennevières, prince de Leca
Colonna, dr. et Mme Robert Proust.
M. Paul Ritti, M. Louis Dimier, marquis
et marqgise de Lur-Saluces, duchesse douairière
de Rohan, colonel Parés, M. André de Fouquiè-
resr, marquis de Castellane, comte Jacques de
Ja Rochefoucauld, baron et baronne Gourgaud,
Mme Octave Biot, M. et Mme Henri Mainguet,
vicomte et vicomtesse Picot de Plédran.
Comte de la Tour en Voivre, comte Bernard
de la Rochefoucauld, comtesse Joachim Murât,
comtesse Henry de Bruchard, commandant et
Mme Evelyn Mercier, M. et Mme Edmond Périer,
général Peaucellier, comtesse de Courville, gé
néral et Mme Le Rond, etc., etc.
IÎ ne nous est pas possible d'indiquer
tous les noms ds amis de l'Action fran
çaise, des ligueurs, des abonnés, qui se
sont inscrits sur les registres déposés à
l'entrée de l'églii... Que tous reçoivent ici,
au nom de Léon Daudet, de Mme Léon,
Daudet, de leur famille et des Comités di
recteurs de l'Action française, l'expression
de notre reconnaissance.
Après la cérémonie religieuse, précédé
du char funèbre couvert de ses couronnes
blanches et qu'entouraient douze Came
lots du Roi portant le brassard des Com
missaires d'A. F., le convoi, salué respect
tueusement par la sympathie émue du pu
blic, s'est dirigé vers le cimetière du Père-
Lachaise, où les dernières prières pour le
cher petit Philippe .sont dites par M. l'ab
bé Nicolay.
LES CONDOLEANCES
LL.AA.RR. Monseigneur le Duc et Ma
dame la Duchesse de Vendôme ont adressé
à M. et Mme Léon Daudet la dépêche sui
vante : '
Cannes, 27 novembre.
« Recevez l'expression de notre vive
« sympathie et nos condoléances émues
« pour le deuil si cruel qui vous frappe.
« Que Dieu vous aide et vous soutienne.
« Union de prières et de regrets.
« duc et duchesse de vendome ».
En nous excusant de ne pouvoir citer les
innombrables témoignages de sympathie
adressés à nos amis de tous les points du
pays, ajoutons à la liste des télégrammes
envoyés, par les groupes de, province :
Sections de Bordeaux, Caen, Aix-en-Pro-
vence, Fédération des section catalanes,
groupe d'Yssingeaux, Centre de propagan
de de la Roche-sur--Yon, sections de Rou«
baix, Agen, Verdun, Metz, Marseille, Anne
cy, et Rumilly, Thiers, Comité royaliste de
Bayonnc, Camelots du Roi' de Marseille,
etc... .
M. Gaspard Gaby, au nom de la direc
tion; et;de la rédaction du Petit Marseillais,
M. Marsaç au nom de la Vendée, etc...
— Léon Daudet s'excuse de ne pouvoir
répondre aux innombrables témoignages
dé sympathie qu'il a reçus d'amis connus
et inconnus.
.Que tous trouvent ici r expression de la
gratitude émue de notre directeur.
I
LA POLITIQUE
I. « L'état de péril de guerre »
"Hier, nous nous sommes arrêté au ter
rible mot allemand qui servait de titre à
la correspondance dr Allemagne dans le
plus grand journal de la République :
Kriegsgefahrzustand. Ces syllabes ne sont
pas dans une musette. Mais elles signifient
littéralement en français « état de dan
ger de guerre », l'état proclamé par Guil
laume II le 31 juillet 1914 et sur lequel
Jaurès essayait de se rassurer. Pour écrire
des mots pareils, ou le Temps se joue de
nous, ou il a ses raisons,. et ce grave
avertissement verbal signifie quelque chose
dans l'ordre des faits.
Lisons l'article.
Un négociant suisse, arrivé à Wiesbadc,
raconte a notre confrère, M. de Guiller-
ville, les tribulations qu'il a endurées à
Dresde, Leipzig et autres lieux :
En Prusse orientale les officiers de la
Reichstcehr, les membres des organisa
tions patriotiques et les hommes des corps
francs tiennent ,le haut du pavé...
« ...J amais je n'ai vu tant de soldats
en mouvement, sauf en aout 1914...
« En effet, m'explique le Suisse, vous
entendez toujours dire : Wir werden die
Franzosen iiberfallen î ( « Nous tombe-
rotis par surprise sur les Français. » )
M. de Guillervillc peut conclure :
« Le docteur Stresemann a déclaré
aux chefs des partis qu'il ne lèverait pas
l'état de siège et maintiendrait l'armée
alertée, sous le commandement du général
von Seeckt « surtout a çause de la si
tuation extérieure ». Au premier appel
les réserves arriveraient et reconstitue
raient des effectifs de beaucoup supérieurs
aux nôtres.
« N'espérons rien du contrôle de la
mission interalliée; son action était stric
tement limitée avant l'occupation de la
Ruhr, actuellement le gouvernement du
Reich déclinera toute responsabilité et
j'espère qu'on n'exposera pas nos officiers
pour rien. Souvenons-nous du comman
dant Montalègre dont le lâche assassinat
n'a jamais été vengé. Ne comptons plus
sur les conférences, sur les commissions
impuissantes à exercer. leurs investiga
tions. Prenons les .mesures , nécessaires
pour épargner à la France une nouvelle
agression. »
Telle est la conclusion d'un esprit averti
èt ferme dont les vues ont été souvent des
prévisions.
II. Réponse des hommes de guerre
J'entends des hommes braves dont la
guerre est le souci normal répondre -à
M. de Guillerville et à nous: Eh! bien,
l 'agression £eut venir, nous tommes as
sez forts pour tenir le coup, vienne la
guerre, nous la referons, et comment !
Que de généreux jeunes gens leur font
écho ! Combien nous disent que, s'il le
faut, ils en remettront !... Mais s'ils doi
vent en remettre, leurs aînés de 1914-1918
seront morts en vain.
S'ils doivent en remettre dans une guer
re, une vraie guerre, si des nouvelles chan
ces doivent être courues, si nous en arri
vions à l'incertitude de la force et de la
victoire, tout l'effort glorieux de quatre
années sanglantes est perdu.
Eh! bien, non, i.1 ne faut pas laisser
venir la guerre... Cette guerre qui vient,
il faut l'arrêter en chemin, l'écraser ctans
cet œuf qui va'éclore et qui s'appelle le
matériel de guerre allemand. Réunir les
forces nécessaires, par mobilisation ou par
appel de volontaires. Mais les réunir et
procéder aux exécutions indiquées. Ces
exécutions pacifiques ou la Guerre, voilà
le choix.
III. Le moral du pays
On sait ce qui nous préoccupe, ici, dans
l'hypothèse d'une guerre.
Nous aimons à penser que le gouver
nement ne s'est pas endormi sur les lau
riers d'il y a cinq ans. Nous espérons
que l'armée active, cadres, effectifs, ma
tériel, est à point. Mais la force des choses
a introduit et établit dans la profondeur
des deux pays antagonistes des états d'es
prit extrêmement différents.
Nous sommes tranquilles, et l'ennemi
est agité. Nous avons du pain, et il n'en a
presque plus. Nous nous croyons en sû
reté, il se roule dans les fureurs de l'in
quiétude et du désespoir. Il a une re
vanche â prendre, il sait le goût de la vic
toire, il l'a savouré quatre ans, quand le
moindre rustre allemand envoyait toutes
les semaines à sa famille les "colis pos
taux du pillage, de la Belgique, de la
France, de la Roumanie et de l'Italie :
beaucoup rêvent au retour possible de
ces belles frairies. Au contraire, pour nous
la victoire a été une déception, et les pa
rasites du peuple ne lui ont pas manqué
pour faire valoir quelle viande creuse
étaient l'honneur et la gloire sans le profit.
Dans ces conditions, il n'y a plus qu'à
utiliser les grands moyens de l'Etat pour
tenter un suprême effort en vue d'asso
cier personnellement l'ouvrier de la vic
toire aux bénéfices qu'elle a donnés. Il
n'y. a plus qu'à faire la Part du Combat
tant qui ferait toucher du doigt l'avan
tage de la victoire. .
Dans l'hypothèse d'une vraie guerre,
cela est indispensable. Mais, mieux vau
drait cent fois économiser les pertes
de la guerre imminente en allant détruire
le matériel de guerre allemand.
Charles MAURRAS
GRANDE REUNION
PATRIOTIQUE
Salle Wagram (39, aven, de Wagram)
Demain vendredi, à 9 heures du soir
(Ouverture des portes à 8 h. 1 /2)
L'Allemagne prépare
la guerre
Elle prépare aussi nos élections
Le vendredi 30 novembre, à 9 heures du soir
Orateurs î Bernard de Vcsins, Georges
Valois, Marie de Roux, Paul Robain,
On trouve des cartes à l'Action française, 14, rue
de Rome; à la Librairie d'Action française, 12, rue
de l'Isly; à l'Institut d'Action française, 33, rue
Saint-André-des-Arts; à la permanence du Vit'
arrondissement, 116, rue du Bac; à la permanence
d'A. F. du XI e , 16, rue Petion, à la permanence
dA. F. du XV', 97, rue Blomet; à la permanence
du XVI*, la bis, rue de l'Annonciation ; à la perma
nence du XVII", 21, rue Lamandé.
Sous le pavillon
de Slegerwald
La formation difficile du nouveau gou
vernement allemand donne à penser que la
président Ebert, en choisissant pour chan
celier un homme à lui, le pâle et piteux
Albert, avait voulu écarter une combinai-'
son qu'il redoutait. Pour l'écarter, il s 'est
jeté lui-même dans la bataille, il est sorti
de sa neutralité constitutionnelle, il s'est
exposé aux coups. Quelle est donc cette
combinaison si effrayante '""pour l'ancien
social-démocrate qui préside la République
allemande, à titre provisoire, avec des pou
voirs simplement prorogés ?
La désignation, réclamée par la droite,
de M. Stegerwaîd, l'homme dont le prési
dent Ebert ne voulait pas, donne la clef du
mystère. Stegerwaîd représente ces syndi
cats chrétiens, qui groupent tout ce qu'il y
a de conservateur dans le monde ouvrier :
nous appellerions cela les organisation#
«jaunes». C'est une force en Allemagne,,
où l'esprit confessionnel est vigoureux et,
surtout dans le parti du centre, celui de
Stegerwaîd, domine les intérêts de classes.'
Stegerwaîd n'est pas par lui-même une
grande personnalité. Son passage au minis
tère prussien n'a pas laissé des souvenirs im
périssables. A cheval sur les ouvriers et sur
les bourgeois, dans ce centre catholique par .
où passe Taxe de l'Allemagne, il peut néan
moins rendre service en prenant la chan
cellerie d'Empire et en gouvernant pour le
compte de ces puissances occultes : l'état-
major, de la Reichswehr et l'état-major de
la haute industrie.
Or les pouvoirs du général von Seeclct
n'ont pas été révoqués. Quant à la haute"
industrie, on peut dire qu'elle est maîtresse
de la situation depuis la création du mark-
lente. En effet, le mark-papier étant mort,
l'unique ressource du Reich lui vient des
crédits que voudra bien lui consentir la
Renienbank qui émet la nouvelle monnaie
et qui tient les cordons de la bourse. La
Rentenbank est formée par les associations
industrielles et agricoles qui sont les piliers .
de la réaction. Voilà ce qui contrôle main
tenant le gouvernement allemand. Car,
ainsi que l'écrivait il'y a une dizaine de
jours la Deutsche Allgemeine Zeitung, qui
est l'organe de Hugo Stinnes : « Les cré
dits ne seront pas mis à l'aveuglette à la
disposition du, gouvernement ». Les puis
sances économiques ont ainsi le moyen
d'imposer leur politique. La Gazette de la
Bourse de Berlin a, d'ailleurs, raconté'que,
des le premier jour de l'émission du mark-
rente, les industriels avaient posé leurs
conditions au chancelier Stresemann : rup
ture avec la social-démocratie et la législa
tion socialiste, suppression de la journée
de huit heures et des contrats de tra
vail, etc.
L'accord qu'ils, ont signé avec nous dans
la Ruhr montre d'ailleurs que les indus
triels se comportent comme de grands féo
daux indépendants.. Il ne leur manquait*
plus que de posséder le pouvoir central
pour que les temps, souvent annoncés,
fussent accomplis : ceux où les ducs et* les
barons de l'industrie régneraient sur l'Al
lemagne parce qu'ils auraient seuls de l'ar
gent, seuls du travail à donner — et que
la Reichswehr prétorienne, nourrie par
eux, serait avec eux. Le nom de Stegerwaîd
ne paraît être que le pavillon dont ce
régime serait recouvert. — J. B.
X.
LA VIE CHERE
LE LAIT
Après le blé et le pain, examinons au
jourd'hui, selon la méthode que nous
avons déjà suivie, le renchérissement du
lait et des produits laitiers, beurres et
fromages.
De même que pour le pain, il nous faut
comparer avant tout le prix actuel du
lait avec le prix d'avant guerre. Dans la
plupart des cas, c'est le coefficient 3 qui
s'applique à l'augmentation de ce prix.
I/augmentatian est donc plus considé
rable que pour le pain. Mais il faut re
connaître qu'elle correspond assez exac
tement au taux de dépréciation du franc.
Nous avons pu dire que le pain est rela
tivement moins cher qu'en 1914. Nous
pouvons dire aujourd'hui que le lait,
tout au moins, n'est pas plus cher. Sans
d'ailleurs renoncer pour .cela à eu abais
ser le prix, si c'est possible. Et nous ver
rons tout à l'heurt qu'on doit y arriver.
Les frais à la production ont considé
rablement augmenté- en matière de laite
rie. Le capital engagé a généralement
quintuplé. Une vache qui valait 600 francs
avant la guerre vaut aujourd'hui au moins
3.000 francs.
La main-d'œuvre n'a pas moins ren
chéri. Les vachers sont rares ou introu
vables et se font payer très cher. Si l'on
songe aux exigences et aux inconvénients
d'un métier où'il n'y a jamais ni diman
ches, ni jours de repos, on comprendra
les difficultés qui s'opposent au recrute-
(i) Voir Y Action française des 4, 7, 8, 10, 15,
lil 2û 25 et 2û novembre 1923,
ment d'une main-d'œuvre de ce genre,
alors que les métiers des villes compor
tent pour la plupart de nombreux jours
fériés et la semaine anglaise. s
Enfin et surtout, les frais.de transport,
de manipulation et les impôts payés par
les commerçants grèvent lourdement ■ le
litre de lait.
Nous avons demandé à l'éleveur avec
qui nous avons examiné la question du
lait de nous fournir quelques chiffres sur
la production française;
La France produit environ 90 million^
d'hectolitres de lait, ainsi répartis ï
Lait vendu à la consommation, 30 mil
lions ;
Fabrication du beurre, 30 millions ;
Fabrication des fromages, 15 millions;.
Alimentation des veaux 1 , 15 millions.
La consommation du beurre et du fro
mage a augmenté depuis ia guerre dans
des proportions assez considérables pour
que la quantité de lait livrée à la con
sommation directe ait baissé de 10 à
20 0/0 suivant les régions. Eu outre il
faut signaler la destruction par les Al
lemands du troupeau de vaches laitiè
res du Nord, qui n'est pas encore com
plètement' reconstitué. Cette atteinte à
notre production laitière, quoique locale»
a eu sa répercussion sur une grande par
tie de la France.
Il faut encore considérer combien le
cours du change favorise à la fois l'ex
portation des tourteaux, «jui servent, par
l'alimentation du bétail, a la production
du lait, et l'exportation dcs.beurres, dont
la sorîie fait auftnipnter pnr contre-coup
le prix du beurre et celui du lait. Cent
9
EDITION DU MATIN
mm C A
Jeudi 29 Novembre 1923
TT
i 15 ^
Se'me et Semâ-^^Oise.
20 «f-
Diparicmmti. CtMmSa.
ABONNEMENTS : i» ta.
Franee et Colonies. 48 ft*. 25flr» 1 3 fr.
Etranger. , , ., , 82 » 42 » 22 » '
ORGANE DU NATIONALISME INTÉGRAL
n Tout ce qui est national est notre* »
Le Duc d'ORLÉANS
kériUer des quarante Rois qui eo mille ans flreat la Trtag».
REDACTION & ADMINISTRATION
14, rue d e Rome, P ARIS (8'i
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Fondateur i- HENRI VAUGEOIS — Directeurs politique* , LÉON DAUDET et CHARLES MAURR^S —' Rédacteur en chef r MAURICE PUJO
Le correspondant rhénan de la
« Gazette de Lausanne » demande : ,
« Après cinq années perdues en conférences
vagabondes, où des hommes politiques à éclipse
négligèrent l'essentiel, voilà le péril revenu. Les
bravades des nationalistes, des monarehistes alle
mands passent la mesure. D'où leur vient tant
d'assurance ?»
De notre aveuglement, de notre
inertie, — de notre démocratie !
Le nationalisme intégral
et l'Alsace-Lorraine
WWWWMfHWffWBaiBII
Xfotre K alender fur E lsass und
L othringen, pour 1924, almaiiach de
l'Action française, en langue allemande,
pour l'Alsace et la Lorraine est paru, ce
mois-ci. L'un des principaux articles est
de Charles Mourras qui y raconte les pre
miers contacts de sa pensée avec les hom
mes de l'Est, et qui propose à ceux-ci les
arguments qui devraient les rallier à la
solution monarchique. Nous sommes heu
reux de publier ici le texte français,
inédit, de cette étude :
Nos amis alsaciens et lorrains me per
mettront-ils de leur dire de combien de
façons leur pensée s'imposa à la mienne
depuis l'enfance ? Plus généralement, la
pensée des hommes de l'Est. Ma province
était bien .éloignée de . la leur, les eaux de
mon étang de Berre et de ma Méditerranée,
bien libres et bien pures des torrents de
gang frais que roulent la Meuse, la Mo
selle et le Rliin. Mais un Provençal, né en
1868 et dont la mémoire fut éveillée de
très bonne heure par les événements de
1870, était peut-être destiné à songer avec
quelque constance aux provinces perdues.
Le phénomène n'aurait rien d'extraordi
naire. C'est généralement dans les pays
d 'extrême frontière que le sentiment natio
nal, en rencontrant l'obstacle, devient irri
table et actif. Cavour et ses Piémontais ve
naient des Marches italiennes. Bismarck et
ses Prussiens arrivaient de Poméranie au
Parlement de Francfort Mistral aimait à
insister sur ce point de vue: « Ainsi, disait-il
pour les sien9, nous sommes venus de 'Dau-
phiné en Provence...» Sans se tenir pour
un métèque dans Maillane, il montrait ainsi
la fonction naturelle des pays'de lisière,
générateurs de conscience patriotique.
+ +
...Je ferme les yeux : aussi loin que se
porte mon regard intérieur, j'aperçois, au
premier étage de notre petite maison, ce
lui qui servait de bureau à la Perception,
mon père et ma mère* inclinés l'un et
l'autre sut un gros atlas de géographie:
ils suivent ensemble les opérations des
armées... Ainsi ai-je entendu pour la pre
mière fois les noms de Wœrth, de Metz, de
Strasbourg... Les Français étaient là, les
Prussiens arrivaient par là..» Puis les Fran
çais... puis les Prussiens... Attentif aux
mots, assez curieux des choses, j'avais fini
par appeler le précieux atlas que je pos
sède encore, mon « Live des Pussiens ».
Sa triste couverture de papier marron ne
concordait pas mal avec ce sobriquet. Plus
tard, et fort longtemps, tout ce qui déplut
et choqua, tout ce qui fit acte d'hostilité en
recevait le même surnom ennemi. Il me
souvient d'une jeune fille, Clara, jolie et
fraîche, qui me gardait et s'amusait à me
taquiner : elle y gagna le nom de « Claa
la Pussienne ». Pauvre Clara ! très inno
cente complice des Prussiens qui lui ont
blessé deux gendres à la guerre de 1914 !
Vers 1876, un changement survint dans
notre vie. Ma mère, devenue veuve, nous
conduisit, mon frère et moi, à Aix, pour
nos études secondaires ; or, qu'est-ce
qui m'attendait à ce collège catholique,
où j'ai tout appris, de huitième en philo
sophie? Le professeur de la dernière classe,
la mienne, était un Lorrain qui avait opté
pour la France, M. l'abbé J..., propre beau-
frère de l'abbé Wetterlé. Quelques années
plus tard, l'abbé Wetterlé en personne fit
une apparition de quelques mois. Je l'aper
çus à peine. Il ne m'a laissé que le souvenir
d'un jeune homme de petite taille sous un
vaste camail. Mais l'abbé J..., mon maître,
m'initiait, sans retard, au tour d'esprit
des hommes de l'Est. Il était froid et
simple, sévère et juste. Mon péché mignon,
la colère, ne lui faisait pas peur. Cela
donna lieu à des crises qui firent parfois
de petits scandales dont tout le collège
parlait.
Mais M. l'abbé J... était si équitable
qu'une sorte de paix fut conclue et que
('obtins, en fin d'année, le plus discuté des
tccessits de sagesse. Il n'est que juste
d'ajouter, pour expliquer complètement ce
*uccès, que l'abbé J... avait dû nous quitter
lin peu avant les prix et avait été remplacé
par l'excellent M. R..., laïc extraordinaire,
lïont nous vîmes d'abord le nez veiné, lui-
tant et rouge à souhait, un peu plus tard, le
êévouement, la passion naïve d'enseigner, de
reprendre et de démontrer! Je n'oublierai
jamais le jour où M. R... arriva sous le
péristyle en tenant par la main un enfant,
fcatif, comme lui, du village de Lançon, son
Slleul ou son neveu: le futur poète lyrique
ïe la Souffrance des eaux, Emmanuel Si-
pioret
Lançon, je bâtirai sur ta colline austère...
Mais ceci nous ramène en pleine Provence.
Je n'en ai pas fini avec les provinces de
l'Est. Nos relations ne faisaient que de
commencer.
* *
Nous habitions le premier étage d'une
maison située au coin de la place des Prê
cheurs et de la rue Bellegarde, depuis rue
Mignet. Au rez-de-chaussée vivait je ne sais
quel ménage; espagnol. Aux troisi ème et
quatrième, une famille de Messins origi
naires d'Alsace qui avaient opté pour la
France : le père, la mère, une fille restée
célibataire, un fils deux fois marié à Aix,
deux autres fils, officiers, artillerie et in
fanterie coloniale, qui venaient en per
mission de temps en temps. Des relations
de voisinage ne tardèrent pas à s'établir
entre ces patriotes de la frontière et nous.
Leur foi catholique ardente, leur esprit de
famille faisaient naturellement notre admi
ration, mais, par-dessus tout, les souvenirs
pieux de l'année terrible, le culte des mal
heurs que renouvelaient, à chaque veillée,
de tragiques récits. Aux grands jours, cer
tain coffret était ouvert, le vieux chef de
famille en tirait un petit croûton noir et
dur. C'était le pain du siège. II passait de
main en main, comme un objet sacré. Ceux
qui savaient le goût de cette nourriture
songeaient aux vivants séparés, aux morts
qu'on ne reverrait plus. Il y avait de
grosses larmes dans les yeux. Nous n'étions
pas les moins émus. J'attribue, pour ma
part* aux trois ans passés dans cette atmo
sphère une partie notable de ma formation
de Français. Le déménagement qui suivit,
puis, mes études terminées, le départ pour
Paris, n'y firent rien, le bon pli était pris.
+ ♦
Paris, d'ailleurs, est patriote, il lui souvient
d'avoir été occupé trois fois entre 1800 et
1870. J'y devins tout naturellement bou-
langiste. Mais, bien avant l'adhésion au
programme du Général, l'espèce de prédes
tination dont j'ai parlé m'avait attiré vers
la psychologie, la poésie et l'action Barré-
siennes, œuvre extérieure et intérieure do
minée tout «otière par l'esprit des Marches
de l'Est Ainsi retrouvai-je un Lorrain sur
le seuil de mes nouveaux développements.
Cette rencontre presque périodique doit
vouloir dire quelque chose pour un Fran
çais qui ne se connaît pas un ascéndant
né hors du sol provençal. Cela s'est confirmé
et acceijtué de diverses manières. Par l'ami
tié, par les affinités, par les relations d'es
prit, par les alliances de l'action. C'est, la
plupart du temps, chez les hommes de
l'Est, en général peu royalistes, que j'ai
trouvé des âmes et des esprits ouverts aux
préoccupations dont j'étais obsédé, soit
durant l'affaire Dreyfus, soit dans l'hor
rible époque d'impréparation et de désar
mement qui suivit. C'est un Lorrain, André
Buffet, à qui je dois d'avoir été présenté à
Mgr le Duc d'Orléans. C'est Jean Buffet, son
frère, qui appuya, soutint, motiva, encou
ragea mon idée de la Part du Combattant
C'est, en avant d'eux tous, le général Mer
cier, Messin pur sang, dont je conserve
précieusement la rosette et la croix de la
Légion d'honneur, car ce grand patriote
justicier de la trahison, éditeur du canon
de 75, voulut bien estimer que j'avais fait
ce qui dépendait de moi pour rétablir, s'il
était jamais nécessaire, la vérité et la jus
tice sur son œuvre et sur sa pensée.
(A suivre.)
Charles MAURRAS '
ECHOS
LES FAITS DU JOUR
— La Chambre a discuté la loi sur le chif
fre d'affaires.
— En Allemagne, M. Stegerivald aurait
échoué à ton tour dans la mission de former
le cabinet.
Samedi, 17 novembre à 3 heures de l'après-midi
le très paissant poste de téléphonie sans fil de
Kœnigs Winterhausen, près de Berlin, terminait
son radioconcert par l'exécution à l'orchestre du
Deutschland ûber ailes. Pendant ce temps les di
plomates britanniques s'occupaient à mettre enfin
des bornes à l'impérialisme français. Ne trouvent-
ils pas cependant que l'Allemagne pacifiste et ré
publicaine est un peu lente à se débarrasser des
vieilles formules ?
* *
Dans un cinéma de Grenelle, un individu, qua
lifié « artiste 3v vient réciter enlre deux films
des c pièces â transformations » où après avoir
bafoué la croix de guerre et les militaires, il fait
tranquillement l'apologie des déserteurs... Le pu
blic, en désarroi, ne sait que dire. La police, na
turellement, n'entend rien. .
Le cas n'est pas isolé : on nous signala le même
scandale à YEden de Vinccnnes. Il semble qu'il se
poursuive en ce moment une campagne concertée
de démoralisation et d'excitation. On devine qui
tient les ficelles de ces sonores pantins. Qu'attend
donc M. Naudin pour agir !
* *
L e kuisseau 'clair
Joli ruisseau, ton eau limpide,
Qui toujours va •
Sans se ternir,
■ Me fait penser au beau fluide.
Qui sans se ternir
1 Toujours, va,
de Mazda. .
* *
Vos bijoux sont en hausse. Votre intérêt est
15, rue Lcvis .(de 9 heures à midi)j
LES OBSEQUES
de Philippe Daudet
Les obsèques de Philippe Daudet ont été
célébrées hier matin au milieu d'une af-
fluence considérable. L'église Saint-Tho
mas d'Aquin était trop petite pour conte
nir la foule-énorme et profondement émue
des amis qui étaient venus témoigner leur
sympathie à M. et .Mme Léon Daudet et à
leur famille. Malgré le temps affreux de
cette triste journée, beaucoup tinrent à sui
vre le convoi jusqu'au Père-Lachaise.
Au milieu de la nef,, le catafalque se
dressait, tendu de blanc, entouré de. magni
fiques couronnes et gerbes de fleurs blan
ches : citons seulement celles offertes par
M. Charles Daudet à son frère, par les maî
tres et les élèves de l'Ecole Bossuet, du Ly
cée Louis-le-Grand et de l'Ecole Saint-Tho
mas d'Aquin à leur camarade, par l'Action
française, Charles Maurras, les rédacteurs
du journal, les Etudiants d'A.F., les Com
missaires et Camelots du Roi, la Revue
Universelle, la Nouvelle Librairie Natio
nale, "l'Imprimerie Française de l'Edition,
les sections d'A. F. du XI e arrondissement,
de Lille, etc.
Dans le chœur de l'église avaient pris
place : Mgr Lagier, le chanoine Richard,
curé de Saint-Pierre du Gros-Caillou, le
chanoine de Saint-Jacques, le chanoine
Avoine, le chanoine Félix Devigne,- MM.
les abbés Patrick O'Quin, Robin-Herzog,
Roland-Gosselin, Hayette, Chartier, Leroy,
D. Lallement, Maestrati, A; de Lavalette
Montbrun, Domain, Pouplain,_ une délé
gation de la Société des missions étran
gères.
Au premier rang de l'assistance se te
naient M. le comte de ■ Bourqueney, re
présentant Monseigneur le Duc d'Orléans,
et S. A. R. Mme la princesse Geneviève
d'Orléans, comtesse de Chaponay.
Auprès de Léon Daudet, conduisant le
deuil, se trouvaient M. Charles Daudet,
son fils ; M. Léon Allard, son beau-père ;
M. Lucien Daudet, son frère ; MM. Jac
ques Allard, Robert Chauvelot et Jean
Perdoux, ses beaux-frères ; le docteur
Le Feunteun, son cousin.
Derrière eux on voyait une déléga
tion de jeunes élèves «de l'Ecole Bossuet
et du Lycée. Louis-le-Grand, les Comités-
directeurs de l'Action française, et le Co
mité des Camelots du Roi* une délégation
des Etudiants d'A. F., la rédaction et l'ad-:
ministrajtibn du journal..
La levée du corps a été faite, et l'ab
soute donnée par M .le < chanoine de Ca-
banoux, curé de la paroisse. Là messe a
été dite par M. I'abbe Sudour, ancien pro
fesseur de Philippe Daudet à l'école Bos
suet. .
Pendant la cérémonie, la maîtrise de
Saint-Thomas-d'Aquin,'' sous -l'habile di
rection du maître Levergéois, a exé
cuté à la perfection, avec le concours de
MM. Maignien de Mersuay, de l'Opéra, et.
Sabatier, des concerts Colonne, le pro
gramme suivant :
Prélude (Gluck) 1 ; De Projunâis (Levergeois);
Introït et Kyrie (G. Faur é)% Dies iras (harmoni
sé); Ândante (Beethoven); Pie Jcsa (G. Fauré);
Agnus Dei et Libéra (S. Rousseau) ; In paradi-
sum (G. Fauré).
Dans l'assistance nous avons remarqué :
M. et Mme Raymond Poincaré, M. et Mme Raoul
Péret, M. Léon Bérard, ministre de l'Instruction
publique, M. Paul Strauss, ministre .de l'Hygiène,
MM. Dominique Delahaye et Louis Dausset, sé
nateurs, MM. Rillart de Verneuil, E.. de • Seynes,
colonel de Bermond d'Aurfec, D r Jean Molinié,
Lacotte, Méritan, marquis de la Ferronnays, Miel-
let, Léon Guichenné, Edmond - Petitfils, Jean le
Cour Grandmaison, Le Provost de Launay,. Char
les Ruellan, Louis Rollin, comte Stanislas de Cas-
tellane, Ambroise Rendu, Pierre Joly, pasteur
Edouard Soulier, marquis de Juigné, Gaston Gué-
rin, de Ramel, Paul Reynaud, Georges Bonne-
fous, Duval-Amould, Xavier Vallat, Eugène Ma:
gne, députés.
MM. Rateau et Gaston Roussel, chef et chef
adjoint du cabinet du président de la Chambre.
M.. Emile Buré, M. et Mme Bernard-Précy,
MM. Binet-Valmer, Henry Simond,. Jules Véran
au nom de VEclair de Montpellier, Edmond du
Mesnil, Eugène Lautier, Georges Prestat, M. et
Mme Etienne Grosclaude, MM. Alexis Caillé, Car-
mille Aymard, Emile-Adrien Hébrard, Louis
Bard, Georges Suarez, Maurice Leudet, Paul
Fuchs, Roger Homo, Louis de la Chanonie, Paul
Dupuy, Julien Gandy, Hubert Bourgin, Léon Bail-
by, colonel Guillaume.
M. .et Mme Paul Bourget, MM. Maurice Bar
rés, Maurice Donnay, Henri-Robert, Georges
Goyau, de l'Académie française ; M. et Mme
Camille Bellaigue, M. et Mme Charles Le! Gof-
fie, M. Raoul Ponchon, M. Henry Céard, M. et-
Mme Frantz Jourdain, M. et Mmg Français Mau
riac, M. Reynaldo Hahn, M. et Mme Georges
Jeanniot, M. et Mme Léouzon Leduc, M. et Mme
Sébastien Charles Leconte, M. et Mme Claude
Anet, M. Paul Morand, M. Arthème Fayard,
M. Jean Variot, MM. Georges Rivollet, Jean Vi-
gnaud, Jacques Roujon, Louis Marcellin, M. et
Mme Jean Rivain, Jean Cocteau, Georges, Rémond,
Mme G. Ruxton, Mme Léon Hennique, M. et Mme
Jean-Bernard, MM. J» Kessel, Marius André,
J.-H. Rosny aîné, Mme Pierre Gilbert.
■ Mme Crétin, MM. Georges Victor-Hugo,. Léo-
pold, Pierre et Alfred Stevens, Philippe Barrés,
Maurice Brillant, Jean d'Esme, Raymond Radi-
guet, Pol Neveux, Maurice Martin du Gard, ; M.
et Mme Georges Lecomte, M. Alfred Bloch, agent-
directeur de la Société des Auteurs, M. et Slme
Vielé-Griffin, Mme Alice Pujo, Mlle Hélène Vaca-
resco, M. Jean Pierné, Mlle Charlotte Chabrier,
M. et Mme Lucien Descaves, MM. Henry La-
pauze, Jean Balde, Louis Bertrand, M. et Mme
Antoine Redier, Mme Paul Adam, MM. Abel
Boxinard, Maxime Dethomas, Pierre Lafitte,
Edouard Julia, Raymond Escholier, M. et Mme
Edouard Trogan, M. et Mme André Beaunier,
MM. Jacques Hébertot. Albert Flament, Pierre
Lalo, Max Daireaux, M. et Mme L. Cappiello,
Mlle Verlain.
MM. Paul Jamot, professeur et Mme Henri
Vaquez, dr. Le Bec, M. Paul Le Faivre, R. Lau-
rent-Vibert, Emmanuel Buffet, Henri Bardac, J.
Ferté, dr. Récamier, : dr. Victor Pauchet, Paul
Olagnier, Paul Chassagnade-Belmin, M. Lacour,
dr. G. Variot, Pierre Lasserre, dr. Paul Dauchez,
dr. -Bérillon, Héron de Villefosse, Jean Mallon.
Comte de la Loge d'Ausson, M. Paul Bézinc,
M. Mme- et Mll e de Godlewsky-j comte Bacioç.
chy, marquis de Rosanbo, Maurice Emery, duc ;
de Camastra, duc et duchesse de Lévis-Mirepoix,
marquis et marquise de' Chaponay, comte de ' Cha
ponay, M. Challamel, M. et Mme Fernand Mai-
gnen de Mersuay, Mlle de Maillard de la Sudrie.
Mme André Buffet, M. et Mme Roger Lam-
belin, baron Tristan Lambert, Mlle Marie-Fran
ce Henri-Vaugeois, Mme et Mlle Szymanska-Sle-
povron, marquis de Chennevières, prince de Leca
Colonna, dr. et Mme Robert Proust.
M. Paul Ritti, M. Louis Dimier, marquis
et marqgise de Lur-Saluces, duchesse douairière
de Rohan, colonel Parés, M. André de Fouquiè-
resr, marquis de Castellane, comte Jacques de
Ja Rochefoucauld, baron et baronne Gourgaud,
Mme Octave Biot, M. et Mme Henri Mainguet,
vicomte et vicomtesse Picot de Plédran.
Comte de la Tour en Voivre, comte Bernard
de la Rochefoucauld, comtesse Joachim Murât,
comtesse Henry de Bruchard, commandant et
Mme Evelyn Mercier, M. et Mme Edmond Périer,
général Peaucellier, comtesse de Courville, gé
néral et Mme Le Rond, etc., etc.
IÎ ne nous est pas possible d'indiquer
tous les noms ds amis de l'Action fran
çaise, des ligueurs, des abonnés, qui se
sont inscrits sur les registres déposés à
l'entrée de l'églii... Que tous reçoivent ici,
au nom de Léon Daudet, de Mme Léon,
Daudet, de leur famille et des Comités di
recteurs de l'Action française, l'expression
de notre reconnaissance.
Après la cérémonie religieuse, précédé
du char funèbre couvert de ses couronnes
blanches et qu'entouraient douze Came
lots du Roi portant le brassard des Com
missaires d'A. F., le convoi, salué respect
tueusement par la sympathie émue du pu
blic, s'est dirigé vers le cimetière du Père-
Lachaise, où les dernières prières pour le
cher petit Philippe .sont dites par M. l'ab
bé Nicolay.
LES CONDOLEANCES
LL.AA.RR. Monseigneur le Duc et Ma
dame la Duchesse de Vendôme ont adressé
à M. et Mme Léon Daudet la dépêche sui
vante : '
Cannes, 27 novembre.
« Recevez l'expression de notre vive
« sympathie et nos condoléances émues
« pour le deuil si cruel qui vous frappe.
« Que Dieu vous aide et vous soutienne.
« Union de prières et de regrets.
« duc et duchesse de vendome ».
En nous excusant de ne pouvoir citer les
innombrables témoignages de sympathie
adressés à nos amis de tous les points du
pays, ajoutons à la liste des télégrammes
envoyés, par les groupes de, province :
Sections de Bordeaux, Caen, Aix-en-Pro-
vence, Fédération des section catalanes,
groupe d'Yssingeaux, Centre de propagan
de de la Roche-sur--Yon, sections de Rou«
baix, Agen, Verdun, Metz, Marseille, Anne
cy, et Rumilly, Thiers, Comité royaliste de
Bayonnc, Camelots du Roi' de Marseille,
etc... .
M. Gaspard Gaby, au nom de la direc
tion; et;de la rédaction du Petit Marseillais,
M. Marsaç au nom de la Vendée, etc...
— Léon Daudet s'excuse de ne pouvoir
répondre aux innombrables témoignages
dé sympathie qu'il a reçus d'amis connus
et inconnus.
.Que tous trouvent ici r expression de la
gratitude émue de notre directeur.
I
LA POLITIQUE
I. « L'état de péril de guerre »
"Hier, nous nous sommes arrêté au ter
rible mot allemand qui servait de titre à
la correspondance dr Allemagne dans le
plus grand journal de la République :
Kriegsgefahrzustand. Ces syllabes ne sont
pas dans une musette. Mais elles signifient
littéralement en français « état de dan
ger de guerre », l'état proclamé par Guil
laume II le 31 juillet 1914 et sur lequel
Jaurès essayait de se rassurer. Pour écrire
des mots pareils, ou le Temps se joue de
nous, ou il a ses raisons,. et ce grave
avertissement verbal signifie quelque chose
dans l'ordre des faits.
Lisons l'article.
Un négociant suisse, arrivé à Wiesbadc,
raconte a notre confrère, M. de Guiller-
ville, les tribulations qu'il a endurées à
Dresde, Leipzig et autres lieux :
En Prusse orientale les officiers de la
Reichstcehr, les membres des organisa
tions patriotiques et les hommes des corps
francs tiennent ,le haut du pavé...
« ...J amais je n'ai vu tant de soldats
en mouvement, sauf en aout 1914...
« En effet, m'explique le Suisse, vous
entendez toujours dire : Wir werden die
Franzosen iiberfallen î ( « Nous tombe-
rotis par surprise sur les Français. » )
M. de Guillervillc peut conclure :
« Le docteur Stresemann a déclaré
aux chefs des partis qu'il ne lèverait pas
l'état de siège et maintiendrait l'armée
alertée, sous le commandement du général
von Seeckt « surtout a çause de la si
tuation extérieure ». Au premier appel
les réserves arriveraient et reconstitue
raient des effectifs de beaucoup supérieurs
aux nôtres.
« N'espérons rien du contrôle de la
mission interalliée; son action était stric
tement limitée avant l'occupation de la
Ruhr, actuellement le gouvernement du
Reich déclinera toute responsabilité et
j'espère qu'on n'exposera pas nos officiers
pour rien. Souvenons-nous du comman
dant Montalègre dont le lâche assassinat
n'a jamais été vengé. Ne comptons plus
sur les conférences, sur les commissions
impuissantes à exercer. leurs investiga
tions. Prenons les .mesures , nécessaires
pour épargner à la France une nouvelle
agression. »
Telle est la conclusion d'un esprit averti
èt ferme dont les vues ont été souvent des
prévisions.
II. Réponse des hommes de guerre
J'entends des hommes braves dont la
guerre est le souci normal répondre -à
M. de Guillerville et à nous: Eh! bien,
l 'agression £eut venir, nous tommes as
sez forts pour tenir le coup, vienne la
guerre, nous la referons, et comment !
Que de généreux jeunes gens leur font
écho ! Combien nous disent que, s'il le
faut, ils en remettront !... Mais s'ils doi
vent en remettre, leurs aînés de 1914-1918
seront morts en vain.
S'ils doivent en remettre dans une guer
re, une vraie guerre, si des nouvelles chan
ces doivent être courues, si nous en arri
vions à l'incertitude de la force et de la
victoire, tout l'effort glorieux de quatre
années sanglantes est perdu.
Eh! bien, non, i.1 ne faut pas laisser
venir la guerre... Cette guerre qui vient,
il faut l'arrêter en chemin, l'écraser ctans
cet œuf qui va'éclore et qui s'appelle le
matériel de guerre allemand. Réunir les
forces nécessaires, par mobilisation ou par
appel de volontaires. Mais les réunir et
procéder aux exécutions indiquées. Ces
exécutions pacifiques ou la Guerre, voilà
le choix.
III. Le moral du pays
On sait ce qui nous préoccupe, ici, dans
l'hypothèse d'une guerre.
Nous aimons à penser que le gouver
nement ne s'est pas endormi sur les lau
riers d'il y a cinq ans. Nous espérons
que l'armée active, cadres, effectifs, ma
tériel, est à point. Mais la force des choses
a introduit et établit dans la profondeur
des deux pays antagonistes des états d'es
prit extrêmement différents.
Nous sommes tranquilles, et l'ennemi
est agité. Nous avons du pain, et il n'en a
presque plus. Nous nous croyons en sû
reté, il se roule dans les fureurs de l'in
quiétude et du désespoir. Il a une re
vanche â prendre, il sait le goût de la vic
toire, il l'a savouré quatre ans, quand le
moindre rustre allemand envoyait toutes
les semaines à sa famille les "colis pos
taux du pillage, de la Belgique, de la
France, de la Roumanie et de l'Italie :
beaucoup rêvent au retour possible de
ces belles frairies. Au contraire, pour nous
la victoire a été une déception, et les pa
rasites du peuple ne lui ont pas manqué
pour faire valoir quelle viande creuse
étaient l'honneur et la gloire sans le profit.
Dans ces conditions, il n'y a plus qu'à
utiliser les grands moyens de l'Etat pour
tenter un suprême effort en vue d'asso
cier personnellement l'ouvrier de la vic
toire aux bénéfices qu'elle a donnés. Il
n'y. a plus qu'à faire la Part du Combat
tant qui ferait toucher du doigt l'avan
tage de la victoire. .
Dans l'hypothèse d'une vraie guerre,
cela est indispensable. Mais, mieux vau
drait cent fois économiser les pertes
de la guerre imminente en allant détruire
le matériel de guerre allemand.
Charles MAURRAS
GRANDE REUNION
PATRIOTIQUE
Salle Wagram (39, aven, de Wagram)
Demain vendredi, à 9 heures du soir
(Ouverture des portes à 8 h. 1 /2)
L'Allemagne prépare
la guerre
Elle prépare aussi nos élections
Le vendredi 30 novembre, à 9 heures du soir
Orateurs î Bernard de Vcsins, Georges
Valois, Marie de Roux, Paul Robain,
On trouve des cartes à l'Action française, 14, rue
de Rome; à la Librairie d'Action française, 12, rue
de l'Isly; à l'Institut d'Action française, 33, rue
Saint-André-des-Arts; à la permanence du Vit'
arrondissement, 116, rue du Bac; à la permanence
d'A. F. du XI e , 16, rue Petion, à la permanence
dA. F. du XV', 97, rue Blomet; à la permanence
du XVI*, la bis, rue de l'Annonciation ; à la perma
nence du XVII", 21, rue Lamandé.
Sous le pavillon
de Slegerwald
La formation difficile du nouveau gou
vernement allemand donne à penser que la
président Ebert, en choisissant pour chan
celier un homme à lui, le pâle et piteux
Albert, avait voulu écarter une combinai-'
son qu'il redoutait. Pour l'écarter, il s 'est
jeté lui-même dans la bataille, il est sorti
de sa neutralité constitutionnelle, il s'est
exposé aux coups. Quelle est donc cette
combinaison si effrayante '""pour l'ancien
social-démocrate qui préside la République
allemande, à titre provisoire, avec des pou
voirs simplement prorogés ?
La désignation, réclamée par la droite,
de M. Stegerwaîd, l'homme dont le prési
dent Ebert ne voulait pas, donne la clef du
mystère. Stegerwaîd représente ces syndi
cats chrétiens, qui groupent tout ce qu'il y
a de conservateur dans le monde ouvrier :
nous appellerions cela les organisation#
«jaunes». C'est une force en Allemagne,,
où l'esprit confessionnel est vigoureux et,
surtout dans le parti du centre, celui de
Stegerwaîd, domine les intérêts de classes.'
Stegerwaîd n'est pas par lui-même une
grande personnalité. Son passage au minis
tère prussien n'a pas laissé des souvenirs im
périssables. A cheval sur les ouvriers et sur
les bourgeois, dans ce centre catholique par .
où passe Taxe de l'Allemagne, il peut néan
moins rendre service en prenant la chan
cellerie d'Empire et en gouvernant pour le
compte de ces puissances occultes : l'état-
major, de la Reichswehr et l'état-major de
la haute industrie.
Or les pouvoirs du général von Seeclct
n'ont pas été révoqués. Quant à la haute"
industrie, on peut dire qu'elle est maîtresse
de la situation depuis la création du mark-
lente. En effet, le mark-papier étant mort,
l'unique ressource du Reich lui vient des
crédits que voudra bien lui consentir la
Renienbank qui émet la nouvelle monnaie
et qui tient les cordons de la bourse. La
Rentenbank est formée par les associations
industrielles et agricoles qui sont les piliers .
de la réaction. Voilà ce qui contrôle main
tenant le gouvernement allemand. Car,
ainsi que l'écrivait il'y a une dizaine de
jours la Deutsche Allgemeine Zeitung, qui
est l'organe de Hugo Stinnes : « Les cré
dits ne seront pas mis à l'aveuglette à la
disposition du, gouvernement ». Les puis
sances économiques ont ainsi le moyen
d'imposer leur politique. La Gazette de la
Bourse de Berlin a, d'ailleurs, raconté'que,
des le premier jour de l'émission du mark-
rente, les industriels avaient posé leurs
conditions au chancelier Stresemann : rup
ture avec la social-démocratie et la législa
tion socialiste, suppression de la journée
de huit heures et des contrats de tra
vail, etc.
L'accord qu'ils, ont signé avec nous dans
la Ruhr montre d'ailleurs que les indus
triels se comportent comme de grands féo
daux indépendants.. Il ne leur manquait*
plus que de posséder le pouvoir central
pour que les temps, souvent annoncés,
fussent accomplis : ceux où les ducs et* les
barons de l'industrie régneraient sur l'Al
lemagne parce qu'ils auraient seuls de l'ar
gent, seuls du travail à donner — et que
la Reichswehr prétorienne, nourrie par
eux, serait avec eux. Le nom de Stegerwaîd
ne paraît être que le pavillon dont ce
régime serait recouvert. — J. B.
X.
LA VIE CHERE
LE LAIT
Après le blé et le pain, examinons au
jourd'hui, selon la méthode que nous
avons déjà suivie, le renchérissement du
lait et des produits laitiers, beurres et
fromages.
De même que pour le pain, il nous faut
comparer avant tout le prix actuel du
lait avec le prix d'avant guerre. Dans la
plupart des cas, c'est le coefficient 3 qui
s'applique à l'augmentation de ce prix.
I/augmentatian est donc plus considé
rable que pour le pain. Mais il faut re
connaître qu'elle correspond assez exac
tement au taux de dépréciation du franc.
Nous avons pu dire que le pain est rela
tivement moins cher qu'en 1914. Nous
pouvons dire aujourd'hui que le lait,
tout au moins, n'est pas plus cher. Sans
d'ailleurs renoncer pour .cela à eu abais
ser le prix, si c'est possible. Et nous ver
rons tout à l'heurt qu'on doit y arriver.
Les frais à la production ont considé
rablement augmenté- en matière de laite
rie. Le capital engagé a généralement
quintuplé. Une vache qui valait 600 francs
avant la guerre vaut aujourd'hui au moins
3.000 francs.
La main-d'œuvre n'a pas moins ren
chéri. Les vachers sont rares ou introu
vables et se font payer très cher. Si l'on
songe aux exigences et aux inconvénients
d'un métier où'il n'y a jamais ni diman
ches, ni jours de repos, on comprendra
les difficultés qui s'opposent au recrute-
(i) Voir Y Action française des 4, 7, 8, 10, 15,
lil 2û 25 et 2û novembre 1923,
ment d'une main-d'œuvre de ce genre,
alors que les métiers des villes compor
tent pour la plupart de nombreux jours
fériés et la semaine anglaise. s
Enfin et surtout, les frais.de transport,
de manipulation et les impôts payés par
les commerçants grèvent lourdement ■ le
litre de lait.
Nous avons demandé à l'éleveur avec
qui nous avons examiné la question du
lait de nous fournir quelques chiffres sur
la production française;
La France produit environ 90 million^
d'hectolitres de lait, ainsi répartis ï
Lait vendu à la consommation, 30 mil
lions ;
Fabrication du beurre, 30 millions ;
Fabrication des fromages, 15 millions;.
Alimentation des veaux 1 , 15 millions.
La consommation du beurre et du fro
mage a augmenté depuis ia guerre dans
des proportions assez considérables pour
que la quantité de lait livrée à la con
sommation directe ait baissé de 10 à
20 0/0 suivant les régions. Eu outre il
faut signaler la destruction par les Al
lemands du troupeau de vaches laitiè
res du Nord, qui n'est pas encore com
plètement' reconstitué. Cette atteinte à
notre production laitière, quoique locale»
a eu sa répercussion sur une grande par
tie de la France.
Il faut encore considérer combien le
cours du change favorise à la fois l'ex
portation des tourteaux, «jui servent, par
l'alimentation du bétail, a la production
du lait, et l'exportation dcs.beurres, dont
la sorîie fait auftnipnter pnr contre-coup
le prix du beurre et celui du lait. Cent
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