Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1923-11-27
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 27 novembre 1923 27 novembre 1923
Description : 1923/11/27 (Numéro 330). 1923/11/27 (Numéro 330).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7617802
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
Seizième Année. — N° 1î30
9
EDITION DU MATIN
Mardi 27 Novembre 1923
ir
15
cent.
■»
Seine et Seine-el-Oise.
ABONNEMENTS : t» b.
franco <3t Colonies. 48 fr. 25fr a 13 fir. 1
Etranger. , , , 82 » 42 <» 22»- '
ORGANE DU NATIONALISME INTEGRAL,
« Tout ce qui est national est notre. » \
Le Duc d'ORLEANS
héritier des quarante Rois qui en mille ans firent la Franest
RÉDACTION 8f ADMINISTRATION
14. rue d e Itome, P ARIS (8')
Adr. télégraphique î ACTIOFRAN-PARIS
Chèque postal î Compte 23.900 Paris
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Réduction : Central .75-44
Après 10 fa. du soir : S c g u r 11 -68
| . Registre de Commerce ; Seine *78.582
Fondateur s. HENRI YÀUGEOIS ■twv. Directeurs politiques ; LÉON DAUPET ©t. CHARLES MÀURJR.AS — Rédacteur en chef ' MAURICE PÏJ«JO
Les, chiffres n J y font rie ji- :
« Les gens qui expliquent tout par des chiffrez
et des statistiques d'importations et d'exportations,
de dépenses et de recettes, et vous démonlrem
que l'Allemagne : n'est pas en état de faire la
guerre devraient venir ici et se trouver, face à face
avec un élément qui ne s'exprime pas en chiffra
ni en poids : le fond du caractère ethnique resté
intact. »
E. ALGAZY,
Lettré de Berlin au Tempi.
La crise allemande
et le gouvernement des généraux
Depuis le mois de novembre 1918, c'est-
à-dire depuis que l'Allemagne est en Répu
blique, M. Stresemànn' est le premier chan
celier qui ait été renversé dans les formes.
Il est le premier à qui le Reichstag • ait
expressément refusé sa confiance. Ses pré
décesseurs avaient été étranglés dans
l'ombre ou bien ils : s'étaient retirés sans
■attendre un scrutin. ■
En. : provoquant cettp application de la
responsabilité - ministérielle^ M. Stresemànn
n 'a pas rendu service #i au régime parle
mentaire allemand ni à la Constitution de
Weimar. C'est justement parce que sa chute
a été régulière que son remplacement est
plus"" difficile. Il aurait voulu démontrer
que le système des partis et des assemblées
n'était pas possible .en Allemagne, comme
Ji> prince de Biïlow ne" cessait de le répéter
feTRnf 1914^ qu'il ne s'y serait pas pris
autrement. La coalition des socialistes et
des ■•éactionnairès 'qui s'est formée contre
lui ne peut donner 'naissance, à aucun gou
vernement et d'ailleurs .. M. Stresemànn
uvait miné lui-même la « grande coalition »
qui avait été son idée politique avant qu'il
arrivât au pouvoir;
La combinaison des Albert et des Kar-
florff, qui est sortie dû cerveau du prési
dent Ebert (président extra-constitutionnel
puisqu'il n'a pas reçu le sacre du plébiscite
exigé par la Constitution de Weimar), cette
combinaison, qui vaut les autres et ni plus
hi moins que les autres, appelle une disso
lution du Reichstag. De nouvelles sélections
fiîms le chaos ' où se trouve l'Allemagne
ajouteraient sans doute au gâchis., Et si
ri les tournaient au profit de la droite, ce
,oe serait, pas l'autorité d'un personnage
d'aussi peu de poids qu'Albert qui serait
renforcée, mais celle du général von
..Seeckt. -La- dictature^ militaire, -telle-qu'elle
existe déjàj e3t la seule réalité "politique de
• l'Allemagne. Il est dévènu banal de le répé
ter. Mais ce n ? ést pas parce que c'est vrai
rue c"est négligeable.
On peut se demander ' seulement si la
dictature militaire peut obtenir en Alle
magne d'autre résultat que d'assurer l'ordre
superficiel. On peut même se demander
combien de temps elle en sera capable.
C'est un expédient, un palliatif et non un
remède. La Reichswehr s'oppose aux mani
festations ■ de l'anarchie d'un genre parti
culier qui sévit sur l'Allemagne, mais non
pas ce qui produit cette anarchie doût le
-Vra? nom est décomposition et dissociation.
Pour avoir une idée du mal qui ronge
l'Allemagne, il faut lire, par exemple,
ï'ajppel qiie les délégués de - nombreuses
associations ouvrières de la Ruhr viennent
'd'adresser aux autorités d'occupation. On
y lit que la population subit une épouvan
table misère « causée par la criminelle
attitude du, capitalisme prussien ». Il est
jeurieux de remarquer qu'en ce moment
même, la Gazette de Francfort publie une
çérie d'articles où la famine de la Ruhr
test attribuée à l'occupation franco-belge. II
jest curieux aussi de remarquer que ces
délégués, parlant au nom de syndicats qui
groupent, paraît-il, une centaine de milliers
de travailleurs, s'en rapportent au docteur
Dorten dont on s'est acharné à dire qu'il
n'avait pas d'importance. Au reste, voici
e'e document tel que les agences l'ont, pu-
Jblié hier :
... Considérant l'épouvantable misère qui menace
les deux millions d'ouvriers du bassin rhéno-
vrestphalien, la misère causée par la criminelle
jttitudo du capitalisme prussien, en appellent au
peuple français. La famine et la mort menacent
toute une population pacifique ; nous en appe
lons à la générosité et aux sentiments d'huma
nité du peuple français ; nous demandons du
pain pour nos femmes et'nos enfants cynique
ment livrés à la misère par _ Berlin. Nous décla- "
ron» être prêts à reprendre le travail sous le
contrôle d'ingénieurs français et belges poux le
compte des réparations. Ce que nous réclamons,
c'est du pain, du travail et le respect de nos
dioits d'ouvriers. Nous demandons à être im
médiatement en rapports avec les autorités fran
çaises, par l'intermédiaire du D r Dorten, pléni
potentiaire géféral de la République rhénane.
La misère dont les populations de la
Ruhr ont vu croître la meriace à mesure
que le pouvoir, d'achat de la monnaie alle
mande s'évanouissait, s'atténuera peut-être
par suite des accords qui viennent d'être
passés, entre les industriels et nos autorités
d'occupation. Ces accords pourront ranimer
la ; circulation des richesses .et rendre la
santé au corps économique de cette région.
11 y faudra seulement un peu de patience
et de temps. •
Mais il y a bien d'autres régions.d'Alle-
magnè ou la misère est menaçante, où elle
est même' pire que dans la Ruhr. Nous nous'
en rapportons là-dessus à la presse alle
mande elle-même, à ses descriptions et ; à
ses lamentations. Voilà ce qui produit ces
profonds mouvements de dissociation, ces
mouvements chaotiques dont l'ensemble du
lleich est secoué. Sur la rive gauche du
Rhin, dans la Ruhr, on s'adresse à la Bel
gique et à la France. Dans les autres par
ties de l'Allemagne, à. qui s'adresser ? Va
guement à l'Angleterre et à l'Amérique.
Mais elles sont si loin ! Et que peut le
général vod Seeckt, que peut la Reichswehr
sinpn lier les membres du patient-pour
arrêter ses convulsions ?
La dictature.militaire.dans un pays;qui
n'a : plus de monnaie ne peut à la longue se
justifier que par un système, celui qui avait
rendu le général Bonaparte ' indispensable
à la France du Directoire au temps des assi
gnats. Ce système, c'est celui de la - guerre
qui nourrit, la guerre dont Bonaparte don
nait la formule : dans sa proclamation aux
soldats « nus et affamés » de l'armée
d'Italie.
Mais les- soldats. de. la Reichswehr.
mangent encore. : Ils sont habillés chaude
ment. Ils tournent ainsi aux prétoriens.
Sont-ils néanmoins capables d'entraîner
l'Allemagne à ' la conquête du manger et
de la richesse ? : C'est-la seule issufe que le
gouvernement des généraux puisse lui ou
vrir. La question est de savoir s'ils en ont
les moyens et s'ils'l'oseront.
Jacques BAINVILLE
PHILIPPE DAUDET
J'ai la triste mission de faire, part à
nos amis delà mort de Philippe Daudet,
fils aîné de Léon Daudet et de notre chère
collaboratrice Pampille. . ' >
Nous pleurons tous ce magnifique en
fant de quinze ans, si près de nous et
si étroitement associé à l'œuvre çommu-
ne ! Tout le monde l'a remarqué, soit au
premier rang des réunions où des milliers
de patriotes applaudissaient son admi
rable père, soit dans les cortèges, au
milieu de ses chers amis Camelots du
Roi, Commissaires et Etudiants d'Action
française. Je le vois encore, il y. eut
quinze jours dimanche, en serre-file de la
colonne qui se "rendait, .an monument de
Marius Plateau,' couvant des yeux son
,père qui le lui rendait bien ! Je le vois, en
juillet, m'apportant une adresse signée de
plus de cent élèves de Louisrle-Grand, à
propos de ma dernière condamnation. Je
le vois, il y a quelque, dix-huit mois, déjà
grand et fort, dans une gare parisienne où
il. allait 'prendre un train avec sa jeune mè
re qu'il semblait protéger de sa haute car
rure. Je le vois dans nos bureaux' attentif'
au travail des rédacteurs comme aux rires
et aux jeux de ses futurs camarades de
combat, feuilletant nos collections, appre
nant notre histoire, déjà nourri dé la lé
gende militaire de nos héros et rompu.au
vocabulaire de nos idées !
Le cadet d'un an de notre journal, qui
est du printemps 1908 : il était né au prin-
temps 1900 ! Un peu de temps encore, et
nous allions le voir, assis à la table com
mune, prenant sa juste part du labeur de
son père, à qui cet espoir souriait, .entre
mille autres, car Philippe faisait tout es
pérer. Je puis en juger. Dans ce cercle de
famille où.le grand polémiste et Fincompa
rable lutteur, haï, calomnié des méchants
qui le craignent, unit les cœurs si chaude
ment. ei si étroitement autour de son cœur,
j'ai vu se former et -se développer cette
jeune intelligence, son goût des idées, son
amoîir des belles disciplines littéraires.
Philippe 's'enchantait cpmme pas un aux
petits pièges d'un beau latin un peu dif
ficile : combien de soirs ont-ils passé
depuis qu'il faisait appel à notre concours
pour se tirer d'un fameux raccourci de
Salluste -? Nous nous y mettions tous, lui,
son père et Bainville ; la solution trouvée,
Philippe: regagnait sa chamb'-ette en ba
lançant ses grandes épaules avec cttte ex
pression d'énergie concentrée mêlée d'al
légresse puissante qui ruisselait des yeux
mi-clos et lui peignait les joues d'une
pourpre dorée. ' .
Le bel enfant ! Va-nom- plusieurs fois
glorieux lui promettait-. Favance naturelle
dans tous.les sens ; l'étroite amitié'de son
père, dont il était le compagnon dans les
jardins du Parisis et sur les routes de Bre
tagne ou de Provence lui donnait'celle in
time et précieuse initiation qui court en
avant de la vie, de l'expérience. Combien
tous ces présents de fées auraient valu, au
raient gagné par- la force et la grâce de
son jeune feu. personnel. Quare mors
immatura vagatur !
Quelle douleur ! Elle attendrirait le pre
mier passant.- Mais nous qui formons une
famille et une amitié, nous qui sommes si
ardemment reconnaissants à Léon Daudet
et à sa noble femme de> tout ce qu'ils ont
fait, offert, sacrifié pour la France, pour
la, cause nationale et royale de la patrie,-
comment ' n'aurions-nous pas des larmes
fraternelles devant le coup affreux dont
ils ont le cœur déchiré .'
Charles M AU 11$ AS
LES OBSEQUEC ■
Les obsèques de Philippe Daudet auront
lieu demain, mercredi, à 10 heures, en l'égli
se Saint-Tliomas-d'Aquin où l'on se réunira.
L'inhumation aura lieu au cimetière du Pc-
re-Lachaise.
Il ne sera pas envoyé de lettres de faire-
part, le présent avis en tenant lieu.
COMMISSAIRES ET CAMELOTS DU ROI
' Tous les. Commissaires et Camelots du Roi
qui pourront se trouver libres,devront se trou
ver demain mercredi, à 9 h. 45, à l'angle de
la rue de Grenelle et de la rue Saint-Guil-'
laumç, pour prendre part aux obsèques de
leur camarade : Philippe Daudet.
ETUDIANTS D'ACTION FRANÇAISE
Tous les étudiants, lycéens et collégiens
d'A. F. sont priés de bien vouloir se trouve*
en face du -27 rue Saint-Guillaume, demain,
mereredi, à 9 h. 45, pour les obsèques de
leur camarade Philippe Daudet.
LA POLITIQUE
I. Sanctions, difficultés,
transaction
De l'avis général, l'intérêt de la séance l
de vendredi n'est pas épuisé. On en dis-;
cuteun peu partout, peut-être parce que:
le sens réel n'en a pas été complètement
pénétré. Je n'y: ai pas assisté, pour ma
part, mais je me suis donné la peine et
le plaisir de la lire attentivement dans
les « feuilles bleues» affichées à la Cham
bre, puis à 1' « Analytique officiel » arrivé
dans la nuit, enfin à {'Officiel du lende
main. De cette • triple lecture, je retiens
les paroles suivantes prononcées par le
président du Conseil avant qu'on ne vot
tât sur les ordres du iour :
M. le président du Conseil. — Jp de
mande à la Chambre de. se prononcer sju$,
l'attitude: tout entière du Gouvernement^
c'est-à-dire sur l'altitude d'un gouverne
ment'
qui a exprimé l'idée que des sanctions
rapides auraient été la meilleure méthode,
qui a rencontré des difficultés '
et qui, polir ne pas rompre avec ses
alliés, s'est rallié à une transaction. (Ap
plaudissements.)
Trois idées exprimées, l'une de prin
cipe l'autre de fait, l'autre d'action pra
tique. Le principe n'est pas entamé mo
ralement, il vaut encore tout ce qu'il
vaut : aucune raison de principe n'a dimi-'
nué les raisons de principe qui avaient dé
cidé le gouvernement à choisir le parti
des sanctions rapides. Il s'en est écarté,
en fait, et de façon qui peut toujours être
reprise et corrigée : pour une simple rai
son de fait. Encore n'est-ce pas un fait
d'impossibilité, c'est un fait de difficulté. :
Devant ce fait, il n'a pas renoncé au prin
cipe, il ne l*a pas gâché (comme Briand
gâchait le principe de l'action en Alle
magne quand il s'écriait d'un ton de de-
goût :' et alors, en avant, les classes l) Le
principe est, intact, .son application seule
a été suspendue, quand on a .transigé.
Cette transaction étaitrclle souhaitable ?
Je ne le crois,pas, mais je ne. puis dé
fendre à'' d'autres. de le . croire, et, si ces
autres^là sont des gens .honorahles qui ont
les itioyens d'information sabilités du..Gouvernement, je suis dis
posé à leur faire provisoirement, .comme
l'a fait M. Le Cour Grandmaison, tout le
crédit que les . .circonstances exigent.
IL Contre la guerre. qui revient
Néanmoins,je garde la liberté de ma pôn-
sée et, quand certains amis du gouverne
ment et des ' autorités militaires croient
pouvoir me reprocher dé njanquer de sang-
froid ou de pousser à en manquer, j'ai le'
droit de lés arrêter. Ce n'est pas avec
de l'optimisme, c'ast avec un pessimisme
clairvoyant- qu'aux années difficiles, de
1900 à 1914, nous, avons fait l'éducation
d'une grande partie de la magifique jeu
nesse à laquelle la France a du d'etre en
core la France. Il conviendrait de s'en'
souvenir. •
Nous disions 1 la vérité à la France, à
l'heure où la majorité des orateurs et des
écrivains l'endormaient.: Nous criions au
péril quand tout le monde le blaguait.
Avons-nous vu moins clair depuis 1914 ?
; L'histoire de-la'guerre, l'histoire d'une
paix deux ou trois-fois manquée et fina
lement sabotée sont là pour le dire. Ce
n'est pas à l'heure où le gouvernement
-français adopte sur tant # de points nos
vues élémentaires, les plus constamment
exposées depuis.neuf ans entiers, qu'il est
convenable de nous rappeler aux lois de
l'humanité ou .de. la .virilité, .ou de la
mesure ou de ; la . maturation prévoyante.
Le général Maitrot.est un. des hommes
qui ont vu le plus, juste sur tout.
S'il est visé par. cette. critique," si • nous y
sommes associés à son noble nom,
c'est un très, grand honneur que nous fait
le colonel Fabry, et je ne puis que l'en
remercier. Nous croyons que la France ne
manquerait ni -.de ressources ni de cou
rage dans une guerre.,Mais nous croyons
aussi que cette, guerre, il .faut l'éviter.
III. Dans lè désordre
et la folie européennes
Au contraire de M., Ilerbette, qui ex
prime dans le Temps cette i^Iée que « les
« grands problèmes européens de l'heure
« actuelle, doivent être, traités non sous
« l'inlluence . d'arrière-pensées politiques
« mais sous l'inspiration . des nécessités
« l'ordl'e politique ait été crée par la vic-
« toire des Alliés» : il aurait dû être créé. 1 ,il
ne l'a pas été. Faire comme si « cet ordre
était l'ordre », c'est nous conduire à 'de
perpétuelles déconvenues, un collabora
teur de M. Herbette aurait lui, pu lui dire
pourquoi dès le ■ numéro d'hier 1 soir : ce
n'est pas pour aujourd'hui le colonel Re-
boul, mais le correspondant berlinois, M.
Algazy. Nous-lé mettons à la manchette : il
n'y. a pas que des. chiffres, il y a les pas
sions et les folies des peuples déterminées
par leur structure et par. leur histoire.
« ...Le fond du caractère ethnique
resté intact chez un peuple qui fut
toujours cohérent et. grégaire, formé
de tribus et peuplades diverses mais tou
tes parentes entre elles, toutes appartenant
à une même race — à l'exception précisé
ment de leurs futurs maîtres à tous : les
Prussiens; Et c'est à ce 'peuple que, d'une
part, on a-peu à peu persuadé qui ta su
prême douleur, qui prime dette, traité,:
tout, c'est te fait d'avoir été vaincu par.,la
France ; c'est à ses yeux que- d'autre'part,
o{? fait miroiter aujourd'hui un espoir fou.
« ...La question n'est pas de savoir si
l'Allemagne, en ce moment, peut ou non
faire la guerre* Ce qui importe, c'est que
cet • état d'esprit, . ce perpétuel état de
transe, d'hypnotisme guerrier auquel on
soumet, depuis -.1918, l'opinion allemande
en profitant de la. souffrance-dé* masses,
exclut toute pacification des esprits, vise
ia France et crée pev à peu un danger —
ie danger, d'une folie. »
L'attaque de 1914 n'était-clle pas une
véritable folie '? Est-ce que, sans la guer
re, sans leur guerre, les Allemands ne se
raient pas, à l'heure qu'il est, les maîtres
du monde ? Je crois savoir qu'une-de nos
plus hautes autorités militaires ■ s'est posé
la question et qu'elle- l'a résolue par l'af
firmative. Le danger de guerre tient au mo*
rai'.du peuple allemand, et voilà pouiv
quoi nous avons tant demandé et ^rede
mandé à nos Princes Lorrains de faire
attention au moral, trop peu connu par
eux, de l'ensemble de là France,.et de tra
vailler à l'organiser méthodiquement: : dernier état du;système 1 de la Part du Com
battant s'inspire en partie des inégalités,
entre le moral allemand ; et le moral fran
çais. Que l'un soit l'excès de la folie, en est-
il moins dangereux si nous péchons > par/
l'excès de raison. M. Jean Ilerbette et*le
colonel Fabry connaissent-ils cette pen
sée de Moréas, brillante v et- justé, comme
la pointe lumineuse d'un très bel esprit de
spoète ; «Ou il n'y a: pas de passions, owla
•« raison en est une, et- des plus déré-
« glèes »• Prenons garde à ce dérèglement,
il a son danger. ' v
IV. (( Esquisse d'une politique
française » : le rempart extérieur
et la réforme intérieure
M. Jean Herbetle a ' voulu tracer hier
l'esquisse d'une politique française- pro
duire vendre, consommer, épargner en
sont les têtes de chapitre. Musset les. mit
en vers du temps de Louis-Philippe. Cet
âge'd'or est loin de nous. Opposons es
quisse à esquisse.
Nous n'avons que quarante millions
d'habitants, combien en aurons-nous dans
vingt ans ? L'Italie en aura cinquante mil
lions, l'Allemagne soixante-dix millions..
Si nous avions une-marin», nous pour
rions armer nos sujets coloniaux-et réa
liser le programme grandiose du général
Mangin, une vaste France de cent-mil
lions d'habitants. Pour, dix . années v au
moins, nous sommes sans bateaux, et,
comme le montre Bainville. dans son cha
pitre sur .la Révolution .française, à'la
Revue hebdomadaire, une marine ne s'im
provise pas.
; Cela posé, et si l'on considère que la
population pèse -beaucoup - sur -la bataille,
il- n'y a rien -de plus-urgent pour l'avenir
du peuple français que de lui constituer,
d'abord, tout autres • affaires cessantes,
une, sécurité durable. Il faut que pen
dant vingt ans nous • ayons • la certitude
de n'être . pas• envahis. "En d'autres ter
mes, nous avons - besoin d'un rempart
l'espace d'une génération. - Ce - rempart
ne semble menacé que du côté de l'Est.
Avec l'Angleterre, avec l'Italie, avec
l'Amérique, nous pouvons avoir ■ des dif
ficultés, des heurts, des discussions ; vio
lentes. On ne voit pas d'antagonisme d'in
térêts et de-rancune assez fort pour dé
terminer ces-voisins-là à se jeter sur nous
pour nous croquer tout vifs.' Un rempart
çiui nous garde du côté.de l'est serait donc
à la fois nécessaire et suffisante Ce rem
part, à l'expérience, ne peut consister,
dans l'ordre • immédiat, que dans'la des :
truction régulière et périodique :du ma
tériel de guerre allemand et, pour l'ave
nir étendu, dans . la . décomposition . de
l'Allemagne. '
Seulement, à l'abri de ce rempart, » il
ne faut pas s'endormir. Il faut s'organiser
vite et bien. Il faut rétablir toutes les
conditions morales, religieuses, • écono
miques, sociales de la natalité, c'est-à-dire
pratiquer une politique 'telle que, scion
l'expression lapidaire de M. Paul Bour-
getj « l'œuvre, meurtrière: de la Révolu
tion » soit « détruite » • méthodiquement.
Toute démocratie maintient- -la morsure
empoisonnée -de cette œuvre révolution--
naire. Il faut renoncer à la démocratie-et
tomber d'accoed du gouvernement :d'un
seul, c'est-à-dire de la -monarchie, mais
de la monarchie sans ' compétition • de
la monarchie historique et héréditaire.
Ce rassemblement,- cette contraction de
l'Etat politique irait de pair avec une
désétatisation -générale,- "je ■ veux dire
la suppression de - foutes les charges inu
tilement et dangereusement - usurpées par
l'Etat, je veux dire-leur restitution aux
initiatives- - -individuelles, le-'- rétablisse
ment des ■ libertés, des ■ libertés vraiment
républicaines • de • nos diverses patries ré
gionales, communales - et ■ corporatives,
l'allégement des droits de succession,
la réforme des chapitres du -' Code qui
morcellent • la -propriété • à chaque décès.
Le gouvernement domestique, - le • gouver
nement : local, - le gouvernement moral ■ et
religieux, le gouvernement professionnel
ainsi rendus à leurs chefs naturels, les
vertus naturelles du sang français cesse-
sant d'être arrêtés- par • toutes les cor
ruptions et- tentations ■ démocratiques, ' il
n'y a pas-de raison pour que la race qui
a peuplé -le Canada ■ ne recommence 1 pas
à donner- ses • feuilles, • ses- fleurs et ses
fruits. '
Ces vingt ans de réorganisation natio
nale, monarchique. en t haut, républicai
ne en bas, ayant donné leur résultat,
nous aurions moins de sujets d'inquié
tude du côté de l'est, nous recommence
rions à être en nombre, et le rempart
'oriental perdrait peut-être un peu de son
• utilité. On serait en état de se battre ■ à
armes égales. Mais l'esprit politique étant
revenu alors aux-Français,; peut-être di
raient-ils que le plus sage, tout de même,
serait de. ne. pas - se - battre et, dans cet
esprit, de- maintenir-où il le faut les for
tifications qu'il-faut pour être dispensé dW
installer jamais-des poitrines humaines/!
V. L'incapacité d'un ambassadeur -
Je ne vois pas • pourquoi l'usurpation
académique de M. Jonnart me-le rendrait
plus vénérable qu'autrefois.-Je-lui di
sais ses vérilés avant qu'il ne fût'habillé
de vert .-à-mes frais*-il n'y- a que de gros
nigauds pour s'étonner que- je continue.
D'après- des. bruits ■ assez certains, -. M.
Jonnart- avant • remis - -hier - ses lettres de
rappel,il va y avoir un petit battement d'aï-
(éfresse- en son honneur dans les-journaux
qu'il inspire, ■ impressionne ou paie. Cela
doit orner -son départ du 28 • novembre
pour Suez où il va soigner sa santé et ses
•inlèr'its financiers.-
. Par une remarquable et - utile- concor
dance, l'Intérêt ■ français me communique
la note-suivante. '-.
« Il s'est produit entre la curie romaine
et le gouvernement argentin un grave in
cident où notre prestige national se trouve
mêlé de la façon-, la. plus désagréable, par
suite de la- notoire insuffisance dç *notre
ambassadeur au Vatican. ...
« -O/t. sait que - l'Argentine est depuis
longtemps le centre.- d'agressives intrigues
allemandes contre l'influence française.
Là-bas le . parti allemand, prépondérant
avant la,guerre, a su garder, grâce à son
organisation remarquable, une emprise tou
jours ,redoutable. -C'est sur le terrain reli
gieux' que l'Allemagne fait porter le gros
de' son effort.' Elle nous attaqué, -noii sans
succès, comme les champions de-l'anticlé
ricalisme- et de l'immoralité athée. Une
portion,.. nullement négligeable, du haut
clergé argentin, gavamment et méthodi
quement travaillée, est très accessible à
ces pressions. Sans doute, grâce à l'éclat
et au brillant succès de la misison de Mgr
Bandrillart et de M. Charles Le Goffie, une
heureuse détente s'était produite et no-
« tre /diplomatie au vatican n'avait qu'a
« en cultiver les .fruits, ce n'est pas
« ce qu'elle ■ a fait. elle paraît avoir
« tout ignoré, -S'ÊTRE'" désintéressé de
« tout et finalement avoir tout com-
« promis et peut-être tout perdu ». '' '"
« Pendant ce temps la propagande alle
mande reprenant le dessus, vient- de mar
quer un sérieux point. , y
• « L'archevêque de Bucnos-Aives, étant
venu à mourir, l'éminent chef de l'Etat
argentin, M. de Àlvéar, qui est un grand
ami ■ de ia France, considéra qu'il im
portait au bien de son pays de soustraire
ce haut .poste à l'influence de la portion
germanophile du -, clergé et il témoigna le
désir d'y voir nommer un prélat d'un rare
mérite et de la plus - grande distinction,
Mgr de Andréa, qui passe pour l'un des
chefs de la partie du clergé argentin fa
vorable• «. la France. Ce fut, du reste,i à
l'instigation de ce prélat que l'attention dû
gouvernement français fut-attirée sur le
grand intérêts qu'il y avait, à charger M'gr
Baudrillar-t de la mission qui devait être
si. retentissante et si bienfaisante.
« Ce grand succès, ce service. éminent,
rendus à l'influence française, désignèrent-
ils Mgr de .Andréa à l'hostilité vigilante
des-germanophiles ? C'est probable.
.« En tout cas, lejzajididat du président
de la - Répiibliquëï'apgimtiùe a ' yu se dres
ser contre lui, à Buenos-Aires et à Rome,
une puissante cabale allemande et le Fa-
tican, circonvenu, a finalement obtenu,
par son insistance, ij'uil retirât sa candi
dature. - . -
_ t. Mais l'incident, f qu'on croyait clore
ainsi, - a aussitôt rebondi et s'est - aggravé.
Le président de la République n'a pas ad
mis cette intrusion indirecte de l'Allema
gne dans la politique argentine. Malgré
le désistement, déférent de Mgr de Andréa,
il en a appelé du Pape mal informé au
Pape, mieux informé et, rendant le nonce
apostolique à Buenos-Aires responsable de
n'avoir pas su résister à la poussée ger
manophile,, il a demandé ' son rappel. ■
_ « L'incident est donc sérieux et on con
sidère comme possibles d'autres mesures
qui pourraient encore l'envenimer...
« Quoi qu'il en soit, ce sont là des affai
res, uniquement: argentines où nous
n'avons pas à nous immiscer. Mais ce qui
est absolmnent déplorable c'est que' nous
n'ayons' pas su Intervenir à Rome pour
rendre impossible l'occasion de pareils
conflits. A quoi sert dès lors notre ambas
sadeur au Vatican ? Quel est le crédit dont
il_ dispose et comment défend-il les inté
rêts de,notre pays"?...
« Pourquoi ces échecs persistants et're
tentissants'?. Car, l'affaire* de l'Argentine
li'est nullement un cas isolé.
« La seule incapacité particulière et re
connue de'M. Jonnart n'en est pas cause.
«...De quel prestige.de quelle autorité,de
quelles sympathies même peut disposer
auprès- de la curie un représentant ' qu'on
sait être, en France, le chef d'un parti
oui prend l'initiative-et- la responsabilité
d'une grotesque et fort inopportune offen
sive électorale contre les catholiques fran
çais ? Le vice-président di paru Joiuia: ■.
■■Jiti Chaumet. ne pera aucune occasion
approuvé et 'couvert évidemment par son
chef de file, d'assimiler injurieusement les
catholiques et les communistes, et de leur
jeter l'anathème au même'titre. Ces ou
trages aux catholiques, inspirés par un
bas charlatanisme politiciens.ne. seraient
en aucun cas sans danger,- mais du mo
ment qu'ils émanent dû parti que dirige,
l'ambassadeur auprès' du Pape, il est na
turel que nos ennemis s'en servent pour
disqualifier notre envoyé et lui enlever
tout crédit. C'est,, en effet, ce- qu'ils 'font
et on.voit avec quel succès.
L'Intérêt français, que clinge Auguste
Cavalier, est généralement fort bieu in
formé. On conçoit que je lui laisse la res 2 -
ponsabilité de' ses renseignements amé
ricains, mais, sur les points dont tout ci
toyen de l'ancien inonde peut être juge,
son commentaire est d'une irréprochable
justesse. ■
Chartes ÎÙAVii.ti.AZ>
' Viie Messe anniversaire pour le repos de
l âme de S.A.I. et R. Mgr le Prince Antoine
d'Orléans et Bragance, sera dite le jeudi
29 novembre- à 10 heures, en la Chapelle
de la' Compassion, boulevard de Verdun, à
Neuilly. -
ECHOS
LES FAITS Dll JOUrv
— M, Poincaré a été-entendu par la Com
mission sénatoriale des Affaires, étrangères.
— En Allemagne, M Albert, cherche en
core des ministres pour constituer un cabi
net. .. , f
— La Belgique ne pouvant se faire put t.,
par l'Allemagne,' l'indemnité due pour l'as.-
sassinat du lieutenant Graff, saisit à Lhiis■
bourg pour un million de matériel.
Ces temps derniers, - on pouvait tire dans Jeu co
lonnes de publicité théâtrale des grands quotidiens
d'information :
L'Elan blanc, chef de seize mille Indiens, dé
légué â la Société des Nations, danse chaque soir
à partir de minuil! au Canari.
Le Canari ! Jadis, ils s'appelaient le Grand Aigle
ou (Ei! de Faucon.
Mais il paraît que, par réciprocité,. MM.-Léon
Bourgeois et Albert Thomas viennent de signer
un bel engagement avec un dancing d'Oklahoma
(U.S. A.)
. « «
la J?f:E du .sont
Songes brillants, à ma paresse.
Offrez vos enchanteurs appâts,
. Ou, pour égayer .ma tristesse,
. Faites venir la fée mazda.
GRANDE ' REUNION
PATRIOTIQUE
Salle Wagram (39, aven, de Wagrum,
Le vendredi 30 novembre, à 9 heures du soir
(Ouverture des portes à 8 h. 1/2)
L'Allemagne préparc
la guerre
Elle prépare aussi nos élections
Orateurs : Bernard de Vesins, Georges
Valois, Marie de Roux, Paul'Robain,
On trouve des cartes à l'Action française, i4, rue
de Rome; à la Librairie d'Action française, 12, rue
de l'isly; à l'Institut d'Action française, 33, rue
Saint-André-des-Arts; à ' la permanence j du VII'
arrondissement, 116, rue du Bac: à la permanence
d'A. F. du XI e , 16, rue Petion. à la permanence
d'Al F. du XV e , 97, rué Blomet; à la permanence
du XVI", 1S bis, rue de l'Annonciation; à la perma
nence du XVII", 21, rue Lamandé.
La propagande allemande en Espagne
est faite par Ilenri Barbusse
Nos lecteurs n'ont pas oublié les paroles
odieuses, prononcées par M. Henri Bar
busse, à Berlin, à l'issue du Congrès de
« l'Internationale . des Anciens Combat
tants » qui éiait surtout cplui des'anciens
combattants boches : '
€ Je m'adresse, par-dessus .vos têtes, aux sol
dats français de l'armée d'occupation. Je n'ai pas
le moyen de communiquer directement avec eux,
mais je sais bien que, d'une façon ou d'une autre,
les .paroles que je prononce ici leur seront répé
tées et, à mon retour en France, je les ferai im
primer,; et je leur crie •
« Si l'on vous dit ; de marcher contre vos frères i
«■ allemands qui portent: dans- leurs. poitrines et
« dans.leurs mains le salut du prolétariat, ne le
« faites jamais ! Comprenez de quel côté est vo-
«.tre cause et votre destin avant de commettre le
« crime d'obéir à vos.chefs »
L'émotion" et l'indignation soulevées par
ce langage scandaleux furent telles que le
Parquet, de la §eine fut mis dans l'obli
gation d'engager* des poursuites. 11 .est
vrai que dès le début de l'instruction, Hen
ri- Barbusse s'empressa de" se défiler en
alléguant que ses , paroles ayant été pro
noncées hors de France elles ne tombaient
pas sous ; le coup de la loi française. Bien
qu'il eût proclamé qu'il « les ferait impri^
mer ss il laissait le gérant de l'Humanité
qui avait réalisé son voeu, se ' débrouiller
seul avec, notre justice
- Henri -Barbusse 'qui déclinait ainsi ses
responsabilités de citoyen français, allait
d'ailleurs ■continuer à .agir comme un bon
sujet allemand en poursuivant- sa-propa^
gande infâme. Il a tenu parole lise dispo
se à opérer en Espagne, le pays iu monde
ou l'Allemagne compte les agents les plus
nombreux, les plus actifs et les plus
dangereux
On se rappelle que Barcelone fut, pen
dant. toute la guerre, ,un centre - redoutable
d'espionnage, que-dirigeait,, comme ad
joint au trop fameux Krohn,. le ma^pr
von Ivalle, attaché militaire à l'am
bassade. d'Allemagne à Madrid, Maintenant
chargé de la direction des services de
presse de la Wilhelmstrasse. Ajoutons que
ledit major a pour collaborateur von Stoh-
rer; qui était autrefois premier secrétaire
àr la même ambassade, et le/docteur Zach-
lin, qui était plus.spécialement chargé de
l'action allemande dans la zone espa
gnole du Maroc.
Les menées de cette équipe, se so.it a-j
duites par des actes dont la relation rem
plirait des volumes ; elle fui l'instigatrice
de nombreux torpillages aussi bien que
des attentats terroristes de Barcelone ;
elle inspirait le traître Gaston Routier, au
puis lors condamné à mort, par un consuii
de guerre français ; on retrouve spn in
fluence dans toutes les affaires plus ou
moins ténébreuses qui suscitèrent des dif
ficultés à la France, en Espagne aussi bien
qu'au Maroc.
Ralentie depuis l'armistice, l'action
mande n?a jamais été complètement aiiun
donnée de l'autre côté dés Pyrénées. Ces;
ainsi qu'il y a six mois les Boches ont
fondé une agence télégraphique Herné,
qui a des correspondants à Londres, à Ro-
mè et à Paris. Le correspondant de cette
agence à Londres est même un fonction
naire du consulat d'Espagne
Ces détails font' mieux comprendre * 'in
térêt tout spécial qûe les Boches portent A
la propagande qu'ils' inspirent et dirigent
en; Espagne
Or, on peut lire, en première page tl'ui.
journal de Madrid, la Opinion, fondé, il
y a quatre mo.is seulement, manifestement
par les Allemands, un-'appel pathétique en
faveur de l'Allemagne, puis la nouvelle sui
vante ; '
IIenm Barbusse en Espagxe. — ,Lc grand écri
vain français Henri Barbusse viendra en Espagne,
désigné par le comité de Berlin, pour donfar
9
EDITION DU MATIN
Mardi 27 Novembre 1923
ir
15
cent.
■»
Seine et Seine-el-Oise.
ABONNEMENTS : t» b.
franco <3t Colonies. 48 fr. 25fr a 13 fir. 1
Etranger. , , , 82 » 42 <» 22»- '
ORGANE DU NATIONALISME INTEGRAL,
« Tout ce qui est national est notre. » \
Le Duc d'ORLEANS
héritier des quarante Rois qui en mille ans firent la Franest
RÉDACTION 8f ADMINISTRATION
14. rue d e Itome, P ARIS (8')
Adr. télégraphique î ACTIOFRAN-PARIS
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Réduction : Central .75-44
Après 10 fa. du soir : S c g u r 11 -68
| . Registre de Commerce ; Seine *78.582
Fondateur s. HENRI YÀUGEOIS ■twv. Directeurs politiques ; LÉON DAUPET ©t. CHARLES MÀURJR.AS — Rédacteur en chef ' MAURICE PÏJ«JO
Les, chiffres n J y font rie ji- :
« Les gens qui expliquent tout par des chiffrez
et des statistiques d'importations et d'exportations,
de dépenses et de recettes, et vous démonlrem
que l'Allemagne : n'est pas en état de faire la
guerre devraient venir ici et se trouver, face à face
avec un élément qui ne s'exprime pas en chiffra
ni en poids : le fond du caractère ethnique resté
intact. »
E. ALGAZY,
Lettré de Berlin au Tempi.
La crise allemande
et le gouvernement des généraux
Depuis le mois de novembre 1918, c'est-
à-dire depuis que l'Allemagne est en Répu
blique, M. Stresemànn' est le premier chan
celier qui ait été renversé dans les formes.
Il est le premier à qui le Reichstag • ait
expressément refusé sa confiance. Ses pré
décesseurs avaient été étranglés dans
l'ombre ou bien ils : s'étaient retirés sans
■attendre un scrutin. ■
En. : provoquant cettp application de la
responsabilité - ministérielle^ M. Stresemànn
n 'a pas rendu service #i au régime parle
mentaire allemand ni à la Constitution de
Weimar. C'est justement parce que sa chute
a été régulière que son remplacement est
plus"" difficile. Il aurait voulu démontrer
que le système des partis et des assemblées
n'était pas possible .en Allemagne, comme
Ji> prince de Biïlow ne" cessait de le répéter
feTRnf 1914^ qu'il ne s'y serait pas pris
autrement. La coalition des socialistes et
des ■•éactionnairès 'qui s'est formée contre
lui ne peut donner 'naissance, à aucun gou
vernement et d'ailleurs .. M. Stresemànn
uvait miné lui-même la « grande coalition »
qui avait été son idée politique avant qu'il
arrivât au pouvoir;
La combinaison des Albert et des Kar-
florff, qui est sortie dû cerveau du prési
dent Ebert (président extra-constitutionnel
puisqu'il n'a pas reçu le sacre du plébiscite
exigé par la Constitution de Weimar), cette
combinaison, qui vaut les autres et ni plus
hi moins que les autres, appelle une disso
lution du Reichstag. De nouvelles sélections
fiîms le chaos ' où se trouve l'Allemagne
ajouteraient sans doute au gâchis., Et si
ri les tournaient au profit de la droite, ce
,oe serait, pas l'autorité d'un personnage
d'aussi peu de poids qu'Albert qui serait
renforcée, mais celle du général von
..Seeckt. -La- dictature^ militaire, -telle-qu'elle
existe déjàj e3t la seule réalité "politique de
• l'Allemagne. Il est dévènu banal de le répé
ter. Mais ce n ? ést pas parce que c'est vrai
rue c"est négligeable.
On peut se demander ' seulement si la
dictature militaire peut obtenir en Alle
magne d'autre résultat que d'assurer l'ordre
superficiel. On peut même se demander
combien de temps elle en sera capable.
C'est un expédient, un palliatif et non un
remède. La Reichswehr s'oppose aux mani
festations ■ de l'anarchie d'un genre parti
culier qui sévit sur l'Allemagne, mais non
pas ce qui produit cette anarchie doût le
-Vra? nom est décomposition et dissociation.
Pour avoir une idée du mal qui ronge
l'Allemagne, il faut lire, par exemple,
ï'ajppel qiie les délégués de - nombreuses
associations ouvrières de la Ruhr viennent
'd'adresser aux autorités d'occupation. On
y lit que la population subit une épouvan
table misère « causée par la criminelle
attitude du, capitalisme prussien ». Il est
jeurieux de remarquer qu'en ce moment
même, la Gazette de Francfort publie une
çérie d'articles où la famine de la Ruhr
test attribuée à l'occupation franco-belge. II
jest curieux aussi de remarquer que ces
délégués, parlant au nom de syndicats qui
groupent, paraît-il, une centaine de milliers
de travailleurs, s'en rapportent au docteur
Dorten dont on s'est acharné à dire qu'il
n'avait pas d'importance. Au reste, voici
e'e document tel que les agences l'ont, pu-
Jblié hier :
... Considérant l'épouvantable misère qui menace
les deux millions d'ouvriers du bassin rhéno-
vrestphalien, la misère causée par la criminelle
jttitudo du capitalisme prussien, en appellent au
peuple français. La famine et la mort menacent
toute une population pacifique ; nous en appe
lons à la générosité et aux sentiments d'huma
nité du peuple français ; nous demandons du
pain pour nos femmes et'nos enfants cynique
ment livrés à la misère par _ Berlin. Nous décla- "
ron» être prêts à reprendre le travail sous le
contrôle d'ingénieurs français et belges poux le
compte des réparations. Ce que nous réclamons,
c'est du pain, du travail et le respect de nos
dioits d'ouvriers. Nous demandons à être im
médiatement en rapports avec les autorités fran
çaises, par l'intermédiaire du D r Dorten, pléni
potentiaire géféral de la République rhénane.
La misère dont les populations de la
Ruhr ont vu croître la meriace à mesure
que le pouvoir, d'achat de la monnaie alle
mande s'évanouissait, s'atténuera peut-être
par suite des accords qui viennent d'être
passés, entre les industriels et nos autorités
d'occupation. Ces accords pourront ranimer
la ; circulation des richesses .et rendre la
santé au corps économique de cette région.
11 y faudra seulement un peu de patience
et de temps. •
Mais il y a bien d'autres régions.d'Alle-
magnè ou la misère est menaçante, où elle
est même' pire que dans la Ruhr. Nous nous'
en rapportons là-dessus à la presse alle
mande elle-même, à ses descriptions et ; à
ses lamentations. Voilà ce qui produit ces
profonds mouvements de dissociation, ces
mouvements chaotiques dont l'ensemble du
lleich est secoué. Sur la rive gauche du
Rhin, dans la Ruhr, on s'adresse à la Bel
gique et à la France. Dans les autres par
ties de l'Allemagne, à. qui s'adresser ? Va
guement à l'Angleterre et à l'Amérique.
Mais elles sont si loin ! Et que peut le
général vod Seeckt, que peut la Reichswehr
sinpn lier les membres du patient-pour
arrêter ses convulsions ?
La dictature.militaire.dans un pays;qui
n'a : plus de monnaie ne peut à la longue se
justifier que par un système, celui qui avait
rendu le général Bonaparte ' indispensable
à la France du Directoire au temps des assi
gnats. Ce système, c'est celui de la - guerre
qui nourrit, la guerre dont Bonaparte don
nait la formule : dans sa proclamation aux
soldats « nus et affamés » de l'armée
d'Italie.
Mais les- soldats. de. la Reichswehr.
mangent encore. : Ils sont habillés chaude
ment. Ils tournent ainsi aux prétoriens.
Sont-ils néanmoins capables d'entraîner
l'Allemagne à ' la conquête du manger et
de la richesse ? : C'est-la seule issufe que le
gouvernement des généraux puisse lui ou
vrir. La question est de savoir s'ils en ont
les moyens et s'ils'l'oseront.
Jacques BAINVILLE
PHILIPPE DAUDET
J'ai la triste mission de faire, part à
nos amis delà mort de Philippe Daudet,
fils aîné de Léon Daudet et de notre chère
collaboratrice Pampille. . ' >
Nous pleurons tous ce magnifique en
fant de quinze ans, si près de nous et
si étroitement associé à l'œuvre çommu-
ne ! Tout le monde l'a remarqué, soit au
premier rang des réunions où des milliers
de patriotes applaudissaient son admi
rable père, soit dans les cortèges, au
milieu de ses chers amis Camelots du
Roi, Commissaires et Etudiants d'Action
française. Je le vois encore, il y. eut
quinze jours dimanche, en serre-file de la
colonne qui se "rendait, .an monument de
Marius Plateau,' couvant des yeux son
,père qui le lui rendait bien ! Je le vois, en
juillet, m'apportant une adresse signée de
plus de cent élèves de Louisrle-Grand, à
propos de ma dernière condamnation. Je
le vois, il y a quelque, dix-huit mois, déjà
grand et fort, dans une gare parisienne où
il. allait 'prendre un train avec sa jeune mè
re qu'il semblait protéger de sa haute car
rure. Je le vois dans nos bureaux' attentif'
au travail des rédacteurs comme aux rires
et aux jeux de ses futurs camarades de
combat, feuilletant nos collections, appre
nant notre histoire, déjà nourri dé la lé
gende militaire de nos héros et rompu.au
vocabulaire de nos idées !
Le cadet d'un an de notre journal, qui
est du printemps 1908 : il était né au prin-
temps 1900 ! Un peu de temps encore, et
nous allions le voir, assis à la table com
mune, prenant sa juste part du labeur de
son père, à qui cet espoir souriait, .entre
mille autres, car Philippe faisait tout es
pérer. Je puis en juger. Dans ce cercle de
famille où.le grand polémiste et Fincompa
rable lutteur, haï, calomnié des méchants
qui le craignent, unit les cœurs si chaude
ment. ei si étroitement autour de son cœur,
j'ai vu se former et -se développer cette
jeune intelligence, son goût des idées, son
amoîir des belles disciplines littéraires.
Philippe 's'enchantait cpmme pas un aux
petits pièges d'un beau latin un peu dif
ficile : combien de soirs ont-ils passé
depuis qu'il faisait appel à notre concours
pour se tirer d'un fameux raccourci de
Salluste -? Nous nous y mettions tous, lui,
son père et Bainville ; la solution trouvée,
Philippe: regagnait sa chamb'-ette en ba
lançant ses grandes épaules avec cttte ex
pression d'énergie concentrée mêlée d'al
légresse puissante qui ruisselait des yeux
mi-clos et lui peignait les joues d'une
pourpre dorée. ' .
Le bel enfant ! Va-nom- plusieurs fois
glorieux lui promettait-. Favance naturelle
dans tous.les sens ; l'étroite amitié'de son
père, dont il était le compagnon dans les
jardins du Parisis et sur les routes de Bre
tagne ou de Provence lui donnait'celle in
time et précieuse initiation qui court en
avant de la vie, de l'expérience. Combien
tous ces présents de fées auraient valu, au
raient gagné par- la force et la grâce de
son jeune feu. personnel. Quare mors
immatura vagatur !
Quelle douleur ! Elle attendrirait le pre
mier passant.- Mais nous qui formons une
famille et une amitié, nous qui sommes si
ardemment reconnaissants à Léon Daudet
et à sa noble femme de> tout ce qu'ils ont
fait, offert, sacrifié pour la France, pour
la, cause nationale et royale de la patrie,-
comment ' n'aurions-nous pas des larmes
fraternelles devant le coup affreux dont
ils ont le cœur déchiré .'
Charles M AU 11$ AS
LES OBSEQUEC ■
Les obsèques de Philippe Daudet auront
lieu demain, mercredi, à 10 heures, en l'égli
se Saint-Tliomas-d'Aquin où l'on se réunira.
L'inhumation aura lieu au cimetière du Pc-
re-Lachaise.
Il ne sera pas envoyé de lettres de faire-
part, le présent avis en tenant lieu.
COMMISSAIRES ET CAMELOTS DU ROI
' Tous les. Commissaires et Camelots du Roi
qui pourront se trouver libres,devront se trou
ver demain mercredi, à 9 h. 45, à l'angle de
la rue de Grenelle et de la rue Saint-Guil-'
laumç, pour prendre part aux obsèques de
leur camarade : Philippe Daudet.
ETUDIANTS D'ACTION FRANÇAISE
Tous les étudiants, lycéens et collégiens
d'A. F. sont priés de bien vouloir se trouve*
en face du -27 rue Saint-Guillaume, demain,
mereredi, à 9 h. 45, pour les obsèques de
leur camarade Philippe Daudet.
LA POLITIQUE
I. Sanctions, difficultés,
transaction
De l'avis général, l'intérêt de la séance l
de vendredi n'est pas épuisé. On en dis-;
cuteun peu partout, peut-être parce que:
le sens réel n'en a pas été complètement
pénétré. Je n'y: ai pas assisté, pour ma
part, mais je me suis donné la peine et
le plaisir de la lire attentivement dans
les « feuilles bleues» affichées à la Cham
bre, puis à 1' « Analytique officiel » arrivé
dans la nuit, enfin à {'Officiel du lende
main. De cette • triple lecture, je retiens
les paroles suivantes prononcées par le
président du Conseil avant qu'on ne vot
tât sur les ordres du iour :
M. le président du Conseil. — Jp de
mande à la Chambre de. se prononcer sju$,
l'attitude: tout entière du Gouvernement^
c'est-à-dire sur l'altitude d'un gouverne
ment'
qui a exprimé l'idée que des sanctions
rapides auraient été la meilleure méthode,
qui a rencontré des difficultés '
et qui, polir ne pas rompre avec ses
alliés, s'est rallié à une transaction. (Ap
plaudissements.)
Trois idées exprimées, l'une de prin
cipe l'autre de fait, l'autre d'action pra
tique. Le principe n'est pas entamé mo
ralement, il vaut encore tout ce qu'il
vaut : aucune raison de principe n'a dimi-'
nué les raisons de principe qui avaient dé
cidé le gouvernement à choisir le parti
des sanctions rapides. Il s'en est écarté,
en fait, et de façon qui peut toujours être
reprise et corrigée : pour une simple rai
son de fait. Encore n'est-ce pas un fait
d'impossibilité, c'est un fait de difficulté. :
Devant ce fait, il n'a pas renoncé au prin
cipe, il ne l*a pas gâché (comme Briand
gâchait le principe de l'action en Alle
magne quand il s'écriait d'un ton de de-
goût :' et alors, en avant, les classes l) Le
principe est, intact, .son application seule
a été suspendue, quand on a .transigé.
Cette transaction étaitrclle souhaitable ?
Je ne le crois,pas, mais je ne. puis dé
fendre à'' d'autres. de le . croire, et, si ces
autres^là sont des gens .honorahles qui ont
les itioyens d'information
posé à leur faire provisoirement, .comme
l'a fait M. Le Cour Grandmaison, tout le
crédit que les . .circonstances exigent.
IL Contre la guerre. qui revient
Néanmoins,je garde la liberté de ma pôn-
sée et, quand certains amis du gouverne
ment et des ' autorités militaires croient
pouvoir me reprocher dé njanquer de sang-
froid ou de pousser à en manquer, j'ai le'
droit de lés arrêter. Ce n'est pas avec
de l'optimisme, c'ast avec un pessimisme
clairvoyant- qu'aux années difficiles, de
1900 à 1914, nous, avons fait l'éducation
d'une grande partie de la magifique jeu
nesse à laquelle la France a du d'etre en
core la France. Il conviendrait de s'en'
souvenir. •
Nous disions 1 la vérité à la France, à
l'heure où la majorité des orateurs et des
écrivains l'endormaient.: Nous criions au
péril quand tout le monde le blaguait.
Avons-nous vu moins clair depuis 1914 ?
; L'histoire de-la'guerre, l'histoire d'une
paix deux ou trois-fois manquée et fina
lement sabotée sont là pour le dire. Ce
n'est pas à l'heure où le gouvernement
-français adopte sur tant # de points nos
vues élémentaires, les plus constamment
exposées depuis.neuf ans entiers, qu'il est
convenable de nous rappeler aux lois de
l'humanité ou .de. la .virilité, .ou de la
mesure ou de ; la . maturation prévoyante.
Le général Maitrot.est un. des hommes
qui ont vu le plus, juste sur tout.
S'il est visé par. cette. critique," si • nous y
sommes associés à son noble nom,
c'est un très, grand honneur que nous fait
le colonel Fabry, et je ne puis que l'en
remercier. Nous croyons que la France ne
manquerait ni -.de ressources ni de cou
rage dans une guerre.,Mais nous croyons
aussi que cette, guerre, il .faut l'éviter.
III. Dans lè désordre
et la folie européennes
Au contraire de M., Ilerbette, qui ex
prime dans le Temps cette i^Iée que « les
« grands problèmes européens de l'heure
« actuelle, doivent être, traités non sous
« l'inlluence . d'arrière-pensées politiques
« mais sous l'inspiration . des nécessités
« l'ordl'e politique ait été crée par la vic-
« toire des Alliés» : il aurait dû être créé. 1 ,il
ne l'a pas été. Faire comme si « cet ordre
était l'ordre », c'est nous conduire à 'de
perpétuelles déconvenues, un collabora
teur de M. Herbette aurait lui, pu lui dire
pourquoi dès le ■ numéro d'hier 1 soir : ce
n'est pas pour aujourd'hui le colonel Re-
boul, mais le correspondant berlinois, M.
Algazy. Nous-lé mettons à la manchette : il
n'y. a pas que des. chiffres, il y a les pas
sions et les folies des peuples déterminées
par leur structure et par. leur histoire.
« ...Le fond du caractère ethnique
resté intact chez un peuple qui fut
toujours cohérent et. grégaire, formé
de tribus et peuplades diverses mais tou
tes parentes entre elles, toutes appartenant
à une même race — à l'exception précisé
ment de leurs futurs maîtres à tous : les
Prussiens; Et c'est à ce 'peuple que, d'une
part, on a-peu à peu persuadé qui ta su
prême douleur, qui prime dette, traité,:
tout, c'est te fait d'avoir été vaincu par.,la
France ; c'est à ses yeux que- d'autre'part,
o{? fait miroiter aujourd'hui un espoir fou.
« ...La question n'est pas de savoir si
l'Allemagne, en ce moment, peut ou non
faire la guerre* Ce qui importe, c'est que
cet • état d'esprit, . ce perpétuel état de
transe, d'hypnotisme guerrier auquel on
soumet, depuis -.1918, l'opinion allemande
en profitant de la. souffrance-dé* masses,
exclut toute pacification des esprits, vise
ia France et crée pev à peu un danger —
ie danger, d'une folie. »
L'attaque de 1914 n'était-clle pas une
véritable folie '? Est-ce que, sans la guer
re, sans leur guerre, les Allemands ne se
raient pas, à l'heure qu'il est, les maîtres
du monde ? Je crois savoir qu'une-de nos
plus hautes autorités militaires ■ s'est posé
la question et qu'elle- l'a résolue par l'af
firmative. Le danger de guerre tient au mo*
rai'.du peuple allemand, et voilà pouiv
quoi nous avons tant demandé et ^rede
mandé à nos Princes Lorrains de faire
attention au moral, trop peu connu par
eux, de l'ensemble de là France,.et de tra
vailler à l'organiser méthodiquement: :
battant s'inspire en partie des inégalités,
entre le moral allemand ; et le moral fran
çais. Que l'un soit l'excès de la folie, en est-
il moins dangereux si nous péchons > par/
l'excès de raison. M. Jean Ilerbette et*le
colonel Fabry connaissent-ils cette pen
sée de Moréas, brillante v et- justé, comme
la pointe lumineuse d'un très bel esprit de
spoète ; «Ou il n'y a: pas de passions, owla
•« raison en est une, et- des plus déré-
« glèes »• Prenons garde à ce dérèglement,
il a son danger. ' v
IV. (( Esquisse d'une politique
française » : le rempart extérieur
et la réforme intérieure
M. Jean Herbetle a ' voulu tracer hier
l'esquisse d'une politique française- pro
duire vendre, consommer, épargner en
sont les têtes de chapitre. Musset les. mit
en vers du temps de Louis-Philippe. Cet
âge'd'or est loin de nous. Opposons es
quisse à esquisse.
Nous n'avons que quarante millions
d'habitants, combien en aurons-nous dans
vingt ans ? L'Italie en aura cinquante mil
lions, l'Allemagne soixante-dix millions..
Si nous avions une-marin», nous pour
rions armer nos sujets coloniaux-et réa
liser le programme grandiose du général
Mangin, une vaste France de cent-mil
lions d'habitants. Pour, dix . années v au
moins, nous sommes sans bateaux, et,
comme le montre Bainville. dans son cha
pitre sur .la Révolution .française, à'la
Revue hebdomadaire, une marine ne s'im
provise pas.
; Cela posé, et si l'on considère que la
population pèse -beaucoup - sur -la bataille,
il- n'y a rien -de plus-urgent pour l'avenir
du peuple français que de lui constituer,
d'abord, tout autres • affaires cessantes,
une, sécurité durable. Il faut que pen
dant vingt ans nous • ayons • la certitude
de n'être . pas• envahis. "En d'autres ter
mes, nous avons - besoin d'un rempart
l'espace d'une génération. - Ce - rempart
ne semble menacé que du côté de l'Est.
Avec l'Angleterre, avec l'Italie, avec
l'Amérique, nous pouvons avoir ■ des dif
ficultés, des heurts, des discussions ; vio
lentes. On ne voit pas d'antagonisme d'in
térêts et de-rancune assez fort pour dé
terminer ces-voisins-là à se jeter sur nous
pour nous croquer tout vifs.' Un rempart
çiui nous garde du côté.de l'est serait donc
à la fois nécessaire et suffisante Ce rem
part, à l'expérience, ne peut consister,
dans l'ordre • immédiat, que dans'la des :
truction régulière et périodique :du ma
tériel de guerre allemand et, pour l'ave
nir étendu, dans . la . décomposition . de
l'Allemagne. '
Seulement, à l'abri de ce rempart, » il
ne faut pas s'endormir. Il faut s'organiser
vite et bien. Il faut rétablir toutes les
conditions morales, religieuses, • écono
miques, sociales de la natalité, c'est-à-dire
pratiquer une politique 'telle que, scion
l'expression lapidaire de M. Paul Bour-
getj « l'œuvre, meurtrière: de la Révolu
tion » soit « détruite » • méthodiquement.
Toute démocratie maintient- -la morsure
empoisonnée -de cette œuvre révolution--
naire. Il faut renoncer à la démocratie-et
tomber d'accoed du gouvernement :d'un
seul, c'est-à-dire de la -monarchie, mais
de la monarchie sans ' compétition • de
la monarchie historique et héréditaire.
Ce rassemblement,- cette contraction de
l'Etat politique irait de pair avec une
désétatisation -générale,- "je ■ veux dire
la suppression de - foutes les charges inu
tilement et dangereusement - usurpées par
l'Etat, je veux dire-leur restitution aux
initiatives- - -individuelles, le-'- rétablisse
ment des ■ libertés, des ■ libertés vraiment
républicaines • de • nos diverses patries ré
gionales, communales - et ■ corporatives,
l'allégement des droits de succession,
la réforme des chapitres du -' Code qui
morcellent • la -propriété • à chaque décès.
Le gouvernement domestique, - le • gouver
nement : local, - le gouvernement moral ■ et
religieux, le gouvernement professionnel
ainsi rendus à leurs chefs naturels, les
vertus naturelles du sang français cesse-
sant d'être arrêtés- par • toutes les cor
ruptions et- tentations ■ démocratiques, ' il
n'y a pas-de raison pour que la race qui
a peuplé -le Canada ■ ne recommence 1 pas
à donner- ses • feuilles, • ses- fleurs et ses
fruits. '
Ces vingt ans de réorganisation natio
nale, monarchique. en t haut, républicai
ne en bas, ayant donné leur résultat,
nous aurions moins de sujets d'inquié
tude du côté de l'est, nous recommence
rions à être en nombre, et le rempart
'oriental perdrait peut-être un peu de son
• utilité. On serait en état de se battre ■ à
armes égales. Mais l'esprit politique étant
revenu alors aux-Français,; peut-être di
raient-ils que le plus sage, tout de même,
serait de. ne. pas - se - battre et, dans cet
esprit, de- maintenir-où il le faut les for
tifications qu'il-faut pour être dispensé dW
installer jamais-des poitrines humaines/!
V. L'incapacité d'un ambassadeur -
Je ne vois pas • pourquoi l'usurpation
académique de M. Jonnart me-le rendrait
plus vénérable qu'autrefois.-Je-lui di
sais ses vérilés avant qu'il ne fût'habillé
de vert .-à-mes frais*-il n'y- a que de gros
nigauds pour s'étonner que- je continue.
D'après- des. bruits ■ assez certains, -. M.
Jonnart- avant • remis - -hier - ses lettres de
rappel,il va y avoir un petit battement d'aï-
(éfresse- en son honneur dans les-journaux
qu'il inspire, ■ impressionne ou paie. Cela
doit orner -son départ du 28 • novembre
pour Suez où il va soigner sa santé et ses
•inlèr'its financiers.-
. Par une remarquable et - utile- concor
dance, l'Intérêt ■ français me communique
la note-suivante. '-.
« Il s'est produit entre la curie romaine
et le gouvernement argentin un grave in
cident où notre prestige national se trouve
mêlé de la façon-, la. plus désagréable, par
suite de la- notoire insuffisance dç *notre
ambassadeur au Vatican. ...
« -O/t. sait que - l'Argentine est depuis
longtemps le centre.- d'agressives intrigues
allemandes contre l'influence française.
Là-bas le . parti allemand, prépondérant
avant la,guerre, a su garder, grâce à son
organisation remarquable, une emprise tou
jours ,redoutable. -C'est sur le terrain reli
gieux' que l'Allemagne fait porter le gros
de' son effort.' Elle nous attaqué, -noii sans
succès, comme les champions de-l'anticlé
ricalisme- et de l'immoralité athée. Une
portion,.. nullement négligeable, du haut
clergé argentin, gavamment et méthodi
quement travaillée, est très accessible à
ces pressions. Sans doute, grâce à l'éclat
et au brillant succès de la misison de Mgr
Bandrillart et de M. Charles Le Goffie, une
heureuse détente s'était produite et no-
« tre /diplomatie au vatican n'avait qu'a
« en cultiver les .fruits, ce n'est pas
« ce qu'elle ■ a fait. elle paraît avoir
« tout ignoré, -S'ÊTRE'" désintéressé de
« tout et finalement avoir tout com-
« promis et peut-être tout perdu ». '' '"
« Pendant ce temps la propagande alle
mande reprenant le dessus, vient- de mar
quer un sérieux point. , y
• « L'archevêque de Bucnos-Aives, étant
venu à mourir, l'éminent chef de l'Etat
argentin, M. de Àlvéar, qui est un grand
ami ■ de ia France, considéra qu'il im
portait au bien de son pays de soustraire
ce haut .poste à l'influence de la portion
germanophile du -, clergé et il témoigna le
désir d'y voir nommer un prélat d'un rare
mérite et de la plus - grande distinction,
Mgr de Andréa, qui passe pour l'un des
chefs de la partie du clergé argentin fa
vorable• «. la France. Ce fut, du reste,i à
l'instigation de ce prélat que l'attention dû
gouvernement français fut-attirée sur le
grand intérêts qu'il y avait, à charger M'gr
Baudrillar-t de la mission qui devait être
si. retentissante et si bienfaisante.
« Ce grand succès, ce service. éminent,
rendus à l'influence française, désignèrent-
ils Mgr de .Andréa à l'hostilité vigilante
des-germanophiles ? C'est probable.
.« En tout cas, lejzajididat du président
de la - Répiibliquëï'apgimtiùe a ' yu se dres
ser contre lui, à Buenos-Aires et à Rome,
une puissante cabale allemande et le Fa-
tican, circonvenu, a finalement obtenu,
par son insistance, ij'uil retirât sa candi
dature. - . -
_ t. Mais l'incident, f qu'on croyait clore
ainsi, - a aussitôt rebondi et s'est - aggravé.
Le président de la République n'a pas ad
mis cette intrusion indirecte de l'Allema
gne dans la politique argentine. Malgré
le désistement, déférent de Mgr de Andréa,
il en a appelé du Pape mal informé au
Pape, mieux informé et, rendant le nonce
apostolique à Buenos-Aires responsable de
n'avoir pas su résister à la poussée ger
manophile,, il a demandé ' son rappel. ■
_ « L'incident est donc sérieux et on con
sidère comme possibles d'autres mesures
qui pourraient encore l'envenimer...
« Quoi qu'il en soit, ce sont là des affai
res, uniquement: argentines où nous
n'avons pas à nous immiscer. Mais ce qui
est absolmnent déplorable c'est que' nous
n'ayons' pas su Intervenir à Rome pour
rendre impossible l'occasion de pareils
conflits. A quoi sert dès lors notre ambas
sadeur au Vatican ? Quel est le crédit dont
il_ dispose et comment défend-il les inté
rêts de,notre pays"?...
« Pourquoi ces échecs persistants et're
tentissants'?. Car, l'affaire* de l'Argentine
li'est nullement un cas isolé.
« La seule incapacité particulière et re
connue de'M. Jonnart n'en est pas cause.
«...De quel prestige.de quelle autorité,de
quelles sympathies même peut disposer
auprès- de la curie un représentant ' qu'on
sait être, en France, le chef d'un parti
oui prend l'initiative-et- la responsabilité
d'une grotesque et fort inopportune offen
sive électorale contre les catholiques fran
çais ? Le vice-président di paru Joiuia: ■.
■■Jiti Chaumet. ne pera aucune occasion
approuvé et 'couvert évidemment par son
chef de file, d'assimiler injurieusement les
catholiques et les communistes, et de leur
jeter l'anathème au même'titre. Ces ou
trages aux catholiques, inspirés par un
bas charlatanisme politiciens.ne. seraient
en aucun cas sans danger,- mais du mo
ment qu'ils émanent dû parti que dirige,
l'ambassadeur auprès' du Pape, il est na
turel que nos ennemis s'en servent pour
disqualifier notre envoyé et lui enlever
tout crédit. C'est,, en effet, ce- qu'ils 'font
et on.voit avec quel succès.
L'Intérêt français, que clinge Auguste
Cavalier, est généralement fort bieu in
formé. On conçoit que je lui laisse la res 2 -
ponsabilité de' ses renseignements amé
ricains, mais, sur les points dont tout ci
toyen de l'ancien inonde peut être juge,
son commentaire est d'une irréprochable
justesse. ■
Chartes ÎÙAVii.ti.AZ>
' Viie Messe anniversaire pour le repos de
l âme de S.A.I. et R. Mgr le Prince Antoine
d'Orléans et Bragance, sera dite le jeudi
29 novembre- à 10 heures, en la Chapelle
de la' Compassion, boulevard de Verdun, à
Neuilly. -
ECHOS
LES FAITS Dll JOUrv
— M, Poincaré a été-entendu par la Com
mission sénatoriale des Affaires, étrangères.
— En Allemagne, M Albert, cherche en
core des ministres pour constituer un cabi
net. .. , f
— La Belgique ne pouvant se faire put t.,
par l'Allemagne,' l'indemnité due pour l'as.-
sassinat du lieutenant Graff, saisit à Lhiis■
bourg pour un million de matériel.
Ces temps derniers, - on pouvait tire dans Jeu co
lonnes de publicité théâtrale des grands quotidiens
d'information :
L'Elan blanc, chef de seize mille Indiens, dé
légué â la Société des Nations, danse chaque soir
à partir de minuil! au Canari.
Le Canari ! Jadis, ils s'appelaient le Grand Aigle
ou (Ei! de Faucon.
Mais il paraît que, par réciprocité,. MM.-Léon
Bourgeois et Albert Thomas viennent de signer
un bel engagement avec un dancing d'Oklahoma
(U.S. A.)
. « «
la J?f:E du .sont
Songes brillants, à ma paresse.
Offrez vos enchanteurs appâts,
. Ou, pour égayer .ma tristesse,
. Faites venir la fée mazda.
GRANDE ' REUNION
PATRIOTIQUE
Salle Wagram (39, aven, de Wagrum,
Le vendredi 30 novembre, à 9 heures du soir
(Ouverture des portes à 8 h. 1/2)
L'Allemagne préparc
la guerre
Elle prépare aussi nos élections
Orateurs : Bernard de Vesins, Georges
Valois, Marie de Roux, Paul'Robain,
On trouve des cartes à l'Action française, i4, rue
de Rome; à la Librairie d'Action française, 12, rue
de l'isly; à l'Institut d'Action française, 33, rue
Saint-André-des-Arts; à ' la permanence j du VII'
arrondissement, 116, rue du Bac: à la permanence
d'A. F. du XI e , 16, rue Petion. à la permanence
d'Al F. du XV e , 97, rué Blomet; à la permanence
du XVI", 1S bis, rue de l'Annonciation; à la perma
nence du XVII", 21, rue Lamandé.
La propagande allemande en Espagne
est faite par Ilenri Barbusse
Nos lecteurs n'ont pas oublié les paroles
odieuses, prononcées par M. Henri Bar
busse, à Berlin, à l'issue du Congrès de
« l'Internationale . des Anciens Combat
tants » qui éiait surtout cplui des'anciens
combattants boches : '
€ Je m'adresse, par-dessus .vos têtes, aux sol
dats français de l'armée d'occupation. Je n'ai pas
le moyen de communiquer directement avec eux,
mais je sais bien que, d'une façon ou d'une autre,
les .paroles que je prononce ici leur seront répé
tées et, à mon retour en France, je les ferai im
primer,; et je leur crie •
« Si l'on vous dit ; de marcher contre vos frères i
«■ allemands qui portent: dans- leurs. poitrines et
« dans.leurs mains le salut du prolétariat, ne le
« faites jamais ! Comprenez de quel côté est vo-
«.tre cause et votre destin avant de commettre le
« crime d'obéir à vos.chefs »
L'émotion" et l'indignation soulevées par
ce langage scandaleux furent telles que le
Parquet, de la §eine fut mis dans l'obli
gation d'engager* des poursuites. 11 .est
vrai que dès le début de l'instruction, Hen
ri- Barbusse s'empressa de" se défiler en
alléguant que ses , paroles ayant été pro
noncées hors de France elles ne tombaient
pas sous ; le coup de la loi française. Bien
qu'il eût proclamé qu'il « les ferait impri^
mer ss il laissait le gérant de l'Humanité
qui avait réalisé son voeu, se ' débrouiller
seul avec, notre justice
- Henri -Barbusse 'qui déclinait ainsi ses
responsabilités de citoyen français, allait
d'ailleurs ■continuer à .agir comme un bon
sujet allemand en poursuivant- sa-propa^
gande infâme. Il a tenu parole lise dispo
se à opérer en Espagne, le pays iu monde
ou l'Allemagne compte les agents les plus
nombreux, les plus actifs et les plus
dangereux
On se rappelle que Barcelone fut, pen
dant. toute la guerre, ,un centre - redoutable
d'espionnage, que-dirigeait,, comme ad
joint au trop fameux Krohn,. le ma^pr
von Ivalle, attaché militaire à l'am
bassade. d'Allemagne à Madrid, Maintenant
chargé de la direction des services de
presse de la Wilhelmstrasse. Ajoutons que
ledit major a pour collaborateur von Stoh-
rer; qui était autrefois premier secrétaire
àr la même ambassade, et le/docteur Zach-
lin, qui était plus.spécialement chargé de
l'action allemande dans la zone espa
gnole du Maroc.
Les menées de cette équipe, se so.it a-j
duites par des actes dont la relation rem
plirait des volumes ; elle fui l'instigatrice
de nombreux torpillages aussi bien que
des attentats terroristes de Barcelone ;
elle inspirait le traître Gaston Routier, au
puis lors condamné à mort, par un consuii
de guerre français ; on retrouve spn in
fluence dans toutes les affaires plus ou
moins ténébreuses qui suscitèrent des dif
ficultés à la France, en Espagne aussi bien
qu'au Maroc.
Ralentie depuis l'armistice, l'action
mande n?a jamais été complètement aiiun
donnée de l'autre côté dés Pyrénées. Ces;
ainsi qu'il y a six mois les Boches ont
fondé une agence télégraphique Herné,
qui a des correspondants à Londres, à Ro-
mè et à Paris. Le correspondant de cette
agence à Londres est même un fonction
naire du consulat d'Espagne
Ces détails font' mieux comprendre * 'in
térêt tout spécial qûe les Boches portent A
la propagande qu'ils' inspirent et dirigent
en; Espagne
Or, on peut lire, en première page tl'ui.
journal de Madrid, la Opinion, fondé, il
y a quatre mo.is seulement, manifestement
par les Allemands, un-'appel pathétique en
faveur de l'Allemagne, puis la nouvelle sui
vante ; '
IIenm Barbusse en Espagxe. — ,Lc grand écri
vain français Henri Barbusse viendra en Espagne,
désigné par le comité de Berlin, pour donfar
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