Titre : L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet
Auteur : Action française. Auteur du texte
Éditeur : Action française (Paris)
Date d'édition : 1923-10-02
Contributeur : Vaugeois, Henri (1864-1916). Directeur de publication
Contributeur : Daudet, Léon (1867-1942). Directeur de publication
Contributeur : Maurras, Charles (1868-1952). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326819451
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 57453 Nombre total de vues : 57453
Description : 02 octobre 1923 02 octobre 1923
Description : 1923/10/02 (Numéro 274). 1923/10/02 (Numéro 274).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG87 Collection numérique : BIPFPIG87
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k761724h
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-6354
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/01/2011
- ■ •» J-- -
** !>'
>*•«/> -J-" ;
,.feSE3ZSIii£".%K«£l£, rfftfeW
MÂRDI 2 OCTOBRE1923
15 centimes
S eine C - S einé C - Ô ise
20 centimes]
DÉPARTEMENTS tCOLONlESH
ORGANE DU NATIONALISME. INTÉGRAL
Abonnements: Uii An Six Mois Trois Mots |
fkANCE &COLOH1ES JtS". Ê5** v 13'
E tranger —' 4-2„ ifi 22.
FONDATEUR
Henri .VAUCEOlS
« Tout ce qui est national est nôtres»
le Duc d 'ORLÉÀNS
\
RÉDACTION ti AOMir !lSTRATIOrt :W .rue (teRanwiPARlSe? 1
Adresse télégrapfiîtjus; ACT10FRAM PARIS
Chèque postal : Compte 233.00 FARiS
Tçlêph : AOniniSTRATIOn : Louvre 26-49 el ZS-50 ,
PUSLlCirÊ : Centrât 74-77 .fiÊOACTiOfî, Cintrai 75-*» '
(après dix heures du soir: Central 5^7)
DIRECTEURS JPOXLTIQUES: LÉQNJÎSUOEIè^ÊttARËES MÂUR RAS -^.RÉDACTEUR ENXHEF. MAURICE PUJQ
-<* EMaunoury, qui fera liste avec M, Vipt
Me/terne du Bloc des gauches, battit en
1919 ; M. Mauaoury qui a aidé ledit Viollette
à devenir président du Conseil général d'Eure»
et=Loir, aux dépens de I. Lhopiteau, minisïre
de M. lillerasd, 1. Maunoury est ministre (fe
riatérieur de,I. Poincaré; ■ ' !
* - ' . - • > 'V • " " ' * " " " '• 1 "" ' ' '
« Ce sont là, pour lin gouvernement
des liens dont le poids se fait sentir. » ■ *
- MDRE T â HDIEU , dans l'«Echo National»
ET U GUERRE
Nos lecteurs seront heureux de
trouver ci-dessous un extrait du beau
ilivre de Léon Daudet, l'Hécatombe,
para récemment à la Nouvelle Li
brairie Nationale, et dont l'intérêt
spassionnant justifie le magnifique
succès de librairie» -\
La guerre, avec -ses hécatombes»
apparaît comme. le jugement sans
appel des institutions qui_la favori
sent, ou sont impuissantes à Tempe-/
clier, et qui l'éténdènt à toutes lés
classes et catégories de la nation. Le
premier devoir» d'un Etat raison-
- fiable, c'est d'empêcher, de prévenir
l'invasion de son territoire et le mas
sacre de ses nationaux.'L'économie
du sang français, telle était-la règle
de nos rois:-Le gaspillage du sang
français, telle fut la règle de l'Em
pire napoléonien e t de la République,.
En continuant de ce train-là (et, à
l'heure où j'écris, le régime homicide
dure encore), notre malheureux pays
serait, dans un siècle d'ici, dépeuplé
par l'idéologie démocratique; en dé
pit de sa valeur militaire et de l'écla
tante supériorité de ses généraux. La
preuve' est faite aujourd'hui que la
victoire elle-même est incapable de
porter ses fruits, quand elle est étouf
fée et déviée par de mauvaises insti
tutions": par des gouvernements en
combrés d'une idéologie baroque, et
contraire à l'ordre des choses, .
Aussitôt; après ces quelques consi
dérations liminaires . {et: bornées
l'essentiel), je produis ici, d'après les
documents officiels, l'effroyable bi
lan des pertes de l'armée française*
pendant ce# quatre année» de guerre:
. Aoât-se'ptembre 1914
BATATIXE DES FRONTIERES
(6 août, 5 septembre)'
BATAILLE DE LA MARNE"
(6 -13 septembre)
Morts sur le terrain, dispams ' et
• prisonniers .............;
■ — dans les : formations «ani-
. taires ........... . . ï.
. «dans les feôpitaux; ;........ «
■ : Octotes-novembre 1ÏÎ4
COURSE A LA BEER, la 1" bataille d'Artois,
L'YSER . .
disparus et
Août-décembré 1917
OPERATIONS A OBJECTIFS LIMITES
Flandre rive droite de la Meuse/:.
■ la Malmaison.
Morts sur le terrain, disparus et
• ■ : - prisonniers
ians les formations sani-
. -•■«.. taires ..,
dans les hôpitaux (intérieur)
Janvier-février 1918
STABILISATION
Morts Sur le terrain, disparus et
prisonniers ..............i
. r dans'' les , .ïormâtions sani-
, ' taires ^ •
— dans les hôpitaux' (intérieur)
Mars-juin 1918
. •'/ CAMPAGNE DEFENSIVE
.Morts sur le terrain, disparas et
. prisonniers ........
rr- dans les formations sani-
- ' taires
■ — dans les hôpitaux (intérieur)
38.000
9.000
.7.000
4.000
3:000
3.000
145.000,
13.000
9.000
110:000
^5,000
18.000
313.000
7.000
9.000
ïiqrts
104.000
11.000
10 .000
62.000
sur le teréain;
prisonniers .'....;
y dans les formations sani
taires
■ _ dans les hôpitaux (intérieur).
• Décembre 1914, janvier 1915
STABILISATION
Morts sur le terrain, disparus et
prisonniers
—. dans " les formations sani- •
» taires .......... . — ......
.— dans- les hôpitaux ....; •■.- •
Févriers-mars 1915 y- '
î>« OFFENSIVE DE 1915, 1'° BATAILLE
- - DE CHAMPAGNE ' ,
■ ■ ! ; : • - ■ "•
.Morts sur le terrain, .. disparus . et
. . prisonniers
dans - les formations sani
taires
. - dans les hôpitaux (intérieur)
. Avril-mairjuin 1915
2 e BATAILLE D'ARTOIS^
le
Juillet-novembre 1918
CAMPAGNE OFFENSIVE
'Morts., sur; le terrain, disparus et
prisonniers ........... i
— dans les formations sani-
! taires''
-r dans les-hôpitaux (intérieur)
Ce tableau, .qui résume les résul
tats-politiques de quarante-quatre
années de république parlementaire,
ne saurait être trop médité. Qn y voit
que les six premières semaines de :1a
guerre européenne furent, pour nous,
les plus meurtrières. Trois cent treize
mille hommes y payèrent de leur vie'
le démantèlement, national, consécu
tif à l'affaire Dreyfus, et la. suppres
sion du 2 e bureau des Renseignements
au, ministère de là rue Saint-Domi
nique. Cè fut là le prix- initial du
« rapprochement franco-allemand »
poursuivi, sous des masques diffé
rents et au milieu de circonstances'
diverses, par plusieurs hommes poli
tiques républicains, dont le.premier
eh date fut Léon Gambetta; ce com
père secret de Bismarck (aff aire - Paï-1
va-Henckel dé Donnersmarck), gri->
mé en apôtre de la Revanche. '
Car l'union sacrée nous a permis'
.dé gagner la guerre. Mais: elle serait'
un leurre si elle tfèvait maintenant
masquer pieusement la vérité histo
rique (que nous prétendons établir
ici) et qui met à l'origine du: massa
cre l'aberrante politique des républi
cains, maîtres du pouvoir, chez nous,
depuis ùn demi-siècle.
ZBOK D4CDET.
- Député de Paris.
5.000
.7.000
55.000,
.7.000
7.000
et>
Morts sur le terrain, ! disparus
prisonniers..-: 121.000
. dans les forniations - sani- ■ '■
taires ...s.- .13.000
• dans les hôpitaux (intérieur) 9.000
Juillet-août 1915 ■
* STABILISATION
Morts jsùr" le terrain, disparus et*. ,
prisonniers .............. 39.000
• >>— dans les formations"' sani
taires .................. 6.000
idans les hôpitaux (intérieur). 3i000
Septembre-novembre 1915
2" OFFENSIVE DE 1915
2« BATAILLE DE CHAMPAGNE '
3». BATAILLE DE L'ARTOIS
83®rts sur le terrain, disparus jet
prisonniers ...........Ï15.000
•— dans les formations, sani-»
taires .....: 10.000
— dans les hôpitaux (intérieur) 6.000
Décembre 1915, janvier 1916
STABILISATION
"Morts .sjxr le terrain, disparus et
■ ■ prisonniers 15.000
dans. les formations - sani-
.... taires 5.000
«— " dans "les hôpitaux (intérieur) 2.000
Février-juin 1916
. BATAILLE DEFENSIVE DE VERDUN "
Morts sur le terrain, " disparus et
prisonniers l^û.OOÛ
; dans les formations sani» '
taires , .15.000
dans les hôpitaux (intérieur) 8.000
Juillet-octobre 19i6
• BATAILLE DE-SOISSONS .
Morts sur ; le terrain^ disparus et
prisonniers -
dans les formations/ sani-
• v .; taires ...............
■ dans les hôpitaux, (intérieur) .
_•*= Novembre-décembre 1916
: 1" BATAILLE OFFENSIVE DE VERDUN
Morts sur le .terrain, disparus et
• prisonniers .' •
■*- dans les formations., sani
taires
v dans les. hôpitaux (intérieur).
Janvier-mars 1917
REPLI ALLEMAND
JJorts sur le terrain, disparus et .
î,''; prisonniers : 1Q.000
£.mm. dans les formations sani-'
%■ taires . 4.000
mm» ' dans les hôpitaux (intérieur) . 6:000
.• ... , . Âvril-jùillet 1917 , .
-q ïfensiv É DE L'AISNE .
' ÇHjfjnin des Dames .et bataille, des Monts
Sorts suf 'le terraini. disparus et' '
y," prisonniers 8.7.000
i" •*> i^ans les formations" sani- ' ".
...i..... 1.5.000.
dans lés hôpitaux (intérieur) 3.000
114.000
16.000
6.000
30.000
5,000
3.000
ECHOS
Les préfets de M. Maunoury. On. lit
dans la Presse associée : « JBeauvais, 29 sep
tembre (de notre correspondant). — Un singu
lier incident qui soulèvera chez plusieurs
parlementaires. de l'Oise de légitimes protes-
. iations-• s'est, déroulé lors dé la~'dernièré
séance du Conseil général. En effet, au mo-
inent oîi une. proposition de .•félicitations à
l'adresse de M. Poincaré allait "être déposée,
le préfet .posa la qustion préalable. »
Sans commentaires.
. -*«b ; , _
P. Ber.tholle présentera demain, mercredi,
3 octobre, sa collection d'automne. Tout'PariS'
sera chez notre grand couturier parisien,'pour
assister à cette manifestation'd'élégance.
dans un journal anglais, c'est que lé
régime constitutionnel auquel /e pro-i
nunciamienlo a mis fin avait polir
icaractéristique y lè désordre,. la révolte
à l'état chronique; d'ihter'nlinablés
vendettas et,' en outre, l'impunité des
séditieux'et. des criminels, tandis quê
le nouveau régime, révolutionnaire
puisqu'il, a renversé une Constitution
est celui de l'ordre, de la paix', de là
stricte administration de là -justicei
c'est-à-dire, de la légalité* Il y a là dé-
quoi renverser toutes les notions com
munément admises en Angleterre fit
ailleurs sur les' infaillibleshbienfaitsl
de la liberté, ~
Le correspondant du Daily Tele-
graph met encore à l'actif de Primo,
de Rivera qu'il à.effrayé les spécula
teurs et les marchands peu scrupu
leux, en sortè que les prix ont dimi
nué, surtout ceux 'des denrées alimen
taires. En résumé, lès Espagnols —
nous parlons toujours d'après ce té
moin —sont ravis du changement, et
le nombre de çeux qui approuvent la
politique du Directoire ne cesse de
■croître. Seuls se tiennent à l'écart les
politiciens renvoyés qui < pratiquent
z.ae sorte de résistance passive^ Et la
résistance passiàe ne mènera' pas M.
■•GarciaJEtjAeto. très loin si l'on, en juge
par M. Stresemànn. ,
Fautril ajouter qu'au jugement dit
correspondait, en Espagne, de notre
confrère anglaisla moralité elle-
même s'est relevée depuis, l'avène
ment de Primo de Rivera ? A Barce
lone, la traite des blanches est répri
mée avec-line vigueur inconnue, ce
qui fera plaisir à la-Société des Na
tions.. Les spectacles indécents 'sont
interdits. Bref, Barcelone devient une
ville où un puritain peut se promener :
sans recevoir■ une?; oeillade assassine \
ou une bombe, qui ne l'était _pas:
moins-..* .
V Nous rie savons pas,si tout.cela est.
vrai. Mais le témoignage doit être" re
cueilli. Et, en tout, cas, nous n'avons
jamais luun tel éloge de l'autorité et
de la suppression 'du régime des as
semblées dans un journal qui s'im
prime à Londres. Signe dés temps !
— J. B.
On éloge i Directoire
On a écrit beaucoup d'articles sur
l'Espagne au moment du coup d'Etat
et, depuis quelque temps, on en parle
beaucoup moins, sinon pour dire, à
la façon de M. de Lapalisse, que si le
dictateur Primo de Rivera est à la
hauteur de son programme et de sa
tâche il sera un grand homme et que,
s'il échoue, il aura précipité l'Espagne
dans le chaos et dans l'anarchie.
Tout cela ne nous avance pas beau
coup et nous préférons un témoignage
à des pronostics que chacun peut
émettre dans sa chambre. Le corres
pondant du Daily Telegraph en Es
pagne a envoyé à son journal, à la
date de vendredi, une sorte de rap
port dont l'objectivité rie semble
guère douteuse. Ce sont des faits.
Nom allons les résumer.
L'auteur remarque d'abord que la
vie, dans la péninsule, n'a jamais-été
aussi paisible qu'à présent. L'applica
tion rapide et rigoureuse .de, la loi a
semé la^panique parmi les criminels:
et le nombre des crimes diminue tous
les jours. Les gens, commencent à sa
voir ce que c'est que d'aller, à leurs
affaires sans être sous la menace con
tinuelle d'une bombe ou d'un attentat
terroriste. Les ouvriers n'étant plus'
à la merci des agitateurs, les grèves:
ont cessé.
• A ce propos, on affirme à Madrid»
que tous les « bandits professioi\ï
nels » se sont hâtés de soçïtp 'du
royaume et. de chercher^-fefâge à
l'étranger par lè cheminé plus court.
Or, ce chemin conduit en France
Mussolini nous Pjoait déjà dpnn'é les
communistes/chiliens. Primo dé Ri
vera nous* envoie .les anarchistes es-
pagn£i& Nous pourrions y veiller.--,
.
Au Conseil général de la Meuse
UN DISCOURS DE M. POINCARE
M. Poincaré a présidé Rier à Bar-de-Duc,
l'ouverture du Conseil général de la Meu
se. Dans le discours qu'il a prononcé à
cette occasion, M. Poincaré a d'abord te
nu à dire la r £Connaissance qu 'il a envers
ses collègues *pour Je précieux appui qu'il
trouve tous les jours dans leur ap'proba-
. tiqn et. dans celle des. populations meu-
siennes. < - • .
Il à ajouté :
La Lorraine a été, pendant la guerre, un des
bastions de la défense nationale. Elle reste
.dans .la paix un des bons observatoires «u
pays. Dans le poste,'d'écoute où nous (sommes,
il ne tombe'plus_ ni. grenades, ni crapouillots ;
mais on y perçoit encore' pljis aisément peut-
être qu'ailleurs, les bruits suspects qui vien
nent aù: dehors. '
' La victoire gagnée et. la paix signée,
poursuit M. Poincaré, nos compatriotes ont
courageusement' repris, . dans leurs com-
.munes dévastées, leur vie de" travail et
d'honnêteté. Us se sont mis à ramener peut
à peu quelque chose. de l'aisance passée.
Mais, en-gens pratiques et perspicaces, ils
n'ont pas cru-que des signatures apposées
sur des parchemins . allaient suffire, tout
de siiite, à assurèr la tranquillité du mon
de et le paiement des réparations dues; à
la France.
Ils se .sont dit : « Il faudra voir. Heureu»
sement, nos troupes montent la garde sur
le Rhin. EUes y. rétablissent même l'ordre
lorsqu'il est troublé par les Allemands.^ Nous
sommes désormais privés de nos anciennes
garnisons ; mais, du' moins, nous avons la
consolation d'être protégés de plu$4oin.» »...
Puis, en voyait les événements, nos com
patriotes se' sont fait cette réflexion :
« Décidément, nos voisins ne changent pas.
Le traité par lequel ils avaient garanti
la neutralité belge n'était pour eux qu'un
chiffon de papier. Le traité de Versailles
ne parait guere.avoir plus de valeur à leurs
yeux. » -
Après' de longs mois de patience, après
une interminable série de vaines conces
sions, nous sommes entrés daàs la Ruhr,
et aussitôt s'est jouée la plus étonnante co-
' medié qui a failli, pluieurs fois, tourner en
drame sanglant : résistance ordonnée par
le Reich, attentats contre nos troupes, sa
botage des ■chemins.-de fer, émission de
milliards de marks pour entretenir les
ouvriers dans l'inaction ■ et lès indus
triels dans l'oisiveté.
• Les Français se sont bornés à penser :
« Se nous frappons pas: ; nous tenons
le réservoir de la production allemande ;
l'Allemagne se lassera plus vite que no,as
dé la résistance, qu'elle a organisée. »>-
L'échéance préyue dst arrivée..
J'ai 'entendu des bons amis I^afrains, qui
disaient entre eux : . .' - , ■ ' . :
Il n'est pas . négligeable^qtte, m€me én
maugréant lé Reicn sotVâmener à se désa
vouer et à renoncer à^la lutte ouverte. Mais,
-va-t-il renoncer au^-inaneeuvres sournoises .?
Né chantons „ îj S s trop tôt victoire' et sur
tout" ne montons pas la tête à notre gouyer-
■nement. Qwé'de ministères,» que-'d'liommes po
litiques..grisés par dés succès-.- apparents ou
réels v . et îious oint conduits k des mésaventures ou .à
d.'cs désastres ! La vanité est si méchante con
seillère ! Et elle est si insinuante ! Espérons
: que-des éloges excessifs ét,-.en outre, -préma
turés, rie vont pas obscurcir le cerveau et pa?
ralyser la vblonté de' ceux qui ont la res-
pansabilité , des -affaires. Nous .spm.mes' loin
d'en avoir fini avec les difficultés. ■ ; -
• Nous devons' attendre, dans'-le calme, ce
qui va se passer. Si nous. gardons notre sailg-
froid, nous sommés, maîtres de la situatioijw ,
« Ce langage, dit en terminant le prési
dent du .Conseil, m'a paru prudent çt rai
sonnable. » Continuons à travailler tous
ensemble; notre journée n'est pas achevée
et ce ii'ést pas le moment ni de ifouS crôi-
sër les bràs, ni bouder à l'ouvrage.
L Aide et protection aux libertés!
germaniques
~ Les amjs dé la'souveraineté et de l'unité:
allemàndjss js'étaiçnt.un peu pressés de ré-;
clamer lè'iretrâit 'de nos troupes ét'la fini
" dé roccupation. Us écrivaient un peu trçp
' vite :Lé rôle dti général Dégoutté est'
'glorieusement; mais - définitivement -ter-;
miné »..Çettè ironie épaisse à été soumise
à l'épreuve: d'événements' d'une jrojiië
plus forte :;Ie apassacre de Dusseldçrf est,
venu établir ce jque pourraient bien deye-:
nir les libertés jphénanes si les ebassétirs;
français n'étaient pas là pour Réprimer '«t;
empoigner les oppresseurs; armes; v ; ;
. Je lia dans l'une des feuilles parisien-.
nés du Reich que c'est ïa manifestation
en fayèur 'de l'autonomie qui «. « provoqué :
de graves désordres » :. si les Rhénans
n'avaient pas exprimé leur volonté d'être
libres de 'la Prusse, celle-ci (leur aurait
prob ablément permis dè ; respirer en ; paix :
et de voir le soleil... '.
* Quel intérêt peut bien résoudre " des;
Français républicàins à maintenir, à nos;
frontières 1 cette autorité prussienne qui,
d'une part, menaça.de tout temps la sécu*
•rftë'de la France eï", d'autre part, contre
dit à tous les principes officiels du droit
démocratique et républicain >?
; Ce double problème n'en est pas un pour
nos .Iectfturs : ils savent qué 10 véritable
républicain se désintéresse tout à fait de
l'avenir, de là : paix, de 'la tranquillité de
la France. De plus, dans la hiérarchie des
principes républicains, le respect du-ger
manisme unitaire a toujours tout primé.
Parce que, tout le temps de la:guerre, tout
le, temps, des négociations du-traité, cette
supenstition du bismarkisme s'est imx>o-
sée au monde républicain, il faut compter
les petites haines, les petites rancunes et
les petites jalousies des politiciens mis en
minorité par l'événement. Ils ne. pardon
nent pas a la vérité qui les a vaincus.
; Mais il leur reste un allié . non négli-
géable : c'est, la finance internationale et
juive de Londres. Ces ardents amis, de l'Al
lemagne, en bataille contre tous les inté
rêts de la France, font un effort désespéré
contre' Ta "victoire française.. .Cela ! expli
que cominent des publicistes français qui,
hier, ont servi de .porte-plume a Lloyd
George, s'évertuent aujourd'hui à démon
trer que, l'intervention justicâère.,et paci
fiante do nos chasseurs contre les provo
cateurs berlinois va gâter la figuré de'no
tre victoire et nous mettre l 'opinion du
inonde, ou tout au moins celle de. l'Angle
terre, a dos. Notre, réponse est simple* On
isait ce que nous ont valu nos-quatre an
nées de ménagements fous ponr i'opinion
du monde et spécialement de l'Angleterre.
Toute cette opinion marchait contre nous.
Cette opinion -nous est' Teveriue quand
nous sommes • lallés - tranquillement ' a nos
affaires et, sans nous soucier du tiers ni
du quart, les avons menées à bien d'ans
la Ruhr et ailleurs. On ne nous écoutait, ni
on ne nous considérait tant que M. Briand
et lès' autres nous mettaient à genoux et
nous ployaient en deux. La redressement
de M. Poincaré, une fois compris et senti,
nous' a valu politesses sur- politesses i l*at-
titudé de M. Baldwin en septembre n'a
plus rien de commun avec celle de M. Bo-
nar Law en janvier.
Cela est si vrai que l'opinion anglaise
réagit en termes tout à fait différents de
ceux: que veulent bien imaginer les trem-
blenrs français. Leur manœuvre d'ici et
leurs intrigues, de. là-bas peuvent à-la lon
gue obtenir un mouvement favorable, a leur
thèse., ces" meneurs escomptent un arti
cle du Times qui amènerait de l'eau à
leur sale moulin. Je n'ai pas lu cet article
de leur conjuré pour la bonne raison qu'il
n'a pas paru-encore, mais le premier coup
de oloche anglais arrivé des régions rhé
nanes ne rend, pas le terrible son annon
cé. Je lis dans l'Information.
« M. Ward Price, correspondant du
Daily Mail à Dusseldorf, télégraphie : .
..a J'ai vu. la foiûe allemande acclamant
franchement la France et criant '& Vive
la liberté ! », tandis que des groupes iso
lés de policiers allemands étaient. rossés
par la foule furieuse.
« Ce soir, les Français sont les idoles
du peuple, tandis que la police verte
paye le .prix de sa brutalité. - -,
« Une heure avant la réunion, M. Mathes
m'a déclaré : .
« Si nous ; obtenons uii appui suffisant,
« nous* adresserons certainement un ulti-
« matum à Berlin demandant la remise
* de l'autorité gouvernementale entre
« nos mains et nous proclamerons l'indë-
« pendancè de la Rhénanie au cours de
a l'automne prochain. »
. « M. Ward Pricé conclut comme suit son
compte rendu des événements d'hier :
« La police allemande avait évidemment
reçu l'ordre de saisir la première occasion
pour traiter les manifestants avec une ex
trême violence. Le résultat a été de jeter
toute la population de Dusseldorf dans
lés bràs des Français, qui sont, aujourr
d'hui, comme les protecteurs des Rhénans
contre les persécutions prussiennes de
Berlin. . ■ .. ; _ . .
« Il est encore, impossible de dire quets
seront les effets des. massacres de diman
che sur le mouvement séparatiste ; mais
un 'stimulant considérable sera donné A
'ceux, qui demandent une République rhé
nane. » • ' V '" , : •
La foule rhénane acclamant la France,
les Français; idole du peuple, la popula-
. . P
tion' de Dusseldorf dai,is li
es
pi
bràs des f'rahr
"çais, la France protectrice des libertés rhé
nanes, voilà ce qu'a vu et ce que redit aux
lecteurs de Londres, .un ...journaliste, .qui
n'est pas Français, mais Anglais.
Ne nous laissons pas raconter dhistoires
par M. Philippe Millet et par ses complir
ces. Il-serait trop Tionteùx de nous, faire
rouler par' une bande de bêtas qui n'ont
même pas l'excuse de-,1a; sincérité et de
l'intégrité. , . •' . .
II. Encore le juste thème lorrain ;
après l'avantage l 'inconvénient
Le discours prononcé par M. Poincaré
au Bois d'AiHy redit ce qu'il fallait redire
dans une.langue nette et forte,avec les ar
guments qui sont les. plus propres -à confir
mer les sentiments et à retremper le's.volôn-
tés des populations envahies.. _0n connaît
qvielle .est notre, position, àcet égardî
Nous" n'eussions pas donné' au ministère
Poincaré,, et aj/ant même qu'il lie fût né;
cet appui de tous les instants si-nous-n'a-
vions.eû la certitude -que .l'origine lorraine
dè "s<'s 'membres- les plus , influents .repré
sente, en ce spâys-c-i, -iihe' sôrlc de-substi
tut du pouvoir royal ; en l'absence, de
ée pouvoir qui incarnait, en quelque sorte,
le plus fort actionnaire de la société politi
que France, l'énorme part des risques
assumée, par le groupe lorrain lui confère
une sensibilité, une force d'attention: et de
vigrlancé, .un : e;sprit d'autorité et de déci-
^idn ïqùi manqueraient à, n'importe quel
autre groupe français toutes les fois qu'il
est question. 4ëS -affaire?. d'Allemagne. Or,
ç,ést de ijes affaires que dépend aujour
d'hui de soj-t du payss entier. Nous sommes
donc particulièrement satisfaits quand la
défense ou fa menace : de Mi Poincaré et
de M. Maginot prennent un tour et un
atocent-un peu persopneis.' « .Je me . rappel-'
a lerai toujours,a« caré, 'l'accueil que vous m'iave? : fait
« après une aussi longue séparation, et
«...les propos que. nous avons échangés,
« et les récits de.votre dme. captivité,.içt
« les détails- que vous me donniez sur
« la voluptueuse fierté qu'éprouvaient jes
d Allemands à bombarder . là-haut, : sur
« d'autre versant de la vallée, certaine
« maison de Sampigny,. Aujourd'hui, cha-
« que: fois .que je reviens à Saint-Mihiel,
« ces souvenirs, déjà vieux de cinq^ ans^
'« sé ravivent dans mon esprit, et je ne
« puis plus revoir sans un serrement de
« cœur la jolie ville où j'ai passé, depuis
« trente-^seçt ans, de si clia,rmantes fieu-
«
«
«
«
«
«
res d'intimité. Comment oublier, d'ail
leurs, les tristesses dont a été témoin
-\r» ûf ♦ n AAntmoA lrtiwp/fii'il niiffit .ri r» lu n nu.
ar-
triote, certes. On n'y peut concevoir de la
même manière tous les dangers, ni tous
cette contrée, lorsqu'il suffit de In p
■courir pour y trouver encore, dans
tant de communes, tant de ruines amon
celées ?» .> '
Cette vibration dé la voix des hom
mes dè l'Est doit être. tenue pour extrèr
mement précieuse pour tout le reste du ter
ritoire: C'est une. garantie que,, du moins
sur l'article des affaires d'Allemagne, l in-
térêt le plus général ne sera pas sacrifié
à des matières secondaires, : et que le, na
tional, ou restera supérieur à l'électoral,
ou se confondra avec lui : « ce n'est pas
un homme qui parle, ce. n'est pas un
gouvernement, c çst une nation tout en
tière unie dans une. même pensée et dans
une même volonté, » .
On accordera la même valeur ;et le mê
me sérieux à cet espèce de serment de
M. Maginot : « Je .puis vous assurer çue
votre gouvernement . n'est pas . disposé à
se c.ontenterid'une demi-yietoire et d'une
paix -incomplète. : Il rie secrifiera pas,/ eu
désir; .d'une, réalisation hâtive, des résul
tats, qui doivent être décisifs, si on sait
les attendre. C'est l'avenir de la France
qui Se joiie dans ta lutte a.ctnellcmenl en
gagée ; gardons-nous de Je" compromettre,
car il y a des situations qui ne se re
trouvent pas et des efforts qu'on ne peut
indéfinitivement renouveler. »
Langage juste et fort, très .prudent et
ainsi deux fois lorra^ni (qui s'accentue
au discours du conseil général de la Meu
se, aujourd'hui même) véritable- langage
des provinces frontières : chaque \mot
sous-entend. un acte à accomplir pour
éviter : d'avoir à subiri des , actes d'inva
sion ou d'occupation comme nous- n'en
.avons que trop connu depuis centre trente
ans i ' ■ ... '■!
Mais ce qui fait la force de cette politi
que lorraine aii dehors risque de: l'affai
blir dans une certaine mesure au dedans Je
ne saurais trop conseiller à Mi. "Poincaré
et à ses collègues la formule d'avertisse
ment politique par laquelle un, de
mes amis commence «t finit, matin' et soir,
sa' journée : -i La France est un peuple de
quarante millions d'habitants, la France
est uni territoire de cinq cents mille kilo
mètres carrés... En deçà .* des frontières
s'étendent de vastes territoires où l'esprit
public n'est point' façonné par les mêmes
spectacles ni imprégné' de mêmes souve
nirs. Là France est vaste ! On y est p a-
;'f,
les risques, ni tous les intérêts nationaux.
C'est faute de sentir suffisamment cette
différence; que dés intérêts : de première
importance, la Part du-Combattant, par
exemple, échappent, à M. Maginot ou que
M. Poincaré ne se .rend pas compte- des
■catastrophes que lui prépare l'innocent et
(extravagant Maunoury.
III. Le - communisme aux colonies
. Nous indiquions i'autre jour les manœu
vres communistes commencées à Paris
sur des mots d'ordre de i Berlin, de Mos:
cou et très probablement de Londres. Pour
se rendre compte de l'ampleur de ce mou
vement et de ses visées, il faut se repor
ter au document qui est à l'origine' de l'en-:
treprise. II date de janvier dernier.. En voi
ci le texte :
« (Tract à reproduire dans les Iqngues
indigènes et à répandre partout.)
« Aux indigènes dés colonies,
« Travailleurs indigènes lyLes commu
nistes de la Métropole se rendent compte
de vos souffrances. Ils savent que depuis
■ que votre pays a été conquis par les mili
taires, vous avez perdu la liberté et que
des procédés violents ont été employés
pour vous forcer à un travail dont.vo.us ne
récoltez pas les fruits. Les administra-
teurs civils ou militaires vous tyrannisent,
vous font durement la loi. .
« Ils ont créé deux justices, l'une pour
leurs amis, ■ douce, indulgente, et l'autre
pour vous^ implacable et sanglante. <
« Vous êtes doublement exploités :
comme travailleurs et comme indigènes.
Vos maîtres penus de la. Métropole n'agis
sent pas seuls. Lçs hommes puissants de
votre pays, les grands propriétaires dési
reux ae conserver leurs richesses et leur
autorité font alliance, pour. vous exploi
ter, avec l'Administration, les colons et
les compagnies européennes.
« Pendant la guerre, les jeunes gens de
vôtre pays ont été;-mrachês de leurs
foyers, soit par des promesses, menteuses,
soit par 'les menaces et les brutalités et
■on- les a conduits ainsi à la boucherie qite
fut la guerre' pôur défendre les: intérêts et
les rancunes des memès hommes riches,
qui ont conquis votie pays. Beaucoup sont
nwrls, d'autres sont pour toujours inva
lides. Qn n'a pas tenu, les promesses-faites
pendant, la'guerre, de vqù $ concéder les
droits entiers de l'homme et ' du citoyen.'
« En outre,- ces maîtres 'continuent à
vous forcer de levr fournir des soldats en
vue de la gïierré 1res prôchaine que leur
avidité vrépare et -dans, l'espoir de 'vous
employer .à. écraser.. la. .vévotvliwque
nous préparons, paur .uotre.libération com
mune. „
- -g- y0 Ils - croy'eZ' peut-être qiie~'tnl!s les
hommes-qui habitent la. France son'. rgale-
■mçnt--finissants :&L sf>np;(9PS d'aexpré pçur
voiis » maintenir dans• fjesclavage ■?■ -Noit -l :
Il se trouve -aussi •eï : Tm r pliis-graud nom
bre dans. la France métropolitaine, dlau-
très hommes qui nez possèdent rien,. qui
travaillent pour vivre, sous l'autorité de
ces mêmes chefs et sous, l'exploitation des
riches.
... . « Les hommes qui.sont cause ds votre
misère et quiJa maintiennent parce qu'elle
leur profite sont: le petit nombre dans la
Métropole, mais ils sont puissants parce
qu'ils sont très riches^ et' nous qui som
mes-. les-, plus nombreux,: lès -, victimes
de . leur, brutalité,- nous- sommes en lutte
contre eux. Ils nous ont envoyés com
me vous ' à la guerre et ils prennent de
force nos fils pour en' faire des soldats
afin que ceux-ci défendent des richesses
qui ne noùs. appartiennent pas.
« Ayant un peu plus da liberté que
vous, nous avons pu nous associer pour
.lutter contre nos maitres, et noWS nous
préparons a les renverser pour organiser,
au seul profit de tous les hommei, une
société universelle plus libre et. plus juste,
où le travail sera souverain.
« C'est pourquoi nous avons formé, com
me dans-toutes les parties du monde, un
grand parti communiste, qui-lutte pour-7a
"délivrance de tous les travailleurs.
. « Il entend exercer son effort en fa
veur de tous ses frères} des Colonies ;
il vous demande de le renseigner sur
tous-les excès dont vous êles à chaque
instailt les victimes ; il met' à votre dis-
positiàn la publicité de ses journaux et le
concours de ses hommes politiques. Il de.
mande que vous lui .accordiez votre sym
pathie active et que, dans les Colonies
où existent des Sections de. notre parti,
vous considériez, celles-ci comme les orga
nes de votre défense. Il vous demande sur
tout de vous unir entre travailleurs des
fabriques,, de la campagne, des ports et
d'entretenir des relations fraternelles
ayee les travailleurs venus.de la métropo~
le, chaque jour plus nombreux, qui appar
tiennent à la même classe que vous : ou
vriers, employés, agriculteurs, petits fonc
tionnaires, marins.
« Pour la paix du monde, pour la li
berté et le bien-être de tous, exploités de
toutes races, unissons*nous et luttons
contre lès oppresseurs. — L e C omité d 'E-
tudeà coloniales de la section fran
çaise de l 'I nternationale communiste,
120, rue L afayettb , PAfus. »
Cette agréable ressucée moscovite des
principes WiLson n'a pas cessé de faire
son chemin dans le: monde. Regardons un
peu au delà de Paris, yâ ami nous écrit
des Alpes que le conimunisme. colonial
n'est pas inconnu dans ses montagnes :
« Au màis de juillet dernier, allant à
Digne, je me trouvais à la gare de Saint-
Aubàn (Basses-Alpes), d'où part l'embran
chement sur Digne., Il y a là une: grande
usine de produits chimiques, appartenant
à la Société Alais-Camargue et qui emploie ;
des étrangers et dés coloniaux, dont des
Annamites.
.■■'■ « A la salle d'attente, je vis, assis à
côté du curé de Saint-Aubaii, un. capucini
de belle prestance, le type, classique du
répondit : « A vrai dire, ce n'est pas un
capucin, mais un homme d'une bonne fa
mille: toulonnaise, très pieux et zélé, qui :
a. pris un habit de religieux pour faire le
bien. Il n'est pas étranger, mais sourd, d'où
sa conversation ^par écrit; Il a été 'long
temps en- Annam. ll-'connaît la langue de
ce pays et c'est pourquoi le gouvërpeméht
(Intérieur ?. ..Colonies - ?) ' l'envoie à - Saint-
Auban. - ' .. .
« En effet les Annamites qui y travaillent
reçoivent de Parisien leur-langue., un
journal révolutionnaire, communiste, qui
les pousse à la révolte. Il paraît que ce
journal à de l'action sur -eux. Pour la
contre-balancèr, le gouvernement- — et
■ c'est bien dans sa manière —ne-supprime
pas -purement et simplement le mauvais
journal. ; , non, il envoie, à ses frais, un
religieux faire de la' contre-propdgaiïde
et fonder uri journal adverse ! ! Voilà à
quoi aboutit —- par sa propre absurdité
Uri . gouvernement, qui se prétend stric
tement laïqiie et. neutre. In'
Le procédé a l'avantage du pltîo.-esque,
peut-être, même d'une réelle bienfaisance:
niqtis combien de faiblesses et d'indéci
sions, il nous signifie ! .
" v '' -CftARlE#SlAlJ'RâÂS
Les obsèques: de; notre ami et collabo
rateur Henry Leroy-Fournier seront célé
brées mercredi 3 octobre, à 9 heures, à
l'église' Saint-Pierre de Montmartre, rue
du Mont-Cenis.. L'inhumation aura lieu au
cimetière de Saint-Ouen.
On, se réunira à la maison mortuaire,
14, rue André-del-Sarte. -
Cet avis tient lieu: de faire-part-
LE B ROUIL LARD
SERIE DE COLLISIONS EN KER
capucin, et mon. étoniiement fut.grand de
voir qu ~ - -
point Duj ,^uiw.i.v ."^.v 2 TliorÇ lif V
curé. Je le présumai étranger et comme il -, ^ 1
s'éloignait un moment, voulant en avoir I ue ^ "
le cœur net, j'interrogeai le curé. Il me
Le brouillard qui règne le long des cô
tes anglaises a causé un certain -nombre
d'accidents. C'est ainsi, que les vapeurs
français Charbonnier et Nicolas Norbert
sont entrés en collision hier matin près
do Mounts Bay. Le, Charbonnier a pu ren
trer à Penzance, très endommagé. Le Ber-
ville, de même nationalité, t s'est échoué,
Euis a été abordé par un navire inconnu,
e Brotonne, à la suite d'un abordage,, a
sombré'à Port-Hallow. Son équipage a été.
débarqué à'Falmouth. Le vapeur anglais
Moeta a coupé le Florence à 10 milles au
large de Deàl. Un seul homme a été sauvé,
sur les. quatre qui composaient l'équipage,
Enfin, deux"paquebots anglais, le Sôy-
thia et le Cedriç se sont heurtés au. large
de la côte d'Irlande-
L'église de Saint-Servan incendiée
Saint-Malo, 1 er octobre. • — Un incendiç
s'est déclaré la nuit dernière dans l'église .,
de Saint-Servan. La sacristie a été comr
capuçai, et mon eionneuienijui^giauu ue «Mement détruite. Le feu a été d'une vio-
voir que ce religieux ne correspondait j ence te |j e q U > 0J i a dû faire appel aux pom-
P 011 } -P 0 ! P ar p ies n piers de Saint-Servan, de Saint-Malo et
La cause du sinistre est inconnue.
LE MASSACRE DE
La police verte a; tiré sans provocation sur les séparatistes
H y a eu dix=huit morts et soixante blessés
Le mouvement séparatiste rhenan a reçu
de ses ennemis les plus acharnes une
reconnaissance officielle par lar sauvage
agression dont les Rhénans ont été 1 objet
dimanche à Dusseldorf. Les. renseigne
ments parvenus à Paris, dans Ja journée
d'hier, montrent que jamais le mouvement
ne s'était. manifesté avec plus d ampleur
ét que la répression' de la police allemande
constitue un. attentat nettement prémédité,
yoici le récit des événeménts, tel quns
peuvent être maintenant reconstitués.
La manifestation organisée à Dussel
dorf avait amené sur Hindenfaurgwall en
viron 30.000 manifestants. Vers 3 h- 45,
alors que les orateurs commençaient â
prendre la parole, deux ,ou trois coups
ae revolver sont partis de la foule. Un
premier détachement do schupos compre
nant une trentaine d'hommes est, alors
sorti de la caserne de police de Nuhlen-
strasse, et a ouvert immédiatement sur les
manifestants, sans aucune provocation, un
feu nourri avec des revolvers, et des pis
tolets mitrailleurs. Quelques membres de
là garde séparatiste rhénane ont riposte a
coups de revolver, pendant iqùe la. majo
rité des manifestants prenait une fuite
éperdue. . :,
Le détachement de schupos, renforcé
alors par d'autres détachements de schu
pos et de la police bleue, comptant en
tout deux cents hommes, a" pçursuivi les
manifestants à coups de sabre et de revol
ver et a fait une: centaine de prisonniers.
La poursuite, a été continuée dans les rues
adjacentes, et .dans le jardin Hofgarten,
avec une sauvagerie révoltante. Les schu
pos tiraient indistinctement sur .hommes,
femmes en enfants. _
On - compterait, jusqu'à présent une
soixantaine de. personnes blessées griève
ment, dont 24 sont soignées dans les hôpi
taux militaires «français. _En. .outre, on si
gnale qu'un soldat français de la ^^" com
pagnie du trairi automobile et un civil,se
crétaire à là direction adininistrative du
commandement, ont 1 été légèrement blessés,
11. y aurait; : én outre, un" certain nombre
d'Allemands tués, dont trois schiipos. . ;
- Informé de ces événements, le général
commandant la place de -Dusseldorf a
prescrit à là troupe de rétablir l'ordre ët
de mettre' Cn état d'arrestation les' schu
pos de la ville compromis dans les inci
dents.. ■
. A 6 heures, l'ordre était, rétabli, mais
une certaine effervescence régnait- encore
en ville. L'arrestation des schupos a con
tinué. Les prisonniers rhénans ont été dé
livrés-. ■ /
Pendant toute la duréé de la manifes
tation, deux détachements de communisr
tes,' forts chacun d'environ 2.000 hommes,
sont restés groupés à quelque .8.00 mètres»
ïnais "né sont pas jntèrvenus. En tirant- sur
là foule, , les schupos savaient qu'elle, ne
comprendrait que des séparatistes, lé parti
communiste ayant -donné .l'o.râre; à-, ses
adhérents* de:ne pas. intervenir et. les.parj
Xïn • ■mnînlirl'nn aI ri A • fllfAtlti '«/i n'«
l'ordre à la population de ije pas. soj-tii
dans les rues au cours de l'aprçs-midi. '
Le général commandant la place a iri',
terdit la circulation de nuit. Des pa
trouilles assurent l'ordre dans la ville. Dés
arrestations dé hauts fonctionnaires coin-
promis dans les désordres de la journée
sont en cours. i
APRES LE MASSACRE
Les séparatistes, au nombre d'enviroA
4.000, ont pu se regrouper et gagner eti
cortège la place de la gare, où un prêtre
catholique, le docteur Kremers, a pris lai -
parole. Acclamé par la foule, il a élo-
quemment flétri les méthodes prussiennes"
dont la police venait de donner un nouvel
exemple.
La cause de l'indépendance rhénane, a-t-il
dit, a de nouveaux martyrs à inscrire sur sonj
livre d'or;" Les Rhénans, jusqu'ici;, s'étaient
montré" pacifiques et inoiîensifs, mais le sang
yersé aujourd'hui appelle vengeance; nous
ne l'oublierons pas et malgré tous les sys
tèmes dé terreur que pourra organiser Berlin
pour étouffer, le mouvement, nous n'en con
tinuerons pas moins à consacrer tous iïos ef
forts à la réalisation de nos espoirs et de notre
idéal de'paix et de liberté. 1 ■
Les: partisans du séparatisme venus des .•
villes de la Rhénanie ont ensuite repris
leurs trains, salués ...par les vivats des
groupes de Dusseldorf. :
.. L'excitation contre les policiers verts,
est extrême; C'est ainsi que deux schupos
blessés ont été arrachés par la foule à
l'escorte de soldats qui les avait fait pri
sonniers avec trois autres et fort malme
nés., . ' ,* : • '■
D'après là Montàgs Post, de Berlin; il
y aurait 16 morts, dont 4 policiers et :
12 séparatistes. . f ,
UNE ENQUETE EST OUVERTE PAR
LES AUTORITES D'OCCUPATION
Dusseldorf,-1 r octobre. Le général
commandant la place de Dusseldorf a in
terdit,, jusqu'à nouvel ordre, la circula-
tiçn dans les rués, de. 11 heures du soir,
'à'5'heures du matin. "
v L'enquêté ouverte par les autorités d'oc-
oupation.aurait déjà permis d'établir avec
certitude' quer la" police allemande à uti
lisé des agents .provocateurs pour créer
léà-, .incidents- .jquî- devaienjt lui fouruirs'
prétexte à" intervention dans la manifes^
tàtion" séparatiste d'hier. v •
L'enquctë'se poursuit également pour dè-
eouvrir .les organisateurs responsables du
^uét-apens -pou'icier dont ont ,été vicj»
limés les. séparatistes. Il semble déjà ac
quis 1 que ï'ex-président de la province,
Birqetznen,: expulsé par les autorités d'oc-
tupation ét qui continue d'Elberfeld k
dirig&r une " campagne d'excitation, avait
donné l'ordre de disperser la. manifesta
tion séparatiste par tous les^«3ioyens.'. t 'T
La foule* hosUlCj-qui "stationne -actuelle-*
ment .devant la casîerne de policé où l'in-
terrogatoi'rei des schupos.-par- Jes autorité*
tPoëèupation rcohfinu'e,-"commente- --viviîv
« m nni 1/tn A oam AvM 1 t *.
tis. socialistes et -de- droite -ayant- dannèfcj ment les événements,
J
Jf
M
** !>'
>*•«/> -J-" ;
,.feSE3ZSIii£".%K«£l£, rfftfeW
MÂRDI 2 OCTOBRE1923
15 centimes
S eine C - S einé C - Ô ise
20 centimes]
DÉPARTEMENTS tCOLONlESH
ORGANE DU NATIONALISME. INTÉGRAL
Abonnements: Uii An Six Mois Trois Mots |
fkANCE &COLOH1ES JtS". Ê5** v 13'
E tranger —' 4-2„ ifi 22.
FONDATEUR
Henri .VAUCEOlS
« Tout ce qui est national est nôtres»
le Duc d 'ORLÉÀNS
\
RÉDACTION ti AOMir !lSTRATIOrt :W .rue (teRanwiPARlSe? 1
Adresse télégrapfiîtjus; ACT10FRAM PARIS
Chèque postal : Compte 233.00 FARiS
Tçlêph : AOniniSTRATIOn : Louvre 26-49 el ZS-50 ,
PUSLlCirÊ : Centrât 74-77 .fiÊOACTiOfî, Cintrai 75-*» '
(après dix heures du soir: Central 5^7)
DIRECTEURS JPOXLTIQUES: LÉQNJÎSUOEIè^ÊttARËES MÂUR RAS -^.RÉDACTEUR ENXHEF. MAURICE PUJQ
-<* EMaunoury, qui fera liste avec M, Vipt
Me/terne du Bloc des gauches, battit en
1919 ; M. Mauaoury qui a aidé ledit Viollette
à devenir président du Conseil général d'Eure»
et=Loir, aux dépens de I. Lhopiteau, minisïre
de M. lillerasd, 1. Maunoury est ministre (fe
riatérieur de,I. Poincaré; ■ ' !
* - ' . - • > 'V • " " ' * " " " '• 1 "" ' ' '
« Ce sont là, pour lin gouvernement
des liens dont le poids se fait sentir. » ■ *
- MDRE T â HDIEU , dans l'«Echo National»
ET U GUERRE
Nos lecteurs seront heureux de
trouver ci-dessous un extrait du beau
ilivre de Léon Daudet, l'Hécatombe,
para récemment à la Nouvelle Li
brairie Nationale, et dont l'intérêt
spassionnant justifie le magnifique
succès de librairie» -\
La guerre, avec -ses hécatombes»
apparaît comme. le jugement sans
appel des institutions qui_la favori
sent, ou sont impuissantes à Tempe-/
clier, et qui l'éténdènt à toutes lés
classes et catégories de la nation. Le
premier devoir» d'un Etat raison-
- fiable, c'est d'empêcher, de prévenir
l'invasion de son territoire et le mas
sacre de ses nationaux.'L'économie
du sang français, telle était-la règle
de nos rois:-Le gaspillage du sang
français, telle fut la règle de l'Em
pire napoléonien e t de la République,.
En continuant de ce train-là (et, à
l'heure où j'écris, le régime homicide
dure encore), notre malheureux pays
serait, dans un siècle d'ici, dépeuplé
par l'idéologie démocratique; en dé
pit de sa valeur militaire et de l'écla
tante supériorité de ses généraux. La
preuve' est faite aujourd'hui que la
victoire elle-même est incapable de
porter ses fruits, quand elle est étouf
fée et déviée par de mauvaises insti
tutions": par des gouvernements en
combrés d'une idéologie baroque, et
contraire à l'ordre des choses, .
Aussitôt; après ces quelques consi
dérations liminaires . {et: bornées
l'essentiel), je produis ici, d'après les
documents officiels, l'effroyable bi
lan des pertes de l'armée française*
pendant ce# quatre année» de guerre:
. Aoât-se'ptembre 1914
BATATIXE DES FRONTIERES
(6 août, 5 septembre)'
BATAILLE DE LA MARNE"
(6 -13 septembre)
Morts sur le terrain, dispams ' et
• prisonniers .............;
■ — dans les : formations «ani-
. taires ........... . . ï.
. «dans les feôpitaux; ;........ «
■ : Octotes-novembre 1ÏÎ4
COURSE A LA BEER, la 1" bataille d'Artois,
L'YSER . .
disparus et
Août-décembré 1917
OPERATIONS A OBJECTIFS LIMITES
Flandre rive droite de la Meuse/:.
■ la Malmaison.
Morts sur le terrain, disparus et
• ■ : - prisonniers
ians les formations sani-
. -•■«.. taires ..,
dans les hôpitaux (intérieur)
Janvier-février 1918
STABILISATION
Morts Sur le terrain, disparus et
prisonniers ..............i
. r dans'' les , .ïormâtions sani-
, ' taires ^ •
— dans les hôpitaux' (intérieur)
Mars-juin 1918
. •'/ CAMPAGNE DEFENSIVE
.Morts sur le terrain, disparas et
. prisonniers ........
rr- dans les formations sani-
- ' taires
■ — dans les hôpitaux (intérieur)
38.000
9.000
.7.000
4.000
3:000
3.000
145.000,
13.000
9.000
110:000
^5,000
18.000
313.000
7.000
9.000
ïiqrts
104.000
11.000
10 .000
62.000
sur le teréain;
prisonniers .'....;
y dans les formations sani
taires
■ _ dans les hôpitaux (intérieur).
• Décembre 1914, janvier 1915
STABILISATION
Morts sur le terrain, disparus et
prisonniers
—. dans " les formations sani- •
» taires .......... . — ......
.— dans- les hôpitaux ....; •■.- •
Févriers-mars 1915 y- '
î>« OFFENSIVE DE 1915, 1'° BATAILLE
- - DE CHAMPAGNE ' ,
■ ■ ! ; : • - ■ "•
.Morts sur le terrain, .. disparus . et
. . prisonniers
dans - les formations sani
taires
. - dans les hôpitaux (intérieur)
. Avril-mairjuin 1915
2 e BATAILLE D'ARTOIS^
le
Juillet-novembre 1918
CAMPAGNE OFFENSIVE
'Morts., sur; le terrain, disparus et
prisonniers ........... i
— dans les formations sani-
! taires''
-r dans les-hôpitaux (intérieur)
Ce tableau, .qui résume les résul
tats-politiques de quarante-quatre
années de république parlementaire,
ne saurait être trop médité. Qn y voit
que les six premières semaines de :1a
guerre européenne furent, pour nous,
les plus meurtrières. Trois cent treize
mille hommes y payèrent de leur vie'
le démantèlement, national, consécu
tif à l'affaire Dreyfus, et la. suppres
sion du 2 e bureau des Renseignements
au, ministère de là rue Saint-Domi
nique. Cè fut là le prix- initial du
« rapprochement franco-allemand »
poursuivi, sous des masques diffé
rents et au milieu de circonstances'
diverses, par plusieurs hommes poli
tiques républicains, dont le.premier
eh date fut Léon Gambetta; ce com
père secret de Bismarck (aff aire - Paï-1
va-Henckel dé Donnersmarck), gri->
mé en apôtre de la Revanche. '
Car l'union sacrée nous a permis'
.dé gagner la guerre. Mais: elle serait'
un leurre si elle tfèvait maintenant
masquer pieusement la vérité histo
rique (que nous prétendons établir
ici) et qui met à l'origine du: massa
cre l'aberrante politique des républi
cains, maîtres du pouvoir, chez nous,
depuis ùn demi-siècle.
ZBOK D4CDET.
- Député de Paris.
5.000
.7.000
55.000,
.7.000
7.000
et>
Morts sur le terrain, ! disparus
prisonniers..-: 121.000
. dans les forniations - sani- ■ '■
taires ...s.- .13.000
• dans les hôpitaux (intérieur) 9.000
Juillet-août 1915 ■
* STABILISATION
Morts jsùr" le terrain, disparus et*. ,
prisonniers .............. 39.000
• >>— dans les formations"' sani
taires .................. 6.000
idans les hôpitaux (intérieur). 3i000
Septembre-novembre 1915
2" OFFENSIVE DE 1915
2« BATAILLE DE CHAMPAGNE '
3». BATAILLE DE L'ARTOIS
83®rts sur le terrain, disparus jet
prisonniers ...........Ï15.000
•— dans les formations, sani-»
taires .....: 10.000
— dans les hôpitaux (intérieur) 6.000
Décembre 1915, janvier 1916
STABILISATION
"Morts .sjxr le terrain, disparus et
■ ■ prisonniers 15.000
dans. les formations - sani-
.... taires 5.000
«— " dans "les hôpitaux (intérieur) 2.000
Février-juin 1916
. BATAILLE DEFENSIVE DE VERDUN "
Morts sur le terrain, " disparus et
prisonniers l^û.OOÛ
; dans les formations sani» '
taires , .15.000
dans les hôpitaux (intérieur) 8.000
Juillet-octobre 19i6
• BATAILLE DE-SOISSONS .
Morts sur ; le terrain^ disparus et
prisonniers -
dans les formations/ sani-
• v .; taires ...............
■ dans les hôpitaux, (intérieur) .
_•*= Novembre-décembre 1916
: 1" BATAILLE OFFENSIVE DE VERDUN
Morts sur le .terrain, disparus et
• prisonniers .' •
■*- dans les formations., sani
taires
v dans les. hôpitaux (intérieur).
Janvier-mars 1917
REPLI ALLEMAND
JJorts sur le terrain, disparus et .
î,''; prisonniers : 1Q.000
£.mm. dans les formations sani-'
%■ taires . 4.000
mm» ' dans les hôpitaux (intérieur) . 6:000
.• ... , . Âvril-jùillet 1917 , .
-q ïfensiv É DE L'AISNE .
' ÇHjfjnin des Dames .et bataille, des Monts
Sorts suf 'le terraini. disparus et' '
y," prisonniers 8.7.000
i" •*> i^ans les formations" sani- ' ".
...i..... 1.5.000.
dans lés hôpitaux (intérieur) 3.000
114.000
16.000
6.000
30.000
5,000
3.000
ECHOS
Les préfets de M. Maunoury. On. lit
dans la Presse associée : « JBeauvais, 29 sep
tembre (de notre correspondant). — Un singu
lier incident qui soulèvera chez plusieurs
parlementaires. de l'Oise de légitimes protes-
. iations-• s'est, déroulé lors dé la~'dernièré
séance du Conseil général. En effet, au mo-
inent oîi une. proposition de .•félicitations à
l'adresse de M. Poincaré allait "être déposée,
le préfet .posa la qustion préalable. »
Sans commentaires.
. -*«b ; , _
P. Ber.tholle présentera demain, mercredi,
3 octobre, sa collection d'automne. Tout'PariS'
sera chez notre grand couturier parisien,'pour
assister à cette manifestation'd'élégance.
dans un journal anglais, c'est que lé
régime constitutionnel auquel /e pro-i
nunciamienlo a mis fin avait polir
icaractéristique y lè désordre,. la révolte
à l'état chronique; d'ihter'nlinablés
vendettas et,' en outre, l'impunité des
séditieux'et. des criminels, tandis quê
le nouveau régime, révolutionnaire
puisqu'il, a renversé une Constitution
est celui de l'ordre, de la paix', de là
stricte administration de là -justicei
c'est-à-dire, de la légalité* Il y a là dé-
quoi renverser toutes les notions com
munément admises en Angleterre fit
ailleurs sur les' infaillibleshbienfaitsl
de la liberté, ~
Le correspondant du Daily Tele-
graph met encore à l'actif de Primo,
de Rivera qu'il à.effrayé les spécula
teurs et les marchands peu scrupu
leux, en sortè que les prix ont dimi
nué, surtout ceux 'des denrées alimen
taires. En résumé, lès Espagnols —
nous parlons toujours d'après ce té
moin —sont ravis du changement, et
le nombre de çeux qui approuvent la
politique du Directoire ne cesse de
■croître. Seuls se tiennent à l'écart les
politiciens renvoyés qui < pratiquent
z.ae sorte de résistance passive^ Et la
résistance passiàe ne mènera' pas M.
■•GarciaJEtjAeto. très loin si l'on, en juge
par M. Stresemànn. ,
Fautril ajouter qu'au jugement dit
correspondait, en Espagne, de notre
confrère anglaisla moralité elle-
même s'est relevée depuis, l'avène
ment de Primo de Rivera ? A Barce
lone, la traite des blanches est répri
mée avec-line vigueur inconnue, ce
qui fera plaisir à la-Société des Na
tions.. Les spectacles indécents 'sont
interdits. Bref, Barcelone devient une
ville où un puritain peut se promener :
sans recevoir■ une?; oeillade assassine \
ou une bombe, qui ne l'était _pas:
moins-..* .
V Nous rie savons pas,si tout.cela est.
vrai. Mais le témoignage doit être" re
cueilli. Et, en tout, cas, nous n'avons
jamais luun tel éloge de l'autorité et
de la suppression 'du régime des as
semblées dans un journal qui s'im
prime à Londres. Signe dés temps !
— J. B.
On éloge i Directoire
On a écrit beaucoup d'articles sur
l'Espagne au moment du coup d'Etat
et, depuis quelque temps, on en parle
beaucoup moins, sinon pour dire, à
la façon de M. de Lapalisse, que si le
dictateur Primo de Rivera est à la
hauteur de son programme et de sa
tâche il sera un grand homme et que,
s'il échoue, il aura précipité l'Espagne
dans le chaos et dans l'anarchie.
Tout cela ne nous avance pas beau
coup et nous préférons un témoignage
à des pronostics que chacun peut
émettre dans sa chambre. Le corres
pondant du Daily Telegraph en Es
pagne a envoyé à son journal, à la
date de vendredi, une sorte de rap
port dont l'objectivité rie semble
guère douteuse. Ce sont des faits.
Nom allons les résumer.
L'auteur remarque d'abord que la
vie, dans la péninsule, n'a jamais-été
aussi paisible qu'à présent. L'applica
tion rapide et rigoureuse .de, la loi a
semé la^panique parmi les criminels:
et le nombre des crimes diminue tous
les jours. Les gens, commencent à sa
voir ce que c'est que d'aller, à leurs
affaires sans être sous la menace con
tinuelle d'une bombe ou d'un attentat
terroriste. Les ouvriers n'étant plus'
à la merci des agitateurs, les grèves:
ont cessé.
• A ce propos, on affirme à Madrid»
que tous les « bandits professioi\ï
nels » se sont hâtés de soçïtp 'du
royaume et. de chercher^-fefâge à
l'étranger par lè cheminé plus court.
Or, ce chemin conduit en France
Mussolini nous Pjoait déjà dpnn'é les
communistes/chiliens. Primo dé Ri
vera nous* envoie .les anarchistes es-
pagn£i& Nous pourrions y veiller.--,
.
Au Conseil général de la Meuse
UN DISCOURS DE M. POINCARE
M. Poincaré a présidé Rier à Bar-de-Duc,
l'ouverture du Conseil général de la Meu
se. Dans le discours qu'il a prononcé à
cette occasion, M. Poincaré a d'abord te
nu à dire la r £Connaissance qu 'il a envers
ses collègues *pour Je précieux appui qu'il
trouve tous les jours dans leur ap'proba-
. tiqn et. dans celle des. populations meu-
siennes. < - • .
Il à ajouté :
La Lorraine a été, pendant la guerre, un des
bastions de la défense nationale. Elle reste
.dans .la paix un des bons observatoires «u
pays. Dans le poste,'d'écoute où nous (sommes,
il ne tombe'plus_ ni. grenades, ni crapouillots ;
mais on y perçoit encore' pljis aisément peut-
être qu'ailleurs, les bruits suspects qui vien
nent aù: dehors. '
' La victoire gagnée et. la paix signée,
poursuit M. Poincaré, nos compatriotes ont
courageusement' repris, . dans leurs com-
.munes dévastées, leur vie de" travail et
d'honnêteté. Us se sont mis à ramener peut
à peu quelque chose. de l'aisance passée.
Mais, en-gens pratiques et perspicaces, ils
n'ont pas cru-que des signatures apposées
sur des parchemins . allaient suffire, tout
de siiite, à assurèr la tranquillité du mon
de et le paiement des réparations dues; à
la France.
Ils se .sont dit : « Il faudra voir. Heureu»
sement, nos troupes montent la garde sur
le Rhin. EUes y. rétablissent même l'ordre
lorsqu'il est troublé par les Allemands.^ Nous
sommes désormais privés de nos anciennes
garnisons ; mais, du' moins, nous avons la
consolation d'être protégés de plu$4oin.» »...
Puis, en voyait les événements, nos com
patriotes se' sont fait cette réflexion :
« Décidément, nos voisins ne changent pas.
Le traité par lequel ils avaient garanti
la neutralité belge n'était pour eux qu'un
chiffon de papier. Le traité de Versailles
ne parait guere.avoir plus de valeur à leurs
yeux. » -
Après' de longs mois de patience, après
une interminable série de vaines conces
sions, nous sommes entrés daàs la Ruhr,
et aussitôt s'est jouée la plus étonnante co-
' medié qui a failli, pluieurs fois, tourner en
drame sanglant : résistance ordonnée par
le Reich, attentats contre nos troupes, sa
botage des ■chemins.-de fer, émission de
milliards de marks pour entretenir les
ouvriers dans l'inaction ■ et lès indus
triels dans l'oisiveté.
• Les Français se sont bornés à penser :
« Se nous frappons pas: ; nous tenons
le réservoir de la production allemande ;
l'Allemagne se lassera plus vite que no,as
dé la résistance, qu'elle a organisée. »>-
L'échéance préyue dst arrivée..
J'ai 'entendu des bons amis I^afrains, qui
disaient entre eux : . .' - , ■ ' . :
Il n'est pas . négligeable^qtte, m€me én
maugréant lé Reicn sotVâmener à se désa
vouer et à renoncer à^la lutte ouverte. Mais,
-va-t-il renoncer au^-inaneeuvres sournoises .?
Né chantons „ îj S s trop tôt victoire' et sur
tout" ne montons pas la tête à notre gouyer-
■nement. Qwé'de ministères,» que-'d'liommes po
litiques..grisés par dés succès-.- apparents ou
réels v .
d.'cs désastres ! La vanité est si méchante con
seillère ! Et elle est si insinuante ! Espérons
: que-des éloges excessifs ét,-.en outre, -préma
turés, rie vont pas obscurcir le cerveau et pa?
ralyser la vblonté de' ceux qui ont la res-
pansabilité , des -affaires. Nous .spm.mes' loin
d'en avoir fini avec les difficultés. ■ ; -
• Nous devons' attendre, dans'-le calme, ce
qui va se passer. Si nous. gardons notre sailg-
froid, nous sommés, maîtres de la situatioijw ,
« Ce langage, dit en terminant le prési
dent du .Conseil, m'a paru prudent çt rai
sonnable. » Continuons à travailler tous
ensemble; notre journée n'est pas achevée
et ce ii'ést pas le moment ni de ifouS crôi-
sër les bràs, ni bouder à l'ouvrage.
L Aide et protection aux libertés!
germaniques
~ Les amjs dé la'souveraineté et de l'unité:
allemàndjss js'étaiçnt.un peu pressés de ré-;
clamer lè'iretrâit 'de nos troupes ét'la fini
" dé roccupation. Us écrivaient un peu trçp
' vite :Lé rôle dti général Dégoutté est'
'glorieusement; mais - définitivement -ter-;
miné »..Çettè ironie épaisse à été soumise
à l'épreuve: d'événements' d'une jrojiië
plus forte :;Ie apassacre de Dusseldçrf est,
venu établir ce jque pourraient bien deye-:
nir les libertés jphénanes si les ebassétirs;
français n'étaient pas là pour Réprimer '«t;
empoigner les oppresseurs; armes; v ; ;
. Je lia dans l'une des feuilles parisien-.
nés du Reich que c'est ïa manifestation
en fayèur 'de l'autonomie qui «. « provoqué :
de graves désordres » :. si les Rhénans
n'avaient pas exprimé leur volonté d'être
libres de 'la Prusse, celle-ci (leur aurait
prob ablément permis dè ; respirer en ; paix :
et de voir le soleil... '.
* Quel intérêt peut bien résoudre " des;
Français républicàins à maintenir, à nos;
frontières 1 cette autorité prussienne qui,
d'une part, menaça.de tout temps la sécu*
•rftë'de la France eï", d'autre part, contre
dit à tous les principes officiels du droit
démocratique et républicain >?
; Ce double problème n'en est pas un pour
nos .Iectfturs : ils savent qué 10 véritable
républicain se désintéresse tout à fait de
l'avenir, de là : paix, de 'la tranquillité de
la France. De plus, dans la hiérarchie des
principes républicains, le respect du-ger
manisme unitaire a toujours tout primé.
Parce que, tout le temps de la:guerre, tout
le, temps, des négociations du-traité, cette
supenstition du bismarkisme s'est imx>o-
sée au monde républicain, il faut compter
les petites haines, les petites rancunes et
les petites jalousies des politiciens mis en
minorité par l'événement. Ils ne. pardon
nent pas a la vérité qui les a vaincus.
; Mais il leur reste un allié . non négli-
géable : c'est, la finance internationale et
juive de Londres. Ces ardents amis, de l'Al
lemagne, en bataille contre tous les inté
rêts de la France, font un effort désespéré
contre' Ta "victoire française.. .Cela ! expli
que cominent des publicistes français qui,
hier, ont servi de .porte-plume a Lloyd
George, s'évertuent aujourd'hui à démon
trer que, l'intervention justicâère.,et paci
fiante do nos chasseurs contre les provo
cateurs berlinois va gâter la figuré de'no
tre victoire et nous mettre l 'opinion du
inonde, ou tout au moins celle de. l'Angle
terre, a dos. Notre, réponse est simple* On
isait ce que nous ont valu nos-quatre an
nées de ménagements fous ponr i'opinion
du monde et spécialement de l'Angleterre.
Toute cette opinion marchait contre nous.
Cette opinion -nous est' Teveriue quand
nous sommes • lallés - tranquillement ' a nos
affaires et, sans nous soucier du tiers ni
du quart, les avons menées à bien d'ans
la Ruhr et ailleurs. On ne nous écoutait, ni
on ne nous considérait tant que M. Briand
et lès' autres nous mettaient à genoux et
nous ployaient en deux. La redressement
de M. Poincaré, une fois compris et senti,
nous' a valu politesses sur- politesses i l*at-
titudé de M. Baldwin en septembre n'a
plus rien de commun avec celle de M. Bo-
nar Law en janvier.
Cela est si vrai que l'opinion anglaise
réagit en termes tout à fait différents de
ceux: que veulent bien imaginer les trem-
blenrs français. Leur manœuvre d'ici et
leurs intrigues, de. là-bas peuvent à-la lon
gue obtenir un mouvement favorable, a leur
thèse., ces" meneurs escomptent un arti
cle du Times qui amènerait de l'eau à
leur sale moulin. Je n'ai pas lu cet article
de leur conjuré pour la bonne raison qu'il
n'a pas paru-encore, mais le premier coup
de oloche anglais arrivé des régions rhé
nanes ne rend, pas le terrible son annon
cé. Je lis dans l'Information.
« M. Ward Price, correspondant du
Daily Mail à Dusseldorf, télégraphie : .
..a J'ai vu. la foiûe allemande acclamant
franchement la France et criant '& Vive
la liberté ! », tandis que des groupes iso
lés de policiers allemands étaient. rossés
par la foule furieuse.
« Ce soir, les Français sont les idoles
du peuple, tandis que la police verte
paye le .prix de sa brutalité. - -,
« Une heure avant la réunion, M. Mathes
m'a déclaré : .
« Si nous ; obtenons uii appui suffisant,
« nous* adresserons certainement un ulti-
« matum à Berlin demandant la remise
* de l'autorité gouvernementale entre
« nos mains et nous proclamerons l'indë-
« pendancè de la Rhénanie au cours de
a l'automne prochain. »
. « M. Ward Pricé conclut comme suit son
compte rendu des événements d'hier :
« La police allemande avait évidemment
reçu l'ordre de saisir la première occasion
pour traiter les manifestants avec une ex
trême violence. Le résultat a été de jeter
toute la population de Dusseldorf dans
lés bràs des Français, qui sont, aujourr
d'hui, comme les protecteurs des Rhénans
contre les persécutions prussiennes de
Berlin. . ■ .. ; _ . .
« Il est encore, impossible de dire quets
seront les effets des. massacres de diman
che sur le mouvement séparatiste ; mais
un 'stimulant considérable sera donné A
'ceux, qui demandent une République rhé
nane. » • ' V '" , : •
La foule rhénane acclamant la France,
les Français; idole du peuple, la popula-
. . P
tion' de Dusseldorf dai,is li
es
pi
bràs des f'rahr
"çais, la France protectrice des libertés rhé
nanes, voilà ce qu'a vu et ce que redit aux
lecteurs de Londres, .un ...journaliste, .qui
n'est pas Français, mais Anglais.
Ne nous laissons pas raconter dhistoires
par M. Philippe Millet et par ses complir
ces. Il-serait trop Tionteùx de nous, faire
rouler par' une bande de bêtas qui n'ont
même pas l'excuse de-,1a; sincérité et de
l'intégrité. , . •' . .
II. Encore le juste thème lorrain ;
après l'avantage l 'inconvénient
Le discours prononcé par M. Poincaré
au Bois d'AiHy redit ce qu'il fallait redire
dans une.langue nette et forte,avec les ar
guments qui sont les. plus propres -à confir
mer les sentiments et à retremper le's.volôn-
tés des populations envahies.. _0n connaît
qvielle .est notre, position, àcet égardî
Nous" n'eussions pas donné' au ministère
Poincaré,, et aj/ant même qu'il lie fût né;
cet appui de tous les instants si-nous-n'a-
vions.eû la certitude -que .l'origine lorraine
dè "s<'s 'membres- les plus , influents .repré
sente, en ce spâys-c-i, -iihe' sôrlc de-substi
tut du pouvoir royal ; en l'absence, de
ée pouvoir qui incarnait, en quelque sorte,
le plus fort actionnaire de la société politi
que France, l'énorme part des risques
assumée, par le groupe lorrain lui confère
une sensibilité, une force d'attention: et de
vigrlancé, .un : e;sprit d'autorité et de déci-
^idn ïqùi manqueraient à, n'importe quel
autre groupe français toutes les fois qu'il
est question. 4ëS -affaire?. d'Allemagne. Or,
ç,ést de ijes affaires que dépend aujour
d'hui de soj-t du payss entier. Nous sommes
donc particulièrement satisfaits quand la
défense ou fa menace : de Mi Poincaré et
de M. Maginot prennent un tour et un
atocent-un peu persopneis.' « .Je me . rappel-'
a lerai toujours,a
« après une aussi longue séparation, et
«...les propos que. nous avons échangés,
« et les récits de.votre dme. captivité,.içt
« les détails- que vous me donniez sur
« la voluptueuse fierté qu'éprouvaient jes
d Allemands à bombarder . là-haut, : sur
« d'autre versant de la vallée, certaine
« maison de Sampigny,. Aujourd'hui, cha-
« que: fois .que je reviens à Saint-Mihiel,
« ces souvenirs, déjà vieux de cinq^ ans^
'« sé ravivent dans mon esprit, et je ne
« puis plus revoir sans un serrement de
« cœur la jolie ville où j'ai passé, depuis
« trente-^seçt ans, de si clia,rmantes fieu-
«
«
«
«
«
«
res d'intimité. Comment oublier, d'ail
leurs, les tristesses dont a été témoin
-\r» ûf ♦ n AAntmoA lrtiwp/fii'il niiffit .ri r» lu n nu.
ar-
triote, certes. On n'y peut concevoir de la
même manière tous les dangers, ni tous
cette contrée, lorsqu'il suffit de In p
■courir pour y trouver encore, dans
tant de communes, tant de ruines amon
celées ?» .> '
Cette vibration dé la voix des hom
mes dè l'Est doit être. tenue pour extrèr
mement précieuse pour tout le reste du ter
ritoire: C'est une. garantie que,, du moins
sur l'article des affaires d'Allemagne, l in-
térêt le plus général ne sera pas sacrifié
à des matières secondaires, : et que le, na
tional, ou restera supérieur à l'électoral,
ou se confondra avec lui : « ce n'est pas
un homme qui parle, ce. n'est pas un
gouvernement, c çst une nation tout en
tière unie dans une. même pensée et dans
une même volonté, » .
On accordera la même valeur ;et le mê
me sérieux à cet espèce de serment de
M. Maginot : « Je .puis vous assurer çue
votre gouvernement . n'est pas . disposé à
se c.ontenterid'une demi-yietoire et d'une
paix -incomplète. : Il rie secrifiera pas,/ eu
désir; .d'une, réalisation hâtive, des résul
tats, qui doivent être décisifs, si on sait
les attendre. C'est l'avenir de la France
qui Se joiie dans ta lutte a.ctnellcmenl en
gagée ; gardons-nous de Je" compromettre,
car il y a des situations qui ne se re
trouvent pas et des efforts qu'on ne peut
indéfinitivement renouveler. »
Langage juste et fort, très .prudent et
ainsi deux fois lorra^ni (qui s'accentue
au discours du conseil général de la Meu
se, aujourd'hui même) véritable- langage
des provinces frontières : chaque \mot
sous-entend. un acte à accomplir pour
éviter : d'avoir à subiri des , actes d'inva
sion ou d'occupation comme nous- n'en
.avons que trop connu depuis centre trente
ans i ' ■ ... '■!
Mais ce qui fait la force de cette politi
que lorraine aii dehors risque de: l'affai
blir dans une certaine mesure au dedans Je
ne saurais trop conseiller à Mi. "Poincaré
et à ses collègues la formule d'avertisse
ment politique par laquelle un, de
mes amis commence «t finit, matin' et soir,
sa' journée : -i La France est un peuple de
quarante millions d'habitants, la France
est uni territoire de cinq cents mille kilo
mètres carrés... En deçà .* des frontières
s'étendent de vastes territoires où l'esprit
public n'est point' façonné par les mêmes
spectacles ni imprégné' de mêmes souve
nirs. Là France est vaste ! On y est p a-
;'f,
les risques, ni tous les intérêts nationaux.
C'est faute de sentir suffisamment cette
différence; que dés intérêts : de première
importance, la Part du-Combattant, par
exemple, échappent, à M. Maginot ou que
M. Poincaré ne se .rend pas compte- des
■catastrophes que lui prépare l'innocent et
(extravagant Maunoury.
III. Le - communisme aux colonies
. Nous indiquions i'autre jour les manœu
vres communistes commencées à Paris
sur des mots d'ordre de i Berlin, de Mos:
cou et très probablement de Londres. Pour
se rendre compte de l'ampleur de ce mou
vement et de ses visées, il faut se repor
ter au document qui est à l'origine' de l'en-:
treprise. II date de janvier dernier.. En voi
ci le texte :
« (Tract à reproduire dans les Iqngues
indigènes et à répandre partout.)
« Aux indigènes dés colonies,
« Travailleurs indigènes lyLes commu
nistes de la Métropole se rendent compte
de vos souffrances. Ils savent que depuis
■ que votre pays a été conquis par les mili
taires, vous avez perdu la liberté et que
des procédés violents ont été employés
pour vous forcer à un travail dont.vo.us ne
récoltez pas les fruits. Les administra-
teurs civils ou militaires vous tyrannisent,
vous font durement la loi. .
« Ils ont créé deux justices, l'une pour
leurs amis, ■ douce, indulgente, et l'autre
pour vous^ implacable et sanglante. <
« Vous êtes doublement exploités :
comme travailleurs et comme indigènes.
Vos maîtres penus de la. Métropole n'agis
sent pas seuls. Lçs hommes puissants de
votre pays, les grands propriétaires dési
reux ae conserver leurs richesses et leur
autorité font alliance, pour. vous exploi
ter, avec l'Administration, les colons et
les compagnies européennes.
« Pendant la guerre, les jeunes gens de
vôtre pays ont été;-mrachês de leurs
foyers, soit par des promesses, menteuses,
soit par 'les menaces et les brutalités et
■on- les a conduits ainsi à la boucherie qite
fut la guerre' pôur défendre les: intérêts et
les rancunes des memès hommes riches,
qui ont conquis votie pays. Beaucoup sont
nwrls, d'autres sont pour toujours inva
lides. Qn n'a pas tenu, les promesses-faites
pendant, la'guerre, de vqù $ concéder les
droits entiers de l'homme et ' du citoyen.'
« En outre,- ces maîtres 'continuent à
vous forcer de levr fournir des soldats en
vue de la gïierré 1res prôchaine que leur
avidité vrépare et -dans, l'espoir de 'vous
employer .à. écraser.. la. .vévotvliwque
nous préparons, paur .uotre.libération com
mune. „
- -g- y0 Ils - croy'eZ' peut-être qiie~'tnl!s les
hommes-qui habitent la. France son'. rgale-
■mçnt--finissants :&L sf>np;(9PS d'aexpré pçur
voiis » maintenir dans• fjesclavage ■?■ -Noit -l :
Il se trouve -aussi •eï : Tm r pliis-graud nom
bre dans. la France métropolitaine, dlau-
très hommes qui nez possèdent rien,. qui
travaillent pour vivre, sous l'autorité de
ces mêmes chefs et sous, l'exploitation des
riches.
... . « Les hommes qui.sont cause ds votre
misère et quiJa maintiennent parce qu'elle
leur profite sont: le petit nombre dans la
Métropole, mais ils sont puissants parce
qu'ils sont très riches^ et' nous qui som
mes-. les-, plus nombreux,: lès -, victimes
de . leur, brutalité,- nous- sommes en lutte
contre eux. Ils nous ont envoyés com
me vous ' à la guerre et ils prennent de
force nos fils pour en' faire des soldats
afin que ceux-ci défendent des richesses
qui ne noùs. appartiennent pas.
« Ayant un peu plus da liberté que
vous, nous avons pu nous associer pour
.lutter contre nos maitres, et noWS nous
préparons a les renverser pour organiser,
au seul profit de tous les hommei, une
société universelle plus libre et. plus juste,
où le travail sera souverain.
« C'est pourquoi nous avons formé, com
me dans-toutes les parties du monde, un
grand parti communiste, qui-lutte pour-7a
"délivrance de tous les travailleurs.
. « Il entend exercer son effort en fa
veur de tous ses frères} des Colonies ;
il vous demande de le renseigner sur
tous-les excès dont vous êles à chaque
instailt les victimes ; il met' à votre dis-
positiàn la publicité de ses journaux et le
concours de ses hommes politiques. Il de.
mande que vous lui .accordiez votre sym
pathie active et que, dans les Colonies
où existent des Sections de. notre parti,
vous considériez, celles-ci comme les orga
nes de votre défense. Il vous demande sur
tout de vous unir entre travailleurs des
fabriques,, de la campagne, des ports et
d'entretenir des relations fraternelles
ayee les travailleurs venus.de la métropo~
le, chaque jour plus nombreux, qui appar
tiennent à la même classe que vous : ou
vriers, employés, agriculteurs, petits fonc
tionnaires, marins.
« Pour la paix du monde, pour la li
berté et le bien-être de tous, exploités de
toutes races, unissons*nous et luttons
contre lès oppresseurs. — L e C omité d 'E-
tudeà coloniales de la section fran
çaise de l 'I nternationale communiste,
120, rue L afayettb , PAfus. »
Cette agréable ressucée moscovite des
principes WiLson n'a pas cessé de faire
son chemin dans le: monde. Regardons un
peu au delà de Paris, yâ ami nous écrit
des Alpes que le conimunisme. colonial
n'est pas inconnu dans ses montagnes :
« Au màis de juillet dernier, allant à
Digne, je me trouvais à la gare de Saint-
Aubàn (Basses-Alpes), d'où part l'embran
chement sur Digne., Il y a là une: grande
usine de produits chimiques, appartenant
à la Société Alais-Camargue et qui emploie ;
des étrangers et dés coloniaux, dont des
Annamites.
.■■'■ « A la salle d'attente, je vis, assis à
côté du curé de Saint-Aubaii, un. capucini
de belle prestance, le type, classique du
répondit : « A vrai dire, ce n'est pas un
capucin, mais un homme d'une bonne fa
mille: toulonnaise, très pieux et zélé, qui :
a. pris un habit de religieux pour faire le
bien. Il n'est pas étranger, mais sourd, d'où
sa conversation ^par écrit; Il a été 'long
temps en- Annam. ll-'connaît la langue de
ce pays et c'est pourquoi le gouvërpeméht
(Intérieur ?. ..Colonies - ?) ' l'envoie à - Saint-
Auban. - ' .. .
« En effet les Annamites qui y travaillent
reçoivent de Parisien leur-langue., un
journal révolutionnaire, communiste, qui
les pousse à la révolte. Il paraît que ce
journal à de l'action sur -eux. Pour la
contre-balancèr, le gouvernement- — et
■ c'est bien dans sa manière —ne-supprime
pas -purement et simplement le mauvais
journal. ; , non, il envoie, à ses frais, un
religieux faire de la' contre-propdgaiïde
et fonder uri journal adverse ! ! Voilà à
quoi aboutit —- par sa propre absurdité
Uri . gouvernement, qui se prétend stric
tement laïqiie et. neutre. In'
Le procédé a l'avantage du pltîo.-esque,
peut-être, même d'une réelle bienfaisance:
niqtis combien de faiblesses et d'indéci
sions, il nous signifie ! .
" v '' -CftARlE#SlAlJ'RâÂS
Les obsèques: de; notre ami et collabo
rateur Henry Leroy-Fournier seront célé
brées mercredi 3 octobre, à 9 heures, à
l'église' Saint-Pierre de Montmartre, rue
du Mont-Cenis.. L'inhumation aura lieu au
cimetière de Saint-Ouen.
On, se réunira à la maison mortuaire,
14, rue André-del-Sarte. -
Cet avis tient lieu: de faire-part-
LE B ROUIL LARD
SERIE DE COLLISIONS EN KER
capucin, et mon. étoniiement fut.grand de
voir qu ~ - -
point Duj ,^uiw.i.v ."^.v 2 TliorÇ lif V
curé. Je le présumai étranger et comme il -, ^ 1
s'éloignait un moment, voulant en avoir I ue ^ "
le cœur net, j'interrogeai le curé. Il me
Le brouillard qui règne le long des cô
tes anglaises a causé un certain -nombre
d'accidents. C'est ainsi, que les vapeurs
français Charbonnier et Nicolas Norbert
sont entrés en collision hier matin près
do Mounts Bay. Le, Charbonnier a pu ren
trer à Penzance, très endommagé. Le Ber-
ville, de même nationalité, t s'est échoué,
Euis a été abordé par un navire inconnu,
e Brotonne, à la suite d'un abordage,, a
sombré'à Port-Hallow. Son équipage a été.
débarqué à'Falmouth. Le vapeur anglais
Moeta a coupé le Florence à 10 milles au
large de Deàl. Un seul homme a été sauvé,
sur les. quatre qui composaient l'équipage,
Enfin, deux"paquebots anglais, le Sôy-
thia et le Cedriç se sont heurtés au. large
de la côte d'Irlande-
L'église de Saint-Servan incendiée
Saint-Malo, 1 er octobre. • — Un incendiç
s'est déclaré la nuit dernière dans l'église .,
de Saint-Servan. La sacristie a été comr
capuçai, et mon eionneuienijui^giauu ue «Mement détruite. Le feu a été d'une vio-
voir que ce religieux ne correspondait j ence te |j e q U > 0J i a dû faire appel aux pom-
P 011 } -P 0 ! P ar p ies n piers de Saint-Servan, de Saint-Malo et
La cause du sinistre est inconnue.
LE MASSACRE DE
La police verte a; tiré sans provocation sur les séparatistes
H y a eu dix=huit morts et soixante blessés
Le mouvement séparatiste rhenan a reçu
de ses ennemis les plus acharnes une
reconnaissance officielle par lar sauvage
agression dont les Rhénans ont été 1 objet
dimanche à Dusseldorf. Les. renseigne
ments parvenus à Paris, dans Ja journée
d'hier, montrent que jamais le mouvement
ne s'était. manifesté avec plus d ampleur
ét que la répression' de la police allemande
constitue un. attentat nettement prémédité,
yoici le récit des événeménts, tel quns
peuvent être maintenant reconstitués.
La manifestation organisée à Dussel
dorf avait amené sur Hindenfaurgwall en
viron 30.000 manifestants. Vers 3 h- 45,
alors que les orateurs commençaient â
prendre la parole, deux ,ou trois coups
ae revolver sont partis de la foule. Un
premier détachement do schupos compre
nant une trentaine d'hommes est, alors
sorti de la caserne de police de Nuhlen-
strasse, et a ouvert immédiatement sur les
manifestants, sans aucune provocation, un
feu nourri avec des revolvers, et des pis
tolets mitrailleurs. Quelques membres de
là garde séparatiste rhénane ont riposte a
coups de revolver, pendant iqùe la. majo
rité des manifestants prenait une fuite
éperdue. . :,
Le détachement de schupos, renforcé
alors par d'autres détachements de schu
pos et de la police bleue, comptant en
tout deux cents hommes, a" pçursuivi les
manifestants à coups de sabre et de revol
ver et a fait une: centaine de prisonniers.
La poursuite, a été continuée dans les rues
adjacentes, et .dans le jardin Hofgarten,
avec une sauvagerie révoltante. Les schu
pos tiraient indistinctement sur .hommes,
femmes en enfants. _
On - compterait, jusqu'à présent une
soixantaine de. personnes blessées griève
ment, dont 24 sont soignées dans les hôpi
taux militaires «français. _En. .outre, on si
gnale qu'un soldat français de la ^^" com
pagnie du trairi automobile et un civil,se
crétaire à là direction adininistrative du
commandement, ont 1 été légèrement blessés,
11. y aurait; : én outre, un" certain nombre
d'Allemands tués, dont trois schiipos. . ;
- Informé de ces événements, le général
commandant la place de -Dusseldorf a
prescrit à là troupe de rétablir l'ordre ët
de mettre' Cn état d'arrestation les' schu
pos de la ville compromis dans les inci
dents.. ■
. A 6 heures, l'ordre était, rétabli, mais
une certaine effervescence régnait- encore
en ville. L'arrestation des schupos a con
tinué. Les prisonniers rhénans ont été dé
livrés-. ■ /
Pendant toute la duréé de la manifes
tation, deux détachements de communisr
tes,' forts chacun d'environ 2.000 hommes,
sont restés groupés à quelque .8.00 mètres»
ïnais "né sont pas jntèrvenus. En tirant- sur
là foule, , les schupos savaient qu'elle, ne
comprendrait que des séparatistes, lé parti
communiste ayant -donné .l'o.râre; à-, ses
adhérents* de:ne pas. intervenir et. les.parj
Xïn • ■mnînlirl'nn aI ri A • fllfAtlti '«/i n'«
l'ordre à la population de ije pas. soj-tii
dans les rues au cours de l'aprçs-midi. '
Le général commandant la place a iri',
terdit la circulation de nuit. Des pa
trouilles assurent l'ordre dans la ville. Dés
arrestations dé hauts fonctionnaires coin-
promis dans les désordres de la journée
sont en cours. i
APRES LE MASSACRE
Les séparatistes, au nombre d'enviroA
4.000, ont pu se regrouper et gagner eti
cortège la place de la gare, où un prêtre
catholique, le docteur Kremers, a pris lai -
parole. Acclamé par la foule, il a élo-
quemment flétri les méthodes prussiennes"
dont la police venait de donner un nouvel
exemple.
La cause de l'indépendance rhénane, a-t-il
dit, a de nouveaux martyrs à inscrire sur sonj
livre d'or;" Les Rhénans, jusqu'ici;, s'étaient
montré" pacifiques et inoiîensifs, mais le sang
yersé aujourd'hui appelle vengeance; nous
ne l'oublierons pas et malgré tous les sys
tèmes dé terreur que pourra organiser Berlin
pour étouffer, le mouvement, nous n'en con
tinuerons pas moins à consacrer tous iïos ef
forts à la réalisation de nos espoirs et de notre
idéal de'paix et de liberté. 1 ■
Les: partisans du séparatisme venus des .•
villes de la Rhénanie ont ensuite repris
leurs trains, salués ...par les vivats des
groupes de Dusseldorf. :
.. L'excitation contre les policiers verts,
est extrême; C'est ainsi que deux schupos
blessés ont été arrachés par la foule à
l'escorte de soldats qui les avait fait pri
sonniers avec trois autres et fort malme
nés., . ' ,* : • '■
D'après là Montàgs Post, de Berlin; il
y aurait 16 morts, dont 4 policiers et :
12 séparatistes. . f ,
UNE ENQUETE EST OUVERTE PAR
LES AUTORITES D'OCCUPATION
Dusseldorf,-1 r octobre. Le général
commandant la place de Dusseldorf a in
terdit,, jusqu'à nouvel ordre, la circula-
tiçn dans les rués, de. 11 heures du soir,
'à'5'heures du matin. "
v L'enquêté ouverte par les autorités d'oc-
oupation.aurait déjà permis d'établir avec
certitude' quer la" police allemande à uti
lisé des agents .provocateurs pour créer
léà-, .incidents- .jquî- devaienjt lui fouruirs'
prétexte à" intervention dans la manifes^
tàtion" séparatiste d'hier. v •
L'enquctë'se poursuit également pour dè-
eouvrir .les organisateurs responsables du
^uét-apens -pou'icier dont ont ,été vicj»
limés les. séparatistes. Il semble déjà ac
quis 1 que ï'ex-président de la province,
Birqetznen,: expulsé par les autorités d'oc-
tupation ét qui continue d'Elberfeld k
dirig&r une " campagne d'excitation, avait
donné l'ordre de disperser la. manifesta
tion séparatiste par tous les^«3ioyens.'. t 'T
La foule* hosUlCj-qui "stationne -actuelle-*
ment .devant la casîerne de policé où l'in-
terrogatoi'rei des schupos.-par- Jes autorité*
tPoëèupation rcohfinu'e,-"commente- --viviîv
« m nni 1/tn A oam AvM 1 t *.
tis. socialistes et -de- droite -ayant- dannèfcj ment les événements,
J
Jf
M
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 77.76%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 77.76%.
- Collections numériques similaires Arts de la marionnette Arts de la marionnette /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Pam1"Paris, Sèvres, Saint-Cloud, Versailles, Saint-Germain, Fontainebleau, Saint-Denis, Chantilly : avec la liste des rues de Paris / par Paul Joanne... /ark:/12148/bd6t5774757r.highres La comédie à la cour : les théâtres de société royale pendant le siècle dernier, la duchesse du Maine et les grandes nuits de Sceaux, Mme de Pompadour et le théâtre des petits cabinets, le théâtre de Marie-Antoinette à Trianon / Adolphe Jullien /ark:/12148/bd6t5773930r.highres
- Auteurs similaires Arts de la marionnette Arts de la marionnette /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Pam1"Paris, Sèvres, Saint-Cloud, Versailles, Saint-Germain, Fontainebleau, Saint-Denis, Chantilly : avec la liste des rues de Paris / par Paul Joanne... /ark:/12148/bd6t5774757r.highres La comédie à la cour : les théâtres de société royale pendant le siècle dernier, la duchesse du Maine et les grandes nuits de Sceaux, Mme de Pompadour et le théâtre des petits cabinets, le théâtre de Marie-Antoinette à Trianon / Adolphe Jullien /ark:/12148/bd6t5773930r.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/2
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k761724h/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k761724h/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k761724h/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k761724h/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k761724h
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k761724h
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k761724h/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest