Titre : Le Radical
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1931-04-19
Contributeur : Maret, Henry (1837-1917). Rédacteur
Contributeur : Simond, Victor. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32847124t
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 avril 1931 19 avril 1931
Description : 1931/04/19. 1931/04/19.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k76132030
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-210
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 11/06/2014
LE RADICAL
7
LE"RAMCAL"
aœs dhasssijss ,,
A propos du Congrès d'agronomie
de Tunis
Nous avons reçu un
très grand nombre de
lettres de nos lectrices
et lecteurs. Il y a des
questions qui sont e
la politique agricole.
D'autres relèvent cer-
tainement de la scien-
ce agronomique très
poussée. Enfin, beau-
coup sont surtout du
domaine pratique de l'horticulture et de
l'arboriculture, de l'élevage bovin et, ovin,
de la prévoyance en matière d'assollement
et d'engraissement des terres.
Nous ne pouvons répœidre à tous. Celles
des lettres qui avaienfWes timbres pour
la réponse ont reçu le renseignement de-
mandé dans les cinq jours. Pour le reste,
il nous a été facile de renvoyer certains
questionneurs à ce que nous avions écrit
dans les colonnes du Radical, à propos
des conseils déjà donnés et parfois redon-
nés. Des points seront traités ici, dans de
prochains articles. Aujourd'hui, nous ap-
pellerons. l'attention de nos lectrices et
Jecreurs sur ce que nous réserve la Tuni-
sie à. l'occasion du cinquantenaire.
M. Manceron. le sympathique résident
général, s'efforce de faire les choses dans
un sens éminemment pratique.
La Tunisie se prépare donc à recevoir
tous ceux qui s'intéressent aux beautés
de l'Afrique du Nord, à ses paysages et à
ses monuments incomparables.
Un congrès d'agrorromie s'ouvrira à Tu-
nis le 27 avril 1931. Ce congrès, essentiel-
lement technique, s'occupera, au cours de
ses séances d'études de la culture des cé-
réales, de l'aménagement du sol, de la mo-
tocul ture, etc.
En outre, des excursions particulière-
ment intéressantes sont prévues.
Des réductions sur les chemins de fer,
sur les bateaux et les avions seront ac-
cordées dans la plus large mesure possi-
ble aux personnes adhérant au congrès.
Le comité de l'Afrique du Nord, 36, rue
de Naples, à Paris, se tient à la disposi-
tion des personnes susceptibles de s'inté-
resser à cette importante manifestation.
Nous savons de plus que le congrès de
la presse nord-africaine se tiendra en Tu-
nisie du 16 au 23 aavril prochain et que
le développement économique, agricole,
industriel et commercial journalistique,
social et moral de l'admirable protectorat
sera envisagé par certains confrères qua-
lifiés pour le faire avec talent et compé-
tence et quelques notoriétés connues.
Il ne faut pas oublier que l'Afrique du
Nord est un véritable grenier pour la
France et que les progrès faits par l'a-
griculture et la viticulture ont une ré-
percussion considérable sur les marchés
de la métropole. Du reste, bien souvent
les parlementaires des départements viti-
coles ont été alertés par leurs électeurs
afin que la pénétration des vins français
d'une colonie et du protectorat français
soit contingentée.
La question reste toujours en discus-
sion, parce que la liberté du commerce
et la liberté de produire sont en jeu, 'mais
il apparaît aussi une concurrence qui, mo-
mentanément, peut paraître heureuse
pour les consommateurs, mais à la fin se
traduit par un déséquilibre dangereux
entre les offres et les demandes. ;
La concurrence italienne
En ce moment, une préoccupation hante
bien des esprits. L'Italie est arrivée à
faire une concurrence formidable à nos
primeurs. Choux-fleurs, oignons, arti-
chauts. fraises et pommes de terre de
primeur sont fournis à nos anciens ache-
teurs étrangers à meilleur prix que nous.
Nos producteurs l'ont compris et, si les
chemins de fer pouvaient diminuer les
tarifs, nous arriverions à lutter encore.
Nous fournissons toujours l'Angleterre et
la Hollande, l'Italie lutte contre nous en
Allemagne, en Suisse et en Autriche mais
nos produits, au demeurant, sont plus dé-
licats et il est difficile d'atteindre à la
finesse de nos choux-fleurs de Bretagne et
d'Anjou, ou à la succulence, au fondant de
nos pommes de terre des côtes bretonnes
réchauffées par le gulf-stream. Notre
pomme de terre « prime » et notre « qua-
rantaine » sont incomparables, et, dans
une terre bien préparée, avec des binages
suivis, la récolte est excellente comme
qualité et rémunératrièe .comme quantité.
Les ennemis du blé
Il y a ttme quarantaine d'années, dans
notre ouvrage Les Ennemis du blé, nous
cherchions à trouver le meilleur moyen
tre les parasites, la nielle et la carie.
de défendre nos récoltes de froment con-
Voici qu'un nouveau traitement de la
carie du blé nous est proposé.
Cette question a fait l'objet d'une ré-
cente communication à l'Académie d'A-
griculture. Ses auteurs, M. G. Arnaud et
Mlle Gaudineau, se sont livrés, en 1929-
1930, à divers essais qui ont consisté sur-
tout:
1" En essais complémentaires sur les
produits liquides ou pulvérulents qui
avaient donné précédemment des résultats
intéressants : fluosilicate de cuivre et
bouillie bordelaise, oxychlorure de cuivre
et chlorure cuivreux;
2° En essais sur le formol ;
3° En essais sur l'influence du lavage
préalable des semences sur l'efficacité des
traitements liquides;
4° En notations sur la sensibilité des
variétés;
5° En observations sur l'influence de la
température et de l'humidité du sol sur
l'infection par la carie. L'évolution du blé
s'est faite dans des conditions bien diffé-
rentes de celles qui ont été constatées
l'année précédente; tandis que l'hiver
1928-1929 a été remarquablement froid;
l'hiver 1929-1930 a été excessivement doux.
Au point de vue pratique, l'emploi de la
solution de sulfate de cuivre à 0,5 pen-
dant 1 heure suivi d'un poudrage à la
chaux peut être encore conseillé, à condi-
tion de le faire précéder de lavages à
r^au.
La bouillie bordelaise ca^'éinée a donné
d'excellents résultats et mérite d'être es-
sagée dans la grande culture.
Le formol est très efficace et sera em-
ployé avec avantage pour les semences en
bon état; dans le cas contraire, il convient
d'augmenter légèrement la quantité de
blé semé.
Ce sont indications scientifiques. Elles
offrent des garanties, d'autant plus gran-
des, qu'elles ne viennent pas s'inscrire
contre les moyens empiriques qui, bien
employés, donnent des résultats dont il
s'agit de tenir compte.
Car nos paysans bien inspirés ne con-
fient pas de semences sélectionnées au sol
sans avoir procédé préalablement soit à
un chaulage fait avec soin, soit à un pelle-
tage minutieux que répartit la bouillie
cuivreuse sur tous les grains. Certains
même avaient recours à une sorte d'enro-
bage au goudron ou à la nicotine large-
ment étendue d'eau pour soustraire les
grains aux déprédations des oiseaux.
G. FABIUS DE CHAMPVILLE.
Banque Nationale de Crédit
L'assemblée générale ordinaire des ac-
tionnaires s'est tenue le 17 avril, sous la
présidence de M. André Vincent, prési-
dent du Conseil d'administration, assisté,
en qualité de scrutateurs, du représentant
de la Banque O. de Lubersac et du repré-
sentant de la Compagnie Alais, Froges et
Camargue. 293.932 actions étaient présen-
tes ou représentées.
M. Emile Level, directeur général, fai-
sant fonction de secrétaire de l'assemblée,
a donné lecture du rapport du Conseil qui
montre que le ralentissement général du
mouvement économique n'a gêné que mo-
mentanément le développement continu de
l'activité de. la Banque.
En tenant compte des 57 sièges dus à
.absorption du Comptoir d'Escompte de
Mulhouse et des 52 sièges nouveaux créés
en 1930, la Banque dispose de 748 sièges
dont 363 hebdomadaires et 385 perma-
nents.
Les comptes courants et dépôts attei-
gnent 4.627.772.727 fr. 87, sur lesquels les
dépôts à vue s'élevant à 3.889.202.868 fr.
sont couverts par 3.338.302.773 fr. 93 de
disponibilités immédiates.
Le bilan se totalise par 5 milliards 494
millions. Les bénéfices nets, de 44.640.560
francs, sont en augmentation de 1.854.457
francs sur ceux de l'exercice 1929. Les ré-
serves diverses dépassent 181 millions.
Le dividende a été maintenu à 14 %,
soit 70 francs pour les actions A ancien-
nes, 52 fr. 50 pour les actions A nouvelles
et 33 fr. 33 pour les actions B. Des acomp-
tes respectifs de 30 fr., 22 fr. 50 et 20 fr.
ayant été payés le 10 janvier dernier, il
reste à distribuer 40 fr. par action A an-
cienne, 30 fr. par action B nouvelle et
13 fr. 33 par action B. Ces sommes seront
mises en paiement le 15 mai prochain,
sous déduction des impôts.
L'assemblée a réélu comme administra-
teurs: MM. Frédéric Manaut, Arnold Sey-
rig et Paul Valayer; telle a ratifié l'entrée
au Conseil d'administration de MM.
Alexandre, Dreux, Lo.uis, Marlio, baron
Petiet, René Bernheim et Jean de Grailly,
représentants de puissants groupes indus-
triels.
Toutes les résolutions ont été votées à
l'unanimité.
HERNIE
Adupt r les nouveaux appareils tans ressort de pi
M GLASER SptClALISTE, 44, BDUlEY.
■ QLMOCIb StBASTOPDL • PARIS
c'est vaincre définitivement la heinie. I
Appliqués à des milliers de désespérés lls
réalisent chaque jour des prodiges et procu- l
rent 1 tous ceux qui les ont adoptés la
Sécurité, la Santé dt selon l'avis des ma- l
lades eux-mêmes, la gu érlson définitive. ■
Essai gratuit, U, bout. Sébaslo pol, PA. RI.
tous lu jaurs, ds 9 à 12 h. at de z à 7Mm. effètis de9il2k.)|
TRAITE HERNIE. franco sur demande
BRI Demandez dates passages province ,
(Cliché « Radical ».)
AGLAURE
vice-président du Comité radical-socialiste
d'Alfortville
LES PREMIERES
THÉATRE DU PALAiS-ROYAL. -
La Snia Viscosa. Pièce poli-
cière de Rip.
C'est une des meilleures et
des plus gaies de Rip. Avec la
fantaisie et fhumoU'r le plus
étincelant, il nous conduit du
modeste logement du garçon
de recettes, Morillon, à l'ap-
partement tapageur de Mme
Snia Viscosa - délicieuse sous les traits de
Mlle Arletty - puis au cabinet de M. Gaston
Doumergue, enfin, après de multiples visites
dans les milieux c bien parisiens », à l'Exposi-
tion coloniale.
Tramel, c'est Morillon, successivement con-
cierge de l'Elysée et pseudo-Président de la Ré-
publique, rôles qu'il interprète avec un pitto-
resque étonnant. Ginette, fille de Morillon, c'est
Loulou Hegoburu, exquise en fiancée du détec-
tive Rouletabille et, en star de cilnéma. Duvallès,
fiancé infidèle, est d'une drôlerie étourdissante
en Joséphine Baker. Pris de passion pour la Snia
Viscosa, il finit cependant, après mille péripé-
ties, par épouser Ginette.
En résumé, cette pièce, d'une gaieté extraordi-
naire et supérieurement interprétée, a obtenu un
très vif succès, auquel ont également contribué
Mlle Franconnay, M. Conté, et M.Georgé, met-
teur en scène. Les décors sont de Paul Colin,
et les costumes ont été réalisés par Mme Rasimi.
THÉÂTRE TRISTAN BERNARD. — Les jumeaux de
Brighton, comédie en 3 actes.
Trois actes, adaptés de Plaute, précédés d'une
charmante et spirituelle causerie de l'auteur, ont
été fort applaudis. Ce n'est que chose légitime,
car ils sont d'un parfait comique et bien amu-
sants.
Deux jumeaux qui s'ignorent, l'un marié, l'au-
tre célibataire, se trouvent réunis au Hav,re;.
ainsi qu'il convient à une comédie, la femme du
jumeau marié se rencontre toujours" avec son
frère célibataire qu'elle prend pour son mari,
et il en résulte des quiproquos et ahurissements
fort divertissants. — Cette pièce est précédée
d'un acte : La Crise ministérielle, finement sa-
tirique, joliment réussie.
VERZENET.
jfttvsssssïssï A la Commission de tactique
11J
I et de propagande |
Il La Commission de tactique et de propagande que pré1
S side notre secrétaire général Robert-Louis se réunira le x
i Jeudi 23 courant, à 17 heures très précises, il
| 17, rue de Valois, au siège du Parti..
", L'ordre du jour porte : ;
LA PROPAGANDE :
I 1 CREATION ET DIFFUSION DE DISQUES g
t permettant d'entendre et de répandre
¡ la voix de nos leaders.
î1 Adaptation possible à la radiodiffusion 'i, ¡
! Rapport de Michel CURINIER j
20 LES DÉJEUNERS MENSUELS I
<ç> Exposé des travaux de la sous-commission
1 par le Président Salomon HIRSCH x
| Les Présidents des Fédérations, des Sections et les délégués au 1
1 Comité exécutif sont priés de nous apporter ou de nous envoyer
jeudi leurs suggestions.
| QUOI 01:10 lono - |
A la demande des sénateurs qui devaient être entendus, la suite 9
du -dibat sur la TACTIQUE est renvoyée après la session des i|
| conseils généraux, j
(Wide World Photo.)
PENDANT QUE L'ESPAGNE VOTAIT. World Photo.)
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1111111111111111111" -
Ecrire a :
MILLOT, 50, rue de Châteaudun, Parts
(Cliché « Radical ».)
Maurice GABRIEL
maire de Saint-Ay
secrétaire général de la Fédération du Loiret
L'ENSEIGNEMENT
Les congrès universitaires de Pâques
Comme les années précé-
dentes une trentaine de con-
grès ont réuni à Paris,
du 2 mars au 10 avril,
les délégués jWes groupe-
ments des dilrcrents ordns
de notre enseignement pu-
blic.
Quatre questions ont sur-
tout retenu l'attention de
ces congressistes :
1° L'accélération de l'avancement des
professeurs et des instituteurs. On a vive-
ment protesté contre le 'vote émis par les
Chambres en fin de session et réclamé
l'adoption de la proposition Herriot : pro-
motion à trois ans au choix, quatre ans à
l'ancienneté. Le mécontentement était si
profond que plusieurs syndicats ont déci-
dé de recommander à leurs membres l'abs-
tention à la participation des examens. De
son côté l'union nationale des membres de
l'enseignement public a déconseillé à ses
adhérents de s'associer à toute tentative
de grève de cette sorte.
2° Le relèvement du traitément des dé-
butants dans l'enseignement public ; 3°
L'établissement, au sommet de l'échelle, de
la parité réelle des traitements entre tous
les fonctionairës ; 4° La réalisation de la
péréquation des pensions et des traite-
ments en vigueur au 1" octobre 1930, com-
me fit M. Poincaré au rr janvier 1928 ;
enfin l'opposition à tout projet qui recu-
leràit les limites d'âge pour l'admission à
la retraite.
Voilà pour les principales questions
d'ordre corporatif.
Passons aux vœux d'ordre pédagogi-
que. Les groupements de l'enseignement
secondaire ont recherché les moyens de
défendre cet enseignements, qu'ils préten-
dent menacé de différents côtés, surtout
par l'enseignement primaire supérieur et
par les ennemis de la culture classique.
Pour les professeurs de langues vivantes,
celles-ci sont aussi propres ques les lan-
gues mortes à la culture de l'esprit, au dé-
veloppement des facultés morales et intel-
lectuelles.
On a beaucoup parlé de la réalisa-
tion de l'école unique et de la sélec-
tion pour l'entrée en 6e. Le syndicat des
professeurs de lycées a voté le principe
d'une limite d'âge inférieure en 6e et ce-
lui de la gratuité ininterrompue dans les
classes primaires et élémentaires des ly-
cées. Les professeurs adoints ont souli-
gné l'importance du travail dirigé dans
les établissements d'enseignement secon-
daire. De différents côtés on a réclamé la
réorganisation de l'examen du baccalau-
réat et de sévères mesures contre les frau-
deurs. Pour les censeurs des lycées, il im-
porte de renforcer les méthodes éducati-
ves, « la riupart des jeuxies lycéens ne
trouvant plus au sein de la famille une
constante et ferme direction morale. » Les
directeurs d'écoles primaires se sont in-
téressés à la formation morale, intellec-
tuelle et professionnelle des instituteurs.
A l'assemblée générale de la « Nouvelle
éducation », la docteresse italienne Maria
Montessori a fait une conférence très ap-
plaudie sur « la maison de l'enfant », qui
contient l'exposé de sa fameuse méthode
pédagogique.
Professeurs et directeurs d'écoles nor-
males ont manifesté le vif désir d'écàrter
de leurs établissements toute propagande
politique, sociale ou religieuse et de rame-
ner à de saines limites la liberté de lectu-
re et d'opinion des jeunes gens qui leur
sont confiés.
Les professeurs des écoles d'application
n'ont pas cru devoir transformer leur as-
sociation en syndicat. Cette transforma-
tion sera soumise à référendum chez les
surveillants de collèges et les professeurs
titulaires des lycées.
Plusieurs groupements primaires ont
décidé de fêter avec éclat le cinquante-
naire de l'école laïque et d'associer à cet-
te belle manifestation les vieux maîtres
retraités qui, dès 1881-1882, menèrent le
bon combat en faveur de l'Ecole républi-
caine. Enfin, ,au congrès des cours com-
plémentaires, M. Abder Halden, inspec-
teur général, a traité ce sujet : « Com-
ment faut-il lire le journal ? » indiquant
quelles ressources la presse fournit à
l'enseignement d'un professeur averti et
impartial 0
Paul-Gabriel MARTIN.
DANS LE FINISTERE r
L'inauguration du groupe scolaire
de Moëlan
Moëlan a inauguré par une magnifique
journée printanière son beau groupe sco-
laire, édifié dans les conditions les plus
heureuses de confort et d'hygiène.
La venue du président Herriot, député
du Rhône, ancien président du Conseil,
président d'honneur du parti républicain-
radical et radical-socialiste, dont la forte
personnalité et le prestige ont conquis les
masses populaires et républicaines de la
France entière, n'était-elfe pas en effet
un sûr garant du succès de cette belle
fête qui aÇ en vérité, revêtu tous les ca-
ractères d'une splendide et imposante
manifestation républicaine et laïque ?
M. Edouard Herriot arrive à Quimperlé
LE "RADICAL" EST AU SERVICE DES MILITANTS
f
Il A L'ARTICLE DE PARIS V
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par l'express de 11 heures. M. Liot, fai-
sant fonction de maire — qu'entourent de
nombreuses autres personnalités, don.
MM. Cadoret, député: Tanguy, conseiller
général ; Le Goff. maire de Moëlan, le
reçoit à sa descente du train et le salue
au nom de la population quimperloise.
M. Herriot remercie M. Liot en une de
ces charmantes improvisations dont il a
le secret.
Puis un cortège d'automobiles s'orga-
nise pour gagner Riec, où M. Cadoret, le
sympathique député-maire.. fait à l'ancien
président du Conseil les honneurs de la
cité.
De Riec, Edouard Herriot et les per-
sonnalités qui l'accompagnent se rendent
à Moëlan, où ift arrivent vers midi 15. La
Marseillaise exécutée par la musique les
accueille à leur arrivée près de la mairie,
où une foule nombreuse s'est assemblée.
Un vin d'honneur est ensuite offert dans
la grande salle de la maison commune.
M. le Goff, le dévoué maire de Moëlan,
entouré de son conseil, souhaité la bien-
venue au président Herriot dans une
charmante allocutioti de - circonstance.
Edouard Herriot remercie el)' quelques
paroles cordiales.
Puis les autorités gagnent, mXréiqttè en
tête, le nouvel édifice scolaire que l'on
va inaugurer. En chemin, la foule qui .se
presse sur le passage du cortège acclame
le président Herriot.
Vers 13 heures, un banquet de plusteurs
centaines de couverts est servi-dans les
vastes salles du premier étage des écoles.
Edouard Herriot préside le repas; il a
il ses côtés : Mlle Le Goff, la gracieuse
fille du maire de Moëlan; MM.. Vatrin.
préfet du Finistère; Le Goff, maire de
Moëlan; Lancien, sénateur, président du
conseil général; Le Bail, Guillemot, Le
Gorgeu, sénateurs; Cadoret, Raude, Le
Pévédic, députés; de nombreux élus can-
tonaux et municipaux; de nombreux mem-
bres de l'enseignement et des militants.
A la fin du repas, des toasts sont pro-
noncés par MM. Vatrin, préfet; Le Goff,
maire de Moëlan ; Cadoret, député de
Quimperlé; Raude, député du. Morbihan ;
Le Bail, sénateur du Finistère, et Edouard
Herriot.
Le discours du président d'honneur du
parti radical fut longuement acclamé.
Edouard Herriot termine en parlant de
la France qui, depuis des siècles, subit la
ruée dévastatrice de masses venues d'au-
tres continents. Elle a cependant su y ré-
sister et, après chaque épreuve, on la
trouve rajeunie. Ce qui la rajéîiirït, c'est
l'esprit de liberté. ; -
« Nous avons vu, dit-il, les empires-fon-
dés sur l'esprû d'autorité s'effondrer, tan-
dis que nous sommes demeurés, en dépit
de la violence de la tourmente. *
Et l'orateur, invitant tous les républi-
cains à demeùrer fermement unis, achève:
« Je suis venu saluer vos victoires pro-
chaines, que vous remporterez - sous le
double signe de la République erxlêlà pa-
trie. » ":";' < •
La péroraison du remarquable discours
du tribun est saluée par de vifs-applau-
dissements et l'assistance, debout, fait au
député du Rhône une vibrante et chaude
ovation tandis, que les cris de « Vive Her-
riot ! » éclatent de tous côtés.
Banque de Paris et des Pays-Bas
Les actionnaires, réunis sous la
présidence de M. Moreau, président du
Conseil d'administration, en assèmblée gé-
nérale annuelle, ont approuvé les comptes
de l'exercice T930 au 31 décembre, se sol-
dant sur un bénéfice de 67.249.949 francs,
auquel s'ajoute le report à nouveau pré-
cédent de 30.553.258 francs.
Le dividende est fixé par action à 100 fr.,
égal au précédent. Un acompte de 25 fr.
ayant été payé le 23 décembre 1930, le
solde de 75 francs par action sera payable
à partir du 27 avril courant, sous' déduc-
tion des impôts. -
A noter que. pour l'exercice 1929, le mon-
tant total net du coupon au nominatif était
de 82 francs. Pour l'exercice 1930, 11 est
de 86 fr. 50. Pour le porteur, respective-
ment : 65 fr. 73 et 75 francs.
Cette amélioration est une conséquence
de la diminution des impôts..
L'assemblée a confirmé la nomination
d'administrateur de M. Emile Moreau.
A I COÛTS de l'allocution qui a suivi l'Assem-
blée générale, le président, M. Moreau, après
avoir prononcé l'éloge de son éminent prédé-
cesseur, M. Jules Cambon. a déclaré que l'exer-
cice de la Société avait été normal, malgré la
crise. Grâce à la prudence et à la sagesse des
dirigeants, les résultats ont été. en 'gomme, sa-
tisfaisants. l'
En ce qui concerne la crise, rupture d'équi-
libre entre la production et la consommation,
elle ne peut être guérie que par l'accroissement
de cette dernière. D'où la nécessité de déve-
lopper nos colonies et de consentir des prêts
aux pays étrangers qui méritent copflMc®- A
ce propos, M. Moreau a signalé que 1& Banque
de Paris ne procédait aux émissions d'emprunts
étrangers qu'après avoir préalablement cop-
sulté les ministères des Finances et des Affai-
res étrangères et la Banque de Franco.
Des crédits à l'étranger et des exportations
d'or sont susceptibles d'exercer une influence
directe sur la hausse des prix et de remédier
en partie à la vie chère. ,- ,-
Mais, avant tout, la confiance est. Nécessaire.
A un certain défaitisme de guerre ne doit pas
succéder le pessimisme de paix.
Le rapport du- Conseil dans des considéra-
tions d'ordre général, fait ressortir que c'est
sur notre marché financier que la répercussion
de la crise s'est montrée la plus 'brutale, en-
trainant; accessoirement, quelques défaillances
qui n'ont nullement ébranlé ses fflieu. Les
surestimations, dans une période de prospérité
un peu factice, due à l'inflation monétaire, ont
provoqué des sous-estimations tout.,aussi exces-
sives, « la France demeure, malgré tout, dans
une position privilégiée et universellement en-
viée ». j.
La -Banque de Paris a prêté son concours aux
principales opérations de crédit. Entre autres,
comme les autres établissements, de lit place,
elle a participé à la mobilisation de rËmprunt
internationale 1/2 du gouvernement alle-
mand, découlant du plan Young.
La Banque de Paris a apporté sa colla-
boration à la constitution de la Société
d'Etudes et d'Exploitations minières du
Tadla et pris un intérêt dans les Char-
bonnages de Djerada.
7
LE"RAMCAL"
aœs dhasssijss ,,
A propos du Congrès d'agronomie
de Tunis
Nous avons reçu un
très grand nombre de
lettres de nos lectrices
et lecteurs. Il y a des
questions qui sont e
la politique agricole.
D'autres relèvent cer-
tainement de la scien-
ce agronomique très
poussée. Enfin, beau-
coup sont surtout du
domaine pratique de l'horticulture et de
l'arboriculture, de l'élevage bovin et, ovin,
de la prévoyance en matière d'assollement
et d'engraissement des terres.
Nous ne pouvons répœidre à tous. Celles
des lettres qui avaienfWes timbres pour
la réponse ont reçu le renseignement de-
mandé dans les cinq jours. Pour le reste,
il nous a été facile de renvoyer certains
questionneurs à ce que nous avions écrit
dans les colonnes du Radical, à propos
des conseils déjà donnés et parfois redon-
nés. Des points seront traités ici, dans de
prochains articles. Aujourd'hui, nous ap-
pellerons. l'attention de nos lectrices et
Jecreurs sur ce que nous réserve la Tuni-
sie à. l'occasion du cinquantenaire.
M. Manceron. le sympathique résident
général, s'efforce de faire les choses dans
un sens éminemment pratique.
La Tunisie se prépare donc à recevoir
tous ceux qui s'intéressent aux beautés
de l'Afrique du Nord, à ses paysages et à
ses monuments incomparables.
Un congrès d'agrorromie s'ouvrira à Tu-
nis le 27 avril 1931. Ce congrès, essentiel-
lement technique, s'occupera, au cours de
ses séances d'études de la culture des cé-
réales, de l'aménagement du sol, de la mo-
tocul ture, etc.
En outre, des excursions particulière-
ment intéressantes sont prévues.
Des réductions sur les chemins de fer,
sur les bateaux et les avions seront ac-
cordées dans la plus large mesure possi-
ble aux personnes adhérant au congrès.
Le comité de l'Afrique du Nord, 36, rue
de Naples, à Paris, se tient à la disposi-
tion des personnes susceptibles de s'inté-
resser à cette importante manifestation.
Nous savons de plus que le congrès de
la presse nord-africaine se tiendra en Tu-
nisie du 16 au 23 aavril prochain et que
le développement économique, agricole,
industriel et commercial journalistique,
social et moral de l'admirable protectorat
sera envisagé par certains confrères qua-
lifiés pour le faire avec talent et compé-
tence et quelques notoriétés connues.
Il ne faut pas oublier que l'Afrique du
Nord est un véritable grenier pour la
France et que les progrès faits par l'a-
griculture et la viticulture ont une ré-
percussion considérable sur les marchés
de la métropole. Du reste, bien souvent
les parlementaires des départements viti-
coles ont été alertés par leurs électeurs
afin que la pénétration des vins français
d'une colonie et du protectorat français
soit contingentée.
La question reste toujours en discus-
sion, parce que la liberté du commerce
et la liberté de produire sont en jeu, 'mais
il apparaît aussi une concurrence qui, mo-
mentanément, peut paraître heureuse
pour les consommateurs, mais à la fin se
traduit par un déséquilibre dangereux
entre les offres et les demandes. ;
La concurrence italienne
En ce moment, une préoccupation hante
bien des esprits. L'Italie est arrivée à
faire une concurrence formidable à nos
primeurs. Choux-fleurs, oignons, arti-
chauts. fraises et pommes de terre de
primeur sont fournis à nos anciens ache-
teurs étrangers à meilleur prix que nous.
Nos producteurs l'ont compris et, si les
chemins de fer pouvaient diminuer les
tarifs, nous arriverions à lutter encore.
Nous fournissons toujours l'Angleterre et
la Hollande, l'Italie lutte contre nous en
Allemagne, en Suisse et en Autriche mais
nos produits, au demeurant, sont plus dé-
licats et il est difficile d'atteindre à la
finesse de nos choux-fleurs de Bretagne et
d'Anjou, ou à la succulence, au fondant de
nos pommes de terre des côtes bretonnes
réchauffées par le gulf-stream. Notre
pomme de terre « prime » et notre « qua-
rantaine » sont incomparables, et, dans
une terre bien préparée, avec des binages
suivis, la récolte est excellente comme
qualité et rémunératrièe .comme quantité.
Les ennemis du blé
Il y a ttme quarantaine d'années, dans
notre ouvrage Les Ennemis du blé, nous
cherchions à trouver le meilleur moyen
tre les parasites, la nielle et la carie.
de défendre nos récoltes de froment con-
Voici qu'un nouveau traitement de la
carie du blé nous est proposé.
Cette question a fait l'objet d'une ré-
cente communication à l'Académie d'A-
griculture. Ses auteurs, M. G. Arnaud et
Mlle Gaudineau, se sont livrés, en 1929-
1930, à divers essais qui ont consisté sur-
tout:
1" En essais complémentaires sur les
produits liquides ou pulvérulents qui
avaient donné précédemment des résultats
intéressants : fluosilicate de cuivre et
bouillie bordelaise, oxychlorure de cuivre
et chlorure cuivreux;
2° En essais sur le formol ;
3° En essais sur l'influence du lavage
préalable des semences sur l'efficacité des
traitements liquides;
4° En notations sur la sensibilité des
variétés;
5° En observations sur l'influence de la
température et de l'humidité du sol sur
l'infection par la carie. L'évolution du blé
s'est faite dans des conditions bien diffé-
rentes de celles qui ont été constatées
l'année précédente; tandis que l'hiver
1928-1929 a été remarquablement froid;
l'hiver 1929-1930 a été excessivement doux.
Au point de vue pratique, l'emploi de la
solution de sulfate de cuivre à 0,5 pen-
dant 1 heure suivi d'un poudrage à la
chaux peut être encore conseillé, à condi-
tion de le faire précéder de lavages à
r^au.
La bouillie bordelaise ca^'éinée a donné
d'excellents résultats et mérite d'être es-
sagée dans la grande culture.
Le formol est très efficace et sera em-
ployé avec avantage pour les semences en
bon état; dans le cas contraire, il convient
d'augmenter légèrement la quantité de
blé semé.
Ce sont indications scientifiques. Elles
offrent des garanties, d'autant plus gran-
des, qu'elles ne viennent pas s'inscrire
contre les moyens empiriques qui, bien
employés, donnent des résultats dont il
s'agit de tenir compte.
Car nos paysans bien inspirés ne con-
fient pas de semences sélectionnées au sol
sans avoir procédé préalablement soit à
un chaulage fait avec soin, soit à un pelle-
tage minutieux que répartit la bouillie
cuivreuse sur tous les grains. Certains
même avaient recours à une sorte d'enro-
bage au goudron ou à la nicotine large-
ment étendue d'eau pour soustraire les
grains aux déprédations des oiseaux.
G. FABIUS DE CHAMPVILLE.
Banque Nationale de Crédit
L'assemblée générale ordinaire des ac-
tionnaires s'est tenue le 17 avril, sous la
présidence de M. André Vincent, prési-
dent du Conseil d'administration, assisté,
en qualité de scrutateurs, du représentant
de la Banque O. de Lubersac et du repré-
sentant de la Compagnie Alais, Froges et
Camargue. 293.932 actions étaient présen-
tes ou représentées.
M. Emile Level, directeur général, fai-
sant fonction de secrétaire de l'assemblée,
a donné lecture du rapport du Conseil qui
montre que le ralentissement général du
mouvement économique n'a gêné que mo-
mentanément le développement continu de
l'activité de. la Banque.
En tenant compte des 57 sièges dus à
.absorption du Comptoir d'Escompte de
Mulhouse et des 52 sièges nouveaux créés
en 1930, la Banque dispose de 748 sièges
dont 363 hebdomadaires et 385 perma-
nents.
Les comptes courants et dépôts attei-
gnent 4.627.772.727 fr. 87, sur lesquels les
dépôts à vue s'élevant à 3.889.202.868 fr.
sont couverts par 3.338.302.773 fr. 93 de
disponibilités immédiates.
Le bilan se totalise par 5 milliards 494
millions. Les bénéfices nets, de 44.640.560
francs, sont en augmentation de 1.854.457
francs sur ceux de l'exercice 1929. Les ré-
serves diverses dépassent 181 millions.
Le dividende a été maintenu à 14 %,
soit 70 francs pour les actions A ancien-
nes, 52 fr. 50 pour les actions A nouvelles
et 33 fr. 33 pour les actions B. Des acomp-
tes respectifs de 30 fr., 22 fr. 50 et 20 fr.
ayant été payés le 10 janvier dernier, il
reste à distribuer 40 fr. par action A an-
cienne, 30 fr. par action B nouvelle et
13 fr. 33 par action B. Ces sommes seront
mises en paiement le 15 mai prochain,
sous déduction des impôts.
L'assemblée a réélu comme administra-
teurs: MM. Frédéric Manaut, Arnold Sey-
rig et Paul Valayer; telle a ratifié l'entrée
au Conseil d'administration de MM.
Alexandre, Dreux, Lo.uis, Marlio, baron
Petiet, René Bernheim et Jean de Grailly,
représentants de puissants groupes indus-
triels.
Toutes les résolutions ont été votées à
l'unanimité.
HERNIE
Adupt r les nouveaux appareils tans ressort de pi
M GLASER SptClALISTE, 44, BDUlEY.
■ QLMOCIb StBASTOPDL • PARIS
c'est vaincre définitivement la heinie. I
Appliqués à des milliers de désespérés lls
réalisent chaque jour des prodiges et procu- l
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TRAITE HERNIE. franco sur demande
BRI Demandez dates passages province ,
(Cliché « Radical ».)
AGLAURE
vice-président du Comité radical-socialiste
d'Alfortville
LES PREMIERES
THÉATRE DU PALAiS-ROYAL. -
La Snia Viscosa. Pièce poli-
cière de Rip.
C'est une des meilleures et
des plus gaies de Rip. Avec la
fantaisie et fhumoU'r le plus
étincelant, il nous conduit du
modeste logement du garçon
de recettes, Morillon, à l'ap-
partement tapageur de Mme
Snia Viscosa - délicieuse sous les traits de
Mlle Arletty - puis au cabinet de M. Gaston
Doumergue, enfin, après de multiples visites
dans les milieux c bien parisiens », à l'Exposi-
tion coloniale.
Tramel, c'est Morillon, successivement con-
cierge de l'Elysée et pseudo-Président de la Ré-
publique, rôles qu'il interprète avec un pitto-
resque étonnant. Ginette, fille de Morillon, c'est
Loulou Hegoburu, exquise en fiancée du détec-
tive Rouletabille et, en star de cilnéma. Duvallès,
fiancé infidèle, est d'une drôlerie étourdissante
en Joséphine Baker. Pris de passion pour la Snia
Viscosa, il finit cependant, après mille péripé-
ties, par épouser Ginette.
En résumé, cette pièce, d'une gaieté extraordi-
naire et supérieurement interprétée, a obtenu un
très vif succès, auquel ont également contribué
Mlle Franconnay, M. Conté, et M.Georgé, met-
teur en scène. Les décors sont de Paul Colin,
et les costumes ont été réalisés par Mme Rasimi.
THÉÂTRE TRISTAN BERNARD. — Les jumeaux de
Brighton, comédie en 3 actes.
Trois actes, adaptés de Plaute, précédés d'une
charmante et spirituelle causerie de l'auteur, ont
été fort applaudis. Ce n'est que chose légitime,
car ils sont d'un parfait comique et bien amu-
sants.
Deux jumeaux qui s'ignorent, l'un marié, l'au-
tre célibataire, se trouvent réunis au Hav,re;.
ainsi qu'il convient à une comédie, la femme du
jumeau marié se rencontre toujours" avec son
frère célibataire qu'elle prend pour son mari,
et il en résulte des quiproquos et ahurissements
fort divertissants. — Cette pièce est précédée
d'un acte : La Crise ministérielle, finement sa-
tirique, joliment réussie.
VERZENET.
jfttvsssssïssï A la Commission de tactique
11J
I et de propagande |
Il La Commission de tactique et de propagande que pré1
S side notre secrétaire général Robert-Louis se réunira le x
i Jeudi 23 courant, à 17 heures très précises, il
| 17, rue de Valois, au siège du Parti..
", L'ordre du jour porte : ;
LA PROPAGANDE :
I 1 CREATION ET DIFFUSION DE DISQUES g
t permettant d'entendre et de répandre
¡ la voix de nos leaders.
î1 Adaptation possible à la radiodiffusion 'i, ¡
! Rapport de Michel CURINIER j
20 LES DÉJEUNERS MENSUELS I
<ç> Exposé des travaux de la sous-commission
1 par le Président Salomon HIRSCH x
| Les Présidents des Fédérations, des Sections et les délégués au 1
1 Comité exécutif sont priés de nous apporter ou de nous envoyer
jeudi leurs suggestions.
| QUOI 01:10 lono - |
A la demande des sénateurs qui devaient être entendus, la suite 9
du -dibat sur la TACTIQUE est renvoyée après la session des i|
| conseils généraux, j
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Ecrire a :
MILLOT, 50, rue de Châteaudun, Parts
(Cliché « Radical ».)
Maurice GABRIEL
maire de Saint-Ay
secrétaire général de la Fédération du Loiret
L'ENSEIGNEMENT
Les congrès universitaires de Pâques
Comme les années précé-
dentes une trentaine de con-
grès ont réuni à Paris,
du 2 mars au 10 avril,
les délégués jWes groupe-
ments des dilrcrents ordns
de notre enseignement pu-
blic.
Quatre questions ont sur-
tout retenu l'attention de
ces congressistes :
1° L'accélération de l'avancement des
professeurs et des instituteurs. On a vive-
ment protesté contre le 'vote émis par les
Chambres en fin de session et réclamé
l'adoption de la proposition Herriot : pro-
motion à trois ans au choix, quatre ans à
l'ancienneté. Le mécontentement était si
profond que plusieurs syndicats ont déci-
dé de recommander à leurs membres l'abs-
tention à la participation des examens. De
son côté l'union nationale des membres de
l'enseignement public a déconseillé à ses
adhérents de s'associer à toute tentative
de grève de cette sorte.
2° Le relèvement du traitément des dé-
butants dans l'enseignement public ; 3°
L'établissement, au sommet de l'échelle, de
la parité réelle des traitements entre tous
les fonctionairës ; 4° La réalisation de la
péréquation des pensions et des traite-
ments en vigueur au 1" octobre 1930, com-
me fit M. Poincaré au rr janvier 1928 ;
enfin l'opposition à tout projet qui recu-
leràit les limites d'âge pour l'admission à
la retraite.
Voilà pour les principales questions
d'ordre corporatif.
Passons aux vœux d'ordre pédagogi-
que. Les groupements de l'enseignement
secondaire ont recherché les moyens de
défendre cet enseignements, qu'ils préten-
dent menacé de différents côtés, surtout
par l'enseignement primaire supérieur et
par les ennemis de la culture classique.
Pour les professeurs de langues vivantes,
celles-ci sont aussi propres ques les lan-
gues mortes à la culture de l'esprit, au dé-
veloppement des facultés morales et intel-
lectuelles.
On a beaucoup parlé de la réalisa-
tion de l'école unique et de la sélec-
tion pour l'entrée en 6e. Le syndicat des
professeurs de lycées a voté le principe
d'une limite d'âge inférieure en 6e et ce-
lui de la gratuité ininterrompue dans les
classes primaires et élémentaires des ly-
cées. Les professeurs adoints ont souli-
gné l'importance du travail dirigé dans
les établissements d'enseignement secon-
daire. De différents côtés on a réclamé la
réorganisation de l'examen du baccalau-
réat et de sévères mesures contre les frau-
deurs. Pour les censeurs des lycées, il im-
porte de renforcer les méthodes éducati-
ves, « la riupart des jeuxies lycéens ne
trouvant plus au sein de la famille une
constante et ferme direction morale. » Les
directeurs d'écoles primaires se sont in-
téressés à la formation morale, intellec-
tuelle et professionnelle des instituteurs.
A l'assemblée générale de la « Nouvelle
éducation », la docteresse italienne Maria
Montessori a fait une conférence très ap-
plaudie sur « la maison de l'enfant », qui
contient l'exposé de sa fameuse méthode
pédagogique.
Professeurs et directeurs d'écoles nor-
males ont manifesté le vif désir d'écàrter
de leurs établissements toute propagande
politique, sociale ou religieuse et de rame-
ner à de saines limites la liberté de lectu-
re et d'opinion des jeunes gens qui leur
sont confiés.
Les professeurs des écoles d'application
n'ont pas cru devoir transformer leur as-
sociation en syndicat. Cette transforma-
tion sera soumise à référendum chez les
surveillants de collèges et les professeurs
titulaires des lycées.
Plusieurs groupements primaires ont
décidé de fêter avec éclat le cinquante-
naire de l'école laïque et d'associer à cet-
te belle manifestation les vieux maîtres
retraités qui, dès 1881-1882, menèrent le
bon combat en faveur de l'Ecole républi-
caine. Enfin, ,au congrès des cours com-
plémentaires, M. Abder Halden, inspec-
teur général, a traité ce sujet : « Com-
ment faut-il lire le journal ? » indiquant
quelles ressources la presse fournit à
l'enseignement d'un professeur averti et
impartial 0
Paul-Gabriel MARTIN.
DANS LE FINISTERE r
L'inauguration du groupe scolaire
de Moëlan
Moëlan a inauguré par une magnifique
journée printanière son beau groupe sco-
laire, édifié dans les conditions les plus
heureuses de confort et d'hygiène.
La venue du président Herriot, député
du Rhône, ancien président du Conseil,
président d'honneur du parti républicain-
radical et radical-socialiste, dont la forte
personnalité et le prestige ont conquis les
masses populaires et républicaines de la
France entière, n'était-elfe pas en effet
un sûr garant du succès de cette belle
fête qui aÇ en vérité, revêtu tous les ca-
ractères d'une splendide et imposante
manifestation républicaine et laïque ?
M. Edouard Herriot arrive à Quimperlé
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par l'express de 11 heures. M. Liot, fai-
sant fonction de maire — qu'entourent de
nombreuses autres personnalités, don.
MM. Cadoret, député: Tanguy, conseiller
général ; Le Goff. maire de Moëlan, le
reçoit à sa descente du train et le salue
au nom de la population quimperloise.
M. Herriot remercie M. Liot en une de
ces charmantes improvisations dont il a
le secret.
Puis un cortège d'automobiles s'orga-
nise pour gagner Riec, où M. Cadoret, le
sympathique député-maire.. fait à l'ancien
président du Conseil les honneurs de la
cité.
De Riec, Edouard Herriot et les per-
sonnalités qui l'accompagnent se rendent
à Moëlan, où ift arrivent vers midi 15. La
Marseillaise exécutée par la musique les
accueille à leur arrivée près de la mairie,
où une foule nombreuse s'est assemblée.
Un vin d'honneur est ensuite offert dans
la grande salle de la maison commune.
M. le Goff, le dévoué maire de Moëlan,
entouré de son conseil, souhaité la bien-
venue au président Herriot dans une
charmante allocutioti de - circonstance.
Edouard Herriot remercie el)' quelques
paroles cordiales.
Puis les autorités gagnent, mXréiqttè en
tête, le nouvel édifice scolaire que l'on
va inaugurer. En chemin, la foule qui .se
presse sur le passage du cortège acclame
le président Herriot.
Vers 13 heures, un banquet de plusteurs
centaines de couverts est servi-dans les
vastes salles du premier étage des écoles.
Edouard Herriot préside le repas; il a
il ses côtés : Mlle Le Goff, la gracieuse
fille du maire de Moëlan; MM.. Vatrin.
préfet du Finistère; Le Goff, maire de
Moëlan; Lancien, sénateur, président du
conseil général; Le Bail, Guillemot, Le
Gorgeu, sénateurs; Cadoret, Raude, Le
Pévédic, députés; de nombreux élus can-
tonaux et municipaux; de nombreux mem-
bres de l'enseignement et des militants.
A la fin du repas, des toasts sont pro-
noncés par MM. Vatrin, préfet; Le Goff,
maire de Moëlan ; Cadoret, député de
Quimperlé; Raude, député du. Morbihan ;
Le Bail, sénateur du Finistère, et Edouard
Herriot.
Le discours du président d'honneur du
parti radical fut longuement acclamé.
Edouard Herriot termine en parlant de
la France qui, depuis des siècles, subit la
ruée dévastatrice de masses venues d'au-
tres continents. Elle a cependant su y ré-
sister et, après chaque épreuve, on la
trouve rajeunie. Ce qui la rajéîiirït, c'est
l'esprit de liberté. ; -
« Nous avons vu, dit-il, les empires-fon-
dés sur l'esprû d'autorité s'effondrer, tan-
dis que nous sommes demeurés, en dépit
de la violence de la tourmente. *
Et l'orateur, invitant tous les républi-
cains à demeùrer fermement unis, achève:
« Je suis venu saluer vos victoires pro-
chaines, que vous remporterez - sous le
double signe de la République erxlêlà pa-
trie. » ":";' < •
La péroraison du remarquable discours
du tribun est saluée par de vifs-applau-
dissements et l'assistance, debout, fait au
député du Rhône une vibrante et chaude
ovation tandis, que les cris de « Vive Her-
riot ! » éclatent de tous côtés.
Banque de Paris et des Pays-Bas
Les actionnaires, réunis sous la
présidence de M. Moreau, président du
Conseil d'administration, en assèmblée gé-
nérale annuelle, ont approuvé les comptes
de l'exercice T930 au 31 décembre, se sol-
dant sur un bénéfice de 67.249.949 francs,
auquel s'ajoute le report à nouveau pré-
cédent de 30.553.258 francs.
Le dividende est fixé par action à 100 fr.,
égal au précédent. Un acompte de 25 fr.
ayant été payé le 23 décembre 1930, le
solde de 75 francs par action sera payable
à partir du 27 avril courant, sous' déduc-
tion des impôts. -
A noter que. pour l'exercice 1929, le mon-
tant total net du coupon au nominatif était
de 82 francs. Pour l'exercice 1930, 11 est
de 86 fr. 50. Pour le porteur, respective-
ment : 65 fr. 73 et 75 francs.
Cette amélioration est une conséquence
de la diminution des impôts..
L'assemblée a confirmé la nomination
d'administrateur de M. Emile Moreau.
A I COÛTS de l'allocution qui a suivi l'Assem-
blée générale, le président, M. Moreau, après
avoir prononcé l'éloge de son éminent prédé-
cesseur, M. Jules Cambon. a déclaré que l'exer-
cice de la Société avait été normal, malgré la
crise. Grâce à la prudence et à la sagesse des
dirigeants, les résultats ont été. en 'gomme, sa-
tisfaisants. l'
En ce qui concerne la crise, rupture d'équi-
libre entre la production et la consommation,
elle ne peut être guérie que par l'accroissement
de cette dernière. D'où la nécessité de déve-
lopper nos colonies et de consentir des prêts
aux pays étrangers qui méritent copflMc®- A
ce propos, M. Moreau a signalé que 1& Banque
de Paris ne procédait aux émissions d'emprunts
étrangers qu'après avoir préalablement cop-
sulté les ministères des Finances et des Affai-
res étrangères et la Banque de Franco.
Des crédits à l'étranger et des exportations
d'or sont susceptibles d'exercer une influence
directe sur la hausse des prix et de remédier
en partie à la vie chère. ,- ,-
Mais, avant tout, la confiance est. Nécessaire.
A un certain défaitisme de guerre ne doit pas
succéder le pessimisme de paix.
Le rapport du- Conseil dans des considéra-
tions d'ordre général, fait ressortir que c'est
sur notre marché financier que la répercussion
de la crise s'est montrée la plus 'brutale, en-
trainant; accessoirement, quelques défaillances
qui n'ont nullement ébranlé ses fflieu. Les
surestimations, dans une période de prospérité
un peu factice, due à l'inflation monétaire, ont
provoqué des sous-estimations tout.,aussi exces-
sives, « la France demeure, malgré tout, dans
une position privilégiée et universellement en-
viée ». j.
La -Banque de Paris a prêté son concours aux
principales opérations de crédit. Entre autres,
comme les autres établissements, de lit place,
elle a participé à la mobilisation de rËmprunt
internationale 1/2 du gouvernement alle-
mand, découlant du plan Young.
La Banque de Paris a apporté sa colla-
boration à la constitution de la Société
d'Etudes et d'Exploitations minières du
Tadla et pris un intérêt dans les Char-
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