Titre : La Lanterne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1881-12-12
Contributeur : Flachon, Victor. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328051026
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 12 décembre 1881 12 décembre 1881
Description : 1881/12/12 (N1696,A5). 1881/12/12 (N1696,A5).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7544885t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-54
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/10/2012
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ADMINISTRATION, REDACTION ET ANNONCE:
A PARIS
A — Slue Coq-fléron -..: 6
- La articles non insérés ne seront pqs^xmçLus
V.
Abonnements : Paria
TROrs MOIS. b FR.
Six MOIS.».,,. 9 FH.
ma .\B..e. - 18 FIL
JOURNAL POLITIQUE
QUOTIDIEN
UN NUMÉRO : 5 CENTIMES
Aboeements : Département*
TROIS MOIS. 6 ira.
SIX MOIS. 12 FB.
UN Ái¡. 26 ma.
CINQUIÈME ANNÉE.—NUMÉRO 1696
Lundi 12 décembre 1881
(22 frimaire an 90)
LE RECENSERENT
Il y a une question du recensement
.:¡oulevée par la maladresse habituelle de
^administration.
Selon son habitude de ne tenir aucun
compte des convenances des particu-
liers, de considérer les gens comme de
simples numéros, d'ordonner ce qui lui
plaît sans s'inquiéter si cela ne convient
pas aux gens, elle a enjoint aux indivi-
dus de remplir les petits papiers qu'elle
leur fait remettre, d'y indiquer l'état ci-
.vil de leur ménage et de déposer les
susdits papiers' chez les concierges.
Nous disions, l'autre jour, que, d'a-
près les inductions du docteur Bertillon,
il y avait au moins 10 010, peut-être 15
ou 20 010, de ménages libres à Paris.
Cette nouveHe en a effrayé beaucoup,
qui, pour des* motifs ou pour d'autres,
ne jugent pas utile de livrer leur situa-
tion aux racontars des loges, des esca.
liers de service et des mauvaises lan-
gues voisines.
L'administration ne s'est point doutée
,de ces susceptibilités ; seulement; elle a
tmblié que, pour les vaincre, elle n'avait
pas de sanction.
Il est clair qu'elle ne pourra pas pour-
suivre pour faux en écriture publique
ceux qui donneront de fausses indica-
tions. :,
La blague .française a de suite saisi
Jô côté faibte de la situation. On, s'est
dit:.
— Ah ! l'administration nous ennuie?
C'est le cas de lui faire une bonne farce
sans danger !
Il y a beaucoup de gens, comme on
sait, qui aiment à faire de l'opposition
réduite à ces proportions.
Immédiatement ils se sont écriés :
— Vous nous remettez des petits pa-
piers* Nous mettrons ce que nous vou-
drons sur ces petits papiers. Nous fe-
rons des coq-à-l'âne. Nous vous prou-
verons que le nombre des femmes ma-
riées est du double de celui des hommes
mariés. C'est à chacun à chercher dans
sa cervelle la bonne plaisanterie qu'il
pourra faire à l'administration.
L'idée ne manque pas de drôlerie, et
on peut la pousser fort loin. Elle a pu
amuser la presse et le public; mais du
moment où le recensement doit être
fait, il est temps d'envisager cette me-
sure avec le sérieux,qu'elle comporte.
C'est grâce aux statistiques que vous
pouvez seulement avoir des renseigne-
mentssérieux sur les faits sociaux et,
ftar conséquent,.que vous pouvez en in.
duire les lois qui les régissent.
- Un recensement est un document nlus
considérable, au point de vue de la so-
kiologie, que l'observation du passage de
Vénus sur le Soleil, au point de vue de
l'astronomie. Iriez-vous mettre des fils
dans lè tuyau de la lunette ou brouillen
le miroir du télescope ? Ce serait une
farce du même genre que d'altérer les
résulats du recensement.
Il y a, en outre, une question, de
mœurs publiques, de moralité générale,
qui se présente ici :
Précisément parce que l'administra-
tion n'a pas de sanction ou ne peut pas
faire usage des sanctions qu'elle a entre
ses mains, elle rie s'adresse qu'à la
bonne foi des individus. Ils sont libres
de la tromper. Est-ce de cette liberté que
nous voulons nous servir ?
L'administration ne demande pas plus
de renseignements que dans les précé-
dents recensements : elle a même sup-
primé le renseignement concernant la
religion. Autrefois, un employé se pré-
sentait avec son registre ou allait chez
le concierge; il écrivait au petit bonheur;
maintenant, on met une fiche à la dispo-
sition du recensé. -,
Ce qui a révolté, c'est l'invitation faite
par l'administration de déposer le bulle-
tin chez le concierge ; mais là encore, la
sanction manque: Si un locataire refuse
de remettre le bulletin, l'administration
en sera privée, o.u,,sera obligée de se
contenter de - renseignements incom-
plets. Elle eût dû au moins donner des
bulletins gommés pouvant se fermer
parfaitement. On eût pu déposer ces bul-
letins chez le concierge. où l'employé
serait venu les prendre. Il est vrai que
chaque locataire a ta ressource de
mettre aenbuHetm sous enveloppe.
— Mais, dit-on, le concierge la déca-
chètera ?
Quelques-uns peuvent agir ainsi; afin
de prévenir cet inconvénient, l'adminis-
tration pourrait prendre des mesures -
il en est temps encore,— pour faire re-
tirer à chaque étage, dans chaque mai-
son, les renseignements. Chacun les re-
mettrait à l'employé sous enveloppe, s'il
le désirait.
Il faut observer que l'on n'a pas à
mettre ses noms ni prénoms sur les
bulletins. Ce sont de simples missi-
bulletins. Ce sont ,,, sln lement, à
ves anonymes. Au dépouillement, à
la mairie," tout cela sera confondu,
mêlé, additionné, si bien qu'on n'a à
craindre aucune indiscrétion.
Comme conclusion : ---
Nous demandons à l'administration de
prescrire à ses employés d'aller retirer
les bulletins à domicile et les recevoir
sous enveloppe, au lieu de s'arrêter chez
lè concierge.
Au public, de la sécurité.
Au 111 ——t
DERNIERES NOUVELLES
-
Le comble de l'idiotisme
Madrid, 10 décembre, 8 h., matin.
L'évêaue de Santander a excommunié, de la
chaire, trois feuilles libérales de cette ville, en
prévenant les fidèles qu'ils encourraient égale-
ment l'excommunication s'ils lisa'ent ces jour-
naux qui ont pris la défense du mariage civil.
L'évêque de Barcelone et son clergé ont dé-
noncé et condamné, du haut de la chaire, le
mariage civil, sans même attendre les résultats
des négociations engagées avec le Vatican à ce
propos par le cabinet Sagasta.
La presse libérale et ministérielle blâme cette
attitude du clergé.
£ /esclav&ge en Espagne
Valladolid, 10 décembre. ,
Un meeting nombreux a été tenu au théâtre
de Valladolid, sous la présidence de M. Labra,
et a demandé au gouvernement de faire dispa.
raître immédiatement jusqua.u dernier vestige
de l'esclavage dans les Antilles.
Un Accident de chemin de fer en
Angleterre
Londres, 10 décembre.
Un accident de chemin de fer a eu lieu Ce
matin, sur la ligne de North-London, près de
Canonbury, l'un des faubourgs de Londres.
Il y a 4 morts et 3 blessés.
Londres, 10 décembre, 3 h. soir.
Il paraîtrait maintenant que sept personnes
seraient tuées et environ soixante blessées
dans l'accident de Canonbury.
11 !"■■■
PETITE BOURSE DU SOIR
f -
3 O/O ; 85 92 Banque Ottom.. 765 6S
6 ole. us n Union 2850
Italien.- 90 90 Banq.P.Aut(Tim 12O ,
Turc. Î4 10 - Ane.ff
Busse - Hongr.
Esyptien60/9 Suez. 2940
di Extérieure. 31 21/32 Lombards 330
.oi..:.,Wj. ,,,,,,k' .---..- , -
L'incendie du théâtre de Vienne
Nous avons, rêçu les dépêches suivantes :
Vienne, 10 décembre,5 h. matin.
La reconnaissance des cadavres continue.
Des poutres brûlent et fument encore sous la
partie occidentale du théâtre. Hier soir, à sept
heures, l'écroulement d'un mur a forcé de sus*
pendre le travail de déblaiement des décombres.
Vienne, 9 décembre, 6 h. soir.
L'empereur et l'impératrice ont envoyé dix
mille florins pour les familles des victimes de
la catastrophe d'hier et pour les employés né-
cessiteux du théâtre du Ring.
La maison Haser a donné également une
somme considérable.
Dans tous les quartiers de la capitale, on or-
ganise des secours en vue de venir prompte-
ment en aide aux familles des victimes de la
catastrophe d'hier et aux membres du per-
sonnel du théâtre privés de leur moyen d'exis-
tence.
Au conseil municipal, le maire a exprimé en
termes émus la profonde douleur occasionnée
par la catastrophe et a chargé la commission
des finances de présenter au plus tôt un pro-
jet en vue d'adoucir la situation des survi-
vants.
Tous les théâtres préparent des représenta-
tions au profit des familles des victimes.
Le nombre des manquants, d'après les déela
rations faites à l'autorité, dépasserait 600.
A la dernière heure, nous recevons leS
dépêches suivantes :
Vienne, 10 décembre.
Le feu a pris de nouveau cette nuit au qua*
trième étage du théâtre, dans un atelier des
costumiers, et s'est communiqué immédiate.
ment au troisième étage.
On a pénétré dans l'intérieur de l'édifice ait
moyen d'échelles et grâce aux escaliers qui
existent encore afin de pouvoir éteindre le,
feu, dont on s est rendu maître sur la plus
grande partie de la façade.
La pompe à vapeur, qui a fonctionné toute
la nuit, a été arrêtée le matin, parce que la
grande quantité d'eau qu'on a lancée dans l'é..
diflce a tellement miné les fondations, qu'ont
craint un effondrement.
L'entrée du théâtre est interdite à tout là
monde, même aux pompiers. On voit de gran
des crevasses à l'intérieur et à l'extérieur du)
bâtiment. On travaille aujourd'hui à appuyer*
les murs, de peur qu'ils ne s'écroulent. On en*
lève les décombres du parterre, autant que la
chaleur le permet. Des lambeaux de cadavres a'
demi-calcinés tombent des étages supérieurs
avec des pierres et des fragments de muraille.
L'écroulement des murs du théâtre du Ring;
paraît si imminent, que l'on a renoncé à enle"
ver les cadavres jusqu'à ce que l'on ait acheva
de prendre les mesures de précaution.
Dans la séance d'aujourd'hui de la Chambré
des députés, M. le comte Taaffe a donné leed
ture d une note du gouvernement, concernant*
l'incendie du théâtre du Ring, et a assuré que
le gouvernement ferait tous ses efforts pouf,
protéger les personnes qui assistent aux rt
présentations théâtrales.
Cette déclaration a été accueillie par de "ul
applaudissements. 1
La Chambre a ensuite voté, sans débat, mf
crédit de 50,000 florins pour les survivants deS.
victimes de l'incendie.
Tous les partis ont signé une Interpellation
adressée au gouvernement, pour lui demanda
de prendre des mesures pour prévenir la re..
tour d'une semblable catastrophe.
Vienne, 10 décembre* ,
On a enterré aujourd'hui une partie des ca4
davres reconnus par la commission, judiciaires
La commission fonctionnera jusqu'à ce soir. -,
Les cadavres non reconnus seront transport
tés cette nuit au cimetière central et ensevelisl
tous ensemble, après-demain, en présence des,
membres du conseil municipal.
La police continue d'interroger le personneIi
du théâtre, afin de découvrir la cause de l'm-;
cendie.
Il y a 235 cadavres à l'hôpital.
Vienne, 10 décembre.
Suivant le rapport du gouverneur de Vienne1
lu par le président du conseil à la Chambre,
des députés, les causes principales de la catas.(,
trophe du Ring-Theater sont: la négligence
d'abaisser le rideau métallique sur le devant
de la scène, le défaut d'avertissement au ser-
vice extérieur des pompes, la fermeture du ga. A
zomètre, sans qu'on ait préalablement allume,
les lampes de secours.
On fait une enquête pour rechercher les cou-\
Pae
Le président du conseil a annoncé en même.'
temps que, dès hier, il a donné 1 ormeaux.
commissaires de poliee de se rendre au tthe éaQ
une heure avant le commencement de lare-r
présentation, et de s'assurer journellement que v
les mesures de sûreté ont été rëellement prises. *
Le gouvernement promet, d'ailleurs, de faire
son possible pour la sécurité du public des
théâtres..1 ,t
Ces explications ont été accueillies par d una.'
nimes applaudissements.
FÉUÏLLETQN, PU 12 DÉCEMBRE 1831
_: .Il 1 ■■ ML..-M ■
r -, 28
Réveilles Sophie!
XL
—'Suite »■»
On ne songe jamais à tout. La preuve
en, est que Tarpiaud demanda tout naïve-
ment :
— Bon, filé.! je le veux bien. Mais par
où ?
Justine se retourna et montrant la porte
de la cuisine qui, à cet étage, comme aux
autres, s'ouvrait sur le carré :
-Par là, dit-elle.
Tarpiaud poussa un soupir d'allégement.
Le fait de son domestique ayant détalé
était cent fois moins alarmant que celui de
!e savoir enfermé dans le logis et ne ré-
oondant pas. ,
Mais l'embarras, pour Tarpiaud, n'avait
rait que changer de face. Pour rentrer par
la cuisine, il aurait fallu en avoir la ciel.
- Généralement, ces serrrures-là sont
de oaçtftille et se fabriquent à la grosse.
Si j'essayais la clefe de ma cuisine? Peut-
être ouvriraIt-elle? proposa J ustine.
• — Essayons, ma fille.
Le proverbe qui affirme que tout réussit
aux innocents peut aussi, croyons-le. s'ap-
pliquer à ceux dont l'innocence est des plus
problématiques, car l'épreuve eut un plein
succès pour Tarpiaud.
Justine fit facilement fonctionner la ser-
rure dont le double craquement prouva
qu'elle avait été fermée à deux tours.
— Ahl votre larbin a eu la précaution de
donner le double tour, Xif observer la cui-
sinière sans se douter qu'elle parlait de son
ami Furet, dont elle ignorait l'entrée, de-
puis quelques heures, dans la maison.
Cela dit, elle se mit en devoir de suivre
Tarpiaud qui pénétraitl dans la cuisine.
Mais ce dernier, se retournant, l'arrêta sur
le seuil et la congédia par ces mots :
— Merci et bonne nuit, ma belle.,
— Mais, objecta Justine à ce congé, j'ai
du neuf à vous raconter. Apprenez que.
Il est à supposer que Tarpiaud jugeait
plus pressé et plus important de savoir à
quoi s'en tenir, sur Furet que d'écouter le
rapport de la cuisinière, car il l'interrom-
pit vivement :
- Oui,heure. Tu me conteras tout cela demain.
Et il la repoussa doucement sur le carré.
— Comme il vous plaira.dit la^iille.sans
plus résister..
Sur ce, pendant que Tarpiaud fermait la
porte derrière elle, Justine reprit l'esca-
lade de l'escalier en se disant :
- Au 'fond, ça le regarde.. II ne tient pas
à apprendre que ce soir, quand il s'est pré-
sente chez Legris ef qu'il lui a été répondu
que mes bourgeois étaient au spectacle,
ceux-ci étaient au logis et n'ont pas voulu
de sa visite; c'est son affaire. Je me bats
l'œil de ce qui en arrivera.
Cependant Tarpiaud, rentré dans la cui-
sine, s'était mis en mesure d'éclairer la
pièce dont l'obscurité ne lui permettait pas
de se guider. Pour ce faie, il tira de son
nécessaire de rumeur une allumette-bou-
gie qu'il alluma.
A la première lueur qui parut, il tressail-
lit d'étonnement.
Devant ses yeux, sur la muraille, appa-
raissait, près de la porte et pendue a un
clou, la clef de la cuisine.
Or, la serrure ouverte par Justine était
fermée à double tour. Cette clef, qui se
trouvait encore là, et cette serrure fer-
mée prouvaient donc que Furet ne s'était
pas évadé par cette issue. Donc Furet de-
vait se trouver dans l'appartement.
Une pensée, qui lui vint, fit sourire Tar-
piaud.
— Mon gredin aura déniché une de mes
bonnes vieilles bouteilles de rhum. Je vais
le trouver ivre - mort. dans un coin, se
dit-i1-
Sitôt qu'il fut muni d'une lumière, de la
cuisine, il passa dans l'appartement.
La vue du divan, sur lequel il compte t
voir son ivrogne vautré, lui fit faire une
laine moue. lon-seulement Furet n'y était
pas étendu, mais rien n indiquait qu'il s y
fût couchè.
- Voyons ailleurs, se dit-il en je sentant
malgré lui inquiet à l'aspect du divan.
Une à une, il visita chaque pièce de lap
partement sans pouvoir rencontrer Furet.
La porte principale fermée au verrou, la
clef de la cuisine retrouvée pendue à son
clou posaient là l'esprit de Tarpiaud une
énigme à déchiffrer.
-- Par où est-il sorti ? ;
Sans même chercher à Siexpliqüer quel
motif avait pu pousser Furet à ce mode
d'évasion l'ex-chirurgien pensa que son
vaurien stétait échappé par uue fenetre. Il
inspecta successivement chaque croisée du
logis. Toutes avaient leur cremone enion
cée dans les godets. Aucune ne se présenta
entrebaillée.
-:- Tonnerre 1 gronda Tarpiaud après cet
examen sans résultat. :
Puis, après cette première question sans
solution, la pensée du chercheur s'en donna
une seconde à résoudre..,
- De quelque manière que Furet eût dé-
campé, pourquoi était-il parti ?
EUGÈNE CHAVETTE
la suite à dsfnoini
ADMINISTRATION, REDACTION ET ANNONCE:
A PARIS
A — Slue Coq-fléron -..: 6
- La articles non insérés ne seront pqs^xmçLus
V.
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Six MOIS.».,,. 9 FH.
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JOURNAL POLITIQUE
QUOTIDIEN
UN NUMÉRO : 5 CENTIMES
Aboeements : Département*
TROIS MOIS. 6 ira.
SIX MOIS. 12 FB.
UN Ái¡. 26 ma.
CINQUIÈME ANNÉE.—NUMÉRO 1696
Lundi 12 décembre 1881
(22 frimaire an 90)
LE RECENSERENT
Il y a une question du recensement
.:¡oulevée par la maladresse habituelle de
^administration.
Selon son habitude de ne tenir aucun
compte des convenances des particu-
liers, de considérer les gens comme de
simples numéros, d'ordonner ce qui lui
plaît sans s'inquiéter si cela ne convient
pas aux gens, elle a enjoint aux indivi-
dus de remplir les petits papiers qu'elle
leur fait remettre, d'y indiquer l'état ci-
.vil de leur ménage et de déposer les
susdits papiers' chez les concierges.
Nous disions, l'autre jour, que, d'a-
près les inductions du docteur Bertillon,
il y avait au moins 10 010, peut-être 15
ou 20 010, de ménages libres à Paris.
Cette nouveHe en a effrayé beaucoup,
qui, pour des* motifs ou pour d'autres,
ne jugent pas utile de livrer leur situa-
tion aux racontars des loges, des esca.
liers de service et des mauvaises lan-
gues voisines.
L'administration ne s'est point doutée
,de ces susceptibilités ; seulement; elle a
tmblié que, pour les vaincre, elle n'avait
pas de sanction.
Il est clair qu'elle ne pourra pas pour-
suivre pour faux en écriture publique
ceux qui donneront de fausses indica-
tions. :,
La blague .française a de suite saisi
Jô côté faibte de la situation. On, s'est
dit:.
— Ah ! l'administration nous ennuie?
C'est le cas de lui faire une bonne farce
sans danger !
Il y a beaucoup de gens, comme on
sait, qui aiment à faire de l'opposition
réduite à ces proportions.
Immédiatement ils se sont écriés :
— Vous nous remettez des petits pa-
piers* Nous mettrons ce que nous vou-
drons sur ces petits papiers. Nous fe-
rons des coq-à-l'âne. Nous vous prou-
verons que le nombre des femmes ma-
riées est du double de celui des hommes
mariés. C'est à chacun à chercher dans
sa cervelle la bonne plaisanterie qu'il
pourra faire à l'administration.
L'idée ne manque pas de drôlerie, et
on peut la pousser fort loin. Elle a pu
amuser la presse et le public; mais du
moment où le recensement doit être
fait, il est temps d'envisager cette me-
sure avec le sérieux,qu'elle comporte.
C'est grâce aux statistiques que vous
pouvez seulement avoir des renseigne-
mentssérieux sur les faits sociaux et,
ftar conséquent,.que vous pouvez en in.
duire les lois qui les régissent.
- Un recensement est un document nlus
considérable, au point de vue de la so-
kiologie, que l'observation du passage de
Vénus sur le Soleil, au point de vue de
l'astronomie. Iriez-vous mettre des fils
dans lè tuyau de la lunette ou brouillen
le miroir du télescope ? Ce serait une
farce du même genre que d'altérer les
résulats du recensement.
Il y a, en outre, une question, de
mœurs publiques, de moralité générale,
qui se présente ici :
Précisément parce que l'administra-
tion n'a pas de sanction ou ne peut pas
faire usage des sanctions qu'elle a entre
ses mains, elle rie s'adresse qu'à la
bonne foi des individus. Ils sont libres
de la tromper. Est-ce de cette liberté que
nous voulons nous servir ?
L'administration ne demande pas plus
de renseignements que dans les précé-
dents recensements : elle a même sup-
primé le renseignement concernant la
religion. Autrefois, un employé se pré-
sentait avec son registre ou allait chez
le concierge; il écrivait au petit bonheur;
maintenant, on met une fiche à la dispo-
sition du recensé. -,
Ce qui a révolté, c'est l'invitation faite
par l'administration de déposer le bulle-
tin chez le concierge ; mais là encore, la
sanction manque: Si un locataire refuse
de remettre le bulletin, l'administration
en sera privée, o.u,,sera obligée de se
contenter de - renseignements incom-
plets. Elle eût dû au moins donner des
bulletins gommés pouvant se fermer
parfaitement. On eût pu déposer ces bul-
letins chez le concierge. où l'employé
serait venu les prendre. Il est vrai que
chaque locataire a ta ressource de
mettre aenbuHetm sous enveloppe.
— Mais, dit-on, le concierge la déca-
chètera ?
Quelques-uns peuvent agir ainsi; afin
de prévenir cet inconvénient, l'adminis-
tration pourrait prendre des mesures -
il en est temps encore,— pour faire re-
tirer à chaque étage, dans chaque mai-
son, les renseignements. Chacun les re-
mettrait à l'employé sous enveloppe, s'il
le désirait.
Il faut observer que l'on n'a pas à
mettre ses noms ni prénoms sur les
bulletins. Ce sont de simples missi-
bulletins. Ce sont ,,, sln lement, à
ves anonymes. Au dépouillement, à
la mairie," tout cela sera confondu,
mêlé, additionné, si bien qu'on n'a à
craindre aucune indiscrétion.
Comme conclusion : ---
Nous demandons à l'administration de
prescrire à ses employés d'aller retirer
les bulletins à domicile et les recevoir
sous enveloppe, au lieu de s'arrêter chez
lè concierge.
Au public, de la sécurité.
Au 111 ——t
DERNIERES NOUVELLES
-
Le comble de l'idiotisme
Madrid, 10 décembre, 8 h., matin.
L'évêaue de Santander a excommunié, de la
chaire, trois feuilles libérales de cette ville, en
prévenant les fidèles qu'ils encourraient égale-
ment l'excommunication s'ils lisa'ent ces jour-
naux qui ont pris la défense du mariage civil.
L'évêque de Barcelone et son clergé ont dé-
noncé et condamné, du haut de la chaire, le
mariage civil, sans même attendre les résultats
des négociations engagées avec le Vatican à ce
propos par le cabinet Sagasta.
La presse libérale et ministérielle blâme cette
attitude du clergé.
£ /esclav&ge en Espagne
Valladolid, 10 décembre. ,
Un meeting nombreux a été tenu au théâtre
de Valladolid, sous la présidence de M. Labra,
et a demandé au gouvernement de faire dispa.
raître immédiatement jusqua.u dernier vestige
de l'esclavage dans les Antilles.
Un Accident de chemin de fer en
Angleterre
Londres, 10 décembre.
Un accident de chemin de fer a eu lieu Ce
matin, sur la ligne de North-London, près de
Canonbury, l'un des faubourgs de Londres.
Il y a 4 morts et 3 blessés.
Londres, 10 décembre, 3 h. soir.
Il paraîtrait maintenant que sept personnes
seraient tuées et environ soixante blessées
dans l'accident de Canonbury.
11 !"■■■
PETITE BOURSE DU SOIR
f -
3 O/O ; 85 92 Banque Ottom.. 765 6S
6 ole. us n Union 2850
Italien.- 90 90 Banq.P.Aut(Tim 12O ,
Turc. Î4 10 - Ane.ff
Busse - Hongr.
Esyptien60/9 Suez. 2940
di Extérieure. 31 21/32 Lombards 330
.oi..:.,Wj. ,,,,,,k' .---..- , -
L'incendie du théâtre de Vienne
Nous avons, rêçu les dépêches suivantes :
Vienne, 10 décembre,5 h. matin.
La reconnaissance des cadavres continue.
Des poutres brûlent et fument encore sous la
partie occidentale du théâtre. Hier soir, à sept
heures, l'écroulement d'un mur a forcé de sus*
pendre le travail de déblaiement des décombres.
Vienne, 9 décembre, 6 h. soir.
L'empereur et l'impératrice ont envoyé dix
mille florins pour les familles des victimes de
la catastrophe d'hier et pour les employés né-
cessiteux du théâtre du Ring.
La maison Haser a donné également une
somme considérable.
Dans tous les quartiers de la capitale, on or-
ganise des secours en vue de venir prompte-
ment en aide aux familles des victimes de la
catastrophe d'hier et aux membres du per-
sonnel du théâtre privés de leur moyen d'exis-
tence.
Au conseil municipal, le maire a exprimé en
termes émus la profonde douleur occasionnée
par la catastrophe et a chargé la commission
des finances de présenter au plus tôt un pro-
jet en vue d'adoucir la situation des survi-
vants.
Tous les théâtres préparent des représenta-
tions au profit des familles des victimes.
Le nombre des manquants, d'après les déela
rations faites à l'autorité, dépasserait 600.
A la dernière heure, nous recevons leS
dépêches suivantes :
Vienne, 10 décembre.
Le feu a pris de nouveau cette nuit au qua*
trième étage du théâtre, dans un atelier des
costumiers, et s'est communiqué immédiate.
ment au troisième étage.
On a pénétré dans l'intérieur de l'édifice ait
moyen d'échelles et grâce aux escaliers qui
existent encore afin de pouvoir éteindre le,
feu, dont on s est rendu maître sur la plus
grande partie de la façade.
La pompe à vapeur, qui a fonctionné toute
la nuit, a été arrêtée le matin, parce que la
grande quantité d'eau qu'on a lancée dans l'é..
diflce a tellement miné les fondations, qu'ont
craint un effondrement.
L'entrée du théâtre est interdite à tout là
monde, même aux pompiers. On voit de gran
des crevasses à l'intérieur et à l'extérieur du)
bâtiment. On travaille aujourd'hui à appuyer*
les murs, de peur qu'ils ne s'écroulent. On en*
lève les décombres du parterre, autant que la
chaleur le permet. Des lambeaux de cadavres a'
demi-calcinés tombent des étages supérieurs
avec des pierres et des fragments de muraille.
L'écroulement des murs du théâtre du Ring;
paraît si imminent, que l'on a renoncé à enle"
ver les cadavres jusqu'à ce que l'on ait acheva
de prendre les mesures de précaution.
Dans la séance d'aujourd'hui de la Chambré
des députés, M. le comte Taaffe a donné leed
ture d une note du gouvernement, concernant*
l'incendie du théâtre du Ring, et a assuré que
le gouvernement ferait tous ses efforts pouf,
protéger les personnes qui assistent aux rt
présentations théâtrales.
Cette déclaration a été accueillie par de "ul
applaudissements. 1
La Chambre a ensuite voté, sans débat, mf
crédit de 50,000 florins pour les survivants deS.
victimes de l'incendie.
Tous les partis ont signé une Interpellation
adressée au gouvernement, pour lui demanda
de prendre des mesures pour prévenir la re..
tour d'une semblable catastrophe.
Vienne, 10 décembre* ,
On a enterré aujourd'hui une partie des ca4
davres reconnus par la commission, judiciaires
La commission fonctionnera jusqu'à ce soir. -,
Les cadavres non reconnus seront transport
tés cette nuit au cimetière central et ensevelisl
tous ensemble, après-demain, en présence des,
membres du conseil municipal.
La police continue d'interroger le personneIi
du théâtre, afin de découvrir la cause de l'm-;
cendie.
Il y a 235 cadavres à l'hôpital.
Vienne, 10 décembre.
Suivant le rapport du gouverneur de Vienne1
lu par le président du conseil à la Chambre,
des députés, les causes principales de la catas.(,
trophe du Ring-Theater sont: la négligence
d'abaisser le rideau métallique sur le devant
de la scène, le défaut d'avertissement au ser-
vice extérieur des pompes, la fermeture du ga. A
zomètre, sans qu'on ait préalablement allume,
les lampes de secours.
On fait une enquête pour rechercher les cou-\
Pae
Le président du conseil a annoncé en même.'
temps que, dès hier, il a donné 1 ormeaux.
commissaires de poliee de se rendre au tthe éaQ
une heure avant le commencement de lare-r
présentation, et de s'assurer journellement que v
les mesures de sûreté ont été rëellement prises. *
Le gouvernement promet, d'ailleurs, de faire
son possible pour la sécurité du public des
théâtres..1 ,t
Ces explications ont été accueillies par d una.'
nimes applaudissements.
FÉUÏLLETQN, PU 12 DÉCEMBRE 1831
_: .Il 1 ■■ ML..-M ■
r -, 28
Réveilles Sophie!
XL
—'Suite »■»
On ne songe jamais à tout. La preuve
en, est que Tarpiaud demanda tout naïve-
ment :
— Bon, filé.! je le veux bien. Mais par
où ?
Justine se retourna et montrant la porte
de la cuisine qui, à cet étage, comme aux
autres, s'ouvrait sur le carré :
-Par là, dit-elle.
Tarpiaud poussa un soupir d'allégement.
Le fait de son domestique ayant détalé
était cent fois moins alarmant que celui de
!e savoir enfermé dans le logis et ne ré-
oondant pas. ,
Mais l'embarras, pour Tarpiaud, n'avait
rait que changer de face. Pour rentrer par
la cuisine, il aurait fallu en avoir la ciel.
- Généralement, ces serrrures-là sont
de oaçtftille et se fabriquent à la grosse.
Si j'essayais la clefe de ma cuisine? Peut-
être ouvriraIt-elle? proposa J ustine.
• — Essayons, ma fille.
Le proverbe qui affirme que tout réussit
aux innocents peut aussi, croyons-le. s'ap-
pliquer à ceux dont l'innocence est des plus
problématiques, car l'épreuve eut un plein
succès pour Tarpiaud.
Justine fit facilement fonctionner la ser-
rure dont le double craquement prouva
qu'elle avait été fermée à deux tours.
— Ahl votre larbin a eu la précaution de
donner le double tour, Xif observer la cui-
sinière sans se douter qu'elle parlait de son
ami Furet, dont elle ignorait l'entrée, de-
puis quelques heures, dans la maison.
Cela dit, elle se mit en devoir de suivre
Tarpiaud qui pénétraitl dans la cuisine.
Mais ce dernier, se retournant, l'arrêta sur
le seuil et la congédia par ces mots :
— Merci et bonne nuit, ma belle.,
— Mais, objecta Justine à ce congé, j'ai
du neuf à vous raconter. Apprenez que.
Il est à supposer que Tarpiaud jugeait
plus pressé et plus important de savoir à
quoi s'en tenir, sur Furet que d'écouter le
rapport de la cuisinière, car il l'interrom-
pit vivement :
- Oui,
Et il la repoussa doucement sur le carré.
— Comme il vous plaira.dit la^iille.sans
plus résister..
Sur ce, pendant que Tarpiaud fermait la
porte derrière elle, Justine reprit l'esca-
lade de l'escalier en se disant :
- Au 'fond, ça le regarde.. II ne tient pas
à apprendre que ce soir, quand il s'est pré-
sente chez Legris ef qu'il lui a été répondu
que mes bourgeois étaient au spectacle,
ceux-ci étaient au logis et n'ont pas voulu
de sa visite; c'est son affaire. Je me bats
l'œil de ce qui en arrivera.
Cependant Tarpiaud, rentré dans la cui-
sine, s'était mis en mesure d'éclairer la
pièce dont l'obscurité ne lui permettait pas
de se guider. Pour ce faie, il tira de son
nécessaire de rumeur une allumette-bou-
gie qu'il alluma.
A la première lueur qui parut, il tressail-
lit d'étonnement.
Devant ses yeux, sur la muraille, appa-
raissait, près de la porte et pendue a un
clou, la clef de la cuisine.
Or, la serrure ouverte par Justine était
fermée à double tour. Cette clef, qui se
trouvait encore là, et cette serrure fer-
mée prouvaient donc que Furet ne s'était
pas évadé par cette issue. Donc Furet de-
vait se trouver dans l'appartement.
Une pensée, qui lui vint, fit sourire Tar-
piaud.
— Mon gredin aura déniché une de mes
bonnes vieilles bouteilles de rhum. Je vais
le trouver ivre - mort. dans un coin, se
dit-i1-
Sitôt qu'il fut muni d'une lumière, de la
cuisine, il passa dans l'appartement.
La vue du divan, sur lequel il compte t
voir son ivrogne vautré, lui fit faire une
laine moue. lon-seulement Furet n'y était
pas étendu, mais rien n indiquait qu'il s y
fût couchè.
- Voyons ailleurs, se dit-il en je sentant
malgré lui inquiet à l'aspect du divan.
Une à une, il visita chaque pièce de lap
partement sans pouvoir rencontrer Furet.
La porte principale fermée au verrou, la
clef de la cuisine retrouvée pendue à son
clou posaient là l'esprit de Tarpiaud une
énigme à déchiffrer.
-- Par où est-il sorti ? ;
Sans même chercher à Siexpliqüer quel
motif avait pu pousser Furet à ce mode
d'évasion l'ex-chirurgien pensa que son
vaurien stétait échappé par uue fenetre. Il
inspecta successivement chaque croisée du
logis. Toutes avaient leur cremone enion
cée dans les godets. Aucune ne se présenta
entrebaillée.
-:- Tonnerre 1 gronda Tarpiaud après cet
examen sans résultat. :
Puis, après cette première question sans
solution, la pensée du chercheur s'en donna
une seconde à résoudre..,
- De quelque manière que Furet eût dé-
campé, pourquoi était-il parti ?
EUGÈNE CHAVETTE
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