Titre : Le Rappel / directeur gérant Albert Barbieux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1887-05-07
Contributeur : Barbieux, Albert. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328479063
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 07 mai 1887 07 mai 1887
Description : 1887/05/07 (N6266). 1887/05/07 (N6266).
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7539931w
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-43
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/11/2012
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H® 6266 * Samedi 7 .aIISS'7.- &e namépos lOc. — Béparfemenîs 1 M e. t8 Floréal an 95 - No" 6266
ADMINISTRATION
18, JRUE DE VALOIS, 18
ABONNEMENTS
PARIS
rois mois. 10
Six mois 20
DÉPARTRMENTS
» 1 Trois mois. 13 50
» SlXmOJs. 27 il
Adresser lettres et mandats
A M. ERNEST LEFÈVRE
AD -T
RE D AG T10 N
S'adresser au. Secrétaire tic la lieras!:on
De i à 6 heures du soir
18, RUE DE VALOIS, 12
Les manuscrits non insères ne seront .pas rettclus
ANNONCES
NM. Ch. LAGRANGE, CEKF el Ce
G, ¡>lace de la Boui'sCt&
ÉLECTIONS MUNICIPALES
DU 8 MAI
LISTE DES CANDIDATS
ter arrondissement
êt-Germain-l'Auxer. RENÉ SAINT-MARTIN.
Halles. MIJOUL.
Palais-Royal. OLIVIER.
Piace Vendôme. ZOPFF.
11, errondiswment
fi'billon. BLACHETTE.
Vivienne. CUSSET.
Mail. LECLERC.
Bonne-Nouvelle. MESUREUR.
8* arrondissement
Arts-et-Métiers. CHAUTEMFS.
Enfants-Rouges. ROUZÉ.
Archives., FOUSSIER.
Sainte-A voie. DARLOT.
4* arrondissement
:Saiot-Mcl'ri. CHASSAING.
Saint-Gervais PIPERAUD.
Arenal. OULMANN.
l^olre-Da ne. • JEAUD.
5* arrondissement
Sainl-Victor. SAUTON.
3ardin-des-Plantes. COLLIN.
Val-de-Grâce DELÉTOILLE.
Sorbonne. DESCHAMPS.
G. arrondissement
Monnaie. ROBINET.
Odéon ». PARÉ.
N.-D.-des-Champs.. DELABROUSSE OU
GOUGY.
St-Germ.-des-Préo. PÉTROT.
9* arrondissement
gt-Ttnmas-d'Aquin. HARISMENDY.
Invalides **k
École-Militaire. J. VINSON.
Gros Cûllou A. LOPIN.
®* arrondissement 1
dnamps-Elysées. DROUET.
'Faub turg'lu Rou'e. FORTIN.
Màdeleine. LISBONNE.
Euro IE. WORMS.
S8 arrondissement
Saiut G o ges R. VAILLANT.
Chanssée-d'Antin.. CU. LAURENT.
ITaub.-Montmartre. DAUAIAS.
RocheJiouart PINARD.
16* arrondissement
Sl- Vi i1 cen t-de- Pau 1. DE SERRES.
Porte-S -Deni$. L. BOEUF.
Porle-St-M irtîn. L. FIAUX.
Hôpital St-Louis. FAILLBT.
Il* arrondissement
Folie-Méricourt. LEFEBYRE-RONCKH.
Saint-Ambroise. LEVRAUD.
Roquette LONGUET.
Sainte-Marguerite.. MAYER.
18* arrondissement
Bel-Ar. MARSOULAK.
Picpus.,. BOUÉ.
Brcy. LYON-ALEMAND.
Quinze- Vingts. BENON.
13e arrondissement
Salpêtrière HOVELACQDB.
Gare. NAVARRE.
Maison-Blanche. ROUSSELLR.
Groulebarbe TITARD.
14e arrondissement
Montparnasse. E.RICHARD.
Santé p. DUBOIS ouDAYOUST
Petit-Montrouge. CIIAMPOUDRY.
Pla:sance. JACQUES.
15e arrondissement
Saint-Lambert. DELHOMME.
Necker. BASSINET.
Grenelle. ALPH. HUMBERT.
Javel. CURÉ.
16* arrondissement
Auteuil. , CERNESSON.
Muette.,. DONNAT.
Porte-Dauphine. DELIGNY.
Bassins. DE BOUTEILLER.
19* arrondissement
Les Ternes. P. VIGUIER.
Plaine-Monceau. BOMPARD.
Batignolles AUBLET.
Epinettes. E. ROCHE.
lg* arrondissement
Grandes-Carrières.. SIMONNEAU.
Clignancourt. JACLARO.
Goutte-d'Or ROLLET.
La Chapelle. LEFORT.
19* arrondissement
La Villette., GUICHARD.
Pont-de-Fiandre. REYGHAL.
Amérique. CATTIAUX.
Combat. CHABERT.
ÎO" arrondissement
Belleville. LARDE OU LACOUB.
Saint-Fargeau. VOISIN.
Père-Lachaise. VAILLANT.
Charonne. PATENNE.
CONSEIL GÉNÉRAL
Itf e uilly. TRÉBOIS ou ALLAIRE.
Curbevoie BAILLY.
HEontrenil A. LÊFÈVR
C/STARENION , BAULABD.
t,e» IiiîftiS. PÉAN.
Saint-Denis STANISLAS LEVEN.
Seeaux.
Tillejnif *.
Les Elections d'après - demain
« Toutes les positions que nous
occupons sont solides; il ne faudrait
pas pourtant les croire inexpugnables
et se figurer qu'elles n'ont pas besoin
d'être défendues », dit un journal roya-
liste. Et il appelle à la défense des po-
sitions d'où la réaction pourrait être
débusquée, qui? les impérialistes. Les
royalistes aussi. Il faut, en effet, la
coalition des royalistes pour que la
réaction ait encore çà et là un semblant
de majorité.
Coalition édifiante et qui donne un
joli spectacle de cordiale entente et
d'estime réciproque.
L'autre jour, le prince Victor pu-
bliait un manifeste.— «Sincèrement »,
dit un journal royaliste, « le prince
Victor a perdu une belle occasion de se
taire. Il valait mieux nous rééditer B-
ranger que nous servir ce ramassis de
paillettes qui ne sont que les oripeaux
du sacre civil. » Sur quoi un journal
impérialiste ! — « Nous n'hésitons pas
à le dire, c'est avec un profond senti-
ment de tristesse mêlé de dégoût que
nous voyons un journal monarchiste
s'abaisser jusqu'à l'injure, nous no di-
rons pas jusqu'à l'outrage, n'outrage
pas qui veut, pour donner satisfaction
à de misérables rancunes de politi-
que. a
Les impérialistes de la Vendée vien-
nent de réussir à faire élire un séna-
teur royaliste. Ce succès inspire à leur
comité un sentiment qui ne ressemble
que de loin à la satisfaction. Bon pour
une fois ! déclarent- ils, mais « désor-
mais,pourvus d'une organisation nette-
ment indépendante, les impérialistes
vendéens, guidés par des chefs éner-
giques et dévoués, sauront exiger ce
que de trop timides réclamations n'a-
vaient pu obtenir jusqu'à ce jour. Il
dépendra des royalistes que cette orga-
nisation ne constitue pas la rupture
inévitable de l'alliance conservatrice.
Nous ne voulons plus être dupes! »
L'alliance conservatrice? se récrie un
bonapartiste intelligent. Est-ce qu'il y
a une alliance possible entre les bona-
partistes et les royalistes ? Est-ce que
le principe de l'empire et le principe de
la royauté ne hurlent pas d'être accou-
plés ? Quel est le principe de la royauté?
le droit héréditaire; et le principe: de
l'empire ? le droit électif. « Le droit
électif est inconciliable avec Je droit
héréditaire. »
Rien de plus vrai; Seulement, quand
M. Pascal dit cela, il est facile de lui
répondre que le droit électif c'est la
République, et que l'empire n'en est
que la tricherie. Le droit électif est un
droit permanent, c'est-à-dire que ses
élus ne doivent l'être que pour un
temps limité ; il se dépossède et se sui-
cide en nommant un chef à vie. En
réalité sinon en théorie, l'empire est,
aussi bien que la royauté, la négation
du droit électif.
M. Pascal n'en disconvient pas, et il
reconnaît qu' « il y a en France un
mouvement d'opinion très sincère,
très intense, qui pousse les esprits
sages à accepter définitivement la Ré-
publique comme la seule possibilité
pratique »
Cet aveu d'un homme qui a été un
des plus fougueux meneurs du Seize-
Mai est utile à noter à là veille des
élections où les ennemis de la Répu-
blique vont se coaliser contre elle.
Il n'y a qu'un point sur lequel l'ex-
Seize-Mayeux reste bonapartiste. Il il
renonce à un empereur, mais il de-
mande un président de la République
nommé directement par le suffrage
universel.
Allez frapper à une autre porte, brave
homme, on vous a déjà donné.
Tous les arguments du conférencier
de Lyon pour l'élection directe, on les
a déjà entendus il y a près de quarante
ans. Le pire est qu'on les a écoutés.
C'est directement que le président de
la République de 1848, a été élu par le
suffrage universel. On sait ce qui s'en
est suivi. Qu'étaient devant un person-
nage qui arrivait avec les millions de
voix de toute la France de malheu-
reux députés dont les plus favorisés
avaient la centaine de mille voix
de leur département ? Naturellement
le président de la République s'est
cru le vrai et le seul représentant
du pays. C'est de haut et en mil-
lionnaire du suffrage qu'il a traité ces
pauvres. Il n'a vu dans la Chambre
qu'une servante dont le seul droit est
d'obéir et qu'à sa première résistance
on met à la porte. Cela suffirait pour
que l'expérience ne fût pas à recom-
mencer. Mais ce n'a pas été son seul
effet. Ce n'est pas seulement de la
Chambre que le président ainsi nommé
a fait ce qu'il a voulu, c'est de la France.
Ce qu'il a fait de la France, l'histoire
Le dit et l'Alsace-Lorraino le pleure.
Non, jamais on ne nous fera recom-
mencer l'expérienpe ! jamais!
Ce qui ressort de tout cela, c'est la
beauté de l'union conservatrice. —
Assez de duperie! dit aux royalistes le
comité impérialiste de Vendée. — Tai-
sez-vous ! dit la Gazette de France au
prince de la Patrie. — Savez-vous ce
que j'éprouve en vous lisant? répond
la Patrie à la Gazette de France : du
dégoût! — Il n'y a décidément que
la République, conclut M. Pascal.
La conclusion de M. Pascal sera
celle des élections d'après-demain.
AUGUSTE VACQUERIE.
——-—————— ————————
Il était facile de prévoir ce que la re-
présentation de Lohengrin devait produire.
On a eu beau prodiguer les bons conseils,
inviter les gens à être bien sages, à ne
voir que la questio n d'art, à oublier
l'homme e* à s'enfermer dans le musi-
cien, à dédaigner la polissonnerie par
laquelle l'auteur s'était si misérablement
vengé d'un premier insuccès, — on n'a
pas réussi à faire accepter de tout le
monde que la réponse aux récentes pro-
vocations de l'Allemagne fût une ovation
faite en plein Paris à un Allemand in-
sulteur de la France vaincue.
Certes, il aurait mieux valu qu'on s'en
tint à l'indifférence du mépris ; d'autant
plus qu'on risquait, en venant protester
dans la rue, de voir la protestation ex-
ploitée et détournée de son but par de
faux patriotes. Parmi ceux qui, deux jours
de suite, sont venus crier devant l'Eden :
Vive la France l il y en avait vraisem-
blablement plus d'un qui criait tout bas
ie contraire. Quelle joie pour ceux-là s'ils
avaient pu exaspérer les autres jusqu'à
les entraîner à quelque acte qui eût servi
de prétexte aux calomnies des journaux
allemands I
Cela ne pouvait se prolonger, Lohengrin
ne sera plus joué.
D'après une n te communiquée aux
journaux, ce serait M. Lamoureux qui
serait compris l'impossibilité de conti-
nuer les représentations et qui serait venu
de lui-même prévenir le président du
conseil qu'il ne voulait pas être plus long-
temps une occasion de désordre. M. Go-
blet lui aurait répondu qu'il pouvait don-
ner autant de représentations qu'il vou-
drait, que le gouvernement se chargerait
de les faire respecter. M. Lamoureux
n'aurait pas voulu profiter de cette gra-
cieuseté. Si la chose s'est passée ainsi,
c'est M. Lamoureux qui est un homme de
gouvernement.
Le renoncement de M. Lamoureux a-t-
il été ausi spontané que le dit la note
communiquée? Quelques personnes en
douteront malgré la note et malgré la
lettre de M. Lamoureux qu'on lira plus
loin. Mais qu'importe ? L'essentiel est que
la pièce qui nous menaçait d'un autre inci-
dent Schnaebelé ne se jouera plus et que
les protestations dans la rue vont cesser,
car désormais elles ne pourraient plus être
que lé fait d'ennemis de la France, et les
paîriotes seraient les premiers à les
condamner.
Un service d'ordre avait été, dans l'après-
midi , organisé autour de l'ambassade
d'Allemagne.
Des escouades d'agents se tenaient en
permanence sur le boulevard Saint-Ger-
main, sur le quai, dans les rues du Bac,
de Verneuil, de Lille, de Solférino, et
Bellechasse et sur les ponts Solférino et
de la Concorde. D'autres gardiens de la
paix faisaient les cent pas sur le trottoir
qui fait face à l'hôtel de l'ambassade.
Vers sept heures et demie, les escouades
de service ont été doublées. Toutes ces
précautions ont été parfaitement inutiles,
je calme n'a cessé d'être complet.
Un peu de bruit dans les environs de
l'Eden-Théàtre. Un groupe de manifes-
tants, chantant la Marseillaise, a rencon-
tré, rue Auber, une escouade d'agents
qui lui a barré le chemir..
Douze arrestations ont été opérées;
quatre ont été maintenues.
LA LISTE DES CANDIDATS
On a vu plus haut la liste des candidats
que le Rappel croit devoir recommander
aux électeurs parisiens. Il sied de faire
remarquer qu'en cette circonstance la
presse radicale socialiste n'avait pas,
comme elle l'a fait pour les dernières
élections législatives, à désigner de can-
didats. Son rôle s'est borné forcément à
choisir, parmi les candidatures en pré-
sence, celles qui se rapprochaient le plus
de son programme. C'est ce qui explique
pourquoi les listes publiées aujourd'hui
par le Rappel, la Justice, le Radical, la
Nation, la Lanterne, Y Intransigeant et
l'Jt.ction -- présentent entre elles certaines
différences. Il a fallu compter avec des
engagements préalablement pris, avec des
préférences acquises, et, pour quelques
quartiers, chaque journal a dû réserver
sa liberté d'action. C'est ce qui explique
aussi pourquoi, dans d'autres quartiers,
devant l'impossibilité d'établir une sélec-
tion entre deux candidatures également ra-
dicales socialistes, on a pris le parti d'ins-
crirecôte à côte, ex œquo, pour ainsi dire,
les noms des deux concurrents; étant bien
entendu, naturellement, qu'au second
tour, seul devra rester celui des deux qui
aura obtenu le plus de suffrages.
Notre règle de conduite, bien simple, a
été celle-ci : là où il y a un candi lat net-
tement radical-socia'iste, le porter sans
hésitation ; là où le conseiller sortant n'a
pas un compétiteur de notre nuance, por-
ter le conseiller sortant ; là enfin où un
républicain se trouve seul contre un réac-
tionna:re, porter le républicain, môme
opportuniste, môme avec un programme
très différent du nôtre, et engager tous
les républicains du quartier à voter p)Ur
lui, parce qu'il importe, avant tout; que
la réaction soit battue.
Et c'est sur ceci qu'il faut insister. La
caractéristique, en effet, de la campagne
actuelle c'est l'attitude prise par le parti
conservateur, qui jamais n'était entré en
ligne avec un tel nombre de candidats.
L'autre jour, un relevé laborieusement
fait nous amenait au chiffre de 4i ; mais,
disions-nous, ce chiffre sera vraisembla-
blement dépassé. De fait, nous en som-
mes loin. A l'heure actuelle, nous pou-
vons bien compter que cinquante-cinq
ou soixante quartiers sont pourvus cha-
cun d'un candidat, plus ou moins cléri- -
cal, plus ou moins royaliste, mais (, con.
servateur » déclaré, et, comme tel, sou-
tenu énergiquement par les journaux les
plus notoirement réactionnaires.
L'article d'en-tête du Soleil d'hier donne
la raison des espérances anti-républicai-
nes. Après avoir rappelé qu'en 1880,
1' « opposition conservatrice » comptait.
au conseil municipal, cinq membres ; en
ttMi, neuf; dix après les élections de 1884,
M. Hervé ajoute : — « Si les conserva-
teurs ne restent pas chez eux, s'ils vont
non seulement voter dimanche prochain,
mais si pendant les quelques jours qui
nous séparent de l'élection ils font un peu
de propagande personnelle autour d'eux,
nous devons conquérir les quelques voix
qui nous ont fait défaut dans certains
quartiers du sixième, du septième, du
neuvième, du seizième et du dix-septième
arrondissement. Les cinq sont devenus
les dix; cette fois les dix pourraient bien
devenir les quinze. »
C'la ne doit pas être, et cela ne sera
pas. Grâce à la concentration républicaine,
à l'union sans réserves, sans arrière- pen-
sée des forces démocratiques, de sanglan-
tes défaites ont été infligées aux réaction-
naires dans les départements, dans la
Manche, dans l'Eure, dimanche dernier
encore dans la Haute-Garonne, là où ils
se croyaient sûrs du succès. Les électeurs
parisiens ne voudront pas rester en arrière
de la province. Nous avons le ferme espoir
que non-seulement. les « dix » ne devien-
dront pas les quinze, mais encore que
tous les dix ne reprendront pas leurs siè-
ges à l'Hôtel de Ville. Il faut louer gran-
dement les républicains du quartier de la
Chaussée-d'Antin d'avoir fait accord sur,
le nom de M. Charles Laurent. On sait
avec quelles difficultés M. Georges Berry, t
le conseiller sortant, fut élu. Au premier
tour de scrutin, en mai 1884, il n'avait
obtenu que 1,207 voix, et, en addition"
nant les suffrages obtenus par ses trois
concurrents républicains, nous arrivons
au chiffre de 1,797. Si ces trois-là avaient
été un seul, le candidat réactionnaire
restait sur le carrreau. M. Charles Lau-
rent doit donc battre M. Berry, encore que
celui-ci se présente avec l'appui précieux
des bookmakers. Et qu'il nous soit permis
de regretter que l'exemple Ldonné par le
quarlier de la Chaussée-d'Antin n'ait pas
été suivi partout ailleurs. Pourquoi trois
candidats républicains, dans le quartier
Notre-Dame-des-Champs, où le conseiller
sortant, n'a, il y a trois ans, distancé son
concurrent réactionnaire que de 150
Feuilleton du RAPPEL
DU 7 MAI
63
JE DIS NON
LIVRE TROISIÈME
NETHERWOODS
CHAPITRE III
Dans l'obseurtté
- Suite-
Alban reprit doucement :
,Regrdez-moi, mistress EUmother,
ne reconnaissez-vous pas celui avec qui
vous avez causé aujourd'hui même ?
Elle lui obéit, mais ses yeux restaient
indécis.
— Ne reconnaissez-vous pas l'ami de
njiss Brown? reprit-il.
Ce nom parut l'aider à reprendre ses
iens.
* - Oui, dit-elle, l'ami d'Bmil1. je suis
11 —
a d 1
! Reproduction interdire.
; JFoir le Bapuel du a mars au 5 mai.
bien contente de rencontrer l'ami d'E-
mily.
Puis, soudainement, comme alarmée
par le son de sa propre voix, elle serra le
bras d'Alban, ou plutôt s'y cramponna.
— Ai-je dit Emily ? Une servante doit
dire miss. La tête me tourne, est-ce que
je deviens folle ?
Alban la conduisait lentement à. un des
sièges rustiques.
- Vous avez eu peur, voilà tout ; le
repos vous remettra.
Elle jeta un regard inquiet par dessus
son épaule.
— Pas ici ! dit-elle, ne restons pas ici !
je me suis sauvée d'un démon enju-
ponné, je ne veux pas qu'il me retrouve.
Enfonçons-nous sous les arbres, mon-
sieur. je ne sais pas votre nom. Dites-le
moi tout de suite; sans quoi je ne saurais
me fier à vous.
-,Chut! chut! Appelez-moi Alban.
—: Un drôle de nom. Je n'ai jamais
entendu ce nom-là. Je ne me fierai pas à
vous.
— Vous vous méfiez de votre ami, de
l'ami d'Emily? Vous ne le pensez pas,
j'en suis sûr. Appelez-moi Morris, si vous
le préférez.
— Morris? répéta-t*elle. Oui, on m'a
parlé de gens qui s'appelaient Morris.
Blutez! vos yeux sont jeunes; la voyez.
vous, elle, sur la terrasse ?
— Nulle part on ne voit Ame qui vive.
Tout en parlant il l'entraînait, et bien-
tôt elle fut assise de façon à pouvoir ap-
puyer sa tête contre un tronc d'arbre.
— Quel bon garçon vous êtes! dit la
pauvre créature d'un ton d'admiration
sincère: vous avez deviné comme la tête
me fait mal. Ne restez pas debout. Vous
êtes grand, et elle pourrait vous aperce-
voir.
- Elle ne peut rien voir du tout ; nous
sommes entourés d'arbres, par consé-
quent, en pleine forêt.
Mistress Ellmother ne parut ni rassurée
ni satisfaite.
— Vous prenez légèrement la chose,
dit-elle. Savez-vous qui nous a vas causer
ensemble dans le corridor cette après-
midi ? Elle, la scélérate, li rusée, la cruelle,
l'effrontée scélérate I
Au milieu des ténèbres qui les environ-
naient, Alban pouvait tout juste discerner
ses gestes ; elle secouait frénétiquement
ses poings fermés dans le vide. Pour l'a-
paiser, il lui adressa de nouveau la pa-
Ne vous agitez p i .-. si elle ve-
- Ne vous agitez pas ainsi ; si elle ve-
nait au jardin, elle pourrait vous en-
tendre.
Cet appel à sa terreur réussit.
— C'est vrai, dit-elle d'une voix con-
tenue.
Puis, subitement, elle se mit à le sus-
pecter lui-même.
— Qui est-ce qui: ose dire que je suis
agitée? s'écria-t-elle. Agitée! C'est vous
qui l'êtes I Niez-le donc si vous pouvez !
Monsieur Morris, vos allures ne me vont
pas, sachez-le ! Qu'est-ce que vous avez
fait de votre pipe? Je vous ai vu la mettre
dans votre poche quand vous m'avez
poussée ici, c'est afin qu'elle puisse faci-
lement me dépister! Vous êtes ligué avec
elle ! Elle va venir nous rejoindre ici ;
vous savez qu'elle n'aime pas l'odeur du
tabac. Est-ce que vous comptez m'enfer
mer dans une maison de fous?
Elle s'était dressée sur ses pieds. Il vint
à l'esprit d'Alban que cette pipe même
lui fournirait le meilleur moyen de la
calmer. De simples paroles ne suffisant
pas pour impressionner ce cerveau trou-
blé, peut-être les actes obtiendraient-ils
plus d'effet. Pour mieux attirer son atten-
tion, il lui mit entre les mains sa pipe et
sa blague à tabac.
— Sauriez-vous bien bourrer une pipe?
demanda-t-il.
- Comme si je n'avais pas bourré celle
de mon mari des centaines de fois ! ré-
pondit-elle avec aigreur.
- Très bien ! alors faites-en autant
pour moi. -
Elle reprit aussitôt sa chaise et remplit
soigneusement la pipe. Morris l'alluma et
s'installa sur le gazon, où il fuma en
conscience pendant quelques instants.
— Croyez-vous maintenant que je sois
ligué avec elle? dit-il en affectant la
rudesse d'accent d'un égal de mistress
Ellmother.
Elle lui répondit comme elle aurait pu
le faire à son mari aux jours malheureux,
de leur vie conjugale.
— Là, maintenant, né grognez pas
après moi, tenez-vous tranquille, ça vau-
dra tout autant. J'ai un peu perdu la tête
pendant une ou deux minutes, n'y faites
pas attention. Il fait frais ici et on y est
en repos, ajouta la pauvre femme d'un
air de gratitude. Merci à Dieu de nous
avoir enveloppés. d'obscurité. On est bien
là à côté d'un brave homme comme vous 1
Donnez-moi un conseil. Qu'est-ce que je
pourrais bien faire? Je n'ose pas rentrer-
à la maison.
Elle était désormais assez calme pour
que Morris pût raisonnablement espérer
d'elle quelques explications.
— Etiez-vous avec miss de Sor avant de
venir ici? demanda-t-il. Qu'a-t-elle fait
qui ait pu vous effrayer ?
Il n'y eut pas de réponse; mistress
Ellmother s'était levée en sursaut.
- Silence! dit-elle, il me semble avoir
entendu remuer quelqu'un tout près de
nous.
Alban alla explorer le sentier sinueux
qu'ils avaient suivi quelques instants au-
paravant. Pas une créature vivante, soit
sur la terrasse, soit dans les parties
éclairées du jardin. A l'ombre des arbres,
ses yeux ne lui servaient de rien, la nuit
y était absolument noire et impénétrable.
Il s'arrêta pourtant, l'oreille tendue,
pour saisir le moindre bruit; pas un son
ne lui parvint; l'air était si calme que les
feuilies restaient immobiles le long des
branchas.
Comme il revenait à sa place, le silence
fut interrompu par l'horloge du village
qui sonnait le quart avant onze heures.
Si simple que fût la diversion, elle irrita
les nerfs exaspérés de mistress Ellmother.
Ebranlée d'esprit et de corps, elle était
évidemment a la merci du premier accès
de terreur évoqué par son imagination.
Morris, rassuré provisoirement contre
toute crainte d'espionnage, s'apprêtait à
reprendre sa pipe; mais il changea d'avis.
A son insu, mistress Ellmother lui avait
suggéré une prudente réserve : ne pour-
rait-il se faire que les commensaux de
l'habitation, fatigués de l'atmosphère brû-
lante de leurs appartements, vinssent
chercher un peu d'air respirable sur la:
pelouse? En ce cas, s'il-continuait à fu-
mer, l'odeur du tabac pourrait bien gui-
der les curieux jusqu'à sa retraite. al
— Etes-vous sûr, bien sûr que nous
sommes seuls? demanda mistress Ellmo*
ther.
— Tout à fait sûr. - Maintenant, dites-
moi, étiez-vous sérieuse tout à l'heure es
me priant de vous donner un conseil?
— Vous en doutez, monsieur? Qui donc,
excepté vous, serait capable de me venir
en aide?
- Je vous aiderai certainement ; mais
je ne puis rien, à moins que vous ne me
contiez ce qui s'est passé entre vous et
miss de Sor. Voulez-vous avoir confiance
en moi?
— Oui.
— Puis-je compter sur vous?
- Mettez-moi à l'épreuve.
JV.ILKIE COLLINS.
(A $UCVt'!.J
1 ,..
H® 6266 * Samedi 7 .aIISS'7.- &e namépos lOc. — Béparfemenîs 1 M e. t8 Floréal an 95 - No" 6266
ADMINISTRATION
18, JRUE DE VALOIS, 18
ABONNEMENTS
PARIS
rois mois. 10
Six mois 20
DÉPARTRMENTS
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Adresser lettres et mandats
A M. ERNEST LEFÈVRE
AD -T
RE D AG T10 N
S'adresser au. Secrétaire tic la lieras!:on
De i à 6 heures du soir
18, RUE DE VALOIS, 12
Les manuscrits non insères ne seront .pas rettclus
ANNONCES
NM. Ch. LAGRANGE, CEKF el Ce
G, ¡>lace de la Boui'sCt&
ÉLECTIONS MUNICIPALES
DU 8 MAI
LISTE DES CANDIDATS
ter arrondissement
êt-Germain-l'Auxer. RENÉ SAINT-MARTIN.
Halles. MIJOUL.
Palais-Royal. OLIVIER.
Piace Vendôme. ZOPFF.
11, errondiswment
fi'billon. BLACHETTE.
Vivienne. CUSSET.
Mail. LECLERC.
Bonne-Nouvelle. MESUREUR.
8* arrondissement
Arts-et-Métiers. CHAUTEMFS.
Enfants-Rouges. ROUZÉ.
Archives., FOUSSIER.
Sainte-A voie. DARLOT.
4* arrondissement
:Saiot-Mcl'ri. CHASSAING.
Saint-Gervais PIPERAUD.
Arenal. OULMANN.
l^olre-Da ne. • JEAUD.
5* arrondissement
Sainl-Victor. SAUTON.
3ardin-des-Plantes. COLLIN.
Val-de-Grâce DELÉTOILLE.
Sorbonne. DESCHAMPS.
G. arrondissement
Monnaie. ROBINET.
Odéon ». PARÉ.
N.-D.-des-Champs.. DELABROUSSE OU
GOUGY.
St-Germ.-des-Préo. PÉTROT.
9* arrondissement
gt-Ttnmas-d'Aquin. HARISMENDY.
Invalides **k
École-Militaire. J. VINSON.
Gros Cûllou A. LOPIN.
®* arrondissement 1
dnamps-Elysées. DROUET.
'Faub turg'lu Rou'e. FORTIN.
Màdeleine. LISBONNE.
Euro IE. WORMS.
S8 arrondissement
Saiut G o ges R. VAILLANT.
Chanssée-d'Antin.. CU. LAURENT.
ITaub.-Montmartre. DAUAIAS.
RocheJiouart PINARD.
16* arrondissement
Sl- Vi i1 cen t-de- Pau 1. DE SERRES.
Porte-S -Deni$. L. BOEUF.
Porle-St-M irtîn. L. FIAUX.
Hôpital St-Louis. FAILLBT.
Il* arrondissement
Folie-Méricourt. LEFEBYRE-RONCKH.
Saint-Ambroise. LEVRAUD.
Roquette LONGUET.
Sainte-Marguerite.. MAYER.
18* arrondissement
Bel-Ar. MARSOULAK.
Picpus.,. BOUÉ.
Brcy. LYON-ALEMAND.
Quinze- Vingts. BENON.
13e arrondissement
Salpêtrière HOVELACQDB.
Gare. NAVARRE.
Maison-Blanche. ROUSSELLR.
Groulebarbe TITARD.
14e arrondissement
Montparnasse. E.RICHARD.
Santé p. DUBOIS ouDAYOUST
Petit-Montrouge. CIIAMPOUDRY.
Pla:sance. JACQUES.
15e arrondissement
Saint-Lambert. DELHOMME.
Necker. BASSINET.
Grenelle. ALPH. HUMBERT.
Javel. CURÉ.
16* arrondissement
Auteuil. , CERNESSON.
Muette.,. DONNAT.
Porte-Dauphine. DELIGNY.
Bassins. DE BOUTEILLER.
19* arrondissement
Les Ternes. P. VIGUIER.
Plaine-Monceau. BOMPARD.
Batignolles AUBLET.
Epinettes. E. ROCHE.
lg* arrondissement
Grandes-Carrières.. SIMONNEAU.
Clignancourt. JACLARO.
Goutte-d'Or ROLLET.
La Chapelle. LEFORT.
19* arrondissement
La Villette., GUICHARD.
Pont-de-Fiandre. REYGHAL.
Amérique. CATTIAUX.
Combat. CHABERT.
ÎO" arrondissement
Belleville. LARDE OU LACOUB.
Saint-Fargeau. VOISIN.
Père-Lachaise. VAILLANT.
Charonne. PATENNE.
CONSEIL GÉNÉRAL
Itf e uilly. TRÉBOIS ou ALLAIRE.
Curbevoie BAILLY.
HEontrenil A. LÊFÈVR
C/STARENION , BAULABD.
t,e» IiiîftiS. PÉAN.
Saint-Denis STANISLAS LEVEN.
Seeaux.
Tillejnif *.
Les Elections d'après - demain
« Toutes les positions que nous
occupons sont solides; il ne faudrait
pas pourtant les croire inexpugnables
et se figurer qu'elles n'ont pas besoin
d'être défendues », dit un journal roya-
liste. Et il appelle à la défense des po-
sitions d'où la réaction pourrait être
débusquée, qui? les impérialistes. Les
royalistes aussi. Il faut, en effet, la
coalition des royalistes pour que la
réaction ait encore çà et là un semblant
de majorité.
Coalition édifiante et qui donne un
joli spectacle de cordiale entente et
d'estime réciproque.
L'autre jour, le prince Victor pu-
bliait un manifeste.— «Sincèrement »,
dit un journal royaliste, « le prince
Victor a perdu une belle occasion de se
taire. Il valait mieux nous rééditer B-
ranger que nous servir ce ramassis de
paillettes qui ne sont que les oripeaux
du sacre civil. » Sur quoi un journal
impérialiste ! — « Nous n'hésitons pas
à le dire, c'est avec un profond senti-
ment de tristesse mêlé de dégoût que
nous voyons un journal monarchiste
s'abaisser jusqu'à l'injure, nous no di-
rons pas jusqu'à l'outrage, n'outrage
pas qui veut, pour donner satisfaction
à de misérables rancunes de politi-
que. a
Les impérialistes de la Vendée vien-
nent de réussir à faire élire un séna-
teur royaliste. Ce succès inspire à leur
comité un sentiment qui ne ressemble
que de loin à la satisfaction. Bon pour
une fois ! déclarent- ils, mais « désor-
mais,pourvus d'une organisation nette-
ment indépendante, les impérialistes
vendéens, guidés par des chefs éner-
giques et dévoués, sauront exiger ce
que de trop timides réclamations n'a-
vaient pu obtenir jusqu'à ce jour. Il
dépendra des royalistes que cette orga-
nisation ne constitue pas la rupture
inévitable de l'alliance conservatrice.
Nous ne voulons plus être dupes! »
L'alliance conservatrice? se récrie un
bonapartiste intelligent. Est-ce qu'il y
a une alliance possible entre les bona-
partistes et les royalistes ? Est-ce que
le principe de l'empire et le principe de
la royauté ne hurlent pas d'être accou-
plés ? Quel est le principe de la royauté?
le droit héréditaire; et le principe: de
l'empire ? le droit électif. « Le droit
électif est inconciliable avec Je droit
héréditaire. »
Rien de plus vrai; Seulement, quand
M. Pascal dit cela, il est facile de lui
répondre que le droit électif c'est la
République, et que l'empire n'en est
que la tricherie. Le droit électif est un
droit permanent, c'est-à-dire que ses
élus ne doivent l'être que pour un
temps limité ; il se dépossède et se sui-
cide en nommant un chef à vie. En
réalité sinon en théorie, l'empire est,
aussi bien que la royauté, la négation
du droit électif.
M. Pascal n'en disconvient pas, et il
reconnaît qu' « il y a en France un
mouvement d'opinion très sincère,
très intense, qui pousse les esprits
sages à accepter définitivement la Ré-
publique comme la seule possibilité
pratique »
Cet aveu d'un homme qui a été un
des plus fougueux meneurs du Seize-
Mai est utile à noter à là veille des
élections où les ennemis de la Répu-
blique vont se coaliser contre elle.
Il n'y a qu'un point sur lequel l'ex-
Seize-Mayeux reste bonapartiste. Il il
renonce à un empereur, mais il de-
mande un président de la République
nommé directement par le suffrage
universel.
Allez frapper à une autre porte, brave
homme, on vous a déjà donné.
Tous les arguments du conférencier
de Lyon pour l'élection directe, on les
a déjà entendus il y a près de quarante
ans. Le pire est qu'on les a écoutés.
C'est directement que le président de
la République de 1848, a été élu par le
suffrage universel. On sait ce qui s'en
est suivi. Qu'étaient devant un person-
nage qui arrivait avec les millions de
voix de toute la France de malheu-
reux députés dont les plus favorisés
avaient la centaine de mille voix
de leur département ? Naturellement
le président de la République s'est
cru le vrai et le seul représentant
du pays. C'est de haut et en mil-
lionnaire du suffrage qu'il a traité ces
pauvres. Il n'a vu dans la Chambre
qu'une servante dont le seul droit est
d'obéir et qu'à sa première résistance
on met à la porte. Cela suffirait pour
que l'expérience ne fût pas à recom-
mencer. Mais ce n'a pas été son seul
effet. Ce n'est pas seulement de la
Chambre que le président ainsi nommé
a fait ce qu'il a voulu, c'est de la France.
Ce qu'il a fait de la France, l'histoire
Le dit et l'Alsace-Lorraino le pleure.
Non, jamais on ne nous fera recom-
mencer l'expérienpe ! jamais!
Ce qui ressort de tout cela, c'est la
beauté de l'union conservatrice. —
Assez de duperie! dit aux royalistes le
comité impérialiste de Vendée. — Tai-
sez-vous ! dit la Gazette de France au
prince de la Patrie. — Savez-vous ce
que j'éprouve en vous lisant? répond
la Patrie à la Gazette de France : du
dégoût! — Il n'y a décidément que
la République, conclut M. Pascal.
La conclusion de M. Pascal sera
celle des élections d'après-demain.
AUGUSTE VACQUERIE.
——-—————— ————————
Il était facile de prévoir ce que la re-
présentation de Lohengrin devait produire.
On a eu beau prodiguer les bons conseils,
inviter les gens à être bien sages, à ne
voir que la questio n d'art, à oublier
l'homme e* à s'enfermer dans le musi-
cien, à dédaigner la polissonnerie par
laquelle l'auteur s'était si misérablement
vengé d'un premier insuccès, — on n'a
pas réussi à faire accepter de tout le
monde que la réponse aux récentes pro-
vocations de l'Allemagne fût une ovation
faite en plein Paris à un Allemand in-
sulteur de la France vaincue.
Certes, il aurait mieux valu qu'on s'en
tint à l'indifférence du mépris ; d'autant
plus qu'on risquait, en venant protester
dans la rue, de voir la protestation ex-
ploitée et détournée de son but par de
faux patriotes. Parmi ceux qui, deux jours
de suite, sont venus crier devant l'Eden :
Vive la France l il y en avait vraisem-
blablement plus d'un qui criait tout bas
ie contraire. Quelle joie pour ceux-là s'ils
avaient pu exaspérer les autres jusqu'à
les entraîner à quelque acte qui eût servi
de prétexte aux calomnies des journaux
allemands I
Cela ne pouvait se prolonger, Lohengrin
ne sera plus joué.
D'après une n te communiquée aux
journaux, ce serait M. Lamoureux qui
serait compris l'impossibilité de conti-
nuer les représentations et qui serait venu
de lui-même prévenir le président du
conseil qu'il ne voulait pas être plus long-
temps une occasion de désordre. M. Go-
blet lui aurait répondu qu'il pouvait don-
ner autant de représentations qu'il vou-
drait, que le gouvernement se chargerait
de les faire respecter. M. Lamoureux
n'aurait pas voulu profiter de cette gra-
cieuseté. Si la chose s'est passée ainsi,
c'est M. Lamoureux qui est un homme de
gouvernement.
Le renoncement de M. Lamoureux a-t-
il été ausi spontané que le dit la note
communiquée? Quelques personnes en
douteront malgré la note et malgré la
lettre de M. Lamoureux qu'on lira plus
loin. Mais qu'importe ? L'essentiel est que
la pièce qui nous menaçait d'un autre inci-
dent Schnaebelé ne se jouera plus et que
les protestations dans la rue vont cesser,
car désormais elles ne pourraient plus être
que lé fait d'ennemis de la France, et les
paîriotes seraient les premiers à les
condamner.
Un service d'ordre avait été, dans l'après-
midi , organisé autour de l'ambassade
d'Allemagne.
Des escouades d'agents se tenaient en
permanence sur le boulevard Saint-Ger-
main, sur le quai, dans les rues du Bac,
de Verneuil, de Lille, de Solférino, et
Bellechasse et sur les ponts Solférino et
de la Concorde. D'autres gardiens de la
paix faisaient les cent pas sur le trottoir
qui fait face à l'hôtel de l'ambassade.
Vers sept heures et demie, les escouades
de service ont été doublées. Toutes ces
précautions ont été parfaitement inutiles,
je calme n'a cessé d'être complet.
Un peu de bruit dans les environs de
l'Eden-Théàtre. Un groupe de manifes-
tants, chantant la Marseillaise, a rencon-
tré, rue Auber, une escouade d'agents
qui lui a barré le chemir..
Douze arrestations ont été opérées;
quatre ont été maintenues.
LA LISTE DES CANDIDATS
On a vu plus haut la liste des candidats
que le Rappel croit devoir recommander
aux électeurs parisiens. Il sied de faire
remarquer qu'en cette circonstance la
presse radicale socialiste n'avait pas,
comme elle l'a fait pour les dernières
élections législatives, à désigner de can-
didats. Son rôle s'est borné forcément à
choisir, parmi les candidatures en pré-
sence, celles qui se rapprochaient le plus
de son programme. C'est ce qui explique
pourquoi les listes publiées aujourd'hui
par le Rappel, la Justice, le Radical, la
Nation, la Lanterne, Y Intransigeant et
l'Jt.ction -- présentent entre elles certaines
différences. Il a fallu compter avec des
engagements préalablement pris, avec des
préférences acquises, et, pour quelques
quartiers, chaque journal a dû réserver
sa liberté d'action. C'est ce qui explique
aussi pourquoi, dans d'autres quartiers,
devant l'impossibilité d'établir une sélec-
tion entre deux candidatures également ra-
dicales socialistes, on a pris le parti d'ins-
crirecôte à côte, ex œquo, pour ainsi dire,
les noms des deux concurrents; étant bien
entendu, naturellement, qu'au second
tour, seul devra rester celui des deux qui
aura obtenu le plus de suffrages.
Notre règle de conduite, bien simple, a
été celle-ci : là où il y a un candi lat net-
tement radical-socia'iste, le porter sans
hésitation ; là où le conseiller sortant n'a
pas un compétiteur de notre nuance, por-
ter le conseiller sortant ; là enfin où un
républicain se trouve seul contre un réac-
tionna:re, porter le républicain, môme
opportuniste, môme avec un programme
très différent du nôtre, et engager tous
les républicains du quartier à voter p)Ur
lui, parce qu'il importe, avant tout; que
la réaction soit battue.
Et c'est sur ceci qu'il faut insister. La
caractéristique, en effet, de la campagne
actuelle c'est l'attitude prise par le parti
conservateur, qui jamais n'était entré en
ligne avec un tel nombre de candidats.
L'autre jour, un relevé laborieusement
fait nous amenait au chiffre de 4i ; mais,
disions-nous, ce chiffre sera vraisembla-
blement dépassé. De fait, nous en som-
mes loin. A l'heure actuelle, nous pou-
vons bien compter que cinquante-cinq
ou soixante quartiers sont pourvus cha-
cun d'un candidat, plus ou moins cléri- -
cal, plus ou moins royaliste, mais (, con.
servateur » déclaré, et, comme tel, sou-
tenu énergiquement par les journaux les
plus notoirement réactionnaires.
L'article d'en-tête du Soleil d'hier donne
la raison des espérances anti-républicai-
nes. Après avoir rappelé qu'en 1880,
1' « opposition conservatrice » comptait.
au conseil municipal, cinq membres ; en
ttMi, neuf; dix après les élections de 1884,
M. Hervé ajoute : — « Si les conserva-
teurs ne restent pas chez eux, s'ils vont
non seulement voter dimanche prochain,
mais si pendant les quelques jours qui
nous séparent de l'élection ils font un peu
de propagande personnelle autour d'eux,
nous devons conquérir les quelques voix
qui nous ont fait défaut dans certains
quartiers du sixième, du septième, du
neuvième, du seizième et du dix-septième
arrondissement. Les cinq sont devenus
les dix; cette fois les dix pourraient bien
devenir les quinze. »
C'la ne doit pas être, et cela ne sera
pas. Grâce à la concentration républicaine,
à l'union sans réserves, sans arrière- pen-
sée des forces démocratiques, de sanglan-
tes défaites ont été infligées aux réaction-
naires dans les départements, dans la
Manche, dans l'Eure, dimanche dernier
encore dans la Haute-Garonne, là où ils
se croyaient sûrs du succès. Les électeurs
parisiens ne voudront pas rester en arrière
de la province. Nous avons le ferme espoir
que non-seulement. les « dix » ne devien-
dront pas les quinze, mais encore que
tous les dix ne reprendront pas leurs siè-
ges à l'Hôtel de Ville. Il faut louer gran-
dement les républicains du quartier de la
Chaussée-d'Antin d'avoir fait accord sur,
le nom de M. Charles Laurent. On sait
avec quelles difficultés M. Georges Berry, t
le conseiller sortant, fut élu. Au premier
tour de scrutin, en mai 1884, il n'avait
obtenu que 1,207 voix, et, en addition"
nant les suffrages obtenus par ses trois
concurrents républicains, nous arrivons
au chiffre de 1,797. Si ces trois-là avaient
été un seul, le candidat réactionnaire
restait sur le carrreau. M. Charles Lau-
rent doit donc battre M. Berry, encore que
celui-ci se présente avec l'appui précieux
des bookmakers. Et qu'il nous soit permis
de regretter que l'exemple Ldonné par le
quarlier de la Chaussée-d'Antin n'ait pas
été suivi partout ailleurs. Pourquoi trois
candidats républicains, dans le quartier
Notre-Dame-des-Champs, où le conseiller
sortant, n'a, il y a trois ans, distancé son
concurrent réactionnaire que de 150
Feuilleton du RAPPEL
DU 7 MAI
63
JE DIS NON
LIVRE TROISIÈME
NETHERWOODS
CHAPITRE III
Dans l'obseurtté
- Suite-
Alban reprit doucement :
,Regrdez-moi, mistress EUmother,
ne reconnaissez-vous pas celui avec qui
vous avez causé aujourd'hui même ?
Elle lui obéit, mais ses yeux restaient
indécis.
— Ne reconnaissez-vous pas l'ami de
njiss Brown? reprit-il.
Ce nom parut l'aider à reprendre ses
iens.
* - Oui, dit-elle, l'ami d'Bmil1. je suis
11 —
a d 1
! Reproduction interdire.
; JFoir le Bapuel du a mars au 5 mai.
bien contente de rencontrer l'ami d'E-
mily.
Puis, soudainement, comme alarmée
par le son de sa propre voix, elle serra le
bras d'Alban, ou plutôt s'y cramponna.
— Ai-je dit Emily ? Une servante doit
dire miss. La tête me tourne, est-ce que
je deviens folle ?
Alban la conduisait lentement à. un des
sièges rustiques.
- Vous avez eu peur, voilà tout ; le
repos vous remettra.
Elle jeta un regard inquiet par dessus
son épaule.
— Pas ici ! dit-elle, ne restons pas ici !
je me suis sauvée d'un démon enju-
ponné, je ne veux pas qu'il me retrouve.
Enfonçons-nous sous les arbres, mon-
sieur. je ne sais pas votre nom. Dites-le
moi tout de suite; sans quoi je ne saurais
me fier à vous.
-,Chut! chut! Appelez-moi Alban.
—: Un drôle de nom. Je n'ai jamais
entendu ce nom-là. Je ne me fierai pas à
vous.
— Vous vous méfiez de votre ami, de
l'ami d'Emily? Vous ne le pensez pas,
j'en suis sûr. Appelez-moi Morris, si vous
le préférez.
— Morris? répéta-t*elle. Oui, on m'a
parlé de gens qui s'appelaient Morris.
Blutez! vos yeux sont jeunes; la voyez.
vous, elle, sur la terrasse ?
— Nulle part on ne voit Ame qui vive.
Tout en parlant il l'entraînait, et bien-
tôt elle fut assise de façon à pouvoir ap-
puyer sa tête contre un tronc d'arbre.
— Quel bon garçon vous êtes! dit la
pauvre créature d'un ton d'admiration
sincère: vous avez deviné comme la tête
me fait mal. Ne restez pas debout. Vous
êtes grand, et elle pourrait vous aperce-
voir.
- Elle ne peut rien voir du tout ; nous
sommes entourés d'arbres, par consé-
quent, en pleine forêt.
Mistress Ellmother ne parut ni rassurée
ni satisfaite.
— Vous prenez légèrement la chose,
dit-elle. Savez-vous qui nous a vas causer
ensemble dans le corridor cette après-
midi ? Elle, la scélérate, li rusée, la cruelle,
l'effrontée scélérate I
Au milieu des ténèbres qui les environ-
naient, Alban pouvait tout juste discerner
ses gestes ; elle secouait frénétiquement
ses poings fermés dans le vide. Pour l'a-
paiser, il lui adressa de nouveau la pa-
Ne vous agitez p i .-. si elle ve-
- Ne vous agitez pas ainsi ; si elle ve-
nait au jardin, elle pourrait vous en-
tendre.
Cet appel à sa terreur réussit.
— C'est vrai, dit-elle d'une voix con-
tenue.
Puis, subitement, elle se mit à le sus-
pecter lui-même.
— Qui est-ce qui: ose dire que je suis
agitée? s'écria-t-elle. Agitée! C'est vous
qui l'êtes I Niez-le donc si vous pouvez !
Monsieur Morris, vos allures ne me vont
pas, sachez-le ! Qu'est-ce que vous avez
fait de votre pipe? Je vous ai vu la mettre
dans votre poche quand vous m'avez
poussée ici, c'est afin qu'elle puisse faci-
lement me dépister! Vous êtes ligué avec
elle ! Elle va venir nous rejoindre ici ;
vous savez qu'elle n'aime pas l'odeur du
tabac. Est-ce que vous comptez m'enfer
mer dans une maison de fous?
Elle s'était dressée sur ses pieds. Il vint
à l'esprit d'Alban que cette pipe même
lui fournirait le meilleur moyen de la
calmer. De simples paroles ne suffisant
pas pour impressionner ce cerveau trou-
blé, peut-être les actes obtiendraient-ils
plus d'effet. Pour mieux attirer son atten-
tion, il lui mit entre les mains sa pipe et
sa blague à tabac.
— Sauriez-vous bien bourrer une pipe?
demanda-t-il.
- Comme si je n'avais pas bourré celle
de mon mari des centaines de fois ! ré-
pondit-elle avec aigreur.
- Très bien ! alors faites-en autant
pour moi. -
Elle reprit aussitôt sa chaise et remplit
soigneusement la pipe. Morris l'alluma et
s'installa sur le gazon, où il fuma en
conscience pendant quelques instants.
— Croyez-vous maintenant que je sois
ligué avec elle? dit-il en affectant la
rudesse d'accent d'un égal de mistress
Ellmother.
Elle lui répondit comme elle aurait pu
le faire à son mari aux jours malheureux,
de leur vie conjugale.
— Là, maintenant, né grognez pas
après moi, tenez-vous tranquille, ça vau-
dra tout autant. J'ai un peu perdu la tête
pendant une ou deux minutes, n'y faites
pas attention. Il fait frais ici et on y est
en repos, ajouta la pauvre femme d'un
air de gratitude. Merci à Dieu de nous
avoir enveloppés. d'obscurité. On est bien
là à côté d'un brave homme comme vous 1
Donnez-moi un conseil. Qu'est-ce que je
pourrais bien faire? Je n'ose pas rentrer-
à la maison.
Elle était désormais assez calme pour
que Morris pût raisonnablement espérer
d'elle quelques explications.
— Etiez-vous avec miss de Sor avant de
venir ici? demanda-t-il. Qu'a-t-elle fait
qui ait pu vous effrayer ?
Il n'y eut pas de réponse; mistress
Ellmother s'était levée en sursaut.
- Silence! dit-elle, il me semble avoir
entendu remuer quelqu'un tout près de
nous.
Alban alla explorer le sentier sinueux
qu'ils avaient suivi quelques instants au-
paravant. Pas une créature vivante, soit
sur la terrasse, soit dans les parties
éclairées du jardin. A l'ombre des arbres,
ses yeux ne lui servaient de rien, la nuit
y était absolument noire et impénétrable.
Il s'arrêta pourtant, l'oreille tendue,
pour saisir le moindre bruit; pas un son
ne lui parvint; l'air était si calme que les
feuilies restaient immobiles le long des
branchas.
Comme il revenait à sa place, le silence
fut interrompu par l'horloge du village
qui sonnait le quart avant onze heures.
Si simple que fût la diversion, elle irrita
les nerfs exaspérés de mistress Ellmother.
Ebranlée d'esprit et de corps, elle était
évidemment a la merci du premier accès
de terreur évoqué par son imagination.
Morris, rassuré provisoirement contre
toute crainte d'espionnage, s'apprêtait à
reprendre sa pipe; mais il changea d'avis.
A son insu, mistress Ellmother lui avait
suggéré une prudente réserve : ne pour-
rait-il se faire que les commensaux de
l'habitation, fatigués de l'atmosphère brû-
lante de leurs appartements, vinssent
chercher un peu d'air respirable sur la:
pelouse? En ce cas, s'il-continuait à fu-
mer, l'odeur du tabac pourrait bien gui-
der les curieux jusqu'à sa retraite. al
— Etes-vous sûr, bien sûr que nous
sommes seuls? demanda mistress Ellmo*
ther.
— Tout à fait sûr. - Maintenant, dites-
moi, étiez-vous sérieuse tout à l'heure es
me priant de vous donner un conseil?
— Vous en doutez, monsieur? Qui donc,
excepté vous, serait capable de me venir
en aide?
- Je vous aiderai certainement ; mais
je ne puis rien, à moins que vous ne me
contiez ce qui s'est passé entre vous et
miss de Sor. Voulez-vous avoir confiance
en moi?
— Oui.
— Puis-je compter sur vous?
- Mettez-moi à l'épreuve.
JV.ILKIE COLLINS.
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