Titre : Gil Blas / dir. A. Dumont
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1909-04-22
Contributeur : Dumont, Auguste (1816-1885). Directeur de publication
Contributeur : Gugenheim, Eugène (1857-1921). Directeur de publication
Contributeur : Mortier, Pierre (1882-1946). Directeur de publication
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Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
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Description : 22 avril 1909 22 avril 1909
Description : 1909/04/22 (A30,N10763). 1909/04/22 (A30,N10763).
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-209
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/07/2012
:. GIL BLAS. - JEUDI 22 AVRIL 1909.
Gazette Judiciaire
MANIFESTANTS EN 8IMPLE POLICE
Quelques manifestants d'opinions diverses com-
paraissaient hier en simple police.
D'abord, huit socialistes arrêtés à la cérémonie
de l'inauguration du monument Floquet, vonrsui.
vis pour tapage injurieux : Guesdes fils Hippeau,
Dessat, Allards, Bachelot, Barboni, Labbé et Bâr-
lia, ont été condamnés à cinqi ours de prison et
15 francs d'aînande — les deux derniers par dé-
faut.
D'autre part, deux CI Camelots dn Hoy M, arrêtes
devant Saint-Augustin, MM. Coiffards et José
Gautier, ont été condamnés à la même peine, pour
tapage injurieux également.
En outre, M. Maurice Pujo, arrêté le 10 février,
rue de la Sorbonne, a été condamné pour compli-
cité de tapage injurieux, à cinq jours de prison
r et 15 francs d'amende ; même condamnation pour
M. Montenot.
Quant à M. Lecret, défendu par Me Léon Prieur,
11 a été acquitté. Ces deux derniers manifestants
avaient également été arrêtés au cours des mani-
testations organisées contre M. Thalamas.
LE TIMBRE OBMTERÉ
Mme F., d'ailleurs veuve et fille d'artiste,vivant
dans une large aisance, comparaissait hier devant
la 11e chambre correctionnelle pour avoir employé
un timbre-poste de cinq centimes ayant déjà servi
pour affranchir une lettre ; quand on lui soumit
le « corps du délit », cette dame ne put rappeler
ses souvenirs, car elle a, parait-il, l'habitude d'ex-
pédier une vingtaine de lettres par jour. Bien
qu'elle alléguait sa bonne foi, elle a été condamnée
à 16 francs d'amende. -
DIFFAMATION
En raison d'un article du 10 septembre 1908,
intitulé « L'exploitation de la misère, l'abbé Santoi
et son œuvre u, l'abbé Santol avait assigné, pour
diffamation, en 20.000 francs de domages-intéréis,
le jornal l'Humanité ; la 9e chambre coreetion-
le journal
nelle, présidée par M. Gibou, vient de lui allouer,
en tout, 200 trancs.
Avocats : Maîtres Joseph Ménard et Jules Ubry.
RUPTURE DE CONTRAT
Mlle Méaly jouait depuis quelque temps le rôle
de la commère dans la revue de l'Apollo, aux ap-
pointements de 400 francs par soirée quand, un
soir, ne trouvant point, comme de coutume, ses
vingt louis dans sa loge, elle refusa d'entrer en
scène ; le. revue n'avait plus de commère; la char-
mante artiste ne voulait pas monter sur les plan-
ches vant d'avoir reçu ses billets bleus.
Elle quitta le théâtre et demanda bientôt au
Tribunal de Commerce non seulement le paiement
de ce qui lui était dû, mais encore le montant du
dédit de 20.000 francs prévu à son contrat ; elle
alléguait qu'un retard dans le règlement de ses
cachets l'autorisait à rompre son engagement aux
torts et griefs, du directeur. -
Le Tribunal de commerce vient de lui donner
gain de cause en principe, mais il ne lui a accorde
en dehors de ses 400 francs d'appointements que
la somme de 9.000 francs sur le montant de son
dédit.. Maître Renard.
Hfr— 1
Nouvelles du Palais
< iierimE EHIPtS-TÉRY
Ainsi que nous le faisions prévoir hier, les plai-
gnants contre M. Gustave Téry sont maintenant
officiellement quatre : d'abord M. Empis, rédacteur
de première classe au bureau de 1 artillerie du
ministère de la marine, et ensuite MM. Fumay,
sous-directeur, Magnaud, chef de bureau, et Havet
rédacteur principal, tous attachés au même bureau.
Hier MM. Empis, Fumay et Havet sont venus
ehex M. le juge d'instruction Chênebenoit pour se
constituer partie civile. Quant à M. Magnaud,. mo-
mentanément absent de Paris, il a écrit au juge
Dour se joindre à ses collègues.
LES ICONOCLASTE8
Dans l'affaire des dégradations commises au
jardin du Luxembourg sur le monument de Scheu-
rer-Kestner et sur plusieurs statues, M. Bourdeaux
vient de clore son instruction. Il y avait deux
« Camelots du Rov » inculpés : MM. Eugène de
Bœ-ver et Hubert. Le juge a rendu un non-lieu en
faveur du premier, mais a renvoyé le second en
correctiornnelle.
MEURTRIER PAR HUMANITÉ
Nous avons annoncé le renvoi aux assises, pour
meurtre, de Baudin qui, le 31 janvier, à Puteaux,
a tué sa femme pour mettre fin aux souffrances
qu'elle endurait, d'une maladie incurable. Hier, à
'la recruête de M0 Robert Bernstem, le juge, M. Lar-
cher, a ordonné la mise en liberté provisoire de
l'accusé.
LE MEURTRE DE SAINT-OUEN
Mardi, à Saint-Ouen, un alcoolique, Gustave Oli-
vier, qui était sorti depuis peu de prison, frappait
mortellement sa femme de 17 coups de couteau.
Le docteur Vibert, qui a fait l'autopsie du cadavre,
a constaté deux perforations du poumon.
M. Bourgueil, juge d'instruction, a fait il-n
premier interrogatoire à Olivier, qui a fait des
atveux, disant :
- Elle me trompait, et elle m'a menacé avec
une bouteille ; j'ai vu rouge et j'ai « tapé » sans
me rendre compte. Mais elle m'a pardonné car,
avant de mourir, elle m'a dit : (e Mon petit hom-
me viens, embrasse-moi, c'est fim ! »
Il est peu probable que le jury lui tienne grand
compte de ce prétendu p&rdon. 1
En attendant, il a été éeroué.* 1, Santé.
R. GaUneau.
Immense Incendie à Sl-Ouen
Le dépôt d'huile et d'essence
de la Cie du Nord en flammes
TROIS BATIMENTS DETRUITS
..-- -
Le feu au dépôt du Landy
Une immense cotlonne de fumée s'élevait hier
matin vers dix heures au-dessus de la Plaine-
Saint-Denis. Poussée par un vent léger, elle se dé-
roulait en épaisses volutes et étendait bientôt un
énorme nuage sombre sur toute la région nom-est
de Paris. Des groupes 'de passants se formaient
sur les boulevards et dans les rues afin de contem-
pler ce spectacle impressionnait.
C'était les entrepôts d'huile, de pétrole et d'es-
sence de la Compagnie du chemin de fer du Nord
qui venaient de prendre feu..
Ces entrepôts sont situés dans la Plame-Samt-
Denis, à la limite du territoire de Saint-Ouen. Ils
sont répartis sur un triangle de plusieurs centai-
nes de mètres de côté, entre la ligne des tramways
de Saint-Denis et les. voies de garage du Landy. Ils
comprennent de vastes magasins et deux étages en
sous-sol.
Huit à neuf mille tonneaux d'huile d'arachide, de
pétrole et d'essence se trouvaint amassés, tant
dans les magasins que dans les caves. Avant-hier
encore, on y avait débarqué 00f) fûts de pétrole.
Comment le feu a pris
Le feu a iprie vers 9 heures 3/4, à l'angle de ta
gare du Landy et de la ligne des tramways. On n'a
pu encore préciser leacauses du sinistre. On croit
toutefois que du mâchefer enflammé sera tombé
d'une locomotive qu'un chauffeur était occupé à
Il décrasser » ; le sol, saturé d'huile, aura nambé,
et les flammes auraient gagné les .magasins où tra-
vaillaient une trentaine d'ouvriers.
Les ouvriers et employés de la gare du Larldy,
au nombre de deux ou trois cents, sont aussitôt ac-
courus.
- J'étais, nous dit l'un o eux, occupé à visiter
tin wagon, quand dés cris m'ont fait tourner la
tôle. J'ai aperçu un peu de fumée ; puis, en un clin
d'ceil, des flammes ont jailli de tous côtés, tandis
que nos camarades de l'entrepôt se sauvaient.
— Croyez-vous que quelqu'un d'entre eux ait
été surpris par les flammes.
— Je ne le crois pas. L'un d'eux, à qui je viens
encore de parler, m'a affirmé que tous avaient pu
s'échapper sains et saufs.
Il Nous nous sommes précipités en foule vers les
magasins qui n'étaient pas encore atteint. Nous
avons enlevé les fûts entassés en piles énormes et
nous les avons roulés à plusieurs centaines de mè-
tres du foyer. Mais l'incendie gagnait rapidement
du terrain ; d'autre part, la fumée, une fumée noi-
re et àcre, menaçait de nous asphyxier. Bref, nous
avons dû renoncer à poursuivre notre besogne.
u D'ailleurs, les pompiers arrivaient à notre se-
cours.
Immense brasier. - Les mesures d'ordre.
M. Lépine sur les lieux
M. Léger, commissaire de police de Saint-Ouen,
travaillait dans son bureau quand l'incendie a
éclaté. Un inspecteur, qui avait aperçu la fumée,
est venu le prévenir. De leur côté, les commis-
saires de police de Saint-Denis-nord et Saint-Denis-
sud, également informés, ont amené leurs agents
au Landy.
Une foule énorme s'était déjà massée autour du
vaste terrain, transformé en brasier. Un accident,
peut-être même une catastrophe, était à redouter.
Tous Des magasins étaient en flammes; d'instant en
ihstant, § des se faisaient entendre :
c'étaient les fûts té pëtrole qui éclataient. On pou-
vait craindre que le feu, gagnant les essences ac-
cumulées dans les caves, ne provoquât une explo-
sion formidable.
Enfin, grâce au renfort d'agents venus de Paris
et d'une compagnie du 120° de ligne en garnison
à Saint-Denis, on a pu établir un service d'ordre
et, par des barrages, retenir les curieux à une dis-
tance suffisante.
Cependant, les pompiers de Saint-Denis et de
Saint-Ouen, bientôt aidés de leurs collègues de
Paris, attaquaient l'incendie de tous côtés. Mais il
fallut faire la part du feu. Heureusement, les entre-
pôts sont isolés. Seules, la maisonnette de la garde-
barrière et l'usine électrique qui distribue la lu-
mière à toutes les gares voisines étaient à proxi-
mité des bâtiments incendiés. Le feu avait déjà
gagné et détruit la maisonnette de la garde-bar-
rière; il s'étendait jusqu'aux palissades en bois qui
clôturent la voie, aux poteaux' électriques, dont
plusieurs étaient déjà consumés et aux traverses
en bois des rails.
Les efforts des employés de la Compagnie, diri-
gés par leurs chefs et leurs directeurs accourus à
la première alerte, se portent de ce côté, tandis que
les pompiers s'attachent à préserver l'usine - élec-
trique dont les carreaux volent en éclats sous l'ac-
tion de la chaleur qui est intense. Quant aux entre-
pôts ils ne forment pdus qu'un immense brasier,
flambant sous un lourd panache de fumée que des
jets de flammes immenses trouent à chaque ins-
tant d'éclairs fulgurants.
Cependant les craintes d'explosion sont toujours
aussi vives, et à midi on fait évacuer tous les en-
virons jusqu'à une distance de plusieurs centaines
de mètres.
La fumée qui s'élève du triangle en feu devenant
moins épaisse, on aperçoit, entre les flammes qui
jaillissent, les carcasses des bâtiments dressant
leurs armatures de fer tordues et des pans de
mur qui s'écroulent. On suppose que les deux éta-
ges du sous-ool se 'consument alors lentement, les
essences ayant dû en grande partie s'évaporer
déjà sous l'action de la chaleur.
M. Lépine, préfet de police, est arrivé sur les
lieux. Il s'assure que toutes les mesures d'ordre
sont bien prises. M. Bonnier, architecte-voyer en
chef de la préfecture de la Seine, est également
accouru à la première nouvelle du sinistre.--
La foule force les barrages
--.-
La foule a réussi, vers deux heures et demie, à
forcer sur un point les barrages du service d'or-
dre. Sept à huit cents personnes se sont précipitées
par la brèche et se sont approchées du foyer, gê-
nant par leur présence et leurs mouvements la
manœuvre des pompes. Des sommations étant de-
meurées sans résultat, le préfet de police a eu re-
cours à un moyen dont l'effet est irrésistible. Il a
fait diriger les lances des pompiers sur les intrus
et ceux-ci se sont dispersés dans une débandade
folle.
Les blessés
Jusqu'à présent, on n'a heureusement aucun ac-
cident grave à signaler. Toutefois, un ouvrier de
la Compagnie du Nord, M. Menuret, s'est brisé
l'épaule droite en tombant du haut du toit de l'u-
sine électrique. Relevé par les secouristes de Saint-
Ouen, les » Audoniens », il a été transporté dans
un wagon transformé en poste de secours, où il
a reçu les soins du docteur Socquet, qui se trou-
vait à Bois-Colombes au moment où l'incendie a
éclaté et qui est arrivé des premiers à la gare du
SLandy. Un autre ouvrier de ila Compagnie a été
à moitié électrocuté en voulant se retenir à un fil
électrioue. L'état des deux blessés n'est pas grave.
L'importance des dégâts
Au service du matériel de la Compagnie du Nord
on nous déclare que bien qu'on ne puisse qu'à
quelque chose près évaluer la Quantité kl'huile brû-
lée, on peut dire que celle-ci s'éi „ve à environ un
million de kilos.
En comprenant les bâtiments brûlés, il est donc
probable que les dégâts s'élèveront à un peu plus
d'un million de francs, le kilo d'huile revenant au.
prix de 60 à 65 centimes.
Ajoutons que la Compagnie des chemins de fer
du Nord s'assure elle-même.
L'enquête
C'est M. Hastron, juge d'instruction, qui a été
désigné par le parquet, pour ouvrir une enquête.
Il's'est aussitôt rendu sur le théâtre de l'incendie,
en compagnie de M. Dubief, ingénieur.
Va assassinat à Bois-Colombes
Une octogénaire égorgée. — L'enquête judiciaire
Un assassinat a été commis, mardi, en plein jour,
à Bois-Colombes, dans un pavillon situé au n.0 '8
de la rue Lecomte.
Ce pavillon était habité par sa propriétaire, une
vieille rentière, Mme Mariette Egalon, âgée de
soixante-dix-neuf ans, qui, malgré son grand âge,
était assez alerte pour vaquer à son ménage. Un
de ses petits-neveux, Louis Peyton, vivait avec
elle. Mais ce jeune garçon de quinze ans suit les
cours de l'école Diderot à Paris. Il part le matin
de très bonne heure et ne rentre le soir qu'à sept
heures. MrfÇ- Egalon restait dons seule pendant
toute la journée.
Mardi, en rentrant de l'école à l'heure habituelle,
le jeune homme fut surpris de trouver la grille du
jardin fermée seulement au loque'teau, alors
qu'elle est généralement fermée à clef. La porte dn
la maison était grande ouverte.
Il crut tout d'abord que sa marraine était sortie
précipitammnt pour aller chercher chez un four-
nisseur quelque chose pour le dîner. Après une
demi-heure d'attente, un peu impatienté, il se déci-
da à manger sans elle.
A la fin, pourtant, pris d'inquiétude, il monta au
premier étage, et là, trouva sa marraine : elle gi-
sait inanimée sous la table de sa chambre, les
pieds près du coffre-fort qui était ouvert.
Le docteur Charvet, qui arriva bientôt, constata
que le corps était déjà froid. La tête de Mme Eta-
lon reposait sur le bras droit replié, au milieu
d'une flaque de sang ; elle portait une éraflure
sur la joue. Mais lorsqu'il voulut la soulever, le
médecin aperçut une large plaie à la gorge : le
cou avait été tranché assez profondément pour
sectionner l'artère carotide. f
Hier matin, MM. Cail, juge d'instruction, Ha-
bard, chef de la Sûreté, le docteur Socquet, méde-
cin légiste, ont procédé à de minutieuses investi-
gations.
Il a été établi que Mme Egalon avait été vue
pour la dernière fois à deux heures et demie de
f'après-midi, en conversation dans son jardin avec
un homme dont on n'a pas pu donner un signale-
ment précis. Une voisine a dit qu'il portait un cha-
peau melon, qu'il paraissait être âgé de « trente à
quarante ans n.
La victime a été frappée- devant son coffre-fort
qui a été ouvert avec les clefs. On n'a pu établir
encore ce qui a été dérobé, le petit-neveu de Mme
Egalon ignorant ce que renfermait le coffre-fort.
Près du cadavre, on a trouvé un prospectus de
la « Ligue pour la sécurité publique » qui vient de
se fonder à Bois-Colombes pour organiser une sur-
veillance plus efficace que celle qui peut être faite
par les agents de police mis en trop petit nombre
à la disposition des communes de la hanliene. Il
est probable que c'est tout à fait par hasard que
ce prospectus se trouve là. Cependant, un inspec-
teur de ta Sûreté émettait l'ypolhèse que l'assas-
sin avait pu se présenter à Mme Egalon comme
un représentant de la Ligue chargé de recueillir
son adhésion. On savait enfin la vieille rentière
très soucieuse d'assurer sa sécurité. Elle répétait
fréquemment qu'elle était bien aise d'habiter à
.proximité de la gendarmerie.
Le juge d'instruction va interroger lts parents
de Mme Egalon pour avoir des renseignements
sur sa vie.
Le neveu de la victime, M. Peyton, habile rue
Gambetta, à Puteaux.
Jusqu'à jprésent, la police n'a pas d'indication
suffisante pour suivre une piste. M. Bertillon est
venu dans la matinée faire diverses constatations.
La population de Bois-Cûlornbes est très impres-
sionnée par cet assassinat.
------ --r_--~--~
MîTiim
LE PLUS PUISSANT AM TI SE PTIQUE
NI caustique, ni toxique, ne taohant pas.
g 1 HYGIÉNS DE LA FEMME
H (Pas n'est besoin avec l'AHIODOL de faire bowillfr J"i!..n)
B SOLUTION, SAVONS, POUDRE, DENTIFRICES
Brocllllre et Gros : 32, Rue doa Mathurin., PARla.
PID2: 3" 25 la FI- pour ao Ht. dars toutes Pbarmactea.
--- .-
Faits Divers
Après la fête. — M. Guillot, voyageur de com.
merce, demeurant 12, rue Bayen, acceptait, hier
soir, de se faire accompagner chez lui, en voilure,
par deux ihdivMus, dont un soldat de l'infanterie
coloniale, qu'il avait rencontrés « en bombe n, à
Montmartre. Lorsque le fiacre fut arrivé à desti-
nation, les deux inconnus réglèrent le montant de
la course. Ils laissèrent ensuite s'éloigner le co-
cher, puis se jetèrent sur M. Guillot,, qu'ils assom-
mèrent et dévalisèrent.
Le malheureux voyageur de commerce, relevé
tout meurtri par des passants, s'en fut, quelques
instants après, conter sa mésaventure à M. Kien,
commissaire de police du quartiter d-es Ternes. Le
magistrat recherche le colonial et s&n complice.
Tragique rêveR. — Jean Nicole ouvrier terras-
sier, demeurant m garni, rue de Crimée" attei-
gnait sa trentième année, et, 4 cette occasion, m
Compagnie d'amis, il fit de nombreuses stations
dans les bars de la VUiette.
Cette petite noce se termina assez tard dans la
soirée, après quoi chacun regagna son domicile.
NicoJe s'achemina péniblement vers le sien, et
une fois chez lui, alluma sa bougie et se coucha
tout habillé. Son réveil devait être tragique, car
dans un mouvement qu'il fit en dormant, il ren-
versa la bougie qui communiqua le feu à la lite-
rie.
Des voisins enfoncèrent la porte du terrassier,
éteignirent l'inceriidie et transportèrent Nicole dans
une pharmacie. Le malheureux, qui était horrible-
ment, brûlé sur tout le corps, n'a pas tardé à suc-
comber.
Le feu au Cercle militaire. — Un commencement
d'incendie, oocasionné, croit-on, par un court-cir-
cuit, s'est déclaré hier soir au Cercle militaire,
avenue de l'Opéra.
Le feu, qui n'a causé que des dégâts peu impor-
tants, a été rapidement éteint par les pompiers du
Marché-Saint-Honoré.
Disparition d'un caissier. — Il y a quelques
jours, M. Devambure, âgé de 46 ans, 'demeurant 6,
passage du Désir, caissier dans une agence théâ-
trale de la rue Vivienne, était chargé d'aller dépo-
ser une somme de 11.000 francs dans un établisse-
ment de crédit des boulevards.
Le soir, il ne reparut ni à son bureau, ni à son
domicile.
L'enquête ouverte par le directeur de l'agence
a établi que le dépôt n'avait pas été fait. Comme
la probité de M. Devambure est au-dessus de tout
soupçon, on craint qu'il n'ait été victime d'une
agression.
Des recherches sont faites par M. Labat, com-
jnnissaire de police, et par le service de la Sûreté.
La rage. — Un rentier, M. Ramaille, accompa-
gné de son chien, un énorme bull, pénétrait hier
après-midi dans le square du quai Jemmapes.
Il venait de s'asseoir, lorsque, tout à coup, la
bête se jeta sur lui et le mordit cruellement aux
jambes.
Deux fillettes de huit et neuf ans, Berthe Rou-
giéron et Céiine Fontaine, qui jouaient sur un tas
de sabre. Examiné par un vétérinaire, le chien a
Un gardien de la paix abattit l'animal à coups
de sabre. Examiné par une vétérinaire, le chien a
été reconnu atteint de la rage.
Les trois victimes ont été conduites à l'Institut
Pasteur.
Les suites d'un accident. — Mme Youssouf Sod-
dick Bey, demeurant 194, boulevard Malesherbes,
passait, hier à midi, en auto-taxi, place Wagram,
lorsque, par suite d'une fausse manœuvre, le vé-
hicule alla se jeter contre un arbre.
La voyageuse fut projetée à terre où elle se bles-
sa, mais légèrement, au visage et aux mains.
Dans sa chute, un collier de perles de grande va-
leur se brisa. Une dizaine de perles s'éparpillèrent
sur la chaussée ; on ne put les retrouver.
M. Midhaut, commissaire de police du quartier
de la Plaine-Monceaiu, soupçonne des témoins de
l'accident de se les être appropriés.
————— —————
Nouvelles de partout
PROVINCE (21 avril)
HazebroucK. — On a découvert dans une maison
située au lieu dit le Parc, près d'Hazebrouck, une
vieille femme, nommée Behague, le crâne fracturé
à coups de bâton.
Le parquet s'est rendu sur les lieux.
Montpellier. — A la suite d'une polémique de
presse, une rencontre au pistolet a eu lieu ce ma-
tin entre deux journalistes de Montpellier, MM.
Raoul Duvray et Max Erith. Deux balles ont-été
échangées tans résultats.
Nîmes. — On signale dans les vignobles du ter-
ritoire de Beauvoisin une nombreuse invasion de
chejiilles noires et velues qui dévorent les jeunes
lbourgeons des vignes. De nombrèux tônements
sont déjà dévastés.
ETRANGER (21 avril)
Angleterre. — Londres. — Mme Marguerite H (S
bert, Agée de 59 ans, auteur d'ouvrages pédagogi-
ques et notamment d'un traité de prononciation
française publié en 1905, est décédée mardi de ma-
ladie et surtout de misère à l'infirmerie du dépôt
de mendicité de Whitechapel.
— Belfast. — Un incendie qui a éclaté dans une
distillerie de wisky s'est propagé à d'autres éta-
blissements. Les dégâs sont évalués à 250.000 li-
vres sterling.
Le Curieux.
Le Théâtre
Au THÉÂTRE ANTOINE : Masier Bob (Gagnant du
Derbuk pièce en quatre actes, de MiM. JHenn
de Brisay et Marcel Lauras.
M. Gémier, qui a monté les premières pièces
de MM. Thurner et Népoty, a réalisé de gros-
ses recettes en jouant Sherlock flolrnes, de M.
Pierre Decourcelle. Je (pense qu'en nous offrant
Master Bob (Gagnant du Derby) il n'a pas cru
découvrir un chef-d'œuvre, mais une pièce qui
pût devenir populaire. C'est un méiodrame
dont 'les tableaux sont ingénieux et amusants,
et -certaines scènes semWent écrites par un dis-
ciple de M. Brieux. Il est évident, en effet, que.
les auteurs, MM. de Brisay et Lauras, ont
voulu donner de précieux conseils à leurs con-
temporains. Ils s'efforcent de les détourner du
jeu ; ils leur montrent le danger des courses
et du pari mutuel, tout en rendant hommage
à l'amélioration de la race chevaline.
Deux bookmakers vivaient en paix. Ils s'ap-
pelaient Jean Durieu et Cornélius Goldstramm.
Ils faisaient ensemble de fructueuses..- opéra-
tions, mais Durieu aima Lucienne, qui était la
maîtresse de Goldstramm, et il s'efforça de
ruiner son confrère, son rival. Il y parvint.
Goldstramm dut s'enfuir à l'étranger. Les affai-
res de Durieu furent si prospères qu'il créa
une fabrique d'automobiles et qu'il eut une
écurie de courses. Un de ses chevaux, Master
Bob, a gagné le Derby et s'apprête à triomjptoer
dans le Grand Prix.
Mais Goldstramm revient d'Australie. où il
a gagné -des millions. Il n'a qu'un but : perdre
Durieu. Il essaie tout d'abord de reprendre Lu-
cienne. Mais il n'y parvient' pas. Il a résolu
aussi de s'attaquer aux agences clandestines
de paris qu'a fondées Durieù. En quelques
jours il leur inflige une perte de sept cent mille
francs. Enfin, if ne veut (pas que Master Bob
soit le vainqueur du Grand Prix. lil corrompt
l'homme qui soigne le cheval. Mac-Lean est en
effet joucytr et il n'a pas la chance. Il a dû em-
prunter à un usurier une somme considérable.
Goldstramm lui versera cent mille francs s'il
consent à donner à Master Bob des pilules qui
le mettront en état d'infériorité.
Mac-Lean, qui redoute la misère pour lui
et les siens, otéit. Contre toute attente, Master
Bob est battu, dans la grande épreuve, par un
animal de seconde classe. La foule croit que
Durieu a affaibli son cheval pour gagner une
forte somme sur le concurrent. Le malheureux
propriétaire est roué de coups, ainsi que sa
femme et que sa fille. On le pendrait si les
agents n'intervenaient. Mais ils ne peuvent em-
nècher les spectateurs de mettre le feu aux
baraques -djn pari mutuel et aux tribunes. Ils
marchent même contre le bâtiment qui abrite
les commissaires des courses et leur président,
le duc d'Ai'cole. Celui-ci tient tête à la multi-
tude. Son enquête a démontfié, grâce à l'aveu
de Mac-Lean, que le vrai coupable est Gold-
stramm. On l'arrête. Déjà Durieu, malgré ses
blessures, suit avidement une nouvelle
épreuve, tout en contemplant les furieux de
tout à l'heure, qui ne songent plus qu'au prix
qui se dispute en ce moment. Il déclare en
souriant que « les courses sont le paratonnerre
des révolutions n.
L'exposition qui se déroule dans un établis-
sement d'entraînement, est gauche et pénible.
Mais le second acte se passe chez le cabare-
tier Bourdier. Nous y assistons aux vaines re-
cherches de la police pour surprendre des
paris. Le montant est emporté, sous les yeux
des ag'ente, par une faursse marchande de ba-
lais. Devant le zine il y a< aussi une violente
altercation entre Durieu et Goktstramm. Le
troisième acte nous montre Longchamp et
nous songwm? aux courses d'Anna Karénine
ou bien au délicieux acte de Tristan Bernard,
Daisy. Le (public a un peu protesté en voyant
les parieurs assommer Durieu, sa femme et
sa fille. Mais les auteurs ont certainement
vo-ulu nous montrer que les joueurs en rage
sont des fous. La fin de cet acte nous révèle
l'accès de démence auquel ceux qui perdent
peuvent se laisser aller.
On s'étemne un peu de voir Durieu sun la pe..
louse au moment ou son cheval va -disputer le
Grand Prix. On ne comprend pas comment Du-
rieu et Goldstramm fréquentent le cabaret d'Er,
nest Bour'dier.n ne serait pas difficile de relever
nombre d'invraisemblances. Mais qu'importe ?
Les auteurs nous ont amusés. Nous serions in-
grats si nous leur cherchions chicane.
Ils ont voulu aussi faire œuvre de moralis-
tes. Un de leurs personnages explique longue-
ment qu'il est impossible de gagner aux cour-
ses. Une pocharde nous prouve que le jeu
conduit à la misère et aux pires excès. Master
Bob guérira-t-il ies spectateurs ? L'Assom-
moir a-t-il enrayé les progrès de l'alcoolisme ?
Il n'est pas inutile cependant de proposer au
peuple un enseignement bienfaisant, même si
son efficacité est limitée.
M. Gémier, qui ne possédait pas parfaite-
ment son rôle, donne une physionomie sym-
pathique à Durieu. Il exprime avec force le
désespoir du pauvre homme et l'amour qu'il
ressent pour les siens. Il a de la puissance et
de l'émotion. M. Colas a le mérite de n'avoir
pas poussé au mélodrame le rôle du traitre
GoMstram. M. Cqasis est un cabaretier très gai
et très rond. M. Rouyer prête une belle al-
lure au duc d'Arcole. M. Henry-Houry est un
entraineur pittoresque, et M. Saillard a fait
preuve de sincérité et de tact dans le rôle in-
grat de Mac-Lean.
Parmi les femmes, Mlle Lavigne mérite tous
les éloges pour la fantaisie avec laquelle elle
sut représenter la mère Balai. MMe Jeanne
Even a composé avec intelligence le person-
nage de Julia, qui se grise pour oublier la
félicité de naguère, que les courses ont dé-
truite. Mile Léontine Massart - l'épouse de
Durieu — montre de la dignité et de l'ardeur.
Mlle Marthe Meunier, qui est la filîe de Du-
rieu, rappelle Mme Marthe Régnier.
Il faudrait citer tous les acteurs et les
actrices qui figurent dans ces quatre actes.
Soumis à la volonté de M. Gémier, ils ont
donné un bon mouvement aux deux derniers
tableaux.
Cette pièce, qui est dénuée de toute valeur,
mais aussi de toute prétention littéraire, in-
téressera tous ceux qui ne sont pas -étrangers
aux courses. C'est dire qu'elle pourraît bien
attirer la foule.
Nozlère,
-00 »
CourrierdesThéâtres
fcta soirée théâtrale :
L'Opéra reprenait hier soir le Crépuscule des
Dieux (19e repésentation), pour les débuts de M.
Godard dans le rôle créé par M. Van Dyck ; le
jeune artiste est évidemment -en progrès ; n'était
son émission gutturale un peu allemande ou plu-
tôt belge, il a une bonne diction ; il se tient mieux
en scène et possède les éléments d'un bon artiste.
Gros succès pour Mlle Louise Grandjean, pour
Mlle Charbonnel, au premier acte, pour MM. Oilly
et Delmas, etc.
Au théâtre Antoine, on avait un peu chûté, à la
répétition générale, l'assez longue scène finale du
3° acte, de Master Bobt qui représente le passage
à tabac d'une femme et d'une jeune fille par la
foule en délire : M. Gémier avait, hier soir, consi-
dérablement diminué cette scène et la première a
eu lieu sans incident.
Nous annoncerons demain l'engagement d'un
jeune ténor par un directeur dont le nom com-
mence par une des premières lettres de l'alphabet :
ce n'est ni MM. Isola, encore moins M. Lagrange.
Ejifin le bruit court que M. Lucien Bilange a as-
signé l'Opéra en 10.000 francs de dommages-inté-
rêts : en bon républicain, M. Lucien Bilange a choi-
si comme avocat un député de la majorité radi-
cale. Il a fait mieux encore : il a fait signifier son
exploit « introduotif d'instance » par un huissier
parisien qui porte le nom de Combes !
La matinée :
A la Comédie-Française, 1 h. 1/2, La Fille de
olllaml.
A l'Odéon, 2 h.,' Beethoven (orchestre Colonne).
A la Gatté-Lyrique, 2 h., La Dam.e Blanche.
Au Châtelet, 2 h., Les Aventures de Gavroche.
A la Porte-Saint-Martin, 2 h., Le Bourgeois gen-
tilhomme.
Au théâtre Déjazet, 2508 matinée des familles,
2 heures, L'Œillet blanc, La Victime, Frisette, Par
le trou de la serrure.
Au PatatB-Royaî, 2 n. 1/4, Monsieur lèro.
Au Gymnase, ù 5 heures, 68 jeudi d'Yvette : Des
chansons de nos cœurs.
Causerie de Mme Séverine. Auditions de Mmes
Yvette Guilbert, Morsenn et de M. Ferrori.
'La reprise de ce soir :
Ce soir, au Trianon-Lyrique, à 8 h. 1/4, première
représentation (reprise) de Rip, opéra-comique en
quatre actes et sept tableaux de H. Meilhac, Ph.
Gille et H. Farnie, musique de Robert Planquette.
MM. Dutilloy, Rip ; Jouvin, Ischabod ; Aristide,
Nick Wdder ; José Théry, Derrick ; S. Max, Prek-
ly ; Bourgueil, Jack ; Liévain, capitaine Hudson ;
Mmes Georgette Hilbert, Nelly ; Andrée Marty,
"Kate ; Jane Ferny, Jacinthe ; Dachary, le petit
Jack, la petite Lowena.
Danse de la séduction réglée par Mlle Etrel et
dansée par Mmes de Busson et Calvière.
Orchestre et chœurs dirigés par M. Schuyer.
Pour cette reprise, MM. les critiques, soiristes
et courriéristes seront reçus ce soir sur présenta-
tioin de leur carte.
La soirée :
A l'Opéra, relàch-e.
A la Comédie-Française, 8 h. 1/2. Modestie (Mlle
Provost, MM. Dessonnes, Pul Numa) ; à 9 h. 20,
Connais-loi (Mmes Bartet, Leconte, MM. Le Bur-
gy, Raphaël Duflos, Dehelly, Georges Grand, De-
card).
A l'Opéra-Comique, 8 h. 3/4, lphigénie en Tait-
ride (Mme Rose Caron, MM. Féodorow, Gbasne,
Allard).
A l'Odéon, 8 h. 1/2, Beethoven (orchestre Co-
lonne).
A la Galté Lyrique, 8 h. 1/2, La Favorite (Mme
Delnn).
Au Trianon-Lyrique, 8 h. 1/2, Rip.
Au théâtre Antoine (réception du service de se-
conde) de Master Bob (gagnant du Derby).
Au théâtre du XX0 Siècle, à 8 h. 1/2, 138, bon.
vard de Ménilmontant, gala populaire des Trente
Ans de Théâtre (2 fr. 50, 2 fr., 1 fr., 0 fr. 50):
1. Allocution par M. Paul Mounet.
2. L'Opéra-Comique donnera r1,,", fragments de
i'tlignon (MM. Dufrichc,Guillamat, Mme La Palme)
3. Chansons par M. Bruet et Mme Rivière.
4. Un soir de bataille, par M. Paul Mounet.
5. La Comédie-Française donnera TarLulle (MM.
Silvain, Louis Delaunay, Siblof, Joliet, Falcon-
nier, Ch. Esquier, Grandval, Mmes Renée du Mi-
nil, Thérèse -Kolb, Fayolle, Bergé).
Après la centième :
Un théâtre qui n'encombre pas la presse de ses
communiqués, c'est le théâtre des Nouveautés : à
peine une petite note chaque semaine pour annon-
ser la matinée du dimanche, et c'est tout. Il
n'en faut- pas conclure que le défaut de publicité
empêche les spectateurs d'affluer à l'élégante salle
du boulevard des Italiens, où nous avons constaté
hier soir un public nussi nombreux et aussi été-
gant qu'aux premiers jours, quatre mois bientôt
après la première représentation.
Une grosse at/aire est bien utiegrosse affaire
pour les Nouveautés.
-x-
Un nouveau succès :
Une grande soirée sera donnée aujourd'hui, à
l'Observatoire, à l'occasion de la clôture du ue
Congrès des Sciences ; M. d'Estournelles de
Constant a demandé, à ce sujet, à M. Albert Car-
ré, directeur de l'Opéra-Comique, de bien vouloir
prêter la Légende du Pont d'Argentan, l'exquis
petit acte de M. Henri Cain, musique de M. Félix
Fourdrain, qui sera interprété par Mme Vallan-
dri, la charmante créatrice du rôle de îa Vierge,
Mme Nina Ratti, M. Azéma et Belhomme.
C'est un succès de plus à l'actif du jeune musi-
cien, dont la Glaneuse, avant sa production an
Lyrique Municipal, va être jouée sur plusieurs
scènes de province.
- W*-
On dit que :
A la Porte-Saint-Martin, le succès de Lauznn
n'empêche pas de répéter la Glu, de M. Jean Hi-
cbepm, avec Mlle Polaire.
— A l'Ambigu, l'Assommoir poursuit sa brillan-
te carrière : on prépare néanmoins une reprise
de la Jeunesse des Mousquetaires.
— Mlle Marguerite Mérentié rentrè demain
vendredi, à l'Opéra-Comique, dans Carmen. Elle
aura pour partenaires M. Léon' Beyle. Mme Val-
landri et M. Blanchard.
- Mlle Aïda Boni est partie hier soir pour Bruxel-
les, où elle interprétera, dès le 25 courant, les
deux divertissements d'Arniide
— C'est en octobre 1910 que sera donnée la Foi,
de MM. Brieux et de Saint-Saëns, au théâtre Sa-
rah-Bernhardt.
La grande tragédienne a demandé à J'auteur et
au compositeur certains remaniements.
« Ce n'est que lnndi, probablement, que nous
aurons, à l'Apollo, la réouverture de cette jolie
scène, avec la répétition générale de la Veuve
Joyeuse.
- Mme Jane Hading va partir dimanche pour
une grande tournée dans la Grande-Bretagne.
Mme Jane Hading doit jouer l'Aventurière en An-
gleterre, en Ecosse et en Irlande.
— Le Théâtre Sacré donnera, pour la Ligue Pa-
triotique des Françaises, dans la grande salle de
l'hôtel Condé, rue Monsieur, un grand drame sur
Jeanne d'Arc les 23 et 31 mai. m. Henry Perrin
interprétera le rôle de Jean Lahire et Mlle Jeanine
Zorelli celui de Jeanne d'Arc. ç et Mlle J 1 eanin. e
— Le dîner de faveur, fondé par M. Jules Ro-
ques, reprendra lundi prochain ses assises ; il
sera présidé par notre aimable confrère Ichal et
Mlle Pomponnette.
A la Comédie-Française :
La représentation de retraite de Mlle Adeïine
Dudlay reste fixée au mercredi 5 mai, en matinée.
Un des clous de cette solennité sera l'interpré-
tation de la Nuit de mai, d'Alfred de Musset, par
Mmes Sarah Bernhardt et Bartet ; M. Reynaido
Hahn a écrit pour la poésie de Musset une remar-
quable partition.
A l'Odéon :
L'Odéon a fêté hier soir avec éclat la 50e repré-
sentation de Beethoven.
La salle, des plus brillantes, a applaudi d'enthou-
siasme la belle œuvre de M. René Fauchois et a
chaleureusement fêté la rentrée de l'éminent chfcf
d'orchestre, M. Edouard Colonne, qui, à cette occa-
sion, reprenait sa place au pupitre.
.0
L'orchestre Colonne étant retenu par des enga-
gements antérieurs, l'Odéon affiche pour samedi
et dimanche trois représentations populaires à
prix réduits avec location, dont voici les program-
mes :
Samedi, Le Cid (théâtre du Marais. 1636) ; Poil
de Carotte ; dimanche, matinée et soirée, le Ca-
nard sauvage.
Lundi prochain 26 avril, (pour la première série
de l'abonnement du lundi), l'Artésienne, avec le
concours de l'orchestre Colonne.
- x
Au Théâtre Lyrique de la Gaité :
Ce soir, 150 représentation de Mme Delna dans
la Favorite. C'est M. Affre qui interprétera le rôle
de Fernand, dans lequel il a obtenu chaque fois
un si gros succès.
x
A la Porte-Saint-Martin :
Le Bourgeois gentilhomme sera donné aujour-
d'hui en matinée à 2 heures, pour ila dernière fois
de la saison, avec Jean Coquelin dans le rôle de
Monsieur Jourdain, qu'il a marqué d'une emprein-
te si personnelle, MM. Dorival, Monteaux, d'Au-
chy, Chabert, Mmes Deraisy, Boucbetal, etc., lui
donneront la réplique avec Jeur talent habituel.
Rappelons que Mlle de Roskilde jouera la Chan-
teuse, et Mlle P. Régnier, de l'Opéra, la Danseuse.
Le soir, à 8 h. 1/4, Lauzun, avec M. Tarride,
Mmes Gilda Darthy et PjpôïuîuaL
Magnifiquement montée, la pièce de MM. Gus-
tave Guiches et François de Nion continue d'atti-
rer à la Porte-Saint-Martin tous les amateurs de
belles reconstitutions historiques, et son succès
croit de jour en jour.
Au théâtre Sarah-Bernhardt :
De nombreux étrangers de passage à Paris étant
venins demander à l'administration du théâtre Sa-
raih-Bernhardt à quelle époque Mme Sarah Ber-
nhardt jouerait la Dame aux Camélias, la grande
tragédienne a décidé de donner cette semaine deux
représentations du drame célèbre d'Alexandre Du-
mas fils.
Les deux soirées de la Dame aux Camélias, qui
promettent d'être particulièrement brillantes, au-
ront lieu vendredi 23 et dimanche 25 avril. Tandis
que Mme Sarah Bernhardt sera Marguerite Gau-
tier, M. Henry Rousselle (en représentation), inter-
prétera le rôle d'Armand Duval.
Les autres jours de la semaine et dimanche en
matinée, YAiglon (dernières) avec Mme Sarah Ber-
nhardt.
A l'Ambigu :
L'Assommofr, avec sa brillante interprétation :
MM. Decori, Fugère, Dieudonné, André Hall, Mmes
Léonie Yahine, Desclauzas, Alice Barton, en tête,
poursuit sa fructueuse carrière et permet à la
direction de préparer sans hâte une importante
reprise de la Jeunesse des Mousquetaires, pour
laquelle MM. Hertz et Coquelin réuniront une re-
marquable distribution.
Au Tréteau Royal :
La rue Caumai tin était subitement mise en émoi
hier par une rumeur insolite dans laquelle on dis-
tinguait les mois : royal, Heur de lys, etc.
Un rassemblement de curieux élégants qui s'était
rapidement formé, rendait la circulation impossi-
ble sur la chaussée.
Les agents débordés s'apprêtaient à demander
du renfort au poste voisin, craignant une nouvelle
manifestation des camelots du roy. Renseigne-
ments pris, il s'agissait de paisibles citoyens qui,
par une affiche fleurdelysée, rehaussée du diadè-
me royal, annonçaient au public la réouverture
du Tréteau Royal, lundi prochain, avec une pléia-
de d'étoiles de première grandeur.
Aux Trente ans de Théâtre •
Les Trente Ans de théâtre donneront jeudi pro-
chain 29, au Trocadéro (5 fr., 3 fr., 2 fr., 1 fr.), leur
deuxième matinée. La première partie compren-
dra : 1 Q Les Femmes de MQlière, premier acte des
Femmes savantes : MUes Leconte, Géniat et M.
Grand, et le quatrième acte de Tartuffe : Mlle So-
rel, MM. Lenoir, Paul Mounet.
Hommage à Molière : M. Mounet-Sully, et une
notice de M. Jules Claretie, lue par M. Paul Numa.
2° Fables et poésies par MM. Mounet-Sully, Le-
loir, Duflos, Mayer, Brémont, Galipaux, Mlles du
Minil, Leconte, Provost, Sylvie.
3° A quoi rêvent les jeunes filles : Mlles Géniat,
Dussane, Provost
la seconde partie, qui réunira les noms de
Mmes Judie et Jeanne Granier, comprendra :
1° Les Befrains d'autrefois, par Mme Judic ; la
délicieuse artiste chantera spécialement pour la
circonstance six de ses plus exquises dhansons,
le Sentier couvert, Bras dessus bras dessous, Mes
Amoureux. PUiuit, Ne m'chatouillez pas.
2° Gros Chagrins, la comédie de Courteline, que
reprendra Mme Jeanne Granier; la grande artiste
aura pour partenaire Mlle Burty.
4° Chansons de roule et du jour, par MM. Polin
et Fursy.
4° Scène de revue, de M. P.-L. Fiers, par MM.
Pougaud, Maure], Morton, Dumoraize.
La location est ouverte aujourd'hui.
Spectacles et Concerts
La matinée
Folies-Bergère, 2 h. 1/2 ; Olympia, 2 h. 1/2 ;
Alhambra, 2 h. ; Scala, 2 h. ; Cigale, 2 h. ;
Parisiana, 2 h. ; Moulin-Rouge, 2 h. ; Eldorado,
2 h. ; Gatté-nochechouarl, 2 h. ; Salle Charras,
Elysée-Montmartre, 2 h. ; Nouveau-Cirque, 2 h.
1/2 ; Hippodrome, 2 h. 1/4 ; Cirque Médrano, 2 h.
1/2 ; spectacles divers.
La soirée :
Aux Folies-Bergère, la Bemie des Folies-Ber-
aère. revue franco-anglaise eu 22 tableaux, de
P.-L. Fiers, le plus grand succès de la saison,
800 costumes (Miss Campton et Marie Marville,
l'excentrique Chris Richards, Claudius, Pougaud,
le ténor Salvalor Romagno, Maurel, Morton). La
première entente cordiale, les Pierrots américains,
les Camelots du Roy, le Vert-Logis: la Grève des
P. T. T.
— A l'Olympia, Paris-Singeries, revue à grand
spectacle, dix-huit tableaux de MM. Max Dearly
et Millot (Mites Elhel Levey, Idette de Brémon-
val, MM. Vilbert, Max Morel, Gibard, Darcet,
Hesse et M. et Mme X.). Le pays des singes,
match d'un train et d'une auto, le Palais des
contes. — Nombreuses attractions. Ferry Corvey,
ballet (Mlle Relly).
— A Parisiana, La Veuve Soyeuse, opérette
française à grand spectacle (2 actes, 6 tableaux),
de MM. Eugène Joullot et Henry de Farcy,
Mmes Esther Lekain, Hélène Gondy, Mory-Hett,
MM. Dutard, F. Frey. Etrange aventure, de M.
Serge Basset.
— Au Moulin-Bouge, En Vair, Messieurs 1 revue
en 3 actes et 20 tableaux, de MM. H. Moreau et
Ch. Quinel.
- Au Casino de Paris, 9 h., Evarist, virtuose
xylophoniste; les excentriques Sterzelly et Moore;
la belle Olida, le réveil de la Momie d'Ameneritis
(Mlle Nuccellati), les mystères hindous, le célèbre
Dickson; Fruit défendu, ballet (Mlle de Consoli).
--x-
Une bonne nouvelle :
C'est le printemps! Les Champs-Elysées ver-
doient et la saison, si l'on en croit les pronostics
de nos Calchas les plus fameux, s'annonce comme
devant être exceptionnellement bonne.
Voici que sur la demande de quantité de per-
sonnes, le Restaurant et le Concert des Ambassa-
deurs devancent leur réouverture qu'ils annoncent
pour dimanche prochain 25 avril.
Matinée à deux heures et demie.
C'est le printemps!. C'est le printemps!.
A l'Olympia :
Aujourd'hui, à 2 h. 1/2, matinée : Paris singe-
ries. la revue à grand succès, avec M. et Mme
X. d tandem. PAhel Levey, Vilbert, Idette Bré-
monvaJ. Max-Moret, Gibard, Darcet, Resse, etc.
Scènes nouvelles, ballet, attractions diverses.
A Barrasford's Alhambra : >
Qu'est-ce que Houdini, l'homme insaisissable t
En réalité, il y en aurait long à dire sur ses expé-
riences. Ce qu'il y a de vrai, c'est qu'il constitue
la plus curieuse des attractions qu'on puisse ima-
giner. Houdini s'est rendu populaire en peu de
temps, non seulement par les exploits qu'il accom.
plit chaque soir sur le plateau de 1 Alhambra,
mais encore par le plongeon dans la Seine qu'il fit
le 7 de ce mois, après avoir été enchaîné..
Houdini fait oourif tout Paris.
Au Bal Tabarin :
Tous les soirs, les célèbres danseuses anglaises
les Little Gobblers, et les quadrilles réalistes sonfi
acclamés par des salles combles et enthousiastes.
Samedi prochain, Grand concours de modèles, dé-
filé des lauréates, reproduction des chels-d'œuvre
de nos grands maîtres modernes. Sarabande des
pifferrari, le char des modèles antiques, le palan-
quin de la reine des modèles et le triomphe de la
beauté esthétique ; voilà un vrai régal des yeux
pour l'élégant public de ce féérique établissement
-
Le meeting de Monaco :
Toutes les phases de cet imposant meeting qui
vient de se terminer ont été kinématographiées et
merveilleusement réussies. Tout Paris viendra les
admirer au Kinéma Gab-Ka, 27, boulevard des
Italiens, ainsi que les actualités et événements
sensationnels.
En matinée ou soirée, vous vous amuserez too-
jours bien. --. -.1
■i
NOTES MUSICALES
La soirée :
Salle Gaveau, à neuf heures, neuvième Concert
SecSiiark Au programme : Symphonie pastorale,
Beethoven. Audition intégrale de RédemfJtion, César,
Franck, etc. Orchestre et chœurs : 200 exécutants.
-x-
Audition d'élèves :
Mlle Marguerite Bracks, la distinguée professeur
de chant, donnera, le jeudi, 6 mai, à la salle Le-
moine, une audition d'élèves, parmi lesquelles on
annonce de remarquables sujets.
-x.-
Concerts Gutmann :
Moriz Rosenthal, le célèbre pianiste viennois, don.
nera, demain, vendredi, à la salle des Agriculteurs.,
son deuxième oonteert, dont le programme a èU
déjà publié (Badi, Hœndei, Padre Martini, Brahms,
Chopin, Schumann, Rosenthal). Billets à 20, 10, 5 et
3 francs, chez Durand et fils, 4, place de la Made-
leine; Moullé, 1, rue Blanche: salle des Agricul-
teurs, et à l'administration de Concerts Albert Gut-
mann, 106, boulevard Saint-Germain.
— Mercredi, 12 mai, il y aura une sensation musi-
cale au théâtre Sarah-Bernhardt : c'est un concert
russe avec le concours \de la célèbre cantatrice Félia
Litvinne, de l'excellente pianierfre Olga Semaroff, et
de l'orchestre Colonne (75 exécutants), sous la direc-
tion de l'illustre chef d'orchestre polonais, Léopold
Stokowski Prix des places : loges (la place), fau-
teuils de balcon 1er rang, fauteuils d'orchestre 1" sé-
rie : 20 francs; fauteuils d'orchestre 2* série, fau-
teuils de balcon 2e rang, et lw galerie : 6 francs;
2e galerie : 3 francs; amphithéâtre : 2 francs. La
vente des billets commencera samedi prochain, chez
Durand et fils, 4, place de la Madeleine; au théâtre
Sarah-Bernhardt et à l'administration de Concerts
Albert Gutmann, 106, boulevard Saint-Germain.
M. O. de Lagoanère, le distingué compositeur
de musique, vient d'écrire sur Simples héroïnes,
poésie de M. Léon Hély, une ravissante mélodie
dédiée en respectueux hommage aux Femmes de
France. Cette œuvre, déjà très connue des dilet-
tenti, sera-bientôt universellement populaire.
- San~tfllane
Le Grand-Hôtel, à Paris, décidé à ne le cédée
en rien aux hôtels les plus modernes, a fait
remettre à neuf toutes les chambres et tout
Bon mobilier. Beaux appartements avec salles
de bains privées- Plan-tarif sur. demande.
———————— —————————
---
LES COURSES
LE TREMBLAY
Je crois que nous avons vu hier un assez bon
cheval : Brabant a encore à gagner et il s'est ad-
jugé le prix Bay-Middleton avec une grande faci-
lité. Il avait raison de Malachite qui avait très
bien couru à Paris. C'est un très fort poulain qui
pourrait être un poulain d'avenir. Il est frère de
Brasero qui lui-même galopait et put tenir compte
de la faculté spéciale des Doriclès à se tirer de la
grimpette du Tremblay. Malheureusement, il a un
éparvin qui lui fait tirer la jambe. Karita 1 avait
précédé hier dans cette voie victorieuse. Je dois
mentionner également le succès de Lagadec. Il
est parti très voûteux. Le handicaper ne s'en était
pas méfié.
Prix Darioletta (2.000 francs, 2.150 mètres. — 1.
Ptolomée, à M. H. Ternynck (J. Gliilds), 2. Jesa,
3 Lerne. — 1 demi-loogueur, 2 longueurs. — N.
P. : Zertine II, Red Bluff, Analyse, Lydia, Gamin,
Ambre, Duc de Normandie, Coq Gascon, Tripette.
P. M. : 74 fr. 50 ; placés, 21 fr. 50, 18 francs,
30 francs.
Prix Barbelle (4.00 francs, 1.600 mètres). — 1.
Karita, à M. W. Flatman (Curry), 2. Guirlande, 3.
Sedge Moor. — 1 longueur et demie, 1 encolure. —
N. P. : Toupie, Chicorée, Larragnaga, Ganga Cha-
ta, Tarragone, Malause, Aigrelette, Chalabre, Lan-
caster Gâte.
P. M. : 34 francs ; placés, 16 francs, 37 fr. 50,
20 fr. 50.
Prix Sultan (2.000 francs, 1.400 mètres). — 1.
La Zecca, à M. A. Childs (Ch. Childs). 2. Pierrot
111,3. - longueurs, 1 longueur et demie.
— N. P-: Géma, Léopard, Sirli, Tocsin, Cavalaire,
Ma Chérie, Susquehanna.
P. M. : 45 francs ; placés, 19 fr. 50, 24 francs,
117 francs.
Prix Flying-Dutchman (5.000 francs., 2.150 mè-
tres). — 1. Rose Noble, à M. J.-B. Duryea (O'Neii),.
2. Jim Cara. — 4 longueurs.
P. M. : 19 fr. 50.
Prix Bay-Middleton (5.000 francs, 2 300 mètres).
— 1. Brabant, au duc de Gramont (J. Childs), 2.
Malachite, 3. Florimond Robertet. — 4 longueurs,
4 longueurs. — N. P. : Le Repas, Ampélopsis, Le
Tremblay, Manchot, Roi des Huns, Lemon Squnsh,
Trémolo, Duc d'Antin, Feu de Bengale, Gland
d'Or, Noron, Skaliger, Qui Qu'en Grogne.
P. M. • 211 fr. 50 ; placés, 30 francs, 14 fr. 50,
17 fr. 50.
Prix Payment (4.000 francs, 2.150 mètres). — 1.
Lagadec, à M. J. Wysocki (Curry), 2. Kidney
Wort, 3. Salamine. — 1 longueur et demie, 2 lon-
gueurs. — N. P. : Rat à Poils, Roscoff, Galant,
Képi. Chartres, Lalla Rouhh. "I
P. M. : 62 francs ; placés. 18 fr. 50, 17 francs,
45 francs.
A
Calendrier de la semaine : vendredi 23, Enghicn;
samedi 24, Saint-Cloud ; dimanche 25, Paris
Raymond Isabel.
:t Gil Blas" sportif
LA COMMISSION D'AVIATION DE L AERO-CLUH
La commission d'aviation de rAéro-Club d«
France s'est réunie mardi, sous la présidence de
M. Rodolphe Soreau.
Etaient présents : MM. Soreau, Léon Barthou)
comte de Castillon de Saint-Victor, comte de la
Vaulx, René Loysel, Louis Godard, F. Peyrey, Er-
nest Zens, A. Goupy, H. Kapferer, Guffroy, capi-
taine Ferber.
La commission a définitivement arrêté les règle-
ments de ta semaine de Champagne, du 22 au 29
août, et des éliminatoires de la Coupe Gordon-
Bennett.
La commission a décidé de créer trois nouveaux
prix pour les aviateurs débutants (200 francs et
une plaquette). Le règlement est identique au pré-
cédent, mais le parcours minimum est porté à
500 mètres.
L'ACATENE METROPOLE ne s'use pas, ne s'a-
btme pas. Il y a des Acaténiens qui ont leur ma-
chine depuis huit ans et qui s'en servent toujours.
C'est la routière par excellence : pas de réglage,
pas d'usure ; roulements doux et rigidité parfaite.
Demander le catalogue, 47, rue Cartier-Bressson, à
Pantin (Seine).
Automobilsme
Statistique. — Très intéressante la statistique
que publie les Sports.
C'est encore, dit notre confrère, le Salon de J'Au.
tomobile qui détient pour 1906, le record du noaf
Gazette Judiciaire
MANIFESTANTS EN 8IMPLE POLICE
Quelques manifestants d'opinions diverses com-
paraissaient hier en simple police.
D'abord, huit socialistes arrêtés à la cérémonie
de l'inauguration du monument Floquet, vonrsui.
vis pour tapage injurieux : Guesdes fils Hippeau,
Dessat, Allards, Bachelot, Barboni, Labbé et Bâr-
lia, ont été condamnés à cinqi ours de prison et
15 francs d'aînande — les deux derniers par dé-
faut.
D'autre part, deux CI Camelots dn Hoy M, arrêtes
devant Saint-Augustin, MM. Coiffards et José
Gautier, ont été condamnés à la même peine, pour
tapage injurieux également.
En outre, M. Maurice Pujo, arrêté le 10 février,
rue de la Sorbonne, a été condamné pour compli-
cité de tapage injurieux, à cinq jours de prison
r et 15 francs d'amende ; même condamnation pour
M. Montenot.
Quant à M. Lecret, défendu par Me Léon Prieur,
11 a été acquitté. Ces deux derniers manifestants
avaient également été arrêtés au cours des mani-
testations organisées contre M. Thalamas.
LE TIMBRE OBMTERÉ
Mme F., d'ailleurs veuve et fille d'artiste,vivant
dans une large aisance, comparaissait hier devant
la 11e chambre correctionnelle pour avoir employé
un timbre-poste de cinq centimes ayant déjà servi
pour affranchir une lettre ; quand on lui soumit
le « corps du délit », cette dame ne put rappeler
ses souvenirs, car elle a, parait-il, l'habitude d'ex-
pédier une vingtaine de lettres par jour. Bien
qu'elle alléguait sa bonne foi, elle a été condamnée
à 16 francs d'amende. -
DIFFAMATION
En raison d'un article du 10 septembre 1908,
intitulé « L'exploitation de la misère, l'abbé Santoi
et son œuvre u, l'abbé Santol avait assigné, pour
diffamation, en 20.000 francs de domages-intéréis,
le jornal l'Humanité ; la 9e chambre coreetion-
le journal
nelle, présidée par M. Gibou, vient de lui allouer,
en tout, 200 trancs.
Avocats : Maîtres Joseph Ménard et Jules Ubry.
RUPTURE DE CONTRAT
Mlle Méaly jouait depuis quelque temps le rôle
de la commère dans la revue de l'Apollo, aux ap-
pointements de 400 francs par soirée quand, un
soir, ne trouvant point, comme de coutume, ses
vingt louis dans sa loge, elle refusa d'entrer en
scène ; le. revue n'avait plus de commère; la char-
mante artiste ne voulait pas monter sur les plan-
ches vant d'avoir reçu ses billets bleus.
Elle quitta le théâtre et demanda bientôt au
Tribunal de Commerce non seulement le paiement
de ce qui lui était dû, mais encore le montant du
dédit de 20.000 francs prévu à son contrat ; elle
alléguait qu'un retard dans le règlement de ses
cachets l'autorisait à rompre son engagement aux
torts et griefs, du directeur. -
Le Tribunal de commerce vient de lui donner
gain de cause en principe, mais il ne lui a accorde
en dehors de ses 400 francs d'appointements que
la somme de 9.000 francs sur le montant de son
dédit.. Maître Renard.
Hfr— 1
Nouvelles du Palais
< iierimE EHIPtS-TÉRY
Ainsi que nous le faisions prévoir hier, les plai-
gnants contre M. Gustave Téry sont maintenant
officiellement quatre : d'abord M. Empis, rédacteur
de première classe au bureau de 1 artillerie du
ministère de la marine, et ensuite MM. Fumay,
sous-directeur, Magnaud, chef de bureau, et Havet
rédacteur principal, tous attachés au même bureau.
Hier MM. Empis, Fumay et Havet sont venus
ehex M. le juge d'instruction Chênebenoit pour se
constituer partie civile. Quant à M. Magnaud,. mo-
mentanément absent de Paris, il a écrit au juge
Dour se joindre à ses collègues.
LES ICONOCLASTE8
Dans l'affaire des dégradations commises au
jardin du Luxembourg sur le monument de Scheu-
rer-Kestner et sur plusieurs statues, M. Bourdeaux
vient de clore son instruction. Il y avait deux
« Camelots du Rov » inculpés : MM. Eugène de
Bœ-ver et Hubert. Le juge a rendu un non-lieu en
faveur du premier, mais a renvoyé le second en
correctiornnelle.
MEURTRIER PAR HUMANITÉ
Nous avons annoncé le renvoi aux assises, pour
meurtre, de Baudin qui, le 31 janvier, à Puteaux,
a tué sa femme pour mettre fin aux souffrances
qu'elle endurait, d'une maladie incurable. Hier, à
'la recruête de M0 Robert Bernstem, le juge, M. Lar-
cher, a ordonné la mise en liberté provisoire de
l'accusé.
LE MEURTRE DE SAINT-OUEN
Mardi, à Saint-Ouen, un alcoolique, Gustave Oli-
vier, qui était sorti depuis peu de prison, frappait
mortellement sa femme de 17 coups de couteau.
Le docteur Vibert, qui a fait l'autopsie du cadavre,
a constaté deux perforations du poumon.
M. Bourgueil, juge d'instruction, a fait il-n
premier interrogatoire à Olivier, qui a fait des
atveux, disant :
- Elle me trompait, et elle m'a menacé avec
une bouteille ; j'ai vu rouge et j'ai « tapé » sans
me rendre compte. Mais elle m'a pardonné car,
avant de mourir, elle m'a dit : (e Mon petit hom-
me viens, embrasse-moi, c'est fim ! »
Il est peu probable que le jury lui tienne grand
compte de ce prétendu p&rdon. 1
En attendant, il a été éeroué.* 1, Santé.
R. GaUneau.
Immense Incendie à Sl-Ouen
Le dépôt d'huile et d'essence
de la Cie du Nord en flammes
TROIS BATIMENTS DETRUITS
..-- -
Le feu au dépôt du Landy
Une immense cotlonne de fumée s'élevait hier
matin vers dix heures au-dessus de la Plaine-
Saint-Denis. Poussée par un vent léger, elle se dé-
roulait en épaisses volutes et étendait bientôt un
énorme nuage sombre sur toute la région nom-est
de Paris. Des groupes 'de passants se formaient
sur les boulevards et dans les rues afin de contem-
pler ce spectacle impressionnait.
C'était les entrepôts d'huile, de pétrole et d'es-
sence de la Compagnie du chemin de fer du Nord
qui venaient de prendre feu..
Ces entrepôts sont situés dans la Plame-Samt-
Denis, à la limite du territoire de Saint-Ouen. Ils
sont répartis sur un triangle de plusieurs centai-
nes de mètres de côté, entre la ligne des tramways
de Saint-Denis et les. voies de garage du Landy. Ils
comprennent de vastes magasins et deux étages en
sous-sol.
Huit à neuf mille tonneaux d'huile d'arachide, de
pétrole et d'essence se trouvaint amassés, tant
dans les magasins que dans les caves. Avant-hier
encore, on y avait débarqué 00f) fûts de pétrole.
Comment le feu a pris
Le feu a iprie vers 9 heures 3/4, à l'angle de ta
gare du Landy et de la ligne des tramways. On n'a
pu encore préciser leacauses du sinistre. On croit
toutefois que du mâchefer enflammé sera tombé
d'une locomotive qu'un chauffeur était occupé à
Il décrasser » ; le sol, saturé d'huile, aura nambé,
et les flammes auraient gagné les .magasins où tra-
vaillaient une trentaine d'ouvriers.
Les ouvriers et employés de la gare du Larldy,
au nombre de deux ou trois cents, sont aussitôt ac-
courus.
- J'étais, nous dit l'un o eux, occupé à visiter
tin wagon, quand dés cris m'ont fait tourner la
tôle. J'ai aperçu un peu de fumée ; puis, en un clin
d'ceil, des flammes ont jailli de tous côtés, tandis
que nos camarades de l'entrepôt se sauvaient.
— Croyez-vous que quelqu'un d'entre eux ait
été surpris par les flammes.
— Je ne le crois pas. L'un d'eux, à qui je viens
encore de parler, m'a affirmé que tous avaient pu
s'échapper sains et saufs.
Il Nous nous sommes précipités en foule vers les
magasins qui n'étaient pas encore atteint. Nous
avons enlevé les fûts entassés en piles énormes et
nous les avons roulés à plusieurs centaines de mè-
tres du foyer. Mais l'incendie gagnait rapidement
du terrain ; d'autre part, la fumée, une fumée noi-
re et àcre, menaçait de nous asphyxier. Bref, nous
avons dû renoncer à poursuivre notre besogne.
u D'ailleurs, les pompiers arrivaient à notre se-
cours.
Immense brasier. - Les mesures d'ordre.
M. Lépine sur les lieux
M. Léger, commissaire de police de Saint-Ouen,
travaillait dans son bureau quand l'incendie a
éclaté. Un inspecteur, qui avait aperçu la fumée,
est venu le prévenir. De leur côté, les commis-
saires de police de Saint-Denis-nord et Saint-Denis-
sud, également informés, ont amené leurs agents
au Landy.
Une foule énorme s'était déjà massée autour du
vaste terrain, transformé en brasier. Un accident,
peut-être même une catastrophe, était à redouter.
Tous Des magasins étaient en flammes; d'instant en
ihstant, § des se faisaient entendre :
c'étaient les fûts té pëtrole qui éclataient. On pou-
vait craindre que le feu, gagnant les essences ac-
cumulées dans les caves, ne provoquât une explo-
sion formidable.
Enfin, grâce au renfort d'agents venus de Paris
et d'une compagnie du 120° de ligne en garnison
à Saint-Denis, on a pu établir un service d'ordre
et, par des barrages, retenir les curieux à une dis-
tance suffisante.
Cependant, les pompiers de Saint-Denis et de
Saint-Ouen, bientôt aidés de leurs collègues de
Paris, attaquaient l'incendie de tous côtés. Mais il
fallut faire la part du feu. Heureusement, les entre-
pôts sont isolés. Seules, la maisonnette de la garde-
barrière et l'usine électrique qui distribue la lu-
mière à toutes les gares voisines étaient à proxi-
mité des bâtiments incendiés. Le feu avait déjà
gagné et détruit la maisonnette de la garde-bar-
rière; il s'étendait jusqu'aux palissades en bois qui
clôturent la voie, aux poteaux' électriques, dont
plusieurs étaient déjà consumés et aux traverses
en bois des rails.
Les efforts des employés de la Compagnie, diri-
gés par leurs chefs et leurs directeurs accourus à
la première alerte, se portent de ce côté, tandis que
les pompiers s'attachent à préserver l'usine - élec-
trique dont les carreaux volent en éclats sous l'ac-
tion de la chaleur qui est intense. Quant aux entre-
pôts ils ne forment pdus qu'un immense brasier,
flambant sous un lourd panache de fumée que des
jets de flammes immenses trouent à chaque ins-
tant d'éclairs fulgurants.
Cependant les craintes d'explosion sont toujours
aussi vives, et à midi on fait évacuer tous les en-
virons jusqu'à une distance de plusieurs centaines
de mètres.
La fumée qui s'élève du triangle en feu devenant
moins épaisse, on aperçoit, entre les flammes qui
jaillissent, les carcasses des bâtiments dressant
leurs armatures de fer tordues et des pans de
mur qui s'écroulent. On suppose que les deux éta-
ges du sous-ool se 'consument alors lentement, les
essences ayant dû en grande partie s'évaporer
déjà sous l'action de la chaleur.
M. Lépine, préfet de police, est arrivé sur les
lieux. Il s'assure que toutes les mesures d'ordre
sont bien prises. M. Bonnier, architecte-voyer en
chef de la préfecture de la Seine, est également
accouru à la première nouvelle du sinistre.--
La foule force les barrages
--.-
La foule a réussi, vers deux heures et demie, à
forcer sur un point les barrages du service d'or-
dre. Sept à huit cents personnes se sont précipitées
par la brèche et se sont approchées du foyer, gê-
nant par leur présence et leurs mouvements la
manœuvre des pompes. Des sommations étant de-
meurées sans résultat, le préfet de police a eu re-
cours à un moyen dont l'effet est irrésistible. Il a
fait diriger les lances des pompiers sur les intrus
et ceux-ci se sont dispersés dans une débandade
folle.
Les blessés
Jusqu'à présent, on n'a heureusement aucun ac-
cident grave à signaler. Toutefois, un ouvrier de
la Compagnie du Nord, M. Menuret, s'est brisé
l'épaule droite en tombant du haut du toit de l'u-
sine électrique. Relevé par les secouristes de Saint-
Ouen, les » Audoniens », il a été transporté dans
un wagon transformé en poste de secours, où il
a reçu les soins du docteur Socquet, qui se trou-
vait à Bois-Colombes au moment où l'incendie a
éclaté et qui est arrivé des premiers à la gare du
SLandy. Un autre ouvrier de ila Compagnie a été
à moitié électrocuté en voulant se retenir à un fil
électrioue. L'état des deux blessés n'est pas grave.
L'importance des dégâts
Au service du matériel de la Compagnie du Nord
on nous déclare que bien qu'on ne puisse qu'à
quelque chose près évaluer la Quantité kl'huile brû-
lée, on peut dire que celle-ci s'éi „ve à environ un
million de kilos.
En comprenant les bâtiments brûlés, il est donc
probable que les dégâts s'élèveront à un peu plus
d'un million de francs, le kilo d'huile revenant au.
prix de 60 à 65 centimes.
Ajoutons que la Compagnie des chemins de fer
du Nord s'assure elle-même.
L'enquête
C'est M. Hastron, juge d'instruction, qui a été
désigné par le parquet, pour ouvrir une enquête.
Il's'est aussitôt rendu sur le théâtre de l'incendie,
en compagnie de M. Dubief, ingénieur.
Va assassinat à Bois-Colombes
Une octogénaire égorgée. — L'enquête judiciaire
Un assassinat a été commis, mardi, en plein jour,
à Bois-Colombes, dans un pavillon situé au n.0 '8
de la rue Lecomte.
Ce pavillon était habité par sa propriétaire, une
vieille rentière, Mme Mariette Egalon, âgée de
soixante-dix-neuf ans, qui, malgré son grand âge,
était assez alerte pour vaquer à son ménage. Un
de ses petits-neveux, Louis Peyton, vivait avec
elle. Mais ce jeune garçon de quinze ans suit les
cours de l'école Diderot à Paris. Il part le matin
de très bonne heure et ne rentre le soir qu'à sept
heures. MrfÇ- Egalon restait dons seule pendant
toute la journée.
Mardi, en rentrant de l'école à l'heure habituelle,
le jeune homme fut surpris de trouver la grille du
jardin fermée seulement au loque'teau, alors
qu'elle est généralement fermée à clef. La porte dn
la maison était grande ouverte.
Il crut tout d'abord que sa marraine était sortie
précipitammnt pour aller chercher chez un four-
nisseur quelque chose pour le dîner. Après une
demi-heure d'attente, un peu impatienté, il se déci-
da à manger sans elle.
A la fin, pourtant, pris d'inquiétude, il monta au
premier étage, et là, trouva sa marraine : elle gi-
sait inanimée sous la table de sa chambre, les
pieds près du coffre-fort qui était ouvert.
Le docteur Charvet, qui arriva bientôt, constata
que le corps était déjà froid. La tête de Mme Eta-
lon reposait sur le bras droit replié, au milieu
d'une flaque de sang ; elle portait une éraflure
sur la joue. Mais lorsqu'il voulut la soulever, le
médecin aperçut une large plaie à la gorge : le
cou avait été tranché assez profondément pour
sectionner l'artère carotide. f
Hier matin, MM. Cail, juge d'instruction, Ha-
bard, chef de la Sûreté, le docteur Socquet, méde-
cin légiste, ont procédé à de minutieuses investi-
gations.
Il a été établi que Mme Egalon avait été vue
pour la dernière fois à deux heures et demie de
f'après-midi, en conversation dans son jardin avec
un homme dont on n'a pas pu donner un signale-
ment précis. Une voisine a dit qu'il portait un cha-
peau melon, qu'il paraissait être âgé de « trente à
quarante ans n.
La victime a été frappée- devant son coffre-fort
qui a été ouvert avec les clefs. On n'a pu établir
encore ce qui a été dérobé, le petit-neveu de Mme
Egalon ignorant ce que renfermait le coffre-fort.
Près du cadavre, on a trouvé un prospectus de
la « Ligue pour la sécurité publique » qui vient de
se fonder à Bois-Colombes pour organiser une sur-
veillance plus efficace que celle qui peut être faite
par les agents de police mis en trop petit nombre
à la disposition des communes de la hanliene. Il
est probable que c'est tout à fait par hasard que
ce prospectus se trouve là. Cependant, un inspec-
teur de ta Sûreté émettait l'ypolhèse que l'assas-
sin avait pu se présenter à Mme Egalon comme
un représentant de la Ligue chargé de recueillir
son adhésion. On savait enfin la vieille rentière
très soucieuse d'assurer sa sécurité. Elle répétait
fréquemment qu'elle était bien aise d'habiter à
.proximité de la gendarmerie.
Le juge d'instruction va interroger lts parents
de Mme Egalon pour avoir des renseignements
sur sa vie.
Le neveu de la victime, M. Peyton, habile rue
Gambetta, à Puteaux.
Jusqu'à jprésent, la police n'a pas d'indication
suffisante pour suivre une piste. M. Bertillon est
venu dans la matinée faire diverses constatations.
La population de Bois-Cûlornbes est très impres-
sionnée par cet assassinat.
------ --r_--~--~
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NI caustique, ni toxique, ne taohant pas.
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PID2: 3" 25 la FI- pour ao Ht. dars toutes Pbarmactea.
--- .-
Faits Divers
Après la fête. — M. Guillot, voyageur de com.
merce, demeurant 12, rue Bayen, acceptait, hier
soir, de se faire accompagner chez lui, en voilure,
par deux ihdivMus, dont un soldat de l'infanterie
coloniale, qu'il avait rencontrés « en bombe n, à
Montmartre. Lorsque le fiacre fut arrivé à desti-
nation, les deux inconnus réglèrent le montant de
la course. Ils laissèrent ensuite s'éloigner le co-
cher, puis se jetèrent sur M. Guillot,, qu'ils assom-
mèrent et dévalisèrent.
Le malheureux voyageur de commerce, relevé
tout meurtri par des passants, s'en fut, quelques
instants après, conter sa mésaventure à M. Kien,
commissaire de police du quartiter d-es Ternes. Le
magistrat recherche le colonial et s&n complice.
Tragique rêveR. — Jean Nicole ouvrier terras-
sier, demeurant m garni, rue de Crimée" attei-
gnait sa trentième année, et, 4 cette occasion, m
Compagnie d'amis, il fit de nombreuses stations
dans les bars de la VUiette.
Cette petite noce se termina assez tard dans la
soirée, après quoi chacun regagna son domicile.
NicoJe s'achemina péniblement vers le sien, et
une fois chez lui, alluma sa bougie et se coucha
tout habillé. Son réveil devait être tragique, car
dans un mouvement qu'il fit en dormant, il ren-
versa la bougie qui communiqua le feu à la lite-
rie.
Des voisins enfoncèrent la porte du terrassier,
éteignirent l'inceriidie et transportèrent Nicole dans
une pharmacie. Le malheureux, qui était horrible-
ment, brûlé sur tout le corps, n'a pas tardé à suc-
comber.
Le feu au Cercle militaire. — Un commencement
d'incendie, oocasionné, croit-on, par un court-cir-
cuit, s'est déclaré hier soir au Cercle militaire,
avenue de l'Opéra.
Le feu, qui n'a causé que des dégâts peu impor-
tants, a été rapidement éteint par les pompiers du
Marché-Saint-Honoré.
Disparition d'un caissier. — Il y a quelques
jours, M. Devambure, âgé de 46 ans, 'demeurant 6,
passage du Désir, caissier dans une agence théâ-
trale de la rue Vivienne, était chargé d'aller dépo-
ser une somme de 11.000 francs dans un établisse-
ment de crédit des boulevards.
Le soir, il ne reparut ni à son bureau, ni à son
domicile.
L'enquête ouverte par le directeur de l'agence
a établi que le dépôt n'avait pas été fait. Comme
la probité de M. Devambure est au-dessus de tout
soupçon, on craint qu'il n'ait été victime d'une
agression.
Des recherches sont faites par M. Labat, com-
jnnissaire de police, et par le service de la Sûreté.
La rage. — Un rentier, M. Ramaille, accompa-
gné de son chien, un énorme bull, pénétrait hier
après-midi dans le square du quai Jemmapes.
Il venait de s'asseoir, lorsque, tout à coup, la
bête se jeta sur lui et le mordit cruellement aux
jambes.
Deux fillettes de huit et neuf ans, Berthe Rou-
giéron et Céiine Fontaine, qui jouaient sur un tas
de sabre. Examiné par un vétérinaire, le chien a
Un gardien de la paix abattit l'animal à coups
de sabre. Examiné par une vétérinaire, le chien a
été reconnu atteint de la rage.
Les trois victimes ont été conduites à l'Institut
Pasteur.
Les suites d'un accident. — Mme Youssouf Sod-
dick Bey, demeurant 194, boulevard Malesherbes,
passait, hier à midi, en auto-taxi, place Wagram,
lorsque, par suite d'une fausse manœuvre, le vé-
hicule alla se jeter contre un arbre.
La voyageuse fut projetée à terre où elle se bles-
sa, mais légèrement, au visage et aux mains.
Dans sa chute, un collier de perles de grande va-
leur se brisa. Une dizaine de perles s'éparpillèrent
sur la chaussée ; on ne put les retrouver.
M. Midhaut, commissaire de police du quartier
de la Plaine-Monceaiu, soupçonne des témoins de
l'accident de se les être appropriés.
————— —————
Nouvelles de partout
PROVINCE (21 avril)
HazebroucK. — On a découvert dans une maison
située au lieu dit le Parc, près d'Hazebrouck, une
vieille femme, nommée Behague, le crâne fracturé
à coups de bâton.
Le parquet s'est rendu sur les lieux.
Montpellier. — A la suite d'une polémique de
presse, une rencontre au pistolet a eu lieu ce ma-
tin entre deux journalistes de Montpellier, MM.
Raoul Duvray et Max Erith. Deux balles ont-été
échangées tans résultats.
Nîmes. — On signale dans les vignobles du ter-
ritoire de Beauvoisin une nombreuse invasion de
chejiilles noires et velues qui dévorent les jeunes
lbourgeons des vignes. De nombrèux tônements
sont déjà dévastés.
ETRANGER (21 avril)
Angleterre. — Londres. — Mme Marguerite H (S
bert, Agée de 59 ans, auteur d'ouvrages pédagogi-
ques et notamment d'un traité de prononciation
française publié en 1905, est décédée mardi de ma-
ladie et surtout de misère à l'infirmerie du dépôt
de mendicité de Whitechapel.
— Belfast. — Un incendie qui a éclaté dans une
distillerie de wisky s'est propagé à d'autres éta-
blissements. Les dégâs sont évalués à 250.000 li-
vres sterling.
Le Curieux.
Le Théâtre
Au THÉÂTRE ANTOINE : Masier Bob (Gagnant du
Derbuk pièce en quatre actes, de MiM. JHenn
de Brisay et Marcel Lauras.
M. Gémier, qui a monté les premières pièces
de MM. Thurner et Népoty, a réalisé de gros-
ses recettes en jouant Sherlock flolrnes, de M.
Pierre Decourcelle. Je (pense qu'en nous offrant
Master Bob (Gagnant du Derby) il n'a pas cru
découvrir un chef-d'œuvre, mais une pièce qui
pût devenir populaire. C'est un méiodrame
dont 'les tableaux sont ingénieux et amusants,
et -certaines scènes semWent écrites par un dis-
ciple de M. Brieux. Il est évident, en effet, que.
les auteurs, MM. de Brisay et Lauras, ont
voulu donner de précieux conseils à leurs con-
temporains. Ils s'efforcent de les détourner du
jeu ; ils leur montrent le danger des courses
et du pari mutuel, tout en rendant hommage
à l'amélioration de la race chevaline.
Deux bookmakers vivaient en paix. Ils s'ap-
pelaient Jean Durieu et Cornélius Goldstramm.
Ils faisaient ensemble de fructueuses..- opéra-
tions, mais Durieu aima Lucienne, qui était la
maîtresse de Goldstramm, et il s'efforça de
ruiner son confrère, son rival. Il y parvint.
Goldstramm dut s'enfuir à l'étranger. Les affai-
res de Durieu furent si prospères qu'il créa
une fabrique d'automobiles et qu'il eut une
écurie de courses. Un de ses chevaux, Master
Bob, a gagné le Derby et s'apprête à triomjptoer
dans le Grand Prix.
Mais Goldstramm revient d'Australie. où il
a gagné -des millions. Il n'a qu'un but : perdre
Durieu. Il essaie tout d'abord de reprendre Lu-
cienne. Mais il n'y parvient' pas. Il a résolu
aussi de s'attaquer aux agences clandestines
de paris qu'a fondées Durieù. En quelques
jours il leur inflige une perte de sept cent mille
francs. Enfin, if ne veut (pas que Master Bob
soit le vainqueur du Grand Prix. lil corrompt
l'homme qui soigne le cheval. Mac-Lean est en
effet joucytr et il n'a pas la chance. Il a dû em-
prunter à un usurier une somme considérable.
Goldstramm lui versera cent mille francs s'il
consent à donner à Master Bob des pilules qui
le mettront en état d'infériorité.
Mac-Lean, qui redoute la misère pour lui
et les siens, otéit. Contre toute attente, Master
Bob est battu, dans la grande épreuve, par un
animal de seconde classe. La foule croit que
Durieu a affaibli son cheval pour gagner une
forte somme sur le concurrent. Le malheureux
propriétaire est roué de coups, ainsi que sa
femme et que sa fille. On le pendrait si les
agents n'intervenaient. Mais ils ne peuvent em-
nècher les spectateurs de mettre le feu aux
baraques -djn pari mutuel et aux tribunes. Ils
marchent même contre le bâtiment qui abrite
les commissaires des courses et leur président,
le duc d'Ai'cole. Celui-ci tient tête à la multi-
tude. Son enquête a démontfié, grâce à l'aveu
de Mac-Lean, que le vrai coupable est Gold-
stramm. On l'arrête. Déjà Durieu, malgré ses
blessures, suit avidement une nouvelle
épreuve, tout en contemplant les furieux de
tout à l'heure, qui ne songent plus qu'au prix
qui se dispute en ce moment. Il déclare en
souriant que « les courses sont le paratonnerre
des révolutions n.
L'exposition qui se déroule dans un établis-
sement d'entraînement, est gauche et pénible.
Mais le second acte se passe chez le cabare-
tier Bourdier. Nous y assistons aux vaines re-
cherches de la police pour surprendre des
paris. Le montant est emporté, sous les yeux
des ag'ente, par une faursse marchande de ba-
lais. Devant le zine il y a< aussi une violente
altercation entre Durieu et Goktstramm. Le
troisième acte nous montre Longchamp et
nous songwm? aux courses d'Anna Karénine
ou bien au délicieux acte de Tristan Bernard,
Daisy. Le (public a un peu protesté en voyant
les parieurs assommer Durieu, sa femme et
sa fille. Mais les auteurs ont certainement
vo-ulu nous montrer que les joueurs en rage
sont des fous. La fin de cet acte nous révèle
l'accès de démence auquel ceux qui perdent
peuvent se laisser aller.
On s'étemne un peu de voir Durieu sun la pe..
louse au moment ou son cheval va -disputer le
Grand Prix. On ne comprend pas comment Du-
rieu et Goldstramm fréquentent le cabaret d'Er,
nest Bour'dier.n ne serait pas difficile de relever
nombre d'invraisemblances. Mais qu'importe ?
Les auteurs nous ont amusés. Nous serions in-
grats si nous leur cherchions chicane.
Ils ont voulu aussi faire œuvre de moralis-
tes. Un de leurs personnages explique longue-
ment qu'il est impossible de gagner aux cour-
ses. Une pocharde nous prouve que le jeu
conduit à la misère et aux pires excès. Master
Bob guérira-t-il ies spectateurs ? L'Assom-
moir a-t-il enrayé les progrès de l'alcoolisme ?
Il n'est pas inutile cependant de proposer au
peuple un enseignement bienfaisant, même si
son efficacité est limitée.
M. Gémier, qui ne possédait pas parfaite-
ment son rôle, donne une physionomie sym-
pathique à Durieu. Il exprime avec force le
désespoir du pauvre homme et l'amour qu'il
ressent pour les siens. Il a de la puissance et
de l'émotion. M. Colas a le mérite de n'avoir
pas poussé au mélodrame le rôle du traitre
GoMstram. M. Cqasis est un cabaretier très gai
et très rond. M. Rouyer prête une belle al-
lure au duc d'Arcole. M. Henry-Houry est un
entraineur pittoresque, et M. Saillard a fait
preuve de sincérité et de tact dans le rôle in-
grat de Mac-Lean.
Parmi les femmes, Mlle Lavigne mérite tous
les éloges pour la fantaisie avec laquelle elle
sut représenter la mère Balai. MMe Jeanne
Even a composé avec intelligence le person-
nage de Julia, qui se grise pour oublier la
félicité de naguère, que les courses ont dé-
truite. Mile Léontine Massart - l'épouse de
Durieu — montre de la dignité et de l'ardeur.
Mlle Marthe Meunier, qui est la filîe de Du-
rieu, rappelle Mme Marthe Régnier.
Il faudrait citer tous les acteurs et les
actrices qui figurent dans ces quatre actes.
Soumis à la volonté de M. Gémier, ils ont
donné un bon mouvement aux deux derniers
tableaux.
Cette pièce, qui est dénuée de toute valeur,
mais aussi de toute prétention littéraire, in-
téressera tous ceux qui ne sont pas -étrangers
aux courses. C'est dire qu'elle pourraît bien
attirer la foule.
Nozlère,
-00 »
CourrierdesThéâtres
fcta soirée théâtrale :
L'Opéra reprenait hier soir le Crépuscule des
Dieux (19e repésentation), pour les débuts de M.
Godard dans le rôle créé par M. Van Dyck ; le
jeune artiste est évidemment -en progrès ; n'était
son émission gutturale un peu allemande ou plu-
tôt belge, il a une bonne diction ; il se tient mieux
en scène et possède les éléments d'un bon artiste.
Gros succès pour Mlle Louise Grandjean, pour
Mlle Charbonnel, au premier acte, pour MM. Oilly
et Delmas, etc.
Au théâtre Antoine, on avait un peu chûté, à la
répétition générale, l'assez longue scène finale du
3° acte, de Master Bobt qui représente le passage
à tabac d'une femme et d'une jeune fille par la
foule en délire : M. Gémier avait, hier soir, consi-
dérablement diminué cette scène et la première a
eu lieu sans incident.
Nous annoncerons demain l'engagement d'un
jeune ténor par un directeur dont le nom com-
mence par une des premières lettres de l'alphabet :
ce n'est ni MM. Isola, encore moins M. Lagrange.
Ejifin le bruit court que M. Lucien Bilange a as-
signé l'Opéra en 10.000 francs de dommages-inté-
rêts : en bon républicain, M. Lucien Bilange a choi-
si comme avocat un député de la majorité radi-
cale. Il a fait mieux encore : il a fait signifier son
exploit « introduotif d'instance » par un huissier
parisien qui porte le nom de Combes !
La matinée :
A la Comédie-Française, 1 h. 1/2, La Fille de
olllaml.
A l'Odéon, 2 h.,' Beethoven (orchestre Colonne).
A la Gatté-Lyrique, 2 h., La Dam.e Blanche.
Au Châtelet, 2 h., Les Aventures de Gavroche.
A la Porte-Saint-Martin, 2 h., Le Bourgeois gen-
tilhomme.
Au théâtre Déjazet, 2508 matinée des familles,
2 heures, L'Œillet blanc, La Victime, Frisette, Par
le trou de la serrure.
Au PatatB-Royaî, 2 n. 1/4, Monsieur lèro.
Au Gymnase, ù 5 heures, 68 jeudi d'Yvette : Des
chansons de nos cœurs.
Causerie de Mme Séverine. Auditions de Mmes
Yvette Guilbert, Morsenn et de M. Ferrori.
'La reprise de ce soir :
Ce soir, au Trianon-Lyrique, à 8 h. 1/4, première
représentation (reprise) de Rip, opéra-comique en
quatre actes et sept tableaux de H. Meilhac, Ph.
Gille et H. Farnie, musique de Robert Planquette.
MM. Dutilloy, Rip ; Jouvin, Ischabod ; Aristide,
Nick Wdder ; José Théry, Derrick ; S. Max, Prek-
ly ; Bourgueil, Jack ; Liévain, capitaine Hudson ;
Mmes Georgette Hilbert, Nelly ; Andrée Marty,
"Kate ; Jane Ferny, Jacinthe ; Dachary, le petit
Jack, la petite Lowena.
Danse de la séduction réglée par Mlle Etrel et
dansée par Mmes de Busson et Calvière.
Orchestre et chœurs dirigés par M. Schuyer.
Pour cette reprise, MM. les critiques, soiristes
et courriéristes seront reçus ce soir sur présenta-
tioin de leur carte.
La soirée :
A l'Opéra, relàch-e.
A la Comédie-Française, 8 h. 1/2. Modestie (Mlle
Provost, MM. Dessonnes, Pul Numa) ; à 9 h. 20,
Connais-loi (Mmes Bartet, Leconte, MM. Le Bur-
gy, Raphaël Duflos, Dehelly, Georges Grand, De-
card).
A l'Opéra-Comique, 8 h. 3/4, lphigénie en Tait-
ride (Mme Rose Caron, MM. Féodorow, Gbasne,
Allard).
A l'Odéon, 8 h. 1/2, Beethoven (orchestre Co-
lonne).
A la Galté Lyrique, 8 h. 1/2, La Favorite (Mme
Delnn).
Au Trianon-Lyrique, 8 h. 1/2, Rip.
Au théâtre Antoine (réception du service de se-
conde) de Master Bob (gagnant du Derby).
Au théâtre du XX0 Siècle, à 8 h. 1/2, 138, bon.
vard de Ménilmontant, gala populaire des Trente
Ans de Théâtre (2 fr. 50, 2 fr., 1 fr., 0 fr. 50):
1. Allocution par M. Paul Mounet.
2. L'Opéra-Comique donnera r1,,", fragments de
i'tlignon (MM. Dufrichc,Guillamat, Mme La Palme)
3. Chansons par M. Bruet et Mme Rivière.
4. Un soir de bataille, par M. Paul Mounet.
5. La Comédie-Française donnera TarLulle (MM.
Silvain, Louis Delaunay, Siblof, Joliet, Falcon-
nier, Ch. Esquier, Grandval, Mmes Renée du Mi-
nil, Thérèse -Kolb, Fayolle, Bergé).
Après la centième :
Un théâtre qui n'encombre pas la presse de ses
communiqués, c'est le théâtre des Nouveautés : à
peine une petite note chaque semaine pour annon-
ser la matinée du dimanche, et c'est tout. Il
n'en faut- pas conclure que le défaut de publicité
empêche les spectateurs d'affluer à l'élégante salle
du boulevard des Italiens, où nous avons constaté
hier soir un public nussi nombreux et aussi été-
gant qu'aux premiers jours, quatre mois bientôt
après la première représentation.
Une grosse at/aire est bien utiegrosse affaire
pour les Nouveautés.
-x-
Un nouveau succès :
Une grande soirée sera donnée aujourd'hui, à
l'Observatoire, à l'occasion de la clôture du ue
Congrès des Sciences ; M. d'Estournelles de
Constant a demandé, à ce sujet, à M. Albert Car-
ré, directeur de l'Opéra-Comique, de bien vouloir
prêter la Légende du Pont d'Argentan, l'exquis
petit acte de M. Henri Cain, musique de M. Félix
Fourdrain, qui sera interprété par Mme Vallan-
dri, la charmante créatrice du rôle de îa Vierge,
Mme Nina Ratti, M. Azéma et Belhomme.
C'est un succès de plus à l'actif du jeune musi-
cien, dont la Glaneuse, avant sa production an
Lyrique Municipal, va être jouée sur plusieurs
scènes de province.
- W*-
On dit que :
A la Porte-Saint-Martin, le succès de Lauznn
n'empêche pas de répéter la Glu, de M. Jean Hi-
cbepm, avec Mlle Polaire.
— A l'Ambigu, l'Assommoir poursuit sa brillan-
te carrière : on prépare néanmoins une reprise
de la Jeunesse des Mousquetaires.
— Mlle Marguerite Mérentié rentrè demain
vendredi, à l'Opéra-Comique, dans Carmen. Elle
aura pour partenaires M. Léon' Beyle. Mme Val-
landri et M. Blanchard.
- Mlle Aïda Boni est partie hier soir pour Bruxel-
les, où elle interprétera, dès le 25 courant, les
deux divertissements d'Arniide
— C'est en octobre 1910 que sera donnée la Foi,
de MM. Brieux et de Saint-Saëns, au théâtre Sa-
rah-Bernhardt.
La grande tragédienne a demandé à J'auteur et
au compositeur certains remaniements.
« Ce n'est que lnndi, probablement, que nous
aurons, à l'Apollo, la réouverture de cette jolie
scène, avec la répétition générale de la Veuve
Joyeuse.
- Mme Jane Hading va partir dimanche pour
une grande tournée dans la Grande-Bretagne.
Mme Jane Hading doit jouer l'Aventurière en An-
gleterre, en Ecosse et en Irlande.
— Le Théâtre Sacré donnera, pour la Ligue Pa-
triotique des Françaises, dans la grande salle de
l'hôtel Condé, rue Monsieur, un grand drame sur
Jeanne d'Arc les 23 et 31 mai. m. Henry Perrin
interprétera le rôle de Jean Lahire et Mlle Jeanine
Zorelli celui de Jeanne d'Arc. ç et Mlle J 1 eanin. e
— Le dîner de faveur, fondé par M. Jules Ro-
ques, reprendra lundi prochain ses assises ; il
sera présidé par notre aimable confrère Ichal et
Mlle Pomponnette.
A la Comédie-Française :
La représentation de retraite de Mlle Adeïine
Dudlay reste fixée au mercredi 5 mai, en matinée.
Un des clous de cette solennité sera l'interpré-
tation de la Nuit de mai, d'Alfred de Musset, par
Mmes Sarah Bernhardt et Bartet ; M. Reynaido
Hahn a écrit pour la poésie de Musset une remar-
quable partition.
A l'Odéon :
L'Odéon a fêté hier soir avec éclat la 50e repré-
sentation de Beethoven.
La salle, des plus brillantes, a applaudi d'enthou-
siasme la belle œuvre de M. René Fauchois et a
chaleureusement fêté la rentrée de l'éminent chfcf
d'orchestre, M. Edouard Colonne, qui, à cette occa-
sion, reprenait sa place au pupitre.
.0
L'orchestre Colonne étant retenu par des enga-
gements antérieurs, l'Odéon affiche pour samedi
et dimanche trois représentations populaires à
prix réduits avec location, dont voici les program-
mes :
Samedi, Le Cid (théâtre du Marais. 1636) ; Poil
de Carotte ; dimanche, matinée et soirée, le Ca-
nard sauvage.
Lundi prochain 26 avril, (pour la première série
de l'abonnement du lundi), l'Artésienne, avec le
concours de l'orchestre Colonne.
- x
Au Théâtre Lyrique de la Gaité :
Ce soir, 150 représentation de Mme Delna dans
la Favorite. C'est M. Affre qui interprétera le rôle
de Fernand, dans lequel il a obtenu chaque fois
un si gros succès.
x
A la Porte-Saint-Martin :
Le Bourgeois gentilhomme sera donné aujour-
d'hui en matinée à 2 heures, pour ila dernière fois
de la saison, avec Jean Coquelin dans le rôle de
Monsieur Jourdain, qu'il a marqué d'une emprein-
te si personnelle, MM. Dorival, Monteaux, d'Au-
chy, Chabert, Mmes Deraisy, Boucbetal, etc., lui
donneront la réplique avec Jeur talent habituel.
Rappelons que Mlle de Roskilde jouera la Chan-
teuse, et Mlle P. Régnier, de l'Opéra, la Danseuse.
Le soir, à 8 h. 1/4, Lauzun, avec M. Tarride,
Mmes Gilda Darthy et PjpôïuîuaL
Magnifiquement montée, la pièce de MM. Gus-
tave Guiches et François de Nion continue d'atti-
rer à la Porte-Saint-Martin tous les amateurs de
belles reconstitutions historiques, et son succès
croit de jour en jour.
Au théâtre Sarah-Bernhardt :
De nombreux étrangers de passage à Paris étant
venins demander à l'administration du théâtre Sa-
raih-Bernhardt à quelle époque Mme Sarah Ber-
nhardt jouerait la Dame aux Camélias, la grande
tragédienne a décidé de donner cette semaine deux
représentations du drame célèbre d'Alexandre Du-
mas fils.
Les deux soirées de la Dame aux Camélias, qui
promettent d'être particulièrement brillantes, au-
ront lieu vendredi 23 et dimanche 25 avril. Tandis
que Mme Sarah Bernhardt sera Marguerite Gau-
tier, M. Henry Rousselle (en représentation), inter-
prétera le rôle d'Armand Duval.
Les autres jours de la semaine et dimanche en
matinée, YAiglon (dernières) avec Mme Sarah Ber-
nhardt.
A l'Ambigu :
L'Assommofr, avec sa brillante interprétation :
MM. Decori, Fugère, Dieudonné, André Hall, Mmes
Léonie Yahine, Desclauzas, Alice Barton, en tête,
poursuit sa fructueuse carrière et permet à la
direction de préparer sans hâte une importante
reprise de la Jeunesse des Mousquetaires, pour
laquelle MM. Hertz et Coquelin réuniront une re-
marquable distribution.
Au Tréteau Royal :
La rue Caumai tin était subitement mise en émoi
hier par une rumeur insolite dans laquelle on dis-
tinguait les mois : royal, Heur de lys, etc.
Un rassemblement de curieux élégants qui s'était
rapidement formé, rendait la circulation impossi-
ble sur la chaussée.
Les agents débordés s'apprêtaient à demander
du renfort au poste voisin, craignant une nouvelle
manifestation des camelots du roy. Renseigne-
ments pris, il s'agissait de paisibles citoyens qui,
par une affiche fleurdelysée, rehaussée du diadè-
me royal, annonçaient au public la réouverture
du Tréteau Royal, lundi prochain, avec une pléia-
de d'étoiles de première grandeur.
Aux Trente ans de Théâtre •
Les Trente Ans de théâtre donneront jeudi pro-
chain 29, au Trocadéro (5 fr., 3 fr., 2 fr., 1 fr.), leur
deuxième matinée. La première partie compren-
dra : 1 Q Les Femmes de MQlière, premier acte des
Femmes savantes : MUes Leconte, Géniat et M.
Grand, et le quatrième acte de Tartuffe : Mlle So-
rel, MM. Lenoir, Paul Mounet.
Hommage à Molière : M. Mounet-Sully, et une
notice de M. Jules Claretie, lue par M. Paul Numa.
2° Fables et poésies par MM. Mounet-Sully, Le-
loir, Duflos, Mayer, Brémont, Galipaux, Mlles du
Minil, Leconte, Provost, Sylvie.
3° A quoi rêvent les jeunes filles : Mlles Géniat,
Dussane, Provost
la seconde partie, qui réunira les noms de
Mmes Judie et Jeanne Granier, comprendra :
1° Les Befrains d'autrefois, par Mme Judic ; la
délicieuse artiste chantera spécialement pour la
circonstance six de ses plus exquises dhansons,
le Sentier couvert, Bras dessus bras dessous, Mes
Amoureux. PUiuit, Ne m'chatouillez pas.
2° Gros Chagrins, la comédie de Courteline, que
reprendra Mme Jeanne Granier; la grande artiste
aura pour partenaire Mlle Burty.
4° Chansons de roule et du jour, par MM. Polin
et Fursy.
4° Scène de revue, de M. P.-L. Fiers, par MM.
Pougaud, Maure], Morton, Dumoraize.
La location est ouverte aujourd'hui.
Spectacles et Concerts
La matinée
Folies-Bergère, 2 h. 1/2 ; Olympia, 2 h. 1/2 ;
Alhambra, 2 h. ; Scala, 2 h. ; Cigale, 2 h. ;
Parisiana, 2 h. ; Moulin-Rouge, 2 h. ; Eldorado,
2 h. ; Gatté-nochechouarl, 2 h. ; Salle Charras,
Elysée-Montmartre, 2 h. ; Nouveau-Cirque, 2 h.
1/2 ; Hippodrome, 2 h. 1/4 ; Cirque Médrano, 2 h.
1/2 ; spectacles divers.
La soirée :
Aux Folies-Bergère, la Bemie des Folies-Ber-
aère. revue franco-anglaise eu 22 tableaux, de
P.-L. Fiers, le plus grand succès de la saison,
800 costumes (Miss Campton et Marie Marville,
l'excentrique Chris Richards, Claudius, Pougaud,
le ténor Salvalor Romagno, Maurel, Morton). La
première entente cordiale, les Pierrots américains,
les Camelots du Roy, le Vert-Logis: la Grève des
P. T. T.
— A l'Olympia, Paris-Singeries, revue à grand
spectacle, dix-huit tableaux de MM. Max Dearly
et Millot (Mites Elhel Levey, Idette de Brémon-
val, MM. Vilbert, Max Morel, Gibard, Darcet,
Hesse et M. et Mme X.). Le pays des singes,
match d'un train et d'une auto, le Palais des
contes. — Nombreuses attractions. Ferry Corvey,
ballet (Mlle Relly).
— A Parisiana, La Veuve Soyeuse, opérette
française à grand spectacle (2 actes, 6 tableaux),
de MM. Eugène Joullot et Henry de Farcy,
Mmes Esther Lekain, Hélène Gondy, Mory-Hett,
MM. Dutard, F. Frey. Etrange aventure, de M.
Serge Basset.
— Au Moulin-Bouge, En Vair, Messieurs 1 revue
en 3 actes et 20 tableaux, de MM. H. Moreau et
Ch. Quinel.
- Au Casino de Paris, 9 h., Evarist, virtuose
xylophoniste; les excentriques Sterzelly et Moore;
la belle Olida, le réveil de la Momie d'Ameneritis
(Mlle Nuccellati), les mystères hindous, le célèbre
Dickson; Fruit défendu, ballet (Mlle de Consoli).
--x-
Une bonne nouvelle :
C'est le printemps! Les Champs-Elysées ver-
doient et la saison, si l'on en croit les pronostics
de nos Calchas les plus fameux, s'annonce comme
devant être exceptionnellement bonne.
Voici que sur la demande de quantité de per-
sonnes, le Restaurant et le Concert des Ambassa-
deurs devancent leur réouverture qu'ils annoncent
pour dimanche prochain 25 avril.
Matinée à deux heures et demie.
C'est le printemps!. C'est le printemps!.
A l'Olympia :
Aujourd'hui, à 2 h. 1/2, matinée : Paris singe-
ries. la revue à grand succès, avec M. et Mme
X. d tandem. PAhel Levey, Vilbert, Idette Bré-
monvaJ. Max-Moret, Gibard, Darcet, Resse, etc.
Scènes nouvelles, ballet, attractions diverses.
A Barrasford's Alhambra : >
Qu'est-ce que Houdini, l'homme insaisissable t
En réalité, il y en aurait long à dire sur ses expé-
riences. Ce qu'il y a de vrai, c'est qu'il constitue
la plus curieuse des attractions qu'on puisse ima-
giner. Houdini s'est rendu populaire en peu de
temps, non seulement par les exploits qu'il accom.
plit chaque soir sur le plateau de 1 Alhambra,
mais encore par le plongeon dans la Seine qu'il fit
le 7 de ce mois, après avoir été enchaîné..
Houdini fait oourif tout Paris.
Au Bal Tabarin :
Tous les soirs, les célèbres danseuses anglaises
les Little Gobblers, et les quadrilles réalistes sonfi
acclamés par des salles combles et enthousiastes.
Samedi prochain, Grand concours de modèles, dé-
filé des lauréates, reproduction des chels-d'œuvre
de nos grands maîtres modernes. Sarabande des
pifferrari, le char des modèles antiques, le palan-
quin de la reine des modèles et le triomphe de la
beauté esthétique ; voilà un vrai régal des yeux
pour l'élégant public de ce féérique établissement
-
Le meeting de Monaco :
Toutes les phases de cet imposant meeting qui
vient de se terminer ont été kinématographiées et
merveilleusement réussies. Tout Paris viendra les
admirer au Kinéma Gab-Ka, 27, boulevard des
Italiens, ainsi que les actualités et événements
sensationnels.
En matinée ou soirée, vous vous amuserez too-
jours bien. --. -.1
■i
NOTES MUSICALES
La soirée :
Salle Gaveau, à neuf heures, neuvième Concert
SecSiiark Au programme : Symphonie pastorale,
Beethoven. Audition intégrale de RédemfJtion, César,
Franck, etc. Orchestre et chœurs : 200 exécutants.
-x-
Audition d'élèves :
Mlle Marguerite Bracks, la distinguée professeur
de chant, donnera, le jeudi, 6 mai, à la salle Le-
moine, une audition d'élèves, parmi lesquelles on
annonce de remarquables sujets.
-x.-
Concerts Gutmann :
Moriz Rosenthal, le célèbre pianiste viennois, don.
nera, demain, vendredi, à la salle des Agriculteurs.,
son deuxième oonteert, dont le programme a èU
déjà publié (Badi, Hœndei, Padre Martini, Brahms,
Chopin, Schumann, Rosenthal). Billets à 20, 10, 5 et
3 francs, chez Durand et fils, 4, place de la Made-
leine; Moullé, 1, rue Blanche: salle des Agricul-
teurs, et à l'administration de Concerts Albert Gut-
mann, 106, boulevard Saint-Germain.
— Mercredi, 12 mai, il y aura une sensation musi-
cale au théâtre Sarah-Bernhardt : c'est un concert
russe avec le concours \de la célèbre cantatrice Félia
Litvinne, de l'excellente pianierfre Olga Semaroff, et
de l'orchestre Colonne (75 exécutants), sous la direc-
tion de l'illustre chef d'orchestre polonais, Léopold
Stokowski Prix des places : loges (la place), fau-
teuils de balcon 1er rang, fauteuils d'orchestre 1" sé-
rie : 20 francs; fauteuils d'orchestre 2* série, fau-
teuils de balcon 2e rang, et lw galerie : 6 francs;
2e galerie : 3 francs; amphithéâtre : 2 francs. La
vente des billets commencera samedi prochain, chez
Durand et fils, 4, place de la Madeleine; au théâtre
Sarah-Bernhardt et à l'administration de Concerts
Albert Gutmann, 106, boulevard Saint-Germain.
M. O. de Lagoanère, le distingué compositeur
de musique, vient d'écrire sur Simples héroïnes,
poésie de M. Léon Hély, une ravissante mélodie
dédiée en respectueux hommage aux Femmes de
France. Cette œuvre, déjà très connue des dilet-
tenti, sera-bientôt universellement populaire.
- San~tfllane
Le Grand-Hôtel, à Paris, décidé à ne le cédée
en rien aux hôtels les plus modernes, a fait
remettre à neuf toutes les chambres et tout
Bon mobilier. Beaux appartements avec salles
de bains privées- Plan-tarif sur. demande.
———————— —————————
---
LES COURSES
LE TREMBLAY
Je crois que nous avons vu hier un assez bon
cheval : Brabant a encore à gagner et il s'est ad-
jugé le prix Bay-Middleton avec une grande faci-
lité. Il avait raison de Malachite qui avait très
bien couru à Paris. C'est un très fort poulain qui
pourrait être un poulain d'avenir. Il est frère de
Brasero qui lui-même galopait et put tenir compte
de la faculté spéciale des Doriclès à se tirer de la
grimpette du Tremblay. Malheureusement, il a un
éparvin qui lui fait tirer la jambe. Karita 1 avait
précédé hier dans cette voie victorieuse. Je dois
mentionner également le succès de Lagadec. Il
est parti très voûteux. Le handicaper ne s'en était
pas méfié.
Prix Darioletta (2.000 francs, 2.150 mètres. — 1.
Ptolomée, à M. H. Ternynck (J. Gliilds), 2. Jesa,
3 Lerne. — 1 demi-loogueur, 2 longueurs. — N.
P. : Zertine II, Red Bluff, Analyse, Lydia, Gamin,
Ambre, Duc de Normandie, Coq Gascon, Tripette.
P. M. : 74 fr. 50 ; placés, 21 fr. 50, 18 francs,
30 francs.
Prix Barbelle (4.00 francs, 1.600 mètres). — 1.
Karita, à M. W. Flatman (Curry), 2. Guirlande, 3.
Sedge Moor. — 1 longueur et demie, 1 encolure. —
N. P. : Toupie, Chicorée, Larragnaga, Ganga Cha-
ta, Tarragone, Malause, Aigrelette, Chalabre, Lan-
caster Gâte.
P. M. : 34 francs ; placés, 16 francs, 37 fr. 50,
20 fr. 50.
Prix Sultan (2.000 francs, 1.400 mètres). — 1.
La Zecca, à M. A. Childs (Ch. Childs). 2. Pierrot
111,3. - longueurs, 1 longueur et demie.
— N. P-: Géma, Léopard, Sirli, Tocsin, Cavalaire,
Ma Chérie, Susquehanna.
P. M. : 45 francs ; placés, 19 fr. 50, 24 francs,
117 francs.
Prix Flying-Dutchman (5.000 francs., 2.150 mè-
tres). — 1. Rose Noble, à M. J.-B. Duryea (O'Neii),.
2. Jim Cara. — 4 longueurs.
P. M. : 19 fr. 50.
Prix Bay-Middleton (5.000 francs, 2 300 mètres).
— 1. Brabant, au duc de Gramont (J. Childs), 2.
Malachite, 3. Florimond Robertet. — 4 longueurs,
4 longueurs. — N. P. : Le Repas, Ampélopsis, Le
Tremblay, Manchot, Roi des Huns, Lemon Squnsh,
Trémolo, Duc d'Antin, Feu de Bengale, Gland
d'Or, Noron, Skaliger, Qui Qu'en Grogne.
P. M. • 211 fr. 50 ; placés, 30 francs, 14 fr. 50,
17 fr. 50.
Prix Payment (4.000 francs, 2.150 mètres). — 1.
Lagadec, à M. J. Wysocki (Curry), 2. Kidney
Wort, 3. Salamine. — 1 longueur et demie, 2 lon-
gueurs. — N. P. : Rat à Poils, Roscoff, Galant,
Képi. Chartres, Lalla Rouhh. "I
P. M. : 62 francs ; placés. 18 fr. 50, 17 francs,
45 francs.
A
Calendrier de la semaine : vendredi 23, Enghicn;
samedi 24, Saint-Cloud ; dimanche 25, Paris
Raymond Isabel.
:t Gil Blas" sportif
LA COMMISSION D'AVIATION DE L AERO-CLUH
La commission d'aviation de rAéro-Club d«
France s'est réunie mardi, sous la présidence de
M. Rodolphe Soreau.
Etaient présents : MM. Soreau, Léon Barthou)
comte de Castillon de Saint-Victor, comte de la
Vaulx, René Loysel, Louis Godard, F. Peyrey, Er-
nest Zens, A. Goupy, H. Kapferer, Guffroy, capi-
taine Ferber.
La commission a définitivement arrêté les règle-
ments de ta semaine de Champagne, du 22 au 29
août, et des éliminatoires de la Coupe Gordon-
Bennett.
La commission a décidé de créer trois nouveaux
prix pour les aviateurs débutants (200 francs et
une plaquette). Le règlement est identique au pré-
cédent, mais le parcours minimum est porté à
500 mètres.
L'ACATENE METROPOLE ne s'use pas, ne s'a-
btme pas. Il y a des Acaténiens qui ont leur ma-
chine depuis huit ans et qui s'en servent toujours.
C'est la routière par excellence : pas de réglage,
pas d'usure ; roulements doux et rigidité parfaite.
Demander le catalogue, 47, rue Cartier-Bressson, à
Pantin (Seine).
Automobilsme
Statistique. — Très intéressante la statistique
que publie les Sports.
C'est encore, dit notre confrère, le Salon de J'Au.
tomobile qui détient pour 1906, le record du noaf
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 98.5%.
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