Titre : La Lanterne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1909-01-20
Contributeur : Flachon, Victor. Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 20 janvier 1909 20 janvier 1909
Description : 1909/01/20 (N11595,A32). 1909/01/20 (N11595,A32).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-54
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/07/2012
La Lanterne!
'3j
C'est bien celle, ont-ils affirmé, que portait
la jeune fille, à sa descente du train.
C'est mercredi soir que la jeune fille est
arrivée à la gare de Garches.
Au moment où elle a été retrouvée, la
valise était ouverte et défoncée ; tes cour-
roies étaient coupées. -,
Les recberches continuent pour retrou-
ver les traces du jeune homme et de la
jeune fille, où le corps de la fillette, si,
comme on le craint, un crime A été com-
mis.
- On sait que dans ila valise on a trouvé
,un fragment de papier sur lequel étaient
écrits ces mots lU Envoi de Mme Teysse-
don, gare Dijon. » Le commissaire a té-
légraphié à son collègue de Dijon et At-
tend sa réponse.
ANGLETERRE ET ALLEMAGNE
Guillaume M règle la réception des souve-
raine anglais à Berlin
Le kaiser, à qui le-repos un peu boudeur
qu'il s'impose depuis les derniers événe-
ments semble peser, se distrait en réglant
tous les détails du protocole de réception
des souverains anglais à leur arrivée dans
la capitale 4e l'empire. : -
Le couple -royal anglais sera reçu, con-
formément à l'usage, à son entrée à Ber-
lin, par le bourgmestre et le conseil muni-
cipal, qui le salueront à la porto de Bran-
debourg. :
L'empereur a-décidé que, cette fois, une
petite tente serait dressée pour protéger
les magistrats municipaux contre les in-
tempéries- Ces messieurs ne seront pas,
comme d'habitude, en habit, mais en re-
dingote avec pardessus, et ils ne se dé-
couvriront pas pendant l'allocution du
maire.
Les demoiselles d'honneur ne porteront
plus non plus, d'après la volonté de Guil-
laume II, des robes de mousseline blan"
cbe, mais des vêtements chauds.
Ces précautions contre les refroidisse-
ments sont excellentes, mais on trouve à
Berlin que l'empereur aurait mieux fait
de supprimer complètement cette cérémonie
d'un autre âge aux portes dé la capitale,
pour la remplacer par une réception plus
digne à l'Hôtel de Ville. Le kaiser avait là
une belle occasion de prouver qu'il ne nour-
rissait plus aucune prévention contre le
collège municipal ; il l'a négligée probable-
ment à dessein.
ARMEE ETMARINE
Le minisf" de la marine à Sevran-Liwry
M. Alfred Picard, ministre de la marine,
accompagné du vice-amiral Aubert, chef
d'état-major général, du général Gossot,
directeur central de l'artillerie navale, et du
capitaine de vaisseau Morin, chef de son
cabinet, s'est rendu au -champ de tir de la
marine et à la poudrerie nationale de Se,
.vran-Livry. .-
Après avoir examiné divers modèles de
canons d'artillerie navale, il a assisté à des
expériences d'un haut intérêt sur les
moyens de prévenir les retours de flamme
qui ont été signalés tant à l'étranger qu'en
France. - - -
., La visite s'est terminée par les principaux
ateliers affectés à la "fabrication des pou-
dres sans fumée et par le pavillon d'études
de la commission des poudres de guearre,
présidée par M. Haller, membre de l'Aca-
démie des sciences.
LES- TRIBUNAUX
Les cambrioleurs de la Chapelle
Ayant, au cours de cet été, commis un, cer.
tain nombre de vols dans le quartier de la Cha-
pelle, Fouchy, dit « Citron », âgé de dix-sept
&M, Miton, dit 1' « Anguille de la Geatte-d'Or »,
dix-huit ans, et Leluan, homme d'équipe à la
Compagnie de l'Est, s'en aillèrent faire la noce
à B-oùiogne-sur^Mer. La maîtresse de Liluan, ;
Mlle Louise Schmnt, à laquelle des charmes UU"
peu épais avaient valu le poétique surnom de
« Gros Gras », tînt compagnie à ces messieurs
pendant leur villégiature.. - • :
Malheureusement, on eut.-quelques mécomptes
aux petits chevaux, il fallut revenir à Paris
pour « travailler ». On sa fit prendre au mo-
ment où on achevait de cambrioler un appar-
tement de la rue pajol, et toute la bande alla
passer à la Santé le. reste de la saison d'été et
une partie de 'la saison d'hiver.
Hier, la première chambre a condamné Miton
et Leluan à deux ans , de prison chacun et elle
a envoyé « Citron » M maison de correction
jusqu'à sa majorité. -
Quant à-Mlle « Gros Gras », elle a été acquit-
tée. ,
La malchance de Testivieux
Evadé de la colonie pénitentiaire de Me>ay,'
Testivieux était en train de cambrioler la cham-
bre de M. Dubreuil, un maçon de la rue de Beil
leville, quand M.' Dubreuil arriva à l'improviste.
Testivieux, ne pouvant s'enfuir par la porté,
saula par la fenêtre. sur la tête du marchand
de vins Vaur.
Celui-ci d'abord étourdi et ahurt, reprit son
sang-froid en entendant crier : « Au voleur 1 »
et se mit à la poursuite de Testivieux. 'Celui-ci,
sur le point d'être rattrapé, déchargea son re-
volver sur M. Vaur qui ne fut pas atteint, mais
sagement cessa la poursuite.
Testivieux fut arrêté quand même le lende-
main et hier"la neuvième chambre l'a condam-
né à trois ans de prison.
Abandonnée I
La dixième chambre jugeait hier Mlle. Sarah
Bounard, chanteuse de café-concert à Mamers
qui, le 8 septembre dernier, rue Victor-Conside-
rant, tira cinq coups de revolver sur un lieu-
tenant de chasseurs d'Afrique, M. Lelorrain,
fils du général de ce nom. • ,.
A l'audience, la prévenue a expliqué qu'elle
avait (:.-.r¡n¡- le lieutenant H Paris en 1901: et
que celui ci après lui avoir fait les plus belles
promesses l'avait abandoimée -pour se marier
et s'était fait envoyer en Afrique pour mieux
se débarrasser d'elle. - -
Brouillée avec sa famille, obligée de quitter
sa profession d'artiste peintre pour devenir
chanteuse de café-concert, elle avait- voulu - se
venger et avait profité au séjour de son ancien
ami à Paris pour mettre son dessein à exécu-
tion.
Le lieutenant n'avait reçu que des blessures
insignifiantes et n'avait -pas porté plainte.
Mlle Sarali Bounard, après plaidoirie de TO*
Henri Robert, a été condamnée à un maie de
prison avçc sursis.
At'ETMMEEt!
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
New-York, 18 janvier. — Un grand ln-
cendie qui a fait pour 3 millions de dollars
de dégâts a détruit à Boston le Colisée et
plusieurs garages d'automobiles ; 500 au-
tos ont été brûlées. 3 chauffeurs manquent
ou moins gravement contusionnés. ,,' ,-"
CANADA
Ottawa, 18 janvier.— Un traîneau por-
tant sept excursionnistes a été écrasé par
un train du Grand Trunk, au passage à
niveau de Grimsby (Ontario) ; cinq per-
sonnes ont été tuées.
ITALIE --
TurînrlS janvier. — Une autombile, qui
faisait des expériences, dérapa par suite
de l'humidité du terrain et eut une colli-
sion avec un tramway à vapeur. Des qua-
tre personnes qui montaient Fautomobile,
deux ont été tuées, une blessée grièvement
et une n'a eu que de légères contusions.
ACCIDENTS DE CHEMlN DE FER
Le tamponnement de Puyoo. — Arresta-
tion d'un chef de gare.
Dax, 18 janvier. — A la suite de. l'en-
quêt,e ouverte par le Parquet, pour recher-
cher les causes du tamponnement de Puyoo,
un mandat d'arrêt a été lancé contre M.
Marmajou, ehef de gare-à Missons-Habas.
On sait que M. Marmajou avait télégra-
phié à son collègue de Puyoo, qui lui de-
mandait s'il, pouvait envoyer le train 301 :
« Oui, la voie ..est libre. » .",
Pour sa défense, M. Marmajou déclare avoir
donné l'ordre au chef d'équipe Lafitte d'ar-
têter au passage le rapide 516, au cas où ce-
lui-ci, qui avait vingt-sept minutes de re-
tard, arriverait avant le 301. Confronté .avec
le chef de gare, le chef d'équipe Lafitte nie
avoir reçu cet ordre. w
Les disques ne furent pas fermés, et le
rapide, qui brûle la gare de Misson-Habas,
passait en trombe. Atterré, le chef de gare
fit donner aux gardes-barrières le signai
d'arrêt général ; mais il était trop tard.
Moins de trois minutes après le passage du
.rapide, la collision se produisait.
Le chef de gare Marmajou a droit à lai
retraite depuis deux .ans. Il n'a pas en-
couru la moindre punition pendant sa lon-
gue carrière.
Les nouvelles des blessés sont satisfai-
santes. L'état de Mme Sisson, qui avait d'a-
bord paru très grave, s'est sensiblement
amélioré.
Déraille,ment sur la ligne d'Hirson J
, B.ar-le-Duc, 18 janvier. - Un accident de
cbemiRde fer s'est produit sur la ligne
d'Hiroon à Revigny.
Gomme le train de marchandises n° 63
franchissait la gare de Somipeilles-Nettan-
court, une rupture d'attelage se produisit
et deux lagons déraillèrent ; les quatre
voitures suivantes furent brisées.,
Il n'y a pas eu d'accident de personne ;
les dégâts sont purement matériels.
A la gare des Batignolles
Hier matin, un train allant d'Auteuil à la;
garde Saint-Lazare a déraillé en gare des
Batignolles. Il n'y a eu aucun accident de
personnes.
La circulation a été interrompue pendant
une heure environ.
AGREGATION DE MEDECINE
M. Donmergue, ministre de l'instruction
publique, a reçu hier une délégation des
anciens - admissibles à l'agrégation de mé-
decine, qui lui ont été présentas par M. Ca-
zeneuve; sénateur du Rhône.
Cette délégation, choisie parmi les vingt-
cinq admissibles parisiens, qui sont peur la
plupart. médecins ou chirurgiens des hôpi-
taux, se composait des docteurs. Léon Ber-
nard, médecin- des hôpitaux de Paris, Ca-
mus, 'chef adjoint des travaux pra-tiques de
physiologie, Alglave, ancien chef de clini-
qùe de la Faculté, Guillain, médecin des hô-
pitaux, Sauvage et Schwartz, anciens chefs
de clinique, Terrien, ophtalmologiste de
l'hôpital des Enfants-Malades.
Après les présentations, les délégués ont
dit au ministre qu'en présence des multi-
ples réformes demandées de divers côtés,
les candidats aux agrégations des facultés
de médecine, admissibles aux précédents
concours, pensaient opportun d'attirer sa
bienveillante attention sur leur situation.
Ils ont rappelé les droits que leur confèrent
le décret du 29 juillet 1906 et les-arrêtés du
20 février et du 28 juillet 1907, décret et ar-
rêtés qui les dispensent des épreuces d'ad-
missibilité' aux concours d'agrégation. Ils
ont demandé que ces droits leur fussent
maintenus,
Le ministre a fait auxidélégués l'accueil
le plus bienveillant.
Il leur a répondu que là question dont
ils l'entretenaient était des plus intéressan-
tes et qu'il apporterait dans son étude l'es-
prit le plus favorable aux intérêts des ad-
missibles à l'agrégation; mais il ne pouvait,
dès à'présent, donner une réponse formelle.
M. Cazeneuve dit qu'à son avis on ne peut
< £ lë'donner satisfaction .aux admissibles, dont
les.droits sont évidents. Ces droits sont an-
térieurs à la réforme de l'agrégation. M.
.Cazeneuve ajoute que les admissibles de
province sont absolument d'accord dans
leurs revendications avec ceux de Paris.
PARIS
La température
Observations météorologiques de Le Lftf&erne
dans la journée du 18 janvier..
Température la plus basse, de la nuit, ce.
A 7 heures du matin lO au-dessus de a
A 2 heures du soir, €<' au-dessus de 0.
A 7 heures du soir, 3° au-dessus de 0. *
Hauteur barométrique. — 770 mm. Hausse.
Le temps à Paris. — Doux.
Etat général du temps. — Une vaste aine de
basses pressions s'étend encore du large sur
les îles Britanniques, la Scandinavie et les pa-
rages de l'Islande : le baromètre marque ce
matin 720 mm. à Seydisfjoxd, 748 mm. à Va-
lentia.
La pression devient très élevée sur la moitié
sud de l'Europe et des maxima se trouvent près
de Berne et de Moscou (776 mm.).
Le vent est fort du sud-ouest sur la Manche
et la Bretagne où la mer est généralement hou-
leuse ; il est faible du sud en Gascogne, de l'est
en Provence.
Des neiges et des pluies sont tombées sur le
nord de l'Europe.
En France, le temps a été beau. On signale
une légère secousse de tremblement de terre à.
Florence.
La température s'est abaissée en Europe, ex-
cepté sur les pays da nord et l'Angleterre.
Hier matin, le thermomètre marquait : — 17o
à Moscou, - 5 à Berne et à Clermont, — 2 à
Limoges et à Toulouse, 0 à Paris, + 10 à Al-
ger. ,,',
On notait : + 2° au puy de Dôme, — 1 au
mont Aigoual, — 3 au pic du (Midi. :
En Franoe, quelques pluies sont probables
dans le nord-ouest avec temps doux.
Temps probable pour aujourd'hui. — Beau.
La Mi-Carême
Nous avons annoncé que le syndicat des.
marchands du Carreau du Temple avait pro-
cèdé, à la. mairie du 3' arrondissement,
l'élection de la reine et- de ses deux demoi-
selles d'honneur. On été élues : Reine : Mlle
Jeanne Dif, dix-neuf ans, couturière ; demoisel-
les d'honneur : Mlle Marcelle Decker, coutu-
rière, dix-neuf ans, et Mlle Fernande Fournier,
quinze uns. bijoutière.
Beaucoup d'autres élections vont avoir lieu ces.
jours-ci.
Lundi 25 janvier. - Union syndicale de la
Charcuterie, à 5 heures du soir. café du Centre,,
boulevard Sébastopol.
Samedi 30 janvier. A 9 heures, brasserie
Karcher, rue de- la Chapelle. Les titulaires des
Marchés.
Dimanche 7 février, a la mairie du 12', à
8 heures du soir, Marché Lenoir.
Dimanche 14 février, à 8 h. 1/2, Café du
Globe, Marché Saint-Quentin.
A 10 heures du soir, dans les salons -de la
Porte-Dorée. Le Syndicat des Marchands des
Marchés découverts.
Dimanche 21 février. —. La Renaissance des.
Halles.
Dans la soirée, à 8 h. 1/2, à la mairie du
4% élection de la Reine des Rein-es.
Voleurs de poules. en bronze
Sur une vaste pelouse du square Saint-Ber-
nard, à la Chapelle, est placée sur un socle de
pierre haut" de deux mètres, une œuvre en
bronze du plus charmant effet, exécutée par le
sculpteur Banau. Le sujet .représente une jeune
fermière donnant à. manger S trois superbes
La nuit dernière, des malfaiteurs restés in-
connus, se sont introduits dans, le square en
escaladant les grilles, et, à coups de marteau,
ont réussi à briser les trois volatiles qu'ils ont
emporté, ',' ,.
C'est le gardien du square qui, le matin en
venant prendre son service. a aécouvert le
vol. ',' ,
Les pauvres gens
Hier matin. vers onze heures, te commissaire
de police du Quartier Saint-Merri, voyait en-
trer dans son bureau M. François Blanchet,
concierge, 28, rue de l'Hôtel-de-Ville, qui l'in-
formait que, monté sur le toit de son immeuble
pour dégager une gouttière engorgée, ïl avait
aperçu, par une fenêtre tabatière éclairant un
cabinet occupé par un nommé Louis Samariny,
âgé -de €0 ans, marchand ambulant, le cada-
vre de ce dernier étendu au milieu de la pièce.
D'après lui, ce malheureux, qu'il n'avait pas
vu depuis 1© 25 décembre, serait mort depuis
trois semaines. -.
Le commissaire se rendit aussitôt à l'adresse
indiquée. Il dut faire enlever la porte, talée
par les pieds du cadavre qui tenait toute la
longueur du cabinet. Le corps était complète
ment momifié et ne -dégageait aucune odeur*
D'après les premières-observations: ce malheu-
reux serait mort épuisé par les privations. Il
a été transporté à la Morgue aux fins d'au-
topsie. ,
,. Tragédie p^ssiortnefte -"
Une jeune femme, Justine Loussert, demeu-
rant boulevard Saint-Germain, 6, avait- un amf
que son existence dissipée irritait. C'était un
garçon marchand de vin, nommé Louis Re-
nard, qui demeure 18, rue de là Roquette. Ce
jeune homme voulait que Justine Loussert quit-
tât le quartier où elle vivait dans la -débau-
che et vînt habiter avec lui .cbez sa mère. Il
se .proposait de l'épouser.
Hier matin* il se rendit chez la jeune femme
et lui ût de nouveau part de, son projet ; mais
celle-ci le repoussa, et traitant son ami en im-
portun, - elle voulut le congédier. JI s'ensuivit
une discussion, au cours de laquelle Louis Re-
nard, furieux de se voir écanduit, sortit un
couteau de sa poche et poignarda. son amie.
La mort fut foudroyante. Puis il prit la fuite.
il ne tarda pas à être retrouvé. Conduit de-
vant le commissaire de police du quartier de
la Monnaie, il expliqua son crime en décla-
rant en pleurant qu'il n'avait pu se faire à
l'idée que sa maîtresse ne voulût pas suivre
ses conseils. -
— « J'aime .mieux, a-t-il dit, la savoir morte
que prostituée. 1)
Le meurtrier, qui est né à Paris, le 21 avril
1884, a été dirigé sur le Dépôt. Le corps de
sa victime a été transporté à la Morgue aux
fins d'autopsie. , :.
Incendie - dans une école
Un incendie s'est déclaré, hier, vers trois
-heures, dans une chambre dépendant de l'ap-
partement du directeur de l'école communale
de garçons et de filles; 27, rue Las-Cases. Les
enfants des deux sexes étaient en récréation.
On les fit sortir en toute hâte. Les pompiers
accourus aussitôt se sont rendus maîtres du
feu après quarante minutés d'efforts.
Un gardien de la paix du 7*, M. Berrens,
est monté sur le toit et a sauvé au quatrième
étage M. Renner,' âgé de 85 ans, père de la
directrice de l'écdle des filles. Il était aidé
dans son périlleux sauvetage par les gardiens
Rouge, Muller et Jouard.
FAITS DiVEM
Tram. contre tram. — Hier, à une heure de
l'après-midi, avenue de la République, à l'ar-
rêt de la rue Saint-Maur, un tramway Lilas-
Opéra a tamponné un tramway de la. même
ligne qui le précédait.
Cinq voyageurs du tramway tamponneur ont
été légèrement blessés. Après avoir reçu des
soins dans une pharmacie voisine, ils ont pu
regagner leur domicile.
Cambrioleurs surpris. — Des agents cyclis-
tes ont arrêté, à trois heures du matin, les
nommés Joseph Poujol, monteur en bronze, de,
meurant rue Godefroy-Cavaignac, et Jean Co-
che, garçon de café, demeurant 11, cité Indus-1
trielle.
Ces deux individus venaient de pénétrer chez
M. Ferrand, débitant, 17, avenue Parmentier,
et auquel ils avaient dérobé une somme de
1.700 francs. M. Ferrand, surpris dans son
sommeil, avait été mis dans l'impossibilité de'
se défendre..
Accident de voiture. — Un accident s'est pre-
duit hier matin, vers dix heures, au carrefour
de la rue Montorgueil et de la rue Réaumur.
Un fourgon de pompiers du poste de la rue
Jean-Jacques-Rousseau revenait à toute allure
d'un incendie sans importance, quand il cul-
b^a une voiture de la Compagnie générale. Le
.cocher fut projeté de son siège sur la chaus-
sée avec une extrême violence et se fit dans sa
chute quelques contusions.. : •
ENVIRONS DE PARIS
ARRONDISSEMENT DE SAINT-DENIS
Boulogne. — Le bruit courait hier, vers midi,
qu'un vieux marchand de vins, dont le mar-
gasin n'était pas encore ouvert à onze heures
du matiir, avait été assassiné.
Le commissaire et son secrétaire, accompa-
gnés de nombreux agents, se rendirent au do-
micile de M. Martin Hutt — tel est le nom
du commerçant - 24 bis, rue Denfert-Roche-
reau.
Après avoir fait ouvrir la porte par un ser-
rurier, le commissaire pénétra dans l'établisse-
ment. Il trouva dans la chambre à coucher le
cadavre du débitant. ,-'
Le défunt portait une blessure à la tête pro-
venant d'une armo à feu. A côté de lui, se
trouvait une corde avec un nœud coulant dont
le malheureux avait dû se servir pour mettre
fin à ses jours, puis un revolver dont trois
balles avaient été tirées.
Après ces constatations, le doute n'était plus
..possible : M. Hutt s'était suicidé. On croit pou-
voir attribuer cet acte de désespoir au chagrin
ressenti par le commerçant à la mort de so
femme, survenue il, y a quelque mois.
Colombes. - Des cambrioleurs se sont in-
troduits, hier soir, dans un pavillon de la* rue
de Nanterre, où ils ont fait main basse sus
plusieurs objets.
L'alarme ayant été donnée, des agents, après
une poursuite mouvementée à travers champs,
réussirent à s'emparer de l'un d'eux qui, con-
duit au commissariat de Courbevoie, où il a
été interrogé, a déclaré se nommer Jean Ti.
baud, vingt ans.
ARRONDISSEMENT DE SCEAUX
Fontenay-sous-Bois. — Un journalier sans
travail et sans domicile, Alphonse Stauf, s'é-
tait réfugié, la nuit dernière, afin d'avoir chaud,
sur un four à plâtre, rue du Châtelet. Re-
levé le matin par des ouvriers à qui il déclara
être malade, Stauf, intoxiqué par les gaz délé-
tères du four. est mort à l'hôpital Saint-An-
toine.
Châtenay. - Le cadavre d'un enfant nou-
veau-né, portant des traces de strangulation, a
été trouvé dans un propriété. Le commissaire
de Sceaux a fait transporter le corps à la Mor-
gue.
——————-..——
, OU DRAME A MONTMARTRE
Un drame s'est déroulé hier soir à onze
heures devant le numéro 20 de la rue Fon-
taine.
Au cours d'une discussion au sujet d'une
femme, croit-on, un nommé Emile Zakri,
vingt ans. demeurant 23, xue Duperré, a
tiré deux coups de revolver sur un sujet
algérien, Maurice Touboul, vingt-cinq ans,
domicilié rue Geoffroy-Lasnier.
Ce dernier, atteint par les (projectiles à
la tête, a été transporté à l'hôpital Lari-
boisière, où son état a été jugé désespéré.
Le meurtrier, qui s'était enfui, a été arrê-
té boulevard de Clichy après une poursuite
acharnée, et mis à la disposition de M.
Duponnois, commissaire de police..
.;, LA FINANCE
BULLETIN DE LA BOURSE
du 18 janvier 1909
Début de semaine avec des dispositions ana-
logues" à celles qui ont prévalu samedi. On réa-
lise un peu partout,. notamment sur les fonds
étrangers.
"Le 3 est indécis à 96.47.
L'Extérieure s'établit à 96.07, le Turc à 94.10,
le Russe 3 96 fait 74.15, le 5 nouveau 99.05,
les Bons du Trésor 5 avec dcoit de souscrip-
tion se traitent au comptant à 517 èt à 506. ex-
droit de souscription. Les porteurs de Boiib
useront avec empressement des avantages qui
leur donnent droit au nouvel emprunt dont
l'émission paMique aura, lieu le 22 courant.
Rappelons qu'en vertu de l'oukase du 9 avril
1904 (V.S.), et à l'avis officiel publié par le mi-
nistre
nistre impérial des finances de Russie en exé-
cution de cet oukase, les porteurs de Bons du
Trésor '5- 1904 ont le-droit de souscrire par
préférence, et sans être soumis à réduction,
des obligations libérées, au prix de 89 1/4
soit -446 fr. 25 par titre, et aux conditions ci-
après :
Pour, exercer ée droit, les porteurs devront re-
mettre aux guichets des établissements de cré-
dit que nous avons déjà désignés et dès à pré-
sent, et au plus tard le 22 janvier, leurs Bons
munis du coupon à échoir le 14 mai 1909.
Les Bons du Trésor 5 1904,
ainsi remis en paiement, seront
décomptés, pour chaque Fr. 500
de capital nominal, à raison
de Fr., 500 »!
augmenté des intérêts du 14
novembre 1908 au 22 janvier 1909,
soit r4 72
Total par Bon. Fr. 504 72
Le porteur recevra un capital effectif équiva-
lent, en obligations ieérées de Fr. 500, capital
nominal 4 1/2 SQSt, au prix de 89 1/4
= Fr. 446 25 qui lui seront délivréès ulté-
rieurement. plus une soulte en espèces à régler
immédiatement pour toute somme ne pouvant
être représentée par un titre.
Voici un barême qui indique le nombre d'o-
bligations nouvelles qui seront remises en
échange de celui des Bons du Trésor présentés
à la conversion, avec la soulte en espèces cor-
respondante qui sera payée aux porteursf
Nombre Nombre Soulte
de bons d'obligations en
du Trésor nouvelles- espèces
¡.¡ --
r r 58 41
1J2 116 94
3 9 17541
41 ê 233 88
5 S 292 35
6 6 350 82
7 7 409 29
a 9 21 51
g 10 79 98
10 11 138 45 -
20 - 22 276 90
30 33 415 35
40 45 107 55
50 56 246 <
100 113 45 75
1.000 1.131 11 25
Rappelons que le nouveau titre rapportant,
sur le prix d'émission, 5.04 l'an d'intérêt,alors
que les versements différés Pie supportent qu'un
intérêt de 2 l'an, le prix ressort à 88.72 , %:
Les Sociétés de crédit se sont un peu tassées
mais sans plus. -,
Les Chemins français et étrangers ont à peine
variés.
Quant aux titres industriels, ils se refrouvént
assez fermes dans leur ensemble. Omnibus
1.045, Thomson 740. Métaux 699, Constructions
Nord-Est 314, Malfîdano 380, Sels Gemmes 390.
Rio 1.815. -
La Sosnowice s'est tassée à 1.483.
Mines d'or bien tenues au début, reculent en
fin de séance. -
, Boneonsell.
I0 lzag.,
Ao
I 9 LE MEILLEUR
PAPIER à CIGARETTES j
» Les Coulisses
,'. Théâtres !
— A l'Odéon, Jeudi prochain, en matinée.. à
2 heures (pour la 2* série des matinées-confé-
rences du jeudi), Les Plaideurs ; conférence de
M. Charles Martel : La Mort de pan.
En soirée, à 8 h. 1/2, L'Arlésienne (orchestre
et choeurs sous la direction de M. Edouard Co.
lonne).
— Le gala des théâtres de Paris : le comité,
composé de MM. Albert Carré, Antoine, Fonta-
nes, Franck, Max Maurey et Peter Carin, char-
gé par r Association des directeurs de théâtres
de Paris d'organiser la matinée de gala qui aura
lieu au Châtelet au bénéfice des victimes de la
Sicile et de la Calabre, a décidé, entre autres
numéros du programme qu'il élabore en et
moment, de donner une revue dans laquelle
joueront tous les artistes de tous les théâtres
de Paris et qui sera écrite spécialement pour
cette représentation par la plupart de nos au-
teurs applaudis. ':.
D'ores et déjà MM. Alexandre Bisson Domini-
que Bonnaud, de Caillavet'et de Fiers, Paul
Ferrier, Georges Feydeau, Paul Gavault Mau-
rice Hennequin, Pierre Veber, Pierre Wolif et
Miguel Zamacoïs ont assuré le comité de leur
précieux concours. v , -
— En réponse à de nombreuses demandes
émanant de personnes habitant la banlieue et
ne pouvant venir à Paris le soir ou le diman-
che, la direction de la Porte Saint-Martin a dé-
cidé de donner une matinée supplémentaire de
son grand succès,. La Femme X., après-demain
jeudi. ù_2-_heiiT £ S.
La distribution sera la même que le 'soir,
avec Mme. Jane Hading. MM. Jean Goqqetin,
Do rival, Monteux, Laroche, en tête.
Ce sera la seule fois que sera donnée &a,
Femme X. en matinée le jeudi.
— En raison des nombreuses demandes qui
lui, ont été adressées pour la répétition géné-
rale des Aventures de Gavroche, M. Fontanes,
directeur du Châtelet, nous informe qu'il ne lui
reste aucune place.
— La. Tour du -Silence continue sa belle car-
rière, au théâtre des Arts. avec M- de. Max et
Vera Sergine ; à ces deux étoiles se joindra
une troisième à partir de vendredi. Mme Co-
lette Willy, qui paraîtra comme, auteur et in-
terprète dans En Camarade, donnée en fin de,
spectacle. i!
Vendredi, à 3 heures, répétition générale de
En Camarade. Le soir, û 11 heures précises,
première représentation.
— A l'Ambigu, La. Beauté du Diable, le drame
si intéressant, si pathétique, va bientôt attein-
dre sa 50e représentation. Son succès ya cha-
que jour en grandissant. ':
— La pièce qui succédera à S. A. R., au théâ-
tre des Bouffes-Parisiens, est une comédie en 3
actes, de M. Romain Coolus, intitulée 4 tois-
7, 28. :
— Aujourd'hui, au théâtre Cluny, à 8 h. 1/2,
100e représentation de Moulard s'émancipt,
vaudeville en 1 acte, de M. Mouezy-Eon; et de
Plumard et Barnabé, "vaudeville en 3 actes, de
MM. Henry Moreau et Chartes Quinel.
Jeudi prochain, à 2 heures, matinée de fa-
mille, avec Moulard s"émancipe, Plumard et
IIÛT fl&tl Ô+: + >
Concerta et spectacles divers
— C'est avec un douloureux intérêt que les
spectateurs du plus parfait des Cinématogra-
phes, celui des Grands Magasins Dufayel,
voient les ravages causés par le cataclysme-de
, la Sicile, ainsi que l'organisation des secours
et les soins donnés aux blessés. D'autres vues
complètent le programme et par leur note, on
documentaire ou comique, font diversion et as-
surent un gros succès. Jardin d'hiver, buffet-
glacier, five o'clock tea.
— Au théâtre Mévisto, ce soir, à 8 h. 3/4 pré-
cises, répétition générale de Liquidons,: pièce
en un acte de M. Eugène Millon ; Le Réprouvé,
conte dramatiaue en 2 tableaux de M, Zuren-
che ; Quand l'Amour s'amuse comédie en un
acte <3e MM. Eddy Lévis et B. Dangennes ; La
Livraison des Poires, pièce en un acte de M.
Léo Marchés.
Demain mercredi, paemiôre représentation.
tes bureaux sdoi ouverts 18, rue Saint-Lazart.
- Aux Confterfe-CftJdwi^ ; Voici le mégnifique
PTOSramme qu'aanonce M. coleni» jbouim di
manche PrOthaiâ : Llgr du RAin (R. Wagner).
première scène : Trio des Ondines. Albéricb,
x\r i j WoglJoe^ Mme Mary Mavranti ,
Weigunde, ;Mm maud' mr,eno ; Flosshilde.
Mmne H6tèAe mirey.
La premièN sympMnie de Brahifis, qui san?
nul doute trouvera alaprêt du pUblic du Châte-
let ? msme chaleureux accueil qu'à fit, il, y a
,quekùes jOurS, à l'admirable concerto du même
auteur qui n'est, en réaüté, Qu'une symphoni*-
pour piano et orchestre.
Le célèbre pohmeeiiSste bordelais, André
1-IeUins, qui vient se &Ur à Palis. 'oua'a jE
<:em.çel'lQ de Laio.
Maud Herlenncbantera le délicieux
Clair de lune de Gabriel Fauré, et Mlle Yo-
lande Meroe, une remarquable pianiste hon-
groise, se fera entendre, pour la première fois
à Paris, daœ le concerb0 de Liszt, son illustre
pasqu1 ft.,.
DEPÂRTEMENTSL
rA .em r. ALGÉRIE
Alger., àênéla-1 Ba.illQUiJad quitfi Alger.
ce matin, se rendant quitte où
.Proc~dera Ynemredi à la Cérémoi lie dé ,la' re-
mIse des' décorations de la Légiun d'honiieuià
r>ur les tombes des lie u tenalits Ja 'g' et co~ste
tues '.à efennaba. Les familleg d e~
c:ont représentées à celte cérémonie;
Le "général BalUaud est accompagn.6 J»r K
géneral anglais' Griersou.' , ,
'!Li ALPES-MARITIMES.,
Villelranclie-sur-~rle.r - - Cinq jndiviùus qui
venaient de Nice filnt attaflué des matelots amé-
rlCûms dans le btrt de les dévalise,~. Deux. gen-
darmes de Vllte!IëlJi1che «« fiSôSSS's
rixe is',engages. 1
L'lin _des, genmn:mes !ParUt. 'cherç,ber dp se-
cours tàndis qqe l'autr.Q teDUJt lêLe aux agres-
seuæ.
~~F~~ et quatre.
des malandnns ont été qn~1.é.s l'uu d'eux a. étù
à demi assommé »,U4iUÏUX a elt
, NiCe. - Isidore Veriùeire, dont on se rappelle
l'arrestation à propos de lassaseinat dU père
a Vamlle, est à Nice depuis hier -
Vefnexre a été acquitté par le jury de la
Seine, Il a encore des comptes à régler avec la
fjuussUiicce è et, le .21 janvier, il eomantra§trar a Nice,
devant le tribunal pour une oppositi'oa faite
par lui 4 une C0JQ(*arBIiali0B à dix-iiuit tBC.is de
1-1 sera, après avoir aœompli sa peiae, mis à
ra disposition, des juges belges., car,- dans son
pays natal. Vermeire a égtuement cownis di-
as »
ARIÈGE
Foix. — Le président du Conseil était saisi
récemment d'une plainte dirigée contre il. Bou-
det,.préfet de l'Ariège. Ce fonctionnah'e était
accusé d'avoir, êtam en tourue dans le cantoi,
de Lavelanet, fait ouvrir les vannes d'une éclu-
se, et mangé à son déjeuner les truites au.
avaient pu être recueillies lorsque la pièce d'eau
fut a sea.
Des explications furent aussitôt demandées au
préfet de lAnège. Elles-paraissent avoir eu
complètement favorables" à ce fonctionnaire 1:
a démontré, en effet, que les vannes de l'écluso
avaient été ouvertes parce qu'une vieille femmv
était tomftée dans l'eau, et qu'on ne disposai;
pas d autre moyen, pour la tirer de sa situation
dangereuse, que de mettre la pièce d'eau à sec
EUe (put, être ainsi repêchée. Quant aux truites,
Qui seules victimes de ce sauvetage, restèrent
dans la vase, il fallut bien, pour leur faire un
sort digne d'elles, les manger.
**
DEUX-SÈVRES
Niort. — M. Quentin,, chef de gare f*- Jonzac,
se trouvant dans l'express 86 qui se dirigeai;
sur Paris, est tbnbbé du train non loin de Lu
Charrière. Son corps a été coupé en deux.
C'est à l'arrivée fiu train en gare de Nior.
que la femmè de la victime- a signalé la dispa-
rition ae son mari. Des. recherches ont aussitôt
été faites. On- croit que M. Quentin, croyant ou-
vrir la Dorte des waler-ciosets, aura ouvert la
porte donnant sur la. voie et 'aura été préci-
pité sous le train en marcHe.
", FINISTÈRE
Drest. — Au cours de la dernière tempête,
le steamer anglais JhiUien, de Midd lcshrough,
venant de Santander, a subi de "graves avaries.
La parte du condenseur a. élé brisée par k
violence des lames» L'eau a pénétré dans lot
Le de.. P
cales. bâtiment, dé&sraparé au large "de Pen-
march, a été remorqué & Brest par le vapeu.
anglais Sorata pour y réparer ses avariés.
-."
? 'Brest.- — Le parquer de S'est vieftt dfouyrii
une information, contre l'attfeé- Jeiisnw, --pi"étrt
libre à Landerneau, inculpé d'avoir, au cour,'-
d'une- leoon de- catéchisme, critiqué le" gouvei-
; nement et les lois acSaeBee.
HAUTES-ALPES
Gap, — Depuis plusieurs mois, une -.quantitf
considérablQ -de colis di^araissaient des gare
de la région: Le parquei de Sistcroa fit appel- i
1a' brigade mobile de Lyon ; celle-ci « après unI.
brigade mobile de Lyon ; celle-ci, après un
sun'ëillance active, opéra des peiqui'a.lion
fructuôuses chez plusieurs CMiUmers italien
fixés sur les chantiers du canal de là Daranct
on retrouva chez ceux-ci un stock de mai'cnan-
dises volées dont i!a ne purent expliquer h
provenance.
Les receleurs ont été conduits à Gap. On es
time à plus de 200.000 francs la valeur de<
marchandises volées. Les cantiniers qui, à cev
tain moment, nourrissaient ou ravitaillaient i."
des prix élevés, 1.500 ouvriers, ont dû réalise;
des bénéfices considérables. -
On recherche les auteurs directe des vols.
HÉRAULT
Montpellier*. — Un propriétaire de Sain
Jean-de-la-Labîaquière, M. Gayraud-, -73 ans, t
tué son fils, Vincent, et s'est suicidé aussitô-
après. -
Le vieillard tira un premier coup de msil su'
Vincent, qui était assis à côté de la table de h
cuisine ; la tête fut seulement éralléc par le>
plomhs ; le malheureux se- leva pour se jete,
sur son père, mais un deuxième coup, tiré ;
bout portant; l'étendit raide mort.
M. Gayraud rechargea alors son arme. mont.--
au premier étage et se tira un coup de fus:
sous le menton. Il a été trouvé assis, le fu& •
entre ses jambes.
Le père et le fils vivaïSnfc depuis longtemji:
FEUILLETON DU 20 JANVIER !
: .: 21.
- - LES -
M Péclfis captai
PAR .:
EUGÈNE SUE
L'ENVIE
Fréderik Bastien
1
p'. p
xiv, •
XIV.
Frédérik, jusqu'alors pur et chaste, éle-
vé sous l'œil maternel, avait plutôt pres-
senti q\te compris les odieux projets de la
douairière' et de sa suivante au sujet'de
Mme Bastien, qu'elles voulaient, dans'leur
naïf cynisme, donner,- si-cela se pouvait,
pour maîtresse à Raoul de Pont-Brillant ;
en effet, à leurs yeux, c'était: une fameuse
trouvaille, comme-- -avait dit la maquise,.
gue cette charmante 4t honnête bourgeoise,,
qui demeurait à proximité du château; dont-
le mari était presque toujours absent, 'sans-
-compter- que l'on pourrait, pour qu'il 'ne'
fût point gênant, placer le fils de la jeune
ïemme dans les bureaux de l'intendant du
Château avec quelques bons gages.
i L'impression que cet entretien laissait à
Frédérik était donc la conviction plus ins-
tinctive .que raisonnée qu'il s'agissait d'un
dessein infâme, dont sa mère se trouvait
l'objet, et que, le soir même, le jeune mar-
quis, -devant avoir connaissance de ce pro-
jet, s'en rendrait nécessairement complice,
pensait le fils de Mme Bastien.
A ces nouveaux et redoutables senti-
ments, se joignait, chez l'adolescent, le sou-
venir, de cet homme exerçant la même pro-
fession que son père à lui Frédérik, et qui,
bétonné par le jeune marquis, .avait été
dédaigneusement repoussé .lorsqu'il avait
demandé une réparation par les armes.
— Il en -serait ainsi de moi, — se dit
Frédérik aveic un sourire farouche, — Raoul
de Pont-Brillant aura méprisé ma provo-
cation, à moins qu'il ne soit parti ce matin
avant de,, l'avoir reçue. Heureusement la
nuit approche, le marquis revient- seul, et
je connais la cavée de la Vieille-Coupe.
Et Frédérik, prenant son fusil, se dirigea
rapidement vers une autre partie de la
forêt. ,
La cavée de la Vieille-Coupe, route obli-
gée de Raoul de Pont-Brillant pour se ren-
dre chez lui en revenant du château du
Montel, était une sorte de chemin creux,
profondément encaissé, aux revers'très éle-
vés et plantés d'énormes sapins d'Ecosse,
dont les cîmes formaient au-dessus de la
cavée un dôme si impénétrable, qu'en plein
jour JI, y faisait très sombre. -
Ce. soirdà, au moment où le soleil venaît
de disparaître, il régnait déjà dans ice ra-
vin-une grande obscurité ; toute forme y
paraissait indécise ; deux-homrhes, êh'Ten-'
contrant face à face dans cet endroit, n'au-
raient 'pu de l'un à l'autre distinguer leurs
traits.
Il était environ six heures du soir.
Raoul dé Pont-Brillant, seul (il avait, on
l'a dit, renvoyé son groom au château pour
avertir la marquise d'un changement de
projets), Raoul entra au pas de son che-
val dans la cavée, dont les. ténèbres lui
furent d'autant plus sensibles qu'il venait
de quitter une route encore éclairée des
dernières lueurs crépusculaires.
Au bout de vingt pas, cependant, sa vue,
déjà familiarisée avec les ténèbres, lui
permit d'apercevoir vaguement devant lui
une forme humaine, debout, immobile au
milieu du chemin., , ",
— Holà ! éh ! — cria-t-il, ---; rangez-vous
donc d'un côté ou de l'autre de la route.
— Un mot, monsieur le marquis de
Pont-Brillant ! — dit une voix.
— Que voulez-vous ?— répondit Raoul
en arrêtant son cheval et. se penchant sur
sa selle, afin de tâcher dô reconnaître les
traits de son interlocuteur ; mais, -ne pou-
vant y parvenir, il reprit :
— Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
— Monsieur -de Pont-Brillant, — répondit
la voix,—'avez-vous, ce matin, reçu une
lettre qui vous donnait rendez-vous à la
roche du Grand-Sire ?
- - Non, car f'ar quitté Pont-Brillant a
huit heures. Mais, encore une fois, qu'est-
ce que tout cela signifie ? Qui diable êtes-
vous ?
— Je suis celui qui vous a écrit la lettre
de ce matin.
— Eh bien, mon iami, vous pouvez.
- Je ne suis pas Votre ami,-— mtefrroflci-
pit la voix, — je suis votre ennemi. - ;
— Vous dîtes ?— s'écria Raoul avee sur-
prise et une légère jématiort.,
— Je dis que je suis votre ennemi.
— Vraiment 1 - reprit Raoul d'un ton
railleur, sa première surprise passée, car
il était naturellement fort brave: — ça
devient amusant. Et Comment vous, nom-
mez-vous, monsieur mon ennemi ?
— Peu vous importe mon nom.
— Soit. Eh bien donc, mon cher, pour-
quoi diable m'arrêtez-vous ainsi à la tom-
bée de la nuit, au milieu de la route ? Ah 1
mais j'y pense, vous m'avez écrit 2
Oui.
— Pour me dire quoi ?
— Que vous .seriez un lâche si..,
— Misérable ! — s'écria impérieusement
Raoul en. interrompant Frédérik et en pous-
sant son cheval sur lui.
Mais lé fils de Mme Bastien, frappant le
chanfrein du cheval avec la canon de son
fusil, le força de s'arrêter.
Raoul, d'abord un peu effrayé, mais sur-
tout impatient. de savoir où en voulait ve-
nir l'inconnu, se - calma et reprit avec un
sanp-froid railleurs
— Vous disiez donc, monsieur mon en-
nemi, que vous m'aviez fait l'honneur de
m'écrire ? vous dire que, si vous n' 6-
- Oui, pour vous dire que, si vous n'é-
tiez pas Un lâche, vous , vous rendriez au-
jourd'hui à, la. roche du Grand-Sire, seul,
avec votre fusil chargé à ballesl comme je
viendrai seul avec le mien. - - - - - - -
Après un nouveau mouvement de sur,
prise, le marquis répondit :
— Et puis-je vous demander,, mon cher, ce
que nous aurions fait là, tous deux seuls
avec nos fusils ?
— Nous nous serions placés à dix pàs et
nous aurions fait feu l'un sur l'autre, -
— Peste ! comme vous y allez I Et dans
quel but nous sérions-nous livré à £ ette dis-
traction innocenté, monsieur mon ennemi ?
- Je vous aurais tué ou vous m'auriez
tue. -
— Probablement, à dix pas, ou nous au-
rions été bien maladroits, mais ce n'est pas
le tout que de vouloir tuer les gens,t mon
cher, il faut au moins leur dire pour-
quoi.
— Je veux vous tuer. parce que je vous"
hais.
— Ah bah !
— Ne raillez pas, monsieur de Pont-Bril-
lant, ne raillez pas. '-
C'est difficile ; enfin, je vais tâcher, j
Allons, c'est dit, vous me haïssez, et pour j
quelle raison ? -
— Mon nom vous importe aussi peu que
le sujet de. ma hainev
— Vous croyez.
— Je le crois. » ,-
—A la bonne heure. Je suis, comrnë. vphs
le voyez, bon prince, assurément.C'est donc
convenu, voue me haïssez ; eh bien i après?
- Vous me tuerez ou. je vous tuerai.
— Ah ça ! mais il paraît que^ décidément,
c'est une idée fixe ? «
— Monsieur de Pont-Brillant, cette idée
est tellement fixe que je vais la mettre à
exécution à l'instant même.
— Ici ? dans cette cavée 2
— Ici.
— Sans y voir clair ?
•— Il n'y a pas besoin d'y voir clair.
- Et avec quoi- nous battre ?
JoL. Avec mon fusil ?
— Un seul fusil ? ,..," ..-
— Oui. - "-
— C'est curieux. Et comment cela.? Jnott:
-
cher. -. -
- Vous allez descendre de cheval. - ;
, .Et puis ? ■*»
"- Vous ramasserez quelques cailloux dut
chemin.
*— Des cailloux 1 — reprit Raoul en éclat*
tant de rirev — comment, des cailloux :
Ah ea ! maintenant c'est debe à apups d<
pierres que nous allons nous baltre ? Av.
,
fait i c'est. pMtM .tragique que le fusil :
c'est dans le goût du combat de David et
dè Goliath. Vous- possédez donc des fron
des, vous, flWn cher ? Mais- le dommage
est que Bons n*y verrons gouUe.
— Je vous disais, monsieur de Pont-Bril
lajit,.que vous ; ramasseriez deux ou troi:
cfailloux du'chemin ; vous les aiettrez dan;
votre m»n. fermée.
— J-'y suis- : four. jouer S pair eu non.
— L'obscurité i%empêche 'Pas de compter
les caillou» : le gagnant prendrà lè fusil.
l'appuiera sur la poitrine de fautre, et fer.';
feu. Voue ttfyez bien monsieur de Pont-
Brillant, qûMl n'i* a pas besoin de voii
clair poor cela .,..
L'accent de. Frédérik était si bref. si ré-
solu/sa voix si altérée, que d-'abord le mar-
quis, sàjas pouvoir s'expliquer cette aven-
ture étrange, l'avait regardée comme se.
yieuse ; purs, se cappelMt" un incident de
ta soirée qu'if avait passée la veilla dam:
le salon de: fia grand'mTre, il parlà d'un
graiïd éclat de rire, et s'écria :
—Ah ! nia foi Ma plaisanterie «st excel-
lente, je. comprends tout, maintenant.
-5 — Expliquea-vous, monsieur de Pont.
Brillant. -
,', fA" suivre!
Prière 4 eeux de nos lecteurs 40ftt l'abon.
nement erpire le 31 (anvier dg bien vou.
loir le renouveler, o/îji d'êviler tonj, retard
dans la réception de leur iourm#.
Joindre la dernière bande. Tout change-
ment d'adresse doit être. accompagn^Qe
0 Ir., 50. -
'3j
C'est bien celle, ont-ils affirmé, que portait
la jeune fille, à sa descente du train.
C'est mercredi soir que la jeune fille est
arrivée à la gare de Garches.
Au moment où elle a été retrouvée, la
valise était ouverte et défoncée ; tes cour-
roies étaient coupées. -,
Les recberches continuent pour retrou-
ver les traces du jeune homme et de la
jeune fille, où le corps de la fillette, si,
comme on le craint, un crime A été com-
mis.
- On sait que dans ila valise on a trouvé
,un fragment de papier sur lequel étaient
écrits ces mots lU Envoi de Mme Teysse-
don, gare Dijon. » Le commissaire a té-
légraphié à son collègue de Dijon et At-
tend sa réponse.
ANGLETERRE ET ALLEMAGNE
Guillaume M règle la réception des souve-
raine anglais à Berlin
Le kaiser, à qui le-repos un peu boudeur
qu'il s'impose depuis les derniers événe-
ments semble peser, se distrait en réglant
tous les détails du protocole de réception
des souverains anglais à leur arrivée dans
la capitale 4e l'empire. : -
Le couple -royal anglais sera reçu, con-
formément à l'usage, à son entrée à Ber-
lin, par le bourgmestre et le conseil muni-
cipal, qui le salueront à la porto de Bran-
debourg. :
L'empereur a-décidé que, cette fois, une
petite tente serait dressée pour protéger
les magistrats municipaux contre les in-
tempéries- Ces messieurs ne seront pas,
comme d'habitude, en habit, mais en re-
dingote avec pardessus, et ils ne se dé-
couvriront pas pendant l'allocution du
maire.
Les demoiselles d'honneur ne porteront
plus non plus, d'après la volonté de Guil-
laume II, des robes de mousseline blan"
cbe, mais des vêtements chauds.
Ces précautions contre les refroidisse-
ments sont excellentes, mais on trouve à
Berlin que l'empereur aurait mieux fait
de supprimer complètement cette cérémonie
d'un autre âge aux portes dé la capitale,
pour la remplacer par une réception plus
digne à l'Hôtel de Ville. Le kaiser avait là
une belle occasion de prouver qu'il ne nour-
rissait plus aucune prévention contre le
collège municipal ; il l'a négligée probable-
ment à dessein.
ARMEE ETMARINE
Le minisf" de la marine à Sevran-Liwry
M. Alfred Picard, ministre de la marine,
accompagné du vice-amiral Aubert, chef
d'état-major général, du général Gossot,
directeur central de l'artillerie navale, et du
capitaine de vaisseau Morin, chef de son
cabinet, s'est rendu au -champ de tir de la
marine et à la poudrerie nationale de Se,
.vran-Livry. .-
Après avoir examiné divers modèles de
canons d'artillerie navale, il a assisté à des
expériences d'un haut intérêt sur les
moyens de prévenir les retours de flamme
qui ont été signalés tant à l'étranger qu'en
France. - - -
., La visite s'est terminée par les principaux
ateliers affectés à la "fabrication des pou-
dres sans fumée et par le pavillon d'études
de la commission des poudres de guearre,
présidée par M. Haller, membre de l'Aca-
démie des sciences.
LES- TRIBUNAUX
Les cambrioleurs de la Chapelle
Ayant, au cours de cet été, commis un, cer.
tain nombre de vols dans le quartier de la Cha-
pelle, Fouchy, dit « Citron », âgé de dix-sept
&M, Miton, dit 1' « Anguille de la Geatte-d'Or »,
dix-huit ans, et Leluan, homme d'équipe à la
Compagnie de l'Est, s'en aillèrent faire la noce
à B-oùiogne-sur^Mer. La maîtresse de Liluan, ;
Mlle Louise Schmnt, à laquelle des charmes UU"
peu épais avaient valu le poétique surnom de
« Gros Gras », tînt compagnie à ces messieurs
pendant leur villégiature.. - • :
Malheureusement, on eut.-quelques mécomptes
aux petits chevaux, il fallut revenir à Paris
pour « travailler ». On sa fit prendre au mo-
ment où on achevait de cambrioler un appar-
tement de la rue pajol, et toute la bande alla
passer à la Santé le. reste de la saison d'été et
une partie de 'la saison d'hiver.
Hier, la première chambre a condamné Miton
et Leluan à deux ans , de prison chacun et elle
a envoyé « Citron » M maison de correction
jusqu'à sa majorité. -
Quant à-Mlle « Gros Gras », elle a été acquit-
tée. ,
La malchance de Testivieux
Evadé de la colonie pénitentiaire de Me>ay,'
Testivieux était en train de cambrioler la cham-
bre de M. Dubreuil, un maçon de la rue de Beil
leville, quand M.' Dubreuil arriva à l'improviste.
Testivieux, ne pouvant s'enfuir par la porté,
saula par la fenêtre. sur la tête du marchand
de vins Vaur.
Celui-ci d'abord étourdi et ahurt, reprit son
sang-froid en entendant crier : « Au voleur 1 »
et se mit à la poursuite de Testivieux. 'Celui-ci,
sur le point d'être rattrapé, déchargea son re-
volver sur M. Vaur qui ne fut pas atteint, mais
sagement cessa la poursuite.
Testivieux fut arrêté quand même le lende-
main et hier"la neuvième chambre l'a condam-
né à trois ans de prison.
Abandonnée I
La dixième chambre jugeait hier Mlle. Sarah
Bounard, chanteuse de café-concert à Mamers
qui, le 8 septembre dernier, rue Victor-Conside-
rant, tira cinq coups de revolver sur un lieu-
tenant de chasseurs d'Afrique, M. Lelorrain,
fils du général de ce nom. • ,.
A l'audience, la prévenue a expliqué qu'elle
avait (:.-.r¡n¡- le lieutenant H Paris en 1901: et
que celui ci après lui avoir fait les plus belles
promesses l'avait abandoimée -pour se marier
et s'était fait envoyer en Afrique pour mieux
se débarrasser d'elle. - -
Brouillée avec sa famille, obligée de quitter
sa profession d'artiste peintre pour devenir
chanteuse de café-concert, elle avait- voulu - se
venger et avait profité au séjour de son ancien
ami à Paris pour mettre son dessein à exécu-
tion.
Le lieutenant n'avait reçu que des blessures
insignifiantes et n'avait -pas porté plainte.
Mlle Sarali Bounard, après plaidoirie de TO*
Henri Robert, a été condamnée à un maie de
prison avçc sursis.
At'ETMMEEt!
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
New-York, 18 janvier. — Un grand ln-
cendie qui a fait pour 3 millions de dollars
de dégâts a détruit à Boston le Colisée et
plusieurs garages d'automobiles ; 500 au-
tos ont été brûlées. 3 chauffeurs manquent
CANADA
Ottawa, 18 janvier.— Un traîneau por-
tant sept excursionnistes a été écrasé par
un train du Grand Trunk, au passage à
niveau de Grimsby (Ontario) ; cinq per-
sonnes ont été tuées.
ITALIE --
TurînrlS janvier. — Une autombile, qui
faisait des expériences, dérapa par suite
de l'humidité du terrain et eut une colli-
sion avec un tramway à vapeur. Des qua-
tre personnes qui montaient Fautomobile,
deux ont été tuées, une blessée grièvement
et une n'a eu que de légères contusions.
ACCIDENTS DE CHEMlN DE FER
Le tamponnement de Puyoo. — Arresta-
tion d'un chef de gare.
Dax, 18 janvier. — A la suite de. l'en-
quêt,e ouverte par le Parquet, pour recher-
cher les causes du tamponnement de Puyoo,
un mandat d'arrêt a été lancé contre M.
Marmajou, ehef de gare-à Missons-Habas.
On sait que M. Marmajou avait télégra-
phié à son collègue de Puyoo, qui lui de-
mandait s'il, pouvait envoyer le train 301 :
« Oui, la voie ..est libre. » .",
Pour sa défense, M. Marmajou déclare avoir
donné l'ordre au chef d'équipe Lafitte d'ar-
têter au passage le rapide 516, au cas où ce-
lui-ci, qui avait vingt-sept minutes de re-
tard, arriverait avant le 301. Confronté .avec
le chef de gare, le chef d'équipe Lafitte nie
avoir reçu cet ordre. w
Les disques ne furent pas fermés, et le
rapide, qui brûle la gare de Misson-Habas,
passait en trombe. Atterré, le chef de gare
fit donner aux gardes-barrières le signai
d'arrêt général ; mais il était trop tard.
Moins de trois minutes après le passage du
.rapide, la collision se produisait.
Le chef de gare Marmajou a droit à lai
retraite depuis deux .ans. Il n'a pas en-
couru la moindre punition pendant sa lon-
gue carrière.
Les nouvelles des blessés sont satisfai-
santes. L'état de Mme Sisson, qui avait d'a-
bord paru très grave, s'est sensiblement
amélioré.
Déraille,ment sur la ligne d'Hirson J
, B.ar-le-Duc, 18 janvier. - Un accident de
cbemiRde fer s'est produit sur la ligne
d'Hiroon à Revigny.
Gomme le train de marchandises n° 63
franchissait la gare de Somipeilles-Nettan-
court, une rupture d'attelage se produisit
et deux lagons déraillèrent ; les quatre
voitures suivantes furent brisées.,
Il n'y a pas eu d'accident de personne ;
les dégâts sont purement matériels.
A la gare des Batignolles
Hier matin, un train allant d'Auteuil à la;
garde Saint-Lazare a déraillé en gare des
Batignolles. Il n'y a eu aucun accident de
personnes.
La circulation a été interrompue pendant
une heure environ.
AGREGATION DE MEDECINE
M. Donmergue, ministre de l'instruction
publique, a reçu hier une délégation des
anciens - admissibles à l'agrégation de mé-
decine, qui lui ont été présentas par M. Ca-
zeneuve; sénateur du Rhône.
Cette délégation, choisie parmi les vingt-
cinq admissibles parisiens, qui sont peur la
plupart. médecins ou chirurgiens des hôpi-
taux, se composait des docteurs. Léon Ber-
nard, médecin- des hôpitaux de Paris, Ca-
mus, 'chef adjoint des travaux pra-tiques de
physiologie, Alglave, ancien chef de clini-
qùe de la Faculté, Guillain, médecin des hô-
pitaux, Sauvage et Schwartz, anciens chefs
de clinique, Terrien, ophtalmologiste de
l'hôpital des Enfants-Malades.
Après les présentations, les délégués ont
dit au ministre qu'en présence des multi-
ples réformes demandées de divers côtés,
les candidats aux agrégations des facultés
de médecine, admissibles aux précédents
concours, pensaient opportun d'attirer sa
bienveillante attention sur leur situation.
Ils ont rappelé les droits que leur confèrent
le décret du 29 juillet 1906 et les-arrêtés du
20 février et du 28 juillet 1907, décret et ar-
rêtés qui les dispensent des épreuces d'ad-
missibilité' aux concours d'agrégation. Ils
ont demandé que ces droits leur fussent
maintenus,
Le ministre a fait auxidélégués l'accueil
le plus bienveillant.
Il leur a répondu que là question dont
ils l'entretenaient était des plus intéressan-
tes et qu'il apporterait dans son étude l'es-
prit le plus favorable aux intérêts des ad-
missibles à l'agrégation; mais il ne pouvait,
dès à'présent, donner une réponse formelle.
M. Cazeneuve dit qu'à son avis on ne peut
< £ lë'donner satisfaction .aux admissibles, dont
les.droits sont évidents. Ces droits sont an-
térieurs à la réforme de l'agrégation. M.
.Cazeneuve ajoute que les admissibles de
province sont absolument d'accord dans
leurs revendications avec ceux de Paris.
PARIS
La température
Observations météorologiques de Le Lftf&erne
dans la journée du 18 janvier..
Température la plus basse, de la nuit, ce.
A 7 heures du matin lO au-dessus de a
A 2 heures du soir, €<' au-dessus de 0.
A 7 heures du soir, 3° au-dessus de 0. *
Hauteur barométrique. — 770 mm. Hausse.
Le temps à Paris. — Doux.
Etat général du temps. — Une vaste aine de
basses pressions s'étend encore du large sur
les îles Britanniques, la Scandinavie et les pa-
rages de l'Islande : le baromètre marque ce
matin 720 mm. à Seydisfjoxd, 748 mm. à Va-
lentia.
La pression devient très élevée sur la moitié
sud de l'Europe et des maxima se trouvent près
de Berne et de Moscou (776 mm.).
Le vent est fort du sud-ouest sur la Manche
et la Bretagne où la mer est généralement hou-
leuse ; il est faible du sud en Gascogne, de l'est
en Provence.
Des neiges et des pluies sont tombées sur le
nord de l'Europe.
En France, le temps a été beau. On signale
une légère secousse de tremblement de terre à.
Florence.
La température s'est abaissée en Europe, ex-
cepté sur les pays da nord et l'Angleterre.
Hier matin, le thermomètre marquait : — 17o
à Moscou, - 5 à Berne et à Clermont, — 2 à
Limoges et à Toulouse, 0 à Paris, + 10 à Al-
ger. ,,',
On notait : + 2° au puy de Dôme, — 1 au
mont Aigoual, — 3 au pic du (Midi. :
En Franoe, quelques pluies sont probables
dans le nord-ouest avec temps doux.
Temps probable pour aujourd'hui. — Beau.
La Mi-Carême
Nous avons annoncé que le syndicat des.
marchands du Carreau du Temple avait pro-
cèdé, à la. mairie du 3' arrondissement,
l'élection de la reine et- de ses deux demoi-
selles d'honneur. On été élues : Reine : Mlle
Jeanne Dif, dix-neuf ans, couturière ; demoisel-
les d'honneur : Mlle Marcelle Decker, coutu-
rière, dix-neuf ans, et Mlle Fernande Fournier,
quinze uns. bijoutière.
Beaucoup d'autres élections vont avoir lieu ces.
jours-ci.
Lundi 25 janvier. - Union syndicale de la
Charcuterie, à 5 heures du soir. café du Centre,,
boulevard Sébastopol.
Samedi 30 janvier. A 9 heures, brasserie
Karcher, rue de- la Chapelle. Les titulaires des
Marchés.
Dimanche 7 février, a la mairie du 12', à
8 heures du soir, Marché Lenoir.
Dimanche 14 février, à 8 h. 1/2, Café du
Globe, Marché Saint-Quentin.
A 10 heures du soir, dans les salons -de la
Porte-Dorée. Le Syndicat des Marchands des
Marchés découverts.
Dimanche 21 février. —. La Renaissance des.
Halles.
Dans la soirée, à 8 h. 1/2, à la mairie du
4% élection de la Reine des Rein-es.
Voleurs de poules. en bronze
Sur une vaste pelouse du square Saint-Ber-
nard, à la Chapelle, est placée sur un socle de
pierre haut" de deux mètres, une œuvre en
bronze du plus charmant effet, exécutée par le
sculpteur Banau. Le sujet .représente une jeune
fermière donnant à. manger S trois superbes
La nuit dernière, des malfaiteurs restés in-
connus, se sont introduits dans, le square en
escaladant les grilles, et, à coups de marteau,
ont réussi à briser les trois volatiles qu'ils ont
emporté, ',' ,.
C'est le gardien du square qui, le matin en
venant prendre son service. a aécouvert le
vol. ',' ,
Les pauvres gens
Hier matin. vers onze heures, te commissaire
de police du Quartier Saint-Merri, voyait en-
trer dans son bureau M. François Blanchet,
concierge, 28, rue de l'Hôtel-de-Ville, qui l'in-
formait que, monté sur le toit de son immeuble
pour dégager une gouttière engorgée, ïl avait
aperçu, par une fenêtre tabatière éclairant un
cabinet occupé par un nommé Louis Samariny,
âgé -de €0 ans, marchand ambulant, le cada-
vre de ce dernier étendu au milieu de la pièce.
D'après lui, ce malheureux, qu'il n'avait pas
vu depuis 1© 25 décembre, serait mort depuis
trois semaines. -.
Le commissaire se rendit aussitôt à l'adresse
indiquée. Il dut faire enlever la porte, talée
par les pieds du cadavre qui tenait toute la
longueur du cabinet. Le corps était complète
ment momifié et ne -dégageait aucune odeur*
D'après les premières-observations: ce malheu-
reux serait mort épuisé par les privations. Il
a été transporté à la Morgue aux fins d'au-
topsie. ,
,. Tragédie p^ssiortnefte -"
Une jeune femme, Justine Loussert, demeu-
rant boulevard Saint-Germain, 6, avait- un amf
que son existence dissipée irritait. C'était un
garçon marchand de vin, nommé Louis Re-
nard, qui demeure 18, rue de là Roquette. Ce
jeune homme voulait que Justine Loussert quit-
tât le quartier où elle vivait dans la -débau-
che et vînt habiter avec lui .cbez sa mère. Il
se .proposait de l'épouser.
Hier matin* il se rendit chez la jeune femme
et lui ût de nouveau part de, son projet ; mais
celle-ci le repoussa, et traitant son ami en im-
portun, - elle voulut le congédier. JI s'ensuivit
une discussion, au cours de laquelle Louis Re-
nard, furieux de se voir écanduit, sortit un
couteau de sa poche et poignarda. son amie.
La mort fut foudroyante. Puis il prit la fuite.
il ne tarda pas à être retrouvé. Conduit de-
vant le commissaire de police du quartier de
la Monnaie, il expliqua son crime en décla-
rant en pleurant qu'il n'avait pu se faire à
l'idée que sa maîtresse ne voulût pas suivre
ses conseils. -
— « J'aime .mieux, a-t-il dit, la savoir morte
que prostituée. 1)
Le meurtrier, qui est né à Paris, le 21 avril
1884, a été dirigé sur le Dépôt. Le corps de
sa victime a été transporté à la Morgue aux
fins d'autopsie. , :.
Incendie - dans une école
Un incendie s'est déclaré, hier, vers trois
-heures, dans une chambre dépendant de l'ap-
partement du directeur de l'école communale
de garçons et de filles; 27, rue Las-Cases. Les
enfants des deux sexes étaient en récréation.
On les fit sortir en toute hâte. Les pompiers
accourus aussitôt se sont rendus maîtres du
feu après quarante minutés d'efforts.
Un gardien de la paix du 7*, M. Berrens,
est monté sur le toit et a sauvé au quatrième
étage M. Renner,' âgé de 85 ans, père de la
directrice de l'écdle des filles. Il était aidé
dans son périlleux sauvetage par les gardiens
Rouge, Muller et Jouard.
FAITS DiVEM
Tram. contre tram. — Hier, à une heure de
l'après-midi, avenue de la République, à l'ar-
rêt de la rue Saint-Maur, un tramway Lilas-
Opéra a tamponné un tramway de la. même
ligne qui le précédait.
Cinq voyageurs du tramway tamponneur ont
été légèrement blessés. Après avoir reçu des
soins dans une pharmacie voisine, ils ont pu
regagner leur domicile.
Cambrioleurs surpris. — Des agents cyclis-
tes ont arrêté, à trois heures du matin, les
nommés Joseph Poujol, monteur en bronze, de,
meurant rue Godefroy-Cavaignac, et Jean Co-
che, garçon de café, demeurant 11, cité Indus-1
trielle.
Ces deux individus venaient de pénétrer chez
M. Ferrand, débitant, 17, avenue Parmentier,
et auquel ils avaient dérobé une somme de
1.700 francs. M. Ferrand, surpris dans son
sommeil, avait été mis dans l'impossibilité de'
se défendre..
Accident de voiture. — Un accident s'est pre-
duit hier matin, vers dix heures, au carrefour
de la rue Montorgueil et de la rue Réaumur.
Un fourgon de pompiers du poste de la rue
Jean-Jacques-Rousseau revenait à toute allure
d'un incendie sans importance, quand il cul-
b^a une voiture de la Compagnie générale. Le
.cocher fut projeté de son siège sur la chaus-
sée avec une extrême violence et se fit dans sa
chute quelques contusions.. : •
ENVIRONS DE PARIS
ARRONDISSEMENT DE SAINT-DENIS
Boulogne. — Le bruit courait hier, vers midi,
qu'un vieux marchand de vins, dont le mar-
gasin n'était pas encore ouvert à onze heures
du matiir, avait été assassiné.
Le commissaire et son secrétaire, accompa-
gnés de nombreux agents, se rendirent au do-
micile de M. Martin Hutt — tel est le nom
du commerçant - 24 bis, rue Denfert-Roche-
reau.
Après avoir fait ouvrir la porte par un ser-
rurier, le commissaire pénétra dans l'établisse-
ment. Il trouva dans la chambre à coucher le
cadavre du débitant. ,-'
Le défunt portait une blessure à la tête pro-
venant d'une armo à feu. A côté de lui, se
trouvait une corde avec un nœud coulant dont
le malheureux avait dû se servir pour mettre
fin à ses jours, puis un revolver dont trois
balles avaient été tirées.
Après ces constatations, le doute n'était plus
..possible : M. Hutt s'était suicidé. On croit pou-
voir attribuer cet acte de désespoir au chagrin
ressenti par le commerçant à la mort de so
femme, survenue il, y a quelque mois.
Colombes. - Des cambrioleurs se sont in-
troduits, hier soir, dans un pavillon de la* rue
de Nanterre, où ils ont fait main basse sus
plusieurs objets.
L'alarme ayant été donnée, des agents, après
une poursuite mouvementée à travers champs,
réussirent à s'emparer de l'un d'eux qui, con-
duit au commissariat de Courbevoie, où il a
été interrogé, a déclaré se nommer Jean Ti.
baud, vingt ans.
ARRONDISSEMENT DE SCEAUX
Fontenay-sous-Bois. — Un journalier sans
travail et sans domicile, Alphonse Stauf, s'é-
tait réfugié, la nuit dernière, afin d'avoir chaud,
sur un four à plâtre, rue du Châtelet. Re-
levé le matin par des ouvriers à qui il déclara
être malade, Stauf, intoxiqué par les gaz délé-
tères du four. est mort à l'hôpital Saint-An-
toine.
Châtenay. - Le cadavre d'un enfant nou-
veau-né, portant des traces de strangulation, a
été trouvé dans un propriété. Le commissaire
de Sceaux a fait transporter le corps à la Mor-
gue.
——————-..——
, OU DRAME A MONTMARTRE
Un drame s'est déroulé hier soir à onze
heures devant le numéro 20 de la rue Fon-
taine.
Au cours d'une discussion au sujet d'une
femme, croit-on, un nommé Emile Zakri,
vingt ans. demeurant 23, xue Duperré, a
tiré deux coups de revolver sur un sujet
algérien, Maurice Touboul, vingt-cinq ans,
domicilié rue Geoffroy-Lasnier.
Ce dernier, atteint par les (projectiles à
la tête, a été transporté à l'hôpital Lari-
boisière, où son état a été jugé désespéré.
Le meurtrier, qui s'était enfui, a été arrê-
té boulevard de Clichy après une poursuite
acharnée, et mis à la disposition de M.
Duponnois, commissaire de police..
.;, LA FINANCE
BULLETIN DE LA BOURSE
du 18 janvier 1909
Début de semaine avec des dispositions ana-
logues" à celles qui ont prévalu samedi. On réa-
lise un peu partout,. notamment sur les fonds
étrangers.
"Le 3 est indécis à 96.47.
L'Extérieure s'établit à 96.07, le Turc à 94.10,
le Russe 3 96 fait 74.15, le 5 nouveau 99.05,
les Bons du Trésor 5 avec dcoit de souscrip-
tion se traitent au comptant à 517 èt à 506. ex-
droit de souscription. Les porteurs de Boiib
useront avec empressement des avantages qui
leur donnent droit au nouvel emprunt dont
l'émission paMique aura, lieu le 22 courant.
Rappelons qu'en vertu de l'oukase du 9 avril
1904 (V.S.), et à l'avis officiel publié par le mi-
nistre
nistre impérial des finances de Russie en exé-
cution de cet oukase, les porteurs de Bons du
Trésor '5- 1904 ont le-droit de souscrire par
préférence, et sans être soumis à réduction,
des obligations libérées, au prix de 89 1/4
soit -446 fr. 25 par titre, et aux conditions ci-
après :
Pour, exercer ée droit, les porteurs devront re-
mettre aux guichets des établissements de cré-
dit que nous avons déjà désignés et dès à pré-
sent, et au plus tard le 22 janvier, leurs Bons
munis du coupon à échoir le 14 mai 1909.
Les Bons du Trésor 5 1904,
ainsi remis en paiement, seront
décomptés, pour chaque Fr. 500
de capital nominal, à raison
de Fr., 500 »!
augmenté des intérêts du 14
novembre 1908 au 22 janvier 1909,
soit r4 72
Total par Bon. Fr. 504 72
Le porteur recevra un capital effectif équiva-
lent, en obligations ieérées de Fr. 500, capital
nominal 4 1/2 SQSt, au prix de 89 1/4
= Fr. 446 25 qui lui seront délivréès ulté-
rieurement. plus une soulte en espèces à régler
immédiatement pour toute somme ne pouvant
être représentée par un titre.
Voici un barême qui indique le nombre d'o-
bligations nouvelles qui seront remises en
échange de celui des Bons du Trésor présentés
à la conversion, avec la soulte en espèces cor-
respondante qui sera payée aux porteursf
Nombre Nombre Soulte
de bons d'obligations en
du Trésor nouvelles- espèces
¡.¡ --
r r 58 41
1J2 116 94
3 9 17541
41 ê 233 88
5 S 292 35
6 6 350 82
7 7 409 29
a 9 21 51
g 10 79 98
10 11 138 45 -
20 - 22 276 90
30 33 415 35
40 45 107 55
50 56 246 <
100 113 45 75
1.000 1.131 11 25
Rappelons que le nouveau titre rapportant,
sur le prix d'émission, 5.04 l'an d'intérêt,alors
que les versements différés Pie supportent qu'un
intérêt de 2 l'an, le prix ressort à 88.72 , %:
Les Sociétés de crédit se sont un peu tassées
mais sans plus. -,
Les Chemins français et étrangers ont à peine
variés.
Quant aux titres industriels, ils se refrouvént
assez fermes dans leur ensemble. Omnibus
1.045, Thomson 740. Métaux 699, Constructions
Nord-Est 314, Malfîdano 380, Sels Gemmes 390.
Rio 1.815. -
La Sosnowice s'est tassée à 1.483.
Mines d'or bien tenues au début, reculent en
fin de séance. -
, Boneonsell.
I0 lzag.,
Ao
I 9 LE MEILLEUR
PAPIER à CIGARETTES j
» Les Coulisses
,'. Théâtres !
— A l'Odéon, Jeudi prochain, en matinée.. à
2 heures (pour la 2* série des matinées-confé-
rences du jeudi), Les Plaideurs ; conférence de
M. Charles Martel : La Mort de pan.
En soirée, à 8 h. 1/2, L'Arlésienne (orchestre
et choeurs sous la direction de M. Edouard Co.
lonne).
— Le gala des théâtres de Paris : le comité,
composé de MM. Albert Carré, Antoine, Fonta-
nes, Franck, Max Maurey et Peter Carin, char-
gé par r Association des directeurs de théâtres
de Paris d'organiser la matinée de gala qui aura
lieu au Châtelet au bénéfice des victimes de la
Sicile et de la Calabre, a décidé, entre autres
numéros du programme qu'il élabore en et
moment, de donner une revue dans laquelle
joueront tous les artistes de tous les théâtres
de Paris et qui sera écrite spécialement pour
cette représentation par la plupart de nos au-
teurs applaudis. ':.
D'ores et déjà MM. Alexandre Bisson Domini-
que Bonnaud, de Caillavet'et de Fiers, Paul
Ferrier, Georges Feydeau, Paul Gavault Mau-
rice Hennequin, Pierre Veber, Pierre Wolif et
Miguel Zamacoïs ont assuré le comité de leur
précieux concours. v , -
— En réponse à de nombreuses demandes
émanant de personnes habitant la banlieue et
ne pouvant venir à Paris le soir ou le diman-
che, la direction de la Porte Saint-Martin a dé-
cidé de donner une matinée supplémentaire de
son grand succès,. La Femme X., après-demain
jeudi. ù_2-_heiiT £ S.
La distribution sera la même que le 'soir,
avec Mme. Jane Hading. MM. Jean Goqqetin,
Do rival, Monteux, Laroche, en tête.
Ce sera la seule fois que sera donnée &a,
Femme X. en matinée le jeudi.
— En raison des nombreuses demandes qui
lui, ont été adressées pour la répétition géné-
rale des Aventures de Gavroche, M. Fontanes,
directeur du Châtelet, nous informe qu'il ne lui
reste aucune place.
— La. Tour du -Silence continue sa belle car-
rière, au théâtre des Arts. avec M- de. Max et
Vera Sergine ; à ces deux étoiles se joindra
une troisième à partir de vendredi. Mme Co-
lette Willy, qui paraîtra comme, auteur et in-
terprète dans En Camarade, donnée en fin de,
spectacle. i!
Vendredi, à 3 heures, répétition générale de
En Camarade. Le soir, û 11 heures précises,
première représentation.
— A l'Ambigu, La. Beauté du Diable, le drame
si intéressant, si pathétique, va bientôt attein-
dre sa 50e représentation. Son succès ya cha-
que jour en grandissant. ':
— La pièce qui succédera à S. A. R., au théâ-
tre des Bouffes-Parisiens, est une comédie en 3
actes, de M. Romain Coolus, intitulée 4 tois-
7, 28. :
— Aujourd'hui, au théâtre Cluny, à 8 h. 1/2,
100e représentation de Moulard s'émancipt,
vaudeville en 1 acte, de M. Mouezy-Eon; et de
Plumard et Barnabé, "vaudeville en 3 actes, de
MM. Henry Moreau et Chartes Quinel.
Jeudi prochain, à 2 heures, matinée de fa-
mille, avec Moulard s"émancipe, Plumard et
IIÛT fl&tl Ô+: + >
Concerta et spectacles divers
— C'est avec un douloureux intérêt que les
spectateurs du plus parfait des Cinématogra-
phes, celui des Grands Magasins Dufayel,
voient les ravages causés par le cataclysme-de
, la Sicile, ainsi que l'organisation des secours
et les soins donnés aux blessés. D'autres vues
complètent le programme et par leur note, on
documentaire ou comique, font diversion et as-
surent un gros succès. Jardin d'hiver, buffet-
glacier, five o'clock tea.
— Au théâtre Mévisto, ce soir, à 8 h. 3/4 pré-
cises, répétition générale de Liquidons,: pièce
en un acte de M. Eugène Millon ; Le Réprouvé,
conte dramatiaue en 2 tableaux de M, Zuren-
che ; Quand l'Amour s'amuse comédie en un
acte <3e MM. Eddy Lévis et B. Dangennes ; La
Livraison des Poires, pièce en un acte de M.
Léo Marchés.
Demain mercredi, paemiôre représentation.
tes bureaux sdoi ouverts 18, rue Saint-Lazart.
- Aux Confterfe-CftJdwi^ ; Voici le mégnifique
PTOSramme qu'aanonce M. coleni» jbouim di
manche PrOthaiâ : Llgr du RAin (R. Wagner).
première scène : Trio des Ondines. Albéricb,
x\r i j WoglJoe^ Mme Mary Mavranti ,
Weigunde, ;Mm maud' mr,eno ; Flosshilde.
Mmne H6tèAe mirey.
La premièN sympMnie de Brahifis, qui san?
nul doute trouvera alaprêt du pUblic du Châte-
let ? msme chaleureux accueil qu'à fit, il, y a
,quekùes jOurS, à l'admirable concerto du même
auteur qui n'est, en réaüté, Qu'une symphoni*-
pour piano et orchestre.
Le célèbre pohmeeiiSste bordelais, André
1-IeUins, qui vient se &Ur à Palis. 'oua'a jE
<:em.çel'lQ de Laio.
Maud Herlenncbantera le délicieux
Clair de lune de Gabriel Fauré, et Mlle Yo-
lande Meroe, une remarquable pianiste hon-
groise, se fera entendre, pour la première fois
à Paris, daœ le concerb0 de Liszt, son illustre
pasqu1 ft.,.
DEPÂRTEMENTSL
rA .em r. ALGÉRIE
Alger., àênéla-1 Ba.illQUiJad quitfi Alger.
ce matin, se rendant quitte où
.Proc~dera Ynemredi à la Cérémoi lie dé ,la' re-
mIse des' décorations de la Légiun d'honiieuià
r>ur les tombes des lie u tenalits Ja 'g' et co~ste
tues '.à efennaba. Les familleg d e~
c:ont représentées à celte cérémonie;
Le "général BalUaud est accompagn.6 J»r K
géneral anglais' Griersou.' , ,
'!Li ALPES-MARITIMES.,
Villelranclie-sur-~rle.r - - Cinq jndiviùus qui
venaient de Nice filnt attaflué des matelots amé-
rlCûms dans le btrt de les dévalise,~. Deux. gen-
darmes de Vllte!IëlJi1che «« fiSôSSS's
rixe is',engages. 1
L'lin _des, genmn:mes !ParUt. 'cherç,ber dp se-
cours tàndis qqe l'autr.Q teDUJt lêLe aux agres-
seuæ.
~~F~~ et quatre.
des malandnns ont été qn~1.é.s l'uu d'eux a. étù
à demi assommé »,U4iUÏUX a elt
, NiCe. - Isidore Veriùeire, dont on se rappelle
l'arrestation à propos de lassaseinat dU père
a Vamlle, est à Nice depuis hier -
Vefnexre a été acquitté par le jury de la
Seine, Il a encore des comptes à régler avec la
fjuussUiicce è et, le .21 janvier, il eomantra§trar a Nice,
devant le tribunal pour une oppositi'oa faite
par lui 4 une C0JQ(*arBIiali0B à dix-iiuit tBC.is de
1-1 sera, après avoir aœompli sa peiae, mis à
ra disposition, des juges belges., car,- dans son
pays natal. Vermeire a égtuement cownis di-
as »
ARIÈGE
Foix. — Le président du Conseil était saisi
récemment d'une plainte dirigée contre il. Bou-
det,.préfet de l'Ariège. Ce fonctionnah'e était
accusé d'avoir, êtam en tourue dans le cantoi,
de Lavelanet, fait ouvrir les vannes d'une éclu-
se, et mangé à son déjeuner les truites au.
avaient pu être recueillies lorsque la pièce d'eau
fut a sea.
Des explications furent aussitôt demandées au
préfet de lAnège. Elles-paraissent avoir eu
complètement favorables" à ce fonctionnaire 1:
a démontré, en effet, que les vannes de l'écluso
avaient été ouvertes parce qu'une vieille femmv
était tomftée dans l'eau, et qu'on ne disposai;
pas d autre moyen, pour la tirer de sa situation
dangereuse, que de mettre la pièce d'eau à sec
EUe (put, être ainsi repêchée. Quant aux truites,
Qui seules victimes de ce sauvetage, restèrent
dans la vase, il fallut bien, pour leur faire un
sort digne d'elles, les manger.
**
DEUX-SÈVRES
Niort. — M. Quentin,, chef de gare f*- Jonzac,
se trouvant dans l'express 86 qui se dirigeai;
sur Paris, est tbnbbé du train non loin de Lu
Charrière. Son corps a été coupé en deux.
C'est à l'arrivée fiu train en gare de Nior.
que la femmè de la victime- a signalé la dispa-
rition ae son mari. Des. recherches ont aussitôt
été faites. On- croit que M. Quentin, croyant ou-
vrir la Dorte des waler-ciosets, aura ouvert la
porte donnant sur la. voie et 'aura été préci-
pité sous le train en marcHe.
", FINISTÈRE
Drest. — Au cours de la dernière tempête,
le steamer anglais JhiUien, de Midd lcshrough,
venant de Santander, a subi de "graves avaries.
La parte du condenseur a. élé brisée par k
violence des lames» L'eau a pénétré dans lot
Le de.. P
cales. bâtiment, dé&sraparé au large "de Pen-
march, a été remorqué & Brest par le vapeu.
anglais Sorata pour y réparer ses avariés.
-."
? 'Brest.- — Le parquer de S'est vieftt dfouyrii
une information, contre l'attfeé- Jeiisnw, --pi"étrt
libre à Landerneau, inculpé d'avoir, au cour,'-
d'une- leoon de- catéchisme, critiqué le" gouvei-
; nement et les lois acSaeBee.
HAUTES-ALPES
Gap, — Depuis plusieurs mois, une -.quantitf
considérablQ -de colis di^araissaient des gare
de la région: Le parquei de Sistcroa fit appel- i
1a' brigade mobile de Lyon ; celle-ci « après unI.
brigade mobile de Lyon ; celle-ci, après un
sun'ëillance active, opéra des peiqui'a.lion
fructuôuses chez plusieurs CMiUmers italien
fixés sur les chantiers du canal de là Daranct
on retrouva chez ceux-ci un stock de mai'cnan-
dises volées dont i!a ne purent expliquer h
provenance.
Les receleurs ont été conduits à Gap. On es
time à plus de 200.000 francs la valeur de<
marchandises volées. Les cantiniers qui, à cev
tain moment, nourrissaient ou ravitaillaient i."
des prix élevés, 1.500 ouvriers, ont dû réalise;
des bénéfices considérables. -
On recherche les auteurs directe des vols.
HÉRAULT
Montpellier*. — Un propriétaire de Sain
Jean-de-la-Labîaquière, M. Gayraud-, -73 ans, t
tué son fils, Vincent, et s'est suicidé aussitô-
après. -
Le vieillard tira un premier coup de msil su'
Vincent, qui était assis à côté de la table de h
cuisine ; la tête fut seulement éralléc par le>
plomhs ; le malheureux se- leva pour se jete,
sur son père, mais un deuxième coup, tiré ;
bout portant; l'étendit raide mort.
M. Gayraud rechargea alors son arme. mont.--
au premier étage et se tira un coup de fus:
sous le menton. Il a été trouvé assis, le fu& •
entre ses jambes.
Le père et le fils vivaïSnfc depuis longtemji:
FEUILLETON DU 20 JANVIER !
: .: 21.
- - LES -
M Péclfis captai
PAR .:
EUGÈNE SUE
L'ENVIE
Fréderik Bastien
1
p'. p
xiv, •
XIV.
Frédérik, jusqu'alors pur et chaste, éle-
vé sous l'œil maternel, avait plutôt pres-
senti q\te compris les odieux projets de la
douairière' et de sa suivante au sujet'de
Mme Bastien, qu'elles voulaient, dans'leur
naïf cynisme, donner,- si-cela se pouvait,
pour maîtresse à Raoul de Pont-Brillant ;
en effet, à leurs yeux, c'était: une fameuse
trouvaille, comme-- -avait dit la maquise,.
gue cette charmante 4t honnête bourgeoise,,
qui demeurait à proximité du château; dont-
le mari était presque toujours absent, 'sans-
-compter- que l'on pourrait, pour qu'il 'ne'
fût point gênant, placer le fils de la jeune
ïemme dans les bureaux de l'intendant du
Château avec quelques bons gages.
i L'impression que cet entretien laissait à
Frédérik était donc la conviction plus ins-
tinctive .que raisonnée qu'il s'agissait d'un
dessein infâme, dont sa mère se trouvait
l'objet, et que, le soir même, le jeune mar-
quis, -devant avoir connaissance de ce pro-
jet, s'en rendrait nécessairement complice,
pensait le fils de Mme Bastien.
A ces nouveaux et redoutables senti-
ments, se joignait, chez l'adolescent, le sou-
venir, de cet homme exerçant la même pro-
fession que son père à lui Frédérik, et qui,
bétonné par le jeune marquis, .avait été
dédaigneusement repoussé .lorsqu'il avait
demandé une réparation par les armes.
— Il en -serait ainsi de moi, — se dit
Frédérik aveic un sourire farouche, — Raoul
de Pont-Brillant aura méprisé ma provo-
cation, à moins qu'il ne soit parti ce matin
avant de,, l'avoir reçue. Heureusement la
nuit approche, le marquis revient- seul, et
je connais la cavée de la Vieille-Coupe.
Et Frédérik, prenant son fusil, se dirigea
rapidement vers une autre partie de la
forêt. ,
La cavée de la Vieille-Coupe, route obli-
gée de Raoul de Pont-Brillant pour se ren-
dre chez lui en revenant du château du
Montel, était une sorte de chemin creux,
profondément encaissé, aux revers'très éle-
vés et plantés d'énormes sapins d'Ecosse,
dont les cîmes formaient au-dessus de la
cavée un dôme si impénétrable, qu'en plein
jour JI, y faisait très sombre. -
Ce. soirdà, au moment où le soleil venaît
de disparaître, il régnait déjà dans ice ra-
vin-une grande obscurité ; toute forme y
paraissait indécise ; deux-homrhes, êh'Ten-'
contrant face à face dans cet endroit, n'au-
raient 'pu de l'un à l'autre distinguer leurs
traits.
Il était environ six heures du soir.
Raoul dé Pont-Brillant, seul (il avait, on
l'a dit, renvoyé son groom au château pour
avertir la marquise d'un changement de
projets), Raoul entra au pas de son che-
val dans la cavée, dont les. ténèbres lui
furent d'autant plus sensibles qu'il venait
de quitter une route encore éclairée des
dernières lueurs crépusculaires.
Au bout de vingt pas, cependant, sa vue,
déjà familiarisée avec les ténèbres, lui
permit d'apercevoir vaguement devant lui
une forme humaine, debout, immobile au
milieu du chemin., , ",
— Holà ! éh ! — cria-t-il, ---; rangez-vous
donc d'un côté ou de l'autre de la route.
— Un mot, monsieur le marquis de
Pont-Brillant ! — dit une voix.
— Que voulez-vous ?— répondit Raoul
en arrêtant son cheval et. se penchant sur
sa selle, afin de tâcher dô reconnaître les
traits de son interlocuteur ; mais, -ne pou-
vant y parvenir, il reprit :
— Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
— Monsieur -de Pont-Brillant, — répondit
la voix,—'avez-vous, ce matin, reçu une
lettre qui vous donnait rendez-vous à la
roche du Grand-Sire ?
- - Non, car f'ar quitté Pont-Brillant a
huit heures. Mais, encore une fois, qu'est-
ce que tout cela signifie ? Qui diable êtes-
vous ?
— Je suis celui qui vous a écrit la lettre
de ce matin.
— Eh bien, mon iami, vous pouvez.
- Je ne suis pas Votre ami,-— mtefrroflci-
pit la voix, — je suis votre ennemi. - ;
— Vous dîtes ?— s'écria Raoul avee sur-
prise et une légère jématiort.,
— Je dis que je suis votre ennemi.
— Vraiment 1 - reprit Raoul d'un ton
railleur, sa première surprise passée, car
il était naturellement fort brave: — ça
devient amusant. Et Comment vous, nom-
mez-vous, monsieur mon ennemi ?
— Peu vous importe mon nom.
— Soit. Eh bien donc, mon cher, pour-
quoi diable m'arrêtez-vous ainsi à la tom-
bée de la nuit, au milieu de la route ? Ah 1
mais j'y pense, vous m'avez écrit 2
Oui.
— Pour me dire quoi ?
— Que vous .seriez un lâche si..,
— Misérable ! — s'écria impérieusement
Raoul en. interrompant Frédérik et en pous-
sant son cheval sur lui.
Mais lé fils de Mme Bastien, frappant le
chanfrein du cheval avec la canon de son
fusil, le força de s'arrêter.
Raoul, d'abord un peu effrayé, mais sur-
tout impatient. de savoir où en voulait ve-
nir l'inconnu, se - calma et reprit avec un
sanp-froid railleurs
— Vous disiez donc, monsieur mon en-
nemi, que vous m'aviez fait l'honneur de
m'écrire ? vous dire que, si vous n' 6-
- Oui, pour vous dire que, si vous n'é-
tiez pas Un lâche, vous , vous rendriez au-
jourd'hui à, la. roche du Grand-Sire, seul,
avec votre fusil chargé à ballesl comme je
viendrai seul avec le mien. - - - - - - -
Après un nouveau mouvement de sur,
prise, le marquis répondit :
— Et puis-je vous demander,, mon cher, ce
que nous aurions fait là, tous deux seuls
avec nos fusils ?
— Nous nous serions placés à dix pàs et
nous aurions fait feu l'un sur l'autre, -
— Peste ! comme vous y allez I Et dans
quel but nous sérions-nous livré à £ ette dis-
traction innocenté, monsieur mon ennemi ?
- Je vous aurais tué ou vous m'auriez
tue. -
— Probablement, à dix pas, ou nous au-
rions été bien maladroits, mais ce n'est pas
le tout que de vouloir tuer les gens,t mon
cher, il faut au moins leur dire pour-
quoi.
— Je veux vous tuer. parce que je vous"
hais.
— Ah bah !
— Ne raillez pas, monsieur de Pont-Bril-
lant, ne raillez pas. '-
C'est difficile ; enfin, je vais tâcher, j
Allons, c'est dit, vous me haïssez, et pour j
quelle raison ? -
— Mon nom vous importe aussi peu que
le sujet de. ma hainev
— Vous croyez.
— Je le crois. » ,-
—A la bonne heure. Je suis, comrnë. vphs
le voyez, bon prince, assurément.C'est donc
convenu, voue me haïssez ; eh bien i après?
- Vous me tuerez ou. je vous tuerai.
— Ah ça ! mais il paraît que^ décidément,
c'est une idée fixe ? «
— Monsieur de Pont-Brillant, cette idée
est tellement fixe que je vais la mettre à
exécution à l'instant même.
— Ici ? dans cette cavée 2
— Ici.
— Sans y voir clair ?
•— Il n'y a pas besoin d'y voir clair.
- Et avec quoi- nous battre ?
JoL. Avec mon fusil ?
— Un seul fusil ? ,..," ..-
— Oui. - "-
— C'est curieux. Et comment cela.? Jnott:
-
cher. -. -
- Vous allez descendre de cheval. - ;
, .Et puis ? ■*»
"- Vous ramasserez quelques cailloux dut
chemin.
*— Des cailloux 1 — reprit Raoul en éclat*
tant de rirev — comment, des cailloux :
Ah ea ! maintenant c'est debe à apups d<
pierres que nous allons nous baltre ? Av.
,
fait i c'est. pMtM .tragique que le fusil :
c'est dans le goût du combat de David et
dè Goliath. Vous- possédez donc des fron
des, vous, flWn cher ? Mais- le dommage
est que Bons n*y verrons gouUe.
— Je vous disais, monsieur de Pont-Bril
lajit,.que vous ; ramasseriez deux ou troi:
cfailloux du'chemin ; vous les aiettrez dan;
votre m»n. fermée.
— J-'y suis- : four. jouer S pair eu non.
— L'obscurité i%empêche 'Pas de compter
les caillou» : le gagnant prendrà lè fusil.
l'appuiera sur la poitrine de fautre, et fer.';
feu. Voue ttfyez bien monsieur de Pont-
Brillant, qûMl n'i* a pas besoin de voii
clair poor cela .,..
L'accent de. Frédérik était si bref. si ré-
solu/sa voix si altérée, que d-'abord le mar-
quis, sàjas pouvoir s'expliquer cette aven-
ture étrange, l'avait regardée comme se.
yieuse ; purs, se cappelMt" un incident de
ta soirée qu'if avait passée la veilla dam:
le salon de: fia grand'mTre, il parlà d'un
graiïd éclat de rire, et s'écria :
—Ah ! nia foi Ma plaisanterie «st excel-
lente, je. comprends tout, maintenant.
-5 — Expliquea-vous, monsieur de Pont.
Brillant. -
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