Titre : La Lanterne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1884-01-10
Contributeur : Flachon, Victor. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328051026
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 10 janvier 1884 10 janvier 1884
Description : 1884/01/10 (N2455,A8). 1884/01/10 (N2455,A8).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k75071375
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-54
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/07/2012
-. La ont
ÀMliNISTRATION. RÉDACTION & ANNONCES
A PARIS
t8 — Rue Kieliep — fg
tes articles non insérés ne seront^pas reniïua
4BONNEMKtfTS
PARIS
TROIS MOIS. 5 pR.
SIX l\lOIS. 9 KR.
UN AN. , iS FR.
JOURNAL POLITIQUE
QUOTIDIEN
UN NUMÉRO : 5 CENTIMES
ABONNEMENTS
ViiîX'ARTKMKNTS - 1
TROIS -MOIS. C FR.
SIX MOIS. „ (3 FB
UN AN. 24 FIti
HUITIÈME AN NÉE.—Ni UMÉRO 2455
À.
Jeudi 10 Janvier !884
i24 nivôse an 9i>
A PAQUES
Comme pour répondre à notre article
d'hier, les journaux ministériels pu-
blient une note annonçant que « le
.onseil des ministres ne s'est nullement
occupé de la revision et que le gouver-
nement ne déposera pas son projet avant
les vacances de Pâques ». C'est comme
dans la chanson de Marlborough:
Il reviendra z'à Pâques,
Mironton, mironton, mirontaine.
Il reviendra z'à Pâques
Ou à la Trinité (ter).
Et encore, à la Trinité, est-ce bien
sûr? Et ne faudra-t-il pas dire alors ?
La Trinité se passe,
Mironton, mironton, mirontaine.
La Trinité se passe,
Marlborough ne revient pas.
Et le projet de Jules Ferry et Jules
Ferry, l'un portant l'autre, ne vaudront
peut-être guère mieux que l'infortuné
Marlborough.
Nous savions bien que M. Jules Ferry
n'était point pressé d'apporter son pro-
jet de revision. Il recule l'échéance,
sentant qu'elle peut lui être fatale.
Les rnêmes journaux indiquent le
plan plein de malice de M. Jules Ferry.
Au lieu de présenter son projet de re-
vision à la Chambre, il le portera au
Sénat.
Et alors ce sera un petit projet bien
doux, bien anodin, bien limité qu'il pré-
sentera au Sénat; et puis, si le Sénat
l'adopte, il dira au papa :
- Vous voyez, moi, j'ai fait triom-
pher la revision devant le Sénat.
— Mais votre projet de revision se
borne à la suppression des prières pu-
bliques.
— Que voulez-vous ? Je n'ai pas pu
obtenir autre chose du Sénat, répondra
ingénument M. Jules Ferry. Mais je
vous avais promis une réforme consti-
tutionnelle. Je vous l'apporte. De quoi
vous plaignez-vous ? N'ai-je pas tenu
ma parole ?
Il est vrai qu'alors M. Clovis Hugues
pourra lui retourner sa phrase :
- « Je m'adresse à ceux qui deman-
dent la révision pour l'obtenir et non à
ceux qui la demandent, avec l'espoir
qu'on la leur refuse. »
Mais M. Jules Ferry, avec l'aplomb
qu'on lui connaît, ne manquerait pas de
dire:
1 — Insolent ! j'ai obtenu la revision, li-
mitée il est vrai; mais vous l'avais-je
promise illimitée?
Lui appliquera-t-on la censure?
Seulement. Il y a un seulement,
comme dans les Faux Bonshommes.
Supposons que M. Jules Ferry ne s'en
gage à soutenir devant le Congrès que
la suppression des prières publiques,
selon le vœu de la majorité du Sénat
auquel acquiescera peut-être la majorité
de la Chambre.
Mais une fois le Congrès réuni, que se
passera-t-il ? Le gouvernement pourra-
t-il faire disparaître l'initiative person-
nelle ? Croit-il donc qu'il n'y aura pas
des membres de la Chambre des dépu-
tés qui viendront traverser ses chinoi-
series et qui, au droit supérieur du
Congrès, reconnu par la Chambre, dans
son vote du 26 janvier 1882, réclame-
ront une revision sérieuse, profonde,
définitive ?
Que le Congrès se réunisse; le prin-
cipe de son pouvoir illimité étant ré-
servé, pour nous c'est le grand point.
Que le ministère s'engage envers le
Sénat à ne demander que la suppres-
sion des prières publiques, qu'importe ?
C'est là une question secondaire. Tous
les députés ne seront pas engagés dans
la politique gouvernementale ; et que
sait-on ? Une fois cette grande réunion
formée, dominée par la tâche qui s'im-
pose à elle, par la responsabilité qui lui
incombe, n'ira-t-elle pas plus loin que
le ministère ne l'avait voulu, que le Sé-
nat, délibérant à part, ne l'avait décidé ?
La réunion du Congrès est un gros
événement, que le parti radical ne doit
pas voir avec indifférence, dont il doit
se préoccuper; et il faut que, dès
maintenant, il examine les diverses so-
lutions qu'il pourra lui soumettre.
La proposition de M. Barodet, ten-
dant à faire opérer la révision par une
Constituante, sera présentée, mais cer-
tainement repoussée.
Quoique le Sénat et la Chambre
n'aient pas montré jusqu'à présent
un grand empressement à s'assembler
en Congrès, nul doute qu'une fois le
Congrès réuni, il ne veuille pas aban-
donner son droit de revision, quitte à ne
pas s'en servir. C'est l'histoire du chien
du jardinier.
Quelle sera, en ce moment, l'attitude
du parti radical ? Que devra-t-il faire ?
Devra-t-il se désintéresser de la dis-
cussion ? Quels sont les points, au con-
traire, qu'il devra essayer de faire
triompher ? Voilà le côté pratique, uti-
litaire, de la question qu'il doit se met-
tre à étudier dès aujourd'hui, afin d'ar-
river au Congrès avec un programme
net et décisif sur lequel puisse se ral-
lier une majorité.
LES COULISSES
:,' DE LA POLITIQUE
LES RÉUNIONS DE GROUPES
Avant la séance, tous les groupes de la Cham-
bre se sont réunis.
A l'Union républicain^, ce qu'on a décidé de
plus clair, au moins pour le public, c'est de vo-
ter pour M. Brisson, comme président, pour M.
Spuller, comme vice-président, pour MM.
Etienne et Arène, comme secrétaires. On vou-
drait bien sacrifier un questeur pour faire place
à un membre du groupe, mais on ne le dit pas
tout haut.
A la Gauche radicale, on a d'abord discuté la
question d'ajournement des élections, motivée
par le petit nombre des députés revenus des dé*
partements. Elle a été écartée par la maj orité. A
l'unanimité, le groupe a adopté, pour la prési-
dence, la candidature de M. Brisson, et a une
très grande majorité, celle de M. Floquet,
comme vice-président.
M. Floquet a déclaré qu'il acceptait à la con-
dition que, par suite d'une entente, le droit de
l'extrême gauche serait respecté dans la réparti-
tion des membres du bureau. Le groupe tout en-
tier s'est associé à cette déclaration et son prési-
dent a été chargé de se rendre dans Je sein de
l'extrême gauche qui délibérait pour s'enten-
dre sur une décision commune. La séance a été
renvoyée à mercredi pour statuer à l'endroit des
questeurs et des secrétaires, après toutefois que
M. de Mahy eût déclaré qu'il déclinait toute can-
didature,
L'Extrême gauche a pris la résolution de
s'abstenir dans tous les scrutins autres que ce-
lui du président et par conséquent de ne présen-
ter aucun candidat. Puisque la majorité minis-
térielle veut systématiquement l'exclure du bu-
reau.
L'Union démocratique est déterminée à faire
passer le plus possible de ses membres; c'est
tout ce que l'on sait.
n
* *
EN SÉANCE
Il n'y a personne. Tout le monde s'agite dans
les couloirs. Comme deux aides de camp fidèles,
MM. Etienne et Arène se multiplient. Cependant,
M. GJJIÇHABD, président çpâp, a pris possession
du fauteuil, et invite, en termes fort éloquents
sans doute, les banquettes à la conciliation. Inu-
tile de dire que sa harangue, dont on n'entend
pas un mot, ne produit pas grand effet. Au mo-
ment où l'on va procéder au scrutin pour le
président, M. Lockroy demande l'ajournement
de l'élection. Tout ce qu'il peut obtenir, c'est
que le scrutin reste ouvert jusqu'à quatre heu-
res, bien qu'il soit évident pour tout le monde
qu'on aura beaucoup de peine à obtenir le quo-
rum réglementaire.
A quatre heures, le dépouillement donne sur
298 votants, 224 voix pour M. Brisson, 54 bulle-
tins blancs et quelques bulletins nuls.
M. BRISSON est proclamé président. Il est bien
inutile de dire de quel côté l'on s'est abstenu,
mais nous ne pouvons résister à conter une
petite anecdote pleine d'enseignements: Un ho-
norable député rentrait dans la salle au mo-
ment où le scrutin allait fermer. Un collègue,
que nous aurons la discrétion de ne pas nom-
mer, lui présente un bulletin sous enveloppe.
« C'est pour le président r » demande le pre-
mier. « Certainement », répond l'autre. Avant
de voter, on ouvre l'enveloppe et l'on trouve.
un bulletin blanc.
*
* *
Pendant le premier vote, les négociations al-
laient leur train. Les pourparlers, engagés par
M. PAUL BERT, semblaient sur le point d'aboutir
et d'un commun accord, on demande le renvoi
à jeudi de l'élection des vice-présidents. Cela ne
faisait pas, parait-il, l'aftaire de certaines per-
sonnes qui comptaient sans doute sur un petit
escamotage, car pendant que l'on repoussait la
demande d'ajournement, on voyait apparaître,
apportés par une main inconnue, des bulletins
dont personne ne revendiquait la paternité, et*
contenant la liste suivante:
MM. LEPERE.
PHILIPPOTEAUX.
SADI-CARNOT.
SPULLER.
C'était bien joué. Il y à tant de gens qui pren-
nent un bulletin parce qu'ils l'ont sous la main"
même quand il ne contient ni un nom de l'ex-
trême gauche, ni un nom de la gauche radi-
cale.
Mais on avait compté sans une mesure bien
simple et qui a tout déjoué : l'abstention. Aussi.
quand on a fermé le scrutin à cinq heures, il
s'en fallait de 5o voix que le quorum fût at-
teint. L'élection était nulle et on levait lai
séance, en renvoyant à jeudi la suite des opéra-
tions.
*
♦ *
APRÈS LA SÉANCE
Aujourd'hui, tous les bureaux des groupes ré.
pubJicains doivent se réunir à une heure et de-
mie. L'extrême gauche et la gauche radicale
sont déterminées à réclamer la représentation
sans exception de tous les groupes républicains.
Cette idée, disons-le, dussions-nous être taxés
d'optimisme, semble avoir pris une certaine fa.
veur. Ce serait là vraiment de la bonne besogne,
et nous faisons des Vœux sincères pour que l'on
arrive à une entente sérieuse que la Cnambre
ne voudra pas ensuite démentir.
*
♦ #
Pour la fin, nous avons gardé un bien joli
mot authentique : Comme en passant, l'hono-
rable M. Langlois avait failli, d'un de ses gestes
de moulin à vent, éborgner un de ses collègues,
un voisin dit à celui-ci, un peu stupéfait : « Ne
» vous étonnez pas, il en est encore au télé*
» graphe de Chappe. »
■——•-—-— -agi»
3UH. BRISSOIST
M. Brisson avait été 61u président de la
'Chambre, en 1881, par 347 voix sur 442; en Î882,
;par 273 sur 29G; en 1883, par 280 sur 319 vo-
tants ; hier, il n'a obtenu que 224 voix sur
298 votants. Le bruit courait, hier soir, que;
M. Brisson n'acceptait pas un vote qui ne re-
présentait pas même la moitié de la Chambre
il y a en effet 559 députés.
PETITE BOURSE DU SOIR
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4 1/2 0/0. 107 87 Rio Tinte 502
Italien. 1)102 Ext. 4 0/0. 58 13/16
Turc. 0 02 Panama.
Suez 2.0)5 • • Phénix.
Banque ottom.. 6t>5 H2 l'oncior 1«230 .«
- .--'
AU SÈNAT
Au moment ou les dernières baraques de la
foire du nouvel an disparaissent au boule-
vard, les sénateurs arrivent au Palais-Bour-
bon.
Heureux le plus vieux; ce jour-là, c'est à lui
qu'est réservé l'honneur de présider cette pre-
mière seance, si enfantine et si tranquille.
Cette année, c'est M. Carnot que son âge a
Appelé au fauteuil.
lia prononcé le traditionnel discours; ce
discours, bourré de promesses, de phrases
FEUILLETON DU 10 JANVIER 1884
- -
68
Le Point Noir
PREMIÈRE PARTIE
LE TRONC DES PAUVRES
--
XLV
Triple poursuite
(Suite)
Antoine Caussade, qui suivait exacte-
ment le chemin parcouru par la comtesse
Diane, arriva, de la sorte, à la rue des
Fossés-Saint-Bernard.
Jules Chambésv marchait sur le trot-
toir opposé à celui que le frère de lait de
Mme de Fermc avait pris.
Tout à coup, un homme, qui venait en
sens inverse, se croisa avec Antoine Caus-
sade.
r.A sa vue, cet homme fit un brusque
mouvement de surprise et s'arrêta net
sur place, pendant que le meurtrier de
Justine Borinefoy continuait sa route.
Chambésy, l'oeil aux aguets, remarqua
l'homme, son brusque mouvement,. et
tressaillit lui-même, en reconnaissant ce-
lui qu'il avait vu descendre de fiacre,
après l'accident que nous avons rapporté,
et qui n'était autre, en effet, que le comte
de Fernic.
Antoine Caussade, marchant d'un pas
hâtif, le nez baissé, suivant son habitude,
et absorbé dans les plus poignantes pré-
occupations, après le crime qu'il avait
commis dans la nuit précédente, ne s'é-
tait pas même aperçu de cette rencon-
tre.
- Il a reconnu l'homme aux papiers! -
pensa Jules Chambésy.
Est-ce qu'il va le suivre?
Alors, coup double !
Et il continua de marclier en avant, du
pas hésitant, incertain, de l'homme qui a
trop bien dîné.
Le comte de Fernic, qui revenait sur
son chemin, désespéré, après avoir perdu
la piste de sa femme, ne s'était arrêté que
le temps nécessaire pour laisser prendre
quelque avance à Antoine Caussade.
Puisque la providence le plaçait sur sa
route, il fallait en profiter.
D'ailleurs, un soupçon terrible avait su-
bitement traversé son esprit.
— Il suit la comtesse, — s'était-il dit. —
Il va la retrouver ! — C'est lui qui me con-
duira !
Et, se tenant à une faible distance, il
emEbto, îta le pas derrière L'homme laux
cheveux roux.
Ainsi le hasard réunissait ces trois hom-
mes et les poussait à la suite l'un de
l'autre, avec un but identique.
En voyant cette manoeuvre, Jules Cham-
bésy eut une palpitation de joie,
— Je vais tout savoir! — pensa-t-il.
Pendant ce temps, Antoine Caussade ne
se doutait de rien, et ne prévoyant point
qu'il allait livrer la comtesse de Fernic,
en se rendant au rendez-vous convenu
avec le vicomte de Richemond, avait tour-
né la rue des Fossés-Saint-Victor et s'était
engagé rue de Jussieu.
Chambésy traversa la chaussée en fre-
donnant, d'une voix avinée, quelque re-
frain de café-concert, et le comte de Fer-
nic, sans s'inquiéter de cet ivrogne qui
zigzaguait assez loin derrière lui,resta sur
le trottoir opposé, longeant le plus possible
les maisons, afin de se dissimuler dans
leur ombre protectrice.
Antoine, après avoir passé devant l'hô-
pital de la Pitié, remonta la rue de la
Clé, longea Sainte-Pélagie, et entra enfin
dans la rue du Puits-de-l'Hermite.
Là, il ralentit le pas, et, comme sortant
de sa préoccupation, il s'avança avec plus
de précaution, regardant, parfois, s'il
n'était point suivi.
Jules Chambésy qui n'avait point quitté
le trottoir, en tournant l'angle de la rue,
à son tour se trouva juste en face de l'é-
chafaudage que nous avons signalé, et qui,
pour un instant, lui cacha le frère de lait
de Diane, dont il entendait le pas résonner,
sur le pavé solitaire.
Que faire ?
Il était dangereux de s'avancer dans.
cette rue où personne ne passait. -
qi L'agent de la comtesse se fût aperçu;
qu'on le surveillait.
Mais Charnhésy était l'homme des brus-
ques résolutions et des inspirations sou-
daines..
Il se glissa dans l'interstice des planches
disjointes, et gagna en deux enjambées
l'autre côté de ia palissade qui le mettait
à l'abri de tout regard indiscret, en lui per-
mettant, à travers les fentes, de ne rien
perdre de ce qui se passait dans la rue,
Gaussade s'était arrêté devant une pe-
tite porte faiblement: éclairée par le fanal
cloué à l'un des poteaux de la maison en
construction.
Mais, après une courte hésitation. Gaus-
sade s'en éloigna, en homme qui chango
d'avis, fit quelques pas sur sa droite et
sonna, à la porte cochère dont nous avons
parlé, laquelle s'ouvrit et se referma sur
lui.
.Il y a deux issues !—pensa Jules Gham-
bésy.
Au même moment, le comte de Fernic.
un peu distancé et dont la vue avait été
arrêtée par la palissade, tournait cet obs-
tacle, arrivait et trouvait la rue déserte.
Plus personne 1
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A PARIS
t8 — Rue Kieliep — fg
tes articles non insérés ne seront^pas reniïua
4BONNEMKtfTS
PARIS
TROIS MOIS. 5 pR.
SIX l\lOIS. 9 KR.
UN AN. , iS FR.
JOURNAL POLITIQUE
QUOTIDIEN
UN NUMÉRO : 5 CENTIMES
ABONNEMENTS
ViiîX'ARTKMKNTS - 1
TROIS -MOIS. C FR.
SIX MOIS. „ (3 FB
UN AN. 24 FIti
HUITIÈME AN NÉE.—Ni UMÉRO 2455
À.
Jeudi 10 Janvier !884
i24 nivôse an 9i>
A PAQUES
Comme pour répondre à notre article
d'hier, les journaux ministériels pu-
blient une note annonçant que « le
.onseil des ministres ne s'est nullement
occupé de la revision et que le gouver-
nement ne déposera pas son projet avant
les vacances de Pâques ». C'est comme
dans la chanson de Marlborough:
Il reviendra z'à Pâques,
Mironton, mironton, mirontaine.
Il reviendra z'à Pâques
Ou à la Trinité (ter).
Et encore, à la Trinité, est-ce bien
sûr? Et ne faudra-t-il pas dire alors ?
La Trinité se passe,
Mironton, mironton, mirontaine.
La Trinité se passe,
Marlborough ne revient pas.
Et le projet de Jules Ferry et Jules
Ferry, l'un portant l'autre, ne vaudront
peut-être guère mieux que l'infortuné
Marlborough.
Nous savions bien que M. Jules Ferry
n'était point pressé d'apporter son pro-
jet de revision. Il recule l'échéance,
sentant qu'elle peut lui être fatale.
Les rnêmes journaux indiquent le
plan plein de malice de M. Jules Ferry.
Au lieu de présenter son projet de re-
vision à la Chambre, il le portera au
Sénat.
Et alors ce sera un petit projet bien
doux, bien anodin, bien limité qu'il pré-
sentera au Sénat; et puis, si le Sénat
l'adopte, il dira au papa :
- Vous voyez, moi, j'ai fait triom-
pher la revision devant le Sénat.
— Mais votre projet de revision se
borne à la suppression des prières pu-
bliques.
— Que voulez-vous ? Je n'ai pas pu
obtenir autre chose du Sénat, répondra
ingénument M. Jules Ferry. Mais je
vous avais promis une réforme consti-
tutionnelle. Je vous l'apporte. De quoi
vous plaignez-vous ? N'ai-je pas tenu
ma parole ?
Il est vrai qu'alors M. Clovis Hugues
pourra lui retourner sa phrase :
- « Je m'adresse à ceux qui deman-
dent la révision pour l'obtenir et non à
ceux qui la demandent, avec l'espoir
qu'on la leur refuse. »
Mais M. Jules Ferry, avec l'aplomb
qu'on lui connaît, ne manquerait pas de
dire:
1 — Insolent ! j'ai obtenu la revision, li-
mitée il est vrai; mais vous l'avais-je
promise illimitée?
Lui appliquera-t-on la censure?
Seulement. Il y a un seulement,
comme dans les Faux Bonshommes.
Supposons que M. Jules Ferry ne s'en
gage à soutenir devant le Congrès que
la suppression des prières publiques,
selon le vœu de la majorité du Sénat
auquel acquiescera peut-être la majorité
de la Chambre.
Mais une fois le Congrès réuni, que se
passera-t-il ? Le gouvernement pourra-
t-il faire disparaître l'initiative person-
nelle ? Croit-il donc qu'il n'y aura pas
des membres de la Chambre des dépu-
tés qui viendront traverser ses chinoi-
series et qui, au droit supérieur du
Congrès, reconnu par la Chambre, dans
son vote du 26 janvier 1882, réclame-
ront une revision sérieuse, profonde,
définitive ?
Que le Congrès se réunisse; le prin-
cipe de son pouvoir illimité étant ré-
servé, pour nous c'est le grand point.
Que le ministère s'engage envers le
Sénat à ne demander que la suppres-
sion des prières publiques, qu'importe ?
C'est là une question secondaire. Tous
les députés ne seront pas engagés dans
la politique gouvernementale ; et que
sait-on ? Une fois cette grande réunion
formée, dominée par la tâche qui s'im-
pose à elle, par la responsabilité qui lui
incombe, n'ira-t-elle pas plus loin que
le ministère ne l'avait voulu, que le Sé-
nat, délibérant à part, ne l'avait décidé ?
La réunion du Congrès est un gros
événement, que le parti radical ne doit
pas voir avec indifférence, dont il doit
se préoccuper; et il faut que, dès
maintenant, il examine les diverses so-
lutions qu'il pourra lui soumettre.
La proposition de M. Barodet, ten-
dant à faire opérer la révision par une
Constituante, sera présentée, mais cer-
tainement repoussée.
Quoique le Sénat et la Chambre
n'aient pas montré jusqu'à présent
un grand empressement à s'assembler
en Congrès, nul doute qu'une fois le
Congrès réuni, il ne veuille pas aban-
donner son droit de revision, quitte à ne
pas s'en servir. C'est l'histoire du chien
du jardinier.
Quelle sera, en ce moment, l'attitude
du parti radical ? Que devra-t-il faire ?
Devra-t-il se désintéresser de la dis-
cussion ? Quels sont les points, au con-
traire, qu'il devra essayer de faire
triompher ? Voilà le côté pratique, uti-
litaire, de la question qu'il doit se met-
tre à étudier dès aujourd'hui, afin d'ar-
river au Congrès avec un programme
net et décisif sur lequel puisse se ral-
lier une majorité.
LES COULISSES
:,' DE LA POLITIQUE
LES RÉUNIONS DE GROUPES
Avant la séance, tous les groupes de la Cham-
bre se sont réunis.
A l'Union républicain^, ce qu'on a décidé de
plus clair, au moins pour le public, c'est de vo-
ter pour M. Brisson, comme président, pour M.
Spuller, comme vice-président, pour MM.
Etienne et Arène, comme secrétaires. On vou-
drait bien sacrifier un questeur pour faire place
à un membre du groupe, mais on ne le dit pas
tout haut.
A la Gauche radicale, on a d'abord discuté la
question d'ajournement des élections, motivée
par le petit nombre des députés revenus des dé*
partements. Elle a été écartée par la maj orité. A
l'unanimité, le groupe a adopté, pour la prési-
dence, la candidature de M. Brisson, et a une
très grande majorité, celle de M. Floquet,
comme vice-président.
M. Floquet a déclaré qu'il acceptait à la con-
dition que, par suite d'une entente, le droit de
l'extrême gauche serait respecté dans la réparti-
tion des membres du bureau. Le groupe tout en-
tier s'est associé à cette déclaration et son prési-
dent a été chargé de se rendre dans Je sein de
l'extrême gauche qui délibérait pour s'enten-
dre sur une décision commune. La séance a été
renvoyée à mercredi pour statuer à l'endroit des
questeurs et des secrétaires, après toutefois que
M. de Mahy eût déclaré qu'il déclinait toute can-
didature,
L'Extrême gauche a pris la résolution de
s'abstenir dans tous les scrutins autres que ce-
lui du président et par conséquent de ne présen-
ter aucun candidat. Puisque la majorité minis-
térielle veut systématiquement l'exclure du bu-
reau.
L'Union démocratique est déterminée à faire
passer le plus possible de ses membres; c'est
tout ce que l'on sait.
n
* *
EN SÉANCE
Il n'y a personne. Tout le monde s'agite dans
les couloirs. Comme deux aides de camp fidèles,
MM. Etienne et Arène se multiplient. Cependant,
M. GJJIÇHABD, président çpâp, a pris possession
du fauteuil, et invite, en termes fort éloquents
sans doute, les banquettes à la conciliation. Inu-
tile de dire que sa harangue, dont on n'entend
pas un mot, ne produit pas grand effet. Au mo-
ment où l'on va procéder au scrutin pour le
président, M. Lockroy demande l'ajournement
de l'élection. Tout ce qu'il peut obtenir, c'est
que le scrutin reste ouvert jusqu'à quatre heu-
res, bien qu'il soit évident pour tout le monde
qu'on aura beaucoup de peine à obtenir le quo-
rum réglementaire.
A quatre heures, le dépouillement donne sur
298 votants, 224 voix pour M. Brisson, 54 bulle-
tins blancs et quelques bulletins nuls.
M. BRISSON est proclamé président. Il est bien
inutile de dire de quel côté l'on s'est abstenu,
mais nous ne pouvons résister à conter une
petite anecdote pleine d'enseignements: Un ho-
norable député rentrait dans la salle au mo-
ment où le scrutin allait fermer. Un collègue,
que nous aurons la discrétion de ne pas nom-
mer, lui présente un bulletin sous enveloppe.
« C'est pour le président r » demande le pre-
mier. « Certainement », répond l'autre. Avant
de voter, on ouvre l'enveloppe et l'on trouve.
un bulletin blanc.
*
* *
Pendant le premier vote, les négociations al-
laient leur train. Les pourparlers, engagés par
M. PAUL BERT, semblaient sur le point d'aboutir
et d'un commun accord, on demande le renvoi
à jeudi de l'élection des vice-présidents. Cela ne
faisait pas, parait-il, l'aftaire de certaines per-
sonnes qui comptaient sans doute sur un petit
escamotage, car pendant que l'on repoussait la
demande d'ajournement, on voyait apparaître,
apportés par une main inconnue, des bulletins
dont personne ne revendiquait la paternité, et*
contenant la liste suivante:
MM. LEPERE.
PHILIPPOTEAUX.
SADI-CARNOT.
SPULLER.
C'était bien joué. Il y à tant de gens qui pren-
nent un bulletin parce qu'ils l'ont sous la main"
même quand il ne contient ni un nom de l'ex-
trême gauche, ni un nom de la gauche radi-
cale.
Mais on avait compté sans une mesure bien
simple et qui a tout déjoué : l'abstention. Aussi.
quand on a fermé le scrutin à cinq heures, il
s'en fallait de 5o voix que le quorum fût at-
teint. L'élection était nulle et on levait lai
séance, en renvoyant à jeudi la suite des opéra-
tions.
*
♦ *
APRÈS LA SÉANCE
Aujourd'hui, tous les bureaux des groupes ré.
pubJicains doivent se réunir à une heure et de-
mie. L'extrême gauche et la gauche radicale
sont déterminées à réclamer la représentation
sans exception de tous les groupes républicains.
Cette idée, disons-le, dussions-nous être taxés
d'optimisme, semble avoir pris une certaine fa.
veur. Ce serait là vraiment de la bonne besogne,
et nous faisons des Vœux sincères pour que l'on
arrive à une entente sérieuse que la Cnambre
ne voudra pas ensuite démentir.
*
♦ #
Pour la fin, nous avons gardé un bien joli
mot authentique : Comme en passant, l'hono-
rable M. Langlois avait failli, d'un de ses gestes
de moulin à vent, éborgner un de ses collègues,
un voisin dit à celui-ci, un peu stupéfait : « Ne
» vous étonnez pas, il en est encore au télé*
» graphe de Chappe. »
■——•-—-— -agi»
3UH. BRISSOIST
M. Brisson avait été 61u président de la
'Chambre, en 1881, par 347 voix sur 442; en Î882,
;par 273 sur 29G; en 1883, par 280 sur 319 vo-
tants ; hier, il n'a obtenu que 224 voix sur
298 votants. Le bruit courait, hier soir, que;
M. Brisson n'acceptait pas un vote qui ne re-
présentait pas même la moitié de la Chambre
il y a en effet 559 députés.
PETITE BOURSE DU SOIR
! 010. 7650 Lots Tures. 4250
3 0/0 amortis Kgypte 345 62
4 1/2 0/0. 107 87 Rio Tinte 502
Italien. 1)102 Ext. 4 0/0. 58 13/16
Turc. 0 02 Panama.
Suez 2.0)5 • • Phénix.
Banque ottom.. 6t>5 H2 l'oncior 1«230 .«
- .--'
AU SÈNAT
Au moment ou les dernières baraques de la
foire du nouvel an disparaissent au boule-
vard, les sénateurs arrivent au Palais-Bour-
bon.
Heureux le plus vieux; ce jour-là, c'est à lui
qu'est réservé l'honneur de présider cette pre-
mière seance, si enfantine et si tranquille.
Cette année, c'est M. Carnot que son âge a
Appelé au fauteuil.
lia prononcé le traditionnel discours; ce
discours, bourré de promesses, de phrases
FEUILLETON DU 10 JANVIER 1884
- -
68
Le Point Noir
PREMIÈRE PARTIE
LE TRONC DES PAUVRES
--
XLV
Triple poursuite
(Suite)
Antoine Caussade, qui suivait exacte-
ment le chemin parcouru par la comtesse
Diane, arriva, de la sorte, à la rue des
Fossés-Saint-Bernard.
Jules Chambésv marchait sur le trot-
toir opposé à celui que le frère de lait de
Mme de Fermc avait pris.
Tout à coup, un homme, qui venait en
sens inverse, se croisa avec Antoine Caus-
sade.
r.A sa vue, cet homme fit un brusque
mouvement de surprise et s'arrêta net
sur place, pendant que le meurtrier de
Justine Borinefoy continuait sa route.
Chambésy, l'oeil aux aguets, remarqua
l'homme, son brusque mouvement,. et
tressaillit lui-même, en reconnaissant ce-
lui qu'il avait vu descendre de fiacre,
après l'accident que nous avons rapporté,
et qui n'était autre, en effet, que le comte
de Fernic.
Antoine Caussade, marchant d'un pas
hâtif, le nez baissé, suivant son habitude,
et absorbé dans les plus poignantes pré-
occupations, après le crime qu'il avait
commis dans la nuit précédente, ne s'é-
tait pas même aperçu de cette rencon-
tre.
- Il a reconnu l'homme aux papiers! -
pensa Jules Chambésy.
Est-ce qu'il va le suivre?
Alors, coup double !
Et il continua de marclier en avant, du
pas hésitant, incertain, de l'homme qui a
trop bien dîné.
Le comte de Fernic, qui revenait sur
son chemin, désespéré, après avoir perdu
la piste de sa femme, ne s'était arrêté que
le temps nécessaire pour laisser prendre
quelque avance à Antoine Caussade.
Puisque la providence le plaçait sur sa
route, il fallait en profiter.
D'ailleurs, un soupçon terrible avait su-
bitement traversé son esprit.
— Il suit la comtesse, — s'était-il dit. —
Il va la retrouver ! — C'est lui qui me con-
duira !
Et, se tenant à une faible distance, il
emEbto, îta le pas derrière L'homme laux
cheveux roux.
Ainsi le hasard réunissait ces trois hom-
mes et les poussait à la suite l'un de
l'autre, avec un but identique.
En voyant cette manoeuvre, Jules Cham-
bésy eut une palpitation de joie,
— Je vais tout savoir! — pensa-t-il.
Pendant ce temps, Antoine Caussade ne
se doutait de rien, et ne prévoyant point
qu'il allait livrer la comtesse de Fernic,
en se rendant au rendez-vous convenu
avec le vicomte de Richemond, avait tour-
né la rue des Fossés-Saint-Victor et s'était
engagé rue de Jussieu.
Chambésy traversa la chaussée en fre-
donnant, d'une voix avinée, quelque re-
frain de café-concert, et le comte de Fer-
nic, sans s'inquiéter de cet ivrogne qui
zigzaguait assez loin derrière lui,resta sur
le trottoir opposé, longeant le plus possible
les maisons, afin de se dissimuler dans
leur ombre protectrice.
Antoine, après avoir passé devant l'hô-
pital de la Pitié, remonta la rue de la
Clé, longea Sainte-Pélagie, et entra enfin
dans la rue du Puits-de-l'Hermite.
Là, il ralentit le pas, et, comme sortant
de sa préoccupation, il s'avança avec plus
de précaution, regardant, parfois, s'il
n'était point suivi.
Jules Chambésy qui n'avait point quitté
le trottoir, en tournant l'angle de la rue,
à son tour se trouva juste en face de l'é-
chafaudage que nous avons signalé, et qui,
pour un instant, lui cacha le frère de lait
de Diane, dont il entendait le pas résonner,
sur le pavé solitaire.
Que faire ?
Il était dangereux de s'avancer dans.
cette rue où personne ne passait. -
qi L'agent de la comtesse se fût aperçu;
qu'on le surveillait.
Mais Charnhésy était l'homme des brus-
ques résolutions et des inspirations sou-
daines..
Il se glissa dans l'interstice des planches
disjointes, et gagna en deux enjambées
l'autre côté de ia palissade qui le mettait
à l'abri de tout regard indiscret, en lui per-
mettant, à travers les fentes, de ne rien
perdre de ce qui se passait dans la rue,
Gaussade s'était arrêté devant une pe-
tite porte faiblement: éclairée par le fanal
cloué à l'un des poteaux de la maison en
construction.
Mais, après une courte hésitation. Gaus-
sade s'en éloigna, en homme qui chango
d'avis, fit quelques pas sur sa droite et
sonna, à la porte cochère dont nous avons
parlé, laquelle s'ouvrit et se referma sur
lui.
.Il y a deux issues !—pensa Jules Gham-
bésy.
Au même moment, le comte de Fernic.
un peu distancé et dont la vue avait été
arrêtée par la palissade, tournait cet obs-
tacle, arrivait et trouvait la rue déserte.
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