Titre : La Lanterne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1885-01-03
Contributeur : Flachon, Victor. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328051026
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 03 janvier 1885 03 janvier 1885
Description : 1885/01/03 (A9,N2814). 1885/01/03 (A9,N2814).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7500770p
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-54
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/06/2012
ADMINISTRATION, RÉDACTION & ANNO~'
A PARIS 1
18 — Rue Richer — 18 !
es articles non insérés ne seront pas rendus
ABONNEMENTS
SARIS
TROIS MOIS 5 FR.
SIX MOIS I • • • 9 FR-
UN AN 18 FR.
JOURNAL POLITIQUE
QUOTIDIEN
UN NUMÉRO : 5 CENTIMES
ABONNEMENTS
DÉPARTEMENTS
TROIS MOIS. 6 FR.
SIX MOIS. 12 FR.
UN AN. 24 FR.
NEUVIÈME ANNÉE. - NUMÉRO 2814
Samedi 3 janvier 1885
14 nivôsa an 93
IDEIVE^X IN-
SERA AIlS EN VENTE LE NUMÉRO 27 DU
SUPPLÉIEDT HEBDOMADAIRE
De la LANTERNE
En voici le très intéressant sommaire :
Chronique. FRIDOLIN
La facture de la cordonnière EUGÈNE CHAVETTE
Un Pseudonyme. J. PECHKAU
Tribunaux comiques. J. MOINAUX
Byzance. YVES GUYOT et S. LA-
CROIX
La Dent SIFFLET
L'Esprit des autres. D. CIZOS
Les Mangeuses d'aiguilles. H. P.
Problèmes et jeux d'esprit. Hix
Tirage de la Loterie des
Arts décoratifs.
Feuilleton :
Le Maître d'Ecole. FRÉDÉRIC SOULIÉ
DANS QUELQUES JOURS
La Lanterne
1 COMMENCERA.
UN GRAND ROM INÉDIT
D'UN INTÉRÊT PALPITANT
Examen de Conscience
Hier, la Lanterne a déjà fait le bilan
ae l'année ; beaucoup d'industriels et
de négociants l'ont fait également, et,
au point de vue de leurs affaires pri-
vées, ils ont. répondu, comme nous, au
point de vue des affaires publiques :
- Triste !
La plupart des citoyens français sont
jaloux de leurs droits, mais ils tiennent
plus à les obtenir et à les conserver
qu'à s'en servir.
qi La plupart ne comprennent pas la
corrélation existant entre les affaires
publiques et leurs affaires privées.
Prends une carte regarde la France,
cherche le canton, la maison où tu vis ;
c'est un très petit point, et toi-même tu
n'es qu'un quatorze centième million de
l'espèce humaine qui s'agite sur le
globe terraqué.
Les rapports se multiplient chaque
jour : il en résulte que chacun réagit
sur les autres et tous sur lui.
Un événement, si petit qu'il soit, se
passe sut l'autre hémisphère : il a sa
répercussion sur celui-ci. La colère
d'un nègre spolié et l'insolence d'un
blanc suffit pour allumer une guerre : et
toi, qui restes endormi dans ton indiffé-
rence, bourgeois du Marais, fonction-
naire soumis, rentier indifférent, pro-
priétaire égoïste, Jacques Bonhomme
chassant sur ton sillon, tu verras peut-
être ton fils aller périr là-bas de la fièvre
ou de la dyssenterie.
Cela dépendra de la décision d'un
ministre, et cette décision dépend de
toi, électeur, jouissant de tes droits ci-
vils et politiques.
C'est toi qui choisis ton député : choi-
sis-le intelligent, l'esprit ouvert, con-
naissant déjà les questions qu'il aura à
résoudre, ferme de caractère, désinté-
ressé, n'ayant ni fils à caser, ni gendre
à décorer, mettant les principes au-
dessus de l'habileté : tu auras un mi-
nistre à ton image !
Si, au contraire, tu choisis un homme
qui met l'habileté au-dessus de tout ;
qui traite les principes de vieilles lunes,;
qui veut un siège de député non pour
faire triompher certaines idées, mais
pour ses intérêts, tant pis pour toi; il
sacrifiera les siens aux tiens. Charité
bien ordonnée commence par soi.
Si nous avons beaucoup de reproches
à faire à la Chambre et au gouverne-
ment, chacun des dix millions de ci-
toyens français doit faire aussi son
examen de conscience et se demander :
— Comment ai-je voté ? Est-ce par pas-
sion, par rancune personnelle, par inté-
rêt privé, par ignorance, ou, au con-
traire, mon vote a-t-il été sincère, loyal,
dégagé de toutes préoccupations acces-
soires et éclairé ? Ne me suis-je point
rendu coupable d'abstention ? C'est une
abdication !
Cet examen de conscience est d'au-
tant plus utile que, dans l'année qui va
s'ouvrir, le tiers de la France va avoir
à renouveler des sénateurs, que le corps
électoral tout entier sera appelé à voter
pour les députés.
L'année n'a pas été bonne. Certes,
nous ne rendons pas le gouvernement
responsable du choléra, si nous avons
le droit de le rendre responsable d-es
mesures incohérentes et vexatoires qui
ont ruiné certains départements et ont
été surtout utiles à jeter la panique.
Mais la crise économique ? N'y est-il
donc pour rien. A la veille des élections
de 1881, nous disions :
— Votre politique protectionniste, en
augmentant les Irais de production de
la France, fermera les débouchés à l'ex-
térieur, en même temps qu'elle rendra
la vie plus chère à l'intérieur.
Cette politique protectionniste a pré-
valu. Chacun de nous en subit les con-
séquences. Le pis, c'est qu'au lieu de
réagir contre elle, il y a certaines per-
sonnes qui veulent encore l'aggraver.
Si la Chambre de 1885 la poursui-
vait, nous irions à une décadence irré-
médiable.
Le protectionnisme est une des for-
mes de la civilisation guerrière. En
même temps qu'on ferme des débou-
chés naturels, on veut ouvrir des dé-
bouçhés factices. M. Jules Ferry et sa
majorité n'ont pas manqué de prouver,
une fois de plus, la vérité de ce fait. De
là les expéditions de Madagascar et du
Tonkin.
Lamartine, dans son discours du
18 mars 1843, signalait le vigoureux
effort qu'un peuple devait faire pour se
dégager quand il était entraîné dans
une politique extérieure néfaste :
Sur les affaires étrangères, il ne faut jamais
se tromper. On revient des fautes du dedans:
un autre ministre défait ce que le premier a
malheureusement fait. Mais au dehors, il y a
un tiers intéressé ; ce tiers, c'est le Continent,
c'est le monde tout entier. Quand on s'est
trompé sur la grande affaire du dehors, il n'y
a pas de remède, ou plutôt il n'en est qu'un :
c'est de changer les hommes, c'est de désa-
vouer les systèmes ; c'est de présenter à
l'Europe et aux hommes qui la gouvernent
l'expression complète, pure, responsable du
nouveau système adopté par le pays.
Lamartine prononçait ces paroles à
propos de la funeste politique de 1840,
qui a créé le parti national libéral alle-
mand, dont M. de Bismarck est l'incar-
nation, et dont les conséquences se sont
montrées trente ans plus tard en 1870.
Le Moniteur constate : Murmures au
centre. Nouvelles acclamations à gauche.
Aujourd'hui, le Journal officiel repro-
duit le même cliché, quand un orateur
s'efforce de montrer les périls de la voie
dans laquelle M. Ferry entraîne notre
pays.
Quand les députés de la majorité se
représenteront devant leurs électeurs,
nous nous demandons ce qu'ils pour-
ront bien leur dire pour justifier leur
attitude ; ils n'ont pas fait une réforme
sérieuse ; presque tous avaient promis
des transformations de l'assiette de
l'impôt ; ils arrivent avec de nouveaux
impôts et le déficit. Nul n'avait promis
la guerre, ils arrivent avec une guerre,
sinon deux; nul n'avait promis la tu-
telle de l'Allemagne à la France, ils
avivent avec la France pupille de l'Al-
lemagne. Presque tous avaient promis
le service de trois ans ; il n'est pas en-
core voté.
Presque tous avaient promis l'exécu-
tion complète du programme républi-
cain, relatif à l'enseignement ; ils ont
manqué à leurs engagements.
Presque tous se représenteront ce-
pendant, pleins de confiance, devant
leurs électeurs, en répétant le mot du
maréchal, avec une variante : — Puis-
que je suis député, c'est une raison
pour que je reste.
Mais leurs actes sont de telle nature
que beaucoup d'électeurs devront ré-
pondre : — Pardon ! C'est une excel-
lente raison pour que nous vous ren-
voyions chez vous. Nous vous avons vu
à 1 œuvre : l'expérience est faite.
L'année qui commence sera décisive,
non seulement pour l'avenir de la Ré-
publique qui n'a rien à craindre de pré-
tendants sans prestige, mais pour l'a-
venir de la France, et cet avenir est
entre les mains de chacun de ceux qui
a le droit de déposer un bulletin dans
l'urne. 1
DERNIERES NOUVELLES
Un éboalementà IVarbonne.
Narbonne, 1" janvier.
Avant-hier, vers quatre heures de l'après-
midi, un épouvantable accident est arrivé sur
le boulevard Lamourguier, à l'endroit où sont
réunies les baraques de saltimbanques. Un
mur s'est écroulé sur la voiture de la « Bella
Rita. » T"
Cette voiture renfermait trois personnes :
un nègre, « qui faisait le personnage de Rita».
le patron de la baraque et sa femme. On les a
retirés de dessous les décombres respirant
encore, mais les trois victimes n'oat pas tardé
à rendre le dernier soupir.
Un petit garçon de six ans, qui faisait par-
tie du personnel, se trouvait heureusement
absent au moment de la catastrophe.
Un curé niaraudeuit-
Angoulême, lor janvier.
Le tribunal correctionnal a jugé hier le sieur
Léger Caniw, dit Léon, curé de Mazerollcs,
coupable d'avoir, en septembre dernier, pris
des raisins dans les vignes des sieurs Mou-
nier et B nchet, à Baschaloup.
M. le curé a été condamné à 100 francs d'a-
mende.
Ce singulier serviteur du bon Dieu est, pa.
raît-il, un gaillard peu scrupuleux, à qui on
a à reprocher d'autres peccadilles peu par-
donnables.
La soutane qu'il porte lui a sans doute valu
quelque indulgence de la pari du tribunal, car
il a esquivé la prison.
Un maraudeur vulgaire et moins sacré ne
s'en serait pas tiré, très probablement à aussi
bon marche.
Terrible accident
Londres, 1°° janvier.
Un grave accident est arrivé ce matin près
de Pénistone, sur la ligne du chemin de fer
de Manchester à Barusley.
Le bruit court que plusieurs voyageurs au-
raient été tues et qu'il y aurait de nombreux
blessés.
■Hj ni ——
L'ANNEE ECOULEE
.JA$VIEn
1er. — Prise de Son-Tay. — Grèves dans lo
Nord. — Commencement des tribulations pour
le roi-uhlan en Espagne.
3. — Afiaire Currien, le jeûna homme qui, so
disant anarchiste et n'étant que fou, prend un
huissier du ministère des affaires étrangères
pour M. Ferry, sans doute à cause do ses fa-
voris, et le menace d'un revolver.
4. — M. Ferry a la jaunisse en apprenant la
danger qu'il a couru.
5-6. — Exposition der; œuvres de Manet.
8. — Reutrée des Chambres. M. Bxissou est
nommé président.
9. — Duel de Dion-Scholl.
10. — Protestation des autonomistes du
conseil municipal contre la prorogation du
conseil.
13. — Meeting de la snlle Lévis et réunion
des impérialistes, deux fours complets.
14. — Ordonnance de M. Poubelle sur les
boîtes qui l'ont rendu légendaire ; c'est un
des premiers éclats de rire de l'année.
15. — Tirage de la loterie des Arts décora-
tifs.
16. — Les délégués des chambres syndicales
se rendent au Palais-Bourbon, et demandent
du travail pour les 116,000 ouvriers frappés
par le chômage. L
21. — Les gardiens do la paix songent à sa
mettre en grève.
22 — Les chiffonniers protestent en tas
contre la ferblanterie obligatoire de M. Pou-
belle.
26. — La classe de 1878 est renvoyée.
29. — Discussion du budget extraordlnaira
do 1884.
FEUILLETON DU 3 JANVIER 1885
67
UN DROLE
PAR
YVES GUYOT
DEUXIÈME PARTIE
XVIII j
L'Autorité morale
(Suite)
Son pressentiment ne l'avait pas trompé.
Pataraud déclara qu'il allait suivre la mé-
thodo analytique, aller du particulier au
général, et qu'il allait prendre comme type
de l'administration générale de la France
un arrondissement dont tout le monde avait
le nom sur les lèvres : l'arrondissement de
Jussy.
Alors, avec une verve impitoyable, il ra-
conta quelques épisodes de la candidature
officielle de Corbières, des histoires amu-
santes sur le sous-préfet qu'on avait envoyé
tout exprès pour lui, sur les juges de paix
nommés ou déplacés, sur les maires embau-
chés, sur les subventions données aux com-
munes à ce propos.
— Rancune de concurrent évincé ! cria
! une voix du centre.
— Au contraire ! dit Pataraud ; car je suis
en train de démontrer aux électeurs de M.
Corbières qu'ils ont parfaitement fait de le
choisir au point de vue de leurs intérêts
particuliers : car ils n'auraient jamais ob-
tenu avec moi toutes les faveurs que M.Cor-
bières leur a procurées, surtout depuis
qu'une grave affaire qui aurait, sans doute,
un dénouement judiciaire.
Corbières entendit un murmure partir des
bancs de ses voisins, se propager de gradin
en gradin, courir tout le long des tribunes
et remplir toute la salle de ces mots :
— La Banque universelle !
— « Eh bien ! oui, depuis ce moment, le
gouvernement, pour consolider la position
ébranlée d'un des fidèle's membres de sa
majorité, avait redoublé de zèle et lui avait
accordé tout ce qu'il avait demandé : des in-
demnités pour des pertes de bestiaux qui
n'existaient pas, pour des inondations qui
n'avaient pas eu lieu, pour de fausses ge-
lées. Et il citait des détails pittoresques.
Puis c'était un chemin de fer dont on avait
changé le trajet tout simplement pour être
agréable à M. Corbières, un canal sans uti-
lité qu'on avait creusé pour le même motif.
Il raconta la nomination d'un avoué à un
poste élevé dans la magistrature, parce, que
ayant eu la velléité de se présenter au con-
seil général, il aurait pu devenir un concur-
rent dangereux.
De temps en temps, ces révélations pro-
voquaient des explosions de pudeur ega-
ouchée, non-seulement à l'extrême gauche,
mais encore à droite. On aurait cru à voir
les gestes indignés des anciens bonapar-
tistes, des anciens auteurs du 24 mai, ces
hommes qui, pendant le 16 mai, seraient
allés jusqu'au coup d'Etat, que jamais ils
n'avaient pratiqué de semblables manœu-
vres.
Parfois les députés de la majorité ne pou-
vaient contenir eux-mêmes un murmure.
Chacun, au fond du cœur, était bien obligé
de s'avouer qu'il avait demandé ou tenté,
ou fait quelque acte analogue à ceux repro-
chés à Corbières ; mais vraiment, celui-ci
avait abusé ! 11 n'avait pas mis assez de dis-
crétion dans ses procédés ! Il avait spolié ses
collègues' Si chacun en avait fait autant,
que serait devenu le ministère ? C'était un
accapareur ! Il avait tiré toute la couverture
à lui ! Tant pis pour lui ! Il était le bouc
émissaire. Il fallait le jeter à l'eau, s'en
débarrasser. Il comprr mettait le gouverne-
ment, la majorité.
Corbières, instincti' ement, voyait monter
autour de lui ce flot malveillant. Il essaya
de le repoussser, 'de réagir, en se levant à
plusieurs reprises, en interrompant Pata-
raud avec violence.
Mais Pataraud lui répondait dédaigneuse-
ment qu'il ne lui parlait pas. Il rejetait très
loin ses interruptions en balayant la tablette
de la tribune d'un revers de main. Il fit deux
ou trois allusions très transparentes aux dé-
plorable affaires! dans lesquelles Corbières
s'était compromis. Il dénonça nettement les
tripotages relativement aux achats et aux
commandes de livres faits par le ministère
à Corbières. Il en vint enfin à parler de l'af-
faire de M. Gaillard de Rigaudon et de l'in-
tervention du garde des sceaux auprès dû
ce magistrat.
Cette révélation fut accueillie par des
grognements et des gestes de répulsion.
Corbières se leva et s'écria :
— Ce sont des affaires privées.
— Elles sont malheureusement devenues
publiques, grâce à l'intervention que vous
avez obtenue du gouvernement.
Une partie delà majorité restait atterrée :
les ministres, la tête basse, se consultaient
entre eux sur leur banc. Les ministériels
acharnés criaient :
- On ne vient pas porter de pareils faits
à la tribune!. C'est la déshonorer!
Le président agitait sa sonnette d'une
main convulsive. Corbières debout, le
bras tendu vers Pataraud, prononçait des
mots parmi lesquels on distingua seulement
ceux-ci :
— Autorité morale!.
La curiosité rétablit le silence : adversai-
res et partisans voulaient entendre la ré-
ponse de Pataraud. Il haussa les épaules :
—- Vous osez parler d'autorité morale,
vous, M. Corbières ! c'est trop d'audace ! je
vous rappelle, sinon à la pudeur, du moinSt
a la prudence I
(La suite &~n&MQ
A PARIS 1
18 — Rue Richer — 18 !
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SARIS
TROIS MOIS 5 FR.
SIX MOIS I • • • 9 FR-
UN AN 18 FR.
JOURNAL POLITIQUE
QUOTIDIEN
UN NUMÉRO : 5 CENTIMES
ABONNEMENTS
DÉPARTEMENTS
TROIS MOIS. 6 FR.
SIX MOIS. 12 FR.
UN AN. 24 FR.
NEUVIÈME ANNÉE. - NUMÉRO 2814
Samedi 3 janvier 1885
14 nivôsa an 93
IDEIVE^X IN-
SERA AIlS EN VENTE LE NUMÉRO 27 DU
SUPPLÉIEDT HEBDOMADAIRE
De la LANTERNE
En voici le très intéressant sommaire :
Chronique. FRIDOLIN
La facture de la cordonnière EUGÈNE CHAVETTE
Un Pseudonyme. J. PECHKAU
Tribunaux comiques. J. MOINAUX
Byzance. YVES GUYOT et S. LA-
CROIX
La Dent SIFFLET
L'Esprit des autres. D. CIZOS
Les Mangeuses d'aiguilles. H. P.
Problèmes et jeux d'esprit. Hix
Tirage de la Loterie des
Arts décoratifs.
Feuilleton :
Le Maître d'Ecole. FRÉDÉRIC SOULIÉ
DANS QUELQUES JOURS
La Lanterne
1 COMMENCERA.
UN GRAND ROM INÉDIT
D'UN INTÉRÊT PALPITANT
Examen de Conscience
Hier, la Lanterne a déjà fait le bilan
ae l'année ; beaucoup d'industriels et
de négociants l'ont fait également, et,
au point de vue de leurs affaires pri-
vées, ils ont. répondu, comme nous, au
point de vue des affaires publiques :
- Triste !
La plupart des citoyens français sont
jaloux de leurs droits, mais ils tiennent
plus à les obtenir et à les conserver
qu'à s'en servir.
qi La plupart ne comprennent pas la
corrélation existant entre les affaires
publiques et leurs affaires privées.
Prends une carte regarde la France,
cherche le canton, la maison où tu vis ;
c'est un très petit point, et toi-même tu
n'es qu'un quatorze centième million de
l'espèce humaine qui s'agite sur le
globe terraqué.
Les rapports se multiplient chaque
jour : il en résulte que chacun réagit
sur les autres et tous sur lui.
Un événement, si petit qu'il soit, se
passe sut l'autre hémisphère : il a sa
répercussion sur celui-ci. La colère
d'un nègre spolié et l'insolence d'un
blanc suffit pour allumer une guerre : et
toi, qui restes endormi dans ton indiffé-
rence, bourgeois du Marais, fonction-
naire soumis, rentier indifférent, pro-
priétaire égoïste, Jacques Bonhomme
chassant sur ton sillon, tu verras peut-
être ton fils aller périr là-bas de la fièvre
ou de la dyssenterie.
Cela dépendra de la décision d'un
ministre, et cette décision dépend de
toi, électeur, jouissant de tes droits ci-
vils et politiques.
C'est toi qui choisis ton député : choi-
sis-le intelligent, l'esprit ouvert, con-
naissant déjà les questions qu'il aura à
résoudre, ferme de caractère, désinté-
ressé, n'ayant ni fils à caser, ni gendre
à décorer, mettant les principes au-
dessus de l'habileté : tu auras un mi-
nistre à ton image !
Si, au contraire, tu choisis un homme
qui met l'habileté au-dessus de tout ;
qui traite les principes de vieilles lunes,;
qui veut un siège de député non pour
faire triompher certaines idées, mais
pour ses intérêts, tant pis pour toi; il
sacrifiera les siens aux tiens. Charité
bien ordonnée commence par soi.
Si nous avons beaucoup de reproches
à faire à la Chambre et au gouverne-
ment, chacun des dix millions de ci-
toyens français doit faire aussi son
examen de conscience et se demander :
— Comment ai-je voté ? Est-ce par pas-
sion, par rancune personnelle, par inté-
rêt privé, par ignorance, ou, au con-
traire, mon vote a-t-il été sincère, loyal,
dégagé de toutes préoccupations acces-
soires et éclairé ? Ne me suis-je point
rendu coupable d'abstention ? C'est une
abdication !
Cet examen de conscience est d'au-
tant plus utile que, dans l'année qui va
s'ouvrir, le tiers de la France va avoir
à renouveler des sénateurs, que le corps
électoral tout entier sera appelé à voter
pour les députés.
L'année n'a pas été bonne. Certes,
nous ne rendons pas le gouvernement
responsable du choléra, si nous avons
le droit de le rendre responsable d-es
mesures incohérentes et vexatoires qui
ont ruiné certains départements et ont
été surtout utiles à jeter la panique.
Mais la crise économique ? N'y est-il
donc pour rien. A la veille des élections
de 1881, nous disions :
— Votre politique protectionniste, en
augmentant les Irais de production de
la France, fermera les débouchés à l'ex-
térieur, en même temps qu'elle rendra
la vie plus chère à l'intérieur.
Cette politique protectionniste a pré-
valu. Chacun de nous en subit les con-
séquences. Le pis, c'est qu'au lieu de
réagir contre elle, il y a certaines per-
sonnes qui veulent encore l'aggraver.
Si la Chambre de 1885 la poursui-
vait, nous irions à une décadence irré-
médiable.
Le protectionnisme est une des for-
mes de la civilisation guerrière. En
même temps qu'on ferme des débou-
chés naturels, on veut ouvrir des dé-
bouçhés factices. M. Jules Ferry et sa
majorité n'ont pas manqué de prouver,
une fois de plus, la vérité de ce fait. De
là les expéditions de Madagascar et du
Tonkin.
Lamartine, dans son discours du
18 mars 1843, signalait le vigoureux
effort qu'un peuple devait faire pour se
dégager quand il était entraîné dans
une politique extérieure néfaste :
Sur les affaires étrangères, il ne faut jamais
se tromper. On revient des fautes du dedans:
un autre ministre défait ce que le premier a
malheureusement fait. Mais au dehors, il y a
un tiers intéressé ; ce tiers, c'est le Continent,
c'est le monde tout entier. Quand on s'est
trompé sur la grande affaire du dehors, il n'y
a pas de remède, ou plutôt il n'en est qu'un :
c'est de changer les hommes, c'est de désa-
vouer les systèmes ; c'est de présenter à
l'Europe et aux hommes qui la gouvernent
l'expression complète, pure, responsable du
nouveau système adopté par le pays.
Lamartine prononçait ces paroles à
propos de la funeste politique de 1840,
qui a créé le parti national libéral alle-
mand, dont M. de Bismarck est l'incar-
nation, et dont les conséquences se sont
montrées trente ans plus tard en 1870.
Le Moniteur constate : Murmures au
centre. Nouvelles acclamations à gauche.
Aujourd'hui, le Journal officiel repro-
duit le même cliché, quand un orateur
s'efforce de montrer les périls de la voie
dans laquelle M. Ferry entraîne notre
pays.
Quand les députés de la majorité se
représenteront devant leurs électeurs,
nous nous demandons ce qu'ils pour-
ront bien leur dire pour justifier leur
attitude ; ils n'ont pas fait une réforme
sérieuse ; presque tous avaient promis
des transformations de l'assiette de
l'impôt ; ils arrivent avec de nouveaux
impôts et le déficit. Nul n'avait promis
la guerre, ils arrivent avec une guerre,
sinon deux; nul n'avait promis la tu-
telle de l'Allemagne à la France, ils
avivent avec la France pupille de l'Al-
lemagne. Presque tous avaient promis
le service de trois ans ; il n'est pas en-
core voté.
Presque tous avaient promis l'exécu-
tion complète du programme républi-
cain, relatif à l'enseignement ; ils ont
manqué à leurs engagements.
Presque tous se représenteront ce-
pendant, pleins de confiance, devant
leurs électeurs, en répétant le mot du
maréchal, avec une variante : — Puis-
que je suis député, c'est une raison
pour que je reste.
Mais leurs actes sont de telle nature
que beaucoup d'électeurs devront ré-
pondre : — Pardon ! C'est une excel-
lente raison pour que nous vous ren-
voyions chez vous. Nous vous avons vu
à 1 œuvre : l'expérience est faite.
L'année qui commence sera décisive,
non seulement pour l'avenir de la Ré-
publique qui n'a rien à craindre de pré-
tendants sans prestige, mais pour l'a-
venir de la France, et cet avenir est
entre les mains de chacun de ceux qui
a le droit de déposer un bulletin dans
l'urne. 1
DERNIERES NOUVELLES
Un éboalementà IVarbonne.
Narbonne, 1" janvier.
Avant-hier, vers quatre heures de l'après-
midi, un épouvantable accident est arrivé sur
le boulevard Lamourguier, à l'endroit où sont
réunies les baraques de saltimbanques. Un
mur s'est écroulé sur la voiture de la « Bella
Rita. » T"
Cette voiture renfermait trois personnes :
un nègre, « qui faisait le personnage de Rita».
le patron de la baraque et sa femme. On les a
retirés de dessous les décombres respirant
encore, mais les trois victimes n'oat pas tardé
à rendre le dernier soupir.
Un petit garçon de six ans, qui faisait par-
tie du personnel, se trouvait heureusement
absent au moment de la catastrophe.
Un curé niaraudeuit-
Angoulême, lor janvier.
Le tribunal correctionnal a jugé hier le sieur
Léger Caniw, dit Léon, curé de Mazerollcs,
coupable d'avoir, en septembre dernier, pris
des raisins dans les vignes des sieurs Mou-
nier et B nchet, à Baschaloup.
M. le curé a été condamné à 100 francs d'a-
mende.
Ce singulier serviteur du bon Dieu est, pa.
raît-il, un gaillard peu scrupuleux, à qui on
a à reprocher d'autres peccadilles peu par-
donnables.
La soutane qu'il porte lui a sans doute valu
quelque indulgence de la pari du tribunal, car
il a esquivé la prison.
Un maraudeur vulgaire et moins sacré ne
s'en serait pas tiré, très probablement à aussi
bon marche.
Terrible accident
Londres, 1°° janvier.
Un grave accident est arrivé ce matin près
de Pénistone, sur la ligne du chemin de fer
de Manchester à Barusley.
Le bruit court que plusieurs voyageurs au-
raient été tues et qu'il y aurait de nombreux
blessés.
■Hj ni ——
L'ANNEE ECOULEE
.JA$VIEn
1er. — Prise de Son-Tay. — Grèves dans lo
Nord. — Commencement des tribulations pour
le roi-uhlan en Espagne.
3. — Afiaire Currien, le jeûna homme qui, so
disant anarchiste et n'étant que fou, prend un
huissier du ministère des affaires étrangères
pour M. Ferry, sans doute à cause do ses fa-
voris, et le menace d'un revolver.
4. — M. Ferry a la jaunisse en apprenant la
danger qu'il a couru.
5-6. — Exposition der; œuvres de Manet.
8. — Reutrée des Chambres. M. Bxissou est
nommé président.
9. — Duel de Dion-Scholl.
10. — Protestation des autonomistes du
conseil municipal contre la prorogation du
conseil.
13. — Meeting de la snlle Lévis et réunion
des impérialistes, deux fours complets.
14. — Ordonnance de M. Poubelle sur les
boîtes qui l'ont rendu légendaire ; c'est un
des premiers éclats de rire de l'année.
15. — Tirage de la loterie des Arts décora-
tifs.
16. — Les délégués des chambres syndicales
se rendent au Palais-Bourbon, et demandent
du travail pour les 116,000 ouvriers frappés
par le chômage. L
21. — Les gardiens do la paix songent à sa
mettre en grève.
22 — Les chiffonniers protestent en tas
contre la ferblanterie obligatoire de M. Pou-
belle.
26. — La classe de 1878 est renvoyée.
29. — Discussion du budget extraordlnaira
do 1884.
FEUILLETON DU 3 JANVIER 1885
67
UN DROLE
PAR
YVES GUYOT
DEUXIÈME PARTIE
XVIII j
L'Autorité morale
(Suite)
Son pressentiment ne l'avait pas trompé.
Pataraud déclara qu'il allait suivre la mé-
thodo analytique, aller du particulier au
général, et qu'il allait prendre comme type
de l'administration générale de la France
un arrondissement dont tout le monde avait
le nom sur les lèvres : l'arrondissement de
Jussy.
Alors, avec une verve impitoyable, il ra-
conta quelques épisodes de la candidature
officielle de Corbières, des histoires amu-
santes sur le sous-préfet qu'on avait envoyé
tout exprès pour lui, sur les juges de paix
nommés ou déplacés, sur les maires embau-
chés, sur les subventions données aux com-
munes à ce propos.
— Rancune de concurrent évincé ! cria
! une voix du centre.
— Au contraire ! dit Pataraud ; car je suis
en train de démontrer aux électeurs de M.
Corbières qu'ils ont parfaitement fait de le
choisir au point de vue de leurs intérêts
particuliers : car ils n'auraient jamais ob-
tenu avec moi toutes les faveurs que M.Cor-
bières leur a procurées, surtout depuis
qu'une grave affaire qui aurait, sans doute,
un dénouement judiciaire.
Corbières entendit un murmure partir des
bancs de ses voisins, se propager de gradin
en gradin, courir tout le long des tribunes
et remplir toute la salle de ces mots :
— La Banque universelle !
— « Eh bien ! oui, depuis ce moment, le
gouvernement, pour consolider la position
ébranlée d'un des fidèle's membres de sa
majorité, avait redoublé de zèle et lui avait
accordé tout ce qu'il avait demandé : des in-
demnités pour des pertes de bestiaux qui
n'existaient pas, pour des inondations qui
n'avaient pas eu lieu, pour de fausses ge-
lées. Et il citait des détails pittoresques.
Puis c'était un chemin de fer dont on avait
changé le trajet tout simplement pour être
agréable à M. Corbières, un canal sans uti-
lité qu'on avait creusé pour le même motif.
Il raconta la nomination d'un avoué à un
poste élevé dans la magistrature, parce, que
ayant eu la velléité de se présenter au con-
seil général, il aurait pu devenir un concur-
rent dangereux.
De temps en temps, ces révélations pro-
voquaient des explosions de pudeur ega-
ouchée, non-seulement à l'extrême gauche,
mais encore à droite. On aurait cru à voir
les gestes indignés des anciens bonapar-
tistes, des anciens auteurs du 24 mai, ces
hommes qui, pendant le 16 mai, seraient
allés jusqu'au coup d'Etat, que jamais ils
n'avaient pratiqué de semblables manœu-
vres.
Parfois les députés de la majorité ne pou-
vaient contenir eux-mêmes un murmure.
Chacun, au fond du cœur, était bien obligé
de s'avouer qu'il avait demandé ou tenté,
ou fait quelque acte analogue à ceux repro-
chés à Corbières ; mais vraiment, celui-ci
avait abusé ! 11 n'avait pas mis assez de dis-
crétion dans ses procédés ! Il avait spolié ses
collègues' Si chacun en avait fait autant,
que serait devenu le ministère ? C'était un
accapareur ! Il avait tiré toute la couverture
à lui ! Tant pis pour lui ! Il était le bouc
émissaire. Il fallait le jeter à l'eau, s'en
débarrasser. Il comprr mettait le gouverne-
ment, la majorité.
Corbières, instincti' ement, voyait monter
autour de lui ce flot malveillant. Il essaya
de le repoussser, 'de réagir, en se levant à
plusieurs reprises, en interrompant Pata-
raud avec violence.
Mais Pataraud lui répondait dédaigneuse-
ment qu'il ne lui parlait pas. Il rejetait très
loin ses interruptions en balayant la tablette
de la tribune d'un revers de main. Il fit deux
ou trois allusions très transparentes aux dé-
plorable affaires! dans lesquelles Corbières
s'était compromis. Il dénonça nettement les
tripotages relativement aux achats et aux
commandes de livres faits par le ministère
à Corbières. Il en vint enfin à parler de l'af-
faire de M. Gaillard de Rigaudon et de l'in-
tervention du garde des sceaux auprès dû
ce magistrat.
Cette révélation fut accueillie par des
grognements et des gestes de répulsion.
Corbières se leva et s'écria :
— Ce sont des affaires privées.
— Elles sont malheureusement devenues
publiques, grâce à l'intervention que vous
avez obtenue du gouvernement.
Une partie delà majorité restait atterrée :
les ministres, la tête basse, se consultaient
entre eux sur leur banc. Les ministériels
acharnés criaient :
- On ne vient pas porter de pareils faits
à la tribune!. C'est la déshonorer!
Le président agitait sa sonnette d'une
main convulsive. Corbières debout, le
bras tendu vers Pataraud, prononçait des
mots parmi lesquels on distingua seulement
ceux-ci :
— Autorité morale!.
La curiosité rétablit le silence : adversai-
res et partisans voulaient entendre la ré-
ponse de Pataraud. Il haussa les épaules :
—- Vous osez parler d'autorité morale,
vous, M. Corbières ! c'est trop d'audace ! je
vous rappelle, sinon à la pudeur, du moinSt
a la prudence I
(La suite &~n&MQ
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