Titre : La Fronde / directrice Marguerite Durand
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1898-12-16
Contributeur : Durand, Marguerite (1864-1936). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327788531
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 16 décembre 1898 16 décembre 1898
Description : 1898/12/16 (A2,N373). 1898/12/16 (A2,N373).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6703492f
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-5702
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 04/01/2016
La Fronde
' ilju-murir-Ti*»- uhpmkbo:egypaanthMi*
iiniiftà AimtS. — ^
- "'If.
24 FRIMAIRE AN CVH
ULERDIlil WWifTIiT
passages de la Bible à lire et à médit*
Jérémie xro, 13.
CAUMNHEB IWK
4 DÉCEMBRE t89S .
-
M.
,
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ANNÉE 5659, 3 TÉBETII
POUt2 Ir. se » TwteJ,,,,,ïî:,lt
DtrARTOfKRTS W - 36Jt - 18 fr. » - *°fr. »
t&ntA!MHHt (UMO?' JIOft.ua) — W,R'
dirbotriob t - ~i -.. .4 ism-irlec dorand
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6, place de la Bourse, Paris.
LA non*, jwi - qC
--m ÀR- UU{HIhi em»»b Pm t
di" f«Mlngwl. 1
Aujourd'hui
Vendredi H décembre 1
#!OMMil de* ministres à riclysée. 1
AUChambre, à 2 heures. Interpellation de t
M. Viviani sur les scandales de 1 élection de (
....-OOon8. A.. Mut, discussion de la proposition relative 1
a la nolice sanitaire des animaux. 1
AuCtnueil municipal, séance publique à 2 h. <
Adoration perpétuelle à NoIre-Dflme-d#-Gr4ee ,
., &Ilou PalfI.... ministère des finances. Vente de cha- j
Vité de J'OMbelinat des Arts, de 2 à 7 h.
Grande manifestation en faveur du Droit
de la justice. à la Salle du Pre aux (clercs, 85, me j
S?. VfàSh ilt du soir, grand meeting sous
du la S&dence du citoyen hari. Ordre du .
tour-la révision du vroeè s brc!iflglt la\,
f^uart! k." responsabilité* (le r llttlt-Jlajor et les
^*ïiï?Pianarre 13, rue des piant". assemblée
générale des patro-
ouverture des cours de I'UnlDm
10 heures. Service funèbre à
la naÓmoire d'Alphnnso Daudet. ^ MinisLres: de
à
pi#Wuce,ç, du Louvre; de de'Vjfc& 9 h. g * 12 h.,
place VendÔme; du de de i h. à Il h-,h.,
ipavilIO)n vue ^K?ore - dA travaux ptiblies, de 10 h.
Tio h tmeulevai-ti de df'S Saint-Ol!rmaln; de rJndn,c-
9 h. hMÎ^èine,°Samedei*, à
laillt-LOui.4.
Ri.!°p3" et Vait*ina ilône, p;tr i
(C. n"Ç.l ; à 1 h. du S4:tir pour n. A'^i^r
quebot GeMrtd-Chan:'!I Patras, Syra. Salonique, DédéaRh,
Imrdancllel, du (',nli.sLllltinople et^S^îKïp'oran
fr if T^et du Havre, par à loi 52 du matin, pour
(C-. 'w- York, uar le paquebot la -jurinandie IC.
G. T.) (l^e tr.ùn spérisu transatlantique partira I
de llaris, (le Knrc Saint-Lazare, le samedi 17 dé-
cembre
inQhàT h. Clunu de Il b. à 5 h. GIlilnct et
GallieN, de midi à ï h- PaUdt
à 4 h. jw&eg-de- Ville, de 2 à. • Sainte-
inidi C"pelle à 3
-...^Tp «t w^*ÏÎ5TSS«:tombeau de midi a 3 n. jarat« w
Plantes la ménagerie de 11 à 5 h., galerie d'histoire
nniurelle de l 1 à 3 h. ^^ariMm d" Trocadéro, de
S à tni et de 1 à 4 h. Palais de S4in'-f:crmtlit., de
in h li2 à 4 h. Palais de Fontainebleau, de 11 h.
à 4 h. 112 Vmaiites: : le Palais et les Tna"°ns' lie
Il h à 5 h. Le Jeu de I)aume, de midi h i h.
T*ir à la 4' »H*.JwCws et
«waneme« rw0w41i«i.
ÉPHÉMÉRIDES
Bonaparte ennemi de la France
16 décambre 1786.
Les sentiments du jeune Bonaparte à dix-sept
ans n'étaient pas ce on ils furent plus tard,
sette lettre écrite par je futur empereur,
lieutenant à Dreux, lettre datée de 1786, et t miMe
au jour pour la première fois par le général
Yuncen est une preuve. ,
Voici le morceau que je cite en partie ..
. Je suis absent depuis six ou sept ans de ma
patrie. Quel plaisir ne goûterai-je jpas à revoir,
dans quatre mois, et nos compatriotes et nos
parents. Quel spectacle verrai-je dans mon
pays. Mes compatriotes chargés de chaînes cm-
brassant en tremblant la majn qui les opprime.
- Français, non contents de nous avoir ravi
tout ce que nous chérissons, vous avez
corrompu nos mœurs ! - Si je n avais qu un
homme à détruire pour délivrer mes compatrio-
treasi in partirais au moment même ; j 'enfonce-
rais dans le sein du tyran le glaive vengeur de
la patrie et des lois violées. »
Colère de jeune homme, je le veux bien ; maie
,.¡,..I..ntp frmt cie Blême.
M.-L. N.
|.ibk » la Tri-lie de la « rue.»£ »
« Diderot peint par lui-même »
par MME MARY SUMMER.
HYMÉNÉE
On nous assure que le mariage est en
péril parce que nombre d'écrivains —
et non des moindres — ont rcccna ment
envisagé comme possible le « krach Il
ou la « faillite 1) de cette institution.
C'est comme si l'on déclarait qu un
tuberculeux a moins de chances de vivre
parce que les médecins commencent a
s'occuper de son état.
N'y voyez pas malice. Je ne veux pas
dire que les psveliologues.en train d'aus-
cuiter le mariage, hâteront sa fin ; pas
plus que je ne soupçonne les docteurs de
bfilcr celle de leur i-lient.
Les soins bons ou mauvais n y feront
cucrc. Ou l'ordre des choses m«\;ne a la
mort l'homme affaibli et l'institution ma-
lade. Alors ils n'y échapperontpas.Ou l un
et l'autre gardent en réserve des forces
saines, capables de lutter contre les ger-
mes de décadence. Dans ce cas, la mala-
dresse même de leurs guérisseurs ne les
achèvera point.
Les honnêtes personnes qui crient au
scandale parce qu'elles croient le ma-
riage battu en brèche, ne veulent pas
voir qu'il vit encore des choses qui les
offusquent. Klles sont navrées quand on
leur en apporte la démonstration. Les
mots leur paraissent pernicieux. Elles
réservent toute leur tolérance pour les
Certes, à les entendre parler de hautes
traditions, de foyer pur, de dignité ma-
ternelle, d'esprit de famille et de 1 inté-
rêt sacré des enfants, on les sent sincè-
res dans leur préoccupation d'un idéal,
dans leur souci de le sauvegarder. Mais
réprouve un peu de pitié envers la fai-
blesse de ces urnes a qui, pour satisfaire
de si nobles aspirations, les apparences
et les formules suffisent.
Puisque la réalité n est pas, ne peut
pas être conforme a l 'C-tiquette, sauf
exceptions de plus en plus rares, - pour-
quoi défendre celle-ci désespérément,
au prix de compromissions dangereuses.
Tout les abus dans la pratique, pourvu
lue la théorie reste intacte 1 Toutes les
Concessions sur le fond pourvu qu on ne
Louche pas à la forme t
Comment donc ont-ils la conscience
raite, ceux qui donnent si piètre pâture
h, leur besoin de beauté morale?
Une des raisons qui nous empêchent ;
absolument d'estimer le mariage mo- j
derne, c'est qu'il livre au mépris non pas I
les êtres qui se passent volontairement de i
lui ou qui transgressent ses lois, mais les i
créatures à qui sa sauvegarde serait né-
cessaire et qui n'ont pas la chance de
l'obtenir. Il suit ce grossier instinct de
la foule qui la fait s'incliner devant le
succès. Du moment qu 'on s en assure le
bénéfice par argent ou par adresse, le
mariage me semble d une vertu do -
teuse.Comme critérium d"honorabtlsti,,-, je
le trouve suspect. Il est une forme de la
partialité sociale pour tout ce qui réus-
sit. Condamnation pour la pauvre fille
qui ne peut l'atteindre, il devient sauf-
conduit pour la coquine qui J l'achète.
Comme contrat, il est incontestable-
ment utile. Mais je trouve qu .l exerce
avec lâcheté son pouvoir excessif de
sanctifier oude damner socialement.
Ceci nous rendrait injuste pour les ser-
vices qu'on peut raisonnablement tirer
de lui. Les prétentions de cet ex-sacre-
ment — qui ne fut jamais qu une fragile
alliance humaine, soumise a toutes les
versatilités du coeur, à toutes les défail-
lances de la chair, à toutes les bassesses
de l'intérêt — les cruautés atroces qui
se commettent encore en son nom dans
notre société soi-disant libre, gènent
singulièrement notre sang-froid quand
nous examinons son rôle.
Le caractère sacre que 1 Eglise lui con-
féra pour tenir entre ses mains la fa-
mille, entraîne l'adultère dans les salons
et l'infanticide dans les mansardes. Il
faut vraiment toute la puissance de notre
atavisme chrélienlpour nous aveugler
sur tant de barbarie et d'illogisme.
Je ne crois pas qu'aucune conception
sociale ou religieuse continue à faire pré-
valoir, au même degré que le mariage,
de gothiques absurdités.
Pas plus tard que la semaine dernière,
nn tribunal acquittait un mari du chef
! d'adultère, parce qu'on ne pouvait assi-
miler au domicile conjugal 1 apparte-
ment où il vivait de notoriété publique
I avec sa. maîtresse..
i Cependant si, dans un accès de jalou-
sie, sa femme eût tiré sur lui des coups
I de revolver, un jury sensible eût égale-
pouse.
ne
1 assez coupable pour mériter la peine de
I mort, et une peine de mort arbitraire?
I D'autre part, l'article 3'24 du Code pé-
nal lui confère le droit absolu de tuer sa
I femme si elle lui cause ce même tort
I pour lequel, légalement, elle n a aucun
j recours contre lui.
Que signifie ce galimatias ?
I Il signifie que les trahisons amoureu-
I ses ne peuvent être classées parmi les
« crimes et délits contre les personnes »
I que nos codes énumèrent et que jugent
nos tribunaux. Car ces tribunaux, inco-
hérents ou impuissants en la matière,
s'en remettent pourla réglementation de
I cet ordre de choses aux pires violences
! I des particuliers.
Alors, si la désunion des couples est
affaire tellement privée qu'elle peut se
: I résoudre impunément par 1 'assassînat,
! d'où vient que leur union doive s entou-
■ i rer de tant de complications administra-
tives * D'où vient que même tarée par la
cuDidité, la stérilité, la laideur morale et
1 - physique, elle est sanctifiée par certains
rites ? Tandis qu'elle apparaît déshono-
rante — et pour la femme seulement ! —
I lorsque l'amour, la fidélité le désinté-
1 ressement, en dehors des lois, la cimen-
I ^On met en avant l'intérêt de l'enfant.
I Mais c'est au nom du mariage que, hors
I du mariage,l'enfant pâtit,et souvent jus-
I qu'a la mort.
I Afin de sauvegarder 1 'institution, k
I société condamne les êtres pour qu
, l'institution est faite. Singulière logique
Dans les situations irrégulières, la mater
t nité, à force d'angoisses, d'humiliations
d'inquiétudes, s'éteint parfois, menai
l' j comme sentiment. L'enfant naturel n ;
bénéficie même plus de l'instinct de na
1 l turc. Sombre antithèse ! Quant à li
I paternité, nous savons comment elle s.
I comporte.
s Les cœurs généreux qui, devant de tel
;- maux, s'attaquenlau mariage, dépassen
,s la mesure. Je comprends que J l'absm dit
e 1 de ses préjuges révolte la fierté de cet
I bines consciencrs, mais ce n est pas 1
il I mariage qui est fautif en tout ceci. Ces
la I le rôle quasi religieux qu'on lui lajss
i- dans une société qui a dépassé de si loi
m la phase des théocraties.
Ils 1 Qu'on ramène le mariage a son vér
r- table caractère de simple contrat entr
i- particuliers, ne conférant aucune prér(
" *s J gative morale, ne créant hors de lui ai
cune exception déshonorante, et se
iu bienfaits subsisteront sans que subsistei
a- les plaies qu'il entraîne.
lis 1 Ctla paraît simple. Mais, hélas . c e^
es la solution impossible, ou du moins lenl
in et lointaine. Une institution disparaîtra
es plus vite que les idées dont elle est le s
es gne. Abolir le mariage serait plus faci
es qu'en modifier l'esprit. Car notre her
I dité chrétienne persiste à façonner noti
es conception de l'amour. # ...
Ia- Puis, les tyrannies orales inhérent
tô- au mariage ne pèsent que sur les faible
îè-1 Les vierges pauvres qu'il condamne i
al, déshonneur ou à la solitude, les trop co
ais fiantes amoureuses qui deviennent d
ai- mères épouvantées et désespérées, n o
re pas les mains assez robustes pour ébra
;es 1er les lourdes chaînes séculaires.
1 L'homme n'a pas besoin du maria
'ut I pour aimer. Il se promène avec sa,tisfc
auf I tion parmi la perpétuelle offrande d
ur- ! virginités et des dots. Plus le maria
nt, I sera nécessaire à la femme, plus 1 ép(
es? seur haussera ses exigences. Fourni
rvu I s'enchulneraitril, si ce n'est pour de 1
gent, puisque, célibataire, il possède
l'amour sans devoirs?
Et la femme elle-même, quand elle est
une force, c'est-à-dire quand elle détient
la fortune, ne souffre pas du mariage.
Au contraire. Assez riche pour se payer
un mari, parfois même pour le choisir»
elle trouve dans l'union légitime la
facilité de se comporter à sa guise, et
même comme une grue, en gardant son
prestige social. Cela est considérable.
Toutes ne se servent pas de ce privi-
lège ; mais les plus honnêtes aiment à
se sentir une vertu patentée, et jouissent
doucement de la supériorité que ce fait
leur donne..
Q uan t aux épouses m ot ns scrupuleuses,,
elles sont prêtes à maintenir — quelque
fois le revolver à la main — une réputa-
tion qui, garantie par M. le maire, ne
saurait être discutée.
Tout ce qui — socialement — compte
parmi les forts, a donc intérêt à prolon-
ger ce que j'appellerai « la superstition
du mariage. »
Dans ces conditions, je crois que les
êtres rares qui, par pure candeur, trem-
blent de voir toucher à cette institution,
peuvent se rassurer.
Lc-mariage en arriv^m* la pire dissQp
lution avant que disparaissent les inté-
rets et les préjugés qui soutiennent ses
dogmes. , , .
Plutôt que de toucher a la # façade,
laissons donc s'amonceler la pourriture
intérieure !
C'estencore le libreet généreux amour,
l'élan des cœurs et l'ardeur des lèvres, j
qui, en dépit des codes, dans la douleur j
ou dans le danger, sauve la bassesse de"
nns fnnventions.
DANIEL LESUEUR.
-- Ce soir à 8 il. il?, à la Fronde, ouver-
ture de notre première exposition tic petar
'"r,. -
NOTES D'UNE
FRONDEUSE
Pas d'anonymat
Emile Cère a bien raison, qui demandé
la suppression de F anonymat dans 14
presse, et ce nest point ici que fon y con-
tredira.
Rien ne saurait être plus , tache, en effet*„ ;
que le coup de couteau donné par der-
rière, et qui permet la fuite dans Vomùre%
t évasion dans les ténèbres; l'attaque smt
périls et la disparition sam scrupulesi ^
Mais, de làû rep^ndrefexùtmrdi^j^
frêteniiùn ée WpS^TT^m
aux écrivains t emploi du pseudoRyme, M
y a quelque distance.
L'essentiel, bien plutôt, semble dire que
le nom de guerre et l individu soient
adaptés l'un à l'autre comme le gant et
la main — que la personnalité littéraire,
absorbant Vautre, soit devenue une se-
conde nature.
Pour mille raisons de convenance, de
famille, d'intérêt, le publiciste, le littéra-
teur peuvent désirer s'exclure de^ leur
ascendance et de leurs proches, s isoler
i'fins le combat. Il n'est pas si loin, le
mps où Von disait d'un pauvre enfanl
t'U avait mal tourné... parce que poète i
Il suffit de feuilleter l'appendice du
Tout-Paris pour se rendre compte dlÂ
nombre de pseudonymes ayant fini pat
'imer l'état-civil véritable, ayant acquis,
ir la toute-puissance de r habitude, drou
? cité..
Voyez-vous 'f" on oblige Anatole Franct
en revenir au nom très estimable, mau
trt obscur de son paternel?
Si fin vœu était à formuler, dans ce
ordre d'idées, ce serait, bien au contraire
ue les fils à papa de la littérature (e
voulant s'y adonner) soient contraints c
i signature d einpruni. Ceux qui ont di
talent en auraient quand même, perce
raient quand même; il y aurait quant
même une seconde floraison a Varbre d
loire des Dumas, des Daudet, etc., — e
demandez aux fiers s'ils ne préfereraien
oint revendiquer l'héritage seulemen
après avoir donné les mesures de leu
valeur et de leur énergie?
C'est une commodité, oui, mais cei,
aussi une gêne; quelque chose aécrosoft
sur de trop jeunes épaules... et le potso
lu doute dans la fleur du succès. N a-t-o
triomphé que par soi ? On ne goûte jama;
absoillment Vapre joie de s être « créé
tout seul : d'avoir lutté avec la destiné,
comme Jacob avec l'ange.
pour en revenir au projet de M. Cèr4
l serait peut-être non mouu importai
me la moralité prof essentielle soit autr
On ne saurait jamais tirer cr exempt
ïéremptoircs des exceptions que provoqi
a différence des tempéraments. Pe
sonne, 'dans la presse, ne fait l injure e
brave garçon qu'est Henri Turot
çonner que si Mme Paulmier l'avait d
mandé sous son pseudonyme Unese^°
pas présenté. On oublie que e est Mill
rand qu'elle demanda, ne voulant avo
affaire qu'à un collègue de son mari,
égalité de mandat parlementaire.
Quant à Chastan, du Cri du PeupI
celui-là refusa de se faire connaître, e t
exact, et ce n'était à personne autre de
dénoncer. Son vrai nom différait de dei
lettres ; lui circulait constamment part
notes; il était connu de tout le Croassai
La police fit Vaveugle, la sourde et
muette, ce qui était bien joué —
laisser au journal la responsabilité c<
lective de la faute d'un seul.
La leçon qui en aurait dil résulter po
tous, c'est qti*il ne faut, dans le meti.
ni amateurs, ni farceurs ; c'est que fusa
du masque ne doit être autorisé qu a ce
qui sont tout prêts à montrer le visage.
Or, je ne sache pas que depuis tre
ans le personnel se soit amélioré. Si
proposition de M. Clore peut aboutir
une réforme des abus dont la professi
est salie, c'est tant mieux. Mais elle
me semble qu'impraticable et un 1
puérile — Venlèvement d'un grain
sable dans les écuries datigias.
SÉVEMNE.
La Potinière
Mouvement mondain.
Paris ne perd pas ses couronnes. Les grands- ,
ducs partis, nous avons comme hôtes : la
reine de Naples, installée dans son hôtel du j
boulevard Maillot; le prince et la princesse
de Radziwill, retour de Berlin ; la princesse
Mathilde, la duchesse de Bavière, veuve du
comte de Trani, pour laquelle on prépare des
appartements à 1 hôtel Dominici. ;
A Nice sont arrivés le prince et la pnn- (
cesse de Montholon, ainsi que le vicomte et
la vicomtesse de Beaucorps qui viennent illu-
miner les bonheurs de leur lune de miel au
-soleil du Midi.
1 e comte Henri de Mun, second fils du dé-
L pute, est fiancé à Mlle Annie Perquer.
Il y aura au mariage bénédiction du Pape
et félicitations du duc d'Orléans et de M. Mé-
IDe.
i
! Celle-là, par exemple, est drôle.
Le gros souverain déchu que tout Paris
connaît, a fait une victime. Victime d'amour,
car dans un autre genre il n'en est pas à la
première. L'infortunée appartient à la demi-
>,société parisienne. Qu'est-ce qui a pu la sé-
Fjuire cette malheureuse ? Voilà ce qu'on se
demande en riant dans les cercles « smart »
où rien que pour l'aventure, on pardonnerait
au roi en exil ses nombreux emprunts suivis
d'un complet oubli. Ce n'était certes pas le
luxe du petit entresol de l'avenue du Bois, ni
les tendresses du seigneur et maître, qui est
plutôt un bourru. Toujours est-il que la mal-
heureuse, éprise quand même et délaissée,
était allée dans la patrie de 1 ingrat ami des
1 bookmakers ; et là, après une tentative de
'réconciliation, suivie d'une menace d expul-
ifion à main armée, elle s'est tirée plusieurs
coups de revolver dans sa jolie poitrine.
; Fatal résultat des erreurs passionnelles !
Le roi en est très ennuyé, car il ne lui man-
quait plus que ce nouveau scandale. Quant a
fa pauvre petite, son état n'est heureusement
Lpas désespéré. Et la voici guérie en partie,
puisqu'elle a juré qu'aussitôt sur pied, elle ren-
trerait « dans sa famille » et qu elle ne se
fesserait plus éblouir désormais, par 1 éclat 9
Met couronnes dédorées.
mr Frisbttb.
f Le service de la FRONDE sera
1 ... t gratuitement pendant un an
tontes les i»titutrieen mjmmA
*a.eiié aa Jaaraal tn" «boaae»
....-te d'an an.
En l'honneur du crime
t Longtemps j'ai pensé qu il n était point _
| d'infortune comparable à celle d une
femme qui voit son mari devenir subi- P'
I tement un scélérat et tomber sous le ti
I glaive de la justice. Le deuil et la honte F
I imméritée pour elle et ses enfants, me s
I paraissaient le dernier terme du mal-
I heur qui puisse frapper une mère „
| Un jour, cependant, j'ai compris que
I le sort avait encore des cruautés plus n
I atroces, lorsque je sus qu'une femme
I pleurait un mari, infâme aux yeux du b
j monde, supplicié d'un supplice sans n
11 nom et expirant, innocent, les crimes s
11 d'un autre.
. Quand la veuve du colonel Henry con- njj
t nut presque en même temps les crimes
» I de son mari et leur châtiment soudain, j-
I je ne puis croire qu'elle ne sentit pas son c
} deuil s'alourdir encore du deuil des vic-
I times du colonel.
P I Qu'elle ait gardé pour le mari coupa- r
c ble la tendresse qu'elle avait pour le mari J
i innocent, et que la pitié seule s y soit
alliée, personne ne saurait 1 en blâmer. c
Mais par quelle malheureuse pensée c
] I peut-elle songer à défendre une mé- t
t1 moire il jamais flétrie, contre la Justice
u qui cherche à établir la responsabilité 1
Z des coupables pour apporter aux inno- j
rf cents les réparations possibles ?
! Je conçois qu'on ait pu la persuader_
»# I de chercher il empêcher que la vérité éta-
lt I blie par les plus rigoureuses déductions (,
Il I ne soit corroborée par des faits. Circon-
I venue par les anciens complices de son
mari, peut-être a-t-ellc pu croire qu il
st n'est rien de plus aisé que de faire en-
i# 1 core violence à la Justice.
Mais comment la clairvoyance du
,« I cœur qui s'aiguise dans l'adversité, ne
is i l'a-t-elle point mise en garde contre les
» 1 maladresses de faux amis plus en peine
de se réhabiliter, que de rendre hom-
e ' mage aux mânes d'un complice exé-
I eutê ? .... „.
e Comment n'a-t-elle point senti que la
rd e, seule manière d'alléger l'exécration qui
e. 1 pèsera sur la mémoire du colonel Henry
es est d'aider, dans toute la mesure possi-
\ie ble, à atténuer les conséquences de ses
r-1 forfaits ?
MI Comment l'instinct maternel . , ne lui
d- I a-t-il pas fait comprendre que ceux qui
Ç- soulagent l'avenir de son malheureux
tit enfant sont les hommes qui ltrava,Jle"tiii
re- la réparation des crimes paternels, que
fit cWgrâce à ces hommes qu'il pourra
à I dire si son père fut infâme, il expia son
infamie, mais que personne ne mourut
le, I de son crime et qu'il ne fit ni de veuve ni
% d'orphelins?* Comment peut-elle se dresser contre
£ les Sommes qui se jetèrent au secours
ini I de la victime du colonel Henry et cr0,lJ®
û. I que si elle parvenait à les frapper, elle
de IfI point, au contraire
ol' qu'elle charge son malheureux enfant
1 comme d'une complicité posthume-
114r I Il m'est impossible decompicndie que
er, Mme Henry puisse donner dans le ralltermegc
xae 1 d'un parti déshonoré qui tente de rallier
ux autour de son deuil toutes les infamies
du Davs en pe ne de) se compter. Certes, i
ize un pays prod's d Assises n'est pas fa^ pour
la nous déplaire. Plus on fera de procès,
ion I plus C'est cette souscription honteuse, à un ces
ne hommages publics rendus
oeu de droit commun, qui sont un scanda e.
dè I Assez de hontes se sont étalé es sur la
France sans qu'on voit grouiller encore
I dans une gazette du Crime, comme une
pour des miracles des consciences am-
eutées... 1
Il est bien inutile que nous enseignions (
à l'Univers, qu'en France les héritiers <
des plus lâches et des plus odieux scéle-
rats sont dotés par des souscriptions pu- (
bliques quand les descendants de nos (
gloires gémissent dans la misère.
Que Mme Henry se ressaisisse. Qu elle i
prenne exemple sur cette femme plus :
infortunée, certes, qui, sans appui, sans 1
secours, et sans pension, noblement et 1
dans le silence supportant son malheur,
force le, respect des honnêtes gens bien
fine son mari soit... le trattre Esterhazy.
BRADAMANTE.
M. Brieux et le Berceau
Rn moins de dix ans, M. Brieux a fait au I to
àâtre une rapide fortune, depuis son pre- I en
er grand succès sur une scène a côté, I rtJ
x t4 Éscholiers ,j où il donnait 1 eiiqrenage, I t
squ'à VEvasion, jouée à la Comédie-Fran- *"
ise en passant par Un, mariage a artiste et I m
anchette au Théâtre Libre, M. de Renoval-
l'Odéon et les Bienfaiteurs, à la Porte- I
.int-Martin. .. I
Pour la seconde fois, M. Brieux réappa- I
.il chez Molière avec le Berceau dont on 1
)us annonce pour samedi la répétition ge- | 8(
irale. I CI
M. Brieux, avant de connaître la saveur qi
ss applaudissements, eut des débuts difti- I l i
les et il ne les tait point. M*
Parisien de Paris, il est le fils de très mo- rE
istes ouvriers, qui lui procurèrent tout vi
ste l'instruction obligatoire de 1 écolo n<
'imaire. Mais l'enrant aimait 1 étude, il r(
availla seul. Ses parents, à sa sortie de
'cote le firent entrer dans un atelier de r<
'aveur où il passa deux ans, puis dans un | fa
jrcau de banque.. ci
Déjà son g-oüt pour le théâtre se mani- r,
stait très vif, et il se privait volontiers, g(
our économiser les quelques sous qui j
ii permettaient le soir, la journée finie, do A
tenter au poulailler, aux premières de d
Ambigu ou de la Porte Saint-Martin. |
Seul dans sa chambre, il g-ritronnaif, vou- u
LIll faire lui aussi des pièces,comme celles I le
u il avait vues. 1 Il
Son premier essai fut un acte en vers s
runarll Palissy. I t<
Vers cette époque, des relations lui per- I r
mirent de prendre la rédaction en chef du j n
iouvcllisle de ltouen. 0
Plus que jamais M. Brieux besogna entas- c
ant acte sur acte, réussissant à se faire t,
ouer à Paris au théâtre Libre et à 1 Odeon. r
Le Nouvelliste étant venu à dîsparattre, le 1]
Bune auteur que d'honorables succès I e
.vaient encouragé abandonne la province I d
It vient s'instailer définitivement à Paris. 1
L'EllfJrenage,à qui la presse fut favorable, I q
ait en-relief M. Brieux» on 1 interviewa, les I é
epotters tfaeèrerit des st1bouel1e8 de lui; j |
a veine était trouvée, il ne s'agissait plus J
lue de suivre le sillon. Il
L'Engrenage qui était une sorte de pièce I 1
>olitique, retraçant le tableau de la corrup- 1 (
ion des politiciens, fut jouée par toute la i
France; des tournées la promenèrent, on | (
¡'en engoua. I
Par un sentiment délicat, M. Brieux in- I
erdit la représentation de Y Engrenage en J
lussie, en Allemagne et en Italie, afin de ne
jas exposer à l'étranger les vilenies de I
10tre parlement.
Un traducteur italien ne se tint pas pour ||
jattu, et il s'en alla trouver M. Brieux lui-
nôme pour obtenir la levée de cet'c me- I
;ureeComme il insistait de plus en plus vive- I
ment, le jeune auteur, agacé, finit par s e-
" *rjef • !
— Après tout, ça m'est égal, traduisez
\'Engrenage, je vous le permets, mais a une
condition. 1
— J y souscris d 'avance. I
— Parfait. Vous allez changer le pays, et
me mettre en scène un député italien cor-1
rompu par des banques de Homo ou de
Florence. La couleur locale n y perdra pas, I
croyez-le. ,, .
L'Italien lit )80 grimace, .s'en ada ,et ne tra-
cassa plus M. Brifcux au sujet de la traduc-
tion de sa pièce.
L'Evasion fut rccue quelques jours après
le suecès de Y Eng?-eiwge aux Escholiers,
mais elle ne vit le feu de la rampe que deux
ans plus lard..., . 1
Toul, le monde se souvient de la thi-se
soutenue par l'auteur, thèse consolât ne o,
qui permet aux malheureux de rejeter e
pesant poids de l'atavisme et de s 'év *'Ider de
la lourde prison des passions et des vices.
Entre temps, M. Coquelin montait au
théâtre Saint-Martin, Les Bienfaiteurs, qui
n'eurent que vingt-cinq représentations.
Cette pièce qui avait sûrement de gran-
des qualités, quoiqu'il y manquât I 'action,
ne fut pas comprise du public de la Porte-
Saint-Martin..
C'était une solide peinture, un bon ta-
bleau, mais qui n'était pas dans son cadre.
M Prieux s'en rendait bi*.*n compte, et il
répondait à Coquelin, quand celui-ci lui
an nonçail :
— Vous savez, je joue vos Bienfaiteurs....
i — Ça ne fera pas «l'argent chez vous.
! Mais d'un mot, l'artiste levait toute objec-
Je le sais, ça m'est égal. Je me paie
un Depuis, luxe liUéraire.M. Brieux ne nous avait rien
donné de nouveau, et le voilà cet-hiver qui
nous apporte deux ouvrages, Aux l ourses
el Kous le Berceau.a\'OIIS voulu, avant la première du
Théâtre-Français, nous entretenir quelques
instants avec M.Bricu,,"; et nous J ravuns été
trouver dans le vaste cabinet de travail,
de son hôtel de la rue d Aumale.
Assis devant sa table chargée de pa-
piers, encombrée de notes, M. Brieux, un
sourire un peu railleur aux lèvres, écoute
nos questions, sur la pièce de demain, sur
le - Vous m'embarrassez beaucoup, ma-
dame, finit-il par nous dire, je voudrais sa-
tisfaire votre curiosité, mais si je réponds
à tout ce que vous me demandez, 10 publ c
n'aura plus rien à apprendre et î
première avec une opinion toute faite sur
ma pièce ; il se sera il. sa guise arrangé un
dénouement, il aura suppose des sUu^
tions et malheur à moi, si je ne réalisé p18,
l'idée Tout en parlant, Il l'auteur s'anime ; le Ber-
ceau, mais c'est... et M. llrieux d un bouj t a
l'autre sans peut-être s en apercevou m a
narré les grandes lignes de son œuvre.
Elle est belle, elle est moralisatrice.
Sans déllorer en quoi que ce soit le su-
jet, confié à ma probité littéraire, il me
sera permis de dire qu il si s agll clans ceUo
comédie, de la question si troublante du
divorce, quand derrière les cires qui se
séparent, se quittent brutalement, trop
souvent pour des vétilles, il y a 1 entant, le
berceau.
M. Brieux a essayé de peindre les lende-
nains, souvent terribles, toujours injustes,
)ù la pauvre créature, sang de votre sang,
jst sacrifiée.
Il nous montre les blessures vives, le
neurlrissures inguérissables des coeurs
tes divorcés, qui se sont trop hâtes pour
léchiqueter la chaîne de la vie commune.
Quel accueil le public va-t-il faire à cette
thèse nouvelle : t( le divorce n'est pas pos-
sible avec l'enfant », je ne sais ; mais un tet
exposé de principe n'est pas sans courage,
et il mérite qu'on le discute, quand il émane,
d'un homme du talent de M. Brieux.
MARIE -LOUISE-NÉRON.
Nous recevons chaque jour de nom-
breuses lettres de dames offrant leur col-
laboration, au journal; nous nous trou-
vons dans Vimpossibilité de répondre à
toutes et nous les prions de vouloir bien
envoyer les manuscrits qu'elles désire-
raient voir insérer Apres lecture , ils seront
publiés, s'ils plaisent à la Direction.
M. JULES LEGRAND A ANIANE
Les ministres, réunis hier matin en con.
seil de cabinet, sous la présidence de M.
Charles Dupuy, se sont entretenus de I en-
quête faite par le sous-secrétaire d htat de
1 intérieur sur la situation de la colonie
pénitentiaire d'Aniane. M. Jules Legrand a
rendu compte au conseil de 1 enquête au 111
vient de faire dans cet établissement. Une
note communiquée donne à cet égard les
renseignements suivants :
Le sous-secrétaire d'Etat de I intérieur a
rendu compte de la visite qu il vient de
faire, et au cours de laquelle il a pu re-
cueillir des observations d'autant plus inté-
ressantes et sincères que cette visite lut ab-
solument inopinée..
Personne, en effet, n était prévenu à
Aniane de la venue de M. Jules Legrandi et
de son chef de cabinet, M. Eugène Pueçh.
Le sous-secrétaire d'Rtat s'est présente il
la colonie dès sept heures du matin. U s est
tout d'abord fait conduire par un surveil-
lant dans les cellules ; il a examiné les cui-
sines, les réfectoires, les ateliers, les dor-
toirs et son attention s'est plus parLieuliè.
rement arrêtée sur 1 installation de I 'intir-
merie.Les détenus ont été interrogos ; ils
ont pu, en toute liberté, formuler leurs ré-
clamalions. Puis, ne se contentant pas des
témoignages du personnel administrant,
M. Jules Legrand a tenu à conférer avec lo
médecin, avec la municipalité, avec le cure
et n'a pas négligé de se renseigner auprès
des habitants môme d'Aniane.
M. Jules Legrand s'est livré à en-
quête précise et approfondie et il rapporte
de «a visite à Aniane un dossier oom-
plet.Le sous-secrétaire d'Etat a voulu signa-
ler son passage à Aniane par une décision
bienveillante : il a levé toutes les punitions
et a prescrit qu'une distribution supplé-
mentaire de vivres et de vin fut faite aux
colons.
On dit...
UN PEU PARTOUT
Le ministro des finances, M. PcyHat, a
bien voulu mettre les merveilleux salons
Ju ministère à la disposition du comité do
l'Orphelinat des arts pour l'orgauisation do
sa vente annuelle annoncée pour tes 16, 17
et 18 décembre, de deux à sept heu res.
Les comptoirs seront tenus par nos plus
aimables et nos plus séduisantes artistes
des théâtres de Paris, dont te mot d ordre
sera de vendre, aux mèmes prix que noj>
grands magasins, des objets d'étrennes,
joliets, Comme attraction : une
avec tous les jeux autorisés ; billard an-
glais, toupie hollandaise, passe-boule, tour.
mpuis^unMorabola artistique de mine bil-
lets, tons gagnant des lots o rerls par MM.
Gérôme, Uouguercau. Delaille, lo l, Clai.
rin Franc Lamy, Forain, Jules Chérel, Al
bert Maignan, Poilpot, Gabriel Fcrrier, Car-
rier-Betleuse, F. Charpentier, Dedy Laclie-
nal, des loges de théâtre, des bons de
photographies et d'achats dans les princi-
pales maisons de commet ce. - Lnliv>e gl'a-
tuite.
— o—
l'ne de nos collaboratrices, r\1^
Corneau, dont on a tu ici même W*. inlé-
res:;ante::; " tribunes » sur les .. 11 tiit*neg
.Ians les CQlonies », s'est einbarq-at-e ,ail|
d'hui à Marseille à destination de 1 Kxtr» me
Orient,pour aller étudier sur place tes con-
ditions «l'cxistenco l'ailes aux femmes dans
ces lointaines contt-ées.
Au cours de son voyage à tl,avprc; lo
monde. Mme Grace Corneau adres-;( ra a la
Fi unde une série de correspondances écrites
spécialement pour nos lecteurs.
-0-
Les nouvelles que nous recevons do 14
santé de Mlle Laferrlèrc sont beaucoup
moins rassurantes, la jeune Il le du gou-
verneur général de 1 Algérie vient d avoir
une rechute qui inquiète son entourage.
—o—
Nous apprenons le prochain mariage da
M. Lionel Nunés avocat à la Cour d appel
de Paris avec Mlle Judith SchwarU.
La cérémonie nuptiale aura lieu le 22 de-
C0Mme*ch\vartzrecevraâ partir de heures
dans ses salons du Faubourg baint-Ho-
noré.
—o -
Le salon du Cycle et de l'Automobile It
ouvert hier ses portes au palais des ma.
chines.Paul Delombre, ministre du Commerce
a tenu à présider lui-même l'ouverture du
^teçu par MM. Diligeon, Schildge, Thevin,
Uenrv, Siinond, membres du comité d or-
ganisation ; Descubes, ancien députe, (IcOlo.
ges Berrv, député de Paris, le ministre a
visité longuement tous les stands ou sont
exposées les dernières merveilles de 1 art
automobile et cycliste, demandant des
explications aux exposants, et ne ména.
géant pas ses félicitations pour les eilorts
accomplis dans cette industrie, it y a quoi-
que temps peu connue..
Après cette visite, les organisaieui s ont
conduit M. Delonibre dans le salon de ré-
ception où un lunch a été servi.
[illisible]LA DAME D VOILÉE.
' ilju-murir-Ti*»- uhpmkbo:egypaanthMi*
iiniiftà AimtS. — ^
- "'If.
24 FRIMAIRE AN CVH
ULERDIlil WWifTIiT
passages de la Bible à lire et à médit*
Jérémie xro, 13.
CAUMNHEB IWK
4 DÉCEMBRE t89S .
-
M.
,
~
tftLUBRllK tSSIfUTi
ANNÉE 5659, 3 TÉBETII
POUt2 Ir. se » TwteJ,,,,,ïî:,lt
DtrARTOfKRTS W - 36Jt - 18 fr. » - *°fr. »
t&ntA!MHHt (UMO?' JIOft.ua) — W,R'
dirbotriob t - ~i -.. .4 ism-irlec dorand
IMrA«ttoift et A
Les annonces „.NN«W« sont reçues aux Bureaux du Journal et ebei LA«raffl et Cerf,
6, place de la Bourse, Paris.
LA non*, jwi - qC
--m ÀR- UU{HIhi em»»b Pm t
di" f«Mlngwl. 1
Aujourd'hui
Vendredi H décembre 1
#!OMMil de* ministres à riclysée. 1
AUChambre, à 2 heures. Interpellation de t
M. Viviani sur les scandales de 1 élection de (
....-OOon8. A.. Mut, discussion de la proposition relative 1
a la nolice sanitaire des animaux. 1
AuCtnueil municipal, séance publique à 2 h. <
Adoration perpétuelle à NoIre-Dflme-d#-Gr4ee ,
., &Ilou PalfI.... ministère des finances. Vente de cha- j
Vité de J'OMbelinat des Arts, de 2 à 7 h.
Grande manifestation en faveur du Droit
de la justice. à la Salle du Pre aux (clercs, 85, me j
S?. VfàSh ilt du soir, grand meeting sous
du la S&dence du citoyen hari. Ordre du .
tour-la révision du vroeè s brc!iflglt la\,
f^uart! k." responsabilité* (le r llttlt-Jlajor et les
^*ïiï?Pianarre 13, rue des piant". assemblée
générale des patro-
ouverture des cours de I'UnlDm
10 heures. Service funèbre à
la naÓmoire d'Alphnnso Daudet. ^ MinisLres: de
à
pi#Wuce,ç, du Louvre; de de'Vjfc& 9 h. g * 12 h.,
place VendÔme; du de de i h. à Il h-,h.,
ipavilIO)n vue ^K?ore - dA travaux ptiblies, de 10 h.
Tio h tmeulevai-ti de df'S Saint-Ol!rmaln; de rJndn,c-
9 h. hMÎ^èine,°Samedei*, à
laillt-LOui.4.
Ri.!°p3" et Vait*ina ilône, p;tr i
(C. n"Ç.l ; à 1 h. du S4:tir pour n. A'^i^r
quebot GeMrtd-Chan:'!I Patras, Syra. Salonique, DédéaRh,
Imrdancllel, du (',nli.sLllltinople et^S^îKïp'oran
fr if T^et du Havre, par à loi 52 du matin, pour
(C-. 'w- York, uar le paquebot la -jurinandie IC.
G. T.) (l^e tr.ùn spérisu transatlantique partira I
de llaris, (le Knrc Saint-Lazare, le samedi 17 dé-
cembre
inQhàT h. Clunu de Il b. à 5 h. GIlilnct et
GallieN, de midi à ï h- PaUdt
à 4 h. jw&eg-de- Ville, de 2 à. • Sainte-
inidi C"pelle à 3
-...^Tp «t w^*ÏÎ5TSS«:tombeau de midi a 3 n. jarat« w
Plantes la ménagerie de 11 à 5 h., galerie d'histoire
nniurelle de l 1 à 3 h. ^^ariMm d" Trocadéro, de
S à tni et de 1 à 4 h. Palais de S4in'-f:crmtlit., de
in h li2 à 4 h. Palais de Fontainebleau, de 11 h.
à 4 h. 112 Vmaiites: : le Palais et les Tna"°ns' lie
Il h à 5 h. Le Jeu de I)aume, de midi h i h.
T*ir à la 4' »H*.JwCws et
«waneme« rw0w41i«i.
ÉPHÉMÉRIDES
Bonaparte ennemi de la France
16 décambre 1786.
Les sentiments du jeune Bonaparte à dix-sept
ans n'étaient pas ce on ils furent plus tard,
sette lettre écrite par je futur empereur,
lieutenant à Dreux, lettre datée de 1786, et t miMe
au jour pour la première fois par le général
Yuncen est une preuve. ,
Voici le morceau que je cite en partie ..
. Je suis absent depuis six ou sept ans de ma
patrie. Quel plaisir ne goûterai-je jpas à revoir,
dans quatre mois, et nos compatriotes et nos
parents. Quel spectacle verrai-je dans mon
pays. Mes compatriotes chargés de chaînes cm-
brassant en tremblant la majn qui les opprime.
- Français, non contents de nous avoir ravi
tout ce que nous chérissons, vous avez
corrompu nos mœurs ! - Si je n avais qu un
homme à détruire pour délivrer mes compatrio-
treasi in partirais au moment même ; j 'enfonce-
rais dans le sein du tyran le glaive vengeur de
la patrie et des lois violées. »
Colère de jeune homme, je le veux bien ; maie
,.¡,..I..ntp frmt cie Blême.
M.-L. N.
|.ibk » la Tri-lie de la « rue.»£ »
« Diderot peint par lui-même »
par MME MARY SUMMER.
HYMÉNÉE
On nous assure que le mariage est en
péril parce que nombre d'écrivains —
et non des moindres — ont rcccna ment
envisagé comme possible le « krach Il
ou la « faillite 1) de cette institution.
C'est comme si l'on déclarait qu un
tuberculeux a moins de chances de vivre
parce que les médecins commencent a
s'occuper de son état.
N'y voyez pas malice. Je ne veux pas
dire que les psveliologues.en train d'aus-
cuiter le mariage, hâteront sa fin ; pas
plus que je ne soupçonne les docteurs de
bfilcr celle de leur i-lient.
Les soins bons ou mauvais n y feront
cucrc. Ou l'ordre des choses m«\;ne a la
mort l'homme affaibli et l'institution ma-
lade. Alors ils n'y échapperontpas.Ou l un
et l'autre gardent en réserve des forces
saines, capables de lutter contre les ger-
mes de décadence. Dans ce cas, la mala-
dresse même de leurs guérisseurs ne les
achèvera point.
Les honnêtes personnes qui crient au
scandale parce qu'elles croient le ma-
riage battu en brèche, ne veulent pas
voir qu'il vit encore des choses qui les
offusquent. Klles sont navrées quand on
leur en apporte la démonstration. Les
mots leur paraissent pernicieux. Elles
réservent toute leur tolérance pour les
Certes, à les entendre parler de hautes
traditions, de foyer pur, de dignité ma-
ternelle, d'esprit de famille et de 1 inté-
rêt sacré des enfants, on les sent sincè-
res dans leur préoccupation d'un idéal,
dans leur souci de le sauvegarder. Mais
réprouve un peu de pitié envers la fai-
blesse de ces urnes a qui, pour satisfaire
de si nobles aspirations, les apparences
et les formules suffisent.
Puisque la réalité n est pas, ne peut
pas être conforme a l 'C-tiquette, sauf
exceptions de plus en plus rares, - pour-
quoi défendre celle-ci désespérément,
au prix de compromissions dangereuses.
Tout les abus dans la pratique, pourvu
lue la théorie reste intacte 1 Toutes les
Concessions sur le fond pourvu qu on ne
Louche pas à la forme t
Comment donc ont-ils la conscience
raite, ceux qui donnent si piètre pâture
h, leur besoin de beauté morale?
Une des raisons qui nous empêchent ;
absolument d'estimer le mariage mo- j
derne, c'est qu'il livre au mépris non pas I
les êtres qui se passent volontairement de i
lui ou qui transgressent ses lois, mais les i
créatures à qui sa sauvegarde serait né-
cessaire et qui n'ont pas la chance de
l'obtenir. Il suit ce grossier instinct de
la foule qui la fait s'incliner devant le
succès. Du moment qu 'on s en assure le
bénéfice par argent ou par adresse, le
mariage me semble d une vertu do -
teuse.Comme critérium d"honorabtlsti,,-, je
le trouve suspect. Il est une forme de la
partialité sociale pour tout ce qui réus-
sit. Condamnation pour la pauvre fille
qui ne peut l'atteindre, il devient sauf-
conduit pour la coquine qui J l'achète.
Comme contrat, il est incontestable-
ment utile. Mais je trouve qu .l exerce
avec lâcheté son pouvoir excessif de
sanctifier oude damner socialement.
Ceci nous rendrait injuste pour les ser-
vices qu'on peut raisonnablement tirer
de lui. Les prétentions de cet ex-sacre-
ment — qui ne fut jamais qu une fragile
alliance humaine, soumise a toutes les
versatilités du coeur, à toutes les défail-
lances de la chair, à toutes les bassesses
de l'intérêt — les cruautés atroces qui
se commettent encore en son nom dans
notre société soi-disant libre, gènent
singulièrement notre sang-froid quand
nous examinons son rôle.
Le caractère sacre que 1 Eglise lui con-
féra pour tenir entre ses mains la fa-
mille, entraîne l'adultère dans les salons
et l'infanticide dans les mansardes. Il
faut vraiment toute la puissance de notre
atavisme chrélienlpour nous aveugler
sur tant de barbarie et d'illogisme.
Je ne crois pas qu'aucune conception
sociale ou religieuse continue à faire pré-
valoir, au même degré que le mariage,
de gothiques absurdités.
Pas plus tard que la semaine dernière,
nn tribunal acquittait un mari du chef
! d'adultère, parce qu'on ne pouvait assi-
miler au domicile conjugal 1 apparte-
ment où il vivait de notoriété publique
I avec sa. maîtresse..
i Cependant si, dans un accès de jalou-
sie, sa femme eût tiré sur lui des coups
I de revolver, un jury sensible eût égale-
pouse.
ne
1 assez coupable pour mériter la peine de
I mort, et une peine de mort arbitraire?
I D'autre part, l'article 3'24 du Code pé-
nal lui confère le droit absolu de tuer sa
I femme si elle lui cause ce même tort
I pour lequel, légalement, elle n a aucun
j recours contre lui.
Que signifie ce galimatias ?
I Il signifie que les trahisons amoureu-
I ses ne peuvent être classées parmi les
« crimes et délits contre les personnes »
I que nos codes énumèrent et que jugent
nos tribunaux. Car ces tribunaux, inco-
hérents ou impuissants en la matière,
s'en remettent pourla réglementation de
I cet ordre de choses aux pires violences
! I des particuliers.
Alors, si la désunion des couples est
affaire tellement privée qu'elle peut se
: I résoudre impunément par 1 'assassînat,
! d'où vient que leur union doive s entou-
■ i rer de tant de complications administra-
tives * D'où vient que même tarée par la
cuDidité, la stérilité, la laideur morale et
1 - physique, elle est sanctifiée par certains
rites ? Tandis qu'elle apparaît déshono-
rante — et pour la femme seulement ! —
I lorsque l'amour, la fidélité le désinté-
1 ressement, en dehors des lois, la cimen-
I ^On met en avant l'intérêt de l'enfant.
I Mais c'est au nom du mariage que, hors
I du mariage,l'enfant pâtit,et souvent jus-
I qu'a la mort.
I Afin de sauvegarder 1 'institution, k
I société condamne les êtres pour qu
, l'institution est faite. Singulière logique
Dans les situations irrégulières, la mater
t nité, à force d'angoisses, d'humiliations
d'inquiétudes, s'éteint parfois, menai
l' j comme sentiment. L'enfant naturel n ;
bénéficie même plus de l'instinct de na
1 l turc. Sombre antithèse ! Quant à li
I paternité, nous savons comment elle s.
I comporte.
s Les cœurs généreux qui, devant de tel
;- maux, s'attaquenlau mariage, dépassen
,s la mesure. Je comprends que J l'absm dit
e 1 de ses préjuges révolte la fierté de cet
I bines consciencrs, mais ce n est pas 1
il I mariage qui est fautif en tout ceci. Ces
la I le rôle quasi religieux qu'on lui lajss
i- dans une société qui a dépassé de si loi
m la phase des théocraties.
Ils 1 Qu'on ramène le mariage a son vér
r- table caractère de simple contrat entr
i- particuliers, ne conférant aucune prér(
" *s J gative morale, ne créant hors de lui ai
cune exception déshonorante, et se
iu bienfaits subsisteront sans que subsistei
a- les plaies qu'il entraîne.
lis 1 Ctla paraît simple. Mais, hélas . c e^
es la solution impossible, ou du moins lenl
in et lointaine. Une institution disparaîtra
es plus vite que les idées dont elle est le s
es gne. Abolir le mariage serait plus faci
es qu'en modifier l'esprit. Car notre her
I dité chrétienne persiste à façonner noti
es conception de l'amour. # ...
Ia- Puis, les tyrannies orales inhérent
tô- au mariage ne pèsent que sur les faible
îè-1 Les vierges pauvres qu'il condamne i
al, déshonneur ou à la solitude, les trop co
ais fiantes amoureuses qui deviennent d
ai- mères épouvantées et désespérées, n o
re pas les mains assez robustes pour ébra
;es 1er les lourdes chaînes séculaires.
1 L'homme n'a pas besoin du maria
'ut I pour aimer. Il se promène avec sa,tisfc
auf I tion parmi la perpétuelle offrande d
ur- ! virginités et des dots. Plus le maria
nt, I sera nécessaire à la femme, plus 1 ép(
es? seur haussera ses exigences. Fourni
rvu I s'enchulneraitril, si ce n'est pour de 1
gent, puisque, célibataire, il possède
l'amour sans devoirs?
Et la femme elle-même, quand elle est
une force, c'est-à-dire quand elle détient
la fortune, ne souffre pas du mariage.
Au contraire. Assez riche pour se payer
un mari, parfois même pour le choisir»
elle trouve dans l'union légitime la
facilité de se comporter à sa guise, et
même comme une grue, en gardant son
prestige social. Cela est considérable.
Toutes ne se servent pas de ce privi-
lège ; mais les plus honnêtes aiment à
se sentir une vertu patentée, et jouissent
doucement de la supériorité que ce fait
leur donne..
Q uan t aux épouses m ot ns scrupuleuses,,
elles sont prêtes à maintenir — quelque
fois le revolver à la main — une réputa-
tion qui, garantie par M. le maire, ne
saurait être discutée.
Tout ce qui — socialement — compte
parmi les forts, a donc intérêt à prolon-
ger ce que j'appellerai « la superstition
du mariage. »
Dans ces conditions, je crois que les
êtres rares qui, par pure candeur, trem-
blent de voir toucher à cette institution,
peuvent se rassurer.
Lc-mariage en arriv^m* la pire dissQp
lution avant que disparaissent les inté-
rets et les préjugés qui soutiennent ses
dogmes. , , .
Plutôt que de toucher a la # façade,
laissons donc s'amonceler la pourriture
intérieure !
C'estencore le libreet généreux amour,
l'élan des cœurs et l'ardeur des lèvres, j
qui, en dépit des codes, dans la douleur j
ou dans le danger, sauve la bassesse de"
nns fnnventions.
DANIEL LESUEUR.
-- Ce soir à 8 il. il?, à la Fronde, ouver-
ture de notre première exposition tic petar
'"r,. -
NOTES D'UNE
FRONDEUSE
Pas d'anonymat
Emile Cère a bien raison, qui demandé
la suppression de F anonymat dans 14
presse, et ce nest point ici que fon y con-
tredira.
Rien ne saurait être plus , tache, en effet*„ ;
que le coup de couteau donné par der-
rière, et qui permet la fuite dans Vomùre%
t évasion dans les ténèbres; l'attaque smt
périls et la disparition sam scrupulesi ^
Mais, de làû rep^ndrefexùtmrdi^j^
frêteniiùn ée WpS^TT^m
aux écrivains t emploi du pseudoRyme, M
y a quelque distance.
L'essentiel, bien plutôt, semble dire que
le nom de guerre et l individu soient
adaptés l'un à l'autre comme le gant et
la main — que la personnalité littéraire,
absorbant Vautre, soit devenue une se-
conde nature.
Pour mille raisons de convenance, de
famille, d'intérêt, le publiciste, le littéra-
teur peuvent désirer s'exclure de^ leur
ascendance et de leurs proches, s isoler
i'fins le combat. Il n'est pas si loin, le
mps où Von disait d'un pauvre enfanl
t'U avait mal tourné... parce que poète i
Il suffit de feuilleter l'appendice du
Tout-Paris pour se rendre compte dlÂ
nombre de pseudonymes ayant fini pat
'imer l'état-civil véritable, ayant acquis,
ir la toute-puissance de r habitude, drou
? cité..
Voyez-vous 'f" on oblige Anatole Franct
en revenir au nom très estimable, mau
trt obscur de son paternel?
Si fin vœu était à formuler, dans ce
ordre d'idées, ce serait, bien au contraire
ue les fils à papa de la littérature (e
voulant s'y adonner) soient contraints c
i signature d einpruni. Ceux qui ont di
talent en auraient quand même, perce
raient quand même; il y aurait quant
même une seconde floraison a Varbre d
loire des Dumas, des Daudet, etc., — e
demandez aux fiers s'ils ne préfereraien
oint revendiquer l'héritage seulemen
après avoir donné les mesures de leu
valeur et de leur énergie?
C'est une commodité, oui, mais cei,
aussi une gêne; quelque chose aécrosoft
sur de trop jeunes épaules... et le potso
lu doute dans la fleur du succès. N a-t-o
triomphé que par soi ? On ne goûte jama;
absoillment Vapre joie de s être « créé
tout seul : d'avoir lutté avec la destiné,
comme Jacob avec l'ange.
pour en revenir au projet de M. Cèr4
l serait peut-être non mouu importai
me la moralité prof essentielle soit autr
On ne saurait jamais tirer cr exempt
ïéremptoircs des exceptions que provoqi
a différence des tempéraments. Pe
sonne, 'dans la presse, ne fait l injure e
brave garçon qu'est Henri Turot
çonner que si Mme Paulmier l'avait d
mandé sous son pseudonyme Unese^°
pas présenté. On oublie que e est Mill
rand qu'elle demanda, ne voulant avo
affaire qu'à un collègue de son mari,
égalité de mandat parlementaire.
Quant à Chastan, du Cri du PeupI
celui-là refusa de se faire connaître, e t
exact, et ce n'était à personne autre de
dénoncer. Son vrai nom différait de dei
lettres ; lui circulait constamment part
notes; il était connu de tout le Croassai
La police fit Vaveugle, la sourde et
muette, ce qui était bien joué —
laisser au journal la responsabilité c<
lective de la faute d'un seul.
La leçon qui en aurait dil résulter po
tous, c'est qti*il ne faut, dans le meti.
ni amateurs, ni farceurs ; c'est que fusa
du masque ne doit être autorisé qu a ce
qui sont tout prêts à montrer le visage.
Or, je ne sache pas que depuis tre
ans le personnel se soit amélioré. Si
proposition de M. Clore peut aboutir
une réforme des abus dont la professi
est salie, c'est tant mieux. Mais elle
me semble qu'impraticable et un 1
puérile — Venlèvement d'un grain
sable dans les écuries datigias.
SÉVEMNE.
La Potinière
Mouvement mondain.
Paris ne perd pas ses couronnes. Les grands- ,
ducs partis, nous avons comme hôtes : la
reine de Naples, installée dans son hôtel du j
boulevard Maillot; le prince et la princesse
de Radziwill, retour de Berlin ; la princesse
Mathilde, la duchesse de Bavière, veuve du
comte de Trani, pour laquelle on prépare des
appartements à 1 hôtel Dominici. ;
A Nice sont arrivés le prince et la pnn- (
cesse de Montholon, ainsi que le vicomte et
la vicomtesse de Beaucorps qui viennent illu-
miner les bonheurs de leur lune de miel au
-soleil du Midi.
1 e comte Henri de Mun, second fils du dé-
L pute, est fiancé à Mlle Annie Perquer.
Il y aura au mariage bénédiction du Pape
et félicitations du duc d'Orléans et de M. Mé-
IDe.
i
! Celle-là, par exemple, est drôle.
Le gros souverain déchu que tout Paris
connaît, a fait une victime. Victime d'amour,
car dans un autre genre il n'en est pas à la
première. L'infortunée appartient à la demi-
>,société parisienne. Qu'est-ce qui a pu la sé-
Fjuire cette malheureuse ? Voilà ce qu'on se
demande en riant dans les cercles « smart »
où rien que pour l'aventure, on pardonnerait
au roi en exil ses nombreux emprunts suivis
d'un complet oubli. Ce n'était certes pas le
luxe du petit entresol de l'avenue du Bois, ni
les tendresses du seigneur et maître, qui est
plutôt un bourru. Toujours est-il que la mal-
heureuse, éprise quand même et délaissée,
était allée dans la patrie de 1 ingrat ami des
1 bookmakers ; et là, après une tentative de
'réconciliation, suivie d'une menace d expul-
ifion à main armée, elle s'est tirée plusieurs
coups de revolver dans sa jolie poitrine.
; Fatal résultat des erreurs passionnelles !
Le roi en est très ennuyé, car il ne lui man-
quait plus que ce nouveau scandale. Quant a
fa pauvre petite, son état n'est heureusement
Lpas désespéré. Et la voici guérie en partie,
puisqu'elle a juré qu'aussitôt sur pied, elle ren-
trerait « dans sa famille » et qu elle ne se
fesserait plus éblouir désormais, par 1 éclat 9
Met couronnes dédorées.
mr Frisbttb.
f Le service de la FRONDE sera
1 ... t gratuitement pendant un an
tontes les i»titutrieen mjmmA
*a.eiié aa Jaaraal tn" «boaae»
....-te d'an an.
En l'honneur du crime
t Longtemps j'ai pensé qu il n était point _
| d'infortune comparable à celle d une
femme qui voit son mari devenir subi- P'
I tement un scélérat et tomber sous le ti
I glaive de la justice. Le deuil et la honte F
I imméritée pour elle et ses enfants, me s
I paraissaient le dernier terme du mal-
I heur qui puisse frapper une mère „
| Un jour, cependant, j'ai compris que
I le sort avait encore des cruautés plus n
I atroces, lorsque je sus qu'une femme
I pleurait un mari, infâme aux yeux du b
j monde, supplicié d'un supplice sans n
11 nom et expirant, innocent, les crimes s
11 d'un autre.
. Quand la veuve du colonel Henry con- njj
t nut presque en même temps les crimes
» I de son mari et leur châtiment soudain, j-
I je ne puis croire qu'elle ne sentit pas son c
} deuil s'alourdir encore du deuil des vic-
I times du colonel.
P I Qu'elle ait gardé pour le mari coupa- r
c ble la tendresse qu'elle avait pour le mari J
i innocent, et que la pitié seule s y soit
alliée, personne ne saurait 1 en blâmer. c
Mais par quelle malheureuse pensée c
] I peut-elle songer à défendre une mé- t
t1 moire il jamais flétrie, contre la Justice
u qui cherche à établir la responsabilité 1
Z des coupables pour apporter aux inno- j
rf cents les réparations possibles ?
! Je conçois qu'on ait pu la persuader_
»# I de chercher il empêcher que la vérité éta-
lt I blie par les plus rigoureuses déductions (,
Il I ne soit corroborée par des faits. Circon-
I venue par les anciens complices de son
mari, peut-être a-t-ellc pu croire qu il
st n'est rien de plus aisé que de faire en-
i# 1 core violence à la Justice.
Mais comment la clairvoyance du
,« I cœur qui s'aiguise dans l'adversité, ne
is i l'a-t-elle point mise en garde contre les
» 1 maladresses de faux amis plus en peine
de se réhabiliter, que de rendre hom-
e ' mage aux mânes d'un complice exé-
I eutê ? .... „.
e Comment n'a-t-elle point senti que la
rd e, seule manière d'alléger l'exécration qui
e. 1 pèsera sur la mémoire du colonel Henry
es est d'aider, dans toute la mesure possi-
\ie ble, à atténuer les conséquences de ses
r-1 forfaits ?
MI Comment l'instinct maternel . , ne lui
d- I a-t-il pas fait comprendre que ceux qui
Ç- soulagent l'avenir de son malheureux
tit enfant sont les hommes qui ltrava,Jle"tiii
re- la réparation des crimes paternels, que
fit cWgrâce à ces hommes qu'il pourra
à I dire si son père fut infâme, il expia son
infamie, mais que personne ne mourut
le, I de son crime et qu'il ne fit ni de veuve ni
% d'orphelins?* Comment peut-elle se dresser contre
£ les Sommes qui se jetèrent au secours
ini I de la victime du colonel Henry et cr0,lJ®
û. I que si elle parvenait à les frapper, elle
de IfI point, au contraire
ol' qu'elle charge son malheureux enfant
1 comme d'une complicité posthume-
114r I Il m'est impossible decompicndie que
er, Mme Henry puisse donner dans le ralltermegc
xae 1 d'un parti déshonoré qui tente de rallier
ux autour de son deuil toutes les infamies
du Davs en pe ne de) se compter. Certes, i
ize un pays prod's d Assises n'est pas fa^ pour
la nous déplaire. Plus on fera de procès,
ion I plus C'est cette souscription honteuse, à un ces
ne hommages publics rendus
oeu de droit commun, qui sont un scanda e.
dè I Assez de hontes se sont étalé es sur la
France sans qu'on voit grouiller encore
I dans une gazette du Crime, comme une
pour des miracles des consciences am-
eutées... 1
Il est bien inutile que nous enseignions (
à l'Univers, qu'en France les héritiers <
des plus lâches et des plus odieux scéle-
rats sont dotés par des souscriptions pu- (
bliques quand les descendants de nos (
gloires gémissent dans la misère.
Que Mme Henry se ressaisisse. Qu elle i
prenne exemple sur cette femme plus :
infortunée, certes, qui, sans appui, sans 1
secours, et sans pension, noblement et 1
dans le silence supportant son malheur,
force le, respect des honnêtes gens bien
fine son mari soit... le trattre Esterhazy.
BRADAMANTE.
M. Brieux et le Berceau
Rn moins de dix ans, M. Brieux a fait au I to
àâtre une rapide fortune, depuis son pre- I en
er grand succès sur une scène a côté, I rtJ
x t4 Éscholiers ,j où il donnait 1 eiiqrenage, I t
squ'à VEvasion, jouée à la Comédie-Fran- *"
ise en passant par Un, mariage a artiste et I m
anchette au Théâtre Libre, M. de Renoval-
l'Odéon et les Bienfaiteurs, à la Porte- I
.int-Martin. .. I
Pour la seconde fois, M. Brieux réappa- I
.il chez Molière avec le Berceau dont on 1
)us annonce pour samedi la répétition ge- | 8(
irale. I CI
M. Brieux, avant de connaître la saveur qi
ss applaudissements, eut des débuts difti- I l i
les et il ne les tait point. M*
Parisien de Paris, il est le fils de très mo- rE
istes ouvriers, qui lui procurèrent tout vi
ste l'instruction obligatoire de 1 écolo n<
'imaire. Mais l'enrant aimait 1 étude, il r(
availla seul. Ses parents, à sa sortie de
'cote le firent entrer dans un atelier de r<
'aveur où il passa deux ans, puis dans un | fa
jrcau de banque.. ci
Déjà son g-oüt pour le théâtre se mani- r,
stait très vif, et il se privait volontiers, g(
our économiser les quelques sous qui j
ii permettaient le soir, la journée finie, do A
tenter au poulailler, aux premières de d
Ambigu ou de la Porte Saint-Martin. |
Seul dans sa chambre, il g-ritronnaif, vou- u
LIll faire lui aussi des pièces,comme celles I le
u il avait vues. 1 Il
Son premier essai fut un acte en vers s
runarll Palissy. I t<
Vers cette époque, des relations lui per- I r
mirent de prendre la rédaction en chef du j n
iouvcllisle de ltouen. 0
Plus que jamais M. Brieux besogna entas- c
ant acte sur acte, réussissant à se faire t,
ouer à Paris au théâtre Libre et à 1 Odeon. r
Le Nouvelliste étant venu à dîsparattre, le 1]
Bune auteur que d'honorables succès I e
.vaient encouragé abandonne la province I d
It vient s'instailer définitivement à Paris. 1
L'EllfJrenage,à qui la presse fut favorable, I q
ait en-relief M. Brieux» on 1 interviewa, les I é
epotters tfaeèrerit des st1bouel1e8 de lui; j |
a veine était trouvée, il ne s'agissait plus J
lue de suivre le sillon. Il
L'Engrenage qui était une sorte de pièce I 1
>olitique, retraçant le tableau de la corrup- 1 (
ion des politiciens, fut jouée par toute la i
France; des tournées la promenèrent, on | (
¡'en engoua. I
Par un sentiment délicat, M. Brieux in- I
erdit la représentation de Y Engrenage en J
lussie, en Allemagne et en Italie, afin de ne
jas exposer à l'étranger les vilenies de I
10tre parlement.
Un traducteur italien ne se tint pas pour ||
jattu, et il s'en alla trouver M. Brieux lui-
nôme pour obtenir la levée de cet'c me- I
;ureeComme il insistait de plus en plus vive- I
ment, le jeune auteur, agacé, finit par s e-
" *rjef • !
— Après tout, ça m'est égal, traduisez
\'Engrenage, je vous le permets, mais a une
condition. 1
— J y souscris d 'avance. I
— Parfait. Vous allez changer le pays, et
me mettre en scène un député italien cor-1
rompu par des banques de Homo ou de
Florence. La couleur locale n y perdra pas, I
croyez-le. ,, .
L'Italien lit )80 grimace, .s'en ada ,et ne tra-
cassa plus M. Brifcux au sujet de la traduc-
tion de sa pièce.
L'Evasion fut rccue quelques jours après
le suecès de Y Eng?-eiwge aux Escholiers,
mais elle ne vit le feu de la rampe que deux
ans plus lard..., . 1
Toul, le monde se souvient de la thi-se
soutenue par l'auteur, thèse consolât ne o,
qui permet aux malheureux de rejeter e
pesant poids de l'atavisme et de s 'év *'Ider de
la lourde prison des passions et des vices.
Entre temps, M. Coquelin montait au
théâtre Saint-Martin, Les Bienfaiteurs, qui
n'eurent que vingt-cinq représentations.
Cette pièce qui avait sûrement de gran-
des qualités, quoiqu'il y manquât I 'action,
ne fut pas comprise du public de la Porte-
Saint-Martin..
C'était une solide peinture, un bon ta-
bleau, mais qui n'était pas dans son cadre.
M Prieux s'en rendait bi*.*n compte, et il
répondait à Coquelin, quand celui-ci lui
an nonçail :
— Vous savez, je joue vos Bienfaiteurs....
i — Ça ne fera pas «l'argent chez vous.
! Mais d'un mot, l'artiste levait toute objec-
Je le sais, ça m'est égal. Je me paie
un Depuis, luxe liUéraire.M. Brieux ne nous avait rien
donné de nouveau, et le voilà cet-hiver qui
nous apporte deux ouvrages, Aux l ourses
el Kous le Berceau.a\'OIIS voulu, avant la première du
Théâtre-Français, nous entretenir quelques
instants avec M.Bricu,,"; et nous J ravuns été
trouver dans le vaste cabinet de travail,
de son hôtel de la rue d Aumale.
Assis devant sa table chargée de pa-
piers, encombrée de notes, M. Brieux, un
sourire un peu railleur aux lèvres, écoute
nos questions, sur la pièce de demain, sur
le - Vous m'embarrassez beaucoup, ma-
dame, finit-il par nous dire, je voudrais sa-
tisfaire votre curiosité, mais si je réponds
à tout ce que vous me demandez, 10 publ c
n'aura plus rien à apprendre et î
première avec une opinion toute faite sur
ma pièce ; il se sera il. sa guise arrangé un
dénouement, il aura suppose des sUu^
tions et malheur à moi, si je ne réalisé p18,
l'idée Tout en parlant, Il l'auteur s'anime ; le Ber-
ceau, mais c'est... et M. llrieux d un bouj t a
l'autre sans peut-être s en apercevou m a
narré les grandes lignes de son œuvre.
Elle est belle, elle est moralisatrice.
Sans déllorer en quoi que ce soit le su-
jet, confié à ma probité littéraire, il me
sera permis de dire qu il si s agll clans ceUo
comédie, de la question si troublante du
divorce, quand derrière les cires qui se
séparent, se quittent brutalement, trop
souvent pour des vétilles, il y a 1 entant, le
berceau.
M. Brieux a essayé de peindre les lende-
nains, souvent terribles, toujours injustes,
)ù la pauvre créature, sang de votre sang,
jst sacrifiée.
Il nous montre les blessures vives, le
neurlrissures inguérissables des coeurs
tes divorcés, qui se sont trop hâtes pour
léchiqueter la chaîne de la vie commune.
Quel accueil le public va-t-il faire à cette
thèse nouvelle : t( le divorce n'est pas pos-
sible avec l'enfant », je ne sais ; mais un tet
exposé de principe n'est pas sans courage,
et il mérite qu'on le discute, quand il émane,
d'un homme du talent de M. Brieux.
MARIE -LOUISE-NÉRON.
Nous recevons chaque jour de nom-
breuses lettres de dames offrant leur col-
laboration, au journal; nous nous trou-
vons dans Vimpossibilité de répondre à
toutes et nous les prions de vouloir bien
envoyer les manuscrits qu'elles désire-
raient voir insérer Apres lecture , ils seront
publiés, s'ils plaisent à la Direction.
M. JULES LEGRAND A ANIANE
Les ministres, réunis hier matin en con.
seil de cabinet, sous la présidence de M.
Charles Dupuy, se sont entretenus de I en-
quête faite par le sous-secrétaire d htat de
1 intérieur sur la situation de la colonie
pénitentiaire d'Aniane. M. Jules Legrand a
rendu compte au conseil de 1 enquête au 111
vient de faire dans cet établissement. Une
note communiquée donne à cet égard les
renseignements suivants :
Le sous-secrétaire d'Etat de I intérieur a
rendu compte de la visite qu il vient de
faire, et au cours de laquelle il a pu re-
cueillir des observations d'autant plus inté-
ressantes et sincères que cette visite lut ab-
solument inopinée..
Personne, en effet, n était prévenu à
Aniane de la venue de M. Jules Legrandi et
de son chef de cabinet, M. Eugène Pueçh.
Le sous-secrétaire d'Rtat s'est présente il
la colonie dès sept heures du matin. U s est
tout d'abord fait conduire par un surveil-
lant dans les cellules ; il a examiné les cui-
sines, les réfectoires, les ateliers, les dor-
toirs et son attention s'est plus parLieuliè.
rement arrêtée sur 1 installation de I 'intir-
merie.Les détenus ont été interrogos ; ils
ont pu, en toute liberté, formuler leurs ré-
clamalions. Puis, ne se contentant pas des
témoignages du personnel administrant,
M. Jules Legrand a tenu à conférer avec lo
médecin, avec la municipalité, avec le cure
et n'a pas négligé de se renseigner auprès
des habitants môme d'Aniane.
M. Jules Legrand s'est livré à en-
quête précise et approfondie et il rapporte
de «a visite à Aniane un dossier oom-
plet.Le sous-secrétaire d'Etat a voulu signa-
ler son passage à Aniane par une décision
bienveillante : il a levé toutes les punitions
et a prescrit qu'une distribution supplé-
mentaire de vivres et de vin fut faite aux
colons.
On dit...
UN PEU PARTOUT
Le ministro des finances, M. PcyHat, a
bien voulu mettre les merveilleux salons
Ju ministère à la disposition du comité do
l'Orphelinat des arts pour l'orgauisation do
sa vente annuelle annoncée pour tes 16, 17
et 18 décembre, de deux à sept heu res.
Les comptoirs seront tenus par nos plus
aimables et nos plus séduisantes artistes
des théâtres de Paris, dont te mot d ordre
sera de vendre, aux mèmes prix que noj>
grands magasins, des objets d'étrennes,
joliets, Comme attraction : une
avec tous les jeux autorisés ; billard an-
glais, toupie hollandaise, passe-boule, tour.
mpuis^unMorabola artistique de mine bil-
lets, tons gagnant des lots o rerls par MM.
Gérôme, Uouguercau. Delaille, lo l, Clai.
rin Franc Lamy, Forain, Jules Chérel, Al
bert Maignan, Poilpot, Gabriel Fcrrier, Car-
rier-Betleuse, F. Charpentier, Dedy Laclie-
nal, des loges de théâtre, des bons de
photographies et d'achats dans les princi-
pales maisons de commet ce. - Lnliv>e gl'a-
tuite.
— o—
l'ne de nos collaboratrices, r\1^
Corneau, dont on a tu ici même W*. inlé-
res:;ante::; " tribunes » sur les .. 11 tiit*neg
.Ians les CQlonies », s'est einbarq-at-e ,ail|
d'hui à Marseille à destination de 1 Kxtr» me
Orient,pour aller étudier sur place tes con-
ditions «l'cxistenco l'ailes aux femmes dans
ces lointaines contt-ées.
Au cours de son voyage à tl,avprc; lo
monde. Mme Grace Corneau adres-;( ra a la
Fi unde une série de correspondances écrites
spécialement pour nos lecteurs.
-0-
Les nouvelles que nous recevons do 14
santé de Mlle Laferrlèrc sont beaucoup
moins rassurantes, la jeune Il le du gou-
verneur général de 1 Algérie vient d avoir
une rechute qui inquiète son entourage.
—o—
Nous apprenons le prochain mariage da
M. Lionel Nunés avocat à la Cour d appel
de Paris avec Mlle Judith SchwarU.
La cérémonie nuptiale aura lieu le 22 de-
C0Mme*ch\vartzrecevraâ partir de heures
dans ses salons du Faubourg baint-Ho-
noré.
—o -
Le salon du Cycle et de l'Automobile It
ouvert hier ses portes au palais des ma.
chines.Paul Delombre, ministre du Commerce
a tenu à présider lui-même l'ouverture du
^teçu par MM. Diligeon, Schildge, Thevin,
Uenrv, Siinond, membres du comité d or-
ganisation ; Descubes, ancien députe, (IcOlo.
ges Berrv, député de Paris, le ministre a
visité longuement tous les stands ou sont
exposées les dernières merveilles de 1 art
automobile et cycliste, demandant des
explications aux exposants, et ne ména.
géant pas ses félicitations pour les eilorts
accomplis dans cette industrie, it y a quoi-
que temps peu connue..
Après cette visite, les organisaieui s ont
conduit M. Delonibre dans le salon de ré-
ception où un lunch a été servi.
[illisible]LA DAME D VOILÉE.
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