Titre : Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1852-08-15
Contributeur : Véron, Louis (1798-1867). Rédacteur
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32747578p
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 124053 Nombre total de vues : 124053
Description : 15 août 1852 15 août 1852
Description : 1852/08/15 (Numéro 228). 1852/08/15 (Numéro 228).
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k669742f
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2011
HIOMÊRO 228.
SÎEKSÎâBX. : rue ae t'alols iPal«l«-ïWyiU; n' iO.|
l i
B 185â«—DIMANCHE 15 AOUT.
JP3US BB fc'ABOBMRSSnSff*
P1HIS.... 13 ï. PAR THIMKSTSS.
DÉPARTEMENS. 1® ï. —
ES NUM&BO : %0 CENTUÏESÎ
poaa lbs païs étkakqkks , sa repo rkï
aa tableau qui sera publié dans la jourctl*
les 19 st »5 de chaque mois,
lis abonnement datent des 1*' li 1C
de chaque mois.
JOURNAL POLITIQUE, LITTÉRAIRE, UNIVERSEL.
9
S'adresser, franco, pour la rédaction, à M. C uchev àx- C la&ignt, rédacteur en chef.
Les articles déposés ne sont pas rendus .
On s'aècnn", dam Je» dêpartenuM, aux Messageries et aux Directions de poste.—A Londres, chez MJî. Cowis et ïïils. 1 [
— A Strasbourg, chez M. Alexandre, pour l'Allemagne. ■ l
S'adresisr, franfio^ pour F administration, à M. D eî A î S , directeur2
Les amionass sont r. guet a« bureau du journal ;% ohas Bl. PAHIS, râgn»6ttï, 1$, place Se la Bouts*
]Lc CoostMudnniiel ne paraîtra pas
demaiit, ù i'oceaxfou «le la fête du 15
aûtkt. ~
PARIS 3 14 AOUT. "
La malle de l'Amérique du Sud a apporté
des nouvelles importantes de la Plata. Une ré
volution s'est opérée à Buenos-Ayres. Après
la fuite déposas, le pouvoir exécutif avait
été®onfié à un vieux magistrat, Yicente Lo
pez, avec le titre de gouverneur provisoire; et
l'autorité de Lopez avait reçu sa confirmation
d'un vote de la chambre des représentais de
Buenos-Ayres. Lopez, de concert avec Ur-
quiza, avait composé un ministère et pris en
main le gouvernement de la république ar
gentine.
Urquiza quitta alors Buenos-Ayres pour se
rendre à San-Nicolas de Los-Arroyos, où
étaient convoqués les gouverneurs de toutes
les provinces de la confédération. De cette
assemblée est'sorti un traité, sorte de Consti
tution fédérative, obligatoire pour toutes les
provinces argentines, et qui règle les rapports
de ces provinces entr'ellcs et leurs relations
avec l'étranger. Urquiza, d'un consentement
unanime, a été chargé de traiter-atreew
de la confédération avec les puissances
étrangères jusqu'à l'élection d'un président.,
Il a été arrêté, en outre, que tous les Etats
confédérés enverraient à Santa-Fé, dans le
mois d'août, des délégués chargés de régler
définitivement, sur les bases de la conven
tion de San-Nicolas, une Constitution fédé
rale et de nommer le président de la confé
dération.
- La réunion de San-Nicolas n'a épargné à
Urquiza aucun témoignage de sympathie et
de confiance. Toutes les provinces y étaient
représenléespar leurs gouverneurs àl'excep-
tion deSaltaet Jujuy.Les gouverneurs dè ces
deux provinces} aux quête il avait été impossi
ble d'arriver à temps à San-Nicolas, se sont
rendus à Palermo, ancienne villa de Rosas, où
Urquiza était retourné, et ont adhéré à tout
ce qui s'était fait à San-Nicolas. Le journal
de Buenos-Ayres, tl Progreso, publie les
proclamations qu'ils ont adressées à ce sujet
à leurs administrés.
'• Mais pendant l'absence d'Urquiza, l'état des
choses avai t changéà Buenos-Ayres. Plusieurs
partis s'étaient dessinés avec une extrême
vivacité, et avaient jeté dans la ville une gran
de agitation. La chambre des représentons
était entrée ouvertement en lutte avec le gou
verneur provisoire Vicente Lopez,qu'elleavait
à-peu-près contraint à donner sa démission,
et elle avait élu eh sa place son président, le
général Manuel Guillerma Pinto. Des mani
festations tumultueuses avaient été le signal
et l'accompagnement de ces changemens.
Urquiza, contre qui tout ce mouvement était
dirigé, et contre qui on excitait les suscep
tibilités nationales (les habitans de Buenos •
Ayres, se résolut aussitôt, à frapper un coup
décisif. Le 23 juin, il fit fermer les portes de
la chambre dés représentant, afiii que les
députés ne pussent se réunir. Il signifia
par écrit, au général Pinto, qu'il ne recon
naissait pas l'autorité dont celui-ci se pré
tendait investi, qu'il avait pris des mèsures
pour qu'il ne fût déféré à aucun des ordres
que le général donnerait, soit en qualité de
gouverneur provisoire , soit en qualité de
président de la chambre des représentans,
cette chambre étant dissoute et ne devan t pl us
ge réunir,
Urquiza a adressé aussitôt un manifeste à
la nation argentine et une note aux gouver
neurs de toutes les provinces. Dans son
manifeste, il récapitule ce qu'il a fait depuis
la chute de Rosas, il rappelle la mansuétude
avec laquelle il a usé de la victoire ; il assure
que, dans l'assemblée de San-Nicolas, il a été
îe défenseur officieux, mais zélé, des inté
rêts de la province de Buenos-Ayres, et il
déclare qu'il déposera le suprêaie pouvoir le
jour où l'ordre et la liberté seront affermis
à Buenos-Ayres. Aux gouverneurs dés pro
vinces, il demande leur concours pour l'œu
vre de pacification à laquelle il veut se dé
vouer, et il promet de déposer la dictature
dès que le congrès de Santa-Fé aura sanc
tionné la Constitution de la confédération.
Dans tous ces docuinens, Urquiza prend
le titre de directeur provisoire de la Confédé
ration argentine., Il parait s'être associé Vi
cente Lopez quoiqu'il ne lui ait donné que
le titre de ministre de l'instruction publi
que. Il a en outre rétabli dans leurs fonc
tions les ministres nommés par Lopez, et
que la chambre avait contraints à donner
leur démission.. Un comité de trois person
nes a été institué pour surveiller les jour
naux et toutes les publications.
• Les < orrespondans des journaux anglais
s'accordent à déclarer que Buenos-Ayres est
demeuré dans une tranquillité parfaite,
quoiqu 'il y existât du mécontentement. Quel
ques -uns prédisent qu'Urquiza sera forcé de
suivre les erre mens de Rosas et de conserver
la dictature. Espérons du moins que la paix
ne sera pas troublée et que le commerce de
nos nationaux n'aura plus à souffrir des que
relles intérieures et des guerres civiles de
l'Amérique du Sud. ccciievalclarignt.
pour amener cëfte affaire à un arrangement
satisfaisant, cette offre u été acceptée par le
cabinet de la reine. On se rappelle que lord
Ashburtou, autre membre de la famille Ba-
ring, négocia le traité si connusous le nom de
traite d'Ashburton.Si l'on considère la grande
influence de cette maison de banque anglai
se, influence due en grande partie à la vaste
étendue de ses opérations de commerce et de
finances avec cette république, on doutera
peu du succès probable des efforts- de M.
Thomas Baring.Cettenouvelle serarèçue avec
satisfaction comme fournissant la preuve
que le cabinet Derby regrette la précipita
tion avec laquelle il a provoqué une querelle
avec l'Amérique, et qu'il reconnaît la néces
sité d'adopter un ton conciliant dans ses
communications à l'avenir. »
On lit dans le Daily-Ncws , du 13 août :
■ « Nous avons déjà dit que la question des
pêcheries eu Amérique n'était pas de nature
à ir>quié .er; nous pouvons annoncer au
jourd'hui un fait qui diminue]a l'anxiété
produite par le ton belliqueux des journaux
des Etats-Unis les moins accrédités. M. T'no-
mes Baring, de l'éminente maison de banque
de Haring frères et C», va se rendre aux
Etats -Unis par le prochain paquebot. Il a
offert ses bons services à lord Midoiesbury
Un décret, rendu il.y a peu de jours, porte
que la commission supérieure des sociétés
de secours mutuels remplira provisoirement,
auprès du ministre de l'intérieur,'de l'agri
culture et du, commerce, les fonctions de
la commission de la caisse des retraites
fondée par la loi du 48 juin 1830. Nous
croyons utile de rappeler les circonstan
ces qui ont motivé ce décret.
La loi du 18 juin 1850 avait prescrit la
formation auprès du ministre de l'agri -
culture et du commerce , d'une cornmis-
.sion qui devait, être chargée d'exaaii
toutes les questions relatives à la caisse
des retraites. Cette commission étaijt com
posée de vingt - cinq membres, savoir:
quatre membres de l'Assemblée nationale,
deux conseillers d'Etat, deux conseillers à
la cour de cassation, deux conseillers-maî
tres à la cour des comptes, deux membres
de l'Académie des sciences morales et po
litiques, nommés par les différens corps
auxquels ils appartenaient ; le directeur de
la comptabilité etle directeur du mouvement
des fonds au ministère des finances, plus
deux membres du clergé, deux docteurs en
médecine, deux prud'hommes, un agricul
teur, un industriel et un commerçant nom
més par le gouvernement. On voit que cette
commission, qui devait rendre à ^Assemblée
nationale un compte annuel de la situa
tion de la caisse des retraites, était formée
d'élémens assez hétérogènes. Elle s'était
d'ailleurs désorganisée à la suite des événe-
mens du 2 décembre.
On comprend que, dans cet état de choses,
le gouvernement se soif décidé a confier, au
moins provisoirement, les fonctions de la
commission de la caisse des retraites à la
commission supérieure nommée, il y a quel
ques mois , pour les sociétés de secours
mutuels. La caisse des relraites et les
sociétés de secours mutuels " se tiennent
en effet par des liens de plus d'un genre.
Aussi les lois qui en ont réglé l'organisa
tion en 1850, ont-elles élé présentées ensem
ble et votées immédiatement l'une après
l'autre. Il était donc rationnel de. placer les
deux institutions sous la surveillance et le
contrôle de la même commission.
Ce qui donne une plus grande importance
à cette mesure, ce sont les dispositions du
décret sur les sociétés de secours mutuels,
promulgue, dans le mois de mars dernier.
Ce décret n'a pas abrogé la loi' de 1850 ; il
a seulement autorisé les sociétés de se
cours mutuels à s'organiser d'une maniè
re différente, et la coexistence du décret
de 1852 et de la loi de 1850 produit même
une certaine confusion. Entre autres choses,
le décret du mois de mars dernier concède
aux sociétés de secours mutuels, une
faculté que les législateurs de' 1850 avaient
entendu leur refuser. On avait voulu , d'a
près l'expérience acquise en Angleterre, in
terdire aux sociétés de secours mutuels
d'instituer des nensions de retraite pour la
vieillesse. Le aécret leur a rendu cette
faculté moyennant certaines conditions.
Mais, pour que les souscripteurs ne soient
.pas exposés aux déceptions qui ont trop
souvent signalé les opérations de ce gen
re, il est nécessaire que les bases de leur
organisation présentent des garanties sérieu
ses. Or, l'examen ,auquel les statuts sont
soumis, sera d'autant plus efficace, que là
commission supérieure des sociétés de se
cours mutuels, chargée également de la sur
veillance de la caisse des retraites, pourra
établir des règles plus sûres pour éviter de
funestes écarts et pour atteindre le but.
Maintenant, en ce qui concerne spéciale
ment la caisse des retraites pour la vieillesse,
la réorganisation d'une commission destinée
à remplacer celle de 1850 était commandée
par de grands intérêts publics. Il y a des dé
cisions essentielles à prendre avant la lin
de l'année,' et, si l'on veut agir en temps
utile, il est indispensable de mettre promp-
tement à l'étude les questions difficiles et
complexes qui touchent tout à la fois à l'ave
nir ae l'institution et à l'intérêt des finances
de l'Etat.
La loi du 18 juin 1830 a statué que le mon
tant de la rente viagère à servir serait fixé
conformément à des'tarifs tenant compte .
1° de l'intérêt composé du capital à raison
de 5 O/o par an ; 2' des chances de mor
talité à raison de l'âge des déposans et
de l'âge auquel commence la retraite,
calculées d'après les tables de Déparcieux ;
3* du remboursement, au décès, du capital
versé, si le déposant en a lait la demande au
moment du versement. Màiscelte loi a déclaré
en même temps que ces tarifs seraient su
jets à modification, et le dernier article est
conçu de la manière suivante : «r A partir du
1" janvier 1853, laprésente loi pourra être ré
visée, quant au taux de l'intérêt et aux bases
du tarif pour les nouveaux vei semens, mais:
sans rétroactivité à l'égard des versemensdéjà
effectués. A partir de la même époque, et jus
qu'à la décision de l'Assemblée, tous verse-
mens de la part de nouveaux déposans pour
ront être refusés. »
Lorsque l'Assemblée législative fixait à
5 0/0 le taux de l'intérêt composé, applicable
au calcul des pensions de retraite, elle ne se
dissimulait pas qu'elle imposait des sacri
fices assez considérables à l'Etat. Mais die
avait été déterminée par deux considéra
tions principales. D'une part elle voulait atti
rer les épargnes des populations laborieuses
vers l'institution nouvelle, et, comme elle
avait rejeté le système de. primes qui avait
été proposé par le gouvernomenl, elle devait
dumoinscherclwràagirpa'-rappàtd'uninté
rctélevé. D'une autre part, elle devait tenir
cjinptedu taux généralde i'argentàcetteépo-
qi)tet notre 50/0 n'était coté alors qu'à 93 ou
94 fr. Toutefois, il était évident que ces sa
crifices devaient être limités, et c'est pour ce-.
la qu'on ne garantit le maintien des tarifs
que jusqu'au 1" janvier 1853.
Devons-nous, pouvons-nous conserwr ces
tarifs au-delà de ce délai ? Telle est la ques
tion à l'ordre du jour. La réponse, suivant
nous, ne saurait être douteuse. La caisse des
retraites a pris, surtout depuis quelques
mois, une extension des plus remarquables.
Il n'y a guère plus d'une année qu'elle fonc
tionne, et, si nous sommes bien informés,
elle aurait déjà reçu près de 18 millions.
On doit tenir compte sans doute de l'aug
mentation exceptionnelle des versemens pro
voqués par la conversion des rentes. Mais il
n'en est pas moins vrai quê les débuts de l'in
stitution ont dépassé toutes les espérances 1 ,
qu'elle;est en pleine prospérité et qu'elle tend
à pénétrer de plus en plus dans les habitudes
des populations laborieuses. Nous ne voyons
donc aucune raison pour continuer les sa
crifices qui avaientéte jugés nécessaires d ns
les premiers jours." Ajoutons que les condi- ,
tions sont deveriuesd'autantplusonéreusesau
trésor que le retour de la confiance et la re
naissance du crédit ont abaissé le taux de
l'argent et l'ont ramené à son cours normal.
Au .lieu d'un 5 0/0 à 93 fr.. nous avons un
A 1/2 à 105 fr., et notre 3 0/0 s'est élevé de
56 fr. à 75 ou 76. Comment pourrions-nous,
dans une pareille situation du crédit, con
sentir à, calculer encore l'intérêt composé
tiwfcjeâir,le.piedi.de 5 0/0?. . -•-.
Ainsi, il y a lieu de réviser les tarifs guant
au taux de l'intérêt. Nous croyons également
que l'expérience a fait reconnaître la néces
sité de. réviser quelques-uns des autres été-
mens qui ont servi à la fixation des chiffres
des pensions. C'est un nouveau travail à fai
re, travail qui réclame des connaissances
spéciales et qui exige les plus grands soins.
Ou voit, d'après cela, que la commission
supérieure des sociétés de secours mutuels,
qui vient d'être chargée d'examiner égale
ment les questions relatives à la caisse des
retraites,auraune mission des plus importan
tes à remplir. Est-elle composée de manière à
offrir toutes les conditions requises jiour s'en
acquitter avec célérité et avec succès ? C'est
un point sur lequel nous prenons la liberté
d'appeler l'attention du gouvernement. Sans
contester en aucune façon l'aptitude des
douze membrès qui la forment, il est per
mis de croire que, nommée spécialement en
vue des sociétés de secours n|utuels, elle
peut n'être pas complètement suffisante en
présence des nouvelles fonctions qu'on vient
de lui donner, et qu'elle gagnerait à être
complétée et fortifiée par l'adjonction de
nouveaux élémens. J. Eurat.
Le journal l 'Echo de l'Aude a reçu l'aver
tissement suivant : '
Nous,, préfet de l'Aude, officier de la Légion-
d'IIonnru-.
Vu l'article du journal Y Echo de l'Aude (numé
ro du 7 août 1852), signé :Charles Falgous, inti
tulé : Encore une revu» (les candidatures , com
merçant par ces mots : a Six cantons procéderont
dimanche prochain à un scrutin de ballotage,.» et
finissant par ceux-ci : « Nous ne pouvons qu'ap
plaudir aux décisions du pays ; V
Considérant que cet article renferme des asser
tions conlraires à la vérité, et qu'il tend, par de»
insinuations perfides et malveillantes, à égarer
l'opinion publique et à porter atteinte à la dignité
de l'administration ; .«
Vu l'art. 32 du décret du 17 février 1832, sur la
presse ;
Arrêtons :
Art, i". Un premier avertissement est' donné au
journal Y Echo de l'Aude dans la personne des
sieurs Charles Falgous, signataire de l'aiticle ei-
dessus, et Barthe, 'gérant responsable du journal.
2. Le présent arrêté sera, aux termes de l'arti
cle 19 du décret précité, inséré en tète du plus
prochain numéro du journal l'Echo de l'Aude. ,
3. M. le commissaire de pol;ce eit chargé de
l'exécution du présent arrêté.
Fait à Carcasionne, le 8 août 1852.
, . Le préfet, lèseigxê.
LES SPECTACLES GRATUITS.
Les spectacles gratis ont été de tout temps le
prélude et l'accompagnement des tètes populaires.
Sans remonter aux jeux célèbres de l'ancienne
Rome, on se rappelle encore l'éclat de ceux qui.
eurent lieu sous l'Empire et sous la Restaura
tion. A cette époque, Péducation littéraire e t mu
sicale du peuple parisien était loin d'être laite.
Il ne fréquentait guère que-les tli' àties à très
bon marche, et tout lui paraissait miracle et mer
veille dans les représentations du Thcàlre-Fran-
çais et de l'O t iéra. Au-si une foule immense se
pressait-elle aux abords «des théâtres le jour où
l'entrée en était .gratuite. Aussi le public ma
nifestait - il foii' éteîineineiit 11 sa joie par les
exclamations «lessfjilus étrange.-. On entendait,
par exemple , les spectateurs se plaindre vive-
nu nt, à l'Opéra, de ce que les acteurs, dans les
morceaux d'ensemble, chantaient tous 'ensemble.
—C'est parce qu'on ne vous paie pas leur criait-on
avec fureur, que vous^chafftez ainsi pour en avoir
fini plutôt. Nranmoins 4 h i)aiTeie de-l'auditoire, la
fraîcheur de ses îmjwaons, ton iiitlioui'.cu-me
donnaient aux vrais artistes des inspirai ions ma
gnifiques. Là tradition rapporte que 1 aima n'a
jamais été plus pathétique et plus beau que lors
d. s représentations gratuites.
Aujourd'hui, il n'eu est plus ainsij lep, uple pa
risien est devenu dilettante, littérateur, amateur
des théâtres aristocratiques. Toutefois, il apporte
encore au spectacle une vivacité d'impressions qui
ne ressemble en rien à l'admiration blasée des
autres ;vui\iloires. ApTè» iStS, ltsspeet dis gr tis
ont été rciiiij à la mode. Mais on avait pris alors
le pai ti de distribuer les billets à la mairie, et
l'on n'avait pas un véritable publie. Les billets
étaient, le plus souvent, délivrés aux Monta
gnards et aux habitués des clubs, et ces 'Mes
sieurs n'avaient lien de plus pressé que de les
vendre. Qu'en résuitait-il? On ne voyait plus à
ces représentations que d'honnêtes "bourgeois.
On a, remarque une de ces représentation;, qui
n'était guère composée que d'Anglais qui avaient
acheté le droit d'admirer le peuple de Paiis, et
qui ont dû con.-tater avec surprise que tous les ou
vriers de Paris étaient fie parfaits gentlemen," ne
parlant pas français tt vêtus de fracs noirs. On a
eu raison d'abandonner ce mode vicieux de peu
pler les s*lles de fpi-ctacle.
Les reprc.-entations gratuites d'aujourd'hui ,
données à l'occasion de la fête du 15 août, ont eu
toute la sincérité possible : y venait qui voulait
au hasard de faire queue et'de se placer connue on
pouvait.L'empressement a été grand eansla popu
lation p.risienrie pour jouir de ces plaisirs qui lui
étaient offerts si libéralement. Dès neuf heures du
matin, da nombreux amateurs assiégeaient les
pories de l'Opéra, du Théàire,-Français et de l'O-
péra-Gomique. La représentation avait lieu le jour,
afin que l'ordre lut plus facile à maintenir, foule v
c-, tie l'ouïe, cotnpo'-ce d'ail:sans, de militaire, de
jeunes apprentis, d'ouvrières, s'e>t partout con
duite d'ailleurs, pendant cette longue attente, avec
la p'us giande réserve et la plus exemplaire pa-»
tlei.ee. ■
Les curieux pre sés aux portes du Tliéàtre-Fran-
çais offraient l'aspect le plus varié : des militaires
etïasf.ez grand nombre, formaient un groupe par
ticulier vis-à-vis de la principale porte d'entrée ;
puis la queue distribuée sur plusieurs rangs, pres
que. également composée d'habits et de blouses,
de bonnets et de chapeaux, nombreuse suitout du
côté du bureau des loges, comme-s'il devait y
ivoir encore ce jour-là un privilège, mais finis-
sanr par se répartir en masses à peu près égales aux
diverses entrées. A une heure et demie, les por
tes se sont ou vertes;.les militaire? ont été garnir
le premier rang de la galerie; puis les loges,
l'orchestre , les. balcons , les .amphithéâtres se
sont remplis avec une rapidité merveilleuse ,
qui n'a nui en aucune façon âu bon ordre. Seule
ment, les premiers et les mieux placés applaudis
saient à leur propre triomphe. C'était un curieux
spectacle que cette espèce d invasion paçifique,
vue du théâtre, dont on avait levé la toile i demi
pour permettre aux acteurs de jouir de ce coup-
à'œil.
A deux'heures précises, le spectacle a commencé
Jamais public ne s'est montré plus attentif; on
applaudissait aux bons endroits. Mlle Rimb ot a
racheté par la beauté ce qui lui manque d'ailleurs
pour représenter celle que l'on a appelée l'ado
rable furie. Beauvallet a tout d'abor t conquis la
sympathie du public dans le rôle d'Auguste. Le
Malade imaqinaire a obtenu le plus franc succès
dfcvant ces spectateurs qui ne craignent pas de rire
de ce qui les amuse.
La queue de l'Opéra pffrait le plus curieux con
traste avec le publie habituel de ses représenta
tions. On y voyait en grandemajome des ouvriers
du tous'états, les uns avec leurs habits de fête.
les autres dans leur coutume de travail, qui en
chapeau, qui en casquette, tous de.nreux de voir
les merveilles de chant , de'danse, de dtcoi»?
qu'on voit à l'Opéra. L'entrée des spectateurs
a eu lieu à une heure et quart. Cinq minutes ont
suffi pour remplir cettejmmense salle, étincelaiite
de dorure et de lumières. Rien de plus pittoresque
d'ailleurs et de plus original que l'aspect que
présentait cette salle à ce moment. Quelques
min»tes après l'invasion joyeuse du public, le
spectacle a con mencé. Il se composait, comme, on
sait de la Favorite et du Diable à Quatri'. Les magni
fiques inspirations de-Donizetti ont été admirable
ment accueillies. Le quatrième acte si dramatique
de la Favorite a excité de véritables transports.
Le ballet et la musique charmauie d'Adam n'ont
pas été moins bien reçus par l'auditoire.
A l'Opéra-Coniique, les portes de la salle se sont
ouvertes à une heure et demie. L'habile et intelli
gent direcieur de ce charmant théâtre avait pris la
meilleure précaution contre l'invasion de la foule :
il avait donné l'ordre de laisser en place tous les
fauteuils moelleux, toutes les stalles de velours
"qui garnissent les loges et les galeries. C'était le
meilleur moyen d'inviter les spectateurs à res
pecter ce mobilier, que de leur prouver que
l'on avait confiance en leur bon' goût et en
leur réserve. L'entrée du public s'est faite sans
bruit, sans tumulte, mais avec une incroyar
ble célérité. En cinq ou six minutés, la salle était
„ comble, et contenait plus de 2,800 auditeurs,
c'est-à-dire environ le double dès représenta
tions ordinaires. Ort voyait jusqu'à dix pet sonnes
dans les loges de quatre et jusqu'à quatorze dans
celles de six.Lesmeilleures places, comme déraison,
avaient été envahies les premières; puis le Ilot
avait monté peu à peu, et avait tout rtmpLi
jusqu'au cintre. Les portes des lo^es, enlevées par
■-ordre sùpérieurj rendaient plu* faciles les évolu
tions de la foule des spectateurs Au reste, parmi
les blouses et les bonnets des artisans et des ou
vrières, on voyait plus d'un habit noir ou d'un cha
peau élégant. C'étaient d'intrepides curieux qui
avaient tout bravé pour asïister à cette fête po
pulaire.
A deux heures précises, la toile s'est levée, et le
public, enchanté de cette exactitude, ' a débuté
par une triple salve d'applauaissemeus. On don
nait d'ailleurs tsn spectacle merveilleusement
Choisi : Giralda et Monsi&ur Pantalon, deux pièces
àtnysantes, deux musiques vives, spirituelles et
pleines d'intérêt; jamais Siinte-Foy et Ricquier
n'ont eu plus de verve et n'ont excité un rire de
plus franc aloi. Jamais Mlle Miolan n'a soulevé
des. applaudissemens plus sincères ; jamais le
chef-d'œuvre d'Adam n'a été mieux apprécié
et les délicieuses mélodies de Grisar n'ont été plus
goûtées. Les artistes de l'Opéra-Coniique ont ri
valisé de zèle et ont été largement récompensés
de leurs efforts. Ce n'est- pa3 là un public
qui rit du bout des lèvres et dont les applau-
diise.mens ont besoin d'être stimules. Cet auditoire
est de ceux qui se laissent aller franchement à leurs
lui près.'ions, et il est bien aise de constater, pair
ses battemens de mains, qu'il s'amuse et qu'il est
enchanté.
Aux_boulevards, la foule n'est pas moindre. On
joue, à l'Ambigu, le liùi de Hernie ; à la Gaîté , les
Chevaux'du Carrousi l et le Fils de l Empereur.
Aux grands theâires, aussitôt la salle remplie,
les curieux désappointés Se sont retirés. Au bou
levard, ils ont plus de constance; la foule reste
compacte au dehors, attendant que quelques favo
risés îc retirent, pour prendre leur place-.
CONSEIL MUNICIPAL.
Avant d'entrer en vacances, le conseil munici
pal a voulu terminer toutes les .affaires dant la so-
ÎHt on ne pouvait être ajournée au mois d'octobre,
époque de sa'rentrée.
Il a d'abord approuvé un projet qui lui avait
été présente par ai. le yrcf. t de la S>ine pour le
nivellement du boulevard dont le percement a été
récemment autorisé emre la gare du chemin de
fer de Strasbourg et le boulevard Saint-Denis
D'après le plan dressé par les ingénieurs, il y au
ra lieu d'exécuter un déb'ai devant la' gare et un
reiiblai à partir de la rue de la Fidélité, de ma
nière à réduire la pente maximum à vingt rnilti-
Hiitres par rnelre.
Le conseil avait à s'occuper d'une autre affaire
dait l'origine remonte à l'époque de la révolution
de 1848. U a décret du gouvernement provisoire,
' du 24 mars de cette année, avait affecté l'es bâti—
mens du Tefnple, propriété du domaine, «u ser
vie de la garde nationale et à l'ouverture d-
cours publics pour les. ouvriers. Quelque temps
a[res, le maire de Paris avait fait ouvrir une
rte et former une place aux dépens des. ler-
■ ràiH de l'enclos du Ti mple ; mais, depuis cette
épique, M. le ministre des finances avait posé
l'êlUTnative d'une acquisition régulière par la
ville de Piris de ce domaine, ou de sa remise pure
el simple à l'administration des finances. Aujour-
dhui, le conseil, sur la propesition de M. le pret'et, a
dtclaré renoncer pour la ville de Paris à l'affetta-
i ti)jn"du Temple et de ses dépendances à un service
"rïuiiieipal, tout en approuvant lé prolongement de
ji rue Jlolay, sauf payement au domaine du prix
des; terrains enleves par l'alignement, soit pour
cette rue, soit pour la place.
A cette occasion, le conseil a exprimé l'opinion
cu'il serait utile aux intérêts du quartier aussi
tien qu'à ceux du domaine, de la Corderie, Molay et Perrée, la zone de terrain
nécessaire pour la eon-tructien de maisons d'ha
bitation et de faire ainsi disparaître l'état d'isole
ment causé par les gian's murs sans issue qui ré
gnait sur trt/is des côt'-s du p li.ûètre du Temple.
M. le préfet de la Seine a eie invité à provoquer
cette venie auprès de M. le ministre des finances,
en même temps qu'il effectuera la remise de'ce
domaine.
Le conseil a voté 108,222 fr. pour la construc
tion il''ine ctiajîell>; (les cal > 'Cth...L' ji pré, de 1 é-
glisc'Sdut Philippe du-Roule, sur un terrain ci m-
inunal situé du côté de la nie de Courcelles. La
paroisse Saint-Philippe- lu-lloule Miitribuerad-iiis
la di-p' use pour une icmine di-18,000 tr. Il a voté
au?à 59,00b iV. pojr ia coii-truciion d'un cor,.s-
de-garde sur le quai Malaquais , destiné à rem-
plae'»: 1 .* le \nj-sio *; iurliem^Dt situé dans le pavillon
de l'Omit de l'Institut, dont l'Etat réclame le
loyer ou l'abandon.
Enfin, le conseil, après avoir pris connaissance
des réstiliats de l'enquête ouverte sur le projet de
nivellement de la pla. e du Louvre, de la rue des
Pouiies, du quai de l'Ecole et du quai du Louvre,
a décidé qa'ii y avait lifude provoquer la décision
du gouvernement qui doit sanctionner l'exécution
de ce projet. <
Avant de se séparer, le conseil a décidé qu'une
adot 'Sse serait envoyée, au nom du corps munici
pal dè Paris, au lord-maire et aux aldermen de la
ville de Londres, en réponse à la lettre de remer-
cîmens qu'ils ont adressée à M. le préfet de la Sei
ne, p'.iur l'accueil empressé qu'ils ont reçu des au
torités municipales lors de leur voyage à Paris, au
mois d'août de l'année dernière. L. jkhuface.
NOUVELLES ÉTRANGÈRES.
HOLLANDE.
là hate , 12 août.— Nous avons annoncé dans
le temps que le gouvernement présenterait encore
dans le courant de l'année, aux Etats-Généraux, un
projet de loi portant conversion du i 0/0. Aujour
d'hui nous apprenons de bonne source que cette
mesure sera proposée dès le commencement de ia
nouvelle session,qui, comme on sait, sera ouvéïtele
troisième lundi du mois de septembre. Le 4 0/0 se-
•.raitconverli en 3 1 j2 ou remboursé, et la loi sortirait
son eftet des le 1 ,r janvier 1853, epoque à laquelle on
sera di charge de la prescription de l'article fhtte na
tionale., prescription d'après laquelle les inscriptions
4 0/0 sur le grand-livre de la dette nationale ne
peuvent.-être remboursées avant le 31 décembre
-t832«* Pour faire rt*s-ortir teeit«~ Pimytance de t
cette mesure, recommandée souvênt par la cham
bre, il suflira sausdoutede di:equ'il y a au grand-
livre pour 237,409.E)00 florins d'inscriptions
40/0, dont l'iiitérci an u 1 eleve i 9,497,380 11.
(Correspondance Mhographiée.)
ALLE^LAGIE
Berlin, 11 août. — Le gouvernement vient
d'adresser une demande a la diète germanique,
pour la prier de liquider l'indemnité dans l'af
faire de la Hesse-Electorale. Le gouvernement
autrichien a, de son côté, adressé un mémoire à
tous les cabinets de l'Allemagne, qui pose le prin
cipe que tous les Etats doivent participer à la li
quidation des indemnités, et que la répartition
flevra se faire suivant l'importance de la popula
tion. Ce méœoire a été communiqué avant-hier à
notre gouvernement.
Il est digne de remarque que le roi de Bavière
ait nommé son ami intime, M. Doenniger, au poste
de chef de division dans le ministère des affaires
étrangères. On croit qu'il remplacera prochaine
ment M. Von der Pfordten.
Il y a quelques années, M. Doenniger était en
core professeur à l'Université de Berlin. Depuis, il
s'est, faif "fémarquer en Bavière par son liosti ité
ardente eontfe la Prusse. Sa nomination est, par
conséquent, considérée comme une démonstration
hostile envers la Prusse, et l'on ne croit pas pou
voir compter s jr un arrangement avec la Bavière
dans la question douanière. _
M. de Msnteutfel, président dn conseil,, re
viendra le .14* courant à-Berlin, pour faire, en
personne, la réouverture, du congres douanier, et
recevoir la réponse de là coalition de Darmstadt.
Les Etats de l'Allemagne préparent, en ce mo
ment, un traité commun sur l'extradition des cri
minels coupables de délits ordinaires.
STUTTGAttDT (Wurtemberg), 11 août. — M. de
Pfordten, président du conseil des ministres de la
Bavière; Aï. de Beust, ministre des affaires étran
gères, de Stxe; M. de Rudt, ministre de Bade;
MM. deDàlvifik et de Srhenk, ministres de llesse-
Darmstadl; M. de Baumbacb, ministre de la Heise-
Electorale, et le prince de Wittgeustein,ministre de
Nassau, sont arrivés ici pour l'ouverture de la confé
rence des Etats de la'coalition de Darmsiadt. M. de
Neuratli représentera le Wurtemberg. La premier*
séance a eu lieu te matin à neuf heures, elle a fini à
deux heures. Ou a discute sur un projet dé réponse
de la coalition à la déclaration faite par le gouverne
ment prussien dans lâ dernière séance du congrès
de Berlin. On pense que les plénipotentiaires se
mettront d'accord. (J. allemand de Francfort)
Munich , 9 août. — Un grand nombre de mem
bres de ia famille royak» seront réunis le 25 de o»,
mois, fête et aimiver.-aiie de h nais-ance du reii
Louis,à''Ludwigshehe près d'Edenkobeu, entre au
tres le prince et Mms la prince;se Luitnold, Mnv
l'archiduchesse Hildegarde d'Autriche, Mme la du
chesse Adeli."on le de Modène, toutes deux filles du
roi, et probablement aussi le roi de Grèce.
PIËMOAT.
gênes , 10 août. — Plusieurs ambassidturs du
Piémont près les cours du nord lont venus à Sus-
tri di Ponente , où M. le président' da ; conseil
prend des bains demir. M. le chevalier Emmanuel
d'Azcglio , neveu du ministre et représentant du
Piémont prè3 la cour de Saint-James, a été l'un
des premiers. M. Ratt?zzi, président de la chambre
des députés, va se rendre à Paris pour le lo août.
Il s'y rencontrera avec le comte de'Cavour,de re
tour de ton voyage à Lopdrcs, On parle ici de for
mer un c|jnp pour le mois de septembre.
Nous apprenons de Toscane que M. le comte
Boccella a reçu du grand-duc une mission dans
laquelle il a été accompagné par son ami l'arche
vêque de Lueques. On croit que cette mission était
pour Rome, et que c'est à la suite de cette cir
constance que le saint-père a envoyé le cardi
nal Hohenlohe à Vienne avec une lettre auto
graphe pour l'empereur. Cette version f accré
ditée , ne résiste pas à la puissance des da
tes. C'est le 23 juillet que lu cjrdinal Hohen-
lohe est parti pour Vienne, et c'est le 2fi tp.e
M. lïoxella a été vaincu dans la crise ministérielle
de Florence.
L'autorité a fait fermer à Florence l'hippodro
me, parce qu'un des ceuyers a fait de la politi
que à cheval. Il représentait la vie de Napo
léon, au moyen de divers travestissemens. Au. pont
d'Areole, le déploiement du drapeau produisit un
effet d'enthousiasme; Je 18 brumaire passa assez
gannent; uiai- , au couronnement, ls?s sifflets com
mencèrent. Alors, l'écuyer jeta sceptre et couron
ne, et les foula aux pieds. La police a fermé le cir
que pour quinze jours, .interdit définitivement la
lantomime et condamné l'écuyer à vingt-quatre
îeures de prison.
A Rome, la formation de l'armée pontificale a si
peu 4e succès qu'il est impossible que les troupes
Française? se retirent à la fin de l'année comme
ou 1 b dit. La désertion s'est mise dans les .rangs
du bataillon de chasseurs de .Velletri. Il paraît que
des procl malions mazzinierines ne sont pas étran
gères à ce fait, car le général Levaillant a fait faire
une perquisition dans les sacs des soldats pontifi
caux de Veiletr 1 !, et a destitue le capitaine Impac-
ciinti.
A Naple», le prince Ischitel'a, ministre de la
guerre et de la marine, a eu un beau succès eu
f.iisint construire le bassin de radoub contre l'o
pinion des ingénieurs. Il a prouvé non-seuJcment
que la chose était possible, mais il a acfievé cet
ouvrage colossal avec le quart de la domine de
mandée par les ingénieurs. Le roi est toujours à
Gaëte. 11 s'y fixera en cas de guerre. Qn sait que
Ferdinand a rendu cette place-forte imprenable.
(Gazelle de Savoie.)
— Dans la nui i du samedi 7, U société des ou
vriers de Turin et plusieurs députations de socié
tés sembl.bles, se sont rendues à Superga pour
rendre un hommage de reconnaissance à la mé
moire de Cliar!e=-Alinrt Le- ouvii.rs, au nômbre
d'! quatre cents, et précédas d'une musique et de
'Jeux drapeaux, ont déposé dans ie souterrain dey
tombes io> a les de Savoie une pierre sur laquelle on
lit l'ilitoription suivante ; & A Charles-Albert, qui,
ouvrant à ses peuples une nouvelle vie, voulait
rendre libre.toute l'Italie-, Mille, et mille ouvriers
réunis ont consacré ce marbre, symbole d'une éter
nelle reconnaissance, le 8 août 1852.» Les. ouvriers
étaient de retour à Turin dimanche, à ot>.ze heu
res du matin. Aucun désordre n'a eu lieu.
(Ounione;)
MouveIles diverses.
PARIS, 14 AOÛT.
COJJ1H5 DE LA BOOT.SE
codas de clôture : le 13 le 14 hausse, baissb.
30/0aucompt. 75.25 75.50 » 25 » »
—Findumois. 75 80 75'80 » »- » »
41/2aucompt. 104 90 104 80 » * » 10
—Findumois. 105.30 105.13 » » -» 15
Un décret du Président de la République, en
date du 13 de ce mois, nomme grand chancelier
de laLégion-d'Houneur M. le général de division
comte el'Ornano, sénateur, grand'eroix de la Lé-
gion-d'Honiîeur.
— Un décret du 12 août est ainsi conçu :
« La quantité de sel que l'administration des
douanes est autorisée, en vtrlu de l'art. 1" de
l'i.rdonnance du 30 octobre 1816, à délivrer en
franchise pour le p&cquage à terre du maquereau
•raie en mer, est portée de 1 o à 20 kilogrammes
par quintaljie; poisson soumis à l'opération du
daguage. » . . .
— Apresavoirobtenu,à Tripoli, la satisfaction
qu'elle avait mission d'exiger, l'e.-cadre d'évolu-
tiuns s'est dirigée vers Tunis ; elle a mouillé en
rade le % août.
A cette date, lasanté du bey de Tunis donnait de
vives inquiétudes ; il avait été frappé d'une attaque
d'apoplexie, et déjà l'opinion publique se préoccu
pait du choix de son successeur. Deux prétendans
paraissaient pouvoir aspirer au gouvernement de
la régence • le frère du bey et soa cousin ger
main. Le .premier a les sympathies du prince; le
dernier serait, selon la loi musulmane, l'héritier
présomptif: au surplus,, la succession n'est pas
encore ouverte. Les dernières nouvelles du bey
étaient plus satisfaisantes : on l'attendait à la Gou-
lette. - .
Le commandant en chef de l'escadre, en quit
tant Tunis, y laissera le Caton.
— Le ministre de la marine a reçu des dépêches de
Rio-Janeiro jusqu'au U Juillet. L'épidémie de fiè
vre jaune qui y a exercé? pendant six mois de si
cruels ravages, touchait à sa fin. On espérait qu'el
le aurait, avant peu, complètement disparu.
La frégate la Jeanne-d'Arc qui porte M. le con
tre-amiral Laguerre, commandant la division na
vale de ia Réunion et dé Plndo-Chine, avait mouillé
en rade le 20 juin. Elle a pris la merle 30. L'équi
page était en excellente santé. L'empereur avait
accueilli l'amiral et son état-major avec une par
faite courtoisie.
La corvette à -vapeur le Caïman, mnntpf pa* s,f.
le contre-amiral de Suin, etpa M -de S uit G or
ges, ministre plénipotentiaire de France dans la
Plata, est arrivée à Rio-Janeiro le H. aprfts avoir
touché à Bahia. Le 7, M. le vice-amiral Lepié-
dour sur la frégate l'Andromède, jetait t -mere
en rade. Le 10 , M. Lepredour reuenait là
mer sur la corvette à vapeur le Gassendi pour
opérer son retour en France. L'honorable vice-
amiral-avait remis à M. le contre-amiral de Suin
le commandement de la station navale du Brésil et
rte li Plata. Le même jour, M. de Suin a'boraitson
pavillon sur l'Andromède.
Le 13, le Caïman a fait route pour Montevideo,
où il porte M. de Saint-Georges.
Le 3. juin, la j/anne-d'Aro ; vjit r i.conlic a là
mer, et à çoiïante iieues dans le <-ul ne 1 es du
cipVeit, la frégate la Belle-1 ouïe qui norte a la
Réunion le nouveau gouverneui de u.tt- t loi ie.
M. Ilubert-Delisle. •
Les équipages et les passagers de ces divers bà-
timens étaient en excellent'état de santé.
— On nous annonce que M. Maurocoî-dafo, mi
nistre de Grèce à Paris, vient de recevoir l'ordre,
de se rendre à Rome pour y négocier les bases d'un
concordat entré le samt-siege et le gouvernent est
grec. M, Maurocordato n'aurait pas encore r eu
ses instructions, qui lui seront sans doute adif s-ees
à Roine.
Al. Phocion Hocque, feciétaire de la 1/gation
resterait à Paris'comme chargé d'ufuures, pendant
1 absence du ministre.
—Une dépèche télégraphique, parvenue hier de
Toulon au ministre de la marine, annonce les
, heureux résultats obtenus dans lea essais auxquels
vient d'être soumis le vaisseau 1 vapeur le Napo
léon; la vitesse réalisée, à l'aide de ses machines
seulement, a été de onze nœuds et'demi et douze
nœuds. L'appareil placé sur ce vaisseau est à qua
tre cylindres fixes; le mouvement est communiqué
à l'hélice au moyen d'un engrenage; il est capa
ble de développer une force de plus de douze cents
chevaux.
Le Napo'.éon est l'arme de guerre la plus puis
sante qui exi-te aujourd'hui sur les mers ; il est
armé de 90 piè.:es de canon ; il porte deux mois
de vivres et un moisd'eau pour un équipage,quiest
de neuf cents hommes ; son approvisionnement en
combustible, qui dépasse un million de kilogram
mes, lui permettrait de parcou;ir un espace de
près de i,ono lieues en dix jours et demi. Avec sa
vitesse et le puissant armement qu'il porte, le Na
poléon offrirait,en tëmpsde guerre,un moyen cer
tain d'entretenir les communications de la Frafiee
avec sa colonie du nord de l'Afrique.
—Le conseil municipal-de Niort vient de rédi
ger une adresse pour inviter le prince-Pré.-ident à
visiter cette ville pendant s«n voyage dans l'ouest
et le midi de la France. 11 a mis une somme de
25,000*fr. à la disposition du maire, poar recevoir
le chef ded'Etat. , . .
— Le prince lérôme est arrivé à Nantes, où il a
été reçu par l'accueil le plus sympathique de la
population. ^
— M. de Persignv, ministre de l'intérieur, est-
arrivé de Dieppe aujourd'hui somedi, accompagné
de M. Henri Chevreau, secrétaire-général du mi
nistère de l'intérieur.
j,, - . Lî î reine d'Angleterre a dû repartir aujour-
d hui, de grand matin, de Bruxelles pour retour-
ner à Anvers, en compagnie du roi des Belges.
LL. MM, devaient visiter l'exposition des beaux
arts qui a lieu en ce moment dans cette vide-
puis la reine devait rémonter sur son yacht'
L'appareillage était indiqué pour dix heures du
matin. .
— MM. les officiers généraux supérieurs et au
tres des ditferens corps de la marine qui ont été
invités A assister au Te Deum , à la Madeleine et
à ^réception du prince-Président, au ministère
delà marine, dans la soirce du 15, sont p évenus
qu'on sera en grand uniforme. Les officiers-géné
raux porteront le pantalon de drap blanc, ù bande
dor; les officiers supérieurs et autres le pantalon
bleu, à bande-d'or.
— La statue équestre de l'Empereur a été placée
ce: matin sur son piédestal, aux Champs-Elysées*
elle n e.-t pas fondue d'un seul jet. Les jamlWsdu *
cavalier ont eie fondues avec le cheval le bute
les bras et la tète "forment un anlre morceau |»
T'cue et ouelques accessoires sont é^ab ment rai-
port, s. L'lîtuper?ur porte le c ,stume milltidnT
le cheval est a-i rono?. Le pied-sul c |« f or ' ■
oblongue, arrondie par les extrémités, est orné
sur les grands côiés de deux figures assises uul
nous ont paru représeut.r la Force et la Justice.
hifi avant e:st un ai^le aux ailes éplovées* en
arr ere deux génies poildnt un cartouche. ' '
La figure u étant pub encore ajustée, nous nous
oornuià a ia décrira au&si bien ijuo nous le poifî
SÎEKSÎâBX. : rue ae t'alols iPal«l«-ïWyiU; n' iO.|
l i
B 185â«—DIMANCHE 15 AOUT.
JP3US BB fc'ABOBMRSSnSff*
P1HIS.... 13 ï. PAR THIMKSTSS.
DÉPARTEMENS. 1® ï. —
ES NUM&BO : %0 CENTUÏESÎ
poaa lbs païs étkakqkks , sa repo rkï
aa tableau qui sera publié dans la jourctl*
les 19 st »5 de chaque mois,
lis abonnement datent des 1*' li 1C
de chaque mois.
JOURNAL POLITIQUE, LITTÉRAIRE, UNIVERSEL.
9
S'adresser, franco, pour la rédaction, à M. C uchev àx- C la&ignt, rédacteur en chef.
Les articles déposés ne sont pas rendus .
On s'aècnn", dam Je» dêpartenuM, aux Messageries et aux Directions de poste.—A Londres, chez MJî. Cowis et ïïils. 1 [
— A Strasbourg, chez M. Alexandre, pour l'Allemagne. ■ l
S'adresisr, franfio^ pour F administration, à M. D eî A î S , directeur2
Les amionass sont r. guet a« bureau du journal ;% ohas Bl. PAHIS, râgn»6ttï, 1$, place Se la Bouts*
]Lc CoostMudnniiel ne paraîtra pas
demaiit, ù i'oceaxfou «le la fête du 15
aûtkt. ~
PARIS 3 14 AOUT. "
La malle de l'Amérique du Sud a apporté
des nouvelles importantes de la Plata. Une ré
volution s'est opérée à Buenos-Ayres. Après
la fuite déposas, le pouvoir exécutif avait
été®onfié à un vieux magistrat, Yicente Lo
pez, avec le titre de gouverneur provisoire; et
l'autorité de Lopez avait reçu sa confirmation
d'un vote de la chambre des représentais de
Buenos-Ayres. Lopez, de concert avec Ur-
quiza, avait composé un ministère et pris en
main le gouvernement de la république ar
gentine.
Urquiza quitta alors Buenos-Ayres pour se
rendre à San-Nicolas de Los-Arroyos, où
étaient convoqués les gouverneurs de toutes
les provinces de la confédération. De cette
assemblée est'sorti un traité, sorte de Consti
tution fédérative, obligatoire pour toutes les
provinces argentines, et qui règle les rapports
de ces provinces entr'ellcs et leurs relations
avec l'étranger. Urquiza, d'un consentement
unanime, a été chargé de traiter-atreew
de la confédération avec les puissances
étrangères jusqu'à l'élection d'un président.,
Il a été arrêté, en outre, que tous les Etats
confédérés enverraient à Santa-Fé, dans le
mois d'août, des délégués chargés de régler
définitivement, sur les bases de la conven
tion de San-Nicolas, une Constitution fédé
rale et de nommer le président de la confé
dération.
- La réunion de San-Nicolas n'a épargné à
Urquiza aucun témoignage de sympathie et
de confiance. Toutes les provinces y étaient
représenléespar leurs gouverneurs àl'excep-
tion deSaltaet Jujuy.Les gouverneurs dè ces
deux provinces} aux quête il avait été impossi
ble d'arriver à temps à San-Nicolas, se sont
rendus à Palermo, ancienne villa de Rosas, où
Urquiza était retourné, et ont adhéré à tout
ce qui s'était fait à San-Nicolas. Le journal
de Buenos-Ayres, tl Progreso, publie les
proclamations qu'ils ont adressées à ce sujet
à leurs administrés.
'• Mais pendant l'absence d'Urquiza, l'état des
choses avai t changéà Buenos-Ayres. Plusieurs
partis s'étaient dessinés avec une extrême
vivacité, et avaient jeté dans la ville une gran
de agitation. La chambre des représentons
était entrée ouvertement en lutte avec le gou
verneur provisoire Vicente Lopez,qu'elleavait
à-peu-près contraint à donner sa démission,
et elle avait élu eh sa place son président, le
général Manuel Guillerma Pinto. Des mani
festations tumultueuses avaient été le signal
et l'accompagnement de ces changemens.
Urquiza, contre qui tout ce mouvement était
dirigé, et contre qui on excitait les suscep
tibilités nationales (les habitans de Buenos •
Ayres, se résolut aussitôt, à frapper un coup
décisif. Le 23 juin, il fit fermer les portes de
la chambre dés représentant, afiii que les
députés ne pussent se réunir. Il signifia
par écrit, au général Pinto, qu'il ne recon
naissait pas l'autorité dont celui-ci se pré
tendait investi, qu'il avait pris des mèsures
pour qu'il ne fût déféré à aucun des ordres
que le général donnerait, soit en qualité de
gouverneur provisoire , soit en qualité de
président de la chambre des représentans,
cette chambre étant dissoute et ne devan t pl us
ge réunir,
Urquiza a adressé aussitôt un manifeste à
la nation argentine et une note aux gouver
neurs de toutes les provinces. Dans son
manifeste, il récapitule ce qu'il a fait depuis
la chute de Rosas, il rappelle la mansuétude
avec laquelle il a usé de la victoire ; il assure
que, dans l'assemblée de San-Nicolas, il a été
îe défenseur officieux, mais zélé, des inté
rêts de la province de Buenos-Ayres, et il
déclare qu'il déposera le suprêaie pouvoir le
jour où l'ordre et la liberté seront affermis
à Buenos-Ayres. Aux gouverneurs dés pro
vinces, il demande leur concours pour l'œu
vre de pacification à laquelle il veut se dé
vouer, et il promet de déposer la dictature
dès que le congrès de Santa-Fé aura sanc
tionné la Constitution de la confédération.
Dans tous ces docuinens, Urquiza prend
le titre de directeur provisoire de la Confédé
ration argentine., Il parait s'être associé Vi
cente Lopez quoiqu'il ne lui ait donné que
le titre de ministre de l'instruction publi
que. Il a en outre rétabli dans leurs fonc
tions les ministres nommés par Lopez, et
que la chambre avait contraints à donner
leur démission.. Un comité de trois person
nes a été institué pour surveiller les jour
naux et toutes les publications.
• Les < orrespondans des journaux anglais
s'accordent à déclarer que Buenos-Ayres est
demeuré dans une tranquillité parfaite,
quoiqu 'il y existât du mécontentement. Quel
ques -uns prédisent qu'Urquiza sera forcé de
suivre les erre mens de Rosas et de conserver
la dictature. Espérons du moins que la paix
ne sera pas troublée et que le commerce de
nos nationaux n'aura plus à souffrir des que
relles intérieures et des guerres civiles de
l'Amérique du Sud. ccciievalclarignt.
pour amener cëfte affaire à un arrangement
satisfaisant, cette offre u été acceptée par le
cabinet de la reine. On se rappelle que lord
Ashburtou, autre membre de la famille Ba-
ring, négocia le traité si connusous le nom de
traite d'Ashburton.Si l'on considère la grande
influence de cette maison de banque anglai
se, influence due en grande partie à la vaste
étendue de ses opérations de commerce et de
finances avec cette république, on doutera
peu du succès probable des efforts- de M.
Thomas Baring.Cettenouvelle serarèçue avec
satisfaction comme fournissant la preuve
que le cabinet Derby regrette la précipita
tion avec laquelle il a provoqué une querelle
avec l'Amérique, et qu'il reconnaît la néces
sité d'adopter un ton conciliant dans ses
communications à l'avenir. »
On lit dans le Daily-Ncws , du 13 août :
■ « Nous avons déjà dit que la question des
pêcheries eu Amérique n'était pas de nature
à ir>quié .er; nous pouvons annoncer au
jourd'hui un fait qui diminue]a l'anxiété
produite par le ton belliqueux des journaux
des Etats-Unis les moins accrédités. M. T'no-
mes Baring, de l'éminente maison de banque
de Haring frères et C», va se rendre aux
Etats -Unis par le prochain paquebot. Il a
offert ses bons services à lord Midoiesbury
Un décret, rendu il.y a peu de jours, porte
que la commission supérieure des sociétés
de secours mutuels remplira provisoirement,
auprès du ministre de l'intérieur,'de l'agri
culture et du, commerce, les fonctions de
la commission de la caisse des retraites
fondée par la loi du 48 juin 1830. Nous
croyons utile de rappeler les circonstan
ces qui ont motivé ce décret.
La loi du 18 juin 1850 avait prescrit la
formation auprès du ministre de l'agri -
culture et du commerce , d'une cornmis-
.sion qui devait, être chargée d'exaaii
toutes les questions relatives à la caisse
des retraites. Cette commission étaijt com
posée de vingt - cinq membres, savoir:
quatre membres de l'Assemblée nationale,
deux conseillers d'Etat, deux conseillers à
la cour de cassation, deux conseillers-maî
tres à la cour des comptes, deux membres
de l'Académie des sciences morales et po
litiques, nommés par les différens corps
auxquels ils appartenaient ; le directeur de
la comptabilité etle directeur du mouvement
des fonds au ministère des finances, plus
deux membres du clergé, deux docteurs en
médecine, deux prud'hommes, un agricul
teur, un industriel et un commerçant nom
més par le gouvernement. On voit que cette
commission, qui devait rendre à ^Assemblée
nationale un compte annuel de la situa
tion de la caisse des retraites, était formée
d'élémens assez hétérogènes. Elle s'était
d'ailleurs désorganisée à la suite des événe-
mens du 2 décembre.
On comprend que, dans cet état de choses,
le gouvernement se soif décidé a confier, au
moins provisoirement, les fonctions de la
commission de la caisse des retraites à la
commission supérieure nommée, il y a quel
ques mois , pour les sociétés de secours
mutuels. La caisse des relraites et les
sociétés de secours mutuels " se tiennent
en effet par des liens de plus d'un genre.
Aussi les lois qui en ont réglé l'organisa
tion en 1850, ont-elles élé présentées ensem
ble et votées immédiatement l'une après
l'autre. Il était donc rationnel de. placer les
deux institutions sous la surveillance et le
contrôle de la même commission.
Ce qui donne une plus grande importance
à cette mesure, ce sont les dispositions du
décret sur les sociétés de secours mutuels,
promulgue, dans le mois de mars dernier.
Ce décret n'a pas abrogé la loi' de 1850 ; il
a seulement autorisé les sociétés de se
cours mutuels à s'organiser d'une maniè
re différente, et la coexistence du décret
de 1852 et de la loi de 1850 produit même
une certaine confusion. Entre autres choses,
le décret du mois de mars dernier concède
aux sociétés de secours mutuels, une
faculté que les législateurs de' 1850 avaient
entendu leur refuser. On avait voulu , d'a
près l'expérience acquise en Angleterre, in
terdire aux sociétés de secours mutuels
d'instituer des nensions de retraite pour la
vieillesse. Le aécret leur a rendu cette
faculté moyennant certaines conditions.
Mais, pour que les souscripteurs ne soient
.pas exposés aux déceptions qui ont trop
souvent signalé les opérations de ce gen
re, il est nécessaire que les bases de leur
organisation présentent des garanties sérieu
ses. Or, l'examen ,auquel les statuts sont
soumis, sera d'autant plus efficace, que là
commission supérieure des sociétés de se
cours mutuels, chargée également de la sur
veillance de la caisse des retraites, pourra
établir des règles plus sûres pour éviter de
funestes écarts et pour atteindre le but.
Maintenant, en ce qui concerne spéciale
ment la caisse des retraites pour la vieillesse,
la réorganisation d'une commission destinée
à remplacer celle de 1850 était commandée
par de grands intérêts publics. Il y a des dé
cisions essentielles à prendre avant la lin
de l'année,' et, si l'on veut agir en temps
utile, il est indispensable de mettre promp-
tement à l'étude les questions difficiles et
complexes qui touchent tout à la fois à l'ave
nir ae l'institution et à l'intérêt des finances
de l'Etat.
La loi du 18 juin 1830 a statué que le mon
tant de la rente viagère à servir serait fixé
conformément à des'tarifs tenant compte .
1° de l'intérêt composé du capital à raison
de 5 O/o par an ; 2' des chances de mor
talité à raison de l'âge des déposans et
de l'âge auquel commence la retraite,
calculées d'après les tables de Déparcieux ;
3* du remboursement, au décès, du capital
versé, si le déposant en a lait la demande au
moment du versement. Màiscelte loi a déclaré
en même temps que ces tarifs seraient su
jets à modification, et le dernier article est
conçu de la manière suivante : «r A partir du
1" janvier 1853, laprésente loi pourra être ré
visée, quant au taux de l'intérêt et aux bases
du tarif pour les nouveaux vei semens, mais:
sans rétroactivité à l'égard des versemensdéjà
effectués. A partir de la même époque, et jus
qu'à la décision de l'Assemblée, tous verse-
mens de la part de nouveaux déposans pour
ront être refusés. »
Lorsque l'Assemblée législative fixait à
5 0/0 le taux de l'intérêt composé, applicable
au calcul des pensions de retraite, elle ne se
dissimulait pas qu'elle imposait des sacri
fices assez considérables à l'Etat. Mais die
avait été déterminée par deux considéra
tions principales. D'une part elle voulait atti
rer les épargnes des populations laborieuses
vers l'institution nouvelle, et, comme elle
avait rejeté le système de. primes qui avait
été proposé par le gouvernomenl, elle devait
dumoinscherclwràagirpa'-rappàtd'uninté
rctélevé. D'une autre part, elle devait tenir
cjinptedu taux généralde i'argentàcetteépo-
qi)tet notre 50/0 n'était coté alors qu'à 93 ou
94 fr. Toutefois, il était évident que ces sa
crifices devaient être limités, et c'est pour ce-.
la qu'on ne garantit le maintien des tarifs
que jusqu'au 1" janvier 1853.
Devons-nous, pouvons-nous conserwr ces
tarifs au-delà de ce délai ? Telle est la ques
tion à l'ordre du jour. La réponse, suivant
nous, ne saurait être douteuse. La caisse des
retraites a pris, surtout depuis quelques
mois, une extension des plus remarquables.
Il n'y a guère plus d'une année qu'elle fonc
tionne, et, si nous sommes bien informés,
elle aurait déjà reçu près de 18 millions.
On doit tenir compte sans doute de l'aug
mentation exceptionnelle des versemens pro
voqués par la conversion des rentes. Mais il
n'en est pas moins vrai quê les débuts de l'in
stitution ont dépassé toutes les espérances 1 ,
qu'elle;est en pleine prospérité et qu'elle tend
à pénétrer de plus en plus dans les habitudes
des populations laborieuses. Nous ne voyons
donc aucune raison pour continuer les sa
crifices qui avaientéte jugés nécessaires d ns
les premiers jours." Ajoutons que les condi- ,
tions sont deveriuesd'autantplusonéreusesau
trésor que le retour de la confiance et la re
naissance du crédit ont abaissé le taux de
l'argent et l'ont ramené à son cours normal.
Au .lieu d'un 5 0/0 à 93 fr.. nous avons un
A 1/2 à 105 fr., et notre 3 0/0 s'est élevé de
56 fr. à 75 ou 76. Comment pourrions-nous,
dans une pareille situation du crédit, con
sentir à, calculer encore l'intérêt composé
tiwfcjeâir,le.piedi.de 5 0/0?. . -•-.
Ainsi, il y a lieu de réviser les tarifs guant
au taux de l'intérêt. Nous croyons également
que l'expérience a fait reconnaître la néces
sité de. réviser quelques-uns des autres été-
mens qui ont servi à la fixation des chiffres
des pensions. C'est un nouveau travail à fai
re, travail qui réclame des connaissances
spéciales et qui exige les plus grands soins.
Ou voit, d'après cela, que la commission
supérieure des sociétés de secours mutuels,
qui vient d'être chargée d'examiner égale
ment les questions relatives à la caisse des
retraites,auraune mission des plus importan
tes à remplir. Est-elle composée de manière à
offrir toutes les conditions requises jiour s'en
acquitter avec célérité et avec succès ? C'est
un point sur lequel nous prenons la liberté
d'appeler l'attention du gouvernement. Sans
contester en aucune façon l'aptitude des
douze membrès qui la forment, il est per
mis de croire que, nommée spécialement en
vue des sociétés de secours n|utuels, elle
peut n'être pas complètement suffisante en
présence des nouvelles fonctions qu'on vient
de lui donner, et qu'elle gagnerait à être
complétée et fortifiée par l'adjonction de
nouveaux élémens. J. Eurat.
Le journal l 'Echo de l'Aude a reçu l'aver
tissement suivant : '
Nous,, préfet de l'Aude, officier de la Légion-
d'IIonnru-.
Vu l'article du journal Y Echo de l'Aude (numé
ro du 7 août 1852), signé :Charles Falgous, inti
tulé : Encore une revu» (les candidatures , com
merçant par ces mots : a Six cantons procéderont
dimanche prochain à un scrutin de ballotage,.» et
finissant par ceux-ci : « Nous ne pouvons qu'ap
plaudir aux décisions du pays ; V
Considérant que cet article renferme des asser
tions conlraires à la vérité, et qu'il tend, par de»
insinuations perfides et malveillantes, à égarer
l'opinion publique et à porter atteinte à la dignité
de l'administration ; .«
Vu l'art. 32 du décret du 17 février 1832, sur la
presse ;
Arrêtons :
Art, i". Un premier avertissement est' donné au
journal Y Echo de l'Aude dans la personne des
sieurs Charles Falgous, signataire de l'aiticle ei-
dessus, et Barthe, 'gérant responsable du journal.
2. Le présent arrêté sera, aux termes de l'arti
cle 19 du décret précité, inséré en tète du plus
prochain numéro du journal l'Echo de l'Aude. ,
3. M. le commissaire de pol;ce eit chargé de
l'exécution du présent arrêté.
Fait à Carcasionne, le 8 août 1852.
, . Le préfet, lèseigxê.
LES SPECTACLES GRATUITS.
Les spectacles gratis ont été de tout temps le
prélude et l'accompagnement des tètes populaires.
Sans remonter aux jeux célèbres de l'ancienne
Rome, on se rappelle encore l'éclat de ceux qui.
eurent lieu sous l'Empire et sous la Restaura
tion. A cette époque, Péducation littéraire e t mu
sicale du peuple parisien était loin d'être laite.
Il ne fréquentait guère que-les tli' àties à très
bon marche, et tout lui paraissait miracle et mer
veille dans les représentations du Thcàlre-Fran-
çais et de l'O t iéra. Au-si une foule immense se
pressait-elle aux abords «des théâtres le jour où
l'entrée en était .gratuite. Aussi le public ma
nifestait - il foii' éteîineineiit 11 sa joie par les
exclamations «lessfjilus étrange.-. On entendait,
par exemple , les spectateurs se plaindre vive-
nu nt, à l'Opéra, de ce que les acteurs, dans les
morceaux d'ensemble, chantaient tous 'ensemble.
—C'est parce qu'on ne vous paie pas leur criait-on
avec fureur, que vous^chafftez ainsi pour en avoir
fini plutôt. Nranmoins 4 h i)aiTeie de-l'auditoire, la
fraîcheur de ses îmjwaons, ton iiitlioui'.cu-me
donnaient aux vrais artistes des inspirai ions ma
gnifiques. Là tradition rapporte que 1 aima n'a
jamais été plus pathétique et plus beau que lors
d. s représentations gratuites.
Aujourd'hui, il n'eu est plus ainsij lep, uple pa
risien est devenu dilettante, littérateur, amateur
des théâtres aristocratiques. Toutefois, il apporte
encore au spectacle une vivacité d'impressions qui
ne ressemble en rien à l'admiration blasée des
autres ;vui\iloires. ApTè» iStS, ltsspeet dis gr tis
ont été rciiiij à la mode. Mais on avait pris alors
le pai ti de distribuer les billets à la mairie, et
l'on n'avait pas un véritable publie. Les billets
étaient, le plus souvent, délivrés aux Monta
gnards et aux habitués des clubs, et ces 'Mes
sieurs n'avaient lien de plus pressé que de les
vendre. Qu'en résuitait-il? On ne voyait plus à
ces représentations que d'honnêtes "bourgeois.
On a, remarque une de ces représentation;, qui
n'était guère composée que d'Anglais qui avaient
acheté le droit d'admirer le peuple de Paiis, et
qui ont dû con.-tater avec surprise que tous les ou
vriers de Paris étaient fie parfaits gentlemen," ne
parlant pas français tt vêtus de fracs noirs. On a
eu raison d'abandonner ce mode vicieux de peu
pler les s*lles de fpi-ctacle.
Les reprc.-entations gratuites d'aujourd'hui ,
données à l'occasion de la fête du 15 août, ont eu
toute la sincérité possible : y venait qui voulait
au hasard de faire queue et'de se placer connue on
pouvait.L'empressement a été grand eansla popu
lation p.risienrie pour jouir de ces plaisirs qui lui
étaient offerts si libéralement. Dès neuf heures du
matin, da nombreux amateurs assiégeaient les
pories de l'Opéra, du Théàire,-Français et de l'O-
péra-Gomique. La représentation avait lieu le jour,
afin que l'ordre lut plus facile à maintenir, foule v
c-, tie l'ouïe, cotnpo'-ce d'ail:sans, de militaire, de
jeunes apprentis, d'ouvrières, s'e>t partout con
duite d'ailleurs, pendant cette longue attente, avec
la p'us giande réserve et la plus exemplaire pa-»
tlei.ee. ■
Les curieux pre sés aux portes du Tliéàtre-Fran-
çais offraient l'aspect le plus varié : des militaires
etïasf.ez grand nombre, formaient un groupe par
ticulier vis-à-vis de la principale porte d'entrée ;
puis la queue distribuée sur plusieurs rangs, pres
que. également composée d'habits et de blouses,
de bonnets et de chapeaux, nombreuse suitout du
côté du bureau des loges, comme-s'il devait y
ivoir encore ce jour-là un privilège, mais finis-
sanr par se répartir en masses à peu près égales aux
diverses entrées. A une heure et demie, les por
tes se sont ou vertes;.les militaire? ont été garnir
le premier rang de la galerie; puis les loges,
l'orchestre , les. balcons , les .amphithéâtres se
sont remplis avec une rapidité merveilleuse ,
qui n'a nui en aucune façon âu bon ordre. Seule
ment, les premiers et les mieux placés applaudis
saient à leur propre triomphe. C'était un curieux
spectacle que cette espèce d invasion paçifique,
vue du théâtre, dont on avait levé la toile i demi
pour permettre aux acteurs de jouir de ce coup-
à'œil.
A deux'heures précises, le spectacle a commencé
Jamais public ne s'est montré plus attentif; on
applaudissait aux bons endroits. Mlle Rimb ot a
racheté par la beauté ce qui lui manque d'ailleurs
pour représenter celle que l'on a appelée l'ado
rable furie. Beauvallet a tout d'abor t conquis la
sympathie du public dans le rôle d'Auguste. Le
Malade imaqinaire a obtenu le plus franc succès
dfcvant ces spectateurs qui ne craignent pas de rire
de ce qui les amuse.
La queue de l'Opéra pffrait le plus curieux con
traste avec le publie habituel de ses représenta
tions. On y voyait en grandemajome des ouvriers
du tous'états, les uns avec leurs habits de fête.
les autres dans leur coutume de travail, qui en
chapeau, qui en casquette, tous de.nreux de voir
les merveilles de chant , de'danse, de dtcoi»?
qu'on voit à l'Opéra. L'entrée des spectateurs
a eu lieu à une heure et quart. Cinq minutes ont
suffi pour remplir cettejmmense salle, étincelaiite
de dorure et de lumières. Rien de plus pittoresque
d'ailleurs et de plus original que l'aspect que
présentait cette salle à ce moment. Quelques
min»tes après l'invasion joyeuse du public, le
spectacle a con mencé. Il se composait, comme, on
sait de la Favorite et du Diable à Quatri'. Les magni
fiques inspirations de-Donizetti ont été admirable
ment accueillies. Le quatrième acte si dramatique
de la Favorite a excité de véritables transports.
Le ballet et la musique charmauie d'Adam n'ont
pas été moins bien reçus par l'auditoire.
A l'Opéra-Coniique, les portes de la salle se sont
ouvertes à une heure et demie. L'habile et intelli
gent direcieur de ce charmant théâtre avait pris la
meilleure précaution contre l'invasion de la foule :
il avait donné l'ordre de laisser en place tous les
fauteuils moelleux, toutes les stalles de velours
"qui garnissent les loges et les galeries. C'était le
meilleur moyen d'inviter les spectateurs à res
pecter ce mobilier, que de leur prouver que
l'on avait confiance en leur bon' goût et en
leur réserve. L'entrée du public s'est faite sans
bruit, sans tumulte, mais avec une incroyar
ble célérité. En cinq ou six minutés, la salle était
„ comble, et contenait plus de 2,800 auditeurs,
c'est-à-dire environ le double dès représenta
tions ordinaires. Ort voyait jusqu'à dix pet sonnes
dans les loges de quatre et jusqu'à quatorze dans
celles de six.Lesmeilleures places, comme déraison,
avaient été envahies les premières; puis le Ilot
avait monté peu à peu, et avait tout rtmpLi
jusqu'au cintre. Les portes des lo^es, enlevées par
■-ordre sùpérieurj rendaient plu* faciles les évolu
tions de la foule des spectateurs Au reste, parmi
les blouses et les bonnets des artisans et des ou
vrières, on voyait plus d'un habit noir ou d'un cha
peau élégant. C'étaient d'intrepides curieux qui
avaient tout bravé pour asïister à cette fête po
pulaire.
A deux heures précises, la toile s'est levée, et le
public, enchanté de cette exactitude, ' a débuté
par une triple salve d'applauaissemeus. On don
nait d'ailleurs tsn spectacle merveilleusement
Choisi : Giralda et Monsi&ur Pantalon, deux pièces
àtnysantes, deux musiques vives, spirituelles et
pleines d'intérêt; jamais Siinte-Foy et Ricquier
n'ont eu plus de verve et n'ont excité un rire de
plus franc aloi. Jamais Mlle Miolan n'a soulevé
des. applaudissemens plus sincères ; jamais le
chef-d'œuvre d'Adam n'a été mieux apprécié
et les délicieuses mélodies de Grisar n'ont été plus
goûtées. Les artistes de l'Opéra-Coniique ont ri
valisé de zèle et ont été largement récompensés
de leurs efforts. Ce n'est- pa3 là un public
qui rit du bout des lèvres et dont les applau-
diise.mens ont besoin d'être stimules. Cet auditoire
est de ceux qui se laissent aller franchement à leurs
lui près.'ions, et il est bien aise de constater, pair
ses battemens de mains, qu'il s'amuse et qu'il est
enchanté.
Aux_boulevards, la foule n'est pas moindre. On
joue, à l'Ambigu, le liùi de Hernie ; à la Gaîté , les
Chevaux'du Carrousi l et le Fils de l Empereur.
Aux grands theâires, aussitôt la salle remplie,
les curieux désappointés Se sont retirés. Au bou
levard, ils ont plus de constance; la foule reste
compacte au dehors, attendant que quelques favo
risés îc retirent, pour prendre leur place-.
CONSEIL MUNICIPAL.
Avant d'entrer en vacances, le conseil munici
pal a voulu terminer toutes les .affaires dant la so-
ÎHt on ne pouvait être ajournée au mois d'octobre,
époque de sa'rentrée.
Il a d'abord approuvé un projet qui lui avait
été présente par ai. le yrcf. t de la S>ine pour le
nivellement du boulevard dont le percement a été
récemment autorisé emre la gare du chemin de
fer de Strasbourg et le boulevard Saint-Denis
D'après le plan dressé par les ingénieurs, il y au
ra lieu d'exécuter un déb'ai devant la' gare et un
reiiblai à partir de la rue de la Fidélité, de ma
nière à réduire la pente maximum à vingt rnilti-
Hiitres par rnelre.
Le conseil avait à s'occuper d'une autre affaire
dait l'origine remonte à l'époque de la révolution
de 1848. U a décret du gouvernement provisoire,
' du 24 mars de cette année, avait affecté l'es bâti—
mens du Tefnple, propriété du domaine, «u ser
vie de la garde nationale et à l'ouverture d-
cours publics pour les. ouvriers. Quelque temps
a[res, le maire de Paris avait fait ouvrir une
rte et former une place aux dépens des. ler-
■ ràiH de l'enclos du Ti mple ; mais, depuis cette
épique, M. le ministre des finances avait posé
l'êlUTnative d'une acquisition régulière par la
ville de Piris de ce domaine, ou de sa remise pure
el simple à l'administration des finances. Aujour-
dhui, le conseil, sur la propesition de M. le pret'et, a
dtclaré renoncer pour la ville de Paris à l'affetta-
i ti)jn"du Temple et de ses dépendances à un service
"rïuiiieipal, tout en approuvant lé prolongement de
ji rue Jlolay, sauf payement au domaine du prix
des; terrains enleves par l'alignement, soit pour
cette rue, soit pour la place.
A cette occasion, le conseil a exprimé l'opinion
cu'il serait utile aux intérêts du quartier aussi
tien qu'à ceux du domaine, de la Corderie, Molay et Perrée, la zone de terrain
nécessaire pour la eon-tructien de maisons d'ha
bitation et de faire ainsi disparaître l'état d'isole
ment causé par les gian's murs sans issue qui ré
gnait sur trt/is des côt'-s du p li.ûètre du Temple.
M. le préfet de la Seine a eie invité à provoquer
cette venie auprès de M. le ministre des finances,
en même temps qu'il effectuera la remise de'ce
domaine.
Le conseil a voté 108,222 fr. pour la construc
tion il''ine ctiajîell>; (les cal > 'Cth...L' ji pré, de 1 é-
glisc'Sdut Philippe du-Roule, sur un terrain ci m-
inunal situé du côté de la nie de Courcelles. La
paroisse Saint-Philippe- lu-lloule Miitribuerad-iiis
la di-p' use pour une icmine di-18,000 tr. Il a voté
au?à 59,00b iV. pojr ia coii-truciion d'un cor,.s-
de-garde sur le quai Malaquais , destiné à rem-
plae'»: 1 .* le \nj-sio *; iurliem^Dt situé dans le pavillon
de l'Omit de l'Institut, dont l'Etat réclame le
loyer ou l'abandon.
Enfin, le conseil, après avoir pris connaissance
des réstiliats de l'enquête ouverte sur le projet de
nivellement de la pla. e du Louvre, de la rue des
Pouiies, du quai de l'Ecole et du quai du Louvre,
a décidé qa'ii y avait lifude provoquer la décision
du gouvernement qui doit sanctionner l'exécution
de ce projet. <
Avant de se séparer, le conseil a décidé qu'une
adot 'Sse serait envoyée, au nom du corps munici
pal dè Paris, au lord-maire et aux aldermen de la
ville de Londres, en réponse à la lettre de remer-
cîmens qu'ils ont adressée à M. le préfet de la Sei
ne, p'.iur l'accueil empressé qu'ils ont reçu des au
torités municipales lors de leur voyage à Paris, au
mois d'août de l'année dernière. L. jkhuface.
NOUVELLES ÉTRANGÈRES.
HOLLANDE.
là hate , 12 août.— Nous avons annoncé dans
le temps que le gouvernement présenterait encore
dans le courant de l'année, aux Etats-Généraux, un
projet de loi portant conversion du i 0/0. Aujour
d'hui nous apprenons de bonne source que cette
mesure sera proposée dès le commencement de ia
nouvelle session,qui, comme on sait, sera ouvéïtele
troisième lundi du mois de septembre. Le 4 0/0 se-
•.raitconverli en 3 1 j2 ou remboursé, et la loi sortirait
son eftet des le 1 ,r janvier 1853, epoque à laquelle on
sera di charge de la prescription de l'article fhtte na
tionale., prescription d'après laquelle les inscriptions
4 0/0 sur le grand-livre de la dette nationale ne
peuvent.-être remboursées avant le 31 décembre
-t832«* Pour faire rt*s-ortir teeit«~ Pimytance de t
cette mesure, recommandée souvênt par la cham
bre, il suflira sausdoutede di:equ'il y a au grand-
livre pour 237,409.E)00 florins d'inscriptions
40/0, dont l'iiitérci an u 1 eleve i 9,497,380 11.
(Correspondance Mhographiée.)
ALLE^LAGIE
Berlin, 11 août. — Le gouvernement vient
d'adresser une demande a la diète germanique,
pour la prier de liquider l'indemnité dans l'af
faire de la Hesse-Electorale. Le gouvernement
autrichien a, de son côté, adressé un mémoire à
tous les cabinets de l'Allemagne, qui pose le prin
cipe que tous les Etats doivent participer à la li
quidation des indemnités, et que la répartition
flevra se faire suivant l'importance de la popula
tion. Ce méœoire a été communiqué avant-hier à
notre gouvernement.
Il est digne de remarque que le roi de Bavière
ait nommé son ami intime, M. Doenniger, au poste
de chef de division dans le ministère des affaires
étrangères. On croit qu'il remplacera prochaine
ment M. Von der Pfordten.
Il y a quelques années, M. Doenniger était en
core professeur à l'Université de Berlin. Depuis, il
s'est, faif "fémarquer en Bavière par son liosti ité
ardente eontfe la Prusse. Sa nomination est, par
conséquent, considérée comme une démonstration
hostile envers la Prusse, et l'on ne croit pas pou
voir compter s jr un arrangement avec la Bavière
dans la question douanière. _
M. de Msnteutfel, président dn conseil,, re
viendra le .14* courant à-Berlin, pour faire, en
personne, la réouverture, du congres douanier, et
recevoir la réponse de là coalition de Darmstadt.
Les Etats de l'Allemagne préparent, en ce mo
ment, un traité commun sur l'extradition des cri
minels coupables de délits ordinaires.
STUTTGAttDT (Wurtemberg), 11 août. — M. de
Pfordten, président du conseil des ministres de la
Bavière; Aï. de Beust, ministre des affaires étran
gères, de Stxe; M. de Rudt, ministre de Bade;
MM. deDàlvifik et de Srhenk, ministres de llesse-
Darmstadl; M. de Baumbacb, ministre de la Heise-
Electorale, et le prince de Wittgeustein,ministre de
Nassau, sont arrivés ici pour l'ouverture de la confé
rence des Etats de la'coalition de Darmsiadt. M. de
Neuratli représentera le Wurtemberg. La premier*
séance a eu lieu te matin à neuf heures, elle a fini à
deux heures. Ou a discute sur un projet dé réponse
de la coalition à la déclaration faite par le gouverne
ment prussien dans lâ dernière séance du congrès
de Berlin. On pense que les plénipotentiaires se
mettront d'accord. (J. allemand de Francfort)
Munich , 9 août. — Un grand nombre de mem
bres de ia famille royak» seront réunis le 25 de o»,
mois, fête et aimiver.-aiie de h nais-ance du reii
Louis,à''Ludwigshehe près d'Edenkobeu, entre au
tres le prince et Mms la prince;se Luitnold, Mnv
l'archiduchesse Hildegarde d'Autriche, Mme la du
chesse Adeli."on le de Modène, toutes deux filles du
roi, et probablement aussi le roi de Grèce.
PIËMOAT.
gênes , 10 août. — Plusieurs ambassidturs du
Piémont près les cours du nord lont venus à Sus-
tri di Ponente , où M. le président' da ; conseil
prend des bains demir. M. le chevalier Emmanuel
d'Azcglio , neveu du ministre et représentant du
Piémont prè3 la cour de Saint-James, a été l'un
des premiers. M. Ratt?zzi, président de la chambre
des députés, va se rendre à Paris pour le lo août.
Il s'y rencontrera avec le comte de'Cavour,de re
tour de ton voyage à Lopdrcs, On parle ici de for
mer un c|jnp pour le mois de septembre.
Nous apprenons de Toscane que M. le comte
Boccella a reçu du grand-duc une mission dans
laquelle il a été accompagné par son ami l'arche
vêque de Lueques. On croit que cette mission était
pour Rome, et que c'est à la suite de cette cir
constance que le saint-père a envoyé le cardi
nal Hohenlohe à Vienne avec une lettre auto
graphe pour l'empereur. Cette version f accré
ditée , ne résiste pas à la puissance des da
tes. C'est le 23 juillet que lu cjrdinal Hohen-
lohe est parti pour Vienne, et c'est le 2fi tp.e
M. lïoxella a été vaincu dans la crise ministérielle
de Florence.
L'autorité a fait fermer à Florence l'hippodro
me, parce qu'un des ceuyers a fait de la politi
que à cheval. Il représentait la vie de Napo
léon, au moyen de divers travestissemens. Au. pont
d'Areole, le déploiement du drapeau produisit un
effet d'enthousiasme; Je 18 brumaire passa assez
gannent; uiai- , au couronnement, ls?s sifflets com
mencèrent. Alors, l'écuyer jeta sceptre et couron
ne, et les foula aux pieds. La police a fermé le cir
que pour quinze jours, .interdit définitivement la
lantomime et condamné l'écuyer à vingt-quatre
îeures de prison.
A Rome, la formation de l'armée pontificale a si
peu 4e succès qu'il est impossible que les troupes
Française? se retirent à la fin de l'année comme
ou 1 b dit. La désertion s'est mise dans les .rangs
du bataillon de chasseurs de .Velletri. Il paraît que
des procl malions mazzinierines ne sont pas étran
gères à ce fait, car le général Levaillant a fait faire
une perquisition dans les sacs des soldats pontifi
caux de Veiletr 1 !, et a destitue le capitaine Impac-
ciinti.
A Naple», le prince Ischitel'a, ministre de la
guerre et de la marine, a eu un beau succès eu
f.iisint construire le bassin de radoub contre l'o
pinion des ingénieurs. Il a prouvé non-seuJcment
que la chose était possible, mais il a acfievé cet
ouvrage colossal avec le quart de la domine de
mandée par les ingénieurs. Le roi est toujours à
Gaëte. 11 s'y fixera en cas de guerre. Qn sait que
Ferdinand a rendu cette place-forte imprenable.
(Gazelle de Savoie.)
— Dans la nui i du samedi 7, U société des ou
vriers de Turin et plusieurs députations de socié
tés sembl.bles, se sont rendues à Superga pour
rendre un hommage de reconnaissance à la mé
moire de Cliar!e=-Alinrt Le- ouvii.rs, au nômbre
d'! quatre cents, et précédas d'une musique et de
'Jeux drapeaux, ont déposé dans ie souterrain dey
tombes io> a les de Savoie une pierre sur laquelle on
lit l'ilitoription suivante ; & A Charles-Albert, qui,
ouvrant à ses peuples une nouvelle vie, voulait
rendre libre.toute l'Italie-, Mille, et mille ouvriers
réunis ont consacré ce marbre, symbole d'une éter
nelle reconnaissance, le 8 août 1852.» Les. ouvriers
étaient de retour à Turin dimanche, à ot>.ze heu
res du matin. Aucun désordre n'a eu lieu.
(Ounione;)
MouveIles diverses.
PARIS, 14 AOÛT.
COJJ1H5 DE LA BOOT.SE
codas de clôture : le 13 le 14 hausse, baissb.
30/0aucompt. 75.25 75.50 » 25 » »
—Findumois. 75 80 75'80 » »- » »
41/2aucompt. 104 90 104 80 » * » 10
—Findumois. 105.30 105.13 » » -» 15
Un décret du Président de la République, en
date du 13 de ce mois, nomme grand chancelier
de laLégion-d'Houneur M. le général de division
comte el'Ornano, sénateur, grand'eroix de la Lé-
gion-d'Honiîeur.
— Un décret du 12 août est ainsi conçu :
« La quantité de sel que l'administration des
douanes est autorisée, en vtrlu de l'art. 1" de
l'i.rdonnance du 30 octobre 1816, à délivrer en
franchise pour le p&cquage à terre du maquereau
•raie en mer, est portée de 1 o à 20 kilogrammes
par quintaljie; poisson soumis à l'opération du
daguage. » . . .
— Apresavoirobtenu,à Tripoli, la satisfaction
qu'elle avait mission d'exiger, l'e.-cadre d'évolu-
tiuns s'est dirigée vers Tunis ; elle a mouillé en
rade le % août.
A cette date, lasanté du bey de Tunis donnait de
vives inquiétudes ; il avait été frappé d'une attaque
d'apoplexie, et déjà l'opinion publique se préoccu
pait du choix de son successeur. Deux prétendans
paraissaient pouvoir aspirer au gouvernement de
la régence • le frère du bey et soa cousin ger
main. Le .premier a les sympathies du prince; le
dernier serait, selon la loi musulmane, l'héritier
présomptif: au surplus,, la succession n'est pas
encore ouverte. Les dernières nouvelles du bey
étaient plus satisfaisantes : on l'attendait à la Gou-
lette. - .
Le commandant en chef de l'escadre, en quit
tant Tunis, y laissera le Caton.
— Le ministre de la marine a reçu des dépêches de
Rio-Janeiro jusqu'au U Juillet. L'épidémie de fiè
vre jaune qui y a exercé? pendant six mois de si
cruels ravages, touchait à sa fin. On espérait qu'el
le aurait, avant peu, complètement disparu.
La frégate la Jeanne-d'Arc qui porte M. le con
tre-amiral Laguerre, commandant la division na
vale de ia Réunion et dé Plndo-Chine, avait mouillé
en rade le 20 juin. Elle a pris la merle 30. L'équi
page était en excellente santé. L'empereur avait
accueilli l'amiral et son état-major avec une par
faite courtoisie.
La corvette à -vapeur le Caïman, mnntpf pa* s,f.
le contre-amiral de Suin, etpa M -de S uit G or
ges, ministre plénipotentiaire de France dans la
Plata, est arrivée à Rio-Janeiro le H. aprfts avoir
touché à Bahia. Le 7, M. le vice-amiral Lepié-
dour sur la frégate l'Andromède, jetait t -mere
en rade. Le 10 , M. Lepredour reuenait là
mer sur la corvette à vapeur le Gassendi pour
opérer son retour en France. L'honorable vice-
amiral-avait remis à M. le contre-amiral de Suin
le commandement de la station navale du Brésil et
rte li Plata. Le même jour, M. de Suin a'boraitson
pavillon sur l'Andromède.
Le 13, le Caïman a fait route pour Montevideo,
où il porte M. de Saint-Georges.
Le 3. juin, la j/anne-d'Aro ; vjit r i.conlic a là
mer, et à çoiïante iieues dans le <-ul ne 1 es du
cipVeit, la frégate la Belle-1 ouïe qui norte a la
Réunion le nouveau gouverneui de u.tt- t loi ie.
M. Ilubert-Delisle. •
Les équipages et les passagers de ces divers bà-
timens étaient en excellent'état de santé.
— On nous annonce que M. Maurocoî-dafo, mi
nistre de Grèce à Paris, vient de recevoir l'ordre,
de se rendre à Rome pour y négocier les bases d'un
concordat entré le samt-siege et le gouvernent est
grec. M, Maurocordato n'aurait pas encore r eu
ses instructions, qui lui seront sans doute adif s-ees
à Roine.
Al. Phocion Hocque, feciétaire de la 1/gation
resterait à Paris'comme chargé d'ufuures, pendant
1 absence du ministre.
—Une dépèche télégraphique, parvenue hier de
Toulon au ministre de la marine, annonce les
, heureux résultats obtenus dans lea essais auxquels
vient d'être soumis le vaisseau 1 vapeur le Napo
léon; la vitesse réalisée, à l'aide de ses machines
seulement, a été de onze nœuds et'demi et douze
nœuds. L'appareil placé sur ce vaisseau est à qua
tre cylindres fixes; le mouvement est communiqué
à l'hélice au moyen d'un engrenage; il est capa
ble de développer une force de plus de douze cents
chevaux.
Le Napo'.éon est l'arme de guerre la plus puis
sante qui exi-te aujourd'hui sur les mers ; il est
armé de 90 piè.:es de canon ; il porte deux mois
de vivres et un moisd'eau pour un équipage,quiest
de neuf cents hommes ; son approvisionnement en
combustible, qui dépasse un million de kilogram
mes, lui permettrait de parcou;ir un espace de
près de i,ono lieues en dix jours et demi. Avec sa
vitesse et le puissant armement qu'il porte, le Na
poléon offrirait,en tëmpsde guerre,un moyen cer
tain d'entretenir les communications de la Frafiee
avec sa colonie du nord de l'Afrique.
—Le conseil municipal-de Niort vient de rédi
ger une adresse pour inviter le prince-Pré.-ident à
visiter cette ville pendant s«n voyage dans l'ouest
et le midi de la France. 11 a mis une somme de
25,000*fr. à la disposition du maire, poar recevoir
le chef ded'Etat. , . .
— Le prince lérôme est arrivé à Nantes, où il a
été reçu par l'accueil le plus sympathique de la
population. ^
— M. de Persignv, ministre de l'intérieur, est-
arrivé de Dieppe aujourd'hui somedi, accompagné
de M. Henri Chevreau, secrétaire-général du mi
nistère de l'intérieur.
j,, - . Lî î reine d'Angleterre a dû repartir aujour-
d hui, de grand matin, de Bruxelles pour retour-
ner à Anvers, en compagnie du roi des Belges.
LL. MM, devaient visiter l'exposition des beaux
arts qui a lieu en ce moment dans cette vide-
puis la reine devait rémonter sur son yacht'
L'appareillage était indiqué pour dix heures du
matin. .
— MM. les officiers généraux supérieurs et au
tres des ditferens corps de la marine qui ont été
invités A assister au Te Deum , à la Madeleine et
à ^réception du prince-Président, au ministère
delà marine, dans la soirce du 15, sont p évenus
qu'on sera en grand uniforme. Les officiers-géné
raux porteront le pantalon de drap blanc, ù bande
dor; les officiers supérieurs et autres le pantalon
bleu, à bande-d'or.
— La statue équestre de l'Empereur a été placée
ce: matin sur son piédestal, aux Champs-Elysées*
elle n e.-t pas fondue d'un seul jet. Les jamlWsdu *
cavalier ont eie fondues avec le cheval le bute
les bras et la tète "forment un anlre morceau |»
T'cue et ouelques accessoires sont é^ab ment rai-
port, s. L'lîtuper?ur porte le c ,stume milltidnT
le cheval est a-i rono?. Le pied-sul c |« f or ' ■
oblongue, arrondie par les extrémités, est orné
sur les grands côiés de deux figures assises uul
nous ont paru représeut.r la Force et la Justice.
hifi avant e:st un ai^le aux ailes éplovées* en
arr ere deux génies poildnt un cartouche. ' '
La figure u étant pub encore ajustée, nous nous
oornuià a ia décrira au&si bien ijuo nous le poifî
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 80.04%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 80.04%.
- Collections numériques similaires La Grande Collecte La Grande Collecte /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "GCGen1"
- Auteurs similaires Véron Louis Véron Louis /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Véron Louis" or dc.contributor adj "Véron Louis")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k669742f/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k669742f/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k669742f/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k669742f/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k669742f
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k669742f
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k669742f/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest