Titre : Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1852-05-05
Contributeur : Véron, Louis (1798-1867). Rédacteur
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Description : 05 mai 1852 05 mai 1852
Description : 1852/05/05 (Numéro 126). 1852/05/05 (Numéro 126).
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2011
SUREAUX, '.rue de. (Palai^Ktoyal), n:io:
fr-tR
185$. -MERCREDI- 5 MAI.
• PRIX oà x.*£BOH8tsn?ant
PfBIS....... 13 f. fA^ ^tBTMESTKl^, " ,'%,
DÉPARTE11ENS. tô '' ■ '■'>'■ ,f ■
, uîj • nçméîu)
" four les pat» rougiras;: $e reitorlef .; i
- tàbleau .quieera publié dapa lp journal, ; t." j. ,— „ _
les 10 et«5 de chaque miis. i >t •■•■• .; ' ' -j-«
- ■ * ■ ,-.L;!• ' .•:'■■■ -3.1
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1 m tUwmtment datent de*^l*jtl6 w ^ " i ï
i^ceAasucemiy 'h \ -'ï r-,: . • .,
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- S'adresser, franco, pour la rédaction, â Mi Ç tîghéval -C iarigny,,
] ' fes artjçtà déposés né «ont'pu rèndiul -
v~,« —« - T r „... , _ nj —!?i ; , |> ., fatfrasp-, franco; gwr Faiministratian,À i/ïtfiiH, dfeçcteuf'i : "■
•*A StrasbmrglehetMsiAÙeÂsv&ZfPavr ÏAlièmaj .'* ,>t < ' l~ -■ '■ i • _ • < : v .. ..V..; . ' ' •'.[ , . •» : j ; ', , -; 1 ' ' ' '. ' ■
PARIS, 4 MAI.
M * / i * »<«.*
- ; 4^SM^'âg8 du Président de k.Républiqjig
en Sologne n'a pas tardé à. porter ses fruits.
Le gouvernement, après aVorf'pris ,1'atis du '
conseil général des porits-ét-chaus^es^vient
d'envoyer au conseil d'Etat .'un projet de loi
destiné & autoriser le commencement dès
premiers? travai^. d'amélioration dan§ cette
vaste et .mâl.beûreufe' contrée. Nous; essaie-
fait adopte?.
La Sologne, on le «ait; ;est cette 1 triste, téf
gion qui s'étend, au midi d'Orl^àï^, élit're la
Loife et le Ch,er, et qui flficupôiua e&pacs dé
460,000 hectares, -RLeoJ-de plus ïûisérablè
que l'aspect qu'elle office aux rftgar^'çfu
vo_vageur. Les bruyères, les landes et lés ter
res incultes en occupent près du quart ; les
parties cultivées ne donnent ,puè les fèr'
coites les plus ch'étives.,. jet" Jes' bestiaux
n'atteignent guère» au-delà de la moitiédu
poids que présentent ceux des pays voisins.
L'hectare ne rappprie que p.. fr.' de révpiîju
net àù propriétaire, et ne paie qu'un impôt
foncier de 80 cent.-'à l'Etat: ËnÛn les iiiiasr
mes délétères qui s'exhalent jiës ter£ç§ ja-
cultes et (les eaux stagnantes,^ciment im'pU
toyablementla population ^BSR vit dans çeftè
contrée désolée.''^é' hon^te?,
kilomètre carrée "n'y.è§t .qua 23j ^'descend
même à 11 dans cerUdns .cantons^" tandis què
la population spfciflqiiè dii reste^e ^a Francp
s'éj/îvê jt èi. L^ .vie. moyenne, qui est de 39*
ans dans notrepays, est de 23 annéés -seule
ment en Sologne, ét la r^ce qù'i l'haUte" e§t,
teliém.çnt étiolée', quelle ne peùljam^four-r
nir au service militaire le contingent propor
tionnel qui lui est assigné psir la1^. ''
D'où pjrprâRorietjé' stérilité' wtiç .io'sat-
lubrité de là Sologne? Voilà cç qu'emporté
de : constatèr d'abordj. cfflr,* jpùrtrçùvei'.le'
reçdède, il faui àyahï .toyt jiiéfli étudier'çt
bien constater la cause du mai. i
Le sol de la Solo^ittè sè 'tdni^ose, '^éiié'M-
lemept d^ude jcpuc^e de sablç peu fâVorytjlfj
à la production agricole.. L'élément calcaire
y manque, et lion- y 'rencontre sôu vënt< des
principes acideê gu,Vs'ôp'poSi](t/a^'déyéloB-,
penn'jit de la végétation. Ea 'outre; la cou-'
che de sable , essentiellement "pewttéâbl^,
repose sur un banc ; . d'argilQ^ çqn)ptçié^ènt"
imperméable,, qui empêche i'absorptiou des
eaux pluviales^ Voici ce qui résulté dè' cette-
disposition. Dans les parties'. çû lé.bajac arlj
gilë.ux offre une, cerûiné inclinaison^,njes
eaux s'écoulent avec rapidité" et laissent la' !
couche supérieure dans,-.
cheresse. ^solue,, Au q contïaiïe,, dans- .les',
parties où il n'a pas la pente-convenable
pour l'écoulemeûf des eaux'/ on trpUTe deà'
marécages qui né,sont paç moins- (Wisi- ,
bles à la végétatiob.' Ajoutons que là -né
gligence des propriétaires,'' «fiii ".lais^êpt[1$ :
lit jdes ruisseaux* s'.encombrçr d'berbea.èt.,
de sables, contribue-également à> former 1
des marais dans le tond des vallée^ 1 Ainsi'fa"
culture e$t par^ysép,, suiy^tU^es efl.drôi^t'
par des causes tput à faii opposées: ici paru
le rapide écoulement ;|les cau^,, là : 'paf t ,1^'
manque/jà'éoo^lenienVj.',;
fl ne, faut , pas croire ' cependàùt que les
nombreux étangs ^ue'4'o^ îett^ratp en;So^
logne, et qui, œiiy^'çrès '.dft quaxaAt^mfî.'
d sou territoire, proviênjient tous de là dis<-
position du sol où de ! l'incurie?des rivèrâiti#'/
C'est là une eiîjiç^r'qui a. été' t^p^païu^jiàj:' ;
tous les journaux à L'occasion du:voyage du
Président. L« fait ést' que la plù^àrt de'cés u
étangs sont'artipiSièls étqu'ils soûtformé's, è'fl
vuë 4'.un^, «pjQitaikjfti lagricQlê^qui'tBQéritW.
d'être connue. Les propriétaires ourles ffer- 1
miers font eux-mêmes ces étàngV ^n b'ârt'ayQ.t^
les jç6u,î*s (l'eaùj ils.l^.'emppïs^n^nJt'iaM i
de .troisans.ilsles vident'enlefvianUabondef, -
et ils rëéu'eillerit lejpo%on ; ; fjânqééSiiiVdî't^'
ils.e^èipilfent'le cvçqé|ipr^,par]^4éT!
tritus végétaux ou animaux' qiii s'y sont dé-'
j ■,!) "J f, u >1"' va "il ■■ ix) u—u i '-i g ji
|f£;Co^qme élément essentiel: . ' , .
,Qo' .co'iîyiéadra' que cette méthode, èm-
ployée d'aillfeurs dans quelquès^ autres 1 par-
jies de la iFrancé, est desiplu's -ingénieuses et
révèle une inteHigeacé^êmiarquable che? les
pauvres Solognots.. Malheureusement elle
entraîné avec 1 !eîle^ de:graves inconvéniens:
Ces é|aDgs, 3fti4 ië ( qjveaù est très yariable,
çt que l'on vide, à certains intervalles, vi-
çient l'cuf,' exhalent des vapeurs përnicieu-
se|.et 'occâs^ûiîenf les 'BeyrèS, jes .pbstrucr
tions,, lès. «maladies Joute sorte ,qui
frappent |ps l^abitaos - ejt qui abrègent leur
vie.. Aussi la Convention^ frappée de ce.s con-
féquënces désastreusesy avait-elle rendu en
Ôî ùn ûécrêl (jùi ordonïlàit), sous lës, peines
|es,'p,ii^ séyèj^s, /a' suppjçssjon de ces ma-.
Jais artificiels. La mesure fut exécutée un
u deux- ans.- Mais la Convention s'aper-
^lïe ' ïes ay^it' '^ou^. ^implemgnt condam^-,
|xés à'motirir de faim, -et il lui fallut rap^
peljer sl& idécrfits.par -, trop radical qu'elle
jpeùf tégle^-eï- ipii' peûyérit; .'sej^rir de rés^-.
Voirs pour l'irrigation des terres inférieures'; J
jnais la suppr^sîomSf pas avoir lieu
subitement et par. fiïdrj£{" la véritable et la
seule manière de l'opérer, , c'est de pfocu^ep
te? 'moyçp^.ie',tîff
leurs t#rr^3JBans : rÈcourir à cette sotte d'as-
Solemént 1 ; ; " , ' 1 ,v r ' ! "
I ^^b^mssepisntdela^ôlôgne doit résulter
tout natùrellement de sa fécondation. Suppcn
fez,, en effçt, le sol couver tde plantatioris'nom-
breusês, le? terrçs : arables améliorées par
la marne qui leur fournit l'élément calcaire,
^es parties'marécageuses çoriverties'en prai
ries par un bon système d'aménagement des
éaux;'Alors, toutes, lès 1 causés d'insalubrité
disparaissent d'elles-mêmes. Les plêuitations
a'ftrljp^ dë^sèkîh^nt la 'te^rë 'par ,"lâ su'çcio)i
iQUstan'tei (jé' leiirs Taçinés, et assainissent
'airpàr leui- respiration ; la marne neutralr- 1
e les miasme,s qui se (|.égagfpt 4es tçrmins !
.cides et chargés de d é tri tus végétaux ôu aiii-
yiaux en^décpmpïsîtmn^es seuls" ^tangs
çonservés%ofiV\léstinéë^'eifima'gasiEkr les
eaux d'irrigatiansji ct, 'oommei!ils doivent
être:anajnteruiâ à>des: niveaux censtâusj'-àls
ne présentent plus, dë dangers >pôurflat sauté
qu'uoe, .LaiSologna sérac salubre 1 ■ quand .elle
produifà.*'' 1 .■ i»î c) ,i K ' .w * h i
j t^l'à posé^le'i^oblèrn^'j'fee çimplifle.'.Tout
réduit k sàwîr si l'on peut'-rendre la.So-
Brongqiart„^en,CQnmi.paj? aes.j,trît,vaux de;
(jhysioiogie ^égétaie,» n'a pasi-hésité à se pro-
'rttdViîûlPû-l* nriiO' n^fiAiînôtfTrA'
étudiée ; ayCfc .attention. IL a--été plus 'foin-:
il a été' • jusqu'à ^values ; éïi. 'chiirrës b 'l'a-,
'^kioratidn^illjesVpÀs^bie'd'obtwir-SuiT
ëiViôM 1 . ^ét.lV^a .gôjjpgne pour:
TiU.êtMiparté, ;daùsxine certaine période, de ;
.4 millions dé' ft^iïès'â'li' oti^ipns 1 ,' fe't'la va-
{léur'^iji 128 ; ÊplUiioç^ ; ;â J6Q, miïlioys.
^oiJà.cectaiflemfait.jUne, opération inagnifl-
ourqûoi les pro priétaires n e s'empressent
ias de faire desjfQjéliqr/ilipnç, çu^si produc- 1
|ves. La raigoP.i.fi» .çgt .^impla», Gomment
1^. Brongniart. âmveri'il aux évaluations
(|ue nous venonside citer Ml caloule que lei
plaTitatippsd'arbre^ ^f;o^j^Bt fiçt^lle-
mëùt 80,000' he'qt4res,\ dçvfopt„en',couvrir
300,000 r quô les terres- arables devront être
de rotation dans laquelle , Iâ' , pîs(cîdiïttiïrè ciû 1 -'
cîârgées 'de marne'à'• fàison dè 30'm^ti-e^
clives gar tj^qfàr;ç, y -que les prairie^ flatyfçïjes
devront jêtre-doublées. Or tout eeiàtest im-
ossible dans l'état ' ' éctjieF^fès ' 1 chosës'. l^es,
8^000 heçt^^,,.4e"*pi§jita4i/ïftsV^
trouvent déjà diffusément 1 râ placer' leurs
roduits; la mirtie !; coûté 'trop cher d^ns là
pou-
S j,»
de la
« j Ip us grande partie âe ïà Sologne pour
PTYOïr y êtfe' fempioyïé J â PlÉneniléïïiént'
tejrrë, et Voriman^e dem'oyeiis d'irrigation
p|iur.; ^ccjtqîtee Ja,sbjH3fflcie des prairiesiâ-t
tiirelles.; Ce n'est detne pas îû faute'des pro-
pciéMires s'ils ne triplent pas leur revenu.',.,,/
'Qup fau| t il -pour effectuer ja rénova-
tipn agricoleset sanitaws" dé la contrée ï II
faut ouvrir des débouchai .'aux plqntatipns '
de bois, donner aux cùlûyâteurs la facilité
dç se procurer la marne à %• où 6 fr. le mè-
tre cube, amener : l'eau à proximité des par
ties susceptibles d'être converties en praifigs; ,
Ces conditions, si multiples et si variées en ftp- ,
ppencejpeuventêtrerempUesparlamêihena 1 - ;
turede travaux j d'est-à-dire par la ci^éktibri dé
voies navigables,- qui permettent d'exporter ,
les produits forestiers dans les contrées'voi-'
sipes, d'apporter à bas prix'etdè répandre 1
pértout les'matières calcaires indispensables '»
à s la -végétationet i enfin; de disposer de ~
moyenspuissans d'img^tion. Telle est la',
solution duproblême de l'amélioratiop.de la. !
Sologne et de sa fécondation.
1 C'dst dans ce but qu'a été proposé un sys
tème général de jcanalisation qui-embrasse-r 1
ràit la contrée Jout entière. Deux voies prin
cipales seraient établies d'abord : un canal-
de la-Loire ad Çhër et un caiiaj 'latéral à la • i
s|iuldr t ei fie premier,' qui \çst le plus impor-.
tarif s4£ira < l*Y«vrkAi"riAn+rj4>AVk-t*« .
. 0 t
dins'lâ Loirç, àu-des^pus .de Gp'sne, t'raver-,
ajrailjà Sologne de J'est-à i'ouest en domir
npt toute là région de l'ouest, et âbolu- ."
tirait au canal du Cher près de Montfichard. '
Lfe second,- le canal de la Sauldre, aùrait 36 ,
kilon^èjres • il serait ouvert latéralement a
la rivière de ce nom ; il dominerait la région
dè l'est, et viendrait'rejoindre le canàl ,, pré;
cèdent vers le milieu dè',son parpôurs. Lq
c^nal ^e la Loirp au .Cher toucherait p,ar .ses..,
deux extrémités, et le- canal de laSauldre, _/
p|ir son 1 extrémité'.supérieure, à dë'riches *
njarnières'dpnt il^ r'épandraien't les produits
dans toute la zone qui les borde. Comme-
ils seraient établis sur lës lignes de faîte, ils
pourraient imguer toûtes les parties voislr
nps. jln.fiji.ils ouvriraient un débouché aux ■
produits agricoles,, doit vers la Loire, soit • ■
vers le C^er, soit yers les nombreuses lignp-s/,,
navigables avpc lesquelles Ja Loire et le, Cher
sont «n communicàtion. A cfes deux canaux
v
^ f^fta(^ëràiént''plus tard'âesrigoles sjçboTÎ,-
d^ir^s' qu^!'ép, pénétrant dans les diverses
parties.de la Sologne, feraient jouir toùtfr la •'
contréeties^ tnêtpes avantages; Ce serjiifun
ensep^bté '^b P travaux ^ui .pomprjen.iiwit un n
deveioppement d'environ SOO kilomètres, et •'
qui pourralticôîûter 20 ; â,28 millions: :
!ll ne'yàfeit pas", 'comme' pn'le^ëpsél$'eû7
d pntreprendre simultanément tout ce réseau-
de canalis'ation; Le prôjët est encore à l'étu-
d|, e^Tori'né;deVrait ,d'aiûéurs.prpc'édèr que, "
s'iccèssivemenl à son exécution. Ce qu'il;y a>
d$ plùs urgent, c'est dë continuer active-'/
nient'lé'«i^rdè la'Saûîdre,' qui a.été'com- 1
mencé'eji' l,âî8 par les ateliers nationaux, et ,
dd mettre ainsi les marnières de Blancafort en
immifliicàtipn avec ; le C^^miif dè ' fer d'Orv ■
iniâ,, 1 Vierzon. Il conviendrait encore dè
soumettre r aux enquétés'-le projet de cà-
- .1 déia Ldire au Çherj^etj s'il/est approu- J
comme i nous'; "n'enjoutons , pas^ ,'df .le, ~
.mmencert'par i là partie comprise entre le
csjnalde- la"SàUldrë ét Montrithari; Lë'res|e
vendrait ensuite à mesure qùe ; le succès dès
travaux; serait reconnu et constaté. .
tLe - gouvernement, si nous sondjoies bien '
injformés, cppjpte suivre la'marche .que nous '
vqnona d'indiquer.'Le projet, qui a été en-
vqyé'au'-conseil d'Etat, contient Une dêina'xi-
de dç çréiiits ii^on'iant^ 3W,/0.00 fr/^saypfr.
3Q0,000 fr. pour la continuation du canal
d4 la-Sauldre, 40,000 fr. destinés â former'
uà fôndf découragement et de coidcoui^
pejur le curage de? cours d'eau, et 20,000 fi;,
qiji seront employés à rechercher si l'on
pourrait .^tâbliir des exploitàtïpps dp "marne
dans j§s. parties centrales de ( la Sologne. Ce !
sopt les premiers comme'ncemens d'une belle ■ ■
entreprise, qùi ari-acheraune'populatïon in-,"
té^éssaùite" aux' maladies, endémiques, -qui
mettra en valeur une vaste contrée aujour-
d'hui : presque perdue pour là production, et
qui indemnisera d'ailleurs le gouvernement
, 4e, ses avances paç i'augmentatip'n, qu'elle
spreduira dans le revenu des impôts. .
. . ' " " ; ■ 5. BtRi'?.'''-'
,i.^ ■# ■■ 6 « ri
— , ■,» 1 i^—Mp1i'u | .n.Vi,d 4M
> 1 ^ Voici.de nouveaux détails sur la conclu?
f sîon à laquelle^yiennerit d'être amenées' les
'affaires d'Egypte. ;
! Des correspondaftees da Caire, à la date du 49,
parvenues le 21 même au matin à Alexandrie^ s'ac
cordaient à dire que l'arrangeaient suivant avait
>été conclu et arrêté : . ^ ,t
« Le"vicei-roi accepterait le'Tânzimat tel qu'il a
Tété réglé à ŒônstantinopleJ ^et s'engagerait à le
,s [promulguer en. Egypte dans le plas bref, délai.
. ffoutefois, la Porté accjrderàit pendant sept ariifà
. [S; A. (le çacha demandait ce dmit 'pouf nuit \ou*
: (dix ans) Je droit!d'ordqnpef. l'éxecution imrtiédiate.
„ îdè tous les jugemens 'emportant ^a peine, capitale, !
îmais rendus régulièrement parles tribunaux crimi- :
inplsdu pays et seulemcnt/lans les affairés de meurtre
, (poursuivies au nom des 'parens delà victime. De
Iplus, Abbas-Paclia pourrait continuer à faire ad 7 ,
, tainistrer des châtimens corporels, tels que la bas-»;
îtonnade; a cela seul se réduîraip'nt les concessions 1
sdii divan. Pour toutes les autres affaires', quelles ;
; qu'elles soient, pouvant entraîner la peine, demçrj,*
jjes pièces' du procès 'devraient être ,éftyoyj§es à
pôosiaoiiqo^Ievf^'ijil'.ferait déQriitjyeipen't statué,
, sur le sort dii'cc{ndàip'né. l En c^s dd'corifirmatron,
[la sentence, recevrait 3o'n.'ex,écution.êp Egyptè;»
! 'Lés'mêmes cai^esfjon/lances ajoutent que les
difficultés qui existeâtentre lejicc-rfoi et les lié-:
Hliers dè JMehémet-Ali,'au sujet des liiens prove-.,
t de la succession de ce prince, s'ont ëgalefaeut.
ur lé poiiit d'être aplanies par îptermédiaire de
a'Porté, ^'ui avait épousé cjiaiideiiifnt les, intérêts*
ides princes égyptiens. '.. , - .,, '
! Depuis' le 3 4vril, joyrideson arriyée tnj Gairp,
fiiad-Ependi, indépendamment de quelques en-
,treyu^s avec Je pacha d'Egypte, avait repris-tous
4tes-je.UTS avec Edera-paqha les longue? conférences
qùj avaient déjà, retenu'ce dernier pendant huit
Igrands mois ; à Constantmople. * /
j " Pendarit Ai , ,co tirs de ces négociatipns, sans se
idépartir des*"mesures défensives adoptées récem
ment, le vice-roi montrait partout un visage serein
et affectait une imperturbable assurance ; mais-ses
craintes ne se révélaient que trop dans le soin ex
trême qu'il avait priB r d'isolerFuad i 'Effendi dans le
palais de Kaïssoum qu'il amis à sa disposition, et
idont une surveillance sévère, hautement mani
festée, écartai t tous les Egyptiens, grands pu pe-
Itîts, fonctionnaires ou simple^ particuliers. Al>^as-
; Pacha ne voulait pas que ses sujets communiquas
sent avec l'envoyé de la Porte. Sa.poliçea exécuté
isi rigoureusementi pes ordre?,} que, personne n?a
; (éé s aventurjir, non-seulemept pt^r 'Ja place où
jejt situé lepalaip'de Kaïssoum, mais ,encore dan§
Iles rues adjacentes, de sortç que pe",quartier sem-
; SHlait complétèrent .abandonne; la consigne était
! si exclusive, que dés médecins allemands au sef-
ivice du gouverneipeiit^ à , qui» le médecin par-
Kiçulier de Eifad-Éllendi était allé remettçetdes
i lettres de recommandation de leurs, collègues
•'de- Gonstantinôplé,- n'ont 1 pas cru pouvoir 1 ren-
!dre visite à leor COnfrfereV L6s : consuls généraux-
[étaient ■&' peû ; 'ptfès 'les^setiles personnes qui sè"
'scient présentées'' a» pâlAitf. Aussi' assurait-on "à
ià Alexandrie qùe Puàd-EfFéndi se plaignait vive-
, iment de son îsolehiènt ét de l'espionnage dont dn '
\ TaentbHré. • ■"t-
; Dès sein- arrivée au Caire,-le colonel Rose avait '
tété présenté auîpaoha-. La réception avait été des ;
('plus cordiales, cemm« oh devait-?'y attendre; Lè-
jdiploffiate^'nglaîs's'eri looe "hautement'et proféss»,;
vue grande admiration pour les éminentes quai h
jtés de ce-prince -si élrangemont méconnuj' idît-'il', J
'à ConstatitinopW, otr il éspëre ; opérer ! un réviré-'
. iment eii sa : faveur. ' Le : dernWr bateau français- a
l {apporté au colonel l'ordre inaftendu ; de retourner
i ja GonstantiBoplè pour y remplacer provisoirement
; {smStratford Gannirig, iqui va partir en congé, et
r jà -M. Murray tfelui de rester à son poste.- - ' -
* Le dernier fils du vieux Pacha,'le jeune Mehe-
lmet-A1î-Pàcha; qui s'était rendu à Constantinople
(contrôla volonté d'à vicè-roi ! -est• arrivé subite^
îment k Alexandrie le 19. 1 Il -était accom'p&gné de
^plusieurs' soldats de la garde dé- S. 'H.-' fet 1, dlbrk-
Ihim-Bey, vieux général 1 égyptien autrefois Wës'eil
tfaveur, depuis quelque temps en disgrâce^ comme
. jtant d'autres serviteurs de Mehemet-AH', et qài
Rivait pris volontairemeot l'e chemin dè l'ëxil. "
j »
i Le directeurduministèredesaffâîresétran ■
^ères du vice-roi- d'Egypte a 'adressé la cir-
iculaire Suivante; à l'agent'et consul général
' îde France au Caire" : ' '
• ] ' ..A: ! i ''.'k k& févr^çjr |852 v y';,.'.
; » Vous n'ignorez pas que les provinces du Son-'j
i dan, soumises ^ l'autorité du vice^roi, sopt envi-
>ronnées,,spr plusieurs points,de,peupladêsnoires
Set"de frâcfio'ns de tribus bédouines qui y font sou-,,
, jveiit dés incursions'aussi préjudiciable? à lfi tran-i
■quillité du pays qu'à lasûretedes voyageurs et'des
jcommerçans 'qui les parcourent:"Les ttentativ'és-de
{l'administration pour ramener ces populations à
des habitudes plus pacifiques ont été presqué tou- :
hours infructueuses, ft il en e6t résulté qoelaré--
gistance -armée ; et la guerre, ayant ,pqur obj^.de
Î 'efouler lés bandes -hostiles sur leur, territoire sont
es,seuls moyçu f s çfncaçes de mainfpif la paix, ejt
„ la sécurité dans les provinces spupnses., î îi jm.i
i i» Pans ce.t état de ( choses, le gouvernement du,
v. vicé-roi a dû« s,e préoccuper d'une manière parti
culière des mesures à prendre pour'rendre, au
tant que possible, impuissantes ^mauvaises dis-*,
positions des populations dont jl ^'agit, et, au,
nombre de ces mesure?,-ifigure en première ligne
l'interdiction absolue %ix marchands négocians et
de leur vendre dés armes et des munitions. • '
" » ■ Cependant, Monsieur l'agent et'consul géné^*
rà.Vj il est-notoire que ce 1 trafic 'illfcitc Ja lien- par' 1
flfentreçbise de négocians eojt européens, stfiï-indU'.
Igènes. 'Des aimes blanches-ou à feu^de la ipoiidre, ;
-sont expédiées aux 'tribus -insoumisesv. dans des!
; caisses portant l'indication de toute autre tnar-,
:chandise; et dernièrement l'autorité*a pu ftlire
îsâfsir cent ; vingt paires ' de pistolets ayant cette
destination, lesquelles armes avaient été expédiées
de Suez à Djeddah, et'de là au*Soudan par la voie
de Souakin.
» Vous comprendrez, Monsieur l'agent et con
sul général; combien une fraudede ce genre est
coupable, combien elle -est en opposition avec les
(véritables intérêts du commerce et avec les devoirs
[que -devrait : imposer aux négocians trafiquant
jdans le ; Soudan, la protection que le gouvernement •
(de son altesse leur accorde. • '■
! . » Dans lè- but d'y mettre un terme, des. ins-
jtructions viennent d'être de nouveau données^
jta'nt aux autorités du» soudan qu'aux bureaux de
(douanes existant sur la route de- feette possession,
|pdùr bue les marchandises introduites soient sou-
jmises a une surveillance exacte, et pour: que tou- - *
/tes les armus cl munitions de guerre qu'on tente-
Jraif de faire passer frauduleusement soient im-
imanquablement saisies: ■■■■■' ■■■■■■■■•'
| w' S. Exc. le gouverneur général du Hedjaz aété
len même temps invité à empêcher les Expéditions
; de ces objets par la voie de Souakin, et je suis
expressément chargé de vous demander. Monsieur
ll'àgent et consul général, de vouloir bien secon
der les efforts de l'administration, en enjoignant
à ceux do vos nationaux qui font le commerce
dàns le Soudan, de s'abstenir d'envois d'instru-
mens et de matériel de guerre, genre de trafic qui
iest non-seulement interdit par les réglemens en
vigueur, mais qui,-par son ob'et, est contraire à
îtoas les principes du droit des gens,
i ■ )> 11 est bien entendu qu'il ne saurait être ques
tion, dans cette défense, des armes dont.les voya
geurs peuvent avoir besoin pour leur sûreté per-'
sonnelle. » - - 1 ?
[Extrait Annales du commerce extérieur,
publiées par le ministère de, l'intérieur, de l'agri-
\cfilture ef du commerce.) "
| . , ■ <"»> . ' ——— mrnm , , ...
MM. les chefs des députàtions militaires;
appelés à Paris pour la cérémonie de la re
mise des drapeàux, sont priés 'de vouloir
bien adresser le plus tôt possible au général
de division commandant la maison militaire
du prince-Président de la République, l'état
des noms, grades et adresses à Paris de tous
'les officiers qui composent ces députàtions.
(Communiqué.)
{GARDE NATIONALE DE LA SEINÇ..
Qrdre du jour: du i" J 7 iat 18S2.
Le général cemmandânt supérieur, ' - • ■ >
^Considérant quç des gardes nationaux jugés,ap-.
!tes au service parles conséils de recensement, aux
(termes de l'art. 2 du décret' da-H janvier dernier
jet inscrits sur les contrôles,, ayant, ^té< requis par
jles chefs de bataillon d'aller prendre leurs armes,
jse sqni abstenus de ce service ; ■■ . >
' .Considérant .qu'aucun garde national ne ppnt se
isoustraire impunément à l'exécution 'd'un ordre de:
son chef direct, arrête j >/ i ; ; f . - >
i Chacun de MM. les chefs .dç balailloa-de la
garde nationale dé la Seine fera dresser le tableau
des officiers, sous-officiers, caporaux et gardes na
tionaux destinés à composer les conseils de disci
pline, , conformément aux dispositions de.l'arlicle U3,
•idfe là loi du 43 juin 1851. , s -.«.y -
. Aussitôt l'envoi de ces tableaux à l'état-major
;général, un ordre du jour indiquera l'entréfe, en
fonctions des conseils de discipline, la maniéré de
procéder et les jours de réunion pour chacun
d'eux. ' ' '
1 Le' général commandant supérieur saisit cette
occasion dé féliciter ceûx ^es 1)àtailloris qu'il a
déjà passés en revue de leur excellente tenue, du
jbon esprit et du dévoûment qu'ils- ont manifestés.
\ Il remercie de leur zèle et de leur ■ activité les
'chefs de bataillon et les, capitaines, officiers^ ser-
igens-majors, sous-officiers et caporaux qui l'ont
jsi bien secondé dans la tâche, qu'il avait ^.remplir,
ï .. Le général de division cbnjm^ndânt supérieur,
; l|! ', ! "Signé, jïarq.uiç dk lawœstîne. ; i
' M. CAMILLÊ BEÂCVAÏS.
'j . .
' L'industrie 'de la ' soie, frappée coup sur
cotrp dans ses chefs éminens, vient'dé faire
encore une perte cruelle." M. Camille Beàu-
yais, brisé depuis plusieurs atlnées"par une
maladie du cœur, a T succombé le 1 er mai!, à
l'âge de 5oixante-et-onze ans.
i : Quatre hommes se sont fait un grand nom
dans là sériciculture, depuis què cet art in-
génieux,s'est introduit daq? l'ouest de l'^q- '
rçpe, èt là Frariôè a l'honneur d'avoir dbnné
le jour à trois de ces personnages illjastres.
Olivier de Serres, à la fin du XVI e siècle,
résumadahsson impaorf,eJ. ouvrage intitulé;
là Cvèillëtte de ta so/^-toufes 'les eanpais§m ;
ces de son époque sur cette préciéuse bran
che de l'agriculture i c'est le premier livre
qu'elle ait lnspirè, le plus charmant^ éèrit,
diràit-ron, avec 1^, plume de .lâEoixUdgQe. y jèt '
r^nipli de faits, riche 4'enseTgqefnens' ^ont,
nous pouvons faire encore noxreiproJdU ; ;
• L'abbé poissier de Sauvages, ( qu'on ^e_ut
appèïer le pèrè de la magnanerie moderne".
• r \ 'ils* Sfc*. 0 *
; esprit dénué dë"hardièsse et d:inventipn,.
! niais profond ôbservatéur,_ ét patient à mi-
■ raclé,; fiait'justice.' d'uti'e'partie notable deç
I fables ét •'absurdités qui infectaient la; sérici-^
•cuituré'àu milieu du dernier siècle. Il a : jeté!
J les bâses des perfectiôijnemens qu'il près-
^ sentait, et que potre époque réàlise:
, Le comte yëhjtièfa Danqolo,mort en 1819,
se consola dçs meilleurs de sa pâtrie", dans
i l'étude'savante de l'art séricicole. Impatient:
:de le voir -sortir de sa fange, il s'écriait :'
L'art dè,fller,la sbie ést-entre les mains' de,
'gens aussi Ignorans que ceux qui la produit
isent 1— Chimiste habile, esprit pénétràht,,
mais un peu minutieux, il soumit la ma'gùa-'
nerie aux calculs d'une critique fiûe et âssez!
précise. Sa gloire est H'être entré le premier!
dans le progrès réel,.dont il ouvrit tous lés,
chemins. ; Dandolo ^ conçu l'atelier salûbrë,;
mais il ne l'a qu'imparfaitement essayé. Se-?
Ion M. de Gaspariri', il n'a su'ou n'a pas osé;
entreprendre dès réformes dont il avait ,tou-
ché tous les points^,
M. Camille Bêauvàis' n'entra dans cette'
carrière qrqi'èn 1824. Fabricant à Lyon," sa'
ville natale; ir laissait la réputation a'un'
grand industriel, prbbe, ingéhieux et rempli
dégoût. A dix-huit ans il était à la tête d'une, ~
maison considérable. A vingt ans il occupait
deux taille ouvriers, et l'Empereur émer
veillé le présentait à Joséphine comme un rar«
ex!emple de raison précoce et de haute càpaci^
té industrielle; car «e jeune chef d'une nom-
breuse famille avait'commencé sa: carrière
i presque sans capital, et avec une éducation,
à peine ébauchée. Le premier il aâit du crê-î
pe de Chine, d'après mië bande de cettfrétoffe/
a peine connue alorâf'har^e eïileiléûTurtiveï.
ment à une robe .de l'impéfatricev On lui'
, doit un grand n'ombre .d'sutrès combinaisons
ingénieuses de tissus. Â;Mingt-six ; au3 il pré'-!
sidait le tribunaltdésr prudîiommes,' qui a- -
rendu tant de services a la ville de Lyon,- eij
qu'il a pour ainsi dire créé. Sa croix" de-la?
Légion-d'Honneur date de 1817.
Retiré des affaires, il n'eut point d'abordla. '
pensée de réformer ni même d'améliorer l'in r ' f
' uustrie séricicole dans ses pratiques; maisunè'
idée l'agitait et le troublait, la même. q\iî !
préoccupa stérilement/ du moins 1 quant au'
fait de la soie , He|in IV et Sully, Colbert"
et Louis XIV: Pourquoi la France ne prô-'
duirait-elle pas toute la soie que fâssenf
ses fabriques î Je n'ai pas à discuter èette
question,où je pourrais me trouver en dis*
sentiment avec .'mes amis ; mais : M. Beauvais
crut la résoudre en prouvant, par. les faits,',
qu'il était possible de produire industrielle-;
lement là belle -fit bpnne soie au centre et au
nord, copime au,sud>dps Gaules.. Ipcqntestà-,
bleijaent il arpfqlu ce proj^lerriè, bièn qi; -l'es'
travaux de -l'agriculture', id.iiord,' ne puis
sent permettre de,long-temps' à, ^.'sérici
culture 'd'y,' dévenù"! populaire, ' c'ékt^a-dire'
de fabHquèr'des'quantités considérables, et
de s'approprifei 5 unè' petrt importante dans
les cent' millions' de grèges et de soies ou-'
yrées que nous achetons au dehors tous les- '
ans. En» réalité M. Beauvais trouva plus et
mieux qu'il ; ne cherchait ; il; amagniflque-^
ment dépassé le but de ses premiers désirs..
Cet hommes d'uDe intelligence vive et act,
tive, ardent et: dévoué jusqu'à, l'enthousias
me, était d'une constaiice^ à toute épreuve, et
Dieu sait par, quelles épreuves il a passé !
car, parmi ses,proches,, prç lui a'fait plu
sieurs" fois l'honneur de le croire fou' ;l
ftl. Beauvais comprit au début qu'il lui fal
lait mieux que les pratiqués traditionnelles
incertaines du midi, pour : obtènir au nord
1 un succès décisif; Il troujauii digne Mécène •
dans le duc ; de : Doudeauville, alorà ; ministre'
ue*îa , rriaisPrf'dti ! ïdi , , :! qui lui afferma le dot»
maine des Bergeries-de-Sénar-t,-- appartenant
à Ja liste ciyile ;«.ij rencontra dans M.-Darpej.
! là science aimable "et cèmplaisWtir qfuttîOm 3
j prit, qui réalisa ses idées de ventilation etdt magnanerie salobre, .laissant bien loin d'elle
.les poêles, lescfremiûëe's'etlwbouteiilesdés-
« infectantes de Vicenzio Dandolo. tlLse mit. à
expérimenter -l'Une après l'autre .toutes les- v
Jfratiques attribuées aux Chinois ; même
es pliis ridicules ,' .auxquelles il suppôt
;sait toujours.'un. sens daché; il refit pa-i
itiemment tout ce 'que lès .'vieux livres ,dfé:
sériciculture contiennent de" pratiques àvor-
itées lou^bandonnées j > il t manqua, périr ' en"
poussant la température de l'atelier jusqu'au;
point très éleve où les larves s'arrêtent et-.
îcèspept de mariner fa feuille. Tant de tra
vaux, jet çuçtôjjt.Je, succès qui les couronna,
eurent du rAt®itisseipent..)jn^ jeunesse avide
d'instruction accourut aux Berger iè's, 1- de tou
les points.de l'Europe, et entoura le ipaître
de.sa confiaùce. et de son amour. Cléiait uu'!
curieux spectacle que ces aïdens travailleursi, !
à 'la besogne nuit et jour, -manches retrous-!-,',
gées', épuisés de fatigue, mangeant leur paiq;
a la hâte, et ne consemant à s'asseoir que«
pour écouter quelques instans la toix'SymJ"
jÇûll^tiûiis. 'ifisii.'>!
, • . 's y I
.* v , j 1 ' f iîî* \ > { J'ii
■=> LES ÉMAUX rJ -
''.••'•u i .i ; v
ôn confond'quelq^iefofstlanslàdénoâûîpa 1
tiou coiritmme d'art céra'mi^uej 1 t^ùslès arts
dans lesquels sotrt mis étï ufeage la tfeif è et
les minéraux. maniés en pàté/ modtiléS-et
soumis à l'action.-du four; Il impor te ^d'ëtit 1
blir ici dtfs distinctions, i' i ti ---
La céramiqùe proprement dite «'est tout
simplement l'art du-poUbt'.l/iiîdiifetrîfe céra-'
mique embrasse .là fabrication 'dè toi^S lès-
objets un terre cuite, idèp'uiffia briqûe eom^'
mune jusquSalux vases étrusques, jusqu'à-la 1
porcelaine dn^àpofl'. <è date' des temps les-
plus gran(f "nombre ïïe'pteûVës: L^iremi^ 1 ;
homme dut commenter pàl" a'pp'rocber' ôe» !
lèvres des purs-ruisseaux^ qùPafi-cfèàient'
l'Eden ; il tôt probàblèt* que''Sàf-prèmière J
coupe fut une" feuille» ide"' platanefotflée"
en. cornet-^ qu'il creusa son |jreinrer # vaië f
dans un tronbdè figUièi^ii «st èérMd;Me '
le vase de terré saiwfimWédlîttetaefftTèva^;
de-boisi- yi - ''' •'■ !!
On -s'ait; commeût' Un ; pasteutr^BéniÇièîï,
découvrit l'art du vfcrfiferï Ceêt'âu-'mêrb'é' "
sard, sans doute,'qu'es't due rinvéÈtion'de la
poterifr de Aerrev^t-'ce-bàéàfti Bé produisit-'
probaWémàati les' çreffiièrés^ffifi^ qûé î'h'ôt&- !
me fit .1® J > $i2S£lim&&3ea'e mouillée pour
'échauffer, sç3, ; mêj^bW$ ' èn gô.urilis 'p^r" le
gpiiK I 'trisfe ! i (}és' ^éàux,!^ue,!lu\,y^l,ut.'sçtde-
î ^tiéi.s|"aii^,,' 4 " ïai çlme. '!->-,, j Celle, hy pptiièsè',
i^.-_ • -i.-. «... '-i-*g ^ bo(jir,qûoi;on re- ]
■' lâe^e^ê' étabMc
dè '^ran^iièclç?' avanf iJésus-Cbrisf.i
Âve'clè prèinifcr pot naquitlà première brique
et peti u peu lé sentiment du beau prenan t
'-j)làcé ;S à cote aû'sèntimènt, de l'utile,, le yaSft
infoMèf s'assiijè'ttit' à' dës prdpôrtipns, elé-
iln kitîiVi'ih /lA/tVrwil' trAvnia '
a. ui« fu y t i^^u.VMUUiuuu9;
apportée àla'éomppsttiou.âè ce .verhis'étehdji
'sur là brunie dqs premier? âges devaient fion-
dûire àla'aécouverteder^maiUerie eteertains
qui' rart de l'êTnailleur était connu des
' Egyptiens'dans fàtites'sès applications.! Mais
'fefles 'fbuilles 'ppérées'diiûs les enivir'pns de'
''Bkbylorie; si lès fècherebes faites,dabs le^
tdcûneaux <îe : Mëmphis" oq't prbçb,ré la .tfpu-
vaiUe' ^préciensfe'' q'ùn graqd* nombre dlob-,
jpts sùt'Jlesquels i^i 'présence 'de l'éblail/
•'Objelè tiiç ï&iïïè cuite'., .Quah't à, l'a.ppli'èatiôh
d^ "l'émail '4ii ! rnetal 1 ,ces t^mps'.'n'én oui
"lâi&^'kùcutie trace:;En.Ëgvpîe' ( ,et en Chaî r
dée'j, r dân| ! f'an tïqiufé, héroïque çt!.daus.
"^^"Hntiquit^"plus'Volsine, 1 ttui' eSt celle de
fe i ée , 'dèpûi^'ï , ïiidiâii i , et;cèlle dp'l?îté|.
P'w sa ! ^ivilisatio'n par là 'iel se 'cpnfond ;i àvec la ' céramique j
dbnV'ëpé? .ëst 'b'raùïlie•' die 'PÇ de-
vlerit'urf àh'ûbinpîèté'mMF flistrat}t''âè!'celui i
( du pptîer què yérs le Illf siècle, et non point..
!en Qri'ent, .eri'Grèce.ou en Italie, mais c v hez, '
i les" barbares yoisinst.de l'Océan, les Gaulois.
,-M2êtte date et cettp origine «attribuées^ l'ê-
mainerié.prûpreménidite elçonsidérée coxn r
mç.un ^rtjà.part de tout autre, reposent sur.»
unepbràse; dé Philostrate.rapportée par M.' ?
le comte ' de Labordêj. dans sa'Notice des,.,
•! émaux p-xpo^ésàu Louvre « On rapporte, écri t '
V; Çhilpstrate, que, les barbares voisins del'O- ;*.
,»i cé^n étendentdes couleurs sur de l'airain ar- .
,»i aent; elles s'y finissent, deviennent aussi .du---'
'res que la pierre, êt le dessin qu'elles figu-
rént sè conserye. ». . ,,
, ! voilà bien tous les caractères qui ^consti-, '
tuent la véritable émoilleriç. sur métal, c'èst- "
,àj-dire la plus haute branché de i'émaillerie,
celle qui a produit,.entre les mains des or-
jfpvres-pt des peintres, de véritables cjliefs-
d'œuvrè d'art èt des merveilles ,de goût, t
.Qbservon^ en outre que Philostrate parle de, !
epsj émaux sur métal fabriqués par les bar* ;
,bai"çs voisins, de l'Océan comme d'une chose
! nouvelle, qu'on n'a point encore vue et qu'il !
ri'auratt.pas manque dç connaître,, coinme le ,'
. fait remarquér "M, le comte de LaJjojçdp, si ;
; l'industrié de son' tèmps avait su l'a produi:.. '
re ou sïle's cabinets dos curieux (ïô'jlome en . ,
■ eussent Jjr&eptédçs'spécimènsi ", ' f !
^ ' p~De cette,phBàséde Philostrate, dit là np- ' ■:
J »i jicQ, né fera'pas sortir autre chose, que "s
» çet aTfeu assez pénible pour un. Grec, et! !
»i tljêoiepour un Roniâip,»! yoisifa^ de l'Océan, probablement l^s fiau- j'
» Ipisj avaient le setret dé l'émail incpiinu
»i aux hâtions'dites civilisées. » ; '_ !
, •; Cette assertipn que I'émaillerie sur métal 1
'est d'origine opcidentale, s'appuip sûr des ar r ,
guiliènShombreiix:ireû e|i ùnqiii paraît" de
meurer sans réplique ; c'est què les pluç ^n-.
ciens bijoux égailles se rencontrent dans le
i sol de toute l'aucienneGàule £t appartiennent
: à uiîe époque qui prçcède de long-temps Tpcr,
f cupàtioii romaine. Les fpuillçg faites en
France et dans une partie de là Gaulé Bel?
, gique et,de l'Angleterre, ont toutes m/s aû
jour de nombreux bijoux et ustensiles
écnaillés; les fouilles faites en Italie ,: de-
ipuis des' siècles, n'orit rien produit ae ce
; genre, et, au, delà du Rhin, dans tojut le
Nord, où les'tombeaux, de toutes disposi
tions ont rempli les musées de bijoux en or,
et d'ustensiles eh hron^é.'les objets émaïllés
sont inconnus,-ou au moins tellement rares
et d'une origine si, incertaine, , qu'on peut
avec-assurance' établir que I'émaillerie n'y fut
pas: pratiquée et que les bijoux émailles y
i sont d'importation. !. , ;
Voilà donc uii art découvert .vraisembla-
; blement par de simples pptiers, mais, par-
1 faitement distinct 'de l'art céramique pro
prement,dit, .par suite' de l'application, d:-
recte del'émail au métal ; ypilà, dig-je, cet
art définitivement rangé ,a\i''nombrp des
! conquêtes de l'Occident. Quant îiu mérite dè
5 la'supériorité dans ses produits,. il appar
tient incontestablement à la -Frahca, .Ç'èét,
; des fabriques de Limoges que sont sprtis
procédés et "jusqu'au .style,
de leur école; enfin les p\,us beaux é^naùj. de
la collection du l^ouvre, .coileciion très riche
en qe sens qu'elle contient des spécimens de
toutes origines, sont des éoiau^ abs'ohirïierit
français. ' 1 ' . ; " r ', ,
lès éniaux dbs 'orfèVres' dnt "siibl quatre
modifications radicales, qui* constituent' ,qua- ! !
tre classes : ." ......
: 1° Les émaux en taille d'épargne ;
2® Les émaux cloisonnés; .
3° Les émaux de ba^e taille, '
4° Les émaux mixtes, qui participent de .
plusieurs procédés. '. " - ,
l!e procédé pour la tailled'épargne cpn- 4
siste en ceci : l'ouvrier trace un' ueèsin«sur
le métal, et il evide tout ce qui n'est pas le
contour du dessin ; les creux, produits au
moyen de l'outil d'acier sont remplis d'émail
en poudre ou en pâte, diversement nuancé
de case èn' case. La pièce ainsi préparée est
soumise à une haute température, l'émail
entré en fusion, s'unit aii. métal et iaiése en
reliéf les traits du dessin épargnés par. Té-,
chope. ' , .
C'est à la classe dès émaux en taille d'épar
gne qu'appartiennent les dix-neuf plaques,
numérotées 3 — 21, qui ornent le reliquai
re de .Charlemagne (XII e siècle).— Le ciboire
avec son'couvercle (XIII 0 siècle) [n° 31]. Ce(te
pièce, d'une incroyable richesse d'ornemen-
tatioi), est sprtie des fabriques de Limoges, '
pinsi que la'crosse abbatiale n° 32.—Le beau
reliquaire n° et toutes les pièces compri
ses entre les ri® 3 i et 87 — Il résulte d'une
fo'ulé de rensfignémçns. recueillis par M. de
de"Liu}oges, ôa ' sont, dus à des artistes de
cette Ville, natifs dp Limoges même, ou qui
s 'y étaient "formés. . ' ,
' Limoges ét ses artistes occupèrent d'ohe
long-temps le premier'rang'dans'l'art de
I'éma-illehe; ihais/viîrsle'commencemènt'dh
celèrent
dl'g;ràtià
trix• rémaillérie'.y, entrait dans'là-période'
e déçadenctî] ^ l'esprit industriéî- et hier--
cantjle'la ttiait! — Les causes 'de cette déca-'
dence ! opt été ' savatnment" exposée^ dans 'la f
notice fies "émaux du' Louvre ,' dont ilous 1
nous bornons à analyser ici quelques parties^ 1
nous conseillons à tous 1 ceux;d^ nos lectéurs
que ces matières : intéressent 1 d'y recourir .'
.directement.
» Pour en finir avec,'les émaux des orfèvres !
,et arriver prom'plenient à là s'érie des émaux f
des peintres qui sortent du domaine de la <
pure antiquaille pour former une'véritable <
branche de ! l'art, dans râcception 1 la plus «
élevée du mot art, nous ne dirons qu'uni
mot des émaux cloisonnés. 1
Les émaux cloisonnés diffèrent des émaux' :
en taille d;épargne; en ; ce. que les traits du
dessin ou de la mosaïque émaillée sont ob
tenus au moyeiï de bandes métalliques, non-
jpoint épargnéès dans une pièce d'or ou d'ar-
gent, mais fixées à la 1 surface polie de cette i
Ï)iè'ceàyecnn'peu de cire; entre ces bandes
égères, l'ouvrier versé fa poudre ou la pâte«
d'émail jusqu'au niveau des arêtes et les met«.
en fiision en les soumettant à la flamme du^
chalumeau. Les anciens émaux obtenus paru
pe procédé sont fort rares. Le Musée du L qui «
vre eft offre un certain nombre-t95 à 117)^
des plus remarquables. *
« Les émaiaen taille d'épargne, appliqués j
» pour la plupart à un métal vulgaire, m -,
» furent que par exception l' » dè talerit.'En masse ét pris en-général,, ce
» sont des produits industriels dont -Limor ^
» gés fut la plus grande, la pluvféconde,la>. : ->
» brique.'Appliqués aux ■ ustensiles sajerés, -",
P ils n'entrèrent, que d-ins les églises pau r v
b"Vres, : et si oalerèncontre dans ies.gctuide%\
fr-tR
185$. -MERCREDI- 5 MAI.
• PRIX oà x.*£BOH8tsn?ant
PfBIS....... 13 f. fA^ ^tBTMESTKl^, " ,'%,
DÉPARTE11ENS. tô '' ■ '■'>'■ ,f ■
, uîj • nçméîu)
" four les pat» rougiras;: $e reitorlef .; i
- tàbleau .quieera publié dapa lp journal, ; t." j. ,— „ _
les 10 et«5 de chaque miis. i >t •■•■• .; ' ' -j-«
- ■ * ■ ,-.L;!• ' .•:'■■■ -3.1
. » « ' - - r » •.:•• • •- - 1 ' | r. • -i '
1 m tUwmtment datent de*^l*jtl6 w ^ " i ï
i^ceAasucemiy 'h \ -'ï r-,: . • .,
• • ■- ■■}' . 1 '-i 1 ^
- S'adresser, franco, pour la rédaction, â Mi Ç tîghéval -C iarigny,,
] ' fes artjçtà déposés né «ont'pu rèndiul -
v~,« —« - T r „... , _ nj —!?i ; , |> ., fatfrasp-, franco; gwr Faiministratian,À i/ïtfiiH, dfeçcteuf'i : "■
•*A StrasbmrglehetMsiAÙeÂsv&ZfPavr ÏAlièma
PARIS, 4 MAI.
M * / i * »<«.*
- ; 4^SM^'âg8 du Président de k.Républiqjig
en Sologne n'a pas tardé à. porter ses fruits.
Le gouvernement, après aVorf'pris ,1'atis du '
conseil général des porits-ét-chaus^es^vient
d'envoyer au conseil d'Etat .'un projet de loi
destiné & autoriser le commencement dès
premiers? travai^. d'amélioration dan§ cette
vaste et .mâl.beûreufe' contrée. Nous; essaie-
fait adopte?.
La Sologne, on le «ait; ;est cette 1 triste, téf
gion qui s'étend, au midi d'Orl^àï^, élit're la
Loife et le Ch,er, et qui flficupôiua e&pacs dé
460,000 hectares, -RLeoJ-de plus ïûisérablè
que l'aspect qu'elle office aux rftgar^'çfu
vo_vageur. Les bruyères, les landes et lés ter
res incultes en occupent près du quart ; les
parties cultivées ne donnent ,puè les fèr'
coites les plus ch'étives.,. jet" Jes' bestiaux
n'atteignent guère» au-delà de la moitiédu
poids que présentent ceux des pays voisins.
L'hectare ne rappprie que p.. fr.' de révpiîju
net àù propriétaire, et ne paie qu'un impôt
foncier de 80 cent.-'à l'Etat: ËnÛn les iiiiasr
mes délétères qui s'exhalent jiës ter£ç§ ja-
cultes et (les eaux stagnantes,^ciment im'pU
toyablementla population ^BSR vit dans çeftè
contrée désolée.''^é' hon^te?,
kilomètre carrée "n'y.è§t .qua 23j ^'descend
même à 11 dans cerUdns .cantons^" tandis què
la population spfciflqiiè dii reste^e ^a Francp
s'éj/îvê jt èi. L^ .vie. moyenne, qui est de 39*
ans dans notrepays, est de 23 annéés -seule
ment en Sologne, ét la r^ce qù'i l'haUte" e§t,
teliém.çnt étiolée', quelle ne peùljam^four-r
nir au service militaire le contingent propor
tionnel qui lui est assigné psir la1^. ''
D'où pjrprâRorietjé' stérilité' wtiç .io'sat-
lubrité de là Sologne? Voilà cç qu'emporté
de : constatèr d'abordj. cfflr,* jpùrtrçùvei'.le'
reçdède, il faui àyahï .toyt jiiéfli étudier'çt
bien constater la cause du mai. i
Le sol de la Solo^ittè sè 'tdni^ose, '^éiié'M-
lemept d^ude jcpuc^e de sablç peu fâVorytjlfj
à la production agricole.. L'élément calcaire
y manque, et lion- y 'rencontre sôu vënt< des
principes acideê gu,Vs'ôp'poSi](t/a^'déyéloB-,
penn'jit de la végétation. Ea 'outre; la cou-'
che de sable , essentiellement "pewttéâbl^,
repose sur un banc ; . d'argilQ^ çqn)ptçié^ènt"
imperméable,, qui empêche i'absorptiou des
eaux pluviales^ Voici ce qui résulté dè' cette-
disposition. Dans les parties'. çû lé.bajac arlj
gilë.ux offre une, cerûiné inclinaison^,njes
eaux s'écoulent avec rapidité" et laissent la' !
couche supérieure dans,-.
cheresse. ^solue,, Au q contïaiïe,, dans- .les',
parties où il n'a pas la pente-convenable
pour l'écoulemeûf des eaux'/ on trpUTe deà'
marécages qui né,sont paç moins- (Wisi- ,
bles à la végétatiob.' Ajoutons que là -né
gligence des propriétaires,'' «fiii ".lais^êpt[1$ :
lit jdes ruisseaux* s'.encombrçr d'berbea.èt.,
de sables, contribue-également à> former 1
des marais dans le tond des vallée^ 1 Ainsi'fa"
culture e$t par^ysép,, suiy^tU^es efl.drôi^t'
par des causes tput à faii opposées: ici paru
le rapide écoulement ;|les cau^,, là : 'paf t ,1^'
manque/jà'éoo^lenienVj.',;
fl ne, faut , pas croire ' cependàùt que les
nombreux étangs ^ue'4'o^ îett^ratp en;So^
logne, et qui, œiiy^'çrès '.dft quaxaAt^mfî.'
d sou territoire, proviênjient tous de là dis<-
position du sol où de ! l'incurie?des rivèrâiti#'/
C'est là une eiîjiç^r'qui a. été' t^p^païu^jiàj:' ;
tous les journaux à L'occasion du:voyage du
Président. L« fait ést' que la plù^àrt de'cés u
étangs sont'artipiSièls étqu'ils soûtformé's, è'fl
vuë 4'.un^, «pjQitaikjfti lagricQlê^qui'tBQéritW.
d'être connue. Les propriétaires ourles ffer- 1
miers font eux-mêmes ces étàngV ^n b'ârt'ayQ.t^
les jç6u,î*s (l'eaùj ils.l^.'emppïs^n^nJt'iaM i
de .troisans.ilsles vident'enlefvianUabondef, -
et ils rëéu'eillerit lejpo%on ; ; fjânqééSiiiVdî't^'
ils.e^èipilfent'le cvçqé|ipr^,par]^4éT!
tritus végétaux ou animaux' qiii s'y sont dé-'
j ■,!) "J f, u >1"' va "il ■■ ix) u—u i '-i g ji
|f£;Co^qme élément essentiel: . ' , .
,Qo' .co'iîyiéadra' que cette méthode, èm-
ployée d'aillfeurs dans quelquès^ autres 1 par-
jies de la iFrancé, est desiplu's -ingénieuses et
révèle une inteHigeacé^êmiarquable che? les
pauvres Solognots.. Malheureusement elle
entraîné avec 1 !eîle^ de:graves inconvéniens:
Ces é|aDgs, 3fti4 ië ( qjveaù est très yariable,
çt que l'on vide, à certains intervalles, vi-
çient l'cuf,' exhalent des vapeurs përnicieu-
se|.et 'occâs^ûiîenf les 'BeyrèS, jes .pbstrucr
tions,, lès. «maladies Joute sorte ,qui
frappent |ps l^abitaos - ejt qui abrègent leur
vie.. Aussi la Convention^ frappée de ce.s con-
féquënces désastreusesy avait-elle rendu en
Ôî ùn ûécrêl (jùi ordonïlàit), sous lës, peines
|es,'p,ii^ séyèj^s, /a' suppjçssjon de ces ma-.
Jais artificiels. La mesure fut exécutée un
u deux- ans.- Mais la Convention s'aper-
^lïe ' ïes ay^it' '^ou^. ^implemgnt condam^-,
|xés à'motirir de faim, -et il lui fallut rap^
peljer sl& idécrfits.par -, trop radical qu'elle
jpeùf tégle^-eï- ipii' peûyérit; .'sej^rir de rés^-.
Voirs pour l'irrigation des terres inférieures'; J
jnais la suppr^sîomSf pas avoir lieu
subitement et par. fiïdrj£{" la véritable et la
seule manière de l'opérer, , c'est de pfocu^ep
te? 'moyçp^.ie',tîff
leurs t#rr^3JBans : rÈcourir à cette sotte d'as-
Solemént 1 ; ; " , ' 1 ,v r ' ! "
I ^^b^mssepisntdela^ôlôgne doit résulter
tout natùrellement de sa fécondation. Suppcn
fez,, en effçt, le sol couver tde plantatioris'nom-
breusês, le? terrçs : arables améliorées par
la marne qui leur fournit l'élément calcaire,
^es parties'marécageuses çoriverties'en prai
ries par un bon système d'aménagement des
éaux;'Alors, toutes, lès 1 causés d'insalubrité
disparaissent d'elles-mêmes. Les plêuitations
a'ftrljp^ dë^sèkîh^nt la 'te^rë 'par ,"lâ su'çcio)i
iQUstan'tei (jé' leiirs Taçinés, et assainissent
'airpàr leui- respiration ; la marne neutralr- 1
e les miasme,s qui se (|.égagfpt 4es tçrmins !
.cides et chargés de d é tri tus végétaux ôu aiii-
yiaux en^décpmpïsîtmn^es seuls" ^tangs
çonservés%ofiV\léstinéë^'eifima'gasiEkr les
eaux d'irrigatiansji ct, 'oommei!ils doivent
être:anajnteruiâ à>des: niveaux censtâusj'-àls
ne présentent plus, dë dangers >pôurflat sauté
qu'uoe, .LaiSologna sérac salubre 1 ■ quand .elle
produifà.*'' 1 .■ i»î c) ,i K ' .w * h i
j t^l'à posé^le'i^oblèrn^'j'fee çimplifle.'.Tout
réduit k sàwîr si l'on peut'-rendre la.So-
Brongqiart„^en,CQnmi.paj? aes.j,trît,vaux de;
(jhysioiogie ^égétaie,» n'a pasi-hésité à se pro-
'rttdViîûlPû-l* nriiO' n^fiAiînôtfTrA'
étudiée ; ayCfc .attention. IL a--été plus 'foin-:
il a été' • jusqu'à ^values ; éïi. 'chiirrës b 'l'a-,
'^kioratidn^illjesVpÀs^bie'd'obtwir-SuiT
ëiViôM 1 . ^ét.lV^a .gôjjpgne pour:
TiU.êtMiparté, ;daùsxine certaine période, de ;
.4 millions dé' ft^iïès'â'li' oti^ipns 1 ,' fe't'la va-
{léur'^iji 128 ; ÊplUiioç^ ; ;â J6Q, miïlioys.
^oiJà.cectaiflemfait.jUne, opération inagnifl-
ourqûoi les pro priétaires n e s'empressent
ias de faire desjfQjéliqr/ilipnç, çu^si produc- 1
|ves. La raigoP.i.fi» .çgt .^impla», Gomment
1^. Brongniart. âmveri'il aux évaluations
(|ue nous venonside citer Ml caloule que lei
plaTitatippsd'arbre^ ^f;o^j^Bt fiçt^lle-
mëùt 80,000' he'qt4res,\ dçvfopt„en',couvrir
300,000 r quô les terres- arables devront être
de rotation dans laquelle , Iâ' , pîs(cîdiïttiïrè ciû 1 -'
cîârgées 'de marne'à'• fàison dè 30'm^ti-e^
clives gar tj^qfàr;ç, y -que les prairie^ flatyfçïjes
devront jêtre-doublées. Or tout eeiàtest im-
ossible dans l'état ' ' éctjieF^fès ' 1 chosës'. l^es,
8^000 heçt^^,,.4e"*pi§jita4i/ïftsV^
trouvent déjà diffusément 1 râ placer' leurs
roduits; la mirtie !; coûté 'trop cher d^ns là
pou-
S j,»
de la
« j Ip us grande partie âe ïà Sologne pour
PTYOïr y êtfe' fempioyïé J â PlÉneniléïïiént'
tejrrë, et Voriman^e dem'oyeiis d'irrigation
p|iur.; ^ccjtqîtee Ja,sbjH3fflcie des prairiesiâ-t
tiirelles.; Ce n'est detne pas îû faute'des pro-
pciéMires s'ils ne triplent pas leur revenu.',.,,/
'Qup fau| t il -pour effectuer ja rénova-
tipn agricoleset sanitaws" dé la contrée ï II
faut ouvrir des débouchai .'aux plqntatipns '
de bois, donner aux cùlûyâteurs la facilité
dç se procurer la marne à %• où 6 fr. le mè-
tre cube, amener : l'eau à proximité des par
ties susceptibles d'être converties en praifigs; ,
Ces conditions, si multiples et si variées en ftp- ,
ppencejpeuventêtrerempUesparlamêihena 1 - ;
turede travaux j d'est-à-dire par la ci^éktibri dé
voies navigables,- qui permettent d'exporter ,
les produits forestiers dans les contrées'voi-'
sipes, d'apporter à bas prix'etdè répandre 1
pértout les'matières calcaires indispensables '»
à s la -végétationet i enfin; de disposer de ~
moyenspuissans d'img^tion. Telle est la',
solution duproblême de l'amélioratiop.de la. !
Sologne et de sa fécondation.
1 C'dst dans ce but qu'a été proposé un sys
tème général de jcanalisation qui-embrasse-r 1
ràit la contrée Jout entière. Deux voies prin
cipales seraient établies d'abord : un canal-
de la-Loire ad Çhër et un caiiaj 'latéral à la • i
s|iuldr t ei fie premier,' qui \çst le plus impor-.
tarif s4£ira < l*Y«vrkAi"riAn+rj4>AVk-t*« .
. 0 t
dins'lâ Loirç, àu-des^pus .de Gp'sne, t'raver-,
ajrailjà Sologne de J'est-à i'ouest en domir
npt toute là région de l'ouest, et âbolu- ."
tirait au canal du Cher près de Montfichard. '
Lfe second,- le canal de la Sauldre, aùrait 36 ,
kilon^èjres • il serait ouvert latéralement a
la rivière de ce nom ; il dominerait la région
dè l'est, et viendrait'rejoindre le canàl ,, pré;
cèdent vers le milieu dè',son parpôurs. Lq
c^nal ^e la Loirp au .Cher toucherait p,ar .ses..,
deux extrémités, et le- canal de laSauldre, _/
p|ir son 1 extrémité'.supérieure, à dë'riches *
njarnières'dpnt il^ r'épandraien't les produits
dans toute la zone qui les borde. Comme-
ils seraient établis sur lës lignes de faîte, ils
pourraient imguer toûtes les parties voislr
nps. jln.fiji.ils ouvriraient un débouché aux ■
produits agricoles,, doit vers la Loire, soit • ■
vers le C^er, soit yers les nombreuses lignp-s/,,
navigables avpc lesquelles Ja Loire et le, Cher
sont «n communicàtion. A cfes deux canaux
v
^ f^fta(^ëràiént''plus tard'âesrigoles sjçboTÎ,-
d^ir^s' qu^!'ép, pénétrant dans les diverses
parties.de la Sologne, feraient jouir toùtfr la •'
contréeties^ tnêtpes avantages; Ce serjiifun
ensep^bté '^b P travaux ^ui .pomprjen.iiwit un n
deveioppement d'environ SOO kilomètres, et •'
qui pourralticôîûter 20 ; â,28 millions: :
!ll ne'yàfeit pas", 'comme' pn'le^ëpsél$'eû7
d pntreprendre simultanément tout ce réseau-
de canalis'ation; Le prôjët est encore à l'étu-
d|, e^Tori'né;deVrait ,d'aiûéurs.prpc'édèr que, "
s'iccèssivemenl à son exécution. Ce qu'il;y a>
d$ plùs urgent, c'est dë continuer active-'/
nient'lé'«i^rdè la'Saûîdre,' qui a.été'com- 1
mencé'eji' l,âî8 par les ateliers nationaux, et ,
dd mettre ainsi les marnières de Blancafort en
immifliicàtipn avec ; le C^^miif dè ' fer d'Orv ■
iniâ,, 1 Vierzon. Il conviendrait encore dè
soumettre r aux enquétés'-le projet de cà-
- .1 déia Ldire au Çherj^etj s'il/est approu- J
comme i nous'; "n'enjoutons , pas^ ,'df .le, ~
.mmencert'par i là partie comprise entre le
csjnalde- la"SàUldrë ét Montrithari; Lë'res|e
vendrait ensuite à mesure qùe ; le succès dès
travaux; serait reconnu et constaté. .
tLe - gouvernement, si nous sondjoies bien '
injformés, cppjpte suivre la'marche .que nous '
vqnona d'indiquer.'Le projet, qui a été en-
vqyé'au'-conseil d'Etat, contient Une dêina'xi-
de dç çréiiits ii^on'iant^ 3W,/0.00 fr/^saypfr.
3Q0,000 fr. pour la continuation du canal
d4 la-Sauldre, 40,000 fr. destinés â former'
uà fôndf découragement et de coidcoui^
pejur le curage de? cours d'eau, et 20,000 fi;,
qiji seront employés à rechercher si l'on
pourrait .^tâbliir des exploitàtïpps dp "marne
dans j§s. parties centrales de ( la Sologne. Ce !
sopt les premiers comme'ncemens d'une belle ■ ■
entreprise, qùi ari-acheraune'populatïon in-,"
té^éssaùite" aux' maladies, endémiques, -qui
mettra en valeur une vaste contrée aujour-
d'hui : presque perdue pour là production, et
qui indemnisera d'ailleurs le gouvernement
, 4e, ses avances paç i'augmentatip'n, qu'elle
spreduira dans le revenu des impôts. .
. . ' " " ; ■ 5. BtRi'?.'''-'
,i.^ ■# ■■ 6 « ri
— , ■,» 1 i^—Mp1i'u | .n.Vi,d 4M
> 1 ^ Voici.de nouveaux détails sur la conclu?
f sîon à laquelle^yiennerit d'être amenées' les
'affaires d'Egypte. ;
! Des correspondaftees da Caire, à la date du 49,
parvenues le 21 même au matin à Alexandrie^ s'ac
cordaient à dire que l'arrangeaient suivant avait
>été conclu et arrêté : . ^ ,t
« Le"vicei-roi accepterait le'Tânzimat tel qu'il a
Tété réglé à ŒônstantinopleJ ^et s'engagerait à le
,s [promulguer en. Egypte dans le plas bref, délai.
. ffoutefois, la Porté accjrderàit pendant sept ariifà
. [S; A. (le çacha demandait ce dmit 'pouf nuit \ou*
: (dix ans) Je droit!d'ordqnpef. l'éxecution imrtiédiate.
„ îdè tous les jugemens 'emportant ^a peine, capitale, !
îmais rendus régulièrement parles tribunaux crimi- :
inplsdu pays et seulemcnt/lans les affairés de meurtre
, (poursuivies au nom des 'parens delà victime. De
Iplus, Abbas-Paclia pourrait continuer à faire ad 7 ,
, tainistrer des châtimens corporels, tels que la bas-»;
îtonnade; a cela seul se réduîraip'nt les concessions 1
sdii divan. Pour toutes les autres affaires', quelles ;
; qu'elles soient, pouvant entraîner la peine, demçrj,*
jjes pièces' du procès 'devraient être ,éftyoyj§es à
pôosiaoiiqo^Ievf^'ijil'.ferait déQriitjyeipen't statué,
, sur le sort dii'cc{ndàip'né. l En c^s dd'corifirmatron,
[la sentence, recevrait 3o'n.'ex,écution.êp Egyptè;»
! 'Lés'mêmes cai^esfjon/lances ajoutent que les
difficultés qui existeâtentre lejicc-rfoi et les lié-:
Hliers dè JMehémet-Ali,'au sujet des liiens prove-.,
t de la succession de ce prince, s'ont ëgalefaeut.
ur lé poiiit d'être aplanies par îptermédiaire de
a'Porté, ^'ui avait épousé cjiaiideiiifnt les, intérêts*
ides princes égyptiens. '.. , - .,, '
! Depuis' le 3 4vril, joyrideson arriyée tnj Gairp,
fiiad-Ependi, indépendamment de quelques en-
,treyu^s avec Je pacha d'Egypte, avait repris-tous
4tes-je.UTS avec Edera-paqha les longue? conférences
qùj avaient déjà, retenu'ce dernier pendant huit
Igrands mois ; à Constantmople. * /
j " Pendarit Ai , ,co tirs de ces négociatipns, sans se
idépartir des*"mesures défensives adoptées récem
ment, le vice-roi montrait partout un visage serein
et affectait une imperturbable assurance ; mais-ses
craintes ne se révélaient que trop dans le soin ex
trême qu'il avait priB r d'isolerFuad i 'Effendi dans le
palais de Kaïssoum qu'il amis à sa disposition, et
idont une surveillance sévère, hautement mani
festée, écartai t tous les Egyptiens, grands pu pe-
Itîts, fonctionnaires ou simple^ particuliers. Al>^as-
; Pacha ne voulait pas que ses sujets communiquas
sent avec l'envoyé de la Porte. Sa.poliçea exécuté
isi rigoureusementi pes ordre?,} que, personne n?a
; (éé s aventurjir, non-seulemept pt^r 'Ja place où
jejt situé lepalaip'de Kaïssoum, mais ,encore dan§
Iles rues adjacentes, de sortç que pe",quartier sem-
; SHlait complétèrent .abandonne; la consigne était
! si exclusive, que dés médecins allemands au sef-
ivice du gouverneipeiit^ à , qui» le médecin par-
Kiçulier de Eifad-Éllendi était allé remettçetdes
i lettres de recommandation de leurs, collègues
•'de- Gonstantinôplé,- n'ont 1 pas cru pouvoir 1 ren-
!dre visite à leor COnfrfereV L6s : consuls généraux-
[étaient ■&' peû ; 'ptfès 'les^setiles personnes qui sè"
'scient présentées'' a» pâlAitf. Aussi' assurait-on "à
ià Alexandrie qùe Puàd-EfFéndi se plaignait vive-
, iment de son îsolehiènt ét de l'espionnage dont dn '
\ TaentbHré. • ■"t-
; Dès sein- arrivée au Caire,-le colonel Rose avait '
tété présenté auîpaoha-. La réception avait été des ;
('plus cordiales, cemm« oh devait-?'y attendre; Lè-
jdiploffiate^'nglaîs's'eri looe "hautement'et proféss»,;
vue grande admiration pour les éminentes quai h
jtés de ce-prince -si élrangemont méconnuj' idît-'il', J
'à ConstatitinopW, otr il éspëre ; opérer ! un réviré-'
. iment eii sa : faveur. ' Le : dernWr bateau français- a
l {apporté au colonel l'ordre inaftendu ; de retourner
i ja GonstantiBoplè pour y remplacer provisoirement
; {smStratford Gannirig, iqui va partir en congé, et
r jà -M. Murray tfelui de rester à son poste.- - ' -
* Le dernier fils du vieux Pacha,'le jeune Mehe-
lmet-A1î-Pàcha; qui s'était rendu à Constantinople
(contrôla volonté d'à vicè-roi ! -est• arrivé subite^
îment k Alexandrie le 19. 1 Il -était accom'p&gné de
^plusieurs' soldats de la garde dé- S. 'H.-' fet 1, dlbrk-
Ihim-Bey, vieux général 1 égyptien autrefois Wës'eil
tfaveur, depuis quelque temps en disgrâce^ comme
. jtant d'autres serviteurs de Mehemet-AH', et qài
Rivait pris volontairemeot l'e chemin dè l'ëxil. "
j »
i Le directeurduministèredesaffâîresétran ■
^ères du vice-roi- d'Egypte a 'adressé la cir-
iculaire Suivante; à l'agent'et consul général
' îde France au Caire" : ' '
• ] ' ..A: ! i ''.'k k& févr^çjr |852 v y';,.'.
; » Vous n'ignorez pas que les provinces du Son-'j
i dan, soumises ^ l'autorité du vice^roi, sopt envi-
>ronnées,,spr plusieurs points,de,peupladêsnoires
Set"de frâcfio'ns de tribus bédouines qui y font sou-,,
, jveiit dés incursions'aussi préjudiciable? à lfi tran-i
■quillité du pays qu'à lasûretedes voyageurs et'des
jcommerçans 'qui les parcourent:"Les ttentativ'és-de
{l'administration pour ramener ces populations à
des habitudes plus pacifiques ont été presqué tou- :
hours infructueuses, ft il en e6t résulté qoelaré--
gistance -armée ; et la guerre, ayant ,pqur obj^.de
Î 'efouler lés bandes -hostiles sur leur, territoire sont
es,seuls moyçu f s çfncaçes de mainfpif la paix, ejt
„ la sécurité dans les provinces spupnses., î îi jm.i
i i» Pans ce.t état de ( choses, le gouvernement du,
v. vicé-roi a dû« s,e préoccuper d'une manière parti
culière des mesures à prendre pour'rendre, au
tant que possible, impuissantes ^mauvaises dis-*,
positions des populations dont jl ^'agit, et, au,
nombre de ces mesure?,-ifigure en première ligne
l'interdiction absolue %ix marchands négocians et
de leur vendre dés armes et des munitions. • '
" » ■ Cependant, Monsieur l'agent et'consul géné^*
rà.Vj il est-notoire que ce 1 trafic 'illfcitc Ja lien- par' 1
flfentreçbise de négocians eojt européens, stfiï-indU'.
Igènes. 'Des aimes blanches-ou à feu^de la ipoiidre, ;
-sont expédiées aux 'tribus -insoumisesv. dans des!
; caisses portant l'indication de toute autre tnar-,
:chandise; et dernièrement l'autorité*a pu ftlire
îsâfsir cent ; vingt paires ' de pistolets ayant cette
destination, lesquelles armes avaient été expédiées
de Suez à Djeddah, et'de là au*Soudan par la voie
de Souakin.
» Vous comprendrez, Monsieur l'agent et con
sul général; combien une fraudede ce genre est
coupable, combien elle -est en opposition avec les
(véritables intérêts du commerce et avec les devoirs
[que -devrait : imposer aux négocians trafiquant
jdans le ; Soudan, la protection que le gouvernement •
(de son altesse leur accorde. • '■
! . » Dans lè- but d'y mettre un terme, des. ins-
jtructions viennent d'être de nouveau données^
jta'nt aux autorités du» soudan qu'aux bureaux de
(douanes existant sur la route de- feette possession,
|pdùr bue les marchandises introduites soient sou-
jmises a une surveillance exacte, et pour: que tou- - *
/tes les armus cl munitions de guerre qu'on tente-
Jraif de faire passer frauduleusement soient im-
imanquablement saisies: ■■■■■' ■■■■■■■■•'
| w' S. Exc. le gouverneur général du Hedjaz aété
len même temps invité à empêcher les Expéditions
; de ces objets par la voie de Souakin, et je suis
expressément chargé de vous demander. Monsieur
ll'àgent et consul général, de vouloir bien secon
der les efforts de l'administration, en enjoignant
à ceux do vos nationaux qui font le commerce
dàns le Soudan, de s'abstenir d'envois d'instru-
mens et de matériel de guerre, genre de trafic qui
iest non-seulement interdit par les réglemens en
vigueur, mais qui,-par son ob'et, est contraire à
îtoas les principes du droit des gens,
i ■ )> 11 est bien entendu qu'il ne saurait être ques
tion, dans cette défense, des armes dont.les voya
geurs peuvent avoir besoin pour leur sûreté per-'
sonnelle. » - - 1 ?
[Extrait Annales du commerce extérieur,
publiées par le ministère de, l'intérieur, de l'agri-
\cfilture ef du commerce.) "
| . , ■ <"»> . ' ——— mrnm , , ...
MM. les chefs des députàtions militaires;
appelés à Paris pour la cérémonie de la re
mise des drapeàux, sont priés 'de vouloir
bien adresser le plus tôt possible au général
de division commandant la maison militaire
du prince-Président de la République, l'état
des noms, grades et adresses à Paris de tous
'les officiers qui composent ces députàtions.
(Communiqué.)
{GARDE NATIONALE DE LA SEINÇ..
Qrdre du jour: du i" J 7 iat 18S2.
Le général cemmandânt supérieur, ' - • ■ >
^Considérant quç des gardes nationaux jugés,ap-.
!tes au service parles conséils de recensement, aux
(termes de l'art. 2 du décret' da-H janvier dernier
jet inscrits sur les contrôles,, ayant, ^té< requis par
jles chefs de bataillon d'aller prendre leurs armes,
jse sqni abstenus de ce service ; ■■ . >
' .Considérant .qu'aucun garde national ne ppnt se
isoustraire impunément à l'exécution 'd'un ordre de:
son chef direct, arrête j >/ i ; ; f . - >
i Chacun de MM. les chefs .dç balailloa-de la
garde nationale dé la Seine fera dresser le tableau
des officiers, sous-officiers, caporaux et gardes na
tionaux destinés à composer les conseils de disci
pline, , conformément aux dispositions de.l'arlicle U3,
•idfe là loi du 43 juin 1851. , s -.«.y -
. Aussitôt l'envoi de ces tableaux à l'état-major
;général, un ordre du jour indiquera l'entréfe, en
fonctions des conseils de discipline, la maniéré de
procéder et les jours de réunion pour chacun
d'eux. ' ' '
1 Le' général commandant supérieur saisit cette
occasion dé féliciter ceûx ^es 1)àtailloris qu'il a
déjà passés en revue de leur excellente tenue, du
jbon esprit et du dévoûment qu'ils- ont manifestés.
\ Il remercie de leur zèle et de leur ■ activité les
'chefs de bataillon et les, capitaines, officiers^ ser-
igens-majors, sous-officiers et caporaux qui l'ont
jsi bien secondé dans la tâche, qu'il avait ^.remplir,
ï .. Le général de division cbnjm^ndânt supérieur,
; l|! ', ! "Signé, jïarq.uiç dk lawœstîne. ; i
' M. CAMILLÊ BEÂCVAÏS.
'j . .
' L'industrie 'de la ' soie, frappée coup sur
cotrp dans ses chefs éminens, vient'dé faire
encore une perte cruelle." M. Camille Beàu-
yais, brisé depuis plusieurs atlnées"par une
maladie du cœur, a T succombé le 1 er mai!, à
l'âge de 5oixante-et-onze ans.
i : Quatre hommes se sont fait un grand nom
dans là sériciculture, depuis què cet art in-
génieux,s'est introduit daq? l'ouest de l'^q- '
rçpe, èt là Frariôè a l'honneur d'avoir dbnné
le jour à trois de ces personnages illjastres.
Olivier de Serres, à la fin du XVI e siècle,
résumadahsson impaorf,eJ. ouvrage intitulé;
là Cvèillëtte de ta so/^-toufes 'les eanpais§m ;
ces de son époque sur cette préciéuse bran
che de l'agriculture i c'est le premier livre
qu'elle ait lnspirè, le plus charmant^ éèrit,
diràit-ron, avec 1^, plume de .lâEoixUdgQe. y jèt '
r^nipli de faits, riche 4'enseTgqefnens' ^ont,
nous pouvons faire encore noxreiproJdU ; ;
• L'abbé poissier de Sauvages, ( qu'on ^e_ut
appèïer le pèrè de la magnanerie moderne".
• r \ 'ils* Sfc*. 0 *
; esprit dénué dë"hardièsse et d:inventipn,.
! niais profond ôbservatéur,_ ét patient à mi-
■ raclé,; fiait'justice.' d'uti'e'partie notable deç
I fables ét •'absurdités qui infectaient la; sérici-^
•cuituré'àu milieu du dernier siècle. Il a : jeté!
J les bâses des perfectiôijnemens qu'il près-
^ sentait, et que potre époque réàlise:
, Le comte yëhjtièfa Danqolo,mort en 1819,
se consola dçs meilleurs de sa pâtrie", dans
i l'étude'savante de l'art séricicole. Impatient:
:de le voir -sortir de sa fange, il s'écriait :'
L'art dè,fller,la sbie ést-entre les mains' de,
'gens aussi Ignorans que ceux qui la produit
isent 1— Chimiste habile, esprit pénétràht,,
mais un peu minutieux, il soumit la ma'gùa-'
nerie aux calculs d'une critique fiûe et âssez!
précise. Sa gloire est H'être entré le premier!
dans le progrès réel,.dont il ouvrit tous lés,
chemins. ; Dandolo ^ conçu l'atelier salûbrë,;
mais il ne l'a qu'imparfaitement essayé. Se-?
Ion M. de Gaspariri', il n'a su'ou n'a pas osé;
entreprendre dès réformes dont il avait ,tou-
ché tous les points^,
M. Camille Bêauvàis' n'entra dans cette'
carrière qrqi'èn 1824. Fabricant à Lyon," sa'
ville natale; ir laissait la réputation a'un'
grand industriel, prbbe, ingéhieux et rempli
dégoût. A dix-huit ans il était à la tête d'une, ~
maison considérable. A vingt ans il occupait
deux taille ouvriers, et l'Empereur émer
veillé le présentait à Joséphine comme un rar«
ex!emple de raison précoce et de haute càpaci^
té industrielle; car «e jeune chef d'une nom-
breuse famille avait'commencé sa: carrière
i presque sans capital, et avec une éducation,
à peine ébauchée. Le premier il aâit du crê-î
pe de Chine, d'après mië bande de cettfrétoffe/
a peine connue alorâf'har^e eïileiléûTurtiveï.
ment à une robe .de l'impéfatricev On lui'
, doit un grand n'ombre .d'sutrès combinaisons
ingénieuses de tissus. Â;Mingt-six ; au3 il pré'-!
sidait le tribunaltdésr prudîiommes,' qui a- -
rendu tant de services a la ville de Lyon,- eij
qu'il a pour ainsi dire créé. Sa croix" de-la?
Légion-d'Honneur date de 1817.
Retiré des affaires, il n'eut point d'abordla. '
pensée de réformer ni même d'améliorer l'in r ' f
' uustrie séricicole dans ses pratiques; maisunè'
idée l'agitait et le troublait, la même. q\iî !
préoccupa stérilement/ du moins 1 quant au'
fait de la soie , He|in IV et Sully, Colbert"
et Louis XIV: Pourquoi la France ne prô-'
duirait-elle pas toute la soie que fâssenf
ses fabriques î Je n'ai pas à discuter èette
question,où je pourrais me trouver en dis*
sentiment avec .'mes amis ; mais : M. Beauvais
crut la résoudre en prouvant, par. les faits,',
qu'il était possible de produire industrielle-;
lement là belle -fit bpnne soie au centre et au
nord, copime au,sud>dps Gaules.. Ipcqntestà-,
bleijaent il arpfqlu ce proj^lerriè, bièn qi; -l'es'
travaux de -l'agriculture', id.iiord,' ne puis
sent permettre de,long-temps' à, ^.'sérici
culture 'd'y,' dévenù"! populaire, ' c'ékt^a-dire'
de fabHquèr'des'quantités considérables, et
de s'approprifei 5 unè' petrt importante dans
les cent' millions' de grèges et de soies ou-'
yrées que nous achetons au dehors tous les- '
ans. En» réalité M. Beauvais trouva plus et
mieux qu'il ; ne cherchait ; il; amagniflque-^
ment dépassé le but de ses premiers désirs..
Cet hommes d'uDe intelligence vive et act,
tive, ardent et: dévoué jusqu'à, l'enthousias
me, était d'une constaiice^ à toute épreuve, et
Dieu sait par, quelles épreuves il a passé !
car, parmi ses,proches,, prç lui a'fait plu
sieurs" fois l'honneur de le croire fou' ;l
ftl. Beauvais comprit au début qu'il lui fal
lait mieux que les pratiqués traditionnelles
incertaines du midi, pour : obtènir au nord
1 un succès décisif; Il troujauii digne Mécène •
dans le duc ; de : Doudeauville, alorà ; ministre'
ue*îa , rriaisPrf'dti ! ïdi , , :! qui lui afferma le dot»
maine des Bergeries-de-Sénar-t,-- appartenant
à Ja liste ciyile ;«.ij rencontra dans M.-Darpej.
! là science aimable "et cèmplaisWtir qfuttîOm 3
j prit, qui réalisa ses idées de ventilation etdt magnanerie salobre, .laissant bien loin d'elle
.les poêles, lescfremiûëe's'etlwbouteiilesdés-
« infectantes de Vicenzio Dandolo. tlLse mit. à
expérimenter -l'Une après l'autre .toutes les- v
Jfratiques attribuées aux Chinois ; même
es pliis ridicules ,' .auxquelles il suppôt
;sait toujours.'un. sens daché; il refit pa-i
itiemment tout ce 'que lès .'vieux livres ,dfé:
sériciculture contiennent de" pratiques àvor-
itées lou^bandonnées j > il t manqua, périr ' en"
poussant la température de l'atelier jusqu'au;
point très éleve où les larves s'arrêtent et-.
îcèspept de mariner fa feuille. Tant de tra
vaux, jet çuçtôjjt.Je, succès qui les couronna,
eurent du rAt®itisseipent..)jn^ jeunesse avide
d'instruction accourut aux Berger iè's, 1- de tou
les points.de l'Europe, et entoura le ipaître
de.sa confiaùce. et de son amour. Cléiait uu'!
curieux spectacle que ces aïdens travailleursi, !
à 'la besogne nuit et jour, -manches retrous-!-,',
gées', épuisés de fatigue, mangeant leur paiq;
a la hâte, et ne consemant à s'asseoir que«
pour écouter quelques instans la toix'SymJ"
jÇûll^tiûiis. 'ifisii.'>!
, • . 's y I
.* v , j 1 ' f iîî* \ > { J'ii
■=> LES ÉMAUX rJ -
''.••'•u i .i ; v
ôn confond'quelq^iefofstlanslàdénoâûîpa 1
tiou coiritmme d'art céra'mi^uej 1 t^ùslès arts
dans lesquels sotrt mis étï ufeage la tfeif è et
les minéraux. maniés en pàté/ modtiléS-et
soumis à l'action.-du four; Il impor te ^d'ëtit 1
blir ici dtfs distinctions, i' i ti ---
La céramiqùe proprement dite «'est tout
simplement l'art du-poUbt'.l/iiîdiifetrîfe céra-'
mique embrasse .là fabrication 'dè toi^S lès-
objets un terre cuite, idèp'uiffia briqûe eom^'
mune jusquSalux vases étrusques, jusqu'à-la 1
porcelaine dn^àpofl'. <è date' des temps les-
plus gran(f "nombre ïïe'pteûVës: L^iremi^ 1 ;
homme dut commenter pàl" a'pp'rocber' ôe» !
lèvres des purs-ruisseaux^ qùPafi-cfèàient'
l'Eden ; il tôt probàblèt* que''Sàf-prèmière J
coupe fut une" feuille» ide"' platanefotflée"
en. cornet-^ qu'il creusa son |jreinrer # vaië f
dans un tronbdè figUièi^ii «st èérMd;Me '
le vase de terré saiwfimWédlîttetaefftTèva^;
de-boisi- yi - ''' •'■ !!
On -s'ait; commeût' Un ; pasteutr^BéniÇièîï,
découvrit l'art du vfcrfiferï Ceêt'âu-'mêrb'é' "
sard, sans doute,'qu'es't due rinvéÈtion'de la
poterifr de Aerrev^t-'ce-bàéàfti Bé produisit-'
probaWémàati les' çreffiièrés^ffifi^ qûé î'h'ôt&- !
me fit .1® J > $i2S£lim&&3ea'e mouillée pour
'échauffer, sç3, ; mêj^bW$ ' èn gô.urilis 'p^r" le
gpiiK I 'trisfe ! i (}és' ^éàux,!^ue,!lu\,y^l,ut.'sçtde-
î ^tiéi.s|"aii^,,' 4 " ïai çlme. '!->-,, j Celle, hy pptiièsè',
i^.-_ • -i.-. «... '-i-*g ^ bo(jir,qûoi;on re- ]
■' lâe^e^ê' étabMc
dè '^ran^iièclç?' avanf iJésus-Cbrisf.i
Âve'clè prèinifcr pot naquitlà première brique
et peti u peu lé sentiment du beau prenan t
'-j)làcé ;S à cote aû'sèntimènt, de l'utile,, le yaSft
infoMèf s'assiijè'ttit' à' dës prdpôrtipns, elé-
iln kitîiVi'ih /lA/tVrwil' trAvnia '
a. ui« fu y t i^^u.VMUUiuuu9;
apportée àla'éomppsttiou.âè ce .verhis'étehdji
'sur là brunie dqs premier? âges devaient fion-
dûire àla'aécouverteder^maiUerie eteertains
qui' rart de l'êTnailleur était connu des
' Egyptiens'dans fàtites'sès applications.! Mais
'fefles 'fbuilles 'ppérées'diiûs les enivir'pns de'
''Bkbylorie; si lès fècherebes faites,dabs le^
tdcûneaux <îe : Mëmphis" oq't prbçb,ré la .tfpu-
vaiUe' ^préciensfe'' q'ùn graqd* nombre dlob-,
jpts sùt'Jlesquels i^i 'présence 'de l'éblail/
•'Objelè tiiç ï&iïïè cuite'., .Quah't à, l'a.ppli'èatiôh
d^ "l'émail '4ii ! rnetal 1 ,ces t^mps'.'n'én oui
"lâi&^'kùcutie trace:;En.Ëgvpîe' ( ,et en Chaî r
dée'j, r dân| ! f'an tïqiufé, héroïque çt!.daus.
"^^"Hntiquit^"plus'Volsine, 1 ttui' eSt celle de
fe i ée , 'dèpûi^'ï , ïiidiâii i , et;cèlle dp'l?îté|.
P'w sa ! ^ivilisatio'n par là '
dbnV'ëpé? .ëst 'b'raùïlie•' die 'PÇ de-
vlerit'urf àh'ûbinpîèté'mMF flistrat}t''âè!'celui i
( du pptîer què yérs le Illf siècle, et non point..
!en Qri'ent, .eri'Grèce.ou en Italie, mais c v hez, '
i les" barbares yoisinst.de l'Océan, les Gaulois.
,-M2êtte date et cettp origine «attribuées^ l'ê-
mainerié.prûpreménidite elçonsidérée coxn r
mç.un ^rtjà.part de tout autre, reposent sur.»
unepbràse; dé Philostrate.rapportée par M.' ?
le comte ' de Labordêj. dans sa'Notice des,.,
•! émaux p-xpo^ésàu Louvre « On rapporte, écri t '
V; Çhilpstrate, que, les barbares voisins del'O- ;*.
,»i cé^n étendentdes couleurs sur de l'airain ar- .
,»i aent; elles s'y finissent, deviennent aussi .du---'
'res que la pierre, êt le dessin qu'elles figu-
rént sè conserye. ». . ,,
, ! voilà bien tous les caractères qui ^consti-, '
tuent la véritable émoilleriç. sur métal, c'èst- "
,àj-dire la plus haute branché de i'émaillerie,
celle qui a produit,.entre les mains des or-
jfpvres-pt des peintres, de véritables cjliefs-
d'œuvrè d'art èt des merveilles ,de goût, t
.Qbservon^ en outre que Philostrate parle de, !
epsj émaux sur métal fabriqués par les bar* ;
,bai"çs voisins, de l'Océan comme d'une chose
! nouvelle, qu'on n'a point encore vue et qu'il !
ri'auratt.pas manque dç connaître,, coinme le ,'
. fait remarquér "M, le comte de LaJjojçdp, si ;
; l'industrié de son' tèmps avait su l'a produi:.. '
re ou sïle's cabinets dos curieux (ïô'jlome en . ,
■ eussent Jjr&eptédçs'spécimènsi ", ' f !
^ ' p~De cette,phBàséde Philostrate, dit là np- ' ■:
J »i jicQ, né fera'pas sortir autre chose, que "s
» çet aTfeu assez pénible pour un. Grec, et! !
»i tljêoiepour un Roniâip,
» Ipisj avaient le setret dé l'émail incpiinu
»i aux hâtions'dites civilisées. » ; '_ !
, •; Cette assertipn que I'émaillerie sur métal 1
'est d'origine opcidentale, s'appuip sûr des ar r ,
guiliènShombreiix:ireû e|i ùnqiii paraît" de
meurer sans réplique ; c'est què les pluç ^n-.
ciens bijoux égailles se rencontrent dans le
i sol de toute l'aucienneGàule £t appartiennent
: à uiîe époque qui prçcède de long-temps Tpcr,
f cupàtioii romaine. Les fpuillçg faites en
France et dans une partie de là Gaulé Bel?
, gique et,de l'Angleterre, ont toutes m/s aû
jour de nombreux bijoux et ustensiles
écnaillés; les fouilles faites en Italie ,: de-
ipuis des' siècles, n'orit rien produit ae ce
; genre, et, au, delà du Rhin, dans tojut le
Nord, où les'tombeaux, de toutes disposi
tions ont rempli les musées de bijoux en or,
et d'ustensiles eh hron^é.'les objets émaïllés
sont inconnus,-ou au moins tellement rares
et d'une origine si, incertaine, , qu'on peut
avec-assurance' établir que I'émaillerie n'y fut
pas: pratiquée et que les bijoux émailles y
i sont d'importation. !. , ;
Voilà donc uii art découvert .vraisembla-
; blement par de simples pptiers, mais, par-
1 faitement distinct 'de l'art céramique pro
prement,dit, .par suite' de l'application, d:-
recte del'émail au métal ; ypilà, dig-je, cet
art définitivement rangé ,a\i''nombrp des
! conquêtes de l'Occident. Quant îiu mérite dè
5 la'supériorité dans ses produits,. il appar
tient incontestablement à la -Frahca, .Ç'èét,
; des fabriques de Limoges que sont sprtis
procédés et "jusqu'au .style,
de leur école; enfin les p\,us beaux é^naùj. de
la collection du l^ouvre, .coileciion très riche
en qe sens qu'elle contient des spécimens de
toutes origines, sont des éoiau^ abs'ohirïierit
français. ' 1 ' . ; " r ', ,
lès éniaux dbs 'orfèVres' dnt "siibl quatre
modifications radicales, qui* constituent' ,qua- ! !
tre classes : ." ......
: 1° Les émaux en taille d'épargne ;
2® Les émaux cloisonnés; .
3° Les émaux de ba^e taille, '
4° Les émaux mixtes, qui participent de .
plusieurs procédés. '. " - ,
l!e procédé pour la tailled'épargne cpn- 4
siste en ceci : l'ouvrier trace un' ueèsin«sur
le métal, et il evide tout ce qui n'est pas le
contour du dessin ; les creux, produits au
moyen de l'outil d'acier sont remplis d'émail
en poudre ou en pâte, diversement nuancé
de case èn' case. La pièce ainsi préparée est
soumise à une haute température, l'émail
entré en fusion, s'unit aii. métal et iaiése en
reliéf les traits du dessin épargnés par. Té-,
chope. ' , .
C'est à la classe dès émaux en taille d'épar
gne qu'appartiennent les dix-neuf plaques,
numérotées 3 — 21, qui ornent le reliquai
re de .Charlemagne (XII e siècle).— Le ciboire
avec son'couvercle (XIII 0 siècle) [n° 31]. Ce(te
pièce, d'une incroyable richesse d'ornemen-
tatioi), est sprtie des fabriques de Limoges, '
pinsi que la'crosse abbatiale n° 32.—Le beau
reliquaire n° et toutes les pièces compri
ses entre les ri® 3 i et 87 — Il résulte d'une
fo'ulé de rensfignémçns. recueillis par M. de
de"Liu}oges, ôa ' sont, dus à des artistes de
cette Ville, natifs dp Limoges même, ou qui
s 'y étaient "formés. . ' ,
' Limoges ét ses artistes occupèrent d'ohe
long-temps le premier'rang'dans'l'art de
I'éma-illehe; ihais/viîrsle'commencemènt'dh
celèrent
dl'g;ràtià
trix• rémaillérie'.y, entrait dans'là-période'
e déçadenctî] ^ l'esprit industriéî- et hier--
cantjle'la ttiait! — Les causes 'de cette déca-'
dence ! opt été ' savatnment" exposée^ dans 'la f
notice fies "émaux du' Louvre ,' dont ilous 1
nous bornons à analyser ici quelques parties^ 1
nous conseillons à tous 1 ceux;d^ nos lectéurs
que ces matières : intéressent 1 d'y recourir .'
.directement.
» Pour en finir avec,'les émaux des orfèvres !
,et arriver prom'plenient à là s'érie des émaux f
des peintres qui sortent du domaine de la <
pure antiquaille pour former une'véritable <
branche de ! l'art, dans râcception 1 la plus «
élevée du mot art, nous ne dirons qu'uni
mot des émaux cloisonnés. 1
Les émaux cloisonnés diffèrent des émaux' :
en taille d;épargne; en ; ce. que les traits du
dessin ou de la mosaïque émaillée sont ob
tenus au moyeiï de bandes métalliques, non-
jpoint épargnéès dans une pièce d'or ou d'ar-
gent, mais fixées à la 1 surface polie de cette i
Ï)iè'ceàyecnn'peu de cire; entre ces bandes
égères, l'ouvrier versé fa poudre ou la pâte«
d'émail jusqu'au niveau des arêtes et les met«.
en fiision en les soumettant à la flamme du^
chalumeau. Les anciens émaux obtenus paru
pe procédé sont fort rares. Le Musée du L qui «
vre eft offre un certain nombre-t95 à 117)^
des plus remarquables. *
« Les émaiaen taille d'épargne, appliqués j
» pour la plupart à un métal vulgaire, m -,
» furent que par exception l'
» sont des produits industriels dont -Limor ^
» gés fut la plus grande, la pluvféconde,la>. : ->
» brique.'Appliqués aux ■ ustensiles sajerés, -",
P ils n'entrèrent, que d-ins les églises pau r v
b"Vres, : et si oalerèncontre dans ies.gctuide%\
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