Titre : L'Aérophile
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1934-03-01
Contributeur : Besançon, Georges (1866-1934). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344143803
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 25059 Nombre total de vues : 25059
Description : 01 mars 1934 01 mars 1934
Description : 1934/03/01 (A42,N3)-1934/03/31. 1934/03/01 (A42,N3)-1934/03/31.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6553676x
Source : Musée Air France, 2013-273394
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 04/11/2013
- Aller à la page de la table des matières65
- Sommaire
- .......... Page(s) .......... 65
- .......... Page(s) .......... 67
- .......... Page(s) .......... 67
- .......... Page(s) .......... 72
- .......... Page(s) .......... 75
- .......... Page(s) .......... 83
- .......... Page(s) .......... 83
- .......... Page(s) .......... 87
- .......... Page(s) .......... 88
- .......... Page(s) .......... 89
- .......... Page(s) .......... 89
- .......... Page(s) .......... 90
- .......... Page(s) .......... 92
- .......... Page(s) .......... 92
- .......... Page(s) .......... 96
80 l'Aérophile, Mars 1934
de la température, qui est pourtant le facteur
capital en matière de machines thermiques,
aussi bien sous le rapport de la consommation
spécifique de combustible qu'au point de vue
de la bonne conservation des organes. Bien
des techniciens répugnent à l'emploi du dia-
gramme entropique parce que la notion d'en-
tropie leur apparaît comme une fiction mathé-
matique dépourvue de signification physique.
lité, l'entropie est une grandeur fondamen-
tale et beaucoup plus scientifique que la « ca-
lorie », définie empiriquement par réchauffe-
ment d'une masse d'eau entre d'étroites li-
mites de température.
Le génial fondateur de la thermodynamique,
Léonard Sadi-Carnot, avait une notion très
nette de la nature même de l'entropie, sans lui
donner ce nom, lorsqu'il considérait la chaleur
comme un «fluide calorique ». L'entropie n'est
pas autre chose que la « quantité de fluide calo-
rique », qui est à la « quantité de chaleur» ce
que la quantité d'eau est à la quantité d'éner-
gie hydraulique développée par une chute. La
quantité de « chaleur », ou plus exactement
« d'énergie thermique », est le produit d'une
« quantité de fluide calorique » (appelée aussi
« entropie ») par une différence de potentiel,
qui est ici la chute de température. On peut se
représenter la chaleur sous la forme d'atomes
d'entropie animés d'un mouvement vibratoire
plus ou moins intense suivant la température.
Au zéro absolu, ces atomes du fluide calorique
sont complètement inertes, mais ils pourraient
cependant être comptés si nous disposions
d'appareils de mesure appropriés. On peut ad-
mettre que ces atomes d'entropie sont impon-
dérables et existent dans tous les corps. Chaque
fois qu'il se produit un frottement ou un phé-
nomène du. même genre, un certain nombre
de ces atomes se trouvent arrachés, et il y a
donc dégagement d'entropie. C'est bien ce qui
se produit dans tous les phénomènes irréver-
sibles. La définition de la « calorie » est d'ail-
leurs basée sur l'un de ces phénomènes irré-
versibles (chauffement de l'eau par le mouli-
net de Joule, proportionnel au travail méca-
nique dépensé).
Ne cherchons pas ici à savoir si un corps
pourrait être complètement vidé de l'entropie
qu'il contient. C'est là une question d'une haute
portée scientifique mais qui sort du cadre de
cette étude. Nous avons tenu à entrer dans ces
considérations théoriques sur la nature de la
chaleur pour donner quelque assurance aux
techniciens qui hésitent à se servir du dia-
gramme entropique parce qu'ils mettent el1
doute la réalité physique de l'entropie.
Ce diagramme, couramment employé pr
les constructeurs de turbines à vapeur, se Pre
sente sous une forme extrêmement simple da
le cas des moteurs thermiques qui utIllSe
des gaz pratiquement parfaits, c'est-à-dire tre
éloignés de leur point de liquéfaction. Pour ces
gaz, le travail mécanique développé par 11
détente adiabatique (c'est-à-dire sans écbaOc
dé chaleur avec l'extérieur et par consétjue
sans variation d'entropie) est proportionnel
à la chute de température (pour une IïiaS £ jc
de gaz donnée, bien entendu). Le coefficient d.
proportionnalité est le même, quelle que so:
la pression ou la température du fluide, sï „c
chaleur spécifique du fluide peut être COIlSr
dérée comme constante dans les limites (e
température et de pression entre Iesque
s'effectue le cycle. La proportionnalité du tr,@
vail de détente à la chute de température ne
subsiste plus, au contraire, si le gaz subit de'
transformations moléculaires qui absorbe t
ou dégagent de l'énergie et modifient par cofl
quent la valeur du travail externe recueilli.
FIG. 1. — Diagramme entropique, avec réseau a
courbes d'égale pression (courbes identiques ei
équidistantes pour les gaz parfaits).
, * le
Dans le cas des gaz parfaits, tels que J'air, le
tracé du diagramme est très simplifié par lee
que l'on peut porter à l'avance sur la fem
le réseau des courbes d'égale pression ou iSo
bares. Toutes ces courbes sont identiques e
superposables par déplacement parallèle à l'e ,
des entropies. Un réseau de courbes équi
tantes correspond à des pressions dont les 'V8.
leurs sont en progression géométrique (Pfld
exemple : 1, 2, 4, 8, 16, 32. kg/cm). A cet e 1 S
le diagramme entropique est beaucoup P
commode que le diagramme PV, qui devient il"'
sible pour les pressions trop basses ou trop e e
vées. L'allure de ces courbes isobares est logfl-
de la température, qui est pourtant le facteur
capital en matière de machines thermiques,
aussi bien sous le rapport de la consommation
spécifique de combustible qu'au point de vue
de la bonne conservation des organes. Bien
des techniciens répugnent à l'emploi du dia-
gramme entropique parce que la notion d'en-
tropie leur apparaît comme une fiction mathé-
matique dépourvue de signification physique.
lité, l'entropie est une grandeur fondamen-
tale et beaucoup plus scientifique que la « ca-
lorie », définie empiriquement par réchauffe-
ment d'une masse d'eau entre d'étroites li-
mites de température.
Le génial fondateur de la thermodynamique,
Léonard Sadi-Carnot, avait une notion très
nette de la nature même de l'entropie, sans lui
donner ce nom, lorsqu'il considérait la chaleur
comme un «fluide calorique ». L'entropie n'est
pas autre chose que la « quantité de fluide calo-
rique », qui est à la « quantité de chaleur» ce
que la quantité d'eau est à la quantité d'éner-
gie hydraulique développée par une chute. La
quantité de « chaleur », ou plus exactement
« d'énergie thermique », est le produit d'une
« quantité de fluide calorique » (appelée aussi
« entropie ») par une différence de potentiel,
qui est ici la chute de température. On peut se
représenter la chaleur sous la forme d'atomes
d'entropie animés d'un mouvement vibratoire
plus ou moins intense suivant la température.
Au zéro absolu, ces atomes du fluide calorique
sont complètement inertes, mais ils pourraient
cependant être comptés si nous disposions
d'appareils de mesure appropriés. On peut ad-
mettre que ces atomes d'entropie sont impon-
dérables et existent dans tous les corps. Chaque
fois qu'il se produit un frottement ou un phé-
nomène du. même genre, un certain nombre
de ces atomes se trouvent arrachés, et il y a
donc dégagement d'entropie. C'est bien ce qui
se produit dans tous les phénomènes irréver-
sibles. La définition de la « calorie » est d'ail-
leurs basée sur l'un de ces phénomènes irré-
versibles (chauffement de l'eau par le mouli-
net de Joule, proportionnel au travail méca-
nique dépensé).
Ne cherchons pas ici à savoir si un corps
pourrait être complètement vidé de l'entropie
qu'il contient. C'est là une question d'une haute
portée scientifique mais qui sort du cadre de
cette étude. Nous avons tenu à entrer dans ces
considérations théoriques sur la nature de la
chaleur pour donner quelque assurance aux
techniciens qui hésitent à se servir du dia-
gramme entropique parce qu'ils mettent el1
doute la réalité physique de l'entropie.
Ce diagramme, couramment employé pr
les constructeurs de turbines à vapeur, se Pre
sente sous une forme extrêmement simple da
le cas des moteurs thermiques qui utIllSe
des gaz pratiquement parfaits, c'est-à-dire tre
éloignés de leur point de liquéfaction. Pour ces
gaz, le travail mécanique développé par 11
détente adiabatique (c'est-à-dire sans écbaOc
dé chaleur avec l'extérieur et par consétjue
sans variation d'entropie) est proportionnel
à la chute de température (pour une IïiaS £ jc
de gaz donnée, bien entendu). Le coefficient d.
proportionnalité est le même, quelle que so:
la pression ou la température du fluide, sï „c
chaleur spécifique du fluide peut être COIlSr
dérée comme constante dans les limites (e
température et de pression entre Iesque
s'effectue le cycle. La proportionnalité du tr,@
vail de détente à la chute de température ne
subsiste plus, au contraire, si le gaz subit de'
transformations moléculaires qui absorbe t
ou dégagent de l'énergie et modifient par cofl
quent la valeur du travail externe recueilli.
FIG. 1. — Diagramme entropique, avec réseau a
courbes d'égale pression (courbes identiques ei
équidistantes pour les gaz parfaits).
, * le
Dans le cas des gaz parfaits, tels que J'air, le
tracé du diagramme est très simplifié par lee
que l'on peut porter à l'avance sur la fem
le réseau des courbes d'égale pression ou iSo
bares. Toutes ces courbes sont identiques e
superposables par déplacement parallèle à l'e ,
des entropies. Un réseau de courbes équi
tantes correspond à des pressions dont les 'V8.
leurs sont en progression géométrique (Pfld
exemple : 1, 2, 4, 8, 16, 32. kg/cm). A cet e 1 S
le diagramme entropique est beaucoup P
commode que le diagramme PV, qui devient il"'
sible pour les pressions trop basses ou trop e e
vées. L'allure de ces courbes isobares est logfl-
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Auteurs similaires Besançon Georges Besançon Georges /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Besançon Georges" or dc.contributor adj "Besançon Georges")Correspondance et papiers de Félix et Paul Nadar. I -- CORRESPONDANCE. V-XXI Lettres adressées à Félix Nadar. VIII-XIX Lettres de divers correspondants classés par ordre alphabétique :. VIII Agutte-Bouyer. /ark:/12148/btv1b53273171p.highres Correspondance et papiers de Félix et Paul Nadar. I -- CORRESPONDANCE. V-XXI Lettres adressées à Félix Nadar. VIII-XIX Lettres de divers correspondants classés par ordre alphabétique :. VIII Agutte-Bouyer. /ark:/12148/btv1b10084480b.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 26/60
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6553676x/f26.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6553676x/f26.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6553676x/f26.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6553676x/f26.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6553676x
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6553676x
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6553676x/f26.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest