Titre : L'Aérophile
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1906-01-01
Contributeur : Besançon, Georges (1866-1934). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344143803
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 25059 Nombre total de vues : 25059
Description : 01 janvier 1906 01 janvier 1906
Description : 1906/01/01 (A14,N1)-1906/01/31. 1906/01/01 (A14,N1)-1906/01/31.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6551282n
Source : Musée Air France, 2013-273394
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/10/2013
LAÉLTOPHILE 23
un contrat d option sur notre première machine à vendre, qui serait destinée à l'armée française
, Nous venons de recevoir une lettre de la direction d'une « Société Nationale Jtu Commerce »
dun autre pays d Europe, qui, ayant entendu parler de notre offre de vente pour un million au
gouvernement français, est désireuse d'acquérir une option sur l'appareil, de façon à pouvoir l'offrir
comme cadeau A national, à son empereur à l'occasion d'une, fête prochaine. Notre engagement fran-
çais nous empêche de donner immédiatement une option exclusive.
Notre moteur est très satisfaisant comme régularité et comme puissance, mais il pèse beaucoup
plus que les moteurs français de même puissance. Cependant, nous pourrions doubler le poids de
notre moteur sans éprouver aucune difficulté pour voler.
Nous n'avons jamais particulièrement recherché la légèreté, ni pour le moteur, ni pour l'arma-
ture, mais nous avons surtout fait porter nos efforts sur la solidité et la plus grande « efficacité »
(se) possible.
Il est constant que nous effectuons atterrissages sur atterrissages sans dommages pour l'appareil.
Notre moteur est, pensons-nous, .raisonnablement puissant, consommant moins d'une livre de gazoline
par cheval-heure.
Nous n'avons pas encore commencé à envisager la formation de sociétés commerciales, car nous
espérons arriver à être suffisamment rémunérés sans cela.
Nous pensons que votre cablogramme à M. Weawer aux fins d'enquête et les renseignements
envoyés par lui et publiés en France, ont fait beaucoup pour hâter la visite de M. Fordyce et nous
vous en sommes reconnaissants.
Siané : WILBT.-R et ORVlI,LE WRIGHT.
On remarquera incidemment dans cette lettre, le passage relatif aux efforts faits par
une autre puissance européenne (l'Autriche) pour l'achat de l'aéroplane et aussi les détails
sur les principes généraux suivis par les Wright dans l'établissement de leur appareil.
Mais son intérêt capital est de prouver que la machine volante Wright a pu présenter
assez d'intérêt pour être achetée. A quel prix ? On a parlé de 300.000 dollars chiffre plus
élevé de moitié que celui que demandaient les Wright dans leur offre au capitaine Ferber
(Voir Aérophile de décembre).
L'acquéreur agit-il pour lui-même, ou pour un groupe de capitalistes ? Comment le
gouvernement français se trouverait-il intéressé à l'achat ? Autant de questions auxquelles
M. Fordyce pourrait répondre et sur lesquelles il garde un silence que nous n'avons pas à
lui reprocher.
Grâce à lui, en effet, et quelles que soient les acheteurs, les frères Wright devront faire
une expérience capitale, contrôlée, dans laquelle il leur faudra même dépasser les magni-
fiques résultats annoncés comme acquis à ce jour par eux-mêmes.
Ainsi, nous aurons la preuve définitive que la locomotion aérienne, par des moyens
purement mécaniques, vient de faire le pas décisif. Nous pourrons regretter que ce ne soit
pas chez nous. Mais du moins, aurons-nous la satisfaction de voir, — une fois n'est pas
coutume -, les inventeurs auxquels l'humanité sera redevable de ce progrès espéré de
siècle en siècle, retirer de leurs travaux avec une gloire devant laquelle tout le monde
s'inclinera, le bénéfice matériel qu'ils étaient en droit d'en attendre. Une fois, au moins,
la légende de l'inventeur, assistant, méconnu et ruiné, au triomphe de ses idées, se trou-
vera en défaut et ce sera pour VAérophile, une profonde satisfaction d'en avoir été la cause
première.
AÉROPHILE
Derniers perleclionnemenls Gonons des JIIacniDesvolantes Wrigni
Quelles sont les données exactes de la machine volante à bord de laquelle les
Wright ont effectué leurs retentissantes expériences de septembre et octobre
derniers ? Nous ne tarderons pas sans doute à les posséder, si, comme on l'a
vu dans un autre article, une expérience publique et contrôlée doit avoir lieu avant
trois mois, aux termes du traité intervenu entre les aviateurs de Dayton et
M. Fordyce.
Pour le moment, le seul aéroplane Wright qui soit bien connu est celui dont
YAérovhile d'août 1903, sous la signature autorisée de M. O. Chanute, a publié une
description détaillée et les plans cotés. Or, cet appareil est le type 1902 qui a dû
recevoir d'importantes modifications. Nous sommes en mesure aujourd'hui de
donner à nos lecteurs d'intéressants renseignements sur une machine Wright
plus récente datant de 1903 et qui tout en conservant la disposition générale du
type 1902, présente avec lui d'importantes différences. Les modifications que cet
appareil 1903 comporte sont de nature à influer dans une large mesure, on va le
voir, sur la stabilité et la manœuvre dans l'atmosphère. Elles font l'objet du plus
récent brevet que les Wright aient pris en France, reproduction de celui qu'ils
avaient pris l'année précédente en 1903, en Amérique.
Nos lecteurs pourront suivre sur notre dessin les divers dispositifs décrits et
brevetés.
Dans ce dessin, la figure 1 est une vue perspective de la machine ; la figure 2 est une
élévation latérale, et la figure 3 est une vue en plan de dessus.
Les surfaces horizontales superposées 1 formées en étendant de la toile sur des cadres
un contrat d option sur notre première machine à vendre, qui serait destinée à l'armée française
, Nous venons de recevoir une lettre de la direction d'une « Société Nationale Jtu Commerce »
dun autre pays d Europe, qui, ayant entendu parler de notre offre de vente pour un million au
gouvernement français, est désireuse d'acquérir une option sur l'appareil, de façon à pouvoir l'offrir
comme cadeau A national, à son empereur à l'occasion d'une, fête prochaine. Notre engagement fran-
çais nous empêche de donner immédiatement une option exclusive.
Notre moteur est très satisfaisant comme régularité et comme puissance, mais il pèse beaucoup
plus que les moteurs français de même puissance. Cependant, nous pourrions doubler le poids de
notre moteur sans éprouver aucune difficulté pour voler.
Nous n'avons jamais particulièrement recherché la légèreté, ni pour le moteur, ni pour l'arma-
ture, mais nous avons surtout fait porter nos efforts sur la solidité et la plus grande « efficacité »
(se) possible.
Il est constant que nous effectuons atterrissages sur atterrissages sans dommages pour l'appareil.
Notre moteur est, pensons-nous, .raisonnablement puissant, consommant moins d'une livre de gazoline
par cheval-heure.
Nous n'avons pas encore commencé à envisager la formation de sociétés commerciales, car nous
espérons arriver à être suffisamment rémunérés sans cela.
Nous pensons que votre cablogramme à M. Weawer aux fins d'enquête et les renseignements
envoyés par lui et publiés en France, ont fait beaucoup pour hâter la visite de M. Fordyce et nous
vous en sommes reconnaissants.
Siané : WILBT.-R et ORVlI,LE WRIGHT.
On remarquera incidemment dans cette lettre, le passage relatif aux efforts faits par
une autre puissance européenne (l'Autriche) pour l'achat de l'aéroplane et aussi les détails
sur les principes généraux suivis par les Wright dans l'établissement de leur appareil.
Mais son intérêt capital est de prouver que la machine volante Wright a pu présenter
assez d'intérêt pour être achetée. A quel prix ? On a parlé de 300.000 dollars chiffre plus
élevé de moitié que celui que demandaient les Wright dans leur offre au capitaine Ferber
(Voir Aérophile de décembre).
L'acquéreur agit-il pour lui-même, ou pour un groupe de capitalistes ? Comment le
gouvernement français se trouverait-il intéressé à l'achat ? Autant de questions auxquelles
M. Fordyce pourrait répondre et sur lesquelles il garde un silence que nous n'avons pas à
lui reprocher.
Grâce à lui, en effet, et quelles que soient les acheteurs, les frères Wright devront faire
une expérience capitale, contrôlée, dans laquelle il leur faudra même dépasser les magni-
fiques résultats annoncés comme acquis à ce jour par eux-mêmes.
Ainsi, nous aurons la preuve définitive que la locomotion aérienne, par des moyens
purement mécaniques, vient de faire le pas décisif. Nous pourrons regretter que ce ne soit
pas chez nous. Mais du moins, aurons-nous la satisfaction de voir, — une fois n'est pas
coutume -, les inventeurs auxquels l'humanité sera redevable de ce progrès espéré de
siècle en siècle, retirer de leurs travaux avec une gloire devant laquelle tout le monde
s'inclinera, le bénéfice matériel qu'ils étaient en droit d'en attendre. Une fois, au moins,
la légende de l'inventeur, assistant, méconnu et ruiné, au triomphe de ses idées, se trou-
vera en défaut et ce sera pour VAérophile, une profonde satisfaction d'en avoir été la cause
première.
AÉROPHILE
Derniers perleclionnemenls Gonons des JIIacniDesvolantes Wrigni
Quelles sont les données exactes de la machine volante à bord de laquelle les
Wright ont effectué leurs retentissantes expériences de septembre et octobre
derniers ? Nous ne tarderons pas sans doute à les posséder, si, comme on l'a
vu dans un autre article, une expérience publique et contrôlée doit avoir lieu avant
trois mois, aux termes du traité intervenu entre les aviateurs de Dayton et
M. Fordyce.
Pour le moment, le seul aéroplane Wright qui soit bien connu est celui dont
YAérovhile d'août 1903, sous la signature autorisée de M. O. Chanute, a publié une
description détaillée et les plans cotés. Or, cet appareil est le type 1902 qui a dû
recevoir d'importantes modifications. Nous sommes en mesure aujourd'hui de
donner à nos lecteurs d'intéressants renseignements sur une machine Wright
plus récente datant de 1903 et qui tout en conservant la disposition générale du
type 1902, présente avec lui d'importantes différences. Les modifications que cet
appareil 1903 comporte sont de nature à influer dans une large mesure, on va le
voir, sur la stabilité et la manœuvre dans l'atmosphère. Elles font l'objet du plus
récent brevet que les Wright aient pris en France, reproduction de celui qu'ils
avaient pris l'année précédente en 1903, en Amérique.
Nos lecteurs pourront suivre sur notre dessin les divers dispositifs décrits et
brevetés.
Dans ce dessin, la figure 1 est une vue perspective de la machine ; la figure 2 est une
élévation latérale, et la figure 3 est une vue en plan de dessus.
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