Titre : L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial
Éditeur : [s.n.] (Rennes)
Date d'édition : 1908-05-11
Contributeur : Desgrées du Lou, Emmanuel (1867-1933). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32830550k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 135307 Nombre total de vues : 135307
Description : 11 mai 1908 11 mai 1908
Description : 1908/05/11 (Numéro 4001). 1908/05/11 (Numéro 4001).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG14 Collection numérique : BIPFPIG14
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
Description : Collection numérique : BIPFPIG35 Collection numérique : BIPFPIG35
Description : Collection numérique : Fonds régional : Bretagne Collection numérique : Fonds régional : Bretagne
Description : Collection numérique : Yroise, bibliothèque... Collection numérique : Yroise, bibliothèque numérique de Brest
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6417960
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/11/2008
Chi»bo»«u, «oc. uoif., 575 Trouble. ra4
aoc-, 238 André, soc iod., 307 divers,
106.
CROULZSARDE
MM Desiandres. c. e. s. un. 1.0M v. ELU
Aufrtfe, «d. «atiooiL 1.361
Au premier tour Desfcui4rM.,soc. mut,
1.562 Aufnère, rad, 886 EUome, nat,
Z82 fnaureau, rad. soc., 195 MiJlet; red.,
128.
W AKRÛNDI IWKMFNT
MONTPARNASSE
MM. Beer, a a, rad. ma. 2,476 Y. ELU
Faure-Biguet, bonapart. 1.630
Au I" tour MM. Baer. rad. aoc, l.»74;
Faure-Biguet, honap., 1.293; Mathieu, rad.
eoc.. l.ltB; Qitpial, soc.- «oit, 3T1.
PLAISANCE,
MM. Pannelier, c. s., r. soc 5.333 v. ECU
Grantfier, boc. unlf 5.126
Au 1" tour MM. Punneliar, rad. soc.,
5.987; OrejiL'icr, »oc uni., 3.700; Baffler,
nat, 1.T00; Levage, rbpubl., 729.
ARRONDISSEMENT
̃ NECKER
MM. Guibeft. c. s., rad. soc. 4.827 v. ELU
Dubief, soc. unir. 1648
Au 1" tour MM. Cuibert, rad. soc, 1196;
Dubief soc. unit., 2.318; Azéma, rad., 919;
G*-vaiib, ra Luvaud, 37b.
GRENELLE
MM. Moreau, c. 6., sur- ind.. 1800 v. ELU
Aufbnot, bloc unif 2.872
Au I*' tour MM. E. Moreau, eoc. indép.,
S.224; Aubriot, soc. uni., 2.847; Régnait.
nation., 1.3*5.
il* ARRONDISSEMENT
CHAlLLGT
MM. D'Aulan, bonapt 2.428 v. ELU
Furt-a, répub. prog 1-885
A uprMnier tour d'Amen, bonap., 2.331
Fortin, prug., t.529 Michaud, une., 321
Menard, rad. soc 298 Ricbou, rad, 112.
t7' ARRONDISSEMENT
UAl'lUNuLUiS
MM. Denaia, libéral. 4.OU v. ELU
Setter, rad., a sort. 4633
(Siège gagné par les libéraux sur tes ra-
Au premier tour Sohter, nad., 4,488 De-
oais, àb-, 4.2aO Pages suc, uuil., 9W.
EPwETTES
MM. Brunet, c s., soc. un. 5.372 v. ELU
UouJJenper. nat dém.. 4.130
Au premier u/ur Brurçt, soc. uoif., 6.063;
BouUen#«r, rtéraoc nation., S.855 Malc-
tratj, rad., 1.532.
18* ARRONDISSEMENT
CLlliNAttCuliKT
MM. Dberbecourt, c. s., soc.
uiuf 9.302 v. ELU
Ch. Bernard, aat dém. 6.168
Lal>eriJesque, soc. uid.. 688
An 1" toux Dhertoecourt, s. a, 8.178
Ch. boruard, n. d., 5.321 Camper, nad.
soc, 2.4WS Charrier, soa mdép., 1.649.
LA CHAPELLE
MM. Gant, c. sort, rad. ant 2.498 v. ELU
Dalle, soua.1. unit. 2.M9
Au 1·' tour Gent r. a,, 2.469 Dalle,
». o., 2.»! Rœder, rép.. 100.
it* ARRONDISSEMENT
AMERIQUE
MM. Desvaux, rad. soc. t.283 v. ELU
JérOme Lcvy, social. 1.572
Reiz, social, unit. 391
Jamaud, nat. d6moc. 509
Il s'agissait de remplacer M. Ba-gerot»
rad. soc.. dénusskmn.
Au Ier tour Jérôme Lévy, boc, 1.511
Desvaux, rad. eoc., 1.232 Bentin, rad.
soc., 831 Dumontier rad. soc. indép., 821;
Sévère, rép. lib., 261.
20* ARRONDISSEMENT
SAINT-FARGEAU
MM Virot nad. soc 1.507 v. ELU
Marchand, cous, sort,
soc. unifié 1.877
(Siège gagné par les radicaux sur tes
eori&LLsles.)
Au 1" tour MM. Marchand, »oc unifié,
1.343 v.: Virôt rad. soc, 1.185 Waroautt,
eoc. k»dftp., 396, lequel s'est désisté pour
M. Virot
UNE STATISTIQUE
Le oon«ii! municipal sarlant était compo-
sé de 14 soeiaJistfs unifiés, 10 sorialisies
indépendants. 10 radicaux socialistes, 10 ra·
dicaux anticoilectivistes, 3 démoc. nation.,
8 prugr. et rép. libéraux, 25 nationatistes et
réactionnaires.
Le nouveau conseil est oomposé de 11 so-
cialistes unifiés, 9 sociaiisteg indépendants,
13 rudicaux-socialisles, 10 radicaux anti-
oollectivisW*, 3 démoorates nationalistes,
8 progtfssistes e1 républicains libéraux, 2G
n&uuualisles et réaolionnajrcs.
ILLE-ET-VILA1NE
SAJKT-MALO
Sont élue Liste républicaine, MM. Le-
clerc, 1.0% Renard, 1.096 Duvigoaud,
1.041 Gascwer-Dupuj-c, 1.028 Belliard,
I.tJ2G. Gste iudépenda.ate, Avril, 1.032
Frôbaull, 1.023 Fraugeul, 1.017 Nourry,
1.016 Hervot, 1.00C.
Ont Obtenu MM. Martin, rép., 997
AmeJme, mdép., 992 Muisonneuve, rê"p.,
»<;« Ulttrd, r^p.. 9+6 Lefebvre, indép.,
SI AuUmJi, iiidép.. U3W Plieuofl, indép.,
WM C'tiol rhp., 91? MuuMon. rtp., 898
Heynaud, indén.. 874.
Le Conseil est oompose de 18 republl'
cajus et 0 ludepend-ante.
La majorité e*t aoqoiM aux répabHceJna
de gaucbtk
PARAMB
Sont élue MM. Powoerio, Bâtes, Tar-
pin, républicaix».
LA R1CHARDÂJS
Quatre repobUcaiaa «ont atw oootn me
candidats de la municipa'Rlé.
DrNARD r~
Eli» MM. Dcm«n, 651 voix Doocet,
OW TYoUn, «15 Portier, 618 DmM,
604 Gmtion, 597 Cody, 58S; Jaow©.
mart, 581 Gallet, 575 Louis Jan, 566
Henry Marc, 564 tous candidat* de la lis-
te Crokuti-Puasaineau, manu M. Louis
La majorité est à la liste Crolard-Poca-
au>«*u. ..va.
HEDg
Sont Mus MM. Jules Gu*ftn, 104 toix
Rrrambrun, 104 Julee Collet, 103, et Er-
neet Durand, 97.
LA GUERCHE
4 républicains de gauche élus. Pae de
oharLgejnL-nL
AVAILLES
1 conservateur, élu.
Pu de cbtto^enient.
BSSS
1 douteux, élu.
Pas de changement.
MgClt
2 républicains de gauche élus
La majoriU devint républicaine de gan-
che.
SAINT-DIDIER
2 conservateurs et un rep. de gaoebe
élus.
M. Do Bourg, maire Boitant, n'eet pas
réélu.
Le Conseil ee trouve aomposé de 6 répu-
blicains de gauche et de 6 cooservateurs.
JV.nAfirLO Adjoint*
Il.. P. BflUOHIEB, \-s, rue Le Bastard, Renne*
$ni (atntiDt. Envol do cralopi air diaiidi
PRIX DtTlA.m TOUTS COHOIJKK«NO»
COTES-DU-NORD
GUINGAKfP
InscriX* 1.701. Votants 1.186.
SoQit étus MM. le docteur Martin, libé-
ral, 5W voix de Parttxavay, 595 Penec-
boe,t, &89 et Latranc, 591; ces troie dernière
naos eaux.
Ont obtent MM. Neu»aa«er, 523; J. Non-
ma^er, 54S Radonac, 5w (libéraux); Lou»
Herue, 573 (rewiKsai).
DUsAN
Sont étais 14 de iiste radicale, MM. Ré-
gl&in, Boa.umBâvoir, betiowl, Biais, Duper-
ré, Fainer, Fleury, Grue, Janviw, Jouan-
nio, Mauivoi, Prince. Kouault, Trévily.
Un Je la iistû progr«96u>tfi, M. Lemer-
cier.
Noue doonerma las chiffres demain.
QU1NTIN
bt. Bottudouia, rép., .847 voix, éiu.
VIEUX-BOURG
MM. Lepape, répubL, 148 voix Le Bel-
légo, rép., 137 voix élus.
PLAINE-HAUTE
M. Lecoq, ace. maire, libéral, 146 voix
Touyer, lab., 145 voix Pierre Joseph, lib.,
143 voix, élus.
BELLE-1LE-EN.TERRE
Un radical est élu.
La majorité est assurée aux radicaux.
PLESTIN LES GREVES
Sont élus
13 conservateurs et 3 radicaux.
Le Conseil se compose de 16 conserva-
teurs et 7 radicaux.
C'est un chef-lieu de caoton gagné par
les conservateurs.
6AINT-QUAY PORTRIEUX
Sont élus 4 radicaux et 1 libéral.
CHATFLAUDREN
Les trois sièges vacants sont gagnés par
les libéraux
Le nouveau Conseil comprend 6 libéraux
el 6 radicaux.
Dans l'ancien Conseil tes radicaux a-
vaient la majorité.
LAMBALLE
MM. Ronxei et Corneille, radicaux, eont
élus pair 527 et 509 voix contre MM. Auf-
tray et Avril (232 et 218).
PENGUILY
A noter que M. Raimond, maire, a ob-
tenu 151 voix sur 151 votants.
LOUDEAC
La liste radicale a 16 élus, la liste libé-
rale S. A demain les détails.
PLOUNEZ
Sur sept ballottages, il y a 4 radicaux
élus et trois libéraux
PAl.MPÛL
sont éhns MM. Pertn, 267; Calvez, 246
Olliv cr, 236: Gutvel, 244; Qéguer, 235, de
la liste radicale.
Los libéraux obtienn«n.i MM. Offret,
132: Conan, 221; Lobry, 205; Kerbigoet, 183;
Cigli, 199.
BIN1C
boooe BHlortte.
vière, 290; et BrotL 229.
Les radicaux oèHieonant MM. Galeroe,
202 voix; RosrigooL. 203; Hmdoq, 201.
Trois mdïcanx aont éfaje MU. Barbu,
i i
MORBIHAN
LORIENT
Ikdu kqbos. Inscrits 4015 votaotq
Sont éJue MM. Penvero, 1.332 Lamotte,
1.280 Dogoey, 1.268 Lataoche, 1 MO
Brard, 1.245 Wélou, 1176 Maliet, 1.17»
Le Gravée, 1.166 Le Marrec, 1.148 Jéao,
1.121, tous naiiltstcs. M. Sévène, lib., 1.146
voix, est également élu.
Ont obtenu Lajovc, naflhste, 1.068 Bi-
got, Ub 1.028 Me6cut, lib., 950 Cottea-
sctHO. Ub., 926 Buquen, Ub., 860 Paunael,
Kervegant, lib., 778 Le Bourgo, soc., 131
Bsyelia, indép., 98.
Kerentrech. Inscrits 8.101 votants
1.607.
Sont élus MM. Le Meetric, nafll., «85
Moulin, naïX. 945 Staphany, nsflL, 923
Legrand, nafll, 909 QȎ, nain., 7W Le
Nadan, guieys., 781 T«a«w, imOU., 788
Le Frapper, guusya., 957TBouilla«l, nam.,
Ont obtenn Jooy, 748 Goéguen, 738
Girard. TfiS Doodst, 611 U fiouef, 670
Colaset. 568 Buseon, 562 Laveree, 545
Nineven, 531 Baoo, boc, 188 BabJor, aùc,
182.
MCTvnxt. Sont éhs Beqoet gàen.,
1.015 Elié, nailL, 962 GraH, gnieys., 963
Mansion, (oritys-, 941 Pressy. naiU-, 940
Dizot. naill., 884 J Le F«j)par, nailL,
885 Martin, gnieys., 756 Barber, guieys.,
7M Quiet, guieya,, 7M Cav&lio, nailL,
710.
Ont obtaira Basse*! 702 RoUand. 70B
Le Golf, 698 PoyartL 694 Londrin. 689
Le Ronx, «95 Le Stunff, 674 Carrio, 674
Plévert. 671 Slaar, 647 Leooq. 641 Pnv
fPT. 267 Pacbeu, 258 Faillet, 257 Veiy,
224.
FINISTÈRE
Brest
Inscrits Votante
(Toute la est Mue).
nI v. ELU
Alle,in 5.706
Barbier
Cajolé 6,630
6.449
Fouet 6.472
5.601
5.631
5.451
5:633
Le
5.600
5.466
Merlu 5.668
5.678
5.618
F. Piton.
Pierre 5.630
5.569
5.653
L 5.632
Reto 5.630
5.590
5.619
Verger 5.663
5.686
4.751
flavel
Goude 4.585
Maason
Faucon
Le 4.615
J. Le
4.487
Le Bras. 4.486
Brillât
CeJavire
f'uztrt
Hervagault
Crooq
Roudaut
Salon
Tartu
Fe.rès 4.492
4.452
4.471
Guermeur
Bastin
Guyader
Le
4.412
Creach 4.415
1 la
BhlftQd rmr ̃- 4URI
Gklvez ̃̃̃ 44»
_«_>-•. 4481
Dans la crainte (TmcSSanta, un aarrtat
d'ordre très important a été arçmM. Dès
7 boum du soir, deai compagnies d'infan-
terie cokntal* en armes ont ocoopé le
p de Bataille pendant qne des briga-
Voir en 5. page lasnite
du résultats dans la ré-
gion.
CHOSES ET CENS
La trahison d'une République
On n'en finira donc jamais avec ces sa-
trtstt de taligauds de curés'?. A peine no-
tre Viviani national a-t-il, monté sur un la-
bouttt, réussi à éteindre une étoile, qu'aus-
sitôt la République des Etats-Unis d'Amé-
rique la rallume. Sous prétexte que ta [ol
appelle la moraine, et qve la moralftd ap-
peUe l'énergie, le, républicains dcs Etats.
Onis, 11 la veille de se mesurer avec le Ja-
pon, se refusent énergiquement imiter
notre petit papa Combes. C'est ainsi que
le président Roosevelt ayant (sans intentions
d' hostilité) lait supprimer sur les nouvelles
monnaies La devise traditionnelle u la God
we trust n (En Dieu nous nous confions), le
Sénat a protesté, et, flar 255 voix contre 5,
vient d'en voter le rétablissement. Dre{,
alors qu'au début du XIXO siècle, rEylise
catholique des Etals-Unis tomprenaii tout
juste un évêque et une trentaine de prêtres,
elle compte aujounJ'/ita 18 archeveques, 89
évoques et 78 séminaires Je vous dis il
n'y a pas moyen d'en débarrasser le mon-
de. Si on en sort un par la porte en France,
il en revient cent par lalenêtre en Améri-
que: Comment /aire ? Comment {aire
Tas de saligauds de curés américains,
va. Faudrait qu'on les expulserait, mais.
Il sont Boston, y a pas mèche
JS/I. le Présidents
Paris, 10 mal. Les personnes qui
se trouvaient, hier, dans la salle d'au-
dience du tribunal de commerce, ont eu
la surprise de s'entendre interpeller
par M. le préaident à peu près dans
oes termes
Allez-vous on peu la fermer 1 Tas
de v. I Gomment voulez-vous que le
tribunal délibère avec le a foin que
vous taites
Un tel langage dans la bouche de M.
le président était bien la chose la plus
cocasse qu'on pût imaginer l'étonne-
ment devint de la stupeur, quand on vit
l'un des gardes s'approcher du a magis-
trat mal embouché, puis sans lui don-
ner le temps de faire un nouveau laïus
de son cru, l'arracher du fauteuil pré-
sidentiel et le « sortir de la salle, de
la façon la moins protocolaire qui soit.
On eut bientôt 1 explication de l'inci-
dent le président, qu'on venait de
mettre à la porte un peu brutalement,
n'était autre qu'un pauvre fou, atteint
du délire des grandeurs.
Le public était remis de son émotion,
quand l'individu fit une rentrée sensa-
tionnelle et, sans plus de façon, reprit
possession du fauteuil, objet de sa con-
voitise.
Cette fois, l'expulsion n'alla pas tou-
te seule il fallut quatre gardiens de
la paix pour maîtriser le dément qui,
dûment ligotté, fut conduit à l'infirme-
rie du Dépôt.
On croif que ce pauvre diable est
un nommé Naftali Reidmann, âgé de
quarante ans, sujet allemand.
Au Maroo
LES MEHALLAS DE AZIZ
Paris, 10 mai. Une dépêche de
l'amiral Philibert annonce que la me-
halla de Bagdadi continue normale-
ment sa marche sur Fez. Le sultan pré-
pare une mehalla, qui se portera avec
les troupes du caïd Anflous de Moga-
dor à Marrakech.
Un vapeur se serait présenté devant
Safi avec quatre caïds révoltés et 60
hommes, qui n'ont pas œé débarquer
à cause de l'occupation de la ville par
les Azisistes.
DEMAIN MARDI
IbB8 Petites
Aunonoea
EooMXomiquoa
Les plus lut» Les plus suivi**
Sont reçues dans nos bureaux
jusqu'à ce soir à heures
Due Electmolion
CoatraireoMot à ce art est la ou en
Pmnaa, les oandunoeE, dan» la plupart des
Etats de l'Amérique du Nord, savaat long-
temps & laraàée te jour oô-Bs doivent mou-
rir Selon, en effet, les lais eriraineUas de
Dlutaeure Etats New- York, New-Jersey
par de le juge, ce proaonçanl le
verdict, doit fixer la seraajfl* au oows de
laçuetle te condamne devra payer sa dette
la société. De plus, quarante-budt heures
Avant que l'exécution ait lieu, le direo-
teur de la'prison dans laquelle !e condamné
attend de subir sa peine doit, en présence
de témoins, venir l'intormer de la date et
de l'heure exact as auxquuedlea U sera ooc-
duit à La mort
0ue!qu€s-uii3 trouveront cette pratique
barbare, mais d'autres et lIs sont la très
grande majorité dans ce pays la consi-
dèrent comme pMis juste et plus naisonm-
ble que notre coutmne d'avertir les condam-
nés quelques instantS seulemant avant
qu'ils subissent tour peiiMt
En avtertissant un condamné comme
nous le faisons, me disait on des principaux
détectives de cet Etat, nous lui doiuiona
une dem.ane chwooe de salut. L'homme sait
qu'il doit mourir, qu'il ce doit plus compter
sur une commutation de peine, et si ce
qui est très rare pour sauver quelques
autra persorrne, il s'est laissé injustement
condamner, espérarrt qu'on ne l'exécute-
rtvl point, il a le temps de ravenia sur ses
déclarations anterteures et de fournir aa-
sez à temps pour qu'on puisse les contrôler
avant la date do 1 exécution Les indica.
tions nécessaires pouvant tendre à prouver
sa culpabilité moindre ou même son inno-
cence complète.
Il est très rare aux EtaU-Unis qu'un chef
d'Etui, usant des prérogatives que lui ac-
cordent les lois, graae un condamné h
mort Aussi les exécutions sonUelles relati-
vement nombreuses Dans l'Etnl de Now-
Yark eeul, une centaiiw ont eu lieu au
cours des dix-sept dernières années, dont
neuf en 1907.
J'ai assiste, muni de toutes les autorisa-
tions nécessaires, à la dernière de ces exé-
ourions. qui eut son cours le mois dernier
dans La prison de Stag-Sing, près New-
York.
A LA PRISON
Il était environ quatre heures et demie
du matin.
La voiture qui m'amenait de la gare avec
quelques confrères s'urrêta devant un co-
quet paviuon, genre citait suisse, attenant
la prison et devant leqwl sont postés deux
vieux canons. C'est l'rmbita'ton du direc-
teur M. Jesse D. Frost Un gardien, à La
porte nous demande nos betlres d'invita-
tion. Nous tes lui montrons, et aussitôt, il
nous introduit dans -e oabinet du directeur,
qui reçoit tout le monde avec La plus grande
affabi! te CI Je suis enchanté, messieurs.
Comment alfc*z-vous ?. Débanussez-vous
donc de vos pardessus. Il Bref, on ae se-
rait presque cru faisant une petite visite
amicale bu après ce pet;t échange de civili-
tés un clerc ne nous avait brusqu<*mt'nt
ruppelés a la réaJicé en nous priant de vou-
loir beu chocun décliner nos noms, pré-
noms et qualités. Cette formalité accomp!ie.
le directeur nous compte, et, s'étant ainsi
aperçu tautes bes personnes convoquées
sont présentes, il nous informe que l'exe-
cution va avoir lieu et nous prie de le sui-
vre. A sa suii*. nous traversions doux
cours, une grande et unejjetite aux porœs
desqnielles deux gar<îehs 'sont en perma-
nence, et nous pénétrons finalement dans
la chambre fatal*.
Cette chambre est assez grande. Trois
portes y donnent accès celle venant du de-
hors. la deuxième faisant communiquer 'a
chambre fatale avec La section de la prison
renfermant M's condamnés à mort, et le troi-
sième conduisant à ta clinique où, après
chayue exécution, a lieu l'autopsie du ca-
davre du mu'.heumix qui vient de mourir.
LA CHAMBRE DE MORT
Un pan de mur d'environ un mètre vingt
de long sur autant de large divise le fond
de la salle. Cest dans un dea renfonce-
ments de ce mur que se trouve le tableau
de distributon de l'élvctricité d'où, dans
quelques instants, piirtirn le courant qui
viendra foudroyer le condamné.
Enlln, en face de nous, tes supports, repo-
sant sur une largc plaque de caoutchouc, la
chaise, avec ses gros barreaux en bois et
ses fortes courroes destinées & empbcher
k condamné, iorsqu'il v sera assis, de faire
le moindre mou vr ment.
Lorsque nous pénétrons dans la chambre
de mort, l'étectricien chargé des éxecutions
est occupé a essayer In force du courant
sur toute une sétrl- de fortes lampes élec-
triques. Son expérience l'ayiunt suns doute
satisfait, il donne quelques ordres, et deux
dus aUiichés de la prison vont trempeur les
deux électrodes le casque et la jambière,
dans un bain d'eau saj-ée. Ces étectrodra
sont constituées chacune par une large pla-
que de feutre attachée fortement il un treil-
lis de fils de cuivre. Dès yur 'es plaques de
feutre sont suffisamment imbibées de la so-
lution saline dans laquelle êtes ont été pion-
̃glip. on attache les électrodes aux fils
conducteurs de l'éteclr.cité. Puis un gardien
se détache du groupe des fonctionnaires
surveillant ces sinistres préparatifs, pour
aiit-r chercher le condamné.
A ce moment, le plus grand alenee règne
dans la MUe, qu'une corde attachée à des
crampon» tlxés aux murs divise maintenant
en doux parties. D'un cote, près (Je la chalso
électrique, sont les fonctionnaires de la pri-
son dc l'autre côté. trois à quatre mètres
en avant, sont les témoin» de l'exécution.
Je (Bfe b fléau! nous –wm– tuÉM en» ooecleouiA, un en-
trepreoaur de pompes Aiadbrw et votre
LE REVEIL DU COMSAlOfX
Le condamné est rêve lié depuis déjà quel-
qoes heuraa, et prie dans sa «Un te avec le
chapelain de la prieon. Reconnu coupatrt*
d'avoir, avec préméditation, atsauiné un
panaeo parce que celui-01 avuit refus* et
ht donner 8 boue, John VV-ntel, tel est le
nom du malheureux, a été f*4 à
mort. Il va inainLenacU falloir qu'il paye sa
dette a La société. U est prêt et procédé du
chape6ain, Il se dirige vers la chambre fa-
tale. D y pénètre derrière l'homme d'église
qui, elors, s'écarte. démasquant brusque-
ment la chaise aux fe^ards du nv»iheureux,
en murmurant quelque chose comme Il Et
maintenant altos en p«x, mon ft>< I
Wenzei a les membres complètement IW
hres c'est un grand et vigoureux geillanj
qui. s'il le voulait, pourrait offrir ume rude
résistaoœ. Mais il n'y songe pas. D'abord,
comme hypnotisé, il s'arréie. fixant la
chaise pendant peut-être l'espace d'une de.
mi-seconde Puis, avec un haussement d'6.
poules et un mouvement de la tôle, comme
ayant l'air de dira Il Puisqu'il faut y pas-
ser. allons-y n il aUonge brusquement te
pas et. en trois enjambées, atteint chai-
a?, dams laquelle il s'«6s?ed de lui-même.
LE DERNIER FAUTEUIL
Quatre nommes, aussitôt, s'emparent de
lui, et, rapidement bteo que cela nous
paraisse très ton g ils rattachent solide»
ment sur La cnaiiae, arrangent les cour»
n>ies, hli relèv«ut un côté de son panW
Ion et Axent tes électrodes une, la jam-
bière, au moilet, ae mairUiarut par une boo-
cle l'autre, le casque, au sommet du crâne,
est mamùroue par te masque, dont La cour-
roie supérieure couvre le front et le nez du
matiieureux, tandis que la courroie Infé»
r- 'ire, lui soutenant le menton et se raita»
ci -'t derrière la chaise, loi fait tendre for-
tcinciit le ceu.
Ceci a pris moins de temps qu'il n'en faut
pour le décrire. Maintenant tout est prêt
Chacun s'écarte une certain* distance de
la chaise. Le directeur de la prison fait an
signe. L'électricien appuie sur une manette.
Un jet de flamme bleuâtre s'élève pendant
deux secondes sur le sommet de la tête du
maSieuraix, lui brûlant quelque peu les
cheveux. Il a une secousse brustrua. tous
s«d membres entrent dans un tétanos vio-
lent et les courroies le maintenant fixé
la chaise craquent sous l'effort musculaire
que provoque chez lui ie courant de 1.500
1.800 volts et 7 10 ampères qui ha tra-
verse le corps. Ces mouvomenis du corps
n'ont pas duré l'espace d'une second», et le
ma.heureux est maintenant dans une rigi-
diti complète.
I! y a près de deux minutes que la ma-
nette est tournée le médecin de la prison,
qui survente l'exécution, fait un signe l'é-
lectricicn arrête le courant. Une résolution
musculaire se produit alors chez 'e oon.
damné, et, oomme il a les jambes trea Iod»
gues, nous voyons ses dieux genoux se ba-
lancer légèrement. Le médecin de la prison
s'approche alors de lui, lui tate le cou. puis
déboutonne sa casaque et tuti appfique son
stéthoscope sur le cceur. Le ei> ur ne bat
plus le condamné a payé sa dt:tte à la eo
ciété il est mort
IL A VECU
Chacun des médecins se trouvant parmi
les témoins de 1 exécution vient alors aux-
cutter le cœur du malheureux, et ains; se
rende compte qu'il a complètement cessé
de vivre. Je suis leur exemple et. avec eux,
j'examine ensuite le cadavre. La seule cho-
se anormale qu'on découvre eet une très lé-
gère brûlure au som.net du crâne, où le
easqw était posé. Puis, la mort ayant eté
t'en et dûment constatée par chacun de
nous chose que la loi rend obfigatoire
deux aides en coetume d'infirmier. tablier
et bonnet blancs, détachent le cadavre de
la Chase fatale et l'emportent d-ans la salle
attenante, où il va être procédé à l'aune-
sie.
Nom quittons alors in chambre d'exécu-
tion et regagnons le cabinet du directeur dt
la prison. Avant de partir, il nous reste
remplir une dernière formalité. Il naus faut
signer une déclaration officielle iL peu près
connue en ces termes
Il Nous, souss gnés. déc'arons. chocun sé-
parement et tous ensemble, avoir été té-
moins de l'exécution dans cette prteon de
John Wenzel, exécution qui a eu 'feu co
:undi de novembre, en vertu d'un jugement
rendu par le tribunal de, et conformé-
ment aux lois de cet Etat.
Pendant que, a tour de rôle, nous appo-
sons notre paraphe, 6e chapelain de la pli-
son, qui. contrairement il nous, n'est nulle-
ment ému. raponte de tristes et terribles
h'stoires de prisonniers.
Enfin, la dernière formalité terminée, la
directeur de la prison nous remercie, et.
profondément émus. par le spectacle auquel
nous venons d'assister, nous sortons rapl-
dement, heureux de pouvoir de nouveau
respirer à pleins poumons l'air frais et hum
mMc du matin.
Il est maintenant près de sx heures et
demie le jour ee tève, les lumières de la
prison s'éteignent brusquement, et c'est lo
coeur serré, mal à l'aise, que nous repre-
nons, tristement et presque sans causer, le
chemin de l'hôtel.
A L'ETRANGER
BELG1QUE
UN CHATEAU INCENDIE
Bruxelles, 10 niai. Le château de
Strornbeck, près de Itruxellea, a été détruit
ce Me nuit par tut incendie dont on ignure
Ion causes. A dàfaut de matériel d'incendie.
les habitants du village n'ont pu combattre
le feu.
FEimxrroi* DE L'Ouest- Eclair Il
du 11 niai 1908
LA JEUNE VEUVE
par HENni DEMESSB
PREMIERE PARTIE
LA BARONNNE ISABELLE
XXVI
«CtNI M PAUILLI
« Et tu es cnoeinie t Il
u Oui Il
Eperdue. Denise se traîna aux genoux de
sou pire en lui criant
« Pardon I Oui, je Buis coupable t
Ma-is je l'aime f »
M. Hargand n'ajouta plue un mot u avait
voûta avoir un aveu.
Il C'est tout oe qu'il faJlait que je sa-
che » dAdara-t-i
Il pareissejt très calme; mais il £tait plus
prAosdamment eu paroxysme de la fureur
m'appela, Je parus A mon aspect Deni-
n, aUuÀt&iU, épouvantée, te leva. M. Hw
gand me présenta, en ces termes, sa fllla
qui m'a\ ait reconnu
Tu n'as pas eu d'autre amant que cet
homme, déc!ara-t-U d'une voix forte. Cet
hoiutni- est le père de l'entant que tu por-
fcfs I sera ton mari dans quJfcze jours. Il
La pauvre filie comprit.
Jamais 1 e'ôcria-UeHe!, Indignée.
Puis, suppliante, elle s'agenouilla, de-
rechef m..i:t, elle dit
Je comprends Voue avez imaginé
oe moyen abominable pour que mon hon-
neur soi! sauf Mais songez-y, mon père, ce
serait terrible vous aurez pitié de mot 1
Cest bifw vrai, mon amant est marié, et je
suis perdue, puisque je ne peux pas deve-
nir sa femme. Mais je disparaîtrai. Je me
cacherai je vivrai d&ns la retraite la lue
absolue, seule, avec mon entant, avec I en-
huit de oelni que j'adore. Je suis prêt à
tout pour que vous soyez satisfait. Oh I
acez pité de mol Je vous en oonjure 1
Vous m'aimiez naguère. Voue étiez si fier
de votre fille Pour vous. Il n'y avait qu'elle
au monde I Oh 1 que pourrai-je dire pour
vous fléchir 1 Imaginez tel châtiment qui
vous conviendra le mieux si terrible qu'il
soit, je le subirai sans me plaindre. Mon
père, grae*
Mais NI. Hargand, impassible, implacable,
répliqua
0 Vous épouserez oet homme. ce di-
sant, il me montrait, voire amant dans
quinze jour* 1 Il
u Non 1 Non 1 Jamais 1 QttMee-moi 1
Maudissez-moi Je n'éptraeerai pas oet
homme
Il Vous l'épouserez
« On me tuera plutôt Il,
Puis, ec tournant vers mol, et me regar-
dant avec mépris, Déniée me dit
« Je suis la maîtresse du baron Phi-
lippe de Lussy 1 Je suis enceinte de aes
oeuvres 1 Vous le savez et voue voulez de-
venir mon mari ? Quel homme êtes-vous,
pour accepter une pareille union u
Je répondis simplement
« Je vous aime, mademoiseUe 1 »
u Mais moi, Je ne vous aime pas 1 Il
fiUelle.
Et j'ajoutai, en feignant la passion la ph»
vive
« Je voue elme dépôts longtemps 1 Je
voua aime à çe point que je suis prêt il.
voua donner mon nom pour voue anuver 1
Vous ne m'atmez pas bien mieux, voua
me méprisez, 0 présent, car vous ne me
connaissez pas Mata f espère tout de l'ave-
nir Voua ne m'aimez pas. mademoiselle ?
Mais vous me verrez désormais, toujours
près de vous, ei tendre, si empresse, si
respectueux, que vous aurez niGé de moi,
un jour Je le sens J'en suis sûr 1 C'eet
que j'aurai tout tenté pour faire votre bon-
heur, pour que vous oubliiez un terrible
passé. Oh mademoiselle, croyez que je
mettrai tout en œuvre pour vous conqué-
rir J'y parviendrai
M. Lèbarrais éprouvait une émotion poi-
gnante.
Ceci effrayant t s'oerta-ML-
Mais Girard poursuivit
Il Jamais Jamais répéta Denise. J'ap-
tiens à mon arnant, Philippe de Lussy
le n'appartiendrai jamais à un autre »
Il fallait en finir, cette scène ne pouvait
durer plus longtemps.
M. Hargand ie comprit sans dnule.
Attention, rno dis-je, le père va bli-
ser d'un seuj mot cette résistance déses-
pérée.
Je ne m'étais pas trompé.
M. Hargand. ponr arriver au résultat ecu-
baité, allait employer le seul moyen
qu'il fût possible d'uti1iser en pareife cir-
constanoe. II marcha vers sa fille, et, fa-
rouche, il s'écria
Ton amant était un misérable, il a
expié eon crime 1 »
Denise, terrifiée, frômtesante, le regar-
Il Je voix dire que M. Phlappe o>
ritait
Philippe a été puni par toi comme
il le méritait 1
« Oui 1
Mon Dieu J'ai peur de te compren-
dre 1 Qu'as tu donc fait
« Ce que tout homme de ma trempe
eut fait en pareil cas.
« Mais quoi ?
Il Je l'ai tué 1 Il
Alors, ce fut terrible.
Deniee jeta un grand cri, un or) ranque,
et je l'avoua, lorsque j'entendis oe cri de
rage, de douleur et de désespoir, je fris-
Que vous dirai-je de plus Voue devinez
le reste. Deux heures après, la jeune Ulle
était soumise aux volontés de son père.
M. Lebarrais était effroyablement pâle. Il
répéta, par deux rois, le mot qu'il avait pro-
noncé déjà
C'eet eflrayont 1 C'est eflrayant 1
Le dernier t'ocit de son byau-lrère l'avait
fortement impressionne. Bientôt il reprit
Vais-je devenir votre complice ? Se-
rai-je aussi misérable que vous lVtes ?
Pour la deuxième fota if s'interrompit. Il
s'accouda, pensil. Ses doigts crispés bat-
taient nerveusement le pupitre de son bu-
reau. Girard l'observait, anxieux.
Pourvu qu'U ne change pas d'idbe, se
disaut-il. Diable 1 j'ai été trop hardi peut-
être. Je rne ;uis montra trop sur de mol.
Que va-HI faire ?
Certes, ses craintes étalent juatinéos. Le
magistrat était angoisse, c'c'ait visible. Une
lutte suprême s'était engagée en lui entre
sa conseAenoe et son intérêt. Or. le résultat
de cette lutte était doutevx encore. Soudain
M. Lèbarrais se leva, tertible. Girard Iris-
sonna.
Après tout. s'écria le magistrat d'une
voix forte, il n'est pas trop tard. Je pt.'wx
encore l'aire mon devoir d honnête homme.
Il nurarda son beau-frère futtooeui. u,
apparut superbe d'énergie, de pui«?Ance,
quasi transnguré. Girard courba la tèle.
Non, non. poursuivit le magistrat. Je
pe veux par être complice de vos infamiee.
Je ne me aairvexais d'un mal que poiT re-
tomber dans un pire le remords :u acca-
blerait. Ma vie née serait pas moins bri-
sée. Il vaut mieux que je fasse mon de-
voir. Je le ferai. Je ne veux oas que les
innocents paient pour les coupables. Le ré-
cit que voue venez de faire m'Il indigné.
Quand on pense que voua me parlez de
ces chosee tranquiiieinent, sans la moindre
émotion même, avec une attitude pleine de
forfanîerie, on eûl dit que vous vous vantiez
de vos actes scélérats, qui ont donné des
résultats si terribles. Oh cette trame hi-
deuse a-t-elle été assez lâchement ourdie T
Sûr que voue me teniez sûr que vous
triompheriez de moi, vous me railliez, là4
tort a l'heure. Vous traitiez avec moi de
pair à égal
Puis, d'une voix vibrante encore, il ajou-
ta
Vous êtes chez moL Vous y ères venu
appelé, par moi et, par suite, vous m'êtes
sacré. Mais hatez-vous de fuir oui, oui,
hâlez-yous, car je serais capable peut-être
d'oublier que, jusqu'à un certain point, voua
êit*s sous une sauveëarde morale que je
veux respecter, si indigne que vous en
soyez. Allez-vous-en. Encore une fois hâ-
tez-vous
Girard comprit qu'il était perdu s'il ne
parvenait pas à reconquérir l'avantage que
son beau-trùre avait repris sur lui il se
leva puis, regardant le inagutrat face à
face, il devint imniqoe et dit fort babils
mont
Prwei farte* mon cfaer, Si votn ta»
aoc-, 238 André, soc iod., 307 divers,
106.
CROULZSARDE
MM Desiandres. c. e. s. un. 1.0M v. ELU
Aufrtfe, «d. «atiooiL 1.361
Au premier tour Desfcui4rM.,soc. mut,
1.562 Aufnère, rad, 886 EUome, nat,
Z82 fnaureau, rad. soc., 195 MiJlet; red.,
128.
W AKRÛNDI IWKMFNT
MONTPARNASSE
MM. Beer, a a, rad. ma. 2,476 Y. ELU
Faure-Biguet, bonapart. 1.630
Au I" tour MM. Baer. rad. aoc, l.»74;
Faure-Biguet, honap., 1.293; Mathieu, rad.
eoc.. l.ltB; Qitpial, soc.- «oit, 3T1.
PLAISANCE,
MM. Pannelier, c. s., r. soc 5.333 v. ECU
Grantfier, boc. unlf 5.126
Au 1" tour MM. Punneliar, rad. soc.,
5.987; OrejiL'icr, »oc uni., 3.700; Baffler,
nat, 1.T00; Levage, rbpubl., 729.
ARRONDISSEMENT
̃ NECKER
MM. Guibeft. c. s., rad. soc. 4.827 v. ELU
Dubief, soc. unir. 1648
Au 1" tour MM. Cuibert, rad. soc, 1196;
Dubief soc. unit., 2.318; Azéma, rad., 919;
G*-vaiib, ra
GRENELLE
MM. Moreau, c. 6., sur- ind.. 1800 v. ELU
Aufbnot, bloc unif 2.872
Au I*' tour MM. E. Moreau, eoc. indép.,
S.224; Aubriot, soc. uni., 2.847; Régnait.
nation., 1.3*5.
il* ARRONDISSEMENT
CHAlLLGT
MM. D'Aulan, bonapt 2.428 v. ELU
Furt-a, répub. prog 1-885
A uprMnier tour d'Amen, bonap., 2.331
Fortin, prug., t.529 Michaud, une., 321
Menard, rad. soc 298 Ricbou, rad, 112.
t7' ARRONDISSEMENT
UAl'lUNuLUiS
MM. Denaia, libéral. 4.OU v. ELU
Setter, rad., a sort. 4633
(Siège gagné par les libéraux sur tes ra-
Au premier tour Sohter, nad., 4,488 De-
oais, àb-, 4.2aO Pages suc, uuil., 9W.
EPwETTES
MM. Brunet, c s., soc. un. 5.372 v. ELU
UouJJenper. nat dém.. 4.130
Au premier u/ur Brurçt, soc. uoif., 6.063;
BouUen#«r, rtéraoc nation., S.855 Malc-
tratj, rad., 1.532.
18* ARRONDISSEMENT
CLlliNAttCuliKT
MM. Dberbecourt, c. s., soc.
uiuf 9.302 v. ELU
Ch. Bernard, aat dém. 6.168
Lal>eriJesque, soc. uid.. 688
An 1" toux Dhertoecourt, s. a, 8.178
Ch. boruard, n. d., 5.321 Camper, nad.
soc, 2.4WS Charrier, soa mdép., 1.649.
LA CHAPELLE
MM. Gant, c. sort, rad. ant 2.498 v. ELU
Dalle, soua.1. unit. 2.M9
Au 1·' tour Gent r. a,, 2.469 Dalle,
». o., 2.»! Rœder, rép.. 100.
it* ARRONDISSEMENT
AMERIQUE
MM. Desvaux, rad. soc. t.283 v. ELU
JérOme Lcvy, social. 1.572
Reiz, social, unit. 391
Jamaud, nat. d6moc. 509
Il s'agissait de remplacer M. Ba-gerot»
rad. soc.. dénusskmn.
Au Ier tour Jérôme Lévy, boc, 1.511
Desvaux, rad. eoc., 1.232 Bentin, rad.
soc., 831 Dumontier rad. soc. indép., 821;
Sévère, rép. lib., 261.
20* ARRONDISSEMENT
SAINT-FARGEAU
MM Virot nad. soc 1.507 v. ELU
Marchand, cous, sort,
soc. unifié 1.877
(Siège gagné par les radicaux sur tes
eori&LLsles.)
Au 1" tour MM. Marchand, »oc unifié,
1.343 v.: Virôt rad. soc, 1.185 Waroautt,
eoc. k»dftp., 396, lequel s'est désisté pour
M. Virot
UNE STATISTIQUE
Le oon«ii! municipal sarlant était compo-
sé de 14 soeiaJistfs unifiés, 10 sorialisies
indépendants. 10 radicaux socialistes, 10 ra·
dicaux anticoilectivistes, 3 démoc. nation.,
8 prugr. et rép. libéraux, 25 nationatistes et
réactionnaires.
Le nouveau conseil est oomposé de 11 so-
cialistes unifiés, 9 sociaiisteg indépendants,
13 rudicaux-socialisles, 10 radicaux anti-
oollectivisW*, 3 démoorates nationalistes,
8 progtfssistes e1 républicains libéraux, 2G
n&uuualisles et réaolionnajrcs.
ILLE-ET-VILA1NE
SAJKT-MALO
Sont élue Liste républicaine, MM. Le-
clerc, 1.0% Renard, 1.096 Duvigoaud,
1.041 Gascwer-Dupuj-c, 1.028 Belliard,
I.tJ2G. Gste iudépenda.ate, Avril, 1.032
Frôbaull, 1.023 Fraugeul, 1.017 Nourry,
1.016 Hervot, 1.00C.
Ont Obtenu MM. Martin, rép., 997
AmeJme, mdép., 992 Muisonneuve, rê"p.,
»<;« Ulttrd, r^p.. 9+6 Lefebvre, indép.,
SI AuUmJi, iiidép.. U3W Plieuofl, indép.,
WM C'tiol rhp., 91? MuuMon. rtp., 898
Heynaud, indén.. 874.
Le Conseil est oompose de 18 republl'
cajus et 0 ludepend-ante.
La majorité e*t aoqoiM aux répabHceJna
de gaucbtk
PARAMB
Sont élue MM. Powoerio, Bâtes, Tar-
pin, républicaix».
LA R1CHARDÂJS
Quatre repobUcaiaa «ont atw oootn me
candidats de la municipa'Rlé.
DrNARD r~
Eli» MM. Dcm«n, 651 voix Doocet,
OW TYoUn, «15 Portier, 618 DmM,
604 Gmtion, 597 Cody, 58S; Jaow©.
mart, 581 Gallet, 575 Louis Jan, 566
Henry Marc, 564 tous candidat* de la lis-
te Crokuti-Puasaineau, manu M. Louis
La majorité est à la liste Crolard-Poca-
au>«*u. ..va.
HEDg
Sont Mus MM. Jules Gu*ftn, 104 toix
Rrrambrun, 104 Julee Collet, 103, et Er-
neet Durand, 97.
LA GUERCHE
4 républicains de gauche élus. Pae de
oharLgejnL-nL
AVAILLES
1 conservateur, élu.
Pu de cbtto^enient.
BSSS
1 douteux, élu.
Pas de changement.
MgClt
2 républicains de gauche élus
La majoriU devint républicaine de gan-
che.
SAINT-DIDIER
2 conservateurs et un rep. de gaoebe
élus.
M. Do Bourg, maire Boitant, n'eet pas
réélu.
Le Conseil ee trouve aomposé de 6 répu-
blicains de gauche et de 6 cooservateurs.
JV.nAfirLO Adjoint*
Il.. P. BflUOHIEB, \-s, rue Le Bastard, Renne*
$ni (atntiDt. Envol do cralopi air diaiidi
PRIX DtTlA.m TOUTS COHOIJKK«NO»
COTES-DU-NORD
GUINGAKfP
InscriX* 1.701. Votants 1.186.
SoQit étus MM. le docteur Martin, libé-
ral, 5W voix de Parttxavay, 595 Penec-
boe,t, &89 et Latranc, 591; ces troie dernière
naos eaux.
Ont obtent MM. Neu»aa«er, 523; J. Non-
ma^er, 54S Radonac, 5w (libéraux); Lou»
Herue, 573 (rewiKsai).
DUsAN
Sont étais 14 de iiste radicale, MM. Ré-
gl&in, Boa.umBâvoir, betiowl, Biais, Duper-
ré, Fainer, Fleury, Grue, Janviw, Jouan-
nio, Mauivoi, Prince. Kouault, Trévily.
Un Je la iistû progr«96u>tfi, M. Lemer-
cier.
Noue doonerma las chiffres demain.
QU1NTIN
bt. Bottudouia, rép., .847 voix, éiu.
VIEUX-BOURG
MM. Lepape, répubL, 148 voix Le Bel-
légo, rép., 137 voix élus.
PLAINE-HAUTE
M. Lecoq, ace. maire, libéral, 146 voix
Touyer, lab., 145 voix Pierre Joseph, lib.,
143 voix, élus.
BELLE-1LE-EN.TERRE
Un radical est élu.
La majorité est assurée aux radicaux.
PLESTIN LES GREVES
Sont élus
13 conservateurs et 3 radicaux.
Le Conseil se compose de 16 conserva-
teurs et 7 radicaux.
C'est un chef-lieu de caoton gagné par
les conservateurs.
6AINT-QUAY PORTRIEUX
Sont élus 4 radicaux et 1 libéral.
CHATFLAUDREN
Les trois sièges vacants sont gagnés par
les libéraux
Le nouveau Conseil comprend 6 libéraux
el 6 radicaux.
Dans l'ancien Conseil tes radicaux a-
vaient la majorité.
LAMBALLE
MM. Ronxei et Corneille, radicaux, eont
élus pair 527 et 509 voix contre MM. Auf-
tray et Avril (232 et 218).
PENGUILY
A noter que M. Raimond, maire, a ob-
tenu 151 voix sur 151 votants.
LOUDEAC
La liste radicale a 16 élus, la liste libé-
rale S. A demain les détails.
PLOUNEZ
Sur sept ballottages, il y a 4 radicaux
élus et trois libéraux
PAl.MPÛL
sont éhns MM. Pertn, 267; Calvez, 246
Olliv cr, 236: Gutvel, 244; Qéguer, 235, de
la liste radicale.
Los libéraux obtienn«n.i MM. Offret,
132: Conan, 221; Lobry, 205; Kerbigoet, 183;
Cigli, 199.
BIN1C
boooe BHlortte.
vière, 290; et BrotL 229.
Les radicaux oèHieonant MM. Galeroe,
202 voix; RosrigooL. 203; Hmdoq, 201.
Trois mdïcanx aont éfaje MU. Barbu,
i i
MORBIHAN
LORIENT
Ikdu kqbos. Inscrits 4015 votaotq
Sont éJue MM. Penvero, 1.332 Lamotte,
1.280 Dogoey, 1.268 Lataoche, 1 MO
Brard, 1.245 Wélou, 1176 Maliet, 1.17»
Le Gravée, 1.166 Le Marrec, 1.148 Jéao,
1.121, tous naiiltstcs. M. Sévène, lib., 1.146
voix, est également élu.
Ont obtenu Lajovc, naflhste, 1.068 Bi-
got, Ub 1.028 Me6cut, lib., 950 Cottea-
sctHO. Ub., 926 Buquen, Ub., 860 Paunael,
Kervegant, lib., 778 Le Bourgo, soc., 131
Bsyelia, indép., 98.
Kerentrech. Inscrits 8.101 votants
1.607.
Sont élus MM. Le Meetric, nafll., «85
Moulin, naïX. 945 Staphany, nsflL, 923
Legrand, nafll, 909 QȎ, nain., 7W Le
Nadan, guieys., 781 T«a«w, imOU., 788
Le Frapper, guusya., 957TBouilla«l, nam.,
Ont obtenn Jooy, 748 Goéguen, 738
Girard. TfiS Doodst, 611 U fiouef, 670
Colaset. 568 Buseon, 562 Laveree, 545
Nineven, 531 Baoo, boc, 188 BabJor, aùc,
182.
MCTvnxt. Sont éhs Beqoet gàen.,
1.015 Elié, nailL, 962 GraH, gnieys., 963
Mansion, (oritys-, 941 Pressy. naiU-, 940
Dizot. naill., 884 J Le F«j)par, nailL,
885 Martin, gnieys., 756 Barber, guieys.,
7M Quiet, guieya,, 7M Cav&lio, nailL,
710.
Ont obtaira Basse*! 702 RoUand. 70B
Le Golf, 698 PoyartL 694 Londrin. 689
Le Ronx, «95 Le Stunff, 674 Carrio, 674
Plévert. 671 Slaar, 647 Leooq. 641 Pnv
fPT. 267 Pacbeu, 258 Faillet, 257 Veiy,
224.
FINISTÈRE
Brest
Inscrits Votante
(Toute la est Mue).
nI v. ELU
Alle,in 5.706
Barbier
Cajolé 6,630
6.449
Fouet 6.472
5.601
5.631
5.451
5:633
Le
5.600
5.466
Merlu 5.668
5.678
5.618
F. Piton.
Pierre 5.630
5.569
5.653
L 5.632
Reto 5.630
5.590
5.619
Verger 5.663
5.686
4.751
flavel
Goude 4.585
Maason
Faucon
Le 4.615
J. Le
4.487
Le Bras. 4.486
Brillât
CeJavire
f'uztrt
Hervagault
Crooq
Roudaut
Salon
Tartu
Fe.rès 4.492
4.452
4.471
Guermeur
Bastin
Guyader
Le
4.412
Creach 4.415
1 la
BhlftQd rmr ̃- 4URI
Gklvez ̃̃̃ 44»
_«_>-•. 4481
Dans la crainte (TmcSSanta, un aarrtat
d'ordre très important a été arçmM. Dès
7 boum du soir, deai compagnies d'infan-
terie cokntal* en armes ont ocoopé le
p de Bataille pendant qne des briga-
Voir en 5. page lasnite
du résultats dans la ré-
gion.
CHOSES ET CENS
La trahison d'une République
On n'en finira donc jamais avec ces sa-
trtstt de taligauds de curés'?. A peine no-
tre Viviani national a-t-il, monté sur un la-
bouttt, réussi à éteindre une étoile, qu'aus-
sitôt la République des Etats-Unis d'Amé-
rique la rallume. Sous prétexte que ta [ol
appelle la moraine, et qve la moralftd ap-
peUe l'énergie, le, républicains dcs Etats.
Onis, 11 la veille de se mesurer avec le Ja-
pon, se refusent énergiquement imiter
notre petit papa Combes. C'est ainsi que
le président Roosevelt ayant (sans intentions
d' hostilité) lait supprimer sur les nouvelles
monnaies La devise traditionnelle u la God
we trust n (En Dieu nous nous confions), le
Sénat a protesté, et, flar 255 voix contre 5,
vient d'en voter le rétablissement. Dre{,
alors qu'au début du XIXO siècle, rEylise
catholique des Etals-Unis tomprenaii tout
juste un évêque et une trentaine de prêtres,
elle compte aujounJ'/ita 18 archeveques, 89
évoques et 78 séminaires Je vous dis il
n'y a pas moyen d'en débarrasser le mon-
de. Si on en sort un par la porte en France,
il en revient cent par lalenêtre en Améri-
que: Comment /aire ? Comment {aire
Tas de saligauds de curés américains,
va. Faudrait qu'on les expulserait, mais.
Il sont Boston, y a pas mèche
JS/I. le Présidents
Paris, 10 mal. Les personnes qui
se trouvaient, hier, dans la salle d'au-
dience du tribunal de commerce, ont eu
la surprise de s'entendre interpeller
par M. le préaident à peu près dans
oes termes
Allez-vous on peu la fermer 1 Tas
de v. I Gomment voulez-vous que le
tribunal délibère avec le a foin que
vous taites
Un tel langage dans la bouche de M.
le président était bien la chose la plus
cocasse qu'on pût imaginer l'étonne-
ment devint de la stupeur, quand on vit
l'un des gardes s'approcher du a magis-
trat mal embouché, puis sans lui don-
ner le temps de faire un nouveau laïus
de son cru, l'arracher du fauteuil pré-
sidentiel et le « sortir de la salle, de
la façon la moins protocolaire qui soit.
On eut bientôt 1 explication de l'inci-
dent le président, qu'on venait de
mettre à la porte un peu brutalement,
n'était autre qu'un pauvre fou, atteint
du délire des grandeurs.
Le public était remis de son émotion,
quand l'individu fit une rentrée sensa-
tionnelle et, sans plus de façon, reprit
possession du fauteuil, objet de sa con-
voitise.
Cette fois, l'expulsion n'alla pas tou-
te seule il fallut quatre gardiens de
la paix pour maîtriser le dément qui,
dûment ligotté, fut conduit à l'infirme-
rie du Dépôt.
On croif que ce pauvre diable est
un nommé Naftali Reidmann, âgé de
quarante ans, sujet allemand.
Au Maroo
LES MEHALLAS DE AZIZ
Paris, 10 mai. Une dépêche de
l'amiral Philibert annonce que la me-
halla de Bagdadi continue normale-
ment sa marche sur Fez. Le sultan pré-
pare une mehalla, qui se portera avec
les troupes du caïd Anflous de Moga-
dor à Marrakech.
Un vapeur se serait présenté devant
Safi avec quatre caïds révoltés et 60
hommes, qui n'ont pas œé débarquer
à cause de l'occupation de la ville par
les Azisistes.
DEMAIN MARDI
IbB8 Petites
Aunonoea
EooMXomiquoa
Les plus lut» Les plus suivi**
Sont reçues dans nos bureaux
jusqu'à ce soir à heures
Due Electmolion
CoatraireoMot à ce art est la ou en
Pmnaa, les oandunoeE, dan» la plupart des
Etats de l'Amérique du Nord, savaat long-
temps & laraàée te jour oô-Bs doivent mou-
rir Selon, en effet, les lais eriraineUas de
Dlutaeure Etats New- York, New-Jersey
par de le juge, ce proaonçanl le
verdict, doit fixer la seraajfl* au oows de
laçuetle te condamne devra payer sa dette
la société. De plus, quarante-budt heures
Avant que l'exécution ait lieu, le direo-
teur de la'prison dans laquelle !e condamné
attend de subir sa peine doit, en présence
de témoins, venir l'intormer de la date et
de l'heure exact as auxquuedlea U sera ooc-
duit à La mort
0ue!qu€s-uii3 trouveront cette pratique
barbare, mais d'autres et lIs sont la très
grande majorité dans ce pays la consi-
dèrent comme pMis juste et plus naisonm-
ble que notre coutmne d'avertir les condam-
nés quelques instantS seulemant avant
qu'ils subissent tour peiiMt
En avtertissant un condamné comme
nous le faisons, me disait on des principaux
détectives de cet Etat, nous lui doiuiona
une dem.ane chwooe de salut. L'homme sait
qu'il doit mourir, qu'il ce doit plus compter
sur une commutation de peine, et si ce
qui est très rare pour sauver quelques
autra persorrne, il s'est laissé injustement
condamner, espérarrt qu'on ne l'exécute-
rtvl point, il a le temps de ravenia sur ses
déclarations anterteures et de fournir aa-
sez à temps pour qu'on puisse les contrôler
avant la date do 1 exécution Les indica.
tions nécessaires pouvant tendre à prouver
sa culpabilité moindre ou même son inno-
cence complète.
Il est très rare aux EtaU-Unis qu'un chef
d'Etui, usant des prérogatives que lui ac-
cordent les lois, graae un condamné h
mort Aussi les exécutions sonUelles relati-
vement nombreuses Dans l'Etnl de Now-
Yark eeul, une centaiiw ont eu lieu au
cours des dix-sept dernières années, dont
neuf en 1907.
J'ai assiste, muni de toutes les autorisa-
tions nécessaires, à la dernière de ces exé-
ourions. qui eut son cours le mois dernier
dans La prison de Stag-Sing, près New-
York.
A LA PRISON
Il était environ quatre heures et demie
du matin.
La voiture qui m'amenait de la gare avec
quelques confrères s'urrêta devant un co-
quet paviuon, genre citait suisse, attenant
la prison et devant leqwl sont postés deux
vieux canons. C'est l'rmbita'ton du direc-
teur M. Jesse D. Frost Un gardien, à La
porte nous demande nos betlres d'invita-
tion. Nous tes lui montrons, et aussitôt, il
nous introduit dans -e oabinet du directeur,
qui reçoit tout le monde avec La plus grande
affabi! te CI Je suis enchanté, messieurs.
Comment alfc*z-vous ?. Débanussez-vous
donc de vos pardessus. Il Bref, on ae se-
rait presque cru faisant une petite visite
amicale bu après ce pet;t échange de civili-
tés un clerc ne nous avait brusqu<*mt'nt
ruppelés a la réaJicé en nous priant de vou-
loir beu chocun décliner nos noms, pré-
noms et qualités. Cette formalité accomp!ie.
le directeur nous compte, et, s'étant ainsi
aperçu tautes bes personnes convoquées
sont présentes, il nous informe que l'exe-
cution va avoir lieu et nous prie de le sui-
vre. A sa suii*. nous traversions doux
cours, une grande et unejjetite aux porœs
desqnielles deux gar<îehs 'sont en perma-
nence, et nous pénétrons finalement dans
la chambre fatal*.
Cette chambre est assez grande. Trois
portes y donnent accès celle venant du de-
hors. la deuxième faisant communiquer 'a
chambre fatale avec La section de la prison
renfermant M's condamnés à mort, et le troi-
sième conduisant à ta clinique où, après
chayue exécution, a lieu l'autopsie du ca-
davre du mu'.heumix qui vient de mourir.
LA CHAMBRE DE MORT
Un pan de mur d'environ un mètre vingt
de long sur autant de large divise le fond
de la salle. Cest dans un dea renfonce-
ments de ce mur que se trouve le tableau
de distributon de l'élvctricité d'où, dans
quelques instants, piirtirn le courant qui
viendra foudroyer le condamné.
Enlln, en face de nous, tes supports, repo-
sant sur une largc plaque de caoutchouc, la
chaise, avec ses gros barreaux en bois et
ses fortes courroes destinées & empbcher
k condamné, iorsqu'il v sera assis, de faire
le moindre mou vr ment.
Lorsque nous pénétrons dans la chambre
de mort, l'étectricien chargé des éxecutions
est occupé a essayer In force du courant
sur toute une sétrl- de fortes lampes élec-
triques. Son expérience l'ayiunt suns doute
satisfait, il donne quelques ordres, et deux
dus aUiichés de la prison vont trempeur les
deux électrodes le casque et la jambière,
dans un bain d'eau saj-ée. Ces étectrodra
sont constituées chacune par une large pla-
que de feutre attachée fortement il un treil-
lis de fils de cuivre. Dès yur 'es plaques de
feutre sont suffisamment imbibées de la so-
lution saline dans laquelle êtes ont été pion-
̃glip. on attache les électrodes aux fils
conducteurs de l'éteclr.cité. Puis un gardien
se détache du groupe des fonctionnaires
surveillant ces sinistres préparatifs, pour
aiit-r chercher le condamné.
A ce moment, le plus grand alenee règne
dans la MUe, qu'une corde attachée à des
crampon» tlxés aux murs divise maintenant
en doux parties. D'un cote, près (Je la chalso
électrique, sont les fonctionnaires de la pri-
son dc l'autre côté. trois à quatre mètres
en avant, sont les témoin» de l'exécution.
Je (Bfe b fléau!
trepreoaur de pompes Aiadbrw et votre
LE REVEIL DU COMSAlOfX
Le condamné est rêve lié depuis déjà quel-
qoes heuraa, et prie dans sa «Un te avec le
chapelain de la prieon. Reconnu coupatrt*
d'avoir, avec préméditation, atsauiné un
panaeo parce que celui-01 avuit refus* et
ht donner 8 boue, John VV-ntel, tel est le
nom du malheureux, a été f*4 à
mort. Il va inainLenacU falloir qu'il paye sa
dette a La société. U est prêt et procédé du
chape6ain, Il se dirige vers la chambre fa-
tale. D y pénètre derrière l'homme d'église
qui, elors, s'écarte. démasquant brusque-
ment la chaise aux fe^ards du nv»iheureux,
en murmurant quelque chose comme Il Et
maintenant altos en p«x, mon ft>< I
Wenzei a les membres complètement IW
hres c'est un grand et vigoureux geillanj
qui. s'il le voulait, pourrait offrir ume rude
résistaoœ. Mais il n'y songe pas. D'abord,
comme hypnotisé, il s'arréie. fixant la
chaise pendant peut-être l'espace d'une de.
mi-seconde Puis, avec un haussement d'6.
poules et un mouvement de la tôle, comme
ayant l'air de dira Il Puisqu'il faut y pas-
ser. allons-y n il aUonge brusquement te
pas et. en trois enjambées, atteint chai-
a?, dams laquelle il s'«6s?ed de lui-même.
LE DERNIER FAUTEUIL
Quatre nommes, aussitôt, s'emparent de
lui, et, rapidement bteo que cela nous
paraisse très ton g ils rattachent solide»
ment sur La cnaiiae, arrangent les cour»
n>ies, hli relèv«ut un côté de son panW
Ion et Axent tes électrodes une, la jam-
bière, au moilet, ae mairUiarut par une boo-
cle l'autre, le casque, au sommet du crâne,
est mamùroue par te masque, dont La cour-
roie supérieure couvre le front et le nez du
matiieureux, tandis que la courroie Infé»
r- 'ire, lui soutenant le menton et se raita»
ci -'t derrière la chaise, loi fait tendre for-
tcinciit le ceu.
Ceci a pris moins de temps qu'il n'en faut
pour le décrire. Maintenant tout est prêt
Chacun s'écarte une certain* distance de
la chaise. Le directeur de la prison fait an
signe. L'électricien appuie sur une manette.
Un jet de flamme bleuâtre s'élève pendant
deux secondes sur le sommet de la tête du
maSieuraix, lui brûlant quelque peu les
cheveux. Il a une secousse brustrua. tous
s«d membres entrent dans un tétanos vio-
lent et les courroies le maintenant fixé
la chaise craquent sous l'effort musculaire
que provoque chez lui ie courant de 1.500
1.800 volts et 7 10 ampères qui ha tra-
verse le corps. Ces mouvomenis du corps
n'ont pas duré l'espace d'une second», et le
ma.heureux est maintenant dans une rigi-
diti complète.
I! y a près de deux minutes que la ma-
nette est tournée le médecin de la prison,
qui survente l'exécution, fait un signe l'é-
lectricicn arrête le courant. Une résolution
musculaire se produit alors chez 'e oon.
damné, et, oomme il a les jambes trea Iod»
gues, nous voyons ses dieux genoux se ba-
lancer légèrement. Le médecin de la prison
s'approche alors de lui, lui tate le cou. puis
déboutonne sa casaque et tuti appfique son
stéthoscope sur le cceur. Le ei> ur ne bat
plus le condamné a payé sa dt:tte à la eo
ciété il est mort
IL A VECU
Chacun des médecins se trouvant parmi
les témoins de 1 exécution vient alors aux-
cutter le cœur du malheureux, et ains; se
rende compte qu'il a complètement cessé
de vivre. Je suis leur exemple et. avec eux,
j'examine ensuite le cadavre. La seule cho-
se anormale qu'on découvre eet une très lé-
gère brûlure au som.net du crâne, où le
easqw était posé. Puis, la mort ayant eté
t'en et dûment constatée par chacun de
nous chose que la loi rend obfigatoire
deux aides en coetume d'infirmier. tablier
et bonnet blancs, détachent le cadavre de
la Chase fatale et l'emportent d-ans la salle
attenante, où il va être procédé à l'aune-
sie.
Nom quittons alors in chambre d'exécu-
tion et regagnons le cabinet du directeur dt
la prison. Avant de partir, il nous reste
remplir une dernière formalité. Il naus faut
signer une déclaration officielle iL peu près
connue en ces termes
Il Nous, souss gnés. déc'arons. chocun sé-
parement et tous ensemble, avoir été té-
moins de l'exécution dans cette prteon de
John Wenzel, exécution qui a eu 'feu co
:undi de novembre, en vertu d'un jugement
rendu par le tribunal de, et conformé-
ment aux lois de cet Etat.
Pendant que, a tour de rôle, nous appo-
sons notre paraphe, 6e chapelain de la pli-
son, qui. contrairement il nous, n'est nulle-
ment ému. raponte de tristes et terribles
h'stoires de prisonniers.
Enfin, la dernière formalité terminée, la
directeur de la prison nous remercie, et.
profondément émus. par le spectacle auquel
nous venons d'assister, nous sortons rapl-
dement, heureux de pouvoir de nouveau
respirer à pleins poumons l'air frais et hum
mMc du matin.
Il est maintenant près de sx heures et
demie le jour ee tève, les lumières de la
prison s'éteignent brusquement, et c'est lo
coeur serré, mal à l'aise, que nous repre-
nons, tristement et presque sans causer, le
chemin de l'hôtel.
A L'ETRANGER
BELG1QUE
UN CHATEAU INCENDIE
Bruxelles, 10 niai. Le château de
Strornbeck, près de Itruxellea, a été détruit
ce Me nuit par tut incendie dont on ignure
Ion causes. A dàfaut de matériel d'incendie.
les habitants du village n'ont pu combattre
le feu.
FEimxrroi* DE L'Ouest- Eclair Il
du 11 niai 1908
LA JEUNE VEUVE
par HENni DEMESSB
PREMIERE PARTIE
LA BARONNNE ISABELLE
XXVI
«CtNI M PAUILLI
« Et tu es cnoeinie t Il
u Oui Il
Eperdue. Denise se traîna aux genoux de
sou pire en lui criant
« Pardon I Oui, je Buis coupable t
Ma-is je l'aime f »
M. Hargand n'ajouta plue un mot u avait
voûta avoir un aveu.
Il C'est tout oe qu'il faJlait que je sa-
che » dAdara-t-i
Il pareissejt très calme; mais il £tait plus
prAosdamment eu paroxysme de la fureur
m'appela, Je parus A mon aspect Deni-
n, aUuÀt&iU, épouvantée, te leva. M. Hw
gand me présenta, en ces termes, sa fllla
qui m'a\ ait reconnu
Tu n'as pas eu d'autre amant que cet
homme, déc!ara-t-U d'une voix forte. Cet
hoiutni- est le père de l'entant que tu por-
fcfs I sera ton mari dans quJfcze jours. Il
La pauvre filie comprit.
Jamais 1 e'ôcria-UeHe!, Indignée.
Puis, suppliante, elle s'agenouilla, de-
rechef
Je comprends Voue avez imaginé
oe moyen abominable pour que mon hon-
neur soi! sauf Mais songez-y, mon père, ce
serait terrible vous aurez pitié de mot 1
Cest bifw vrai, mon amant est marié, et je
suis perdue, puisque je ne peux pas deve-
nir sa femme. Mais je disparaîtrai. Je me
cacherai je vivrai d&ns la retraite la lue
absolue, seule, avec mon entant, avec I en-
huit de oelni que j'adore. Je suis prêt à
tout pour que vous soyez satisfait. Oh I
acez pité de mol Je vous en oonjure 1
Vous m'aimiez naguère. Voue étiez si fier
de votre fille Pour vous. Il n'y avait qu'elle
au monde I Oh 1 que pourrai-je dire pour
vous fléchir 1 Imaginez tel châtiment qui
vous conviendra le mieux si terrible qu'il
soit, je le subirai sans me plaindre. Mon
père, grae*
Mais NI. Hargand, impassible, implacable,
répliqua
0 Vous épouserez oet homme. ce di-
sant, il me montrait, voire amant dans
quinze jour* 1 Il
u Non 1 Non 1 Jamais 1 QttMee-moi 1
Maudissez-moi Je n'éptraeerai pas oet
homme
Il Vous l'épouserez
« On me tuera plutôt Il,
Puis, ec tournant vers mol, et me regar-
dant avec mépris, Déniée me dit
« Je suis la maîtresse du baron Phi-
lippe de Lussy 1 Je suis enceinte de aes
oeuvres 1 Vous le savez et voue voulez de-
venir mon mari ? Quel homme êtes-vous,
pour accepter une pareille union u
Je répondis simplement
« Je vous aime, mademoiseUe 1 »
u Mais moi, Je ne vous aime pas 1 Il
fiUelle.
Et j'ajoutai, en feignant la passion la ph»
vive
« Je voue elme dépôts longtemps 1 Je
voua aime à çe point que je suis prêt il.
voua donner mon nom pour voue anuver 1
Vous ne m'atmez pas bien mieux, voua
me méprisez, 0 présent, car vous ne me
connaissez pas Mata f espère tout de l'ave-
nir Voua ne m'aimez pas. mademoiselle ?
Mais vous me verrez désormais, toujours
près de vous, ei tendre, si empresse, si
respectueux, que vous aurez niGé de moi,
un jour Je le sens J'en suis sûr 1 C'eet
que j'aurai tout tenté pour faire votre bon-
heur, pour que vous oubliiez un terrible
passé. Oh mademoiselle, croyez que je
mettrai tout en œuvre pour vous conqué-
rir J'y parviendrai
M. Lèbarrais éprouvait une émotion poi-
gnante.
Ceci effrayant t s'oerta-ML-
Mais Girard poursuivit
Il Jamais Jamais répéta Denise. J'ap-
tiens à mon arnant, Philippe de Lussy
le n'appartiendrai jamais à un autre »
Il fallait en finir, cette scène ne pouvait
durer plus longtemps.
M. Hargand ie comprit sans dnule.
Attention, rno dis-je, le père va bli-
ser d'un seuj mot cette résistance déses-
pérée.
Je ne m'étais pas trompé.
M. Hargand. ponr arriver au résultat ecu-
baité, allait employer le seul moyen
qu'il fût possible d'uti1iser en pareife cir-
constanoe. II marcha vers sa fille, et, fa-
rouche, il s'écria
Ton amant était un misérable, il a
expié eon crime 1 »
Denise, terrifiée, frômtesante, le regar-
Il Je voix dire que M. Phlappe o>
ritait
Philippe a été puni par toi comme
il le méritait 1
« Oui 1
Mon Dieu J'ai peur de te compren-
dre 1 Qu'as tu donc fait
« Ce que tout homme de ma trempe
eut fait en pareil cas.
« Mais quoi ?
Il Je l'ai tué 1 Il
Alors, ce fut terrible.
Deniee jeta un grand cri, un or) ranque,
et je l'avoua, lorsque j'entendis oe cri de
rage, de douleur et de désespoir, je fris-
Que vous dirai-je de plus Voue devinez
le reste. Deux heures après, la jeune Ulle
était soumise aux volontés de son père.
M. Lebarrais était effroyablement pâle. Il
répéta, par deux rois, le mot qu'il avait pro-
noncé déjà
C'eet eflrayont 1 C'est eflrayant 1
Le dernier t'ocit de son byau-lrère l'avait
fortement impressionne. Bientôt il reprit
Vais-je devenir votre complice ? Se-
rai-je aussi misérable que vous lVtes ?
Pour la deuxième fota if s'interrompit. Il
s'accouda, pensil. Ses doigts crispés bat-
taient nerveusement le pupitre de son bu-
reau. Girard l'observait, anxieux.
Pourvu qu'U ne change pas d'idbe, se
disaut-il. Diable 1 j'ai été trop hardi peut-
être. Je rne ;uis montra trop sur de mol.
Que va-HI faire ?
Certes, ses craintes étalent juatinéos. Le
magistrat était angoisse, c'c'ait visible. Une
lutte suprême s'était engagée en lui entre
sa conseAenoe et son intérêt. Or. le résultat
de cette lutte était doutevx encore. Soudain
M. Lèbarrais se leva, tertible. Girard Iris-
sonna.
Après tout. s'écria le magistrat d'une
voix forte, il n'est pas trop tard. Je pt.'wx
encore l'aire mon devoir d honnête homme.
Il nurarda son beau-frère futtooeui. u,
apparut superbe d'énergie, de pui«?Ance,
quasi transnguré. Girard courba la tèle.
Non, non. poursuivit le magistrat. Je
pe veux par être complice de vos infamiee.
Je ne me aairvexais d'un mal que poiT re-
tomber dans un pire le remords :u acca-
blerait. Ma vie née serait pas moins bri-
sée. Il vaut mieux que je fasse mon de-
voir. Je le ferai. Je ne veux oas que les
innocents paient pour les coupables. Le ré-
cit que voue venez de faire m'Il indigné.
Quand on pense que voua me parlez de
ces chosee tranquiiieinent, sans la moindre
émotion même, avec une attitude pleine de
forfanîerie, on eûl dit que vous vous vantiez
de vos actes scélérats, qui ont donné des
résultats si terribles. Oh cette trame hi-
deuse a-t-elle été assez lâchement ourdie T
Sûr que voue me teniez sûr que vous
triompheriez de moi, vous me railliez, là4
tort a l'heure. Vous traitiez avec moi de
pair à égal
Puis, d'une voix vibrante encore, il ajou-
ta
Vous êtes chez moL Vous y ères venu
appelé, par moi et, par suite, vous m'êtes
sacré. Mais hatez-vous de fuir oui, oui,
hâlez-yous, car je serais capable peut-être
d'oublier que, jusqu'à un certain point, voua
êit*s sous une sauveëarde morale que je
veux respecter, si indigne que vous en
soyez. Allez-vous-en. Encore une fois hâ-
tez-vous
Girard comprit qu'il était perdu s'il ne
parvenait pas à reconquérir l'avantage que
son beau-trùre avait repris sur lui il se
leva puis, regardant le inagutrat face à
face, il devint imniqoe et dit fort babils
mont
Prwei farte* mon cfaer, Si votn ta»
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.31%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.31%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 2/6
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6417960/f2.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6417960/f2.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6417960/f2.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6417960/f2.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6417960
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6417960
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6417960/f2.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest