Titre : L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial
Éditeur : [s.n.] (Rennes)
Date d'édition : 1906-12-23
Contributeur : Desgrées du Lou, Emmanuel (1867-1933). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32830550k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 135307 Nombre total de vues : 135307
Description : 23 décembre 1906 23 décembre 1906
Description : 1906/12/23 (Numéro 2904). 1906/12/23 (Numéro 2904).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG14 Collection numérique : BIPFPIG14
Description : Collection numérique : BIPFPIG29 Collection numérique : BIPFPIG29
Description : Collection numérique : BIPFPIG35 Collection numérique : BIPFPIG35
Description : Collection numérique : Fonds régional : Bretagne Collection numérique : Fonds régional : Bretagne
Description : Collection numérique : Yroise, bibliothèque... Collection numérique : Yroise, bibliothèque numérique de Brest
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k641291j
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/11/2008
i/Ouest-Eclaïr
3
dé aux ouvriers s'ils arc^toûct de r. :rer
eux conditions de l'iic.eii tarif.
Les ouvrier ont ;opoiidii qu'ils u. aient
reçu monda*, pour cl non puur
foutu-.
Le repiVseuianl du svudicj. patronal a
̃Sois proU^té coi. lie cela et a déclaré que
la (.iiùtiiiLrt syndicat- ces fabricants n'ac-
cor«kruit aucune i>que les ouvriers tlcM-jrjés n'aie»! reçu un
maniai leur pcniic-i'aut de truiltr avec
k'in patron.
M. Hi.hu, pai'lanl tai'if élahoré par les
ouvriers, !"a dédale inaeeeptab'e.
L'entrevue a pr 3 lin à (i heures, sa:.8
autre riSn'Iut.
Une af.'irhs verte qui paraît « jaune »
IliiT matin, on a appose sur nos murs
une ufiiche .signée un croupe do commer-
çants d attaquant violemment la Bourse
• ronce Il du travail C MM. Jonsse et Gour-
din qu'on prend directement à partie.
Dans l'après-midi. au coure d'une réu-
nion de 1.200 grévistes, aux halles, sous
la présidence rie M. Hiiiinn, M. Beaulieu,
parlant de ladite af¡1cile, a dit qu elle ne
peut élrc que l'œuvre des Irois individus
qui Jurent reconduits l'autre matin A la
yar<\ 11 dit avoir «lié j,sé de leur arrivée
»i Fougères pnr les crinaradrs de Lyon,
qui les signalaient comme des agents pro-
vocateurs.
M. (ïourdin paiie de l'entrevue des délô-
ButS la fabnque R'Miu avec 1( ur patron.
Et ajoute
C. mutin, nous avions r.envo(]'ié les ouvriers
d.' 'a !iitu~oi> Hnhu ntln que les dcli'pués rendent
cinj ,Le de leur- inuridnt. Os ouvriers ne s'étant
pas trouve- n«»cz nombreux, nous les convo-
quons 6 nouve.iu pour rrtie après-midi afin qu'ils
pi issep.t cxnininer en ta:le liberté la décision
Arc pntiTins. sorte que l'on ne "pourra pas dire
que nous avons fait une pression quelconque.
Parlant de l'att'iehe du matin, M. Gour-
din dit qu'on veut surexciter les ouvriers
et leur faire commet Ire des violences pour
les mettre dans leur tort.
M. Viiillmit hlfimc pu*si tes auteurs de
l'nlliehe do re mutin.
M. Hi iinidswy apporte le salut fraternel
des camarades de la Rmirse du Travail de
Paris. Ceux-ci ont jji omis de venir en aide
aux grévistes «le KouRères. M. Brumoswy
a reçu la même promesse la Confédéra-
tion générale du Travail. Il a vu le citoyen
Yvetot. qui a promis de venir ici inces
«animent.
M. Beaulieu parle d'un article paru dans
la Chronique Me Fougères u et avant dnns
le Petit Foulerais mettant tous les
torts du côté des ouvriers. Il dément les as-
sertions de ces journaux qu'il maltraite.
Des félicitations sont votées par les gré-
vistes à M. le Maire de Fougères, pour les
essais de conciliat.ion qu'il a bien voulu
tenter..
La séance est levée à 3 heures un quart.
A la sortie, une manifestation compre-
nant 200 personnes parcourt les rues, pré-
cédée du drapeau syndical. Une demi-heu-
re après. la dislocation avait lieu place
Carnet. On ne signale aucun incident.
Ajoutons, relativement il l'affiche dont il
•si question plus haut que son origine nous
est inconnue mais, en ce qui concerne ce
que nous savons mieux que qui que ce
«oit, nous pouvons dire qu'elle n été rédi-
Rée Par des gens mal renseignas nu de
mauvaise fni pour le reste, nous n'avons
aucune opinion sur son compte.
M. Viviani Fougères
Comme on a pu le voir dans le compte
rendu du conseil des ministres, !e gouver-
nem nt Il autorisé 1\1. Viviani, ministre du
travail, à servir d'arbitre dans le différend.
L'arrivée de M. Viviani à Fougères est
très prochaine.
DE COMMERCE. Diman-
che prochain, deux élections auront lien
sont à élire trois membres pour ans,
en remplacement des titulaires arrivés a
l'exlriration de leur mandat, et un membre
pour deux ans en remplacement de M. Al-
fred Fauchet. démissionnaire. Selon l'usa-
ge les membres restant en fonctions ont
provoqué une réunion d'électeurs dans le
but de désigner des candidats. Ont été choi-
sis pour six ans, MM. Bollin. Tréhu et
G. Cordier pour deux ans, M. J.-B. Rous-
sel.
COIPS DE RASOIR. NI. Hamard,
chaussonnier, rue Pinlerie, était entré au
débit Lodé. Trois jeuoes gens y entrèrent
après lui l'un d'eux, le sieur Chohot, ver-
rier, lui poitn deux coups de rasoir sur la
tête lui faisant deux blessures de 4 centi-
mètrcs chacune. Mme Lodé mit il la porte
Chobot qui en sortant emporta un fromage
et un franc. Chobot est en fuite.
CAISSE D'EPARGNE. Le Conseil d'ad-
ministration de la Caisse d'épargne de Fou-
gères informe les déposants que le taux
d'intérêt sera maintenu à 3 pour l'année
1907, et que les bureaux seront fermés le
dimanche !t0 décemhre.
ETAT-CI VIL. Naissances. Gaston
Lesaint. rue Chateuubriunt, 13 bis Victor
Chiilinel, au Chérie Vert Georges Danjou,
au Guélitiulry Emile Delanocr, rue des
lh'-n)s. André .louenne, 11 jours, rue
Rallier Marl.be Ali/on, 13 mois, boulevard
Edmond Roussin Joseph Blot, 39 ans, cou-
peur en chaussures, rue du Nançon, 18
Angélina Day, veuve Rogine, 30 ans, rue
de la Forêt, 133 Jenn-Marie Pannier, 36
ans. domestique, rue de la Forêt, 133 Fran-
cois Guesdon, 31 ans, chaussonnier, rue
cartes Molard, 15.
REDON
AU CONSEIL MUNICIPAL
Le Conseil municipal, réuni sous la présidence
le M. Gascon, a examiné les principales affaires
Du N'alites
Monument Gambetta. Une demande de sub-
.milion pour le monument Gambetta, a Nice,
est .soumise au Conseil qui assure l'œuvre de
toute sa sympathie, mais regrette de ne pouvoir
donner son appui financier.
Subventions diveises. Le conseil vote l'em-
ploi en d< pense des trois subventions suivantes:
Uusii des et lies territoriaux; P
13 fr. pour entretien dc la classe enfantine.
Senice des bor;:c?lontaaprès examen de nouvelles pétitions d'habiumls
réclamant des bornes-fonlaines, estime qu'il ne
1 •• .1 ùoiiiiii- suite a ces pétitions, ni ù celles qui
rii.n-aien: s.- produire ultérieurement, la cana-
lisation 0:hl.- rayant t C en rapport du débit
de la «ouive du Tuet et des bornes-fontaines
pi crues nu projet.
I.içs. i:it, ]• il' ne son approbation eu devis
d.'s travaux supplémentaires concernant la rlu-
nion <1<>£ deux conduites d'eau du Tuct et de
niApjtal, ainsi que ceux de pose des bornas-
fontaines du quai Jenn-Bart. du nouvel HOlel-
de ville et du quartier Saint-Michel, votées dans
le Conseil rxprlmo ensuite le regret de ne
n( uvoir (1..IU1ÇM- s.-iiisfiiojjon A une lettre de NI. le
Main- do Saint-Nicolas de Kedon, demandant
bonio-fqulaine la Digue.
Il décide de soumettre à une commission spé-
cialc l'examen de.. demandes d'indemnités faites
par les propriétaires ou locataires des terrains
liaversi' par la conduite du Tuet.
Assistance mêdieale. Le Conseil se forme
ensuite en comité secret pour la revis ion de
la liste d'as;istance m(dicale gretuite.
ETAT-CIVIL. Publication de mariage..
louis Rnunud, huissier. 35 anis, et Marie Mar-
ctnnd, S7 uns, au Pallet (Loire-Inférieurer.
l>fc\< Ernest Lemarc-hnnd. 5 mois et demi,
fîiande-Hue; Jules Quilly. tourneur sur bois.
44 ans, époux de Marie Chcsn.iffi, rue Notre-
hiime; ,»iiiiio Tiper. 49 ans, épouse de Malo
Gringoire, rue Saint-Mnur.
Grand-Fougeray
A PROPOS D'UN PROCES-VERBAL
A propos de la contravention dressée con-
tre un prêtre du Grand-Fongeray, coupable
d'avoir dit la messe, nous recevons du
garda-champêtre de l'endroit une lettre de
rectification qui ne rectifie rien et pour cau-
se, le procès-verbal que nous avons publié
étant bien tel que l'a dressé M. le garde-
champêtre.
Mais M. le Rarde-champêtre n'est pas
content. Ah 1 non alors, Il n'est pas content.
NI. le garde-champêtre. Et pour un peu, Il
nous traînerait devant les assises sous l'in-
culpnlinn de lui avoir chiné ce fameux pro-
ccs-verhnl. lequel lui a été, raconte-t-il, sub.
tilisé dans les profondeurs de ses poches.
Mais ne le plaisantons pas et comprenons
son amertume.
« Vieux soldat du 'lexique, nous écrit-il,
j'ai C9 nns, et j'ai toujours fait mon devoir.»
Evidemment, après avoir fait son devoir
contre les ennemis de la France, ça doit lui
être dur, à M. le grade-champêtre du Grand-
Fougrray, d'être obligé à présent de s'escri-
mer contre d'honnêtes gens et des Fran-
çais.
Pléchâtel
VOL. Jeudi dernier, vers huit heures
au matin. Mme Lemaitre. ménagère au vil-
lage du Chatelier, en Fléchage!, avait éten-
du sur la haie de son jardin une blouse et
un panlalon appartenant ses fils. Quand
elle retourna, une heure et demie plus tard,
cet endroit, elle constata que les effets
avaient disparu.
On croit que le vol a été commis par un
vagabond.
Une enquéte est ouverte.
Horrible mort
d'un puisatier
Jeudi dernier, trois puisatiers, MM. Dési-
ré hlorin, 40 nns Louis Morin, 49 ans, et le
fils de ce dernier, demeurant il. la Reltière,
en Tresboruf, étaient occupés creuser un
puils au milieu de la cour de M. Noël, À la
Bertronnnis. pour le comple de M. Dronillê,
receveur d'enregistrement à Derval.
Vers quatre heures un quart du soir, Dé-
siré Morin. qui était un peu pris de boisson,
voulu redescendre au fond du puits, après
en être remonté quelques instants aupara-
vant pour se reposer. Mais il peine le mal-
heureux avait-il placé le pied dans l'anneau
en bois fixé au boni de la corde dont il se
servait pour descendre, qu'il lâcha prise et
tomba il la renverse dans le puits, profond
de sept mitres.
Son frère Louis, qui tenait la manivelle
du treuil, appela aussitôt au secours Doux
voisins, MM. Rennud et Rtfry, arrivèrent
en toute hâte et descendirent au fond du
puits, où ils trouvèrent le cadavre horrible-
ment mutilé de l'infortuné puisatier la
tête était complètement écraséc.
Désiré Morin était célibataire.
LA SEMAINE
la police n continu* à établir des
procfis-vrrbau.r de contraventions relevées contre
1rs prêtres qui ont dit la dans les t'élises
(le Hennés, saxi{ la cathédrale. Ues tliclara-
tions de réunions publiques dans les églises ont
Wt! laites à Hennés, niais la plupatt des décla.
tants vnt rctUé leurs déclarations.
GRANDE CHARCUTERIE DES BOIS
Rennes (Téléphone 2-32) Iruijes, foies gr ai
Volailles et Gibiers, frais et truffés
LE DIMANCHE A RENNES
Midi. Banquet des voyageurs de commerce.
2 heures, à la Mabilais, match de Joot-ball en-
tre le S. R. l'. C. et le Club Français. Au
théâtre, Roméo et Jupette.
S hcurcs et demie, au Jardin des Plantes
Concert par la musiquc du H' Guignol rennais.
Halle des syndicats réunis, rue de Coelquen, con-
lérencc suus les auspices du syndicat des débi-
tonls de boissons.
heures et demie, 97' eonlércnce de la Société
d'instruction populaire Nos ancêtres les Gau-
lois, par M. Dotfin.
8 h. 1/4 au théâtre, La Mascotte.
Conseil municipal
Naturellement, il y avait peu de ii'tm-
de A la séance d'hier après-initli ù pune
une di/.un.e de pereounes. en comptant dieux
agents de la sûreté et M. Galeux, inspec-
teur de police, qui, de son propre aveu,
n'avait jamais assisté aux délibérations de
l'édilité rennaise.
Une demi-douzaine de sièges de conseil-
lers sont vides entr'autres ceux de MM. Val-
lée, Héberl, Jestin, Ripert, Coua:non. Ce
dernieivest k Rome.
M. Pinault préside.
M. Berthelot désigné avec NI. Ogéc pour
remplir les fonctions de secrétaire, lit le
rapport de la dernière séance qui est adopté
sans observation.
Les étudiants en droit ont trouvé un
défenseur
Nous avons dit que les étudiants de la Fa-
culté de droit réclamaient à cor et à cris
qu'on.leur installAt des tables dans les sal-
les de cours. Leurs réclamations sont loin
d'être injustifiées car l'absence de tables
est la cause pour eux de toutes sortes d'in-
convénients. Rien n'est moins agréable en
effet quand on vient de déjeuner de se cour-
ber en deux pour écrire sur ses genoux.
Le doyen de la Faculté auquel les jeunes
gens s'étaient adressés, n'aynnt pu faire a-
outir leur demande. les étudiants en droit
prièrent le capitaine Iluguet de plaider leur
cause devant le conseil municipal.
C'est ce qu'il a fait hier.
Le sénateur-maire lui a répondu que l'é-
tablissement demandé coûtera au bas mot
6.000 francs cependant, il y a un autre pro-
jet qui croûterait moins cher et qu'il pro-
pose de renvoyer à l'examen de la commis-
sion des finances, quoique de mon temps,
dit-il, il n'y eût pas plus de bancs qu'aujour-
d'hui, ça ne nous a pas empêché de faire
de bonnes éludes u.
La question est renvoyée.
L'ordre du jour
On passe ensuite u l'ordre «lu jour et sans
opposition on approuve le décompte des tra-
vaux d'égoût construits pur NI. Rallé, rues
de Penhoet et Leperdit, le projet d'adjudica-
tion de fournitures de matériaux pour l'a-
chèvement de la rue Edouard-Turquety, le
budget de 1907 des chemins vicinaux.
M. Ogée avant donné connaissance du
budget du Conservatoire pour 1907, M. Le-
coq demande qu'une somme de 500 francs
réservée sur les traitements des professeurs
de violoncelle et de clarinette, ait une autre
affectation et soit défalquée du budget.
NI. Obkrthur. Je demande le runvoi
la commission du Conservatoire dont je
suis le vice-président.
M. Lecoq. Ça ne regarde pas cette com-
mission, attendu qu'on ne touche pas aux
prévisions du budget Ça ne regarde que- I
le conseil municipal.
NI. Obertiur. Mais je suis aussi con- I
seillc- municipal. le n'admets pas les votes I
do surprise. Ou alors si on doit agir ainsi,
je suis prêt à donner ma démission de vice-
président de la commission du Conserva-
Mais tout s'arrange et on décide que la
question sera examinée lors de l'établisse-
ment du budget municipal qui doit être dis-
cuté cette semaine.
Des bourses sont accordées à MM. Fédry,
Trochu, Galle, Collet, Doré, Mlles Pilard et
Thierry, pensionnaires de la ville l'écofe
des Beaux-Arts de Paris à M. Dhérin (500
francs), élève du Conservatoire national de
musique. Un secours est voté M. Georges
Giraud, élève de l'Ecole, nationale des Beaux
Arts une demi-bourse de 300 francs. il Ni.
Bruncau, élève des Arts-et-Métiers. La de-
mande de M. Robcrt est réservée.
La commission de répartition pour 1907
du Lers est désignée.
Est adopté le budget de 1907 du bureau
de bienfaisance. Des remises de frais d'é-
tudes sont accordées pour l'année 1900-1907
t plusieurs élèves du Conservatoire. Des al-
locations journalières sont aussi accordées
un certain nombre de soutiens de famille.
Adoptés la construction d'une nouvelle
classe à l'école de garçons et de filles de
Quineleu; le projet d'adjudication des tra-
vaux de construction des water-closets des
places de la Mairie, des Lices et Sainte-
Anne.
Il est fait droit la demande de déroga-
tion a la loi du repos hebdomadaire formu-
lée par l'IL Courtault, propriétaire de la Ma-
nutention civile.
Deux nouvelles rues
A l'une des rues de la Cnlifornie qui jus-
qu'à présent n'était pas dénommée, on don-
ne le nom de rue de la Bourdonnaye.
Désormais le chemin vicinal du Meneu
situé faubourg de Fougères, s'appellera
François Lanno,
François Lanno est né il Rennes en 1800.
Il mourut en 1871. Sculpteur de talent, au-
teur de statues décoratives du Louvre, du
Fénelon de la place Saint-Sulpice, il Paris
de monuments publics il Périgueux, A Drive,
de la Lesbic du musée de Rennes, etc.
Les sociétés de secours mutuels
Ainsi que nous le disions l'autre jour, le
conseil municipal en séance privée, sur les
instances de M. Coquelin et de NI. Huguet,
avait décidé de revenir sur sa déci:ion prise
le 20 avril 1904 par laquelle des subventions
n'étaient accordées qu'aux sociétés comp-
tant au bas mot 30 membres.
M. Coquelin remercie ses collègues de la
marque de sympathie dont ils ont voulu fai-
re preuve envers les petites sociétés qui ont
donné le branle aux autres sociétés et qui,
il ce titre, ont droit d'être encouragées. L'u;
ne de ces sociétés de secours mutuels comp-
te 104 ans.
Les sociétés subventionnées ont été divi-
sées en quatre catégories la première tou-
chera 1 fr. 75 par membre la 2«, 1 fr. 25;
la 3a, 0 fr .75 la 4', 0 fr. 2050.
Dans la 1™ catégorie sont compris les
ouvriers en métaux, les employés et repré-
sentants de cornmerce, relieurs et papetiers,
typographes, menuisiers, lithographes, la
société Saint-Fruneois-Xavier, les employés
et ouvriers des tramways il vapeur, la so-
ciété municipale, la Famille (4* classe).
Pan.i la l'Union des syndicats /ro/er-
nrl;, îe.s ouvrier*, tanneurs, tuillturb d'ha-
b.U, itiuioj.o militaires, l'Union des Com-
battants, les employés d'octroi.
Dun., I;i 3', les apprèteurs de soies et bros-
siers, eii.p!.>yés civils, ouvriers et ouvrières
des établissements de la Guerre, la société
municipale (section des enfants), la FamiUe
Dans la 4#, la Jeunesse Prévoyante, la
Prévoyante Hennaise, le syndicat National
des Chemin de fer (Section de Rennes), la
6nciélé de Saint-François-Xavier (section
enfants), la Famille (4* classe), la Bretonne,
l'Espéra lice, la société de la Maison Berthe-
lot.
11 est spécifié qu'à partir du ter janvier
.brcs ne seront pas admises.
Les hospices de Pontchaillou
Le conseil allait à approuver lo projet de
convention suivant de la commission admi-
nistrative des hospices
Entre la Commission administrative des
Hospices civils de Rennes, d'une part, et la
Ville de Hennés, d'autre part, il a été con-
venu ce qui suit
La Villr de liâmes, ih'sireusc d'assurer,
dans le plus bref délai, l'aclièvemenl du
{irmipe de srs hospices qi'néraur, a décidé
d'ajouter d la subvention de 580.000 francs
qu'elle a déjà précédemment versée, une
nouvelle subvention de six cerrt milfe francs
(600.000 francs).
Il est entendu 1° Que la Ville reprendra
possession et qu'elle aura la libre disposi-
tion des terrains et des bâtiments de lhos-
pice Saint-Melaine dès que'cet hospice sera
désaffecte. Les hospices se réscrvent, tou-
tefois, toutes les boiseries de la chapelle,
le calvaire de la petite cour du Thabor et la
cheminée monumentale d>\i réfectoire des
hospitalisés, qu'ils pourront réutiliser com-
me bon leur semblera
2° Que la Ville reprendra, également to-
talement, la pleine disposition du terrain
de t'ancien haspice des Catherinettes et
qu'elle pourra en disposer au ntieux de
ses intérêts
3° Que les hospices participeront dans la
dépense des nouvelles constructions pour
une sornme de deua cent quatre-vingt-cinq
mille francs (285.000 fr.) à proueuir de la
vente des terrains de leur ancien hospice
des Incurables, sis en la ville de Rennes,
entre le quai de la Prévalaue, la nte de la
Santé et le boulevard Séba'slopol, dunt elle
a affecté le montant à celle
destination par sa délibération du 23 lé-
vrier 11102. dilment approuvée par le Con·
seil municipal le 24 du même mois et par
M. le Préfet le 2G juillet sttivani et sur le-
quel elle a d<éjà de 'disponible'ib.000 francs..
Les hospices escomptent pour parfaire la
dépense de 1.047.2«i fr. 72 1° La donation
de Mme Marçais-Marlin, s'éleiant à 15.000
francs 2° une subvention due par l'Etai en
vcrtu de l'art. 32 de la loi du 14 juillet 1905,
laquelle subvention sera déterminée par un
reniement d'administration publique 3°
enfin la subvention de 150.000 francs anté-
rieurcmrnt promise, par l'Etat sur le Pari
Mutuel dès que seront achevés les deux
pavillons des enfants assistés.
Cette convention est approuvée. Le Con-
seil fait cependant une réserve en ce qui
concerno les boiseries de la chapelle de St-
Melaine, qui datent de 17f>9 et qu'il espère
que les hospices voudront bien abnndonner
à la ville.
Les plans modifies sont volés ainsi que
1° l'emprunt de fiOO.000 francs amortissable
en ^0 ans, au taux d'intérêt, de .75 0' et
2" une imposition exlrnor^inaire de 3 eenli-
mes 75 an principal des quatre contribu-
lions directes pendant la même durée de 30
ans. laquelle imposition servira an paie-
ment des intérêts et de l'nmorlissement du-
dit emprunt.
L'agrandissement du Jardin des plantes
Ne pouvant réussir il vendre les terrains
des Catherinettes, sans doute parce qu'elle
en veut trop cher, la ville a émis l'idée de
les utiliser pour l'agrandissement du Jar-
din des plantes, sur lequel M. Boutry a ré-
digé un intéressant et très long rapport.
M. Lejenne proteste contre l'agrandisse-
ment du Jardin des plantes, lequel jardin
est bien suffisamment grand pour la popu-
lation rennaise. Il dit que l'aliénation des
terrains pour cet agrandissement coûterait
au bas mot à la ville 120.000 francs et trou-
ve avec une juste raison que c'est beau-
coup pour une chose qui n'a rien d'utile
de plus, il faudrait créer un nouveau poste
de surveillant, c'est-à-dire une nouvelle dé-
pense annuelle. Il ajoute qu'il proteste, par-
ce qu'il y a là nne question budgétaire et
que la ville de Rennes n'est pas assez riche
pour se priver de telles ressources.
M. Mellet approuve le rapport de M. Bou-
try et dit que ce n'est pas trop cher payer
un agrément dont toute la ville pourra pro0-
ter.
MM. Boulry, Larcher, colonel Louis et
Beaulils estiment quo c'est un sacrifice de
peu d'importance qu'il ne faut pns hésiter ù
faire pour l'embellissement de la ville.
Les conclusions du rapport de NI. Boutry
sont adoptées par 15 voix vontre 6.
Le Conseil municipal s'associe aux vœux
émis par la Chambre de commerce et les
divers syndicats de négociants, concernant
le dégagement de la gare des marchandises.
Il demande que soit activée aussi la cons-
truction de la gare de la Touche.
L'indemnité parlementaire
M. Lejeun.o a déposé un vœu protestant
contre l'augmentation de traitement des dé-
puiés et sénateurs.
M. Pinault, qui était absent au moment
du vole du Sénat, ne voit pas d'inconvé-
nient à la mise aux voix de ce voeu, auquel
il déclare s'associer.
Les conseillers applaudissent discrète-
ment cette déclaration du sénateur-maire.
Enfin, M. Banéat dcmando l'établissement
le plus tôt possible de la recette auxiliaire
postale du boulevard Sévigné, depuis si I
longtemps promise.
Personne ne demandant plus la parole,
la séance, qui a duré trois heures un quart,
est levée.
En cas de manifestation, cependant bien
peu probable, trois agents se sont tenus
tout le temps de la réunion dans la salle
des mariages.
sortis et POSE DE DENTS
V. LASSUS, de la Faculté de Parla
Prix Modères 4 Su dt JfoJj», RSNlfSS
Cahmpionnat de lutte de Bretagne
Nous rappelons à nos lecteurs que c'est
demain lundf; mardi et mercredi que se dis-
putera sous les Lices le championnat de
lutte que nous avons annoncé et auquel
prendront part les professionnels de valeur
dont nous avons donné les noms.
Nous rappelons que c'est au bénéfice des
enfants des grévistes de Fougères que cette
fête sportive est donnée.
Que les personnes qui craignent d'avoir
froid se rassurent.
Les Lices seront chauffées au moyen
d'immenses braseros qui seront allumés de
6 heures du malin a Il heures du soir.
Les luttes eommeneeront a R h. } du soir.
Un concours de tir ?ern également orga-
nisé pendant les tmis jours du championnat
de 8 heures dn matin tl 5 heures du soir.
De nombreux prix et diplômes seront dis-
tribués.
Liqueur de Fine Champagne, recom-
mandée auxestomaesparesseux. Le Phtiii, fanait
L'ordiùatiôn de Noëf^
L'archevêque do Rennes renlré vendradi,
a conféré hier les ordres il un certain nom-
btr de clercs.
Cette cérémonie avail attiré comme d'ha-
bitude une grande foule la Métropole. Pas
le moindre incident n'est venu la troubler.
Ont été ordonnés
Sous-diacres les abbés Jules Morin, R»-
né Feyel, Paul Hunot. Charles Renard
Pierre Helloco, Victor Dagorn, Francis !.e-
chartre, Jean-Marie Bahurel.
Diacres les abbés Emile Lnuienon. Ge.
noist Ilodin, Francis Lerasle, Pierre Reiu-
son, André Rlanchet. Julien Rriantais, Jean
Marie Chevillon, Arislide liarant, Théodale
Roulin, Maurice Saudrais. Prosper Pud-
homme, Théodore Lesguer, Louis î'icrr?
Henri Mathieu, Eugène Simon, T.o ';s -lie-
quel, Yves Le Caz, Joseph Boulet, Romain
Mérienne. Mathurin Leport, Léon Pé) ou,
Ange Allain, Alfred Pineau.
Prêtres les abbés Henri Roulais, Eugène
Fleury. Louis Sorin, Henri Vallerie, Jean-
Louis' Jollivel, Amand \Uinnier, Jean-Marie
Gouin.
Théâtre municipal
Roméo et Juliette. La Mascotte
AujourdTiui en mutinée reprise de Ro-
nido et Julielte. Tout le monde se rappelle
le succès remporté par tll. Godait, notre
brillant ténor, dans le rAle de Roméo, aussi
les Rennais tiendront h aller l'applaudir une
dernière lois dans ce rôle.
C'est Mme Dermunt. notre charmante
première chanteuse qui remplira le rôle de
Juliette qui est un de ses triomphes.
En soirée. l.a Mascotte, la si amusante
opérette d'Audran, dans laquelle nous au-
rons le plaisir d'entendre h nouveau Mmr
Dumaitd qui a remporté hier soir un si
grand succès dans Mignon.
LE TKMC.S QU'IL FAIT. Observations (u
22 dtivinliiv. maison Bindn, rue Nnlionnle.
n.-iruniL'Iie h 8 heures du ninliii 771: Tempéra-
ture à 'J heures du malin. 3 au-ilt-ssous de zéro:
la pi il.; limite <1e la veille 1: la plus basse dé
la nuit. 4 nu-dessous de zéro.
MOUT SUBITE. Vendredi soir, vers
5 heures, Mme veuve Bertiiaut, née Judith
Lepape, âgée de 86 ans, demeurant ruo
Sauil-.Malo, 4, a été trouvée morte dans
Le commissaire du quartier a procédé
liN CLIENT. NI. Guille-
mot, bijoutier, 2, rue l'ont-au-Foulons, re-
cevait la visite d'un individu de lui incon-
nu, qui lui demandait iL voir des réveils-
malin.
Ayant fait son choix, il paya son acqui-
sition et sortit.
Peu après son départ, le hijoulier s'aper-
çut de l'ab:cnce, à son étalage, de six
montres.
,NI. Guillemot s'empressa de mettre la po-
lice au courant du vul dont il venait. d'ê-
tre la victime, en même temps qu'il lui
communiquait le signalement du voleur.
LES CONCERTS DU JARDIN DUS
PLANTKS. De 2 heures et demie il 3 heu-
res et demie, la musique d'infanterie se fe-
ra entendre au Jardin des l'lanles, avec le
programme suivant
1. Valmy allerro. Cavaillé 2. Deux
pièces caractéristiques, E. Miche): A. Nuit
de Printemps (Impromptu! B. h Chan-
son de Mai (Intermède, caprice) 3. Le
ci Tannliauser Wagner 4. ci Prélude
symphonique (le audition), P. Sporck
5. Laknié )J, fantais:e, L6u Delibes.
LA POULE RAFLE. Le commissa-
riat central ayant été averti qu'une bande
de vagabonds se réfugiait la nuit dans une
grange de la ferme do Belleville, en Ren-
nes, envoya la nuit dernière des agents de
la Sûreté faire une ronde de ce côté.
Ils ne revinrent pas bredouilles et pin-
cèrent au glte six vagabonds qu'ils condui-
sirent au poste.
Ces individus s'appellent Henri Collin,
19 ans Francisque Le Tertre, 18 ans
Louis Biais, 18 ans Vincent Gauthier, 18
ans Louis Delahaye, 25 ans Jean Rous-
Bel, 46 ans,
Ils ont été mis à la disposition du com-
missaire de police du 3« arrondissement.
ETAT CIVÙJP
Naissances 7
82. n..né Le Petit, rue do Nantes. 36; Anna
Rinm'iJ, Ilotcl-Dieu; Simonne Cavaud, rue de
Promesses de mariages
23. Adolphe Fontaine, ajusteur, f.Inec desi
Lices, 9, et Marie Trochu.
Albert Drouin. employé au chemin de feiy
Albei-t I. Provost de la Roche, propriétaire
rue de !• n itères. 10, et Valuntine de Burg 0' F
roi de-. l.'iiii'fearde.
Julien t.tinnny, bourrelier, rue de \anles, 19J
et Marie Pincl. I
Joseph niou. mouleur en fonte, rue Dupont
des-Loges, 3 et Marie Faisant.
Nfaurico Duton, mécanicien, rue Lecourbe, 1M
(Pâtis', et Jeanne Pavoinc.
André I.niris, employé de commerce, rue (Jaf
l'Expo.-ilir.n, 25, Paris, et Brrthe Heplnin.
Joseph Heuijouan. couvreur, ruelle des Peau»
Lieux, et Adèle Losahic.
Alexnmli-R Petit, journnlîiîr, boulevard BeaM
iront. 6. er Ancelina G.-ffruult.
l.ii'lovtc Ilirbec, minotier à Do!, et Herminla
Piod'huimno. ï!
M" RAUCH, 1. me de Mont fort, Rennes)1
AMEUBLEMENTS (Facilités d--
En}.1 Loyer, empluyc au gnz à IVimes et
Anne Doiulmye.
Jean Diligenrt, employé au chemin de fefJ
impnsse r.eimmont, 10. et TruV/. <̃
Lucien Rosetzky. professeur de nnsique $1
Poucu (Soine-Inforieure) et Léontine Ror.iano.
A'exnnrln? Perchais, commerçant, rue d'islyj
16. et Germaine Hardouin. |
Alhert Noël, principal clore de notaire a Ba*
rer.ton rMnnehe', et Fanny Pnllix.
Jenn Vauléon. tanneur, avenue Gros-MalnoS»
Ri et Arme Lambert, Ifc
Décès
22. Henri Rouglet, 1 mois, rue SI Mitaine.'
40; Marie Rricniit. religieuse, celitm'nire, 73 ans»:
fr.r.lumrfr do Paris. 72f Henri Dufo'.iil, comptable:
cCiMiiin'. t!) aas 7 mois. rue Saint-HiMier, 60;i
P«:rriiw Chnlien. célihalnire. 67 ans. faunourâ
i\ Pur! 72: Veuve Rcrlluiut. née Lepage. SB.
ans 2 m;>is. rue St-Mn!o. J0: Mnio Lemaitre, née
Lefoul, 3ù ans 4 mois, rue de hi Barbais. 4.
LA SOIRÉE RENNAISE;:
Mignon
La de Miijnon hier soi
présentait l'intérêt d'une double nouveauté*
M. Laurens paraissait pour la première foi*'
sur notre scMie dans le rôle de Wilherat
Meisler. Ce ténor possède une assez joliej
voix c'est en outre un acteur intelligent.!
Mlle Dumand débutait aussi sous les traits!
de Mignon. Elle joue bien et tire Ie meil-îj
leur parli i possiblc d'une voix nettement^
timbrée mais trop gutturale.
M lie Dennont fut excellente dans le rôle
de Philine. et M. Cervidés supérieur dans
cetniBarllie (I.aerle). K
nonne soirée, en définitive, et bien ac,
cueillie du public. Ch. D.
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
Au.rwncc rltt 2i ih-ccmbrr I0DG f
Cours et blessures par imprudence.
L'inculpé. Prosper Vannier, 2i ans, est bou>
cher U Saint-Jacques de la Lande. Comme'
beaucoup de membres dp l'honornb!e cor*.
poration des bouchers, il aime conduire vite,1,
très il, au risque quelquefois de renver·
ser bêles et gens sur son passage. L'histoire?
qui In conduit sur les bancs de In correc-
tioiinrllo aura pour l'avenir, espérons-Ieç
pour lui. la conséquence de le rendre plus^
prudent.
Le 6 octobre dernier, avant bu plus que d«
raison, il arrivait a toute allure dans la
faubourg de Nantes et heurtait nn attelage)
vice de Mine Villard. niinotière Rennes.
Panait! était renversé et sa voiture lu»
passait sur le pied, lui écrasant deux
ce qui Il occasionné pour la victime une in.-»!
capncil-'1 de plus de 20 jours de travail. j
Un ti'moin de la seè!!O ayant voulu interf
venir et arrêter la \oiluiv do Vannier, C6fe,
coups de fouet et un coup de poing. >
Depuis cette scène, Vannier, revenu t\ dA
meilleurs! sentiments, n largement inden>|
nisé t-a \iclinie, qui a rutilé siii plainte.
Lo tribunal a mis l'alfaire en délibéré^'
Défenseur. M'Mnlapeil. ;̃
Contravention à la police des chemins de!
fer. M. X. entrepreneur de travaux pu»;
blies dans la Moyenne, est président du coi
mité républicain démon-alique de son can*'
ton et il espère, nous dit son honorable dé>ï
fense.nr, être bientôt nommé suppléant de la!'
justice de paix du susdit canton. Nous es-!
pérons pour ses futurs justiciables qu'il se,
souvienne de la mésaventure qui lui est or;
rivce en enre de Rennes lo 20 novembre*,
dernier. Dupres la prévention, il serai))
moulé dans un coupartiment de chemin· de!
fer portant l'étiquel:e » Dames seules Su©
l'observa! ion d'un agent, il auruit fait dis-
paraître ta'lite étiquette et ne serait de»-
cendu qu'après en avoir été requis pnr la
sous-chef de gare, accompagné d'un agent.;
M. X. s'en tire avec DO francs d amei.de.ii
Défendeur. M" Lejeune.
Délits de chasse. M. \Veil, receveur ba-i
ralislo à Gévezé et grand chasseur devant'
l'Eternel, s'est fait prendre dans des chas-J
ses gardées, le mois dernier la première!
fois, il a môme gratifié le garde d'épiUiètes,
variées.
M" de Savignon-Laroiubière, avocat de la;
partie ci\ile donne lecture d'une volumi-'
neuse correspondance iuiressée par le pré-'
venu au propriétaire de la chasse. Cette
lecture met toute la salle en belle humeur,
et le tribunal lui-même a peine à dissinva»
ter un sourire.
Lo tribunal condamne M. Weil à deux
aincrnles de ^5 francs pour les deux délits,
plus ilô fruncs de) dominagfs-iiiiérels à la'
partis civile. ̃,
Feuilleton de L'Oucst-ISclair 99
LA PLUS FORTE
par Robert SAINVILLE
TROISIEME PARTIE
L'ENFANT MARTYRE
1
VU KKTKRKMIKNT ne rRIMiÉRE CLASSK
Il avait p-.Miic à IuUcr cuulrc l'assoupisse-
«eut qui appesantissait ses pnupicres.
11
La marchande de violettes
A l'église :ïpu compter quelque mille personnes venues
jour écouter les violons.
Au Père-Lachaise, cinquante fld'les il
peine accompagnaient U baron
11 y t'ut toutefois de superbes discours.
La linance française a perdu son plus
terme appui 1 s'écria le l-'rancfortais (Jolt-
friend.
Et l'Athénien Argvropoulo, héritier de
Demosthènc, épanduit sa douleur en une
Datbéttque péroraiaon.
Au temps de Périclès, déclama-t-il,
dans les calamités publiques, on voilait les
images des dieux 1
Pourquoi donc la Bourse de Paris n'a-t-
elle pas drapé de crêpe les élancements de
ses colonnes
Impassible, mais le sourire au cœur, M.
de la Rochcbriant laissait passer tous ces
torrents de rhétorique.
Elle sévit toute une longue demi-heure.
Mais tout a une fin ici-bas.
Après trois ou quatre discours, cette ré-
jouissance funéraire fut terminée.
Une dernière fois on défila devant l'in-
consolable gendre.
Puis chacun s'en alla, qui à ses affaires,
qui à ses plaisirs.
Quand le dernier dei assistante se fut re-
tiré, M. de la Rochebriant se consulta un
moment.
l'ii" voilure de deuil stationnait devant la
superbe clnpelle mortuaire que s'était fait
construire M. Frémont.
1-'allait-il la prendre î
Non.
Il avait donné l'ordre i1 -son cocher d'aller
l'attendre avec son coupé il la porte du ci-
meliùrc.
Traverser Paris dans l'énorme carosse à
livrée des pompes funèbres lui paraissait
chose do mauvais gont, ou ce qu était pis
encore, rivlicule.
D'ailleurs, il en avait assez de ces ma-
cfihre." mises en scène.
l Pressant alors le pas, sa fille a ses côtés,
Il commença de descendre les ardus escar-
pements de la néeropolç.
Et à mesure qu'il glissait avec rapidité,
les idées de M. de la Rochebriant chan-
geaient de cours.
Une sorte d'exaltation faisait battre son
coeur.
Le jour, une froide journée hivernale,
commençait à s'estomper.
Dans les flottantes grisailles du crépus-
cule, Paris, avec les dômes de ses éghses,
les élancements de leurs tours, les blan-
cheurs de ses édifices, disparaissait par de-
gré.
maille 11, de Mulzu, NI. de lu Itochebriant
a'aiTclu quelques secondes iL contempler la
grandeur de ville qui peu à peu s'enlisait
dans la brume.
Maintenant qu'il savait ne plus être ob-
serve, un mauvais sourire lui plissait la
bouche.
Enfin enfin murmurait-il se parlant
soi-même, voilà longtemps monsieur Fré-
mont, que j'attendais ce moment bienheu-
reux.
Je commençais à désespérer
Dix ans d'attente
Ah cher beau-père, je ne vous ai jnniais
tant aimé qu'aujourd'hui
Ils sont 6 moi, maintenant, vos million?,
à moi seul 1
Angèle est folle, ma belle-mùre ne vi-
vra pas éternelemenl. Quant à la cfnuse.
-1- Pardon, monsieur le marquis, lit une
voix ituilurale ayee un fort acceut exoti-
que, que je suis donc heureux de pouvoir
vous présenter mes devoirs
L'homtne qui venait ainsi d'interpeller
M. de la Rochebriant était un personnage
d'une soixante d'années, très droit encore,
de haute taille, sévèrement vêtu de grand
deuil.
Son teint safrané, son nez légèrement
camus, sa boucno lippue, des yeux cou-
leur de suie au regard trop mobile, tout en
lui rappelait les métis de l'Amérique es-
pagnole.
S'approchant de M. de la Rochebriant,
il ôta son chapeau copieusement garni de
crêpe et, s'mehnant
Uui, oui, répéta-t-il, je suis heureux
très heureux, monsieur le marquis, de
Pierre de lu Rochebrianl le toisa inso-
lemment, puis d'une voix sèche et mor-
dante
Monsieur, dil-il, je n'admets pas qu'on
soit heureux en un tel jour.
D'ailleurs, je n'ai pas l'avantage de vous
L'autre esquissa un obséquieuz sourire.
Oh monsieur le marquis veut dire •
qu'il ne nie commit pas de vue.
Il n'est pas admissible que vous n'ayez
pas souvent entendu parler de'inoi.
J'étais l'ami et le confident de feu mon- t
sieur le baron, dont nos larmes ont arro-
se la dépouille mortelle. 1
En même temps il passait la main sur i
ses yeux comme oour éluncht-i' une ku- I
Au surplus, poursuivit-il, laissez-moi
vous décliner mes noms et titres.
Don Lopez Carvajol, marquis de Cor-
dova, lieutenant général des armées in-
surrectionnelles de la République de Guate-
mala.
M. de la Rochebrianl écoula cette lon-
gue énumérjation sans sspuiviller et itou-
jours très froid
Jamais mon beau-père n'a prononcé
devant moi votre nom et c'est pour la pre-
mière fois que je l'entends.
Don Carvajol leva ses deux mains au
ciel et, montant le blanc de ses yeux
langue de Dios I 1 K.st-ce possible ?
exclamu-l-il, j'étais pourtaut l'ami intime
de ce chcr Gaspard, le dépositaire de tnus
ses secrets, le conlident de toutes ses pei-
nes.
Jamais le pauvre ami n'aurait entrepris
une affaire sans me consulter d'avance.»
sans doute sans doute et cette dis-
crétion vous honore, monsieur le marquis.
Mais maintenant que vous êtes héritier
de sa fortune, laissez-moi vous offrir mes
humbles service n.
Et avec une emphatique volubilité, scan-
dant chaque syllabe, accentuant toutes les
lettre;.
C'est pussible lit le marquis avec
Impatience, mais mon brou-père n avait pas
l'habitude de m'enlretenir de ses affaires
p«rsonneli«e.
De mun eoté, je » me permettais pu
de linternotr sur M relaian«-
spiis niôin,' d;.igner répondre, M. de la
Rochebriant pressa le pas.
L'allure presque rampante, le ton servi-.
le de son interlocuteur ie niellaient en dé>
fiance.
11 flairait un qrôiimcilcur.
Nullement dérom-erté, Carvuj.jl poursuî»!
Je vous dirai donc, monsieur le marv
quis, qu'au moment où l'impitoyable mort'
trancha les juurs de no'rc pauvre Gaspard*
ce cIht ami m'avait promis une comman-
dite.
C'est possible, monsieur, mais peut
ni'iinpoiio, répliqua sèchement le mur*
quis.
Hi eh ne dites pas cela U vous im..
poilenil beaucoup si vous su\icz de (îuoil
il s'agit.
Vous m'instruirez un auliv jour jtfl
n'ai pas le temps de vous écoi: î.
Une r.inute de petite attention uni
esprit prompt et subtil comme i" votre m$|
comprendra tout de suile
pU[:0101,
Uh je savais hi^ii que vous 1110 pré*!
lerie/. une oreille, iiiilul^en'e. Il s'agirai|:
de centupler un capital minime en quelqueil
années que dis-je I en quelques m«?L?.
Une eecroquerie, a4ors 1 rietma i.isoj»]
Saunent M^ds la Rocitebriant.
lA Suivre}.
3
dé aux ouvriers s'ils arc^toûct de r. :rer
eux conditions de l'iic.eii tarif.
Les ouvrier ont ;opoiidii qu'ils u. aient
reçu monda*, pour cl non puur
foutu-.
Le repiVseuianl du svudicj. patronal a
̃Sois proU^té coi. lie cela et a déclaré que
la (.iiùtiiiLrt syndicat- ces fabricants n'ac-
cor«kruit aucune i>
maniai leur pcniic-i'aut de truiltr avec
k'in patron.
M. Hi.hu, pai'lanl tai'if élahoré par les
ouvriers, !"a dédale inaeeeptab'e.
L'entrevue a pr 3 lin à (i heures, sa:.8
autre riSn'Iut.
Une af.'irhs verte qui paraît « jaune »
IliiT matin, on a appose sur nos murs
une ufiiche .signée un croupe do commer-
çants d attaquant violemment la Bourse
• ronce Il du travail C MM. Jonsse et Gour-
din qu'on prend directement à partie.
Dans l'après-midi. au coure d'une réu-
nion de 1.200 grévistes, aux halles, sous
la présidence rie M. Hiiiinn, M. Beaulieu,
parlant de ladite af¡1cile, a dit qu elle ne
peut élrc que l'œuvre des Irois individus
qui Jurent reconduits l'autre matin A la
yar<\ 11 dit avoir «lié j,sé de leur arrivée
»i Fougères pnr les crinaradrs de Lyon,
qui les signalaient comme des agents pro-
vocateurs.
M. (ïourdin paiie de l'entrevue des délô-
ButS la fabnque R'Miu avec 1( ur patron.
Et ajoute
C. mutin, nous avions r.envo(]'ié les ouvriers
d.' 'a !iitu~oi> Hnhu ntln que les dcli'pués rendent
cinj ,Le de leur- inuridnt. Os ouvriers ne s'étant
pas trouve- n«»cz nombreux, nous les convo-
quons 6 nouve.iu pour rrtie après-midi afin qu'ils
pi issep.t cxnininer en ta:le liberté la décision
Arc pntiTins. sorte que l'on ne "pourra pas dire
que nous avons fait une pression quelconque.
Parlant de l'att'iehe du matin, M. Gour-
din dit qu'on veut surexciter les ouvriers
et leur faire commet Ire des violences pour
les mettre dans leur tort.
M. Viiillmit hlfimc pu*si tes auteurs de
l'nlliehe do re mutin.
M. Hi iinidswy apporte le salut fraternel
des camarades de la Rmirse du Travail de
Paris. Ceux-ci ont jji omis de venir en aide
aux grévistes «le KouRères. M. Brumoswy
a reçu la même promesse la Confédéra-
tion générale du Travail. Il a vu le citoyen
Yvetot. qui a promis de venir ici inces
«animent.
M. Beaulieu parle d'un article paru dans
la Chronique Me Fougères u et avant dnns
le Petit Foulerais mettant tous les
torts du côté des ouvriers. Il dément les as-
sertions de ces journaux qu'il maltraite.
Des félicitations sont votées par les gré-
vistes à M. le Maire de Fougères, pour les
essais de conciliat.ion qu'il a bien voulu
tenter..
La séance est levée à 3 heures un quart.
A la sortie, une manifestation compre-
nant 200 personnes parcourt les rues, pré-
cédée du drapeau syndical. Une demi-heu-
re après. la dislocation avait lieu place
Carnet. On ne signale aucun incident.
Ajoutons, relativement il l'affiche dont il
•si question plus haut que son origine nous
est inconnue mais, en ce qui concerne ce
que nous savons mieux que qui que ce
«oit, nous pouvons dire qu'elle n été rédi-
Rée Par des gens mal renseignas nu de
mauvaise fni pour le reste, nous n'avons
aucune opinion sur son compte.
M. Viviani Fougères
Comme on a pu le voir dans le compte
rendu du conseil des ministres, !e gouver-
nem nt Il autorisé 1\1. Viviani, ministre du
travail, à servir d'arbitre dans le différend.
L'arrivée de M. Viviani à Fougères est
très prochaine.
DE COMMERCE. Diman-
che prochain, deux élections auront lien
sont à élire trois membres pour ans,
en remplacement des titulaires arrivés a
l'exlriration de leur mandat, et un membre
pour deux ans en remplacement de M. Al-
fred Fauchet. démissionnaire. Selon l'usa-
ge les membres restant en fonctions ont
provoqué une réunion d'électeurs dans le
but de désigner des candidats. Ont été choi-
sis pour six ans, MM. Bollin. Tréhu et
G. Cordier pour deux ans, M. J.-B. Rous-
sel.
COIPS DE RASOIR. NI. Hamard,
chaussonnier, rue Pinlerie, était entré au
débit Lodé. Trois jeuoes gens y entrèrent
après lui l'un d'eux, le sieur Chohot, ver-
rier, lui poitn deux coups de rasoir sur la
tête lui faisant deux blessures de 4 centi-
mètrcs chacune. Mme Lodé mit il la porte
Chobot qui en sortant emporta un fromage
et un franc. Chobot est en fuite.
CAISSE D'EPARGNE. Le Conseil d'ad-
ministration de la Caisse d'épargne de Fou-
gères informe les déposants que le taux
d'intérêt sera maintenu à 3 pour l'année
1907, et que les bureaux seront fermés le
dimanche !t0 décemhre.
ETAT-CI VIL. Naissances. Gaston
Lesaint. rue Chateuubriunt, 13 bis Victor
Chiilinel, au Chérie Vert Georges Danjou,
au Guélitiulry Emile Delanocr, rue des
lh'-n)s. André .louenne, 11 jours, rue
Rallier Marl.be Ali/on, 13 mois, boulevard
Edmond Roussin Joseph Blot, 39 ans, cou-
peur en chaussures, rue du Nançon, 18
Angélina Day, veuve Rogine, 30 ans, rue
de la Forêt, 133 Jenn-Marie Pannier, 36
ans. domestique, rue de la Forêt, 133 Fran-
cois Guesdon, 31 ans, chaussonnier, rue
cartes Molard, 15.
REDON
AU CONSEIL MUNICIPAL
Le Conseil municipal, réuni sous la présidence
le M. Gascon, a examiné les principales affaires
Du N'alites
Monument Gambetta. Une demande de sub-
.milion pour le monument Gambetta, a Nice,
est .soumise au Conseil qui assure l'œuvre de
toute sa sympathie, mais regrette de ne pouvoir
donner son appui financier.
Subventions diveises. Le conseil vote l'em-
ploi en d< pense des trois subventions suivantes:
Uusii des et lies territoriaux; P
13 fr. pour entretien dc la classe enfantine.
Senice des bor;:c?lonta
réclamant des bornes-fonlaines, estime qu'il ne
1 •• .1 ùoiiiiii- suite a ces pétitions, ni ù celles qui
rii.n-aien: s.- produire ultérieurement, la cana-
lisation 0:hl.- rayant t C en rapport du débit
de la «ouive du Tuet et des bornes-fontaines
pi crues nu projet.
I.içs. i:it, ]• il' ne son approbation eu devis
d.'s travaux supplémentaires concernant la rlu-
nion <1<>£ deux conduites d'eau du Tuct et de
niApjtal, ainsi que ceux de pose des bornas-
fontaines du quai Jenn-Bart. du nouvel HOlel-
de ville et du quartier Saint-Michel, votées dans
le Conseil rxprlmo ensuite le regret de ne
n( uvoir (1..IU1ÇM- s.-iiisfiiojjon A une lettre de NI. le
Main- do Saint-Nicolas de Kedon, demandant
bonio-fqulaine la Digue.
Il décide de soumettre à une commission spé-
cialc l'examen de.. demandes d'indemnités faites
par les propriétaires ou locataires des terrains
liaversi' par la conduite du Tuet.
Assistance mêdieale. Le Conseil se forme
ensuite en comité secret pour la revis ion de
la liste d'as;istance m(dicale gretuite.
ETAT-CIVIL. Publication de mariage..
louis Rnunud, huissier. 35 anis, et Marie Mar-
ctnnd, S7 uns, au Pallet (Loire-Inférieurer.
l>fc\< Ernest Lemarc-hnnd. 5 mois et demi,
fîiande-Hue; Jules Quilly. tourneur sur bois.
44 ans, époux de Marie Chcsn.iffi, rue Notre-
hiime; ,»iiiiio Tiper. 49 ans, épouse de Malo
Gringoire, rue Saint-Mnur.
Grand-Fougeray
A PROPOS D'UN PROCES-VERBAL
A propos de la contravention dressée con-
tre un prêtre du Grand-Fongeray, coupable
d'avoir dit la messe, nous recevons du
garda-champêtre de l'endroit une lettre de
rectification qui ne rectifie rien et pour cau-
se, le procès-verbal que nous avons publié
étant bien tel que l'a dressé M. le garde-
champêtre.
Mais M. le Rarde-champêtre n'est pas
content. Ah 1 non alors, Il n'est pas content.
NI. le garde-champêtre. Et pour un peu, Il
nous traînerait devant les assises sous l'in-
culpnlinn de lui avoir chiné ce fameux pro-
ccs-verhnl. lequel lui a été, raconte-t-il, sub.
tilisé dans les profondeurs de ses poches.
Mais ne le plaisantons pas et comprenons
son amertume.
« Vieux soldat du 'lexique, nous écrit-il,
j'ai C9 nns, et j'ai toujours fait mon devoir.»
Evidemment, après avoir fait son devoir
contre les ennemis de la France, ça doit lui
être dur, à M. le grade-champêtre du Grand-
Fougrray, d'être obligé à présent de s'escri-
mer contre d'honnêtes gens et des Fran-
çais.
Pléchâtel
VOL. Jeudi dernier, vers huit heures
au matin. Mme Lemaitre. ménagère au vil-
lage du Chatelier, en Fléchage!, avait éten-
du sur la haie de son jardin une blouse et
un panlalon appartenant ses fils. Quand
elle retourna, une heure et demie plus tard,
cet endroit, elle constata que les effets
avaient disparu.
On croit que le vol a été commis par un
vagabond.
Une enquéte est ouverte.
Horrible mort
d'un puisatier
Jeudi dernier, trois puisatiers, MM. Dési-
ré hlorin, 40 nns Louis Morin, 49 ans, et le
fils de ce dernier, demeurant il. la Reltière,
en Tresboruf, étaient occupés creuser un
puils au milieu de la cour de M. Noël, À la
Bertronnnis. pour le comple de M. Dronillê,
receveur d'enregistrement à Derval.
Vers quatre heures un quart du soir, Dé-
siré Morin. qui était un peu pris de boisson,
voulu redescendre au fond du puits, après
en être remonté quelques instants aupara-
vant pour se reposer. Mais il peine le mal-
heureux avait-il placé le pied dans l'anneau
en bois fixé au boni de la corde dont il se
servait pour descendre, qu'il lâcha prise et
tomba il la renverse dans le puits, profond
de sept mitres.
Son frère Louis, qui tenait la manivelle
du treuil, appela aussitôt au secours Doux
voisins, MM. Rennud et Rtfry, arrivèrent
en toute hâte et descendirent au fond du
puits, où ils trouvèrent le cadavre horrible-
ment mutilé de l'infortuné puisatier la
tête était complètement écraséc.
Désiré Morin était célibataire.
LA SEMAINE
la police n continu* à établir des
procfis-vrrbau.r de contraventions relevées contre
1rs prêtres qui ont dit la dans les t'élises
(le Hennés, saxi{ la cathédrale. Ues tliclara-
tions de réunions publiques dans les églises ont
Wt! laites à Hennés, niais la plupatt des décla.
tants vnt rctUé leurs déclarations.
GRANDE CHARCUTERIE DES BOIS
Rennes (Téléphone 2-32) Iruijes, foies gr ai
Volailles et Gibiers, frais et truffés
LE DIMANCHE A RENNES
Midi. Banquet des voyageurs de commerce.
2 heures, à la Mabilais, match de Joot-ball en-
tre le S. R. l'. C. et le Club Français. Au
théâtre, Roméo et Jupette.
S hcurcs et demie, au Jardin des Plantes
Concert par la musiquc du H' Guignol rennais.
Halle des syndicats réunis, rue de Coelquen, con-
lérencc suus les auspices du syndicat des débi-
tonls de boissons.
heures et demie, 97' eonlércnce de la Société
d'instruction populaire Nos ancêtres les Gau-
lois, par M. Dotfin.
8 h. 1/4 au théâtre, La Mascotte.
Conseil municipal
Naturellement, il y avait peu de ii'tm-
de A la séance d'hier après-initli ù pune
une di/.un.e de pereounes. en comptant dieux
agents de la sûreté et M. Galeux, inspec-
teur de police, qui, de son propre aveu,
n'avait jamais assisté aux délibérations de
l'édilité rennaise.
Une demi-douzaine de sièges de conseil-
lers sont vides entr'autres ceux de MM. Val-
lée, Héberl, Jestin, Ripert, Coua:non. Ce
dernieivest k Rome.
M. Pinault préside.
M. Berthelot désigné avec NI. Ogéc pour
remplir les fonctions de secrétaire, lit le
rapport de la dernière séance qui est adopté
sans observation.
Les étudiants en droit ont trouvé un
défenseur
Nous avons dit que les étudiants de la Fa-
culté de droit réclamaient à cor et à cris
qu'on.leur installAt des tables dans les sal-
les de cours. Leurs réclamations sont loin
d'être injustifiées car l'absence de tables
est la cause pour eux de toutes sortes d'in-
convénients. Rien n'est moins agréable en
effet quand on vient de déjeuner de se cour-
ber en deux pour écrire sur ses genoux.
Le doyen de la Faculté auquel les jeunes
gens s'étaient adressés, n'aynnt pu faire a-
outir leur demande. les étudiants en droit
prièrent le capitaine Iluguet de plaider leur
cause devant le conseil municipal.
C'est ce qu'il a fait hier.
Le sénateur-maire lui a répondu que l'é-
tablissement demandé coûtera au bas mot
6.000 francs cependant, il y a un autre pro-
jet qui croûterait moins cher et qu'il pro-
pose de renvoyer à l'examen de la commis-
sion des finances, quoique de mon temps,
dit-il, il n'y eût pas plus de bancs qu'aujour-
d'hui, ça ne nous a pas empêché de faire
de bonnes éludes u.
La question est renvoyée.
L'ordre du jour
On passe ensuite u l'ordre «lu jour et sans
opposition on approuve le décompte des tra-
vaux d'égoût construits pur NI. Rallé, rues
de Penhoet et Leperdit, le projet d'adjudica-
tion de fournitures de matériaux pour l'a-
chèvement de la rue Edouard-Turquety, le
budget de 1907 des chemins vicinaux.
M. Ogée avant donné connaissance du
budget du Conservatoire pour 1907, M. Le-
coq demande qu'une somme de 500 francs
réservée sur les traitements des professeurs
de violoncelle et de clarinette, ait une autre
affectation et soit défalquée du budget.
NI. Obkrthur. Je demande le runvoi
la commission du Conservatoire dont je
suis le vice-président.
M. Lecoq. Ça ne regarde pas cette com-
mission, attendu qu'on ne touche pas aux
prévisions du budget Ça ne regarde que- I
le conseil municipal.
NI. Obertiur. Mais je suis aussi con- I
seillc- municipal. le n'admets pas les votes I
do surprise. Ou alors si on doit agir ainsi,
je suis prêt à donner ma démission de vice-
président de la commission du Conserva-
Mais tout s'arrange et on décide que la
question sera examinée lors de l'établisse-
ment du budget municipal qui doit être dis-
cuté cette semaine.
Des bourses sont accordées à MM. Fédry,
Trochu, Galle, Collet, Doré, Mlles Pilard et
Thierry, pensionnaires de la ville l'écofe
des Beaux-Arts de Paris à M. Dhérin (500
francs), élève du Conservatoire national de
musique. Un secours est voté M. Georges
Giraud, élève de l'Ecole, nationale des Beaux
Arts une demi-bourse de 300 francs. il Ni.
Bruncau, élève des Arts-et-Métiers. La de-
mande de M. Robcrt est réservée.
La commission de répartition pour 1907
du Lers est désignée.
Est adopté le budget de 1907 du bureau
de bienfaisance. Des remises de frais d'é-
tudes sont accordées pour l'année 1900-1907
t plusieurs élèves du Conservatoire. Des al-
locations journalières sont aussi accordées
un certain nombre de soutiens de famille.
Adoptés la construction d'une nouvelle
classe à l'école de garçons et de filles de
Quineleu; le projet d'adjudication des tra-
vaux de construction des water-closets des
places de la Mairie, des Lices et Sainte-
Anne.
Il est fait droit la demande de déroga-
tion a la loi du repos hebdomadaire formu-
lée par l'IL Courtault, propriétaire de la Ma-
nutention civile.
Deux nouvelles rues
A l'une des rues de la Cnlifornie qui jus-
qu'à présent n'était pas dénommée, on don-
ne le nom de rue de la Bourdonnaye.
Désormais le chemin vicinal du Meneu
situé faubourg de Fougères, s'appellera
François Lanno,
François Lanno est né il Rennes en 1800.
Il mourut en 1871. Sculpteur de talent, au-
teur de statues décoratives du Louvre, du
Fénelon de la place Saint-Sulpice, il Paris
de monuments publics il Périgueux, A Drive,
de la Lesbic du musée de Rennes, etc.
Les sociétés de secours mutuels
Ainsi que nous le disions l'autre jour, le
conseil municipal en séance privée, sur les
instances de M. Coquelin et de NI. Huguet,
avait décidé de revenir sur sa déci:ion prise
le 20 avril 1904 par laquelle des subventions
n'étaient accordées qu'aux sociétés comp-
tant au bas mot 30 membres.
M. Coquelin remercie ses collègues de la
marque de sympathie dont ils ont voulu fai-
re preuve envers les petites sociétés qui ont
donné le branle aux autres sociétés et qui,
il ce titre, ont droit d'être encouragées. L'u;
ne de ces sociétés de secours mutuels comp-
te 104 ans.
Les sociétés subventionnées ont été divi-
sées en quatre catégories la première tou-
chera 1 fr. 75 par membre la 2«, 1 fr. 25;
la 3a, 0 fr .75 la 4', 0 fr. 2050.
Dans la 1™ catégorie sont compris les
ouvriers en métaux, les employés et repré-
sentants de cornmerce, relieurs et papetiers,
typographes, menuisiers, lithographes, la
société Saint-Fruneois-Xavier, les employés
et ouvriers des tramways il vapeur, la so-
ciété municipale, la Famille (4* classe).
Pan.i la l'Union des syndicats /ro/er-
nrl;, îe.s ouvrier*, tanneurs, tuillturb d'ha-
b.U, itiuioj.o militaires, l'Union des Com-
battants, les employés d'octroi.
Dun., I;i 3', les apprèteurs de soies et bros-
siers, eii.p!.>yés civils, ouvriers et ouvrières
des établissements de la Guerre, la société
municipale (section des enfants), la FamiUe
Dans la 4#, la Jeunesse Prévoyante, la
Prévoyante Hennaise, le syndicat National
des Chemin de fer (Section de Rennes), la
6nciélé de Saint-François-Xavier (section
enfants), la Famille (4* classe), la Bretonne,
l'Espéra lice, la société de la Maison Berthe-
lot.
11 est spécifié qu'à partir du ter janvier
.brcs ne seront pas admises.
Les hospices de Pontchaillou
Le conseil allait à approuver lo projet de
convention suivant de la commission admi-
nistrative des hospices
Entre la Commission administrative des
Hospices civils de Rennes, d'une part, et la
Ville de Hennés, d'autre part, il a été con-
venu ce qui suit
La Villr de liâmes, ih'sireusc d'assurer,
dans le plus bref délai, l'aclièvemenl du
{irmipe de srs hospices qi'néraur, a décidé
d'ajouter d la subvention de 580.000 francs
qu'elle a déjà précédemment versée, une
nouvelle subvention de six cerrt milfe francs
(600.000 francs).
Il est entendu 1° Que la Ville reprendra
possession et qu'elle aura la libre disposi-
tion des terrains et des bâtiments de lhos-
pice Saint-Melaine dès que'cet hospice sera
désaffecte. Les hospices se réscrvent, tou-
tefois, toutes les boiseries de la chapelle,
le calvaire de la petite cour du Thabor et la
cheminée monumentale d>\i réfectoire des
hospitalisés, qu'ils pourront réutiliser com-
me bon leur semblera
2° Que la Ville reprendra, également to-
talement, la pleine disposition du terrain
de t'ancien haspice des Catherinettes et
qu'elle pourra en disposer au ntieux de
ses intérêts
3° Que les hospices participeront dans la
dépense des nouvelles constructions pour
une sornme de deua cent quatre-vingt-cinq
mille francs (285.000 fr.) à proueuir de la
vente des terrains de leur ancien hospice
des Incurables, sis en la ville de Rennes,
entre le quai de la Prévalaue, la nte de la
Santé et le boulevard Séba'slopol, dunt elle
a affecté le montant à celle
destination par sa délibération du 23 lé-
vrier 11102. dilment approuvée par le Con·
seil municipal le 24 du même mois et par
M. le Préfet le 2G juillet sttivani et sur le-
quel elle a d<éjà de 'disponible'ib.000 francs..
Les hospices escomptent pour parfaire la
dépense de 1.047.2«i fr. 72 1° La donation
de Mme Marçais-Marlin, s'éleiant à 15.000
francs 2° une subvention due par l'Etai en
vcrtu de l'art. 32 de la loi du 14 juillet 1905,
laquelle subvention sera déterminée par un
reniement d'administration publique 3°
enfin la subvention de 150.000 francs anté-
rieurcmrnt promise, par l'Etat sur le Pari
Mutuel dès que seront achevés les deux
pavillons des enfants assistés.
Cette convention est approuvée. Le Con-
seil fait cependant une réserve en ce qui
concerno les boiseries de la chapelle de St-
Melaine, qui datent de 17f>9 et qu'il espère
que les hospices voudront bien abnndonner
à la ville.
Les plans modifies sont volés ainsi que
1° l'emprunt de fiOO.000 francs amortissable
en ^0 ans, au taux d'intérêt, de .75 0' et
2" une imposition exlrnor^inaire de 3 eenli-
mes 75 an principal des quatre contribu-
lions directes pendant la même durée de 30
ans. laquelle imposition servira an paie-
ment des intérêts et de l'nmorlissement du-
dit emprunt.
L'agrandissement du Jardin des plantes
Ne pouvant réussir il vendre les terrains
des Catherinettes, sans doute parce qu'elle
en veut trop cher, la ville a émis l'idée de
les utiliser pour l'agrandissement du Jar-
din des plantes, sur lequel M. Boutry a ré-
digé un intéressant et très long rapport.
M. Lejenne proteste contre l'agrandisse-
ment du Jardin des plantes, lequel jardin
est bien suffisamment grand pour la popu-
lation rennaise. Il dit que l'aliénation des
terrains pour cet agrandissement coûterait
au bas mot à la ville 120.000 francs et trou-
ve avec une juste raison que c'est beau-
coup pour une chose qui n'a rien d'utile
de plus, il faudrait créer un nouveau poste
de surveillant, c'est-à-dire une nouvelle dé-
pense annuelle. Il ajoute qu'il proteste, par-
ce qu'il y a là nne question budgétaire et
que la ville de Rennes n'est pas assez riche
pour se priver de telles ressources.
M. Mellet approuve le rapport de M. Bou-
try et dit que ce n'est pas trop cher payer
un agrément dont toute la ville pourra pro0-
ter.
MM. Boulry, Larcher, colonel Louis et
Beaulils estiment quo c'est un sacrifice de
peu d'importance qu'il ne faut pns hésiter ù
faire pour l'embellissement de la ville.
Les conclusions du rapport de NI. Boutry
sont adoptées par 15 voix vontre 6.
Le Conseil municipal s'associe aux vœux
émis par la Chambre de commerce et les
divers syndicats de négociants, concernant
le dégagement de la gare des marchandises.
Il demande que soit activée aussi la cons-
truction de la gare de la Touche.
L'indemnité parlementaire
M. Lejeun.o a déposé un vœu protestant
contre l'augmentation de traitement des dé-
puiés et sénateurs.
M. Pinault, qui était absent au moment
du vole du Sénat, ne voit pas d'inconvé-
nient à la mise aux voix de ce voeu, auquel
il déclare s'associer.
Les conseillers applaudissent discrète-
ment cette déclaration du sénateur-maire.
Enfin, M. Banéat dcmando l'établissement
le plus tôt possible de la recette auxiliaire
postale du boulevard Sévigné, depuis si I
longtemps promise.
Personne ne demandant plus la parole,
la séance, qui a duré trois heures un quart,
est levée.
En cas de manifestation, cependant bien
peu probable, trois agents se sont tenus
tout le temps de la réunion dans la salle
des mariages.
sortis et POSE DE DENTS
V. LASSUS, de la Faculté de Parla
Prix Modères 4 Su dt JfoJj», RSNlfSS
Cahmpionnat de lutte de Bretagne
Nous rappelons à nos lecteurs que c'est
demain lundf; mardi et mercredi que se dis-
putera sous les Lices le championnat de
lutte que nous avons annoncé et auquel
prendront part les professionnels de valeur
dont nous avons donné les noms.
Nous rappelons que c'est au bénéfice des
enfants des grévistes de Fougères que cette
fête sportive est donnée.
Que les personnes qui craignent d'avoir
froid se rassurent.
Les Lices seront chauffées au moyen
d'immenses braseros qui seront allumés de
6 heures du malin a Il heures du soir.
Les luttes eommeneeront a R h. } du soir.
Un concours de tir ?ern également orga-
nisé pendant les tmis jours du championnat
de 8 heures dn matin tl 5 heures du soir.
De nombreux prix et diplômes seront dis-
tribués.
Liqueur de Fine Champagne, recom-
mandée auxestomaesparesseux. Le Phtiii, fanait
L'ordiùatiôn de Noëf^
L'archevêque do Rennes renlré vendradi,
a conféré hier les ordres il un certain nom-
btr de clercs.
Cette cérémonie avail attiré comme d'ha-
bitude une grande foule la Métropole. Pas
le moindre incident n'est venu la troubler.
Ont été ordonnés
Sous-diacres les abbés Jules Morin, R»-
né Feyel, Paul Hunot. Charles Renard
Pierre Helloco, Victor Dagorn, Francis !.e-
chartre, Jean-Marie Bahurel.
Diacres les abbés Emile Lnuienon. Ge.
noist Ilodin, Francis Lerasle, Pierre Reiu-
son, André Rlanchet. Julien Rriantais, Jean
Marie Chevillon, Arislide liarant, Théodale
Roulin, Maurice Saudrais. Prosper Pud-
homme, Théodore Lesguer, Louis î'icrr?
Henri Mathieu, Eugène Simon, T.o ';s -lie-
quel, Yves Le Caz, Joseph Boulet, Romain
Mérienne. Mathurin Leport, Léon Pé) ou,
Ange Allain, Alfred Pineau.
Prêtres les abbés Henri Roulais, Eugène
Fleury. Louis Sorin, Henri Vallerie, Jean-
Louis' Jollivel, Amand \Uinnier, Jean-Marie
Gouin.
Théâtre municipal
Roméo et Juliette. La Mascotte
AujourdTiui en mutinée reprise de Ro-
nido et Julielte. Tout le monde se rappelle
le succès remporté par tll. Godait, notre
brillant ténor, dans le rAle de Roméo, aussi
les Rennais tiendront h aller l'applaudir une
dernière lois dans ce rôle.
C'est Mme Dermunt. notre charmante
première chanteuse qui remplira le rôle de
Juliette qui est un de ses triomphes.
En soirée. l.a Mascotte, la si amusante
opérette d'Audran, dans laquelle nous au-
rons le plaisir d'entendre h nouveau Mmr
Dumaitd qui a remporté hier soir un si
grand succès dans Mignon.
LE TKMC.S QU'IL FAIT. Observations (u
22 dtivinliiv. maison Bindn, rue Nnlionnle.
n.-iruniL'Iie h 8 heures du ninliii 771: Tempéra-
ture à 'J heures du malin. 3 au-ilt-ssous de zéro:
la pi il.; limite <1e la veille 1: la plus basse dé
la nuit. 4 nu-dessous de zéro.
MOUT SUBITE. Vendredi soir, vers
5 heures, Mme veuve Bertiiaut, née Judith
Lepape, âgée de 86 ans, demeurant ruo
Sauil-.Malo, 4, a été trouvée morte dans
Le commissaire du quartier a procédé
liN CLIENT. NI. Guille-
mot, bijoutier, 2, rue l'ont-au-Foulons, re-
cevait la visite d'un individu de lui incon-
nu, qui lui demandait iL voir des réveils-
malin.
Ayant fait son choix, il paya son acqui-
sition et sortit.
Peu après son départ, le hijoulier s'aper-
çut de l'ab:cnce, à son étalage, de six
montres.
,NI. Guillemot s'empressa de mettre la po-
lice au courant du vul dont il venait. d'ê-
tre la victime, en même temps qu'il lui
communiquait le signalement du voleur.
LES CONCERTS DU JARDIN DUS
PLANTKS. De 2 heures et demie il 3 heu-
res et demie, la musique d'infanterie se fe-
ra entendre au Jardin des l'lanles, avec le
programme suivant
1. Valmy allerro. Cavaillé 2. Deux
pièces caractéristiques, E. Miche): A. Nuit
de Printemps (Impromptu! B. h Chan-
son de Mai (Intermède, caprice) 3. Le
ci Tannliauser Wagner 4. ci Prélude
symphonique (le audition), P. Sporck
5. Laknié )J, fantais:e, L6u Delibes.
LA POULE RAFLE. Le commissa-
riat central ayant été averti qu'une bande
de vagabonds se réfugiait la nuit dans une
grange de la ferme do Belleville, en Ren-
nes, envoya la nuit dernière des agents de
la Sûreté faire une ronde de ce côté.
Ils ne revinrent pas bredouilles et pin-
cèrent au glte six vagabonds qu'ils condui-
sirent au poste.
Ces individus s'appellent Henri Collin,
19 ans Francisque Le Tertre, 18 ans
Louis Biais, 18 ans Vincent Gauthier, 18
ans Louis Delahaye, 25 ans Jean Rous-
Bel, 46 ans,
Ils ont été mis à la disposition du com-
missaire de police du 3« arrondissement.
ETAT CIVÙJP
Naissances 7
82. n..né Le Petit, rue do Nantes. 36; Anna
Rinm'iJ, Ilotcl-Dieu; Simonne Cavaud, rue de
Promesses de mariages
23. Adolphe Fontaine, ajusteur, f.Inec desi
Lices, 9, et Marie Trochu.
Albert Drouin. employé au chemin de feiy
Albei-t I. Provost de la Roche, propriétaire
rue de !• n itères. 10, et Valuntine de Burg 0' F
roi de-. l.'iiii'fearde.
Julien t.tinnny, bourrelier, rue de \anles, 19J
et Marie Pincl. I
Joseph niou. mouleur en fonte, rue Dupont
des-Loges, 3 et Marie Faisant.
Nfaurico Duton, mécanicien, rue Lecourbe, 1M
(Pâtis', et Jeanne Pavoinc.
André I.niris, employé de commerce, rue (Jaf
l'Expo.-ilir.n, 25, Paris, et Brrthe Heplnin.
Joseph Heuijouan. couvreur, ruelle des Peau»
Lieux, et Adèle Losahic.
Alexnmli-R Petit, journnlîiîr, boulevard BeaM
iront. 6. er Ancelina G.-ffruult.
l.ii'lovtc Ilirbec, minotier à Do!, et Herminla
Piod'huimno. ï!
M" RAUCH, 1. me de Mont fort, Rennes)1
AMEUBLEMENTS (Facilités d--
En}.1 Loyer, empluyc au gnz à IVimes et
Anne Doiulmye.
Jean Diligenrt, employé au chemin de fefJ
impnsse r.eimmont, 10. et TruV/. <̃
Lucien Rosetzky. professeur de nnsique $1
Poucu (Soine-Inforieure) et Léontine Ror.iano.
A'exnnrln? Perchais, commerçant, rue d'islyj
16. et Germaine Hardouin. |
Alhert Noël, principal clore de notaire a Ba*
rer.ton rMnnehe', et Fanny Pnllix.
Jenn Vauléon. tanneur, avenue Gros-MalnoS»
Ri et Arme Lambert, Ifc
Décès
22. Henri Rouglet, 1 mois, rue SI Mitaine.'
40; Marie Rricniit. religieuse, celitm'nire, 73 ans»:
fr.r.lumrfr do Paris. 72f Henri Dufo'.iil, comptable:
cCiMiiin'. t!) aas 7 mois. rue Saint-HiMier, 60;i
P«:rriiw Chnlien. célihalnire. 67 ans. faunourâ
i\ Pur! 72: Veuve Rcrlluiut. née Lepage. SB.
ans 2 m;>is. rue St-Mn!o. J0: Mnio Lemaitre, née
Lefoul, 3ù ans 4 mois, rue de hi Barbais. 4.
LA SOIRÉE RENNAISE;:
Mignon
La de Miijnon hier soi
présentait l'intérêt d'une double nouveauté*
M. Laurens paraissait pour la première foi*'
sur notre scMie dans le rôle de Wilherat
Meisler. Ce ténor possède une assez joliej
voix c'est en outre un acteur intelligent.!
Mlle Dumand débutait aussi sous les traits!
de Mignon. Elle joue bien et tire Ie meil-îj
leur parli i possiblc d'une voix nettement^
timbrée mais trop gutturale.
M lie Dennont fut excellente dans le rôle
de Philine. et M. Cervidés supérieur dans
cetni
nonne soirée, en définitive, et bien ac,
cueillie du public. Ch. D.
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
Au.rwncc rltt 2i ih-ccmbrr I0DG f
Cours et blessures par imprudence.
L'inculpé. Prosper Vannier, 2i ans, est bou>
cher U Saint-Jacques de la Lande. Comme'
beaucoup de membres dp l'honornb!e cor*.
poration des bouchers, il aime conduire vite,1,
très il, au risque quelquefois de renver·
ser bêles et gens sur son passage. L'histoire?
qui In conduit sur les bancs de In correc-
tioiinrllo aura pour l'avenir, espérons-Ieç
pour lui. la conséquence de le rendre plus^
prudent.
Le 6 octobre dernier, avant bu plus que d«
raison, il arrivait a toute allure dans la
faubourg de Nantes et heurtait nn attelage)
vice de Mine Villard. niinotière Rennes.
Panait! était renversé et sa voiture lu»
passait sur le pied, lui écrasant deux
ce qui Il occasionné pour la victime une in.-»!
capncil-'1 de plus de 20 jours de travail. j
Un ti'moin de la seè!!O ayant voulu interf
venir et arrêter la \oiluiv do Vannier, C6fe,
coups de fouet et un coup de poing. >
Depuis cette scène, Vannier, revenu t\ dA
meilleurs! sentiments, n largement inden>|
nisé t-a \iclinie, qui a rutilé siii plainte.
Lo tribunal a mis l'alfaire en délibéré^'
Défenseur. M'Mnlapeil. ;̃
Contravention à la police des chemins de!
fer. M. X. entrepreneur de travaux pu»;
blies dans la Moyenne, est président du coi
mité républicain démon-alique de son can*'
ton et il espère, nous dit son honorable dé>ï
fense.nr, être bientôt nommé suppléant de la!'
justice de paix du susdit canton. Nous es-!
pérons pour ses futurs justiciables qu'il se,
souvienne de la mésaventure qui lui est or;
rivce en enre de Rennes lo 20 novembre*,
dernier. Dupres la prévention, il serai))
moulé dans un coupartiment de chemin· de!
fer portant l'étiquel:e » Dames seules Su©
l'observa! ion d'un agent, il auruit fait dis-
paraître ta'lite étiquette et ne serait de»-
cendu qu'après en avoir été requis pnr la
sous-chef de gare, accompagné d'un agent.;
M. X. s'en tire avec DO francs d amei.de.ii
Défendeur. M" Lejeune.
Délits de chasse. M. \Veil, receveur ba-i
ralislo à Gévezé et grand chasseur devant'
l'Eternel, s'est fait prendre dans des chas-J
ses gardées, le mois dernier la première!
fois, il a môme gratifié le garde d'épiUiètes,
variées.
M" de Savignon-Laroiubière, avocat de la;
partie ci\ile donne lecture d'une volumi-'
neuse correspondance iuiressée par le pré-'
venu au propriétaire de la chasse. Cette
lecture met toute la salle en belle humeur,
et le tribunal lui-même a peine à dissinva»
ter un sourire.
Lo tribunal condamne M. Weil à deux
aincrnles de ^5 francs pour les deux délits,
plus ilô fruncs de) dominagfs-iiiiérels à la'
partis civile. ̃,
Feuilleton de L'Oucst-ISclair 99
LA PLUS FORTE
par Robert SAINVILLE
TROISIEME PARTIE
L'ENFANT MARTYRE
1
VU KKTKRKMIKNT ne rRIMiÉRE CLASSK
Il avait p-.Miic à IuUcr cuulrc l'assoupisse-
«eut qui appesantissait ses pnupicres.
11
La marchande de violettes
A l'église :ï
jour écouter les violons.
Au Père-Lachaise, cinquante fld'les il
peine accompagnaient U baron
11 y t'ut toutefois de superbes discours.
La linance française a perdu son plus
terme appui 1 s'écria le l-'rancfortais (Jolt-
friend.
Et l'Athénien Argvropoulo, héritier de
Demosthènc, épanduit sa douleur en une
Datbéttque péroraiaon.
Au temps de Périclès, déclama-t-il,
dans les calamités publiques, on voilait les
images des dieux 1
Pourquoi donc la Bourse de Paris n'a-t-
elle pas drapé de crêpe les élancements de
ses colonnes
Impassible, mais le sourire au cœur, M.
de la Rochcbriant laissait passer tous ces
torrents de rhétorique.
Elle sévit toute une longue demi-heure.
Mais tout a une fin ici-bas.
Après trois ou quatre discours, cette ré-
jouissance funéraire fut terminée.
Une dernière fois on défila devant l'in-
consolable gendre.
Puis chacun s'en alla, qui à ses affaires,
qui à ses plaisirs.
Quand le dernier dei assistante se fut re-
tiré, M. de la Rochebriant se consulta un
moment.
l'ii" voilure de deuil stationnait devant la
superbe clnpelle mortuaire que s'était fait
construire M. Frémont.
1-'allait-il la prendre î
Non.
Il avait donné l'ordre i1 -son cocher d'aller
l'attendre avec son coupé il la porte du ci-
meliùrc.
Traverser Paris dans l'énorme carosse à
livrée des pompes funèbres lui paraissait
chose do mauvais gont, ou ce qu était pis
encore, rivlicule.
D'ailleurs, il en avait assez de ces ma-
cfihre." mises en scène.
l Pressant alors le pas, sa fille a ses côtés,
Il commença de descendre les ardus escar-
pements de la néeropolç.
Et à mesure qu'il glissait avec rapidité,
les idées de M. de la Rochebriant chan-
geaient de cours.
Une sorte d'exaltation faisait battre son
coeur.
Le jour, une froide journée hivernale,
commençait à s'estomper.
Dans les flottantes grisailles du crépus-
cule, Paris, avec les dômes de ses éghses,
les élancements de leurs tours, les blan-
cheurs de ses édifices, disparaissait par de-
gré.
maille 11, de Mulzu, NI. de lu Itochebriant
a'aiTclu quelques secondes iL contempler la
grandeur de ville qui peu à peu s'enlisait
dans la brume.
Maintenant qu'il savait ne plus être ob-
serve, un mauvais sourire lui plissait la
bouche.
Enfin enfin murmurait-il se parlant
soi-même, voilà longtemps monsieur Fré-
mont, que j'attendais ce moment bienheu-
reux.
Je commençais à désespérer
Dix ans d'attente
Ah cher beau-père, je ne vous ai jnniais
tant aimé qu'aujourd'hui
Ils sont 6 moi, maintenant, vos million?,
à moi seul 1
Angèle est folle, ma belle-mùre ne vi-
vra pas éternelemenl. Quant à la cfnuse.
-1- Pardon, monsieur le marquis, lit une
voix ituilurale ayee un fort acceut exoti-
que, que je suis donc heureux de pouvoir
vous présenter mes devoirs
L'homtne qui venait ainsi d'interpeller
M. de la Rochebriant était un personnage
d'une soixante d'années, très droit encore,
de haute taille, sévèrement vêtu de grand
deuil.
Son teint safrané, son nez légèrement
camus, sa boucno lippue, des yeux cou-
leur de suie au regard trop mobile, tout en
lui rappelait les métis de l'Amérique es-
pagnole.
S'approchant de M. de la Rochebriant,
il ôta son chapeau copieusement garni de
crêpe et, s'mehnant
Uui, oui, répéta-t-il, je suis heureux
très heureux, monsieur le marquis, de
Pierre de lu Rochebrianl le toisa inso-
lemment, puis d'une voix sèche et mor-
dante
Monsieur, dil-il, je n'admets pas qu'on
soit heureux en un tel jour.
D'ailleurs, je n'ai pas l'avantage de vous
L'autre esquissa un obséquieuz sourire.
Oh monsieur le marquis veut dire •
qu'il ne nie commit pas de vue.
Il n'est pas admissible que vous n'ayez
pas souvent entendu parler de'inoi.
J'étais l'ami et le confident de feu mon- t
sieur le baron, dont nos larmes ont arro-
se la dépouille mortelle. 1
En même temps il passait la main sur i
ses yeux comme oour éluncht-i' une ku- I
Au surplus, poursuivit-il, laissez-moi
vous décliner mes noms et titres.
Don Lopez Carvajol, marquis de Cor-
dova, lieutenant général des armées in-
surrectionnelles de la République de Guate-
mala.
M. de la Rochebrianl écoula cette lon-
gue énumérjation sans sspuiviller et itou-
jours très froid
Jamais mon beau-père n'a prononcé
devant moi votre nom et c'est pour la pre-
mière fois que je l'entends.
Don Carvajol leva ses deux mains au
ciel et, montant le blanc de ses yeux
langue de Dios I 1 K.st-ce possible ?
exclamu-l-il, j'étais pourtaut l'ami intime
de ce chcr Gaspard, le dépositaire de tnus
ses secrets, le conlident de toutes ses pei-
nes.
Jamais le pauvre ami n'aurait entrepris
une affaire sans me consulter d'avance.»
sans doute sans doute et cette dis-
crétion vous honore, monsieur le marquis.
Mais maintenant que vous êtes héritier
de sa fortune, laissez-moi vous offrir mes
humbles service n.
Et avec une emphatique volubilité, scan-
dant chaque syllabe, accentuant toutes les
lettre;.
C'est pussible lit le marquis avec
Impatience, mais mon brou-père n avait pas
l'habitude de m'enlretenir de ses affaires
p«rsonneli«e.
De mun eoté, je » me permettais pu
de linternotr sur M relaian«-
spiis niôin,' d;.igner répondre, M. de la
Rochebriant pressa le pas.
L'allure presque rampante, le ton servi-.
le de son interlocuteur ie niellaient en dé>
fiance.
11 flairait un qrôiimcilcur.
Nullement dérom-erté, Carvuj.jl poursuî»!
Je vous dirai donc, monsieur le marv
quis, qu'au moment où l'impitoyable mort'
trancha les juurs de no'rc pauvre Gaspard*
ce cIht ami m'avait promis une comman-
dite.
C'est possible, monsieur, mais peut
ni'iinpoiio, répliqua sèchement le mur*
quis.
Hi eh ne dites pas cela U vous im..
poilenil beaucoup si vous su\icz de (îuoil
il s'agit.
Vous m'instruirez un auliv jour jtfl
n'ai pas le temps de vous écoi: î.
Une r.inute de petite attention uni
esprit prompt et subtil comme i" votre m$|
comprendra tout de suile
pU[:0101,
Uh je savais hi^ii que vous 1110 pré*!
lerie/. une oreille, iiiilul^en'e. Il s'agirai|:
de centupler un capital minime en quelqueil
années que dis-je I en quelques m«?L?.
Une eecroquerie, a4ors 1 rietma i.isoj»]
Saunent M^ds la Rocitebriant.
lA Suivre}.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.35%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.35%.
- Collections numériques similaires Bibliographie de la presse française politique et d'information générale Bibliographie de la presse française politique et d'information générale /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "BIPFPIG00"Fonds régional : Bretagne Fonds régional : Bretagne /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Bretagn1" Yroise, bibliothèque numérique de Brest Yroise, bibliothèque numérique de Brest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "GMBrst001"
- Auteurs similaires
-
-
Page
chiffre de pagination vue 3/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k641291j/f3.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k641291j/f3.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k641291j/f3.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k641291j/f3.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k641291j
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k641291j
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k641291j/f3.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest