Titre : Le Progrès : organe hebdomadaire, républicain-socialiste indépendant, paraissant le jeudi
Éditeur : [s.n.] (Mostaganem)
Date d'édition : 1936-03-26
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32843773q
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 776 Nombre total de vues : 776
Description : 26 mars 1936 26 mars 1936
Description : 1936/03/26 (A2,N24). 1936/03/26 (A2,N24).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6352583x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-JO-2215
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/02/2013
Deuxième Année, n° 24 DÉP
Jeudi 26 Mars 1930
Rédaction et Administration
Avenue Gustave Jobert Mostaganem
Les manuscrits non insérés ne seront
pas rendus
LE PROGRES
O.2o eüUmêtll
Anuoncs Igales. 1.80 là ligne
diverses 2.00
réclames 2.00
BOtlE.ET.
Un an 1 * fr»
Six mois f fr«
Journal hebdomadaire, Républicain, d'Action Economique, paraissant le Jeudi
Conformément aux Décrets des 17 Février 1852 28 et p Décembre 1870. Le Progrès de Mostaganem reçoit les annonces légales et judiciaires
Tour d'Horizon
Le siècle étonnant que nous
vivons gardera la gloire d'avoir
légué aux générations de l'ave-
nir les plus céconcertantes révé-
lations de la s~i nce.
Pour elle, le temps. l'espace,
l'air, les ondes invisibles même,
perdant de jour en jour, le pres-
tige quasi-mvstique de leur in
violabilité, ne «ont plus que Ips
instruments tioriips au service du
génie inventif de l'homme, en
fermentation diminue.
Un t.el bond de i esprit si les
lois immuables de l' «équilibré))
n sont pas vaines saur lit-il se
concevoir sans que, paralallèle-
mel t, dans l'ordre et politique et
social, ne constituent et se déve-
loppent des phénomènes d'adap
tation aux formes nouvelles don-
nées à la vie ?
L'observateur attentif ne man-
que pas, dans le chaos étourdissant
des idées et dans le choc furieux
des doctrines qui s'affrontent, de
décider comme l aube naissante
de temps nouveaux, où, encore
que la condition humaine appa-
raisse comme devant rester tou-
jours rude, les peuples peuvent et
doivent, avec la volonté de mieux
aménager leur avenir, considérer
d'un regard moins découragé, leur
destin.
Non pas certes qu'aucun mirante
soit révolu ?
L'heure n'est pas encore où
l'égoïsme le cèdera à la fraternité,
où la force aura renoncé à torpil-
ler le droit, où l'esqrit du « bien »
anéantira l'esprit du « mal ».
A cet égard, toute illusion pré-
maturée, plus même qu'une er-
reur, serait une faute.
Car le désenchantement incon-
testable est là de n'avoir vu la
« victoire » qu'inspirer la « re-
vanche », et. de la promesse sacrée
que la guerre ne viendrait jamais
plus ensanglanter le monde, il ne
nous est, en somme, guère resté
que l'inquiétante angoisse de la
voir reprendre un jour, le cours de
ses sinistres exploits.
Et pourtant, à considérer de
plus près les choses, n'apparait-il
pas que si l'instinct des hommes,
livré à lui-même, n'a guère perdu
de sa violence native, la lente éclo
sion se fait jour, d'un « sens col-
lectif », s'assignant pour objectif
de le juguler ?
Une sorte de « syndicalisme »
des peuples n'est-il pas en voie,
comme celui des individus, de
s'organiser, en vue d'opppser la
force groupée à la ruée des appétits
individuels ?
Et, notamment, le fameux « On
ne passe pas ! » de la sentinelle
isolée, n'est-il pas en train de de-
venir le mot d ordre de la Société
des Nations ?
Le succès sera-t-il pour demain?
Nul ne saurait le dire.
Des redressements de cette en-
vergure ne se réalisent pas en un
jour Il ne peut être question, dans
ce domaine que d'évolution lente
et dont le terme vainqueur ne
pourra couronner qu'une longue
et patiente épreuve. L'enfantement,
cette joie du monde éternel, se
consomme-t-il autrementquedans
la douleur ?
Ayons donc la sagesse de ne pas
escompter la réalisation trop hâti-
ve d'un bonheur qui sera trop
grand pour n'avoir pas été très
cher à conquérir.
Mais, la pire des fautes, serait à
coup sûr, en raison de la difficulté
de la route, de renoncer à la par-
courir et de considérer une décep-
tion provisoire, comme la faillite
définitive d'une conception si jeu ne
si hardie, en opposition si radicale
avec la méthode décevante dont le
passé ne nous a livré que le lamen-
table héritage séculaire.
Déjà, en maintes occasions,
J'œuvre nouvelle a donné des mar-
ques de sa vitalité propre. Aujour-
d'hui même, rien ne permet encore
d'affirmer qu'elle ne résistera pas
à la lourde secousse qui lui est im-
primée dans son tout jeune âge.
Et la raison commande de n'atten-
dre que du temps seul, comme
dans toute entreprise de grande
fortune, la consécration détintive
de sa mission sacrée.
Si donc, la « paix :)D. plutôt que
la « guerre », peut devenir, pour
la réalisation continue de leur
« mieux être », le nouvel évangile
des peuples décidés à chercher dé-
sormais leur bonheur, non plus
dans des à-coups périodiques de
désagrégation, mais dans la voie
d'un progrès toujours en marche,
l'heure est, sans aucun doute, ve-
nue de renoncer aux négations
pures. La construction ne se h it
pas sur Je sable ; la stérilité est
sans lendemain. Le meilleur grain
demande, pour lever, à être cul-
tivé.
Et ainsi, pour l'humanité, la
passion de chacun devant être
maîtrisée par le respect du droit
de tous, il ne peut être assigné de
prix plus réconfortât nà cette ines-
timable conquête, qne d'envisager
et d'assurer pour le profit univer-
sel, la mise en commun de la va-J
riété infinie des ressources de la
nature.
Le vrai terrain de son activité,
désormais, apparaît devoir être
réservé, plutôt qu'au stratège, à
l'économiste.
C'est affaire aux peuples et à
leurs mandataires de diriger enfin
leurs elïorts vers la solution des
seuls problèmes utiles, de la pro-
duction, de la circulation et de la
répartition des richesses.
Le corps et l'esprit doivent
trouver leur place dans I élabora-
tion renouvelée de ce grand œu-
vre où les entraînements du soort.,
la lutte contre les fléaux, l'ingé-
niosité des savants, l'inspiration
des artistes, l'activité et l'altruis-
me de tous, doivent s'unir, non
plus pour des fins mortelles, mais
pour réaliser la dignité de chacun
dans la paix rayonnante.
Telle est la destinée plus morale
et plus haute, au succès de laquel-
le doit désormais, s'attarder notre
effort unanime.
Il y faudra un courage indonip-
table; une volonté fix::\ une con-
viction invincible.
Il faudra bien –lentement peut-
être, mais sûrement, partant du
déséquilibre actuel où la justice
n'est que meurtrie et dont l'abou-
tissement n'a été que lutte de clas-
ses, conflits d'intérêts et paupéris-
me mondial, dégager enfin la for-
mule définitive de l'avenir où le
travail de chacun, utile à tous,
recevra la satisfaction légitime du
service rendu à la collectivité.
Alors, de peuple à peuple, l'é-
change rationnel et réciproque se
fera pour le bonheur de tous, des
biens inégalement répartis sur la
terre ; alors, le faible recevra pro-
Lection du fort ; alors le respect
humain se substituera à la loi de
la jungle ; alors, enfin, l'harmonie
tirée du respect et du droit d'au-
trui et de l'amour du prochain,
pourra vraiment entonner l'hym-
me sublime de la fraternité satis-
faite.
C'est sous le signe de cette es-
pérance consolante, d'où toute
haine est bannie, que nous enten-
dons désormais, placer notre appel
à l'opinion qui, bien loin d'une
atteinte à nos convictions inva-
riables, n'y pourra trouver que la
consécration de notre foi dans un
idéal de jour en jour plus humain.
Le PROGRÈS.
Déguster les vins
Rouge, Blanc et Rosé
de la Maison
P. SEJLjVA
c'est les adopter
Avenue Gustave Jobert - MOSTAGANEM
GLANES
Nous sommes prévenus
Tous les candidats aux prochaines élections
mettront dans leur programme cette formule :
revaloriser les produits agricoles. (Monsieur
Planche, à la Chambre, le 21 Févritr).
On ne nous dit pas cependant, combien par-
mi tous les candidats, adopteront cette for-
lIlule,
par conviction,
--- ou par besoin.
Sera-ce une formule pour simple program-
me électoral ou pour programme de travail ?
Retenons l'aveu.
Les candidats ne méconnaissent pas l'impor-
tance numérique des paysans.
Souhaitons qu'ils y pensent aussi en dehors
des périodes électorales.
Les Français vont voter
Le devoir des électeurs :
En premier lieu : VOTER
Ensuite : ECARTER
les politiciens
les bavards et les bouillons
les vaniteux et les ambitieux,
les incompétents.
Se méfier :
des prometteurs de lune,
des candidats trop bon garçons,
des candidats caméléons.
Choisir
des hommes compétents, capables, honnêtes,
ayant donné, dans leur vie privée, des preuves
de leurs capacités et de leurs qualités.
LE GLANEH1.
Demandez partout
L'Anisette SERRAT
la Reine des Anisettes
Lettre ouverte a Mr lu Maire
COMPLAINTE DES AMOUREUX
Le printemps est revenu, la nature ("It verte.
Sons un beau ciel d'azur, la Iampane est couverte
De plantes et de lIell", aux couleurs chatoyantes.
Tout respire le bonheur, tout sourit, tout chante.
Le soleil radieux a ramené les beaux jours,
Et avec eux la vie. la gaîté, l'amour. -,
Les hirondelles affairées, font leur logis
Sous les cheminées et les vieux toits rougis.
Partout les animaux s'accouplent pour s'aimer
Et le jeune poète se met à rimer.
Cupidon darde ses flèches, son carquois se vide.
Il perce tous les c'unrs des jeunes gens avides
D'amours romantiques et de douces caresses.
Hélas ! Tout conspire ici contre leurs tendresses.
Notre jardin, triste victime des tempêtes,
A vu sous le vent, tomber ses plus belles tètes.
Et maintenant, ce joyau de notre cité,
N'offre plus aux amants de coins en sûreté.
Ht, lorsqu'ils sont tendrement enlacés, heureux,
La soleil brillant. t'fnel, s'acharne sur t'ux.
Les passants indiscrets, les nurses, les promeneurs,
Viennent a tous moments troubler leur bonheur.
S'ils choisissent, pour -leurs amours, un couloir
Isombre,
Tout-à-coup, sans oruit, surgit dans l'ombre,
Une chauve-souris à la face hideuse,
Une vieille taupe de concierge hargneuse,
Les yeux hors de la tète, le regard haineux
Et portant sur son chef, en guisè de cbeveux
Une touffe d'étoupe mal démêlée et sale.
D'une voix aigre, rocailleuse comme un râle
Elle les interrompt au milieu d'un baiser
Sans la moindre pitié pour ce bonheur brisé.
Les amoureux s'en vont, chassés avec fureur,
Le sourire sur les lèvres et la rage au cœur.
Pleurez, pleurez, amis, sur notre triste sort !
Klevons nos plaintes, puisqu'on veut notre mort !
Monsieur le Maire, qui secourez les malheureux,
Ayez aussi pitié des pauvres amoureux.
Je vous en prie, faites quelque chose pour nous,
Et. un peu de bonheur ira jusqu'à vous.
Lorsque les amants au milieu de leurs soupirs.
Conserveront de vous, un profond seuvenir.
L h adepte de Cupidon,
Jeudi 26 Mars 1930
Rédaction et Administration
Avenue Gustave Jobert Mostaganem
Les manuscrits non insérés ne seront
pas rendus
LE PROGRES
O.2o eüUmêtll
Anuoncs Igales. 1.80 là ligne
diverses 2.00
réclames 2.00
BOtlE.ET.
Un an 1 * fr»
Six mois f fr«
Journal hebdomadaire, Républicain, d'Action Economique, paraissant le Jeudi
Conformément aux Décrets des 17 Février 1852 28 et p Décembre 1870. Le Progrès de Mostaganem reçoit les annonces légales et judiciaires
Tour d'Horizon
Le siècle étonnant que nous
vivons gardera la gloire d'avoir
légué aux générations de l'ave-
nir les plus céconcertantes révé-
lations de la s~i nce.
Pour elle, le temps. l'espace,
l'air, les ondes invisibles même,
perdant de jour en jour, le pres-
tige quasi-mvstique de leur in
violabilité, ne «ont plus que Ips
instruments tioriips au service du
génie inventif de l'homme, en
fermentation diminue.
Un t.el bond de i esprit si les
lois immuables de l' «équilibré))
n sont pas vaines saur lit-il se
concevoir sans que, paralallèle-
mel t, dans l'ordre et politique et
social, ne constituent et se déve-
loppent des phénomènes d'adap
tation aux formes nouvelles don-
nées à la vie ?
L'observateur attentif ne man-
que pas, dans le chaos étourdissant
des idées et dans le choc furieux
des doctrines qui s'affrontent, de
décider comme l aube naissante
de temps nouveaux, où, encore
que la condition humaine appa-
raisse comme devant rester tou-
jours rude, les peuples peuvent et
doivent, avec la volonté de mieux
aménager leur avenir, considérer
d'un regard moins découragé, leur
destin.
Non pas certes qu'aucun mirante
soit révolu ?
L'heure n'est pas encore où
l'égoïsme le cèdera à la fraternité,
où la force aura renoncé à torpil-
ler le droit, où l'esqrit du « bien »
anéantira l'esprit du « mal ».
A cet égard, toute illusion pré-
maturée, plus même qu'une er-
reur, serait une faute.
Car le désenchantement incon-
testable est là de n'avoir vu la
« victoire » qu'inspirer la « re-
vanche », et. de la promesse sacrée
que la guerre ne viendrait jamais
plus ensanglanter le monde, il ne
nous est, en somme, guère resté
que l'inquiétante angoisse de la
voir reprendre un jour, le cours de
ses sinistres exploits.
Et pourtant, à considérer de
plus près les choses, n'apparait-il
pas que si l'instinct des hommes,
livré à lui-même, n'a guère perdu
de sa violence native, la lente éclo
sion se fait jour, d'un « sens col-
lectif », s'assignant pour objectif
de le juguler ?
Une sorte de « syndicalisme »
des peuples n'est-il pas en voie,
comme celui des individus, de
s'organiser, en vue d'opppser la
force groupée à la ruée des appétits
individuels ?
Et, notamment, le fameux « On
ne passe pas ! » de la sentinelle
isolée, n'est-il pas en train de de-
venir le mot d ordre de la Société
des Nations ?
Le succès sera-t-il pour demain?
Nul ne saurait le dire.
Des redressements de cette en-
vergure ne se réalisent pas en un
jour Il ne peut être question, dans
ce domaine que d'évolution lente
et dont le terme vainqueur ne
pourra couronner qu'une longue
et patiente épreuve. L'enfantement,
cette joie du monde éternel, se
consomme-t-il autrementquedans
la douleur ?
Ayons donc la sagesse de ne pas
escompter la réalisation trop hâti-
ve d'un bonheur qui sera trop
grand pour n'avoir pas été très
cher à conquérir.
Mais, la pire des fautes, serait à
coup sûr, en raison de la difficulté
de la route, de renoncer à la par-
courir et de considérer une décep-
tion provisoire, comme la faillite
définitive d'une conception si jeu ne
si hardie, en opposition si radicale
avec la méthode décevante dont le
passé ne nous a livré que le lamen-
table héritage séculaire.
Déjà, en maintes occasions,
J'œuvre nouvelle a donné des mar-
ques de sa vitalité propre. Aujour-
d'hui même, rien ne permet encore
d'affirmer qu'elle ne résistera pas
à la lourde secousse qui lui est im-
primée dans son tout jeune âge.
Et la raison commande de n'atten-
dre que du temps seul, comme
dans toute entreprise de grande
fortune, la consécration détintive
de sa mission sacrée.
Si donc, la « paix :)D. plutôt que
la « guerre », peut devenir, pour
la réalisation continue de leur
« mieux être », le nouvel évangile
des peuples décidés à chercher dé-
sormais leur bonheur, non plus
dans des à-coups périodiques de
désagrégation, mais dans la voie
d'un progrès toujours en marche,
l'heure est, sans aucun doute, ve-
nue de renoncer aux négations
pures. La construction ne se h it
pas sur Je sable ; la stérilité est
sans lendemain. Le meilleur grain
demande, pour lever, à être cul-
tivé.
Et ainsi, pour l'humanité, la
passion de chacun devant être
maîtrisée par le respect du droit
de tous, il ne peut être assigné de
prix plus réconfortât nà cette ines-
timable conquête, qne d'envisager
et d'assurer pour le profit univer-
sel, la mise en commun de la va-J
riété infinie des ressources de la
nature.
Le vrai terrain de son activité,
désormais, apparaît devoir être
réservé, plutôt qu'au stratège, à
l'économiste.
C'est affaire aux peuples et à
leurs mandataires de diriger enfin
leurs elïorts vers la solution des
seuls problèmes utiles, de la pro-
duction, de la circulation et de la
répartition des richesses.
Le corps et l'esprit doivent
trouver leur place dans I élabora-
tion renouvelée de ce grand œu-
vre où les entraînements du soort.,
la lutte contre les fléaux, l'ingé-
niosité des savants, l'inspiration
des artistes, l'activité et l'altruis-
me de tous, doivent s'unir, non
plus pour des fins mortelles, mais
pour réaliser la dignité de chacun
dans la paix rayonnante.
Telle est la destinée plus morale
et plus haute, au succès de laquel-
le doit désormais, s'attarder notre
effort unanime.
Il y faudra un courage indonip-
table; une volonté fix::\ une con-
viction invincible.
Il faudra bien –lentement peut-
être, mais sûrement, partant du
déséquilibre actuel où la justice
n'est que meurtrie et dont l'abou-
tissement n'a été que lutte de clas-
ses, conflits d'intérêts et paupéris-
me mondial, dégager enfin la for-
mule définitive de l'avenir où le
travail de chacun, utile à tous,
recevra la satisfaction légitime du
service rendu à la collectivité.
Alors, de peuple à peuple, l'é-
change rationnel et réciproque se
fera pour le bonheur de tous, des
biens inégalement répartis sur la
terre ; alors, le faible recevra pro-
Lection du fort ; alors le respect
humain se substituera à la loi de
la jungle ; alors, enfin, l'harmonie
tirée du respect et du droit d'au-
trui et de l'amour du prochain,
pourra vraiment entonner l'hym-
me sublime de la fraternité satis-
faite.
C'est sous le signe de cette es-
pérance consolante, d'où toute
haine est bannie, que nous enten-
dons désormais, placer notre appel
à l'opinion qui, bien loin d'une
atteinte à nos convictions inva-
riables, n'y pourra trouver que la
consécration de notre foi dans un
idéal de jour en jour plus humain.
Le PROGRÈS.
Déguster les vins
Rouge, Blanc et Rosé
de la Maison
P. SEJLjVA
c'est les adopter
Avenue Gustave Jobert - MOSTAGANEM
GLANES
Nous sommes prévenus
Tous les candidats aux prochaines élections
mettront dans leur programme cette formule :
revaloriser les produits agricoles. (Monsieur
Planche, à la Chambre, le 21 Févritr).
On ne nous dit pas cependant, combien par-
mi tous les candidats, adopteront cette for-
lIlule,
par conviction,
--- ou par besoin.
Sera-ce une formule pour simple program-
me électoral ou pour programme de travail ?
Retenons l'aveu.
Les candidats ne méconnaissent pas l'impor-
tance numérique des paysans.
Souhaitons qu'ils y pensent aussi en dehors
des périodes électorales.
Les Français vont voter
Le devoir des électeurs :
En premier lieu : VOTER
Ensuite : ECARTER
les politiciens
les bavards et les bouillons
les vaniteux et les ambitieux,
les incompétents.
Se méfier :
des prometteurs de lune,
des candidats trop bon garçons,
des candidats caméléons.
Choisir
des hommes compétents, capables, honnêtes,
ayant donné, dans leur vie privée, des preuves
de leurs capacités et de leurs qualités.
LE GLANEH1.
Demandez partout
L'Anisette SERRAT
la Reine des Anisettes
Lettre ouverte a Mr lu Maire
COMPLAINTE DES AMOUREUX
Le printemps est revenu, la nature ("It verte.
Sons un beau ciel d'azur, la Iampane est couverte
De plantes et de lIell", aux couleurs chatoyantes.
Tout respire le bonheur, tout sourit, tout chante.
Le soleil radieux a ramené les beaux jours,
Et avec eux la vie. la gaîté, l'amour. -,
Les hirondelles affairées, font leur logis
Sous les cheminées et les vieux toits rougis.
Partout les animaux s'accouplent pour s'aimer
Et le jeune poète se met à rimer.
Cupidon darde ses flèches, son carquois se vide.
Il perce tous les c'unrs des jeunes gens avides
D'amours romantiques et de douces caresses.
Hélas ! Tout conspire ici contre leurs tendresses.
Notre jardin, triste victime des tempêtes,
A vu sous le vent, tomber ses plus belles tètes.
Et maintenant, ce joyau de notre cité,
N'offre plus aux amants de coins en sûreté.
Ht, lorsqu'ils sont tendrement enlacés, heureux,
La soleil brillant. t'fnel, s'acharne sur t'ux.
Les passants indiscrets, les nurses, les promeneurs,
Viennent a tous moments troubler leur bonheur.
S'ils choisissent, pour -leurs amours, un couloir
Isombre,
Tout-à-coup, sans oruit, surgit dans l'ombre,
Une chauve-souris à la face hideuse,
Une vieille taupe de concierge hargneuse,
Les yeux hors de la tète, le regard haineux
Et portant sur son chef, en guisè de cbeveux
Une touffe d'étoupe mal démêlée et sale.
D'une voix aigre, rocailleuse comme un râle
Elle les interrompt au milieu d'un baiser
Sans la moindre pitié pour ce bonheur brisé.
Les amoureux s'en vont, chassés avec fureur,
Le sourire sur les lèvres et la rage au cœur.
Pleurez, pleurez, amis, sur notre triste sort !
Klevons nos plaintes, puisqu'on veut notre mort !
Monsieur le Maire, qui secourez les malheureux,
Ayez aussi pitié des pauvres amoureux.
Je vous en prie, faites quelque chose pour nous,
Et. un peu de bonheur ira jusqu'à vous.
Lorsque les amants au milieu de leurs soupirs.
Conserveront de vous, un profond seuvenir.
L h adepte de Cupidon,
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