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- TABLE DES MATIÈRES.
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- TOME PREMIER
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ET DE TOUS LES RÉGIMENTS. 441
continuer une opération si difficile alors en présence d'un ennemi nombreux.
On ignorait à cette époque l'art de fortifier une tête de pont. Il forma aussitôt
son ordre de bataille de la manière suivante.
Il appuyi sa gauche, forte de trois cents arquebusiers seulement, à la Dronne ;
sa droite, à un taillis bordé de deux mille fantassins. Cette dernière aile, à
cause de sa position avancée, donnait à l'ordre général de bataille la figure
d'un croissant, dont la cavalerie occupait la concavité. Des pelotons de vingt
arquebusiers sur quatre de profondeur furent placés aux étriers des escadrons,
qui déjà ne se formaient plus que sur six rangs.
Henri ne comptait dans cette armée que quatre mille cinq cents fantassins
et douze cents chevaux. Il n'avait que trois pièces d'artillerie; mais, suivant
d'Aubigné; cette artillerie fut si bien placée et si bien servie par Clermont
d'Amboise, qu'elle ne cessa de tirer pendant toute la durée de l'action, et qu'elle
fit des ravages affreux dans les rangs ennemis.
L'armée catholique était supérieure en nombre, surtout en cavalerie. On
compara dans le temps ces deux armées à celles de Darius et d'Alexandre;
mais, comme celle du roi des Perses, l'armée de Joyeuse était composée de
courtisans efféminés, et celle du roi des vieux débris de Jarnac et de Mon-
contour, endurcis, dit Péréfixe, par le choc continuel des combats et des adversités.
Le général lui-même qu'il avait à combattre était loin d'avoir ses talents et son
expérience. Et cependant, eu égard au nombre, sa position était critique, et
cette journée pouvait être sa ruine et celle de son parti. Il dut la victoire à son
génie.
L'ordre de bataille des catholiques n'avait rien de nouveau. L'infanterie for-
mait les ailes et la cavalerie le centre.
Au soleil levant, le 20 octobre 1587, la cavalerie légère du duc de Joyeuse,
qui formait l'avant-garde, fondit résolument sur celle de Henri, que comman-
dait la Trémouille, qui dut se retirer, et qui aurait été écrasée sans une charge
faite à propos par le vieux capitaine d'Arembure ; il fit reculer les ennemis
de plus de cinquante pas.
Arrivées en présence, les deux armées commencèrent à se canonner. 11 était
neuf heures du matin. Alors le roi, s'adressant aux princes de Condé et de
Soissons, leur dit : Souvenez-vous que vous êtes du sang de Bourbon, et, vive Dieu 1
je vous ferai voir que je suis votre aîné. — Et nous vous montrerons que vous avez
de bons cadets, lui répondirent les princes.
L'action s'engagea. A droite, la cavalerie protestante fut culbutée, et plu-
sieurs escadrons poursuivis jusqu'aux portes de Coutras; mais cette déroute
partielle n'exerça aucune influence sur l'armée. Aux deux ailes, l'infanterie
soutenait résolument l'attaque de l'infanterie royale. Les capitaines Montgo-
mery et Belzunce, voyant l'instant décisif, mettent l'épée à la main et crient à
leurs soldats : Enfants, il faut périr, mais que ce soit au milieu des ennemis :
allons l'épée à la main; il n'est plus question d'arquebuses. Après cette vigoureuse
allocution, ils s'élancent à la tête d'un bataillon d'environ trois cents hommes,
marchent tête baissée à l'infanterie catholique, plus nombreuse des deux tiers,
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continuer une opération si difficile alors en présence d'un ennemi nombreux.
On ignorait à cette époque l'art de fortifier une tête de pont. Il forma aussitôt
son ordre de bataille de la manière suivante.
Il appuyi sa gauche, forte de trois cents arquebusiers seulement, à la Dronne ;
sa droite, à un taillis bordé de deux mille fantassins. Cette dernière aile, à
cause de sa position avancée, donnait à l'ordre général de bataille la figure
d'un croissant, dont la cavalerie occupait la concavité. Des pelotons de vingt
arquebusiers sur quatre de profondeur furent placés aux étriers des escadrons,
qui déjà ne se formaient plus que sur six rangs.
Henri ne comptait dans cette armée que quatre mille cinq cents fantassins
et douze cents chevaux. Il n'avait que trois pièces d'artillerie; mais, suivant
d'Aubigné; cette artillerie fut si bien placée et si bien servie par Clermont
d'Amboise, qu'elle ne cessa de tirer pendant toute la durée de l'action, et qu'elle
fit des ravages affreux dans les rangs ennemis.
L'armée catholique était supérieure en nombre, surtout en cavalerie. On
compara dans le temps ces deux armées à celles de Darius et d'Alexandre;
mais, comme celle du roi des Perses, l'armée de Joyeuse était composée de
courtisans efféminés, et celle du roi des vieux débris de Jarnac et de Mon-
contour, endurcis, dit Péréfixe, par le choc continuel des combats et des adversités.
Le général lui-même qu'il avait à combattre était loin d'avoir ses talents et son
expérience. Et cependant, eu égard au nombre, sa position était critique, et
cette journée pouvait être sa ruine et celle de son parti. Il dut la victoire à son
génie.
L'ordre de bataille des catholiques n'avait rien de nouveau. L'infanterie for-
mait les ailes et la cavalerie le centre.
Au soleil levant, le 20 octobre 1587, la cavalerie légère du duc de Joyeuse,
qui formait l'avant-garde, fondit résolument sur celle de Henri, que comman-
dait la Trémouille, qui dut se retirer, et qui aurait été écrasée sans une charge
faite à propos par le vieux capitaine d'Arembure ; il fit reculer les ennemis
de plus de cinquante pas.
Arrivées en présence, les deux armées commencèrent à se canonner. 11 était
neuf heures du matin. Alors le roi, s'adressant aux princes de Condé et de
Soissons, leur dit : Souvenez-vous que vous êtes du sang de Bourbon, et, vive Dieu 1
je vous ferai voir que je suis votre aîné. — Et nous vous montrerons que vous avez
de bons cadets, lui répondirent les princes.
L'action s'engagea. A droite, la cavalerie protestante fut culbutée, et plu-
sieurs escadrons poursuivis jusqu'aux portes de Coutras; mais cette déroute
partielle n'exerça aucune influence sur l'armée. Aux deux ailes, l'infanterie
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mery et Belzunce, voyant l'instant décisif, mettent l'épée à la main et crient à
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