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428 HISTOIRE DE L'ARMÉE
rer les marches, à couvrir les retraites, à harceler l'ennemi, à occuper, dit le
Père Daniel, un poste où l'on ne pouvait assez tôt faire marcher de l'infanterie.
Ils combattaient tantôt à pied, tantôt à cheval, mais le plus souwnt à pied.
« Les dragons, dit Montecuculli, ne sont autre chose que de l'infanterie à
cheval armée d'épées, de demi-piques et de mousquets plus courts et plus lé-
gers que les autres. Ils sont fort bons pour se saisir d'un poste en diligence;
pour prévenir l'ennemi dans un passage. On leur donne pour cela des hoyaux
et des pelles. »
Dans les combats, on les plaçait quelquefois à cheval dans les vides des ba-
taillons, afin de tirer de là par-dessus l'infanterie. Jamais on ne les faisait
combattre en escadrons ou en bataillons serrés, mais on les rangeait sur plu-
sieurs lignes, éloignés les uns des autres, qui, après avoir fait leur décharge,
allaient à la queue pour recharger leurs mousquets ou leurs arquebuses, à
moins qu'ils ne fussent pressés par l'ennemi et obligés de mettre l'épée à la
main. Cette manœuvre a de l'analogie avec le feu de chaussée employé quel-
quefois par l'infanterie.
Telle était la destination première des dragons; mais dans la suite cette des-
tination s'altéra au point que cette troupe n'est plus aujourd'hui qu'un in-
termédiaire entre la grosse cavalerie et la cavalerie légère.
Les dragons furent supprimés après le siège de la Rochelle, et remis sur
pied en 1635 (1).
En 1669, il y avait en France quatorze régiments de dragons ; il y en avait
quarante-trois en 1690. A cette époque, les dragons étaient armés du sabre et
du fusil à baïonnette ; ils avaient les guêtres, les éperons, le chapeau et le bon-
net ; une hache et une pelle pendaient à l'arçon de la selle, ce qui indiquait
l'emploi particulier des travaux de tranchée.
A cette époque aussi, un des plus beaux corps de l'armée et un des plus nom-
breux était le régiment de dragons de Richelieu.
Les dragons se distinguèrent dès leur création dans les guerres du Piémont,
où le maréchal de Brissac, avec une armée dénuée de ressources, affaiblie par
les maladies et les misères, fit des prodiges de valeur et de dévouement qu'on
ne louera jamais assez. — Pendant les guerres de la religion, les dragons se
firent remarquer souvent, et particulièrement sous les murs de Cambrai pen-
dant le blocus de cette ville par Alexandre de Parme, gouverneur des Pays-
Bas.
Victor Caïet, dans sa chronique novennaire, rapporte que les dragons con-
tribuèrent au salut de l'armée de Henri IV pendant la retraite d'Aumale. Le
roi fut blessé dans leurs rangs d'un coup d'arquebuse qui l'atteignit au défaut de
la cuirasse, lui brûla sa chemise et lui meurtrit un peu la chai/r sur les reins. Mais
la" véritable illustration de cette arme date de Rocroi : « Ils furent si grands à
cette bataille, dit M. Ambert (2), qu'ils arrêtèrent pendant quelque temps les
(1) Daniel.
(2) Esquisses militaires.
rer les marches, à couvrir les retraites, à harceler l'ennemi, à occuper, dit le
Père Daniel, un poste où l'on ne pouvait assez tôt faire marcher de l'infanterie.
Ils combattaient tantôt à pied, tantôt à cheval, mais le plus souwnt à pied.
« Les dragons, dit Montecuculli, ne sont autre chose que de l'infanterie à
cheval armée d'épées, de demi-piques et de mousquets plus courts et plus lé-
gers que les autres. Ils sont fort bons pour se saisir d'un poste en diligence;
pour prévenir l'ennemi dans un passage. On leur donne pour cela des hoyaux
et des pelles. »
Dans les combats, on les plaçait quelquefois à cheval dans les vides des ba-
taillons, afin de tirer de là par-dessus l'infanterie. Jamais on ne les faisait
combattre en escadrons ou en bataillons serrés, mais on les rangeait sur plu-
sieurs lignes, éloignés les uns des autres, qui, après avoir fait leur décharge,
allaient à la queue pour recharger leurs mousquets ou leurs arquebuses, à
moins qu'ils ne fussent pressés par l'ennemi et obligés de mettre l'épée à la
main. Cette manœuvre a de l'analogie avec le feu de chaussée employé quel-
quefois par l'infanterie.
Telle était la destination première des dragons; mais dans la suite cette des-
tination s'altéra au point que cette troupe n'est plus aujourd'hui qu'un in-
termédiaire entre la grosse cavalerie et la cavalerie légère.
Les dragons furent supprimés après le siège de la Rochelle, et remis sur
pied en 1635 (1).
En 1669, il y avait en France quatorze régiments de dragons ; il y en avait
quarante-trois en 1690. A cette époque, les dragons étaient armés du sabre et
du fusil à baïonnette ; ils avaient les guêtres, les éperons, le chapeau et le bon-
net ; une hache et une pelle pendaient à l'arçon de la selle, ce qui indiquait
l'emploi particulier des travaux de tranchée.
A cette époque aussi, un des plus beaux corps de l'armée et un des plus nom-
breux était le régiment de dragons de Richelieu.
Les dragons se distinguèrent dès leur création dans les guerres du Piémont,
où le maréchal de Brissac, avec une armée dénuée de ressources, affaiblie par
les maladies et les misères, fit des prodiges de valeur et de dévouement qu'on
ne louera jamais assez. — Pendant les guerres de la religion, les dragons se
firent remarquer souvent, et particulièrement sous les murs de Cambrai pen-
dant le blocus de cette ville par Alexandre de Parme, gouverneur des Pays-
Bas.
Victor Caïet, dans sa chronique novennaire, rapporte que les dragons con-
tribuèrent au salut de l'armée de Henri IV pendant la retraite d'Aumale. Le
roi fut blessé dans leurs rangs d'un coup d'arquebuse qui l'atteignit au défaut de
la cuirasse, lui brûla sa chemise et lui meurtrit un peu la chai/r sur les reins. Mais
la" véritable illustration de cette arme date de Rocroi : « Ils furent si grands à
cette bataille, dit M. Ambert (2), qu'ils arrêtèrent pendant quelque temps les
(1) Daniel.
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