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- TABLE DES MATIÈRES.
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88 HISTOIRE DE L'ARMÉE
avaient lieu, telles que de monter à l'assaut accompagné de son parrain d'armes,
aussitôt qu'on avait été armé chevalier, ou de passer la nuit dans la mine, si
l'on n'était pas encore prêt à donner l'assaut.
Froissart, Monstrelet, Daniel, etc., citent plusieurs exemples de chevaliers
faits en présence de l'ennemi, au moment de livrer bataille.
Les princes, les généraux d'armée, les grands feudataires, avaient le droit
de faire des chevaliers; les simples chevaliers eux-mêmes pouvaient conférer
cette dignité, en se conformant toutefois aux règles prescrites. Ce droit s'éten-
dait même aux chevaliers des nations étrangères. C'est ainsi qu'au siège de
Jargeau, qui eut lieu après que Jeanne d'Arc eut chassé les Anglais des murs
d'Orléans, le comte de Suffolk, un des généraux anglais les plus célèbres de
ce temps, ayant été fait prisonnier par Guillaume Renaud : Es-tu gentil-
homme? lui demanda-t-il avant de se rendre. — Oui, répondit le Français. —
Es-tu chevalier? — Non. — Je veux que tu le sois, dit l'Anglais, avant que je te
rende mon épée. Et il lui donna l'accolade de chevalier.
H y avait plusieurs ordres dans la chevalerie : les chevaliers du premier
ordre étaient ducs, comtes et barons; ceux du deuxième ordre n'étaient pas ti-
trés, mais ils avaient la qualité de bannerets; ceux du troisième ordre étaient
nommés bacheliers ou bas-chevaliers.
C'était aussi parmi les chevaliers qu'était choisi le porte-oriflamme.
« Cet emploi, dit Daniel, ne se donnait qu'à un chevalier d'une prudence et
« d'une vaillance éprouvée, et, par cette raison, l'honneur qui y était attaché le
« faisait préférer aux plus hautes charges. Sous le règne de Charles VI, dit le
« même écrivain, on vit un maréchal de France, le seigneur Arnould d'An-
« derehan ou d'Andrerehan, se démettre de sa dignité pour celle de porte-ori-
« flamme (1). »
(1) L'oriflamme est un des étendards les plus célèbres qu'il y ait eus autrefois. Elle rem-
plaça la chape de saint Martin dont nous avons déjà parlé. L'oriflamme, selon Guillaume-le-
Breton, était une bannière comme celles qu'on a coutume de porter aux processions. Le bâton
auquel elle était attachée était une lance. Elle était, dit la Chronique de Flandre, en guise de
gonfanon à trois queues, c'est-à-dire qu'elle était fendue en trois, par en bas et attachée à la
lance, non pas à côté, mais en travers. Elle était en taffetas rouge et simple, sans figure. (Voir
la gravure.)
L'oriflambe est au vent mise
Aval, lequel va ondoyant,
De sendal simple roujoyant,
Sans ce qu'autre œuvre y soit portraite
Entour c'est l'ost de France traite.
La lance de l'oriflamme était dorée. — On a fait remonter à Dagobert l'origine de ces éten-
dards; mais ce n'est guère que sous Philippe Ier que l'oriflamme parut dans nos armées. C'était
originairement la bannière de l'abbaye de Saint-Denis. Elle servait, non dans les processions,
mais dans les combats qu'avaient à soutenir les abbés contre leurs voisins; elle était alors
portée par le seigneur chargé de défendre les biens du monastère, et qu'on nommait signifer
ecclesiœ. L'abbaye de Saint-Denis ayant été réunie à la couronne avec le comté du Vexin, dont
elle faisait partie, les rois de France devinrent les signiferi de ce monastère. C'est donc sous
avaient lieu, telles que de monter à l'assaut accompagné de son parrain d'armes,
aussitôt qu'on avait été armé chevalier, ou de passer la nuit dans la mine, si
l'on n'était pas encore prêt à donner l'assaut.
Froissart, Monstrelet, Daniel, etc., citent plusieurs exemples de chevaliers
faits en présence de l'ennemi, au moment de livrer bataille.
Les princes, les généraux d'armée, les grands feudataires, avaient le droit
de faire des chevaliers; les simples chevaliers eux-mêmes pouvaient conférer
cette dignité, en se conformant toutefois aux règles prescrites. Ce droit s'éten-
dait même aux chevaliers des nations étrangères. C'est ainsi qu'au siège de
Jargeau, qui eut lieu après que Jeanne d'Arc eut chassé les Anglais des murs
d'Orléans, le comte de Suffolk, un des généraux anglais les plus célèbres de
ce temps, ayant été fait prisonnier par Guillaume Renaud : Es-tu gentil-
homme? lui demanda-t-il avant de se rendre. — Oui, répondit le Français. —
Es-tu chevalier? — Non. — Je veux que tu le sois, dit l'Anglais, avant que je te
rende mon épée. Et il lui donna l'accolade de chevalier.
H y avait plusieurs ordres dans la chevalerie : les chevaliers du premier
ordre étaient ducs, comtes et barons; ceux du deuxième ordre n'étaient pas ti-
trés, mais ils avaient la qualité de bannerets; ceux du troisième ordre étaient
nommés bacheliers ou bas-chevaliers.
C'était aussi parmi les chevaliers qu'était choisi le porte-oriflamme.
« Cet emploi, dit Daniel, ne se donnait qu'à un chevalier d'une prudence et
« d'une vaillance éprouvée, et, par cette raison, l'honneur qui y était attaché le
« faisait préférer aux plus hautes charges. Sous le règne de Charles VI, dit le
« même écrivain, on vit un maréchal de France, le seigneur Arnould d'An-
« derehan ou d'Andrerehan, se démettre de sa dignité pour celle de porte-ori-
« flamme (1). »
(1) L'oriflamme est un des étendards les plus célèbres qu'il y ait eus autrefois. Elle rem-
plaça la chape de saint Martin dont nous avons déjà parlé. L'oriflamme, selon Guillaume-le-
Breton, était une bannière comme celles qu'on a coutume de porter aux processions. Le bâton
auquel elle était attachée était une lance. Elle était, dit la Chronique de Flandre, en guise de
gonfanon à trois queues, c'est-à-dire qu'elle était fendue en trois, par en bas et attachée à la
lance, non pas à côté, mais en travers. Elle était en taffetas rouge et simple, sans figure. (Voir
la gravure.)
L'oriflambe est au vent mise
Aval, lequel va ondoyant,
De sendal simple roujoyant,
Sans ce qu'autre œuvre y soit portraite
Entour c'est l'ost de France traite.
La lance de l'oriflamme était dorée. — On a fait remonter à Dagobert l'origine de ces éten-
dards; mais ce n'est guère que sous Philippe Ier que l'oriflamme parut dans nos armées. C'était
originairement la bannière de l'abbaye de Saint-Denis. Elle servait, non dans les processions,
mais dans les combats qu'avaient à soutenir les abbés contre leurs voisins; elle était alors
portée par le seigneur chargé de défendre les biens du monastère, et qu'on nommait signifer
ecclesiœ. L'abbaye de Saint-Denis ayant été réunie à la couronne avec le comté du Vexin, dont
elle faisait partie, les rois de France devinrent les signiferi de ce monastère. C'est donc sous
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