Titre : Le Petit journal
Auteur : Parti social français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Clermont-Ferrand)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1932-09-05
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 05 septembre 1932 05 septembre 1932
Description : 1932/09/05 (Numéro 25435). 1932/09/05 (Numéro 25435).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 02/12/2008
5 — 9 — 32
Le Petit Journal
DERNIERE HEURE
SERVICES SPECIAUX TELEGRAPHIQUES. TELEFHOMQICS ET TSF. àcM
LA GRANDE PARADE
des-"Casques d'Acier"
' [SUITE DE LA PREMIERE PAGE]
D'après ses propres indications,
168,000 hommes en uniforme ont
participé à cette revue militaire. Us
étaient rangée par compagnies et par
bataillons, derrière leurs étendards, avec
leurs chefs et manœuvraient exacte»
ment comme aurait pu le faire une ar
mée régulièrement entraînée.
Tous ces « Casques d'acier » n'étaient
pas jeunes : on voyait parmi eux beau-
coup d'authentiques « soldats du front »
aux. cheveux (Jéjà grisonnants. Mais ces
vétérans encadraient des dizaines de
milliers "de jeunes hommes, prêts, eux, &
faire, demain, de vrais soldats.
Les chefs du Stahlhelm affirment
qu'ils ne souhaitent pas une nouvelle
guerre. Ce n'en est pas moins une force
militaire qu'acclamaient, ce matin, les
•milliers de Berlinois vçnus pour assis
ter à ce défilé et si la Reichswehr n'a
pris aucune part à cette revue, elle n'en
était pas moins représentée par son chef
suprême, le général von Sehleicher, de
bout. au premier rang eîe l'assistance et
par de nombreux officiers en grand uni-
terme.
Le kronprinz n'a point rencontré
M. von Papen
h$ gouvernement du Reicb semble ce
pendant avoir compris 'qu'il serait fâ
cheux pour lui d afficher devant l'opi
nion étrangère un contact trop intime
aveç, la famille Hohenzollern et les au
tres princes allemands. Le kronprinz
ne s'est pas rencontré, pendant la cé-
JwmoRie avec les membres du gouver
nement. Il est resté avec ses frères sur
la terrasse qui domine les bâtiments du
port aérien et c'est de loin qu'il a vu
évoluer et défiler les « Casques d'acier»
Mais, comme il vient de le -dire dans
une interview publiée par le Lukal An-
zetger, ces manifestation du Stahlhelm
lui rappellent le temps où. en présencp
«3e Guillaume II, il défilait sur le
«' Tempelhoferfeld », à la tête de son
régiment de hussards de la mort.
Au surplus, la manifestation plus In
time qui a eu lieu, vendredi soir; au
Valais des Sports, a suffi à démontrer
une fois de plus, les liens étroits qui
unissent aux - Hoheazollern la grande
manifestation militariste allemande.
Sur le terrain de manœuvre
Suivant un plan soigneusement arrêté
à l'avance — rien, dans les manifesta
tions militaires du Stahlhelm n'est lais
sé- au hasard — les bataillons du
Stahlhelm s'étalent groupés sur l'im
mense terrain par régions, dans l'ordre
oi! ils devaient défiler, les « Casques
d'acier » de Berlin en tête.
A 10 h. 30, tous les préparatifs n'é
taient pas encore terminés. C'est seule
ment. vers 11. heures que je- major ..Franz
SeuJte, chef suprême du « Casque d'an
cien a adressé son premier salut à ses
troupes.
La mise en place des Allemands qui
allaient défiler avait été réglée par un
Etat-Major • installé sur une tribune
élevée qui lui servait de poste de caro-
mandement, juste en face du front des
troupes et d'où, pai téléphone, par
haut parleurs et par estafettes moto
cyclistes il distribuait ses ordres, tout en
surveillant l'execution à, la jumelle.
La revue
Une fois tout en ordre, les chefs élu
Stahlhelm s'installèrent dans une voi
ture découverte, munie d'un grand fa
nion de commandement et, pendant une
demi-heure, passèrent en revue les trou
pes.
A une centaine de mètres derrière eus.
le vieux feld maréchal von Mackensen,
président d'honneur du « Casque d'A
cier », comme le maréchal von Hinden-
burg,. passa, lui aussi, les formations en
revue, debout, malgré ses 83 ans, dans
une voiture découverte.
Le major Seldte remit alors leurs dra
peaux à des groupements nouveaux du
Stahlhelm et rendit aux soldats morts
pendant la guerre un pieux hommage
que toute l'assistance écouta, tête nue.
Le défilé, proprement dit, ne com
mença qu'une heure après et, pendant
ce long intervalle, le chancelier von
Papen et le général von Schleicher res
tèrent debout sur le terrain, s'entrete-
nant avec les chefs du Stahlhelm et
avec les anciens généraux de l'armée
Impériale venus là, avec leurs uniformes
et leurs casques à pointe d'autrefois,
ainsi qu'avec le prince Stahremberg,
chef des Heimwehren d'Autriche.
Le défilé au pas de l'oie
De brefs commandements et les trou
'pes qui sont face aux tribunes se mirent
au garde à vous : le défilé commençait..
Les uns après . les autres, les groupes
venus de tous les coins d'Allemagne
passèrent au pas de l'oie devant leurs
chefs et devant le gouvernement du
Reich, la tête tournée à droite, selon les
principes traditionnel^ de l'armée alle
mande.
Ce long défilé lassa d'ailleurs l'atten
tion de la foule qui, dès qu'il fut en
tamé. comme.nça soit à reprendre le
chemin de la ville, soit à s'installer-
dans les restaurants du champ d'avia
tion.
Il faut noter d'ailleurs que si le « Cas
que d'acier » a pu faire aujourd'hui une.
démonstration de force, il est par contre
clairement apparu qu'il ne jouit pas à
Berlin, ville dont la poDulaticn est, soit
communiste soit socialiste, soit hitlérien
ne, d'une très grande popularité.
La foule berlinoise des grands jours de
manifestations politiques est restee pai
siblement, chez elle ou elle est allée se
promener a la campagne.
Cette indifférence a prouvé que si
l'organisation du « Casque d a&er » sou
tient à fond le gouvernement ven Papen,
elle ne représente, elle-njêmâ,. qu'une
fraction très faible de la population al
lemande.
Apres les élections présid^ntiei!es
le gouvernement américain
serait disposé à discuter
la questio n des dettes de guerre
Londres, 4 Sept. — Selon le News 0/
the World, les pourparlers engagés à la
suite du désir exprimé par le gouver
nement français de conclure un nou
veau traité de commerce avec la Gran
de-Bretagne se poursuivent. .
« Par ailleurs, dit ce journal, les infor
mations relatives à la prochaine confé
rence économique mondiale indiquent
que tous les efforts nécessaires sont faits
pour- comprendre dans le cadre des tra
vaux de cette réunion la question des
dettes de guerre.
.» Un réel- changement s'est produit, à
ce sujet dans l'opinion américaine. Les
hommes d'Etat américains les plus in
fluents reconnaissent maintenant que,
selon l'expression de M. Borah, « il est
temps d'échanger les ejettes de guerre
contre la prospérité "
» Cette opinion n'est pas exprimée trop
ouvertement en ' raison des prochaines
élections présidentielles, mais les infor
mations parvenues à Londres indiquent
qu'après la période électorale, le gouver
nement américain sera probablement dis
posé- à discuter la question des dettes. .
• » Aux Etats-Unis, on désire de plus en-
plus que la prochaine Conférence se
tienne à Washington, et on Justifie ce
désir en faisant remarquer que si les dis
cussions avaient heu dans cette ville, il
serait plus facile d'attirer l'attention de-
l'opinion américaine sur l'opportunité
d'une annulation des dettes.
■ ■ - ■ ■ 1 ' ' *
Le Congrès unïversei de sa Paix
Vienne, A. Sept. — Ce matin à 11 h,,
s'est ouvert dans la grande salle de l'an
cien. fteichsrat au parlement autrichien,
le 29* congrès universel de la paix.
Le- gouvernement autrichien était re
présenté par- le docteur Rsnner. ancien
chancelier et président, du conseil-natio
nal et par le ministre de la Sécurité pu
blique, M; Ach, qui souhaitèrent dans
des allocutions fort applaudies la bien-,
venue aux congressistes au nom du peifr-
pie et du gouvernement. autrichien.
Puis, se succédèrent à la tribune M.
Lafontaine, sénateur belge, M. Madison,
délégué- des- pacifistes- britanniques, M.
Le Foyer, ancien, député de Paris et le
pacifiste allemand bien, connu, la pro
fesseur Quidde. de Munich.
Les fcerte-p'aroles des divers groupes
nationaux repoussèrent avec véhémen
ce la nouvelle course aux armements qui
s,engage, actuellement et supplièrent les
gouvernements d'aborder de front la
grande tâche, du désarmement, seule
garante de la pais européenne e.t uni
verselle.
Un tintère-pste en l'honneur
du professeur Piccard
Bruxelles, 4 Sept. — A§n de commé-
■ morer l'intervention, du Fonds National
de la recherche, scientifique, dans les
deux ascensions effectuées par le pro
fesseur Piccard, l'Etat belge émettra
prochainement, un timbre-poste, illus
trant ce grand événement scientifique.
La Belgique - rendra ainsi également un
nouvel hommage ■ à l'illustre savant
suisse, professeur à l'Universié de
Bruxelles. ♦
-«Tfrlr
L'évadé de la prison de Metz
était revenu dans l'intention
de tuer sa femme
Il a été réitilégr dans sa ce llule -
Metz, 4 Sept. — Antoine Hoffmann,
évadé de la prison de Meta, a été arrê
té, la nuit dernière, par des agents cy
clistes, avenue Ney.
Conduit à la direction de la poli-ce et
interrogé par M. Jacquin, Hoffmann
-déclara qu'il s'était rendu en Sarre
après son évasion et qu'il était revenu à
Metz samedi soir pour tuer sa femme qui
habite 33, rue Vincent. Hoffmann a réin-.,
tésti sa cellule.
Les assassins présumés
de Mme Vve Gattaz
sont reconnus
par plusieurs habitants de Cbtanay
Lyon, 4 Sept. — Les inspecteurs Co-
goiegnhe et Moine, de la brigade, mobi
le de Lyon ont présenté à un, certain
nombre de personnes voisines de Mme
veuve Gattaz, assassinée au hameau de
Chatanay, les coupables présumés, Jean
Pourmann, , vannier ambulant, et , son
amie Angèle Dedmger. On sait que tous
deux avaient prétendu n'être jamais, ve
nus dans la région- Or plusieurs per
sonnes les. ont reconnus et, d'autre part,
le carnet de route du couple a été visé
!e 1" août à la Cliapeie-de-Tour, com
mune voisine du hameau de Chatanay.
En poursuivant l'enquête, on a appris
qu'An gèle DedVnger avait vendu une
corbeille à une dame habitant à cin
quante mètres de chez Mme Cattaz. Les
nomadees ont donc été contraints
d'avouer qu'ils avaient passé non loin
de chez la victime. On a remarqué que
Pourmann a'ay?it pas de .couteau sur,
lui, fait- étonnant pour un vannier, mais
qui -pourrait ' s'expliquer, si le couteau
que l'assassin laissa, sut; les Ue.ux- du,,cri
me est celui de Faurmarra. ,
Quoi qu'il en soit, les deux coupables
présumés se .défendent toujours énergi-
quement d'être- des assassins. Le labo
ratoire de police recherche l'origine des
taches de sang-, trouvées sur la veste du
nomade.
ELECTIONS CANTONALES
Dans le Morbihan
Lor'.ent,. 4 Sept. ■ Dans le canton de
Lorient, le scrutin pour l'élection d'un
qonseiller générai a donné les résultats
suivants : inscrits, 3.419. ; suffrages ex
primés, 1.349. Ont obtenu : MM. Moysan
(S.F.I.O.), 7é2 voix ; Bouthelier Cradical-
socialiste), 335 ; Jouvéaux (radical-socia
liste.! , 252. Il y a ballottage.
Il à'agit de remplacer M. Le Bourgo,.
(SJF.I.OJ, décédé.
Dans. l'Hérault
Montpellier. 4 Sept. — Dans le canton
de Castries, M. Melin (rad.-socialiste), a
été élu au scrutin de ballottage, conseil
ler général, par 1.138 voix contre 906- à M.
Portai (Union des gauches,), en remplace
ment de M. Guide (rad.-soc.), décédé.
Dans le canton de Frontignan, M. Ga-
labert (socialiste S.f l.O ) a été élu con
seiller général par 1.216 voix contre 880
à M. Castel (rad.-soc.), et 83 à M. Fajou
(communiste). On remplaçait M. Anthe-
ri-eu (rép. socialiste), décédé.
INFORMATIONS POLITIQUES
A\ant les élections sénatoriales : Les
candidatures dans 1 Oise. — Parmi les trois
sénateurs dont le mandat. est renouvelable
le 18 octobre, le docteur Delpierre, républi
cain de gauche, aurait l'intention de ije
pas se représenter. Les deux au-aes séna
teurs sortants, MM. Langlois, républicain,
et Decroze. raclical-soeiiiliàte, seront , can-.
didats.
Les républicains de l'arrondissement de
Senlis ont terni une réunion préparatoire
en vue du congrès qui doit se- tenir à Beau-
vais. Ils ont acclamé la çandidature «tu
docteur Lemaitre, chirurgien, conseiller
municipal de Senlis, radical indepe®jdaat.
Le docteur Lemaitre a dit qu'il était par
tisan d'une large concentration- républi
caine et anti-collectiviste. If a déclare qu'il
respecterait la décision du congrès de Beau-
vals.
LA CONFÉRENCE
DE STRESA
s'ouvre aujourd'hui
Stresa, 4 Sept. — La Conférence éco
nomique et financière de Stresa tiendra
demain après-midi sa séance inaugura
le, sous la présidenoe de M. Georges
Bonnet, président de la délégation fran
çaise.
On sait que l'objet assigné à cette
assemblée de quinze délégations par la
Conférence de Lausanne -est de soumet
tre à la Commision d'études pour l'Umoa
européenne les données de la restaura
tion économique et financière de l'Eu
rope centrale et orientale.
On sait aussi que les Etats agricoles
de cette région ont constitue, dans une
réunion d'experts tenue a Varsovie, un
bloc agraire qui prétend maintenir ên-
tre ces Etats l'unité de front à la Confé
rence. Deux des membres de ce bloc : la
Lettonie et l'Esthanie, qui n avaient pas
été invitées à Stresa. seront vraisembla
blement appelées ultérieurement à s'y
faire représenter, à tout le moins par
des observateurs.
La plupart des délégations sont déjà
arrivées à Stresa : l'allemande et l'ita
lienne sont installées dans l'hôtel où se
tient la Conférence. Toutes les autres
sont réunies dans un autre palace.
Cette répartition n'empêche pas d'ail
leurs que les fenêtres de toutes les délé
gations s'ouvrent sur une même perspec
tive : celle de l'horizon limpide du Lac
gnes parfaitement harmonieux, dont les
Majeur, qu'encadre un ordre de monta-
anses recèlent l'historique Locarno, nom
qui est un symbole (Je coopération.
Le bloc des six Etats agraires de l'Eu
rope Centrale et Orientale parait bien
décidé à soutenir fermement ses reven
dications. et, dans une réunion tenue au
jourd'hui à Stresa, a constitué, un secré
tariat général qui assurera la liaison de
ses efforts et de ses travaux.
La France, on le sait, a été convain
cue la première de la nécessité d'une ac
tion en faveur du relèvement, de l'Europe
Centrale. On se souvient qu'en mai 1931,
elle soumit à la Commission de l'Union
européenne un mémorandum constructif,
et qu'en avril dernier, le plan Tardieu
confirma la persistance de ces disposi
tions. L,a France ne songe pas aujourd'hui
à aborder la Conférence de Stresa avec
l'idée arrêtée de faire prévaloir un plan
particulier conçu depuis, longtemps, au
quel elle resterait attachée.
Au reste, rien n'a été négligé du côté
français pour assurer le succès de la
Conférence. En particulier, son prési
dent, M. Georges Bonnet, l'a méthodi
quement préparée par une série d'en
tretiens préalables à Londres, à .Paris,
a Genève, avec diverses personnalités,
qu il retrouvera pour la plupart à Stre
et Signalons notamment parmi celles-
ci M, Joseph Avenol, secrétaire géné
ral adjoint, et M. Stopani, directeur de
la section, économique de la S. D. N., qui
apporteront à la Conférence l'inestima
ble- concours, des organes économiques
et techniques de l'institution de Genève.
Tel est l'ensemble des auspices sous
lesquels s'ouvre la Conférence de Stresa
(dont les travaux seront vraisemblable
ment répartis entre trois commissions,
l'une financière* l'autre économique et
la. troisième agraire), conférence qui re
vêt une importance considérable, puis
que, constituant en quelque sorte le
pendant continental de celle d'Ottawa,
elle doit, comme cette dernière: et. avec
elle, préfacer la future Conférence éco
nomique mondiale, en préparer, en as
surer le succès.
Lord Lytton a quitté Pékin
pour r entrer en Europe
Pékin, 4 Sept. — Le rapport de la
Commission de la Société des Nations
sur la Mandchourie a été signé ce ma
tin à 8 heures à l'hôpital allemand où
était soigné lord Lytton depuis son ar
rivée du Japon le 20 juillet.
Le document qui comprend 400 pages
et plus de 10,000 mots, sera publié si
multanément à Genève, Tokio et Nan
kin. En attendant, la seule copie offi
cielle restera à Pékin.
Aussitôt après la signature du rap
port, lord Lytton et la plupart des
membres de la Commission ont quitté
Pékin à bord de l'avion privé du ma
réchal Chang Hsueh Liang à destina
tion de Changhaï où ils sont arrivés à
i ' heures cet après-midi. Demain ils
s'embarqueront à bord du vapeur italien
Gangs pour l'Europe.
M. Raymond Patenôtre
à Orsay
et à Palaiseau
C'est sous un soleil radieux que s'est
déroulée, hier, à Palaiseau, la troisième
journée du Congrès artisanal de Seine-
et-Oise et : de la Foire Fructidor, or
ganisée, comme on sait, sous le patro
nage du Petit Journal.
La ooquette localité faisait claquer,
dans la brise légère, ses oriflammes et
ses guirlandes. Pour le concours de fa
çades fleuries qui s'était ouvert dès 10
heures du matin, chacun avait rivalisé
d'adresse, de goût, d'ingéniosité et c'est
une véritable fres
que aux chatoyan
tes couleurs qui se
déroula, à son arri
vée, devant les yeux
de M. Raymond
Patenôtre, qui avait
tenu à témoigner,
par sa présence, de
l'intérêt porté par
le gouvernement à
cette belle mani
festation de l'acti
vité régionale.
Le sous-secrétai
re d'État à l'Kco-
n o m i e nationale,
avait, auparavant,
présidé au vernissa
ge de l'Union des
m . Tienuue, artistes de la vallée
ooififntssfltrg generttl hch^vTfMi^ip à Ov—
de la Foire.Ezpasi- ? ' U1 ,
tion de Palaiseau Reçu par le
maire, M. Duma-
raud, M. Raymond Patenôtre avait par
couru les stands et longuement aamiréles
toiles et les bustes inspirés par un des
plus doux paysages de notre pays à MM.
Bonanomi, Maynadre, Deroy, Dupleix,
Franc, etc..., ainsi que les verres gravés,
les bijoux, les verroteries et les maquet
tes de,, villas.
A Palaiseau, le sous-secrétaire d'Etat
fut' reçu par lé maire. M. Collet, entouré
par son conseil municipal et qu'accom
pagnaient MM. Henri Haye, député da
Seine-et-Oise ; Maurice Adam, Bené et
Pacquereau, conseillers généraux ; Va-
lentin, conseiller d'arrondissement i
Tailledet, président de la Confédération
générale de l'Artisanat français ; Pré
vost, président de la Fédération artisa
nale de Seine-et-Oisg ; Boulay, président
dU Syndicat^ d'initiative ; Montgobert,
Dumaraud, Proust, Levasseur, Antoine,
Mignotte et les maires de toutes les
communes proches.
Après les souhaits de bienvenue, M.
Raymond Patenôtre parcourut l'exposi-
* Huit bandits masqués
fracturent 350 caflres=forts
et emportent un butin
évalué à 250.000 dollars
LE DISCOURS
de M. Palmade
à Saintes
|SUITE DE LA PREMIERE PAGE)
— Nous avons l'espoir qu'a la condition
d'être de caractère général et équitable,
leur nécessité sera comprise par l'ensem
ble du pays. Que ces sacrifices soient de
nature a présenter quelque désagrément
et a susciter des critiques, nous n'avons
guère d'illusion sur ce point, mais nous
avons la conviction que, consentis à temp=,
lis ne présenteront a aucun degré un ca
ractère dramatique. » •
Ce caractère dramatique découlerait,
pour M. Palmade, soit d'un chômage
aggravé; soit de la perte des épargnes
amassées pendant une longue vie de tra
vail pour assurer' la paix des vieux jours,
soit de la chute de la monnaie. Ce sont
là les écueils qu'il faut éviter à tout
prix, assure le ministre.
Les moyens -de rétablir une situation
budgétaire déséquilibrée ne sont pas en
nombre illimité ; l'exemple d'un- grand
pays voisin et ami qui, tout récemment
a tenté l'effort, est là pour le ^prouver,
ajoute M. Palmade.
Le mot d'économies est, à- juste titre,
sur toutes les lèvres ; mais jï ne s'agit
pas, M. Palmade l'affirme, d'arrêter tou
te activité dans le pays, 4e renoncer à
toute œuvre d'équipement de nos cam
pagnes, de nos cités. Ces dépenses d'é
quipement productif sont nécessaires en
période de dépression économique, elles
sont un des moyens les plus efficaces de
•lutter contre le ,chômage.
— Pour financer des dépenses de ce
genre, si limitées soient-elles, il n'est pas
défendu, je l'ai toujours dit, de recourir
à des opérations normales de crédit exclu
sives de toute inflation, mais ce recours
au crédit ne peut intervenir que dans un
mar&iè amélioré par la détente du loyer
de l'argent, c'est-à-dire qu'après des opé
rations de conversion. Ces opérations sont
celles qui mettent le mieux en lumière
la solidité et l'étendue du crédit d'un
pays, puisqu'elles apportent cette preuve
librement consentie par les épargnants
que Ifs conditions du crédit de ce pays
sont améliorées. 4 cet égard, ces opéra
tions n'ont point seulement un intérêt
d'allégement budgétaire, metis encore ce
lui de renforcer la sécurité des épar
gnants, » ■
La politique des économies
Devant l'étendue du déficit, M. Pal
made dit qu'il faudra faire appel en
core à d'autres mesures, sinon le désé
quilibre entre les recettes et les dépen
ses du budget obligerait la Trésorerie à
des décaissements auxquels, elle ne pour
rait longtemps faire face. Dans le désir
d'éviter le moratoire des paiements, on
risquerait alors de se laisser entraîner
un jour sur la seule voie qui resterait
ouverte, celte de l'inflation
«. Aussi, nous le disons bien haut,
termine le ministre du Budget, nous,
préférons entendre sur nos pas quelques
récriminations immédiates, plutôt que
d'avoir à contempler plus tard, même
sans y être alors mêlé, les conséquences
autrement pénibles de certains atermoie
ments. »
Bar-le-Duc. 4 Sept. •— M. Louis Re~
vault, propriétaire exploitant le domaine
agricole de la Orange-le-Corate, à Auze-
ville, près de Clermont-en-Argonne, an-
cie^i député de la Meuse de 19.14 à 1924,
sera candidat aux prochaines élections
sénatoriales. - - ■
LE CONGRES INTERNATIONAL. MAÇONNIQUE
Stamboul, 4 Sept., — Le Congrès inter
national maçonnique s'ouvrira mariji
prochain. La plupart des délégués sont
arrivés à Stamboul.
Chicago, 4 Sept. — Huit bandits mas
qués ont pénétré, hier, dans les locaux
d'une société foncière et .après avoir
tenu, pendant quatorze heures, prison
niers, dix membres du personnel, sous
la menace du revolver, ils ont fracturé
350, coÇres-forts avec les outils les plus
perfectionnés et ont emporté un butin I
évalué à 250.000 dollars.
Une affaire de faux chèques
entraîne deux arre stations
Un marchand d'instruments de musi
que et d'appareils de T.S.F., M. Charles
K.och, 58-, ans, 1, place de Lévis, avait,
vendu un poste de T.S.F. à un client,
qui l'avait. payé par- un chèque, émis
sur une .banque, 9, rue Roug.em.ont. l à.
le chèque £ùt çeïusé. Et, deux plaintes
furent déposées un commissariat des
Ternes,., çntre les mains de M. Cornée,
secrétaire : l'une par M. Koch, l'autre
par l'administrateur-délégué de la ban
que. En effet, !e chèque présenté était
faux, démuni de timbre, et signé d'un
nom inconnu à la banque : .Jacob. Or,
plusieurs chèques analogues — dont l'un
de 20.000 francs —• avaient déjà été pré
sentés à l'encaissement à la même ban
que.
Une enquête fut ouverte. L'inspecteur
Morrer de la police judiciaire établit
que l'escroc s'était procuré les chéquiers
lors de la vente du matériel de l'impri
meur de la tenque, lequel avait été mis
en liquidation judiciaire. Il identifia en
suite le coupable : Robert Robé, né le
29 juillet 1907, à Mulhouse,, titulaire de
deux condamnations, se disant repré
sentant en autos, ayant demeuré 10, rue
des Acacias. Le coupable fut arrêté. Il
nia, mais on retrouva, dans ses papiers
lé chéquier, sur les talons duquel étaient
mentionnés les noms de ses victimes et
lès sommes tirées.
On put ensuite arrêter l'un de ceux
q,ui se chargeaient de vendre les mar
chandises escroquées par Robé, Guy
Faudot, né le 17 décembre 1906. à Dou-
chy (Loiret), se disant démarcheur, 21,
rue des Poissonnière. Les deux coupa
bles ont été envoyés au Dépôt après
întérrogatoire dé M. Çornec. par M. La
croix, commissaire de police par inté
rim, du quartier.
D'autre part, un garçon coiffeur qui
avait acheté à 40% de sa valeuç l'ap
pareil de T.S.F., sera poufsuiyi.
M. Raymond Patenôtre et le maire
de Palaiseau, M. Collet (Photo P. J.)
tion d'horticulture, d'agriculture et de
lotissement installée dans la belle salle
des fêtes de la mairie. On visita , ensuite
les stands de la Foire Fructidor et ceux
du Congrès de l'Artisanat. Le ministre
ne ménagea pas ses compliments aux
organisateurs et aux exposants pour la
richesse et la diversité de leurs pro
duits. :
Un banquet réunit ensuite plus de 200
convives. M. Raymond • Patenôtre, qui
présidait, donna d'abord lecture d'un
télégramme de regrets de M. Dalimier,
absent de Paris. Puis MM. Bouiay, au
nom du Syndicat d'initiative ; Prévost
et Tailledet, au nom des artisans, re
mercièrent tour à tour de leur sollicitude
les représentants du Parlement et du
gouvernement.
M. Collet, après avoir évoqué le cu
rieux passe agricole de Palaiseau, si
gnala le danger dont une mauvaise com
préhension de la loi sur les lotissements
menacerait, si l'on n'y mettait ordre,
quelques-uns des plus beaux sites de la
contrée.
M. Henri Haye souligna la profonde
signification d'une réussite semblable à
celle qui couronne la Foire Fructidor.
M. Raymond. Patenôtre prit alors la
parole. Ce fut d'abord pour exprimer, en
termes chaleureux, sa joie d'apporter
aux exposants et .aux organisateurs, le
salut du gouvernement auquel il joignait
sa sympathie adnjirative.
— -.Dans la crise économique qui boule
verse actuellement le monde, dit l'orateur,
les qualités de travail, de bon goût, d'In
géniosité, de l'artisan français, sont de
meurées iwtactes. tandis que les qualités
d'Initiative individuelle maintiennent
toujours la réputation de la production
française. Aussi est-il indispensable, pour
un gouvernement, de protéger l'artisanat,
le petit commerce, et la petite propriété
rurale.
La « bataille du blé » doit aussi retenir
l'attention des pouvoirs publics. Il ne
faut pas laifser s'abaisser les cours à un
chiffre inférieur au prix, de revient. Il
f-Rut sauver le marché intérieur de la
« grande paysannerie s. Le dockage s'im
pose. donc pour protéger les petits culti
vateurs qui ne disposent pas de grandes
ressources, de trésorerie, et qui sont trop
souvent les victimes offertes aux spécu
lateurs' à la baisse.
En terminant, M. Raymond Patenôtre
associa le nom de M. Edouard Herriot
au toast qu'il porta à l'artisanat et à
l'agriculture de France — « artisanat
et agriculture qui lui conservent toute
sa reconnaissance parce qu'il consacre
toute sa foi et tout son talent à la cause
de la démocratie et à la cause de la
paix ».
De longues ovations saluèrent ces pa
roles.
La distribution des récompenses eut
lieu à la mairie. Le sous-secrétaire
d'Etat à l'Economie nationale remit les
diplômes de chevalier du Mérite agri
cole à MM. Cretel, Philippon et Godeau-;
celui d'officier d'académie à M. Angot,
et attacha la médaille d'argent offerte
pour son dévouement, par le ministre de
l'Intérieur, au lieutenant de sapeurs-
pompiers Pichot. qui compte vingt-cinq
années de loyaux services.
Un grand concert permit ensuite dlap-
plaudir la musique du 24" régiment d'in
fanterie dirigée par M. Clément, et. la
fanfare de Massy ; et cette journée de
fête se termina par un grand bal mu
sette donné dans l'enceinte de l'exposi
tion horticole brillamment illuminée et
bruissante de la plus joyeuse animation.
On suppose que l'escroc
Leitzelman a débarqué
à Marse ille où il s e cache
Sa femme est gardée à ta disposition
du juge d'instruction
Marseille, 4 Sept. — Durant toute la
nuit dernière et la matinée d'aujourd'
hui, la Sûreté marseillaise, aidée dans
sa tâche par l'inspecteur Rey, de la
Sûreté générale et deux autres inspec
teurs arrivés ce matin de - Paris, a
poursuivi ses recherches à bord du pa
quebot Général-Metzinger, afin d'y dé
couvrir l'escroc Louis Leitzelman. On
a l'impression que celui-ci, avec la
complicité d'un membre de l'équipage,
aura réussi à, débarquer à Marseille,
sous un déguisement et que, pro
bablement, il sera passé inaperçu
parmi la foule. Les investigations
policières se poursuivent sans arrêt, non
seulement sur le Générql-Mçtzinger,
mais également en ville où l'on a de sé
rieuses raisons de penser que le voleur
se cache en ce moment.
Ajoutons qu'en, l'absence de M. Cour-
chet, juge, c'est M. de Possel, doyen des
juges d'instruction, qui a'pris le dos
sier de cette affaire.
Ce matin, à dix heures, le magistrat
a longuement entendu Mme Leitzelman
née Borel II a gardé à sa disposition la
femme de l'escroc. Celle-ci a choisi
pour défenseur M" Grisoli, du barreau
de Marseille. Elle a déclaré qu'elle ne
parlerait qu'en présence de son avocat.
La femme mystérieuse
de l'hôpital de Cherbourg
est bien Mme Ridez
Deux témoins
l'ont formellement reconnue
(De notre correspondant particulier)
Cherbourg, 4 Sept. Au moment où
l'on croyait établi que la femme mysté
rieuse, qui est depuis plusieurs jours à
l'hôpital Pasteur de Cherbourg, n'avait
rien de commun avec Mine Ridez, de
Dieppe, disparue dans les circonstances
étranges que l'on sait, un véritable coup
de théâtre s'est produit cet après-midi
dans les circonstances suivantes.
Faute de trou ver M. Coque, le patron
de la barque Jeanne-Claire, de Grand-
champ, sur lequel on comptait pouvoir
établir, le cas échéant, l'identité de la
femme Ridez, on s'est rendu à Grand-
champ en auto, avec la photographie de
la malade de l'hôpital Pasteur, photo qui
fut présentée à Mme Coqué et à sa belle-
mère, qui, elles aussi, connaissent parfai
tement la disparue pour avoir longtemps
habité près d'elle.
— Pas de doute, se sont aussitôt écriées
les deux femmes en voyant le portrait ; il
n'y a pas à s'y tromper i C'est bien Mme
Ridez.
Désireux d'en avoir le cœur net, les
enquêteurs ont alors invité Mme Coque
et sa belle-mère à les accompagner en
auto à Cherbourg. les deux femmes
ayant consenti, sont arrivés deux heures
plus tard et ont prié M. Michel, commis
saire de olice chargé de l'enquête, de les
accompagner à l'hôpital Pasteur pour y
assister à l'entrevue.
Quelques instants après les deux fem
mes e*-. le commissaire pénétraient dans
la salle. Efci apercevant la femme mysté
rieuse dont le bras recouvrait pourtant
en partie la téte, Mime Coque et saiapère
ont dit ensemble :
—. C'est elle ! C'est bien elle ! Aucune
erreur n'est possible. .
— Que me voulez-vous ? Vous venez
pour' me faire du mal.
. — Mais non, a répondu Mme Coque ;
non, Mme Ridez, je viens seulement pour
vous voir et prendre de vos nouvelles. Je
reviendrai encore jeudi.
Constatant l'état de faiblesse de la
femme et son air manifestement égaré,
le commissaire Michel n'a pas cru devoir
prolonger l'entretien, fnais l'enquête va
se poursuivre. D'après ce qu'on croit éta
bli, la femme Ridez, puisque ce serait
bien elle,, serait arrivée une première fois
à Cherbourg, le 20 août et y aurait été
vue pendant la foire-exposition. Elle
aurait ensuite quitté Cherbourg et y se
rait revenue le 22, jour où elle fut trou
vée errante sur les quais, par deux doua
niers, qui, faute de pouvoir en tirer un
renseignement sérieux, la conduisirent au
poste de police et de là à l'hôpital Pas
teur.
—- Le Mans : Mme Ruel, domestique
chez Mme Rouiller, cultivatrice à Savigné-
l'Evêque, se rendait en voiture dans les
champs. Elle avait avec elle son enfant,
âgé de 27 mois. Piqué par les mouches, le
cheval s'est emballé, çenversant. la voiture
sur les occupants. Lorsque la mère put se
dégager, elle constata que son enfant était
mort, le crâne brisé.
A Passy, des cambrioleurs
mettent à sac
l'hôtel pa rticulier d'u n banquier
Des cambrioleurs — vraisemblable
ment les mêmes que ceux qui ont opé
ré à plusieurs reprises dans le quar
tier de Passy — ont mis à sac, dans la
nuit de samedi à dimanche^ l'hôtel par
ticulier de M. Charles Mayer, banquier,
1, rue Âdolphe-Yvon. Us ont escaladé
la grille de protection du jardin? puis,
forçant une persienne d'une fenêtre du
salon, au rez-dé-chaussée, donnant sur
l'avenue Henri-Martin, ils ont brisé une
vitre et faisant jouer l'espagnolette, se
trouvèrent dans la place. Ils ont alors
fouillé tous les meub'es, forçant ceux
qui étaient fermés à clef.
Heureusement, la cuisinière, Mlle Pau-
le Durre, qui dormait au deuxième éta
ge, fut réveillée par le bruit. A ses cris
d'appel, les cambrioleurs effrayés s'en
fuirent rapidement, non toutefois sans
emporter leur butin.
Prévenu aussitôt, M. Mousset, com
missaire-de police .par intérim du quar
tier de !a Porte-Dauphine, assisté par
son secrétaire, M. Coustard de Narbonne.
a ouvert une enquête. En l'absence de
M. Mayer, qui se trouve actuellement
en villégiature à Aix-les-Bains, il n'a
pas été possible de déterminer exacte
ment le montant du vol, qui semble
consister surtout en objets d'art et piè
ces d'argenterie. Le banquier a été pré
venu télégraphiquement. Les services de
l'identité judiciaire oi.t pu relever de
nombreuses empreintes. L'enquête conti
nue.
Au caurs d'une crise de folie
il dresse un bûcher
et s'y fait carboniser
Perpignan, 4 Sept. — Au cours d'une
crise de folie M. Jean Calvet, de Vel-
manya, a dressé un bûcher de genets
secs,, l'a enflammé et s'est couché dans
les flammes. Son corps a été retrouvé
carbonisé quelques heures après.
ÂBDEL-OUHLALE
a-t-il assassiné
quatre voyageurs ?
. fSÛITE DE-LA PREMIERE PAGE]
io?, Ue i ques mois plus terd. «n février
w": wyageurs, un négociant hol-
hcniror et ™ présentant de commerce
nongroîù étaient assommés à couns de
marteau et jetés par la portiè^ du ra
pide Cologne-Bruxelles. Dans les deux
cas le vol avait été le mobile du crime.
SioMiJateur
lesin^in?rf?'' Iass , assil ? tombait entre
AralS P 0 ' 1 , 06 bel «e. C'était un
Oued-Marsa (CoŒtîne) ^ "ayant
a . Prieurs reprises 4 Paris
tefns rihilr t en possession de cer-
tauii, ofejets ayant appartenu à l'une ^ siS^ f^ouSem
«««i ^ Mais cela n'-emoêcha
pas la cour d'assises de Liège de le con
damner a mort. "Celle-ci, n'étant
ceHe e des en trflv !giqU f' ¥ commuée en
celle des travajx forcés a peroétuifé
un pISfenctoŒ actuel3ement <*am
• ..^toSnG-BruxelIes n'étaii- na*
S a s s assin de Mme Barbier. In ter-
^ , pa ^ le juge d'instruction
feind^TSncI"" 0115 et con ^ ua ^
Mais l'enquête se poursuivit, et peu à
wm cSntlT~rMTb? WéSOmpUOaS 86 reS - ;
L'homme traqué
ma L 19 ?°, soit un jour et demi
aprea la mort de Mme Barbier, on re-
cZ?iïI e - le de Moulai' à Mar
seille ou, à cette même date, il s'em-
T Sur nJ e Tim s ad , à destination
a mai de la méme année,
Moulai se rend auprès de son frère do
micilie dans la province de Constan-
tme et pour s'y rendre emprunte la mê
me voie ferrée le long de laquelle on
devait retrouver les papiers de, Mme
Barbier.
out T, e v, on le voit en possession
d une mallette correspondant singulière
ment au signalement de l'une de celles
qje possédait la voyageuse.
Toutes ces circonstances incitèrent M.
le juge d instruction Rabut à décerner
un mandat d'arrêt contre Moulaï dont
le parquet général de Dijon vient de
demander l'extradition par voie diplo
matique. H
Un troisième crime ?
Bien que la procédure ouverte par le
Parquet de Dijon ne les vise pas spé
cialement, il est possible d'évoquer ici
les faits se rapportant à l'assassinat de
1 intendant général Edouard Deverre, 20
rue de Bellechasse, à Paris, crime resté
impuni jusqu'à présent.
Dans la nuit du S au 6 juillet 1927,
cet officier avait été assommé à coups
de marteau dans un compartiment du
rapide Grenoble-Paris et jeté sur la voie
ferree près de la gare de fournus (Saô-
ne-et Loire). Malgré d'activés recher
ches conduites par le même juge d'ins
truction, M. Rabut, alors à Mâcon, on
»'a pu retrouver la trace du coupable.
Ajoutons que l'arrivée de Moulaï à
Dijon est prévue pour la fin de cette
année.
Notre enquête à Argenteuil
Nous avons pu nous entretenir à Ar
genteuil, avec la locataire . du pavillon
voisin de celui qu'habita M. Barbier, au
numéro 58. Cette personne nous a dé
claré :
— M. Barhier n'habite plus Argenteuil
depuis deux ans environ, c'est-à-dire de
puis l'assassinat de sa femme. C'était une
si bonne et si gentille femme ! Elle dis
parue, M. Barbier -resta seul avec Ses trois
enfants, deux garçons et une fille. M.
Barbier avait été propriétaire d'un garage
Situé rue Damrémont ; puis il était parti
s'installer près de Monaco, à Beausolell.
Mais, après la mort de sa femme, il a
voulu quitter tous ces endroits où il, avait
vécu avec elle, et i] est maintenant man
dataire à Marseille.
L'ACCIDENT
DE Mlle FLORELLE
[SUITE DE LA PREMIERE PAGE]
Son secrétaire, M. Ralph, porte une
large plaie au-dessus de l'oeil gauche,
mair cette blessure ne présente aucun
caractère de gravité et il a pu, dès ce
soir, rejoindre la capitale. Quant aux
deux autres voyageurs, ils s'en tirent avec
des égratignures sans importance.
La voiture cause de l'accident était
pilotée par M. Richou-Joyau, viticulteur
à Mbzé, qu'accompagnaient son père et
son beau-père. Ils se rendaient tous trois
à la chasse. Leur voiture a été réduite en
miettes, mais par miracle aucun d'eux
n'a reçu la moindre blessure.
mm jla i
(En page sportive : Le règlement et
le s engagés du prix Fructidor cycliste, à
Palaiseau, soiis le patronage du Petit
Jounaal.)
LA REPUBLIQUE ESPAGNOLE
Au sujet de la grand'eroix de la Lé
gion d'honneur coçférée à M. A: cala
Zamora, M. Maurice Prax, dans Le
Petit Parisien, fait l'éloge de la Répu
blique espagnole.
En conférant la grand'eroix de la Légion
d'honneur au président de la République
espagnole, le gouvernement de la Répu
blique française a accompli un geste par
ticulièrement heureux et opportun.
La jeune République espagnole vient.de
subir encore une épreuve — une de cea
épreuves salutaires et nécessaires qui
éprouvent à la fois et la résistance d'un
régime et la résistance d'un peuple. On
peut le dire, on doit le dire : c'est avec
noblesse et sérénité qu'elle a dominé une
fois de plus le péril.
On sait bien qut les choses ne vont- pas
toutes seules de l'autre côté des Pyrénées.
On pense, bien que les monarchistes n'ont
pas perdu toute espérance. Et Von se,
doute bien que l'anarchie, le communisme
la.mlsère cherchent à a'unir dans les fau-
fourgs de Barcelone comme dans ceux de.
Séville.
Tout de même, la jeune République es
pagnole — si jeune — a déjà montré
qu'elle est majeure. Elle a constitué un
Parlement — qui est un vrai Parlement
et qui a déjà iait une œuvre vigoureuse..
Elle a forgé des lois solides. Elle risquait
— c'est un gros risque démocratique — de
s'abandonner, dans l'enivrement de son
triomphe, aux vains flons-flons de l'élo-,
quénee stérile. Mais elle a travaillé, mais
elle a calculé, mais elle a médité.
Et," si jeune, la République espagnole a
su choisir ses hommes. Elle a su élire des
personnalités, d'expérience, de sagesse, de
raison. Haie n'a pas été tentée d'aller cou
rir la belle aventure avec des petits don
Juan de la politique, avec des tribuns de
cafeteri» et de piazza de toro.v
« J'AVAIS UN BO.N CAMARADE »
Dans le Journal, M. Jean BStral a dé
crit un côté émouvant, de la parade des
Casques d'Acier :
Pouç la troisième fois, la grande voix
du pauple cria : « Wir geloben es t »
Aussitôt, le Deuîschland uber ailes
monta. Tout le monde était recueilli,
comme pour une prière, toutes les poitri
nes exhalaient les notes pesantes et gra
ves de l'hymne allemand. C'était toute la
plaine' qui chantait. A 10. mètres de mol,
je voyais le vieux maréchal von Macken*
sen toujours droit dans sa. voittl.e, et la
main au shako, remuer lentement les lèi
vres : Deutsaiiland, Dautschland itber
allai...
Quand se fut éteinte la dernière note,
M. Séldte réclama, en hommage aux vic
times de la guerre, une minute d« recueil-:
lement.
Les fronts s'inclinèrent. J^es musiques
se. mirent à jouer en sourdine la douce cl
triste chanson de route : « J'avais un bon
camarade... » Et, tout près de moi, écla
tèrent des sanglots, sanglots de vieilles
femmes qui pensaient à leurs fils tués,
peut-être ausi sanglots de patriotes qui
pensaient à l'empire déchu. Ainsi se mê
lent toujours dans ces sortes de manifes
tations le meilleur au pire, les douleurs
les plus sacrées aux plus dangereuses am
bitions, et, pour l'observateur venu du
territoire voisin, les, plus pures, les plus
poignantes émotions aux plus lancinantes
inquiétudes.
4 midi, le défilé des troupes commen
ça. Il devait durer sept heures — sept
heures pendant lesquelles le public passe
rait son temps à engloutir les victuailles
qu'il avait apportées, à griller des ciga
rettes « Casque d'acier » et à hurler :
« Assis ! Assis i Donnerwetter ! » aux
spectateurs, qui montaient sur les bancs.
Enfin;*à la nuit tombante, les trains spé
ciaux s'éloignèrent de nouveau des gares,
emportant, les hommes du Casque d'acier
vers, leurs villes, leurs montagnes, leurs
mines, leurs usines ou leurs métairies. Et
Berlin eut bien vite retrouvé cette apa
thie avec laquelle il accueille désormais
tous les événements qui ne s'apparentent
pas aux Jeux du cirque ou à la parsMe
nj.ili,taire.
LES PARDONS «E BRETAGNE
Les pardons de Bretagne sont évoqués
par M, Pierre Soulaine dans. l'Echo de
Paris :
La Bretagne est-elle la province fran
çaise où l'on sait le mieux pardonner ?
Toujours est-il qu'elle a donné comme
nom à ses fêtes - le plus beau mot de la
philosophie chrétienne. J'ose accoler le
plus noble adjectif du monde au subs
tantif qui. bien longtemps, représente
l'ennemi. Mais le prêche de notre temps
veut la réconciliation des ennemis.
On vient comme chaque année de célé
brer dans le pays de Porzay le grand par
don à la chapelle de Sainte-Anne-la-Pa-
iue, le plus ancien sanctuaire roué au
culte de la sainte patronne de la Breta
gne, puisqu'il est antérieur à celui d'Au-
ray
L'édifice actuel, qui succède au pre
mier détruit vers l'an 700, a été bâti au
fond ' de la baie de Pouarnenez, au pied
de la montagne de Plomodiern, le « Méné-
Hom ». C'est cette cime que les pèlerins
gravissent la veille du pardon. Ils passent
la nuit, en campement, sur le sommet.
Puis, quand le jour se lève, qu'ils aper
çoivent tout en bas la chapelle, ils. se met
tent à genoux et chantent leurs premiers-
cantiques. Ce n"est que pour les services
de l'après-midi qu'apparaît la foule im
mense. des curieux venus de toutes parts
pour voir des costumes, des tabliers de
vieille étoffe, des fonds de bonnets, des
châles et ces admirables, bannières des
paroisses brodées avec dés soies, des fils
d'or et d'argent, un art et une patience
qui sont à jamais perdus.
LA MALADIE DU DANUBE
De l'Agence Economique et Finan
cière (M. Henry Bérgnger) :
Ce ne sont pourtant pas les médecines
qui ont manqué jusqu'ici à îa maladie du
Danube ! Que de traitements proposes,
pour rétablir l'Europe Centrale, avec ou
sans le reste de l'Europe ! Projets de la S..
D,. N., projet Tardieu, projet Hautos, pro.-.
jet Bénès, projet Bruning, projet Grandi,
que de projets sans lendemain, sinon sans,
emprunts !
L'inconvénient de tous ces projets, c'est
qu'ils n'ont aucun moyen d'empêcher
chaque état danubien de produire plu?
qu 'il ne peut vendre ou consommer.
Comm,ent réaliser des « accords préféren
tiels » entre des agriculteurs qui Se font ,
concurrence et des industries qui sont en
surnombre ? Sans, compter que les Amé
ricains et les Canadiens sont là, derrièra
la porte, pour réclamer que cette port#
reste ouverte ! ■
La maladie du Danube ne sera donc
pas guérie par la Conférence de Stresa,
parce que les docteurs de cette Confé
rence n'auront, en mains ni les pouvoirs
ni les> circonstances nécessaires a cette
guérison. Tout ce qu'on peut leur deman
der, c'est de ne pas réappliquer à l'Eu
rope Centrale une médecine de prêts d'ar
gent qui n'a jusqu'ici servi qu'a aggraver
le mal en le .prolongeant. La France, no
tamment, n'est plus en mesure de faire
là-bas les frais d'une thérapeutique aussi
coûteuse pour ses finances qu'inopérante
pour sa diplomatie. H est grand temps
qu'elle se concentre sur elle-même si elle
veut éviter à son tour la contagion des
médecines ruineuses.
Le Petit Journal
DERNIERE HEURE
SERVICES SPECIAUX TELEGRAPHIQUES. TELEFHOMQICS ET TSF. àcM
LA GRANDE PARADE
des-"Casques d'Acier"
' [SUITE DE LA PREMIERE PAGE]
D'après ses propres indications,
168,000 hommes en uniforme ont
participé à cette revue militaire. Us
étaient rangée par compagnies et par
bataillons, derrière leurs étendards, avec
leurs chefs et manœuvraient exacte»
ment comme aurait pu le faire une ar
mée régulièrement entraînée.
Tous ces « Casques d'acier » n'étaient
pas jeunes : on voyait parmi eux beau-
coup d'authentiques « soldats du front »
aux. cheveux (Jéjà grisonnants. Mais ces
vétérans encadraient des dizaines de
milliers "de jeunes hommes, prêts, eux, &
faire, demain, de vrais soldats.
Les chefs du Stahlhelm affirment
qu'ils ne souhaitent pas une nouvelle
guerre. Ce n'en est pas moins une force
militaire qu'acclamaient, ce matin, les
•milliers de Berlinois vçnus pour assis
ter à ce défilé et si la Reichswehr n'a
pris aucune part à cette revue, elle n'en
était pas moins représentée par son chef
suprême, le général von Sehleicher, de
bout. au premier rang eîe l'assistance et
par de nombreux officiers en grand uni-
terme.
Le kronprinz n'a point rencontré
M. von Papen
h$ gouvernement du Reicb semble ce
pendant avoir compris 'qu'il serait fâ
cheux pour lui d afficher devant l'opi
nion étrangère un contact trop intime
aveç, la famille Hohenzollern et les au
tres princes allemands. Le kronprinz
ne s'est pas rencontré, pendant la cé-
JwmoRie avec les membres du gouver
nement. Il est resté avec ses frères sur
la terrasse qui domine les bâtiments du
port aérien et c'est de loin qu'il a vu
évoluer et défiler les « Casques d'acier»
Mais, comme il vient de le -dire dans
une interview publiée par le Lukal An-
zetger, ces manifestation du Stahlhelm
lui rappellent le temps où. en présencp
«3e Guillaume II, il défilait sur le
«' Tempelhoferfeld », à la tête de son
régiment de hussards de la mort.
Au surplus, la manifestation plus In
time qui a eu lieu, vendredi soir; au
Valais des Sports, a suffi à démontrer
une fois de plus, les liens étroits qui
unissent aux - Hoheazollern la grande
manifestation militariste allemande.
Sur le terrain de manœuvre
Suivant un plan soigneusement arrêté
à l'avance — rien, dans les manifesta
tions militaires du Stahlhelm n'est lais
sé- au hasard — les bataillons du
Stahlhelm s'étalent groupés sur l'im
mense terrain par régions, dans l'ordre
oi! ils devaient défiler, les « Casques
d'acier » de Berlin en tête.
A 10 h. 30, tous les préparatifs n'é
taient pas encore terminés. C'est seule
ment. vers 11. heures que je- major ..Franz
SeuJte, chef suprême du « Casque d'an
cien a adressé son premier salut à ses
troupes.
La mise en place des Allemands qui
allaient défiler avait été réglée par un
Etat-Major • installé sur une tribune
élevée qui lui servait de poste de caro-
mandement, juste en face du front des
troupes et d'où, pai téléphone, par
haut parleurs et par estafettes moto
cyclistes il distribuait ses ordres, tout en
surveillant l'execution à, la jumelle.
La revue
Une fois tout en ordre, les chefs élu
Stahlhelm s'installèrent dans une voi
ture découverte, munie d'un grand fa
nion de commandement et, pendant une
demi-heure, passèrent en revue les trou
pes.
A une centaine de mètres derrière eus.
le vieux feld maréchal von Mackensen,
président d'honneur du « Casque d'A
cier », comme le maréchal von Hinden-
burg,. passa, lui aussi, les formations en
revue, debout, malgré ses 83 ans, dans
une voiture découverte.
Le major Seldte remit alors leurs dra
peaux à des groupements nouveaux du
Stahlhelm et rendit aux soldats morts
pendant la guerre un pieux hommage
que toute l'assistance écouta, tête nue.
Le défilé, proprement dit, ne com
mença qu'une heure après et, pendant
ce long intervalle, le chancelier von
Papen et le général von Schleicher res
tèrent debout sur le terrain, s'entrete-
nant avec les chefs du Stahlhelm et
avec les anciens généraux de l'armée
Impériale venus là, avec leurs uniformes
et leurs casques à pointe d'autrefois,
ainsi qu'avec le prince Stahremberg,
chef des Heimwehren d'Autriche.
Le défilé au pas de l'oie
De brefs commandements et les trou
'pes qui sont face aux tribunes se mirent
au garde à vous : le défilé commençait..
Les uns après . les autres, les groupes
venus de tous les coins d'Allemagne
passèrent au pas de l'oie devant leurs
chefs et devant le gouvernement du
Reich, la tête tournée à droite, selon les
principes traditionnel^ de l'armée alle
mande.
Ce long défilé lassa d'ailleurs l'atten
tion de la foule qui, dès qu'il fut en
tamé. comme.nça soit à reprendre le
chemin de la ville, soit à s'installer-
dans les restaurants du champ d'avia
tion.
Il faut noter d'ailleurs que si le « Cas
que d'acier » a pu faire aujourd'hui une.
démonstration de force, il est par contre
clairement apparu qu'il ne jouit pas à
Berlin, ville dont la poDulaticn est, soit
communiste soit socialiste, soit hitlérien
ne, d'une très grande popularité.
La foule berlinoise des grands jours de
manifestations politiques est restee pai
siblement, chez elle ou elle est allée se
promener a la campagne.
Cette indifférence a prouvé que si
l'organisation du « Casque d a&er » sou
tient à fond le gouvernement ven Papen,
elle ne représente, elle-njêmâ,. qu'une
fraction très faible de la population al
lemande.
Apres les élections présid^ntiei!es
le gouvernement américain
serait disposé à discuter
la questio n des dettes de guerre
Londres, 4 Sept. — Selon le News 0/
the World, les pourparlers engagés à la
suite du désir exprimé par le gouver
nement français de conclure un nou
veau traité de commerce avec la Gran
de-Bretagne se poursuivent. .
« Par ailleurs, dit ce journal, les infor
mations relatives à la prochaine confé
rence économique mondiale indiquent
que tous les efforts nécessaires sont faits
pour- comprendre dans le cadre des tra
vaux de cette réunion la question des
dettes de guerre.
.» Un réel- changement s'est produit, à
ce sujet dans l'opinion américaine. Les
hommes d'Etat américains les plus in
fluents reconnaissent maintenant que,
selon l'expression de M. Borah, « il est
temps d'échanger les ejettes de guerre
contre la prospérité "
» Cette opinion n'est pas exprimée trop
ouvertement en ' raison des prochaines
élections présidentielles, mais les infor
mations parvenues à Londres indiquent
qu'après la période électorale, le gouver
nement américain sera probablement dis
posé- à discuter la question des dettes. .
• » Aux Etats-Unis, on désire de plus en-
plus que la prochaine Conférence se
tienne à Washington, et on Justifie ce
désir en faisant remarquer que si les dis
cussions avaient heu dans cette ville, il
serait plus facile d'attirer l'attention de-
l'opinion américaine sur l'opportunité
d'une annulation des dettes.
■ ■ - ■ ■ 1 ' ' *
Le Congrès unïversei de sa Paix
Vienne, A. Sept. — Ce matin à 11 h,,
s'est ouvert dans la grande salle de l'an
cien. fteichsrat au parlement autrichien,
le 29* congrès universel de la paix.
Le- gouvernement autrichien était re
présenté par- le docteur Rsnner. ancien
chancelier et président, du conseil-natio
nal et par le ministre de la Sécurité pu
blique, M; Ach, qui souhaitèrent dans
des allocutions fort applaudies la bien-,
venue aux congressistes au nom du peifr-
pie et du gouvernement. autrichien.
Puis, se succédèrent à la tribune M.
Lafontaine, sénateur belge, M. Madison,
délégué- des- pacifistes- britanniques, M.
Le Foyer, ancien, député de Paris et le
pacifiste allemand bien, connu, la pro
fesseur Quidde. de Munich.
Les fcerte-p'aroles des divers groupes
nationaux repoussèrent avec véhémen
ce la nouvelle course aux armements qui
s,engage, actuellement et supplièrent les
gouvernements d'aborder de front la
grande tâche, du désarmement, seule
garante de la pais européenne e.t uni
verselle.
Un tintère-pste en l'honneur
du professeur Piccard
Bruxelles, 4 Sept. — A§n de commé-
■ morer l'intervention, du Fonds National
de la recherche, scientifique, dans les
deux ascensions effectuées par le pro
fesseur Piccard, l'Etat belge émettra
prochainement, un timbre-poste, illus
trant ce grand événement scientifique.
La Belgique - rendra ainsi également un
nouvel hommage ■ à l'illustre savant
suisse, professeur à l'Universié de
Bruxelles. ♦
-«Tfrlr
L'évadé de la prison de Metz
était revenu dans l'intention
de tuer sa femme
Il a été réitilégr dans sa ce llule -
Metz, 4 Sept. — Antoine Hoffmann,
évadé de la prison de Meta, a été arrê
té, la nuit dernière, par des agents cy
clistes, avenue Ney.
Conduit à la direction de la poli-ce et
interrogé par M. Jacquin, Hoffmann
-déclara qu'il s'était rendu en Sarre
après son évasion et qu'il était revenu à
Metz samedi soir pour tuer sa femme qui
habite 33, rue Vincent. Hoffmann a réin-.,
tésti sa cellule.
Les assassins présumés
de Mme Vve Gattaz
sont reconnus
par plusieurs habitants de Cbtanay
Lyon, 4 Sept. — Les inspecteurs Co-
goiegnhe et Moine, de la brigade, mobi
le de Lyon ont présenté à un, certain
nombre de personnes voisines de Mme
veuve Gattaz, assassinée au hameau de
Chatanay, les coupables présumés, Jean
Pourmann, , vannier ambulant, et , son
amie Angèle Dedmger. On sait que tous
deux avaient prétendu n'être jamais, ve
nus dans la région- Or plusieurs per
sonnes les. ont reconnus et, d'autre part,
le carnet de route du couple a été visé
!e 1" août à la Cliapeie-de-Tour, com
mune voisine du hameau de Chatanay.
En poursuivant l'enquête, on a appris
qu'An gèle DedVnger avait vendu une
corbeille à une dame habitant à cin
quante mètres de chez Mme Cattaz. Les
nomadees ont donc été contraints
d'avouer qu'ils avaient passé non loin
de chez la victime. On a remarqué que
Pourmann a'ay?it pas de .couteau sur,
lui, fait- étonnant pour un vannier, mais
qui -pourrait ' s'expliquer, si le couteau
que l'assassin laissa, sut; les Ue.ux- du,,cri
me est celui de Faurmarra. ,
Quoi qu'il en soit, les deux coupables
présumés se .défendent toujours énergi-
quement d'être- des assassins. Le labo
ratoire de police recherche l'origine des
taches de sang-, trouvées sur la veste du
nomade.
ELECTIONS CANTONALES
Dans le Morbihan
Lor'.ent,. 4 Sept. ■ Dans le canton de
Lorient, le scrutin pour l'élection d'un
qonseiller générai a donné les résultats
suivants : inscrits, 3.419. ; suffrages ex
primés, 1.349. Ont obtenu : MM. Moysan
(S.F.I.O.), 7é2 voix ; Bouthelier Cradical-
socialiste), 335 ; Jouvéaux (radical-socia
liste.! , 252. Il y a ballottage.
Il à'agit de remplacer M. Le Bourgo,.
(SJF.I.OJ, décédé.
Dans. l'Hérault
Montpellier. 4 Sept. — Dans le canton
de Castries, M. Melin (rad.-socialiste), a
été élu au scrutin de ballottage, conseil
ler général, par 1.138 voix contre 906- à M.
Portai (Union des gauches,), en remplace
ment de M. Guide (rad.-soc.), décédé.
Dans le canton de Frontignan, M. Ga-
labert (socialiste S.f l.O ) a été élu con
seiller général par 1.216 voix contre 880
à M. Castel (rad.-soc.), et 83 à M. Fajou
(communiste). On remplaçait M. Anthe-
ri-eu (rép. socialiste), décédé.
INFORMATIONS POLITIQUES
A\ant les élections sénatoriales : Les
candidatures dans 1 Oise. — Parmi les trois
sénateurs dont le mandat. est renouvelable
le 18 octobre, le docteur Delpierre, républi
cain de gauche, aurait l'intention de ije
pas se représenter. Les deux au-aes séna
teurs sortants, MM. Langlois, républicain,
et Decroze. raclical-soeiiiliàte, seront , can-.
didats.
Les républicains de l'arrondissement de
Senlis ont terni une réunion préparatoire
en vue du congrès qui doit se- tenir à Beau-
vais. Ils ont acclamé la çandidature «tu
docteur Lemaitre, chirurgien, conseiller
municipal de Senlis, radical indepe®jdaat.
Le docteur Lemaitre a dit qu'il était par
tisan d'une large concentration- républi
caine et anti-collectiviste. If a déclare qu'il
respecterait la décision du congrès de Beau-
vals.
LA CONFÉRENCE
DE STRESA
s'ouvre aujourd'hui
Stresa, 4 Sept. — La Conférence éco
nomique et financière de Stresa tiendra
demain après-midi sa séance inaugura
le, sous la présidenoe de M. Georges
Bonnet, président de la délégation fran
çaise.
On sait que l'objet assigné à cette
assemblée de quinze délégations par la
Conférence de Lausanne -est de soumet
tre à la Commision d'études pour l'Umoa
européenne les données de la restaura
tion économique et financière de l'Eu
rope centrale et orientale.
On sait aussi que les Etats agricoles
de cette région ont constitue, dans une
réunion d'experts tenue a Varsovie, un
bloc agraire qui prétend maintenir ên-
tre ces Etats l'unité de front à la Confé
rence. Deux des membres de ce bloc : la
Lettonie et l'Esthanie, qui n avaient pas
été invitées à Stresa. seront vraisembla
blement appelées ultérieurement à s'y
faire représenter, à tout le moins par
des observateurs.
La plupart des délégations sont déjà
arrivées à Stresa : l'allemande et l'ita
lienne sont installées dans l'hôtel où se
tient la Conférence. Toutes les autres
sont réunies dans un autre palace.
Cette répartition n'empêche pas d'ail
leurs que les fenêtres de toutes les délé
gations s'ouvrent sur une même perspec
tive : celle de l'horizon limpide du Lac
gnes parfaitement harmonieux, dont les
Majeur, qu'encadre un ordre de monta-
anses recèlent l'historique Locarno, nom
qui est un symbole (Je coopération.
Le bloc des six Etats agraires de l'Eu
rope Centrale et Orientale parait bien
décidé à soutenir fermement ses reven
dications. et, dans une réunion tenue au
jourd'hui à Stresa, a constitué, un secré
tariat général qui assurera la liaison de
ses efforts et de ses travaux.
La France, on le sait, a été convain
cue la première de la nécessité d'une ac
tion en faveur du relèvement, de l'Europe
Centrale. On se souvient qu'en mai 1931,
elle soumit à la Commission de l'Union
européenne un mémorandum constructif,
et qu'en avril dernier, le plan Tardieu
confirma la persistance de ces disposi
tions. L,a France ne songe pas aujourd'hui
à aborder la Conférence de Stresa avec
l'idée arrêtée de faire prévaloir un plan
particulier conçu depuis, longtemps, au
quel elle resterait attachée.
Au reste, rien n'a été négligé du côté
français pour assurer le succès de la
Conférence. En particulier, son prési
dent, M. Georges Bonnet, l'a méthodi
quement préparée par une série d'en
tretiens préalables à Londres, à .Paris,
a Genève, avec diverses personnalités,
qu il retrouvera pour la plupart à Stre
et Signalons notamment parmi celles-
ci M, Joseph Avenol, secrétaire géné
ral adjoint, et M. Stopani, directeur de
la section, économique de la S. D. N., qui
apporteront à la Conférence l'inestima
ble- concours, des organes économiques
et techniques de l'institution de Genève.
Tel est l'ensemble des auspices sous
lesquels s'ouvre la Conférence de Stresa
(dont les travaux seront vraisemblable
ment répartis entre trois commissions,
l'une financière* l'autre économique et
la. troisième agraire), conférence qui re
vêt une importance considérable, puis
que, constituant en quelque sorte le
pendant continental de celle d'Ottawa,
elle doit, comme cette dernière: et. avec
elle, préfacer la future Conférence éco
nomique mondiale, en préparer, en as
surer le succès.
Lord Lytton a quitté Pékin
pour r entrer en Europe
Pékin, 4 Sept. — Le rapport de la
Commission de la Société des Nations
sur la Mandchourie a été signé ce ma
tin à 8 heures à l'hôpital allemand où
était soigné lord Lytton depuis son ar
rivée du Japon le 20 juillet.
Le document qui comprend 400 pages
et plus de 10,000 mots, sera publié si
multanément à Genève, Tokio et Nan
kin. En attendant, la seule copie offi
cielle restera à Pékin.
Aussitôt après la signature du rap
port, lord Lytton et la plupart des
membres de la Commission ont quitté
Pékin à bord de l'avion privé du ma
réchal Chang Hsueh Liang à destina
tion de Changhaï où ils sont arrivés à
i ' heures cet après-midi. Demain ils
s'embarqueront à bord du vapeur italien
Gangs pour l'Europe.
M. Raymond Patenôtre
à Orsay
et à Palaiseau
C'est sous un soleil radieux que s'est
déroulée, hier, à Palaiseau, la troisième
journée du Congrès artisanal de Seine-
et-Oise et : de la Foire Fructidor, or
ganisée, comme on sait, sous le patro
nage du Petit Journal.
La ooquette localité faisait claquer,
dans la brise légère, ses oriflammes et
ses guirlandes. Pour le concours de fa
çades fleuries qui s'était ouvert dès 10
heures du matin, chacun avait rivalisé
d'adresse, de goût, d'ingéniosité et c'est
une véritable fres
que aux chatoyan
tes couleurs qui se
déroula, à son arri
vée, devant les yeux
de M. Raymond
Patenôtre, qui avait
tenu à témoigner,
par sa présence, de
l'intérêt porté par
le gouvernement à
cette belle mani
festation de l'acti
vité régionale.
Le sous-secrétai
re d'État à l'Kco-
n o m i e nationale,
avait, auparavant,
présidé au vernissa
ge de l'Union des
m . Tienuue, artistes de la vallée
ooififntssfltrg generttl hch^vTfMi^ip à Ov—
de la Foire.Ezpasi- ? ' U1 ,
tion de Palaiseau Reçu par le
maire, M. Duma-
raud, M. Raymond Patenôtre avait par
couru les stands et longuement aamiréles
toiles et les bustes inspirés par un des
plus doux paysages de notre pays à MM.
Bonanomi, Maynadre, Deroy, Dupleix,
Franc, etc..., ainsi que les verres gravés,
les bijoux, les verroteries et les maquet
tes de,, villas.
A Palaiseau, le sous-secrétaire d'Etat
fut' reçu par lé maire. M. Collet, entouré
par son conseil municipal et qu'accom
pagnaient MM. Henri Haye, député da
Seine-et-Oise ; Maurice Adam, Bené et
Pacquereau, conseillers généraux ; Va-
lentin, conseiller d'arrondissement i
Tailledet, président de la Confédération
générale de l'Artisanat français ; Pré
vost, président de la Fédération artisa
nale de Seine-et-Oisg ; Boulay, président
dU Syndicat^ d'initiative ; Montgobert,
Dumaraud, Proust, Levasseur, Antoine,
Mignotte et les maires de toutes les
communes proches.
Après les souhaits de bienvenue, M.
Raymond Patenôtre parcourut l'exposi-
* Huit bandits masqués
fracturent 350 caflres=forts
et emportent un butin
évalué à 250.000 dollars
LE DISCOURS
de M. Palmade
à Saintes
|SUITE DE LA PREMIERE PAGE)
— Nous avons l'espoir qu'a la condition
d'être de caractère général et équitable,
leur nécessité sera comprise par l'ensem
ble du pays. Que ces sacrifices soient de
nature a présenter quelque désagrément
et a susciter des critiques, nous n'avons
guère d'illusion sur ce point, mais nous
avons la conviction que, consentis à temp=,
lis ne présenteront a aucun degré un ca
ractère dramatique. » •
Ce caractère dramatique découlerait,
pour M. Palmade, soit d'un chômage
aggravé; soit de la perte des épargnes
amassées pendant une longue vie de tra
vail pour assurer' la paix des vieux jours,
soit de la chute de la monnaie. Ce sont
là les écueils qu'il faut éviter à tout
prix, assure le ministre.
Les moyens -de rétablir une situation
budgétaire déséquilibrée ne sont pas en
nombre illimité ; l'exemple d'un- grand
pays voisin et ami qui, tout récemment
a tenté l'effort, est là pour le ^prouver,
ajoute M. Palmade.
Le mot d'économies est, à- juste titre,
sur toutes les lèvres ; mais jï ne s'agit
pas, M. Palmade l'affirme, d'arrêter tou
te activité dans le pays, 4e renoncer à
toute œuvre d'équipement de nos cam
pagnes, de nos cités. Ces dépenses d'é
quipement productif sont nécessaires en
période de dépression économique, elles
sont un des moyens les plus efficaces de
•lutter contre le ,chômage.
— Pour financer des dépenses de ce
genre, si limitées soient-elles, il n'est pas
défendu, je l'ai toujours dit, de recourir
à des opérations normales de crédit exclu
sives de toute inflation, mais ce recours
au crédit ne peut intervenir que dans un
mar&iè amélioré par la détente du loyer
de l'argent, c'est-à-dire qu'après des opé
rations de conversion. Ces opérations sont
celles qui mettent le mieux en lumière
la solidité et l'étendue du crédit d'un
pays, puisqu'elles apportent cette preuve
librement consentie par les épargnants
que Ifs conditions du crédit de ce pays
sont améliorées. 4 cet égard, ces opéra
tions n'ont point seulement un intérêt
d'allégement budgétaire, metis encore ce
lui de renforcer la sécurité des épar
gnants, » ■
La politique des économies
Devant l'étendue du déficit, M. Pal
made dit qu'il faudra faire appel en
core à d'autres mesures, sinon le désé
quilibre entre les recettes et les dépen
ses du budget obligerait la Trésorerie à
des décaissements auxquels, elle ne pour
rait longtemps faire face. Dans le désir
d'éviter le moratoire des paiements, on
risquerait alors de se laisser entraîner
un jour sur la seule voie qui resterait
ouverte, celte de l'inflation
«. Aussi, nous le disons bien haut,
termine le ministre du Budget, nous,
préférons entendre sur nos pas quelques
récriminations immédiates, plutôt que
d'avoir à contempler plus tard, même
sans y être alors mêlé, les conséquences
autrement pénibles de certains atermoie
ments. »
Bar-le-Duc. 4 Sept. •— M. Louis Re~
vault, propriétaire exploitant le domaine
agricole de la Orange-le-Corate, à Auze-
ville, près de Clermont-en-Argonne, an-
cie^i député de la Meuse de 19.14 à 1924,
sera candidat aux prochaines élections
sénatoriales. - - ■
LE CONGRES INTERNATIONAL. MAÇONNIQUE
Stamboul, 4 Sept., — Le Congrès inter
national maçonnique s'ouvrira mariji
prochain. La plupart des délégués sont
arrivés à Stamboul.
Chicago, 4 Sept. — Huit bandits mas
qués ont pénétré, hier, dans les locaux
d'une société foncière et .après avoir
tenu, pendant quatorze heures, prison
niers, dix membres du personnel, sous
la menace du revolver, ils ont fracturé
350, coÇres-forts avec les outils les plus
perfectionnés et ont emporté un butin I
évalué à 250.000 dollars.
Une affaire de faux chèques
entraîne deux arre stations
Un marchand d'instruments de musi
que et d'appareils de T.S.F., M. Charles
K.och, 58-, ans, 1, place de Lévis, avait,
vendu un poste de T.S.F. à un client,
qui l'avait. payé par- un chèque, émis
sur une .banque, 9, rue Roug.em.ont. l à.
le chèque £ùt çeïusé. Et, deux plaintes
furent déposées un commissariat des
Ternes,., çntre les mains de M. Cornée,
secrétaire : l'une par M. Koch, l'autre
par l'administrateur-délégué de la ban
que. En effet, !e chèque présenté était
faux, démuni de timbre, et signé d'un
nom inconnu à la banque : .Jacob. Or,
plusieurs chèques analogues — dont l'un
de 20.000 francs —• avaient déjà été pré
sentés à l'encaissement à la même ban
que.
Une enquête fut ouverte. L'inspecteur
Morrer de la police judiciaire établit
que l'escroc s'était procuré les chéquiers
lors de la vente du matériel de l'impri
meur de la tenque, lequel avait été mis
en liquidation judiciaire. Il identifia en
suite le coupable : Robert Robé, né le
29 juillet 1907, à Mulhouse,, titulaire de
deux condamnations, se disant repré
sentant en autos, ayant demeuré 10, rue
des Acacias. Le coupable fut arrêté. Il
nia, mais on retrouva, dans ses papiers
lé chéquier, sur les talons duquel étaient
mentionnés les noms de ses victimes et
lès sommes tirées.
On put ensuite arrêter l'un de ceux
q,ui se chargeaient de vendre les mar
chandises escroquées par Robé, Guy
Faudot, né le 17 décembre 1906. à Dou-
chy (Loiret), se disant démarcheur, 21,
rue des Poissonnière. Les deux coupa
bles ont été envoyés au Dépôt après
întérrogatoire dé M. Çornec. par M. La
croix, commissaire de police par inté
rim, du quartier.
D'autre part, un garçon coiffeur qui
avait acheté à 40% de sa valeuç l'ap
pareil de T.S.F., sera poufsuiyi.
M. Raymond Patenôtre et le maire
de Palaiseau, M. Collet (Photo P. J.)
tion d'horticulture, d'agriculture et de
lotissement installée dans la belle salle
des fêtes de la mairie. On visita , ensuite
les stands de la Foire Fructidor et ceux
du Congrès de l'Artisanat. Le ministre
ne ménagea pas ses compliments aux
organisateurs et aux exposants pour la
richesse et la diversité de leurs pro
duits. :
Un banquet réunit ensuite plus de 200
convives. M. Raymond • Patenôtre, qui
présidait, donna d'abord lecture d'un
télégramme de regrets de M. Dalimier,
absent de Paris. Puis MM. Bouiay, au
nom du Syndicat d'initiative ; Prévost
et Tailledet, au nom des artisans, re
mercièrent tour à tour de leur sollicitude
les représentants du Parlement et du
gouvernement.
M. Collet, après avoir évoqué le cu
rieux passe agricole de Palaiseau, si
gnala le danger dont une mauvaise com
préhension de la loi sur les lotissements
menacerait, si l'on n'y mettait ordre,
quelques-uns des plus beaux sites de la
contrée.
M. Henri Haye souligna la profonde
signification d'une réussite semblable à
celle qui couronne la Foire Fructidor.
M. Raymond. Patenôtre prit alors la
parole. Ce fut d'abord pour exprimer, en
termes chaleureux, sa joie d'apporter
aux exposants et .aux organisateurs, le
salut du gouvernement auquel il joignait
sa sympathie adnjirative.
— -.Dans la crise économique qui boule
verse actuellement le monde, dit l'orateur,
les qualités de travail, de bon goût, d'In
géniosité, de l'artisan français, sont de
meurées iwtactes. tandis que les qualités
d'Initiative individuelle maintiennent
toujours la réputation de la production
française. Aussi est-il indispensable, pour
un gouvernement, de protéger l'artisanat,
le petit commerce, et la petite propriété
rurale.
La « bataille du blé » doit aussi retenir
l'attention des pouvoirs publics. Il ne
faut pas laifser s'abaisser les cours à un
chiffre inférieur au prix, de revient. Il
f-Rut sauver le marché intérieur de la
« grande paysannerie s. Le dockage s'im
pose. donc pour protéger les petits culti
vateurs qui ne disposent pas de grandes
ressources, de trésorerie, et qui sont trop
souvent les victimes offertes aux spécu
lateurs' à la baisse.
En terminant, M. Raymond Patenôtre
associa le nom de M. Edouard Herriot
au toast qu'il porta à l'artisanat et à
l'agriculture de France — « artisanat
et agriculture qui lui conservent toute
sa reconnaissance parce qu'il consacre
toute sa foi et tout son talent à la cause
de la démocratie et à la cause de la
paix ».
De longues ovations saluèrent ces pa
roles.
La distribution des récompenses eut
lieu à la mairie. Le sous-secrétaire
d'Etat à l'Economie nationale remit les
diplômes de chevalier du Mérite agri
cole à MM. Cretel, Philippon et Godeau-;
celui d'officier d'académie à M. Angot,
et attacha la médaille d'argent offerte
pour son dévouement, par le ministre de
l'Intérieur, au lieutenant de sapeurs-
pompiers Pichot. qui compte vingt-cinq
années de loyaux services.
Un grand concert permit ensuite dlap-
plaudir la musique du 24" régiment d'in
fanterie dirigée par M. Clément, et. la
fanfare de Massy ; et cette journée de
fête se termina par un grand bal mu
sette donné dans l'enceinte de l'exposi
tion horticole brillamment illuminée et
bruissante de la plus joyeuse animation.
On suppose que l'escroc
Leitzelman a débarqué
à Marse ille où il s e cache
Sa femme est gardée à ta disposition
du juge d'instruction
Marseille, 4 Sept. — Durant toute la
nuit dernière et la matinée d'aujourd'
hui, la Sûreté marseillaise, aidée dans
sa tâche par l'inspecteur Rey, de la
Sûreté générale et deux autres inspec
teurs arrivés ce matin de - Paris, a
poursuivi ses recherches à bord du pa
quebot Général-Metzinger, afin d'y dé
couvrir l'escroc Louis Leitzelman. On
a l'impression que celui-ci, avec la
complicité d'un membre de l'équipage,
aura réussi à, débarquer à Marseille,
sous un déguisement et que, pro
bablement, il sera passé inaperçu
parmi la foule. Les investigations
policières se poursuivent sans arrêt, non
seulement sur le Générql-Mçtzinger,
mais également en ville où l'on a de sé
rieuses raisons de penser que le voleur
se cache en ce moment.
Ajoutons qu'en, l'absence de M. Cour-
chet, juge, c'est M. de Possel, doyen des
juges d'instruction, qui a'pris le dos
sier de cette affaire.
Ce matin, à dix heures, le magistrat
a longuement entendu Mme Leitzelman
née Borel II a gardé à sa disposition la
femme de l'escroc. Celle-ci a choisi
pour défenseur M" Grisoli, du barreau
de Marseille. Elle a déclaré qu'elle ne
parlerait qu'en présence de son avocat.
La femme mystérieuse
de l'hôpital de Cherbourg
est bien Mme Ridez
Deux témoins
l'ont formellement reconnue
(De notre correspondant particulier)
Cherbourg, 4 Sept. Au moment où
l'on croyait établi que la femme mysté
rieuse, qui est depuis plusieurs jours à
l'hôpital Pasteur de Cherbourg, n'avait
rien de commun avec Mine Ridez, de
Dieppe, disparue dans les circonstances
étranges que l'on sait, un véritable coup
de théâtre s'est produit cet après-midi
dans les circonstances suivantes.
Faute de trou ver M. Coque, le patron
de la barque Jeanne-Claire, de Grand-
champ, sur lequel on comptait pouvoir
établir, le cas échéant, l'identité de la
femme Ridez, on s'est rendu à Grand-
champ en auto, avec la photographie de
la malade de l'hôpital Pasteur, photo qui
fut présentée à Mme Coqué et à sa belle-
mère, qui, elles aussi, connaissent parfai
tement la disparue pour avoir longtemps
habité près d'elle.
— Pas de doute, se sont aussitôt écriées
les deux femmes en voyant le portrait ; il
n'y a pas à s'y tromper i C'est bien Mme
Ridez.
Désireux d'en avoir le cœur net, les
enquêteurs ont alors invité Mme Coque
et sa belle-mère à les accompagner en
auto à Cherbourg. les deux femmes
ayant consenti, sont arrivés deux heures
plus tard et ont prié M. Michel, commis
saire de olice chargé de l'enquête, de les
accompagner à l'hôpital Pasteur pour y
assister à l'entrevue.
Quelques instants après les deux fem
mes e*-. le commissaire pénétraient dans
la salle. Efci apercevant la femme mysté
rieuse dont le bras recouvrait pourtant
en partie la téte, Mime Coque et saiapère
ont dit ensemble :
—. C'est elle ! C'est bien elle ! Aucune
erreur n'est possible. .
— Que me voulez-vous ? Vous venez
pour' me faire du mal.
. — Mais non, a répondu Mme Coque ;
non, Mme Ridez, je viens seulement pour
vous voir et prendre de vos nouvelles. Je
reviendrai encore jeudi.
Constatant l'état de faiblesse de la
femme et son air manifestement égaré,
le commissaire Michel n'a pas cru devoir
prolonger l'entretien, fnais l'enquête va
se poursuivre. D'après ce qu'on croit éta
bli, la femme Ridez, puisque ce serait
bien elle,, serait arrivée une première fois
à Cherbourg, le 20 août et y aurait été
vue pendant la foire-exposition. Elle
aurait ensuite quitté Cherbourg et y se
rait revenue le 22, jour où elle fut trou
vée errante sur les quais, par deux doua
niers, qui, faute de pouvoir en tirer un
renseignement sérieux, la conduisirent au
poste de police et de là à l'hôpital Pas
teur.
—- Le Mans : Mme Ruel, domestique
chez Mme Rouiller, cultivatrice à Savigné-
l'Evêque, se rendait en voiture dans les
champs. Elle avait avec elle son enfant,
âgé de 27 mois. Piqué par les mouches, le
cheval s'est emballé, çenversant. la voiture
sur les occupants. Lorsque la mère put se
dégager, elle constata que son enfant était
mort, le crâne brisé.
A Passy, des cambrioleurs
mettent à sac
l'hôtel pa rticulier d'u n banquier
Des cambrioleurs — vraisemblable
ment les mêmes que ceux qui ont opé
ré à plusieurs reprises dans le quar
tier de Passy — ont mis à sac, dans la
nuit de samedi à dimanche^ l'hôtel par
ticulier de M. Charles Mayer, banquier,
1, rue Âdolphe-Yvon. Us ont escaladé
la grille de protection du jardin? puis,
forçant une persienne d'une fenêtre du
salon, au rez-dé-chaussée, donnant sur
l'avenue Henri-Martin, ils ont brisé une
vitre et faisant jouer l'espagnolette, se
trouvèrent dans la place. Ils ont alors
fouillé tous les meub'es, forçant ceux
qui étaient fermés à clef.
Heureusement, la cuisinière, Mlle Pau-
le Durre, qui dormait au deuxième éta
ge, fut réveillée par le bruit. A ses cris
d'appel, les cambrioleurs effrayés s'en
fuirent rapidement, non toutefois sans
emporter leur butin.
Prévenu aussitôt, M. Mousset, com
missaire-de police .par intérim du quar
tier de !a Porte-Dauphine, assisté par
son secrétaire, M. Coustard de Narbonne.
a ouvert une enquête. En l'absence de
M. Mayer, qui se trouve actuellement
en villégiature à Aix-les-Bains, il n'a
pas été possible de déterminer exacte
ment le montant du vol, qui semble
consister surtout en objets d'art et piè
ces d'argenterie. Le banquier a été pré
venu télégraphiquement. Les services de
l'identité judiciaire oi.t pu relever de
nombreuses empreintes. L'enquête conti
nue.
Au caurs d'une crise de folie
il dresse un bûcher
et s'y fait carboniser
Perpignan, 4 Sept. — Au cours d'une
crise de folie M. Jean Calvet, de Vel-
manya, a dressé un bûcher de genets
secs,, l'a enflammé et s'est couché dans
les flammes. Son corps a été retrouvé
carbonisé quelques heures après.
ÂBDEL-OUHLALE
a-t-il assassiné
quatre voyageurs ?
. fSÛITE DE-LA PREMIERE PAGE]
io?, Ue i ques mois plus terd. «n février
w": wyageurs, un négociant hol-
hcniror et ™ présentant de commerce
nongroîù étaient assommés à couns de
marteau et jetés par la portiè^ du ra
pide Cologne-Bruxelles. Dans les deux
cas le vol avait été le mobile du crime.
SioMiJateur
lesin^in?rf?'' Iass , assil ? tombait entre
AralS P 0 ' 1 , 06 bel «e. C'était un
Oued-Marsa (CoŒtîne) ^ "ayant
a . Prieurs reprises 4 Paris
tefns rihilr t en possession de cer-
tauii, ofejets ayant appartenu à l'une
«««i ^ Mais cela n'-emoêcha
pas la cour d'assises de Liège de le con
damner a mort. "Celle-ci, n'étant
ceHe e des en trflv !giqU f' ¥ commuée en
celle des travajx forcés a peroétuifé
un pISfenctoŒ actuel3ement <*am
• ..^toSnG-BruxelIes n'étaii- na*
S a s s assin de Mme Barbier. In ter-
^ , pa ^ le juge d'instruction
feind^TSncI"" 0115 et con ^ ua ^
Mais l'enquête se poursuivit, et peu à
wm cSntlT~rMTb? WéSOmpUOaS 86 reS - ;
L'homme traqué
ma L 19 ?°, soit un jour et demi
aprea la mort de Mme Barbier, on re-
cZ?iïI e - le de Moulai' à Mar
seille ou, à cette même date, il s'em-
T Sur nJ e Tim s ad , à destination
a mai de la méme année,
Moulai se rend auprès de son frère do
micilie dans la province de Constan-
tme et pour s'y rendre emprunte la mê
me voie ferrée le long de laquelle on
devait retrouver les papiers de, Mme
Barbier.
out T, e v, on le voit en possession
d une mallette correspondant singulière
ment au signalement de l'une de celles
qje possédait la voyageuse.
Toutes ces circonstances incitèrent M.
le juge d instruction Rabut à décerner
un mandat d'arrêt contre Moulaï dont
le parquet général de Dijon vient de
demander l'extradition par voie diplo
matique. H
Un troisième crime ?
Bien que la procédure ouverte par le
Parquet de Dijon ne les vise pas spé
cialement, il est possible d'évoquer ici
les faits se rapportant à l'assassinat de
1 intendant général Edouard Deverre, 20
rue de Bellechasse, à Paris, crime resté
impuni jusqu'à présent.
Dans la nuit du S au 6 juillet 1927,
cet officier avait été assommé à coups
de marteau dans un compartiment du
rapide Grenoble-Paris et jeté sur la voie
ferree près de la gare de fournus (Saô-
ne-et Loire). Malgré d'activés recher
ches conduites par le même juge d'ins
truction, M. Rabut, alors à Mâcon, on
»'a pu retrouver la trace du coupable.
Ajoutons que l'arrivée de Moulaï à
Dijon est prévue pour la fin de cette
année.
Notre enquête à Argenteuil
Nous avons pu nous entretenir à Ar
genteuil, avec la locataire . du pavillon
voisin de celui qu'habita M. Barbier, au
numéro 58. Cette personne nous a dé
claré :
— M. Barhier n'habite plus Argenteuil
depuis deux ans environ, c'est-à-dire de
puis l'assassinat de sa femme. C'était une
si bonne et si gentille femme ! Elle dis
parue, M. Barbier -resta seul avec Ses trois
enfants, deux garçons et une fille. M.
Barbier avait été propriétaire d'un garage
Situé rue Damrémont ; puis il était parti
s'installer près de Monaco, à Beausolell.
Mais, après la mort de sa femme, il a
voulu quitter tous ces endroits où il, avait
vécu avec elle, et i] est maintenant man
dataire à Marseille.
L'ACCIDENT
DE Mlle FLORELLE
[SUITE DE LA PREMIERE PAGE]
Son secrétaire, M. Ralph, porte une
large plaie au-dessus de l'oeil gauche,
mair cette blessure ne présente aucun
caractère de gravité et il a pu, dès ce
soir, rejoindre la capitale. Quant aux
deux autres voyageurs, ils s'en tirent avec
des égratignures sans importance.
La voiture cause de l'accident était
pilotée par M. Richou-Joyau, viticulteur
à Mbzé, qu'accompagnaient son père et
son beau-père. Ils se rendaient tous trois
à la chasse. Leur voiture a été réduite en
miettes, mais par miracle aucun d'eux
n'a reçu la moindre blessure.
mm jla i
(En page sportive : Le règlement et
le s engagés du prix Fructidor cycliste, à
Palaiseau, soiis le patronage du Petit
Jounaal.)
LA REPUBLIQUE ESPAGNOLE
Au sujet de la grand'eroix de la Lé
gion d'honneur coçférée à M. A: cala
Zamora, M. Maurice Prax, dans Le
Petit Parisien, fait l'éloge de la Répu
blique espagnole.
En conférant la grand'eroix de la Légion
d'honneur au président de la République
espagnole, le gouvernement de la Répu
blique française a accompli un geste par
ticulièrement heureux et opportun.
La jeune République espagnole vient.de
subir encore une épreuve — une de cea
épreuves salutaires et nécessaires qui
éprouvent à la fois et la résistance d'un
régime et la résistance d'un peuple. On
peut le dire, on doit le dire : c'est avec
noblesse et sérénité qu'elle a dominé une
fois de plus le péril.
On sait bien qut les choses ne vont- pas
toutes seules de l'autre côté des Pyrénées.
On pense, bien que les monarchistes n'ont
pas perdu toute espérance. Et Von se,
doute bien que l'anarchie, le communisme
la.mlsère cherchent à a'unir dans les fau-
fourgs de Barcelone comme dans ceux de.
Séville.
Tout de même, la jeune République es
pagnole — si jeune — a déjà montré
qu'elle est majeure. Elle a constitué un
Parlement — qui est un vrai Parlement
et qui a déjà iait une œuvre vigoureuse..
Elle a forgé des lois solides. Elle risquait
— c'est un gros risque démocratique — de
s'abandonner, dans l'enivrement de son
triomphe, aux vains flons-flons de l'élo-,
quénee stérile. Mais elle a travaillé, mais
elle a calculé, mais elle a médité.
Et," si jeune, la République espagnole a
su choisir ses hommes. Elle a su élire des
personnalités, d'expérience, de sagesse, de
raison. Haie n'a pas été tentée d'aller cou
rir la belle aventure avec des petits don
Juan de la politique, avec des tribuns de
cafeteri» et de piazza de toro.v
« J'AVAIS UN BO.N CAMARADE »
Dans le Journal, M. Jean BStral a dé
crit un côté émouvant, de la parade des
Casques d'Acier :
Pouç la troisième fois, la grande voix
du pauple cria : « Wir geloben es t »
Aussitôt, le Deuîschland uber ailes
monta. Tout le monde était recueilli,
comme pour une prière, toutes les poitri
nes exhalaient les notes pesantes et gra
ves de l'hymne allemand. C'était toute la
plaine' qui chantait. A 10. mètres de mol,
je voyais le vieux maréchal von Macken*
sen toujours droit dans sa. voittl.e, et la
main au shako, remuer lentement les lèi
vres : Deutsaiiland, Dautschland itber
allai...
Quand se fut éteinte la dernière note,
M. Séldte réclama, en hommage aux vic
times de la guerre, une minute d« recueil-:
lement.
Les fronts s'inclinèrent. J^es musiques
se. mirent à jouer en sourdine la douce cl
triste chanson de route : « J'avais un bon
camarade... » Et, tout près de moi, écla
tèrent des sanglots, sanglots de vieilles
femmes qui pensaient à leurs fils tués,
peut-être ausi sanglots de patriotes qui
pensaient à l'empire déchu. Ainsi se mê
lent toujours dans ces sortes de manifes
tations le meilleur au pire, les douleurs
les plus sacrées aux plus dangereuses am
bitions, et, pour l'observateur venu du
territoire voisin, les, plus pures, les plus
poignantes émotions aux plus lancinantes
inquiétudes.
4 midi, le défilé des troupes commen
ça. Il devait durer sept heures — sept
heures pendant lesquelles le public passe
rait son temps à engloutir les victuailles
qu'il avait apportées, à griller des ciga
rettes « Casque d'acier » et à hurler :
« Assis ! Assis i Donnerwetter ! » aux
spectateurs, qui montaient sur les bancs.
Enfin;*à la nuit tombante, les trains spé
ciaux s'éloignèrent de nouveau des gares,
emportant, les hommes du Casque d'acier
vers, leurs villes, leurs montagnes, leurs
mines, leurs usines ou leurs métairies. Et
Berlin eut bien vite retrouvé cette apa
thie avec laquelle il accueille désormais
tous les événements qui ne s'apparentent
pas aux Jeux du cirque ou à la parsMe
nj.ili,taire.
LES PARDONS «E BRETAGNE
Les pardons de Bretagne sont évoqués
par M, Pierre Soulaine dans. l'Echo de
Paris :
La Bretagne est-elle la province fran
çaise où l'on sait le mieux pardonner ?
Toujours est-il qu'elle a donné comme
nom à ses fêtes - le plus beau mot de la
philosophie chrétienne. J'ose accoler le
plus noble adjectif du monde au subs
tantif qui. bien longtemps, représente
l'ennemi. Mais le prêche de notre temps
veut la réconciliation des ennemis.
On vient comme chaque année de célé
brer dans le pays de Porzay le grand par
don à la chapelle de Sainte-Anne-la-Pa-
iue, le plus ancien sanctuaire roué au
culte de la sainte patronne de la Breta
gne, puisqu'il est antérieur à celui d'Au-
ray
L'édifice actuel, qui succède au pre
mier détruit vers l'an 700, a été bâti au
fond ' de la baie de Pouarnenez, au pied
de la montagne de Plomodiern, le « Méné-
Hom ». C'est cette cime que les pèlerins
gravissent la veille du pardon. Ils passent
la nuit, en campement, sur le sommet.
Puis, quand le jour se lève, qu'ils aper
çoivent tout en bas la chapelle, ils. se met
tent à genoux et chantent leurs premiers-
cantiques. Ce n"est que pour les services
de l'après-midi qu'apparaît la foule im
mense. des curieux venus de toutes parts
pour voir des costumes, des tabliers de
vieille étoffe, des fonds de bonnets, des
châles et ces admirables, bannières des
paroisses brodées avec dés soies, des fils
d'or et d'argent, un art et une patience
qui sont à jamais perdus.
LA MALADIE DU DANUBE
De l'Agence Economique et Finan
cière (M. Henry Bérgnger) :
Ce ne sont pourtant pas les médecines
qui ont manqué jusqu'ici à îa maladie du
Danube ! Que de traitements proposes,
pour rétablir l'Europe Centrale, avec ou
sans le reste de l'Europe ! Projets de la S..
D,. N., projet Tardieu, projet Hautos, pro.-.
jet Bénès, projet Bruning, projet Grandi,
que de projets sans lendemain, sinon sans,
emprunts !
L'inconvénient de tous ces projets, c'est
qu'ils n'ont aucun moyen d'empêcher
chaque état danubien de produire plu?
qu 'il ne peut vendre ou consommer.
Comm,ent réaliser des « accords préféren
tiels » entre des agriculteurs qui Se font ,
concurrence et des industries qui sont en
surnombre ? Sans, compter que les Amé
ricains et les Canadiens sont là, derrièra
la porte, pour réclamer que cette port#
reste ouverte ! ■
La maladie du Danube ne sera donc
pas guérie par la Conférence de Stresa,
parce que les docteurs de cette Confé
rence n'auront, en mains ni les pouvoirs
ni les> circonstances nécessaires a cette
guérison. Tout ce qu'on peut leur deman
der, c'est de ne pas réappliquer à l'Eu
rope Centrale une médecine de prêts d'ar
gent qui n'a jusqu'ici servi qu'a aggraver
le mal en le .prolongeant. La France, no
tamment, n'est plus en mesure de faire
là-bas les frais d'une thérapeutique aussi
coûteuse pour ses finances qu'inopérante
pour sa diplomatie. H est grand temps
qu'elle se concentre sur elle-même si elle
veut éviter à son tour la contagion des
médecines ruineuses.
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