Titre : Syndicalisme chrétien : organe mensuel de la C.F.T.C.
Auteur : Confédération française des travailleurs chrétiens. Auteur du texte
Éditeur : C.F.T.C. (Paris)
Date d'édition : 1934-03-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328745402
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 450 Nombre total de vues : 450
Description : 01 mars 1934 01 mars 1934
Description : 1934/03/01 (N116)-1934/03/31. 1934/03/01 (N116)-1934/03/31.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6230714z
Source : CODHOS / Archives CFDT, 2012-81695
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/11/2012
Le Syndicalisme Chrétien
Organe mensuel de la C. P. T. C.
N° 116. 5 -,rue' Cadet.. - Paris (ge) MARs i934.
N' 116. 5, rue Cadet. Paris (9e) MARS 1934.
TÉLÉPHONE : PROVENCE 44-90.
Abonnement annuel : 10 francs
CHÈQUES POSTAUX : PARIS 283-24
Les Ecoles Normales Ouvrières
Les efforts déployés par les divers groupements
d'inspiration catholique sociale, pour la formation d'une
élite dans les milieux populaires, ne cessent de s'ac-
centuer, de se préciser, ainsi qu'en témoigne le nombre
grandissant des « sessions »,' des « semaines », des
« journées » d'études organisées un peu partout à tra-
vers la France.
Leg Syndicats chrétiens, pour leur part, apportent
une ardeur toute particulière dans cette tâche indis-
o pensable. C'est que, non seulement ils ont à cœur de
contribuer à l'œuvre d'éducation qui doit nécessaire-
ment préluder à une réorganisation du monde moderne
selon les principes chrétiens, mais qu'ils sentent, plus
que jamais, au moment où leur mouvement est en plein
essor, la nécessité de développer leurs cadres sans alté-
rer la sûreté doctrinale, la - compétence technique, le
sens réaliste des besoins matériels et moraux de la
classe ouvrière.
Il est très difficile de dresser le bilan de l'activité
déployée sur ce terrain par les groupements qui adhè-
rent à la C. F. T. C. Le moindre Syndicat, voire même,
parfois, la Section syndicale la plus modeste, a son
cercle d'études. Une multitude de journées d'études ont
lieu chaque année.
Des groupements plus importants : Unions régionales
de Syndicats, Fédérations de métiers, Fédérations fémi-
nines, organisent des sessions d'études qui, parfois,
durent une semaine entière.
Cependant, le développement constant de la C. F.
T. C., l'accroissement de ses effectifs, l'augmentation du
nombre des Unions régionales et des Fédérations de
métiers, ont montré l'urgente nécessité de constituer des
cadres plus nombreux et dont la formation atteigne un
certain niveau.
On ne peut songer, et dans une organisation im-
portante moins que dans toute autre, à faire de l'impro-
visation en matière d'action syndicale. Des connaissan-
ces étendues sont nécessaires, non seulement en ce qui
concerne la doctrine qu'il faut suffisamment connaître
pour en poursuivre l'application, mais encore, au point
de vue social et économique où toute une initiation théo-
rique et pratique s'impose si l'on veut mener à bien
une tâche particulièrement complexe et délicate. Rares
sont les groupements locaux qui, par leurs propres
moyens, ont la possibilité de donner cette formation com-
plète à leurs militants ou futurs dirigeants.
C'est pourquoi, nous avons vu successivement appa-
raître, au cours des années passées, plusieurs institu-
tions destinées à parachever l'enseignement du premier
degré des cours syndicaux ou locaux sur toute une ré-
gion déterminée.
C'est ainsi que naquirent, en 1925, à Lille, l'Ecole
Normale des Dirigeants des Syndicats ouvriers chrétiens
du Nord ; en 1929, à Lyon,' l'Ecole Normale Sociale
ouvrière du Sud-Est ; en 1931, à Paris, l'Ecole Normale
Ouvrière de la C. F. T. C. ; en 1933, enfin, à Toulouse,
l'Ecole Normale Ouvrière du Midi.
Bien que ces initiatives aient chacune leur physiono-
mie particulière correspondant, en quelque sorte, au ca-
ractère de la région et des organisations qui les ont
suscitées, bien qu'elles gardent une certaine autonomie
commandée souvent par des circonstances et des besoins
divers, au moins dans le détail, de nombreux traits com-
muns apparentent étroitement entre elles les Ecoles
Normales Ouvrières.
Leur but, le recrutement des élèves, les moyens mis
en œuvre, les concours dont elles bénéficient. les pro-
grammes et les méthodes même, dans leur ensemble et
malgré certaines variantes, leur donnent une unité, une
cohésion que renforcent encore la confrontation pério-
dique des expériences et, surtout, l'esprit qui les anime
uniformément.
Il convient d'indiquer ici que, malgré leur appella-
tion, les Ecoles Normales Ouvrières ne sauraient être
assimilées à de véritables collèges ouvriers, tels qu'il
en existe en plusieurs pays étrangers, et dans lesquels
la présence des élèves est continue et prolongée.
En France, il a iallu, jusqu'à présent, s'accommoder
au possible et limiter son ambition à la mesure des
moyens actuels.
C'est ainsi que l'Ecole de Lille, après avoir débuté
par une Session annuelle de quinze jours, a pris rapi-
dement une organisation nouvelle qui lui permet de don-
ner, durant deux années, une formation aussi complète
que possible à des ouvriers qui, par ailleurs, ne sont
pas détachés, sauf pendant une quinzaine, de leurs occu-
pations professionnelles.
Ce régime de formation utilise et combine trois or-
ganismes : les Cercles d'études, les Journées dominicales,
la Session intensive de quinze jours.
Les Cercles d'études ont un programme commun et
poursuivent parallèlement leur tâche dans .toutes les
localités de la région, durant toute l'année suivant des
directives d'ensemble.
Quatre fois l'an, un dimanche, les membres des Cer-
cles se réunissent en une sorte d'assemblée général, à
Lille, et passent ensemble la journée entière.
Enfin, la session de quinze jours, qui se tient en
juillet, couronne les travaux de l'année.
Le tout est combiné pour que, soit en cercle d'études,
soit en réunions dominicales, soit en session intensive,
le programme complet soit parcouru en deux années.
Organe mensuel de la C. P. T. C.
N° 116. 5 -,rue' Cadet.. - Paris (ge) MARs i934.
N' 116. 5, rue Cadet. Paris (9e) MARS 1934.
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Abonnement annuel : 10 francs
CHÈQUES POSTAUX : PARIS 283-24
Les Ecoles Normales Ouvrières
Les efforts déployés par les divers groupements
d'inspiration catholique sociale, pour la formation d'une
élite dans les milieux populaires, ne cessent de s'ac-
centuer, de se préciser, ainsi qu'en témoigne le nombre
grandissant des « sessions »,' des « semaines », des
« journées » d'études organisées un peu partout à tra-
vers la France.
Leg Syndicats chrétiens, pour leur part, apportent
une ardeur toute particulière dans cette tâche indis-
o pensable. C'est que, non seulement ils ont à cœur de
contribuer à l'œuvre d'éducation qui doit nécessaire-
ment préluder à une réorganisation du monde moderne
selon les principes chrétiens, mais qu'ils sentent, plus
que jamais, au moment où leur mouvement est en plein
essor, la nécessité de développer leurs cadres sans alté-
rer la sûreté doctrinale, la - compétence technique, le
sens réaliste des besoins matériels et moraux de la
classe ouvrière.
Il est très difficile de dresser le bilan de l'activité
déployée sur ce terrain par les groupements qui adhè-
rent à la C. F. T. C. Le moindre Syndicat, voire même,
parfois, la Section syndicale la plus modeste, a son
cercle d'études. Une multitude de journées d'études ont
lieu chaque année.
Des groupements plus importants : Unions régionales
de Syndicats, Fédérations de métiers, Fédérations fémi-
nines, organisent des sessions d'études qui, parfois,
durent une semaine entière.
Cependant, le développement constant de la C. F.
T. C., l'accroissement de ses effectifs, l'augmentation du
nombre des Unions régionales et des Fédérations de
métiers, ont montré l'urgente nécessité de constituer des
cadres plus nombreux et dont la formation atteigne un
certain niveau.
On ne peut songer, et dans une organisation im-
portante moins que dans toute autre, à faire de l'impro-
visation en matière d'action syndicale. Des connaissan-
ces étendues sont nécessaires, non seulement en ce qui
concerne la doctrine qu'il faut suffisamment connaître
pour en poursuivre l'application, mais encore, au point
de vue social et économique où toute une initiation théo-
rique et pratique s'impose si l'on veut mener à bien
une tâche particulièrement complexe et délicate. Rares
sont les groupements locaux qui, par leurs propres
moyens, ont la possibilité de donner cette formation com-
plète à leurs militants ou futurs dirigeants.
C'est pourquoi, nous avons vu successivement appa-
raître, au cours des années passées, plusieurs institu-
tions destinées à parachever l'enseignement du premier
degré des cours syndicaux ou locaux sur toute une ré-
gion déterminée.
C'est ainsi que naquirent, en 1925, à Lille, l'Ecole
Normale des Dirigeants des Syndicats ouvriers chrétiens
du Nord ; en 1929, à Lyon,' l'Ecole Normale Sociale
ouvrière du Sud-Est ; en 1931, à Paris, l'Ecole Normale
Ouvrière de la C. F. T. C. ; en 1933, enfin, à Toulouse,
l'Ecole Normale Ouvrière du Midi.
Bien que ces initiatives aient chacune leur physiono-
mie particulière correspondant, en quelque sorte, au ca-
ractère de la région et des organisations qui les ont
suscitées, bien qu'elles gardent une certaine autonomie
commandée souvent par des circonstances et des besoins
divers, au moins dans le détail, de nombreux traits com-
muns apparentent étroitement entre elles les Ecoles
Normales Ouvrières.
Leur but, le recrutement des élèves, les moyens mis
en œuvre, les concours dont elles bénéficient. les pro-
grammes et les méthodes même, dans leur ensemble et
malgré certaines variantes, leur donnent une unité, une
cohésion que renforcent encore la confrontation pério-
dique des expériences et, surtout, l'esprit qui les anime
uniformément.
Il convient d'indiquer ici que, malgré leur appella-
tion, les Ecoles Normales Ouvrières ne sauraient être
assimilées à de véritables collèges ouvriers, tels qu'il
en existe en plusieurs pays étrangers, et dans lesquels
la présence des élèves est continue et prolongée.
En France, il a iallu, jusqu'à présent, s'accommoder
au possible et limiter son ambition à la mesure des
moyens actuels.
C'est ainsi que l'Ecole de Lille, après avoir débuté
par une Session annuelle de quinze jours, a pris rapi-
dement une organisation nouvelle qui lui permet de don-
ner, durant deux années, une formation aussi complète
que possible à des ouvriers qui, par ailleurs, ne sont
pas détachés, sauf pendant une quinzaine, de leurs occu-
pations professionnelles.
Ce régime de formation utilise et combine trois or-
ganismes : les Cercles d'études, les Journées dominicales,
la Session intensive de quinze jours.
Les Cercles d'études ont un programme commun et
poursuivent parallèlement leur tâche dans .toutes les
localités de la région, durant toute l'année suivant des
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Quatre fois l'an, un dimanche, les membres des Cer-
cles se réunissent en une sorte d'assemblée général, à
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