Titre : L'Oranie populaire : hebdomadaire fédéral du Parti populaire français / président Jacques Doriot
Auteur : Parti populaire français. Fédération (Oran). Auteur du texte
Auteur : Parti populaire français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Oran)
Date d'édition : 1939-02-11
Contributeur : Doriot, Jacques (1898-1945). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32829454n
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 416 Nombre total de vues : 416
Description : 11 février 1939 11 février 1939
Description : 1939/02/11 (A3,N92). 1939/02/11 (A3,N92).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62299768
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-JO-1767
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
l'Oranie
REDACTION - ADMINISTRATION
- PUBLICITE -
15, Boulevard Hippolyte Giraud
ORAN =:= Tél. : 210-45
Désigné pour les Annonces légales
SAMEDI
11
FEVRIER 1939
3e Année. - N° 92
Prix du Numéro :
0,50
ABONNEMENT:
UN AN. 25 Fr.
1 fi
HEBDOMADAIRE de la FEDERATION d'ORAN du PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - Président: Jacques DORIOT
Ne faites plus d'exercices inefficaces. 1
Le seul moyen d'organiser
LA DEFENSE PASSIVE
est de doter la population
de masques à gaz
et d'abris bétonnés
En avril dernier et ces jours-
ci, des exercices de défense pas-
sive ont eu lieu à Oran. Il est
difficile de savoir les résultats
théoriques obtenus, souhaitons
qu'ils aient été satisfaisants;
mais il y a loin de la théorie
à la pratique et avouons que le
sort des Oranais serait bien pré-
caire si subitement la sirène
sifflait pour une alerte véritable.
Il semble notamment que la
population civile ne soit pas
suffisamment avertie de l'im-
portance des exercices et qu'elle
en retienne seulement l'inutilité
d'une extinction des feux par
des nuits aussi claires que celle j
du 3 au 4 février. Ceci n'est pas 1
écrit en manière de reproche à
l'égard du Comité de défense 1
passive; ce Comité fait ce qu'il
peut avec les moyens dont il
dispose, ce n'est pas de sa faute
si ces moyens sont pratique-
ment nul. L'effort de chacun
doit donc tendre à obtenir que
véritablement la population ora-
naise puisse être efficacement
protégée en cas de conflit.
Il échet en de pareilles condi-
tions de rechercher ce qu'il con-
vient de faire pour que vérita-
blement Oran ne soit pas pris
an dépourvu en cas de guerre.
Ceci revient à dire qu'Oran, vil-
le essentiellement vulnérable,
doit être dotée de moyens de
protection en rapport avec son
degré de vulnérabilité. S'étant
pénétré de cette idée. il faut
après avoir recherché les dan-
par Gaston VIDAL
Délégué financier
Secrétaire Fédéral du P.P.F.
gers qui peuvent se présenter,
étudier les moyens d'y parer.
Il est évident qu'au lieu de
recommander dans le cas d'ex-
plosion de bombes à gaz nocif,
d'employer des tampons imbi-
bés d'hyposulfite, il serait beau-
coup plus sage de doter la po-
pulation civile de masques à
gaz, seul moyen de protection
efficace. II serait également
beaucoup plus sage de construi-
re des abris destinés à protéger
les Oranais en cas de bombar-
dement que de prescrire d'éva-
cuer l'étage supérieur des im-
meubles pour se réfugier aux
étages inférieurs, chose irréali-
sable dans la pratique pour les
maisons à simple rez-de-chaus-
sée, si nombreuses à Oran. Il
apparaît inutile de recomman-
der aux gens de se réfugier dans
les caves dès l'annonce d'une
alerte dans une ville où la plu-
part des maisons sont dépour-
vues de - caves.
Doter la population oranaise
de masques à gaz en nombre
suffisant pour que chaque habi-
tant ait son masque. Aménager
sans délais dans tous les quar-
tiers des abris pour que chacun
ait d'avance son lieu de refuge
(Lire la suite Page 4).
A la conférence nationale
L'échec de la grève géné-
rale française ne fait que
confirmer ce que nous avons
vu se dérouler dans le mon-
de depuis vingt ans. En effet,
le fait n'est pas nouveau
qu'une grève générale soit
brisée par la résistance du
Gouvernement : le fait a été
connu en Angleterre, le fait
a été connu en Allemagne
et, avant-guerre, en Belgi-
que. A chaque fois que la
classe ouvrière a voulu em-
ployer son arme la plus ter-
rible, celle qui consiste à ar-
rêter la production par le
jeu des manifestations de
rues allant jusqu'aux mani-
festations armées, à chaque
fois que la classe ouvrière a
voulu employer cette arme,
il a suffi d'un Gouvernement
à se mettre en travers pour
que l'arme se brise et qu'elle 1
fasse faillite. - 1
Nous avons vu cela se réa-
liser à peu près partout dans
le monde. L'échec de la grè-
ve générale appartient à la
même famille que l'échec de
la classe ouvrière en Allema-
gne, que l'échec de la classe
ouvrière en Italie, que l'échec
de la classe ouvrière, alliée
aux paysans, en Bulgarie,
que l'échec de la classe ou-
vrière en Hongrie; PAR-
TOUT OU LE MARXISME
A VOULU POUSSER LE
PROLETARIAT AU POU-
VOIR, IL L'A POUSSE A
L'ECHEC, à l'exception d'un
seul pays : mais, en U.R.S.S.,
il faut bien convenir que ce
n'est plus le prolétariat qui
a le pouvoir depuis long-
temps : c'est la bureaucratie
soviétique. Elle n'a réussi à
s'y maintenir que par la ter-
reur.
D'un côté, on ne réussit
pas à pousser la classe ou-
vrière au pouvoir; de l'autre
côté, quand on l'y a poussée,
on est incapable d'appliquer
son programme. Voilà la
Après Barcelone
L'offensive de Franco en
Catalogne a été une surprise
pour l'opinion publique fran-
: -çaise, malgré les avertisse-
ments que n'avaient cessé de
lui prodiguer une poignée de
journalistes courageux et
sincères.
C'est que notre peuple
s'est laissé prendre au ryth-
me particulièrement lent de
la guerre civile espagnole.
Franco conquerait-il une ca-
pitale de province ou débou-
chait-il sur la Méditerranée ?
On le voyait définitivement
vainqueur.
Prenait-il quelques mois
pour reconstituer ses stocks
de munition et pour préparer
minutieusement une de ces
opérations qui lui assuraient,
avec le minimum de dégâts,
la récupération d'une partie
du sol national ? On l'assu-
rait fatigué, affaibli par des
divisions internes, incapable
de toute nouvelle action.
On s'est entêté à juger de
cette guerre au travers des
souvenirs de 1914 ,au lieu
d'y reconnaître les méthodes
de Lyautey et de Pétain ap-
prises par les généraux espa-
gnols à l'école du Maroc et
appliquées à leur patrie dont
, ils voulaient ménager les
PAR
Claude POPELIN
ressources et la vie laborieu-
se.
Les illusions que les Fran-
çais se sont faites sur la par-
ticipation militaire italienne
ne sont pas moins graves.
Parlant avec un célèbre
journaliste de gauche qui
avait eu la sagesse de soute-
nir la thèse de la non-inter-
vention et qui brusquement
décidait, il y a trois semaines
de voler au secours de Bar-
celone, je l'interrogeais sur
les raisons de ce retourne-
ment fou.
C'est me disait-il qu'il faut
mettre Mussolini en échec et
qu'il n'y a pas tant d'autres
endroits où on peut le faire.
Justement, lui rétorquais-
je, vous voulez tenter l'opé-
ration sur le point où il a
l'appui d'un allié solide,
l'Espagne nationaliste, et où
vous avez toute chance d'en-
registrer, de ce fait, un vio-
lent démenti.
Voir le problème espagnol
au travers des relations
franco-italiennes, c'était aus-
si une façon de perdre de
vue la réalité du mouvement
franquiste.
Plus encore que la victoi-
re des armes nationalistes;
la construction de toutes
pièces d'un Etat nouveau et
■ particulièrement solide est un
fait qui s'impose à l'attention
des Français.
La prudence même avec
laquelle Franco conduisait
ses opérations militaires lui
a permis d'opérer en pleine
guerre un admirable redres-
sement de son pays. La du-
rée de la lutte, ses besoins
croissants l'ont amené à pous-
ser sa révolution intérieure
à un degré insoupçonné de
ceux qui n'ont pas observé
l'Espagne nationaliste.
Il est d'une opinion cou-
rante chez nous qu'aussitôt
la paix acquise, ce pays ap-
paraîtra exsangue, ruiné, li-
vré à des rivalités byzantines,
abandonné aux spéculations
des banquiers internationaux.
Les Français, qui ont cette
pensée, se préparent une sur-
prise du genre de celle que
leur a réservé l'effondrement
de Barcelone.
La victoire finale sera la
dernière pierre mise à un
édifice élevé avec une rapidi-
té surprenante et dont la ré-
vélation étonnera le monde.
(Lire la suite Page 3).
ouvrière P. P. F.
DORIOT A DIT.
grande condamnation d u
marxisme.
w w
SI C'EST NECESSAIRE,
RENDEZ-MOI VOTRE
CARTE, JE GARDERAI
VOTRE CŒUR.
Puisque les délégués l'ont
déjà bien formulé ce matin, Il
je veux, à mon tour, y reve-
nir.
La mission du P.P.F. et de
ses membres est d'être par-
tout où se trouvent les ou-
vriers, c'est-à-dire que dans
toutes les organisations syn-
dicales, on peut et on doit y
voir des membres du P.P.F.
Les membres du P.P.F. ont
le devoir moral, j'insiste bien
sur ces mots LE DEVOIR
MORAL, de défendre partout
l'idée de l'unification des for-
ces corporativqs françaises.
Les membres du P.P.F., qui
sont dans les organisations
syndicales, sont absolument
déliés de toutes les questions
de discipline de leur Parti.
Jamais, pour notre part,
nous ne ferons à un mem-
bre du P.P.F. l'obligation
physique, disciplinaire, moy
raie, de suivre telle ou telle
tactique. J'ai dit tout à l'heu-
re que leur devoir moral est
de le faire, j'ajoute, en tant
que président du Parti, que
je n'exercerai jamais une
action de discipline contre un
militant qui n'appliquerait
pas exactement cette tacti-
que.
Je vais même plus loin : si
des syndicalistes pouvaient
trouver un inconvénient à ce
que des militants du P.P.F.
aient des fonctions syndica-
les parce qu'ils sont membres
du P.P.F., j'admettrai par-
faitement que ces camarades
me demandent de les relever
de leur serment et de leur
appartenance au P.P.F.
Je le leur accorderai vo-
lontiers — parce que ce qui
compte entre nous, vous le
savez bien, ce n'est pas le
lien disciplinaire, c'est le lien
moral, c'est le lien idéologi-
que — et s'il est nécessaire,
que certains d'entre vous ne
soient pas membres du P.P.
F., je l'accorderai volontiers,
étant persuadé par avance
que si vous me rendez votre
carte, je garderai votre cœur.
Nous espérons que tous les
Chefs de Partis qui sont in-
téressés à la question sont ca-
pables de faire ce sacrifice
qui nous coûte. Même s'il ne
répondait pas à notre espé-
rance, nous ne tenterions pas
d'appliquer la loi du talion,
puisque nous savons qu'une
tactique juste, saine, finit
toujours par s'imposer.
Il y a donc maintenant la
possibilité d'union.
C'est aux hommes qui sont
dans les Syndicats de la faire
et de la recommander. Cette
union se fera, et je suis per-
suadé que tous ceux qui sont
éparpillés dans les diverses
organisations syndicales ont
déjà parfaitement compris
ce qu'ils devaient faire. Pas
besoin d'être d'un Parti pour
leur montrer le chemin d'une
grande et belle mission.
< <
Jadis, le travail était syno-
nyme de paix; on voudrait
aujourd'hui en faire le sym-
bole de la - guerre. Voilà le
plus grand crime des inter-
nationales.
C'est contre cette mons-
truosité que nous ne cessons
de nous élever et il n'est pas
étonnant que des milliers
d'ouvriers en tirent une gran-
de leçon. IL NE SERA POS-
SIBLE DE RECONSTRUI-
RE UN SYNDICALISME
NATIONAL QUE DANS LE
CADRE NATIONAL ET IM-
PERIAL. Le syndicalisme,
qui ne reconnaîtrait pas
l'idée de la patrie, recom-
mencerait les erreurs de l'an-
cien. A notre avis, il faut fai-
re un syndicalisme français
qui défende dans le cadre de
la Nation et de l'Empire un
maximum de progrès social.
En dehors de cette voie, il
n'y a pas d'issue pour la clas-
se ouvrière.
AMENAGER L A CONDI-
TION OUVRIERE DANS
LES INSTITUTIONS
EXISTANTES.
Il ne faut pas lancer les
ouvriers dans une bataille
sans issue, mais tenter par
tous les moyens et par le
moyen dé la collaboration
(Lire la suite page 2).
PATRONS NATIONAUX
A compter du 30 janvier 1939 vous êtes tenus
- aux termes du décret-loi du 12 novembre 1938
rendu applicable à l'Algérie par décret du 30
novembre 1938 - de retenir à votre personnel et
sur le montant de ses salaires une taxe de 2
dite « Contribution Nationale Extraordinaire ».
Sur des salaires de 40 francs par jours, la rete-
nue à faire est de quatre-vingts centimes.
Ayez le geste qu'il faut. Prenez à votre charge
ce nouvel impôt qui vient de frapper les travail-
leurs. Payez à vos ouvriers et à vos employés leur
salaire intégral.
C'est à la désastreuse gestion du Front Popu-
laire que nous devons encore cette trouvaille.
Prenons-en notre parti.
Patrons Nationaux, montrez-vous une fois de
plus de dignes patrons et demeurez de vrais
Français.
~;:~ 14 Z~ n -~ Il
- .,-.
La mauvaise mémoire
de Monsieur ïOULLAS
Dans le numéro du journal
des cocos d'Oran en date du 26
janvier 1939, Monsieur Torre-
cillas crie, touché. Je ne répon-
drai pas à son papier, qui a
l'air d'avoir été tiré par les
cheveux, pour essayer de justi-
fier une attitude que les simples
gens de bon sens ont abandon-
né depuis longtemps.
Monsieur Torrecillas veut
bien m'accorder que je ne suis
pas un « imbécile », mais il pa-
raît que je suis au service d'une
mauvaise cause et surtout au
service de ceux qui vivent gras-
sement de la misère des tra-
vailleurs.
Monsieur Torrecillas pourrait
prendre une glace, se regarder
et se poser la simple question
suivante : depuis quand, moi
Torrecillas, je vis des cotisa-
tions que je prélève sur les
malheureux, et n'est-ce pas moi
qui vit grassement de la misère
des travailleurs? Monsieur Tor-
recillas sait mieux que person-
ne qu'il est le domestique de
Moscou, qu'il applique les déci-
sions d'un parti étranger et qu'il
n'est pas libre de ses actes. 1
Les exploiteurs du peuple,
tout le monde les connaît, sauf
M. Torrecillas. Tout le monde
sait que cette nouvelle bourgeoi- !
sie crapuleuse qui se cache sous
l'étiquette communiste, qui vit
de la sueur 3e l'ouvrier, qui lui
impose sa dictature et qu'il en-
traîne à la misère n'a rien à
Par
Jules TEULADE
voir avec les hommes qui, par
leur travail, leur intelligence où
les capacités, sont devenus des
chefs d'industries des entrepre-
neurs ou des armateurs, n'a
rien à voir avec les ouvriers
consciencieux qui pensent à
s'élever socialement.
M. Torrecillas pense, qu'en
voulant déplacer la question, il
pourrait se sauver. Et bien non,
il faut qu'il se fasse une rai-
son; le système qu'il veut im-
poser à notre pays n'est pas
possible. Nous ne voulons, ni
de la carte de pain, ni des gué-
péistes pour garder les ouvriers
dans les usines, ni des mou-
chards, ni des stakanovitches.
Ce que nous voulons dans notre
pays c'est le travail libre, où les
ouvriers peuvent avec leur cou-
rage, leur intelligence, leur ini-
tiative, arriver à s'assurer un
sort meilleur. Ça c'est le social
du P.P.F. Nous voulons garan-
tir en même temps aux plus
deshérités un niveau de vie leur
permettant d'élever dignement
leur famille et de ne pas être les
victimes des charlatans de la
sociale. Nous voulons que la
collaboration loyale soit impo-
sée à tous, y compris à ceux qui
se servent de la classe ouvrière
pour s'élever au pinacle.
(Lire la suite Page 4).
Il y a un an
ALEXANDRE
ABREMSKI
Pionnier de l'action corporative du
Parti Populaire Français, mourait
Il y a un an, disparaissait no-
tre excellent camarade et ami
Alexandre Abremski.
Un accident stupide l'avait-
ravi à notre amitié, à sa fidéli-
lité.
Nous l'avions connu affab!e,
toujours souriant. Il était tou-
jours prêt à rendre service. Il
était plein de vie.
C'était un homme qui avait
ressenti durement l'injustice du
sort.
Ouvrier du gaz après avoir
été ouvrier du bâtiment, il con-
naissait bien les besoins de la
classe ouvrière.
Les malheurs qu'il avait subis
avaient trempé son caractère et
fait ressortir son âme généreu-
se, sa loyauté et sa bonté.
Lorsque nous le conduisions
à sa dernière demeure, on avait
commencé à mesurer le vide
qu'il allait laisser parmi nous.
Alors qu'une année s'est
maintenant écoulée, il nous est
plus facile d'en mesurer toute
l'importance tant à l'assemblée
communale que dans le Parti
créé par Jacques Doriot qu'il
chérissait et pour lequel il
s'était rudement mis à la beso-
gne pour arracher les ouvriers
à l'emprise bolchevique.
Il était le pionnier du service
corporatif du Parti Populaire
Français. C'est lui qui forgea de
toutes pièces cette arme indis-
pensable à la lutte contre les
communistes à l'intérieur des 1
usines.
Nous avions juré sur sa tom-
be de garder son précieux exem-
ple. Nous avions indiqué que
nous saurions le mettre à profit.
Les hommes qu'il a formés,
ceux avec lesquels il a collaboré
sont restés fidèles à ce serment
et la concrétisation de leurs ef-
forts s'est vérifiée samedi et di-
manche derniers lors de la pre-
mière conférence nationale ou-
vrière du Parti Populaire Fran-
çais.
Des hommes, des femmes ve-
nus des quatre coins du pays
et de l'Empire dans notre centre
industriel, ont échangé leurs
opinions et rappelé les durs
moments passés dans la lutte
anticommuniste et fixé les tâ-
ches de l'avenir.
La composition de cette con-
férence montrait le sérieux du
travail accompli : 54 c/<■ des as-
PAR
Marcel MARSCHALL
Maire de Saint-Denis - Conseiller général
sistants n'avaient jamais appar-
tenu à un parti politique; 30 r/<
étaient d'anciens militants com-
munistes ; 16 étaient des
hommes venant de tous les ho-
rizons politiques.
Pendant deux longues jour-
nées, ces militants ouvriers se
sont penchés sur la situation
faite à la classe ouvrière depuis
les événements de juin 1936.
Ils appartenaient à différentes
associations syndicales, mais
tous furent unanimes pour se
déclarer d'accord avec l'unifica-
tion du mouvement syndical
national dans une seule confé-
dération indépendante de tous
les Partis politiques.
Jacques Doriot qui, dans un
magistral discours, a examiné
la situation du mouvement ou-
vrier français, a approuvé le
geste des camarades militants
ouvriers. Il a proclamé la néces-
sité absolue de l'indépendance
du mouvement syndical et a
dit aux nombreux auditeurs que
si l'affiliation au Parti Populai-
re Français pouvait les gêner
par rapport à la discipline syn-
dicale, il était prêt à accepter
de ceux-ci qu'ils rendent leur
carte pour continuer leur beso-
gne syndicaliste et forger un
vaste mouvement syndical qui
écrasera le communisme dans
les usines.
Les militants sont mainte-
nant retournés dans leurs di-
verses régions, armés pour la
lutte. Leur volonté, c'est le
triomphe de la grande idée de
l'union de tous les ouvriers na-
tionaux.
Abremski avait fait faire les
premiers pas à notre service
corporatif. Aujourd'hui, fidèles
à sa pensée, les ouvriers natio-
naux vont planter leurs raci-
nes dans toutes les entreprises
du pays et bientôt ils ne tarde-
ront pas à sortir victorieux de
leur lutte contre ceux qui sont
responsables de leur misère : les
communistes, sans pour cela
qu'ils abandonnent leur idée do
vaincre les conservateurs so-
ciaux qui, par leur attitude an-
tisociale, apportent de l'eau au
moulin marxiste et qui devront
aussi être mis à la raison
REDACTION - ADMINISTRATION
- PUBLICITE -
15, Boulevard Hippolyte Giraud
ORAN =:= Tél. : 210-45
Désigné pour les Annonces légales
SAMEDI
11
FEVRIER 1939
3e Année. - N° 92
Prix du Numéro :
0,50
ABONNEMENT:
UN AN. 25 Fr.
1 fi
HEBDOMADAIRE de la FEDERATION d'ORAN du PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - Président: Jacques DORIOT
Ne faites plus d'exercices inefficaces. 1
Le seul moyen d'organiser
LA DEFENSE PASSIVE
est de doter la population
de masques à gaz
et d'abris bétonnés
En avril dernier et ces jours-
ci, des exercices de défense pas-
sive ont eu lieu à Oran. Il est
difficile de savoir les résultats
théoriques obtenus, souhaitons
qu'ils aient été satisfaisants;
mais il y a loin de la théorie
à la pratique et avouons que le
sort des Oranais serait bien pré-
caire si subitement la sirène
sifflait pour une alerte véritable.
Il semble notamment que la
population civile ne soit pas
suffisamment avertie de l'im-
portance des exercices et qu'elle
en retienne seulement l'inutilité
d'une extinction des feux par
des nuits aussi claires que celle j
du 3 au 4 février. Ceci n'est pas 1
écrit en manière de reproche à
l'égard du Comité de défense 1
passive; ce Comité fait ce qu'il
peut avec les moyens dont il
dispose, ce n'est pas de sa faute
si ces moyens sont pratique-
ment nul. L'effort de chacun
doit donc tendre à obtenir que
véritablement la population ora-
naise puisse être efficacement
protégée en cas de conflit.
Il échet en de pareilles condi-
tions de rechercher ce qu'il con-
vient de faire pour que vérita-
blement Oran ne soit pas pris
an dépourvu en cas de guerre.
Ceci revient à dire qu'Oran, vil-
le essentiellement vulnérable,
doit être dotée de moyens de
protection en rapport avec son
degré de vulnérabilité. S'étant
pénétré de cette idée. il faut
après avoir recherché les dan-
par Gaston VIDAL
Délégué financier
Secrétaire Fédéral du P.P.F.
gers qui peuvent se présenter,
étudier les moyens d'y parer.
Il est évident qu'au lieu de
recommander dans le cas d'ex-
plosion de bombes à gaz nocif,
d'employer des tampons imbi-
bés d'hyposulfite, il serait beau-
coup plus sage de doter la po-
pulation civile de masques à
gaz, seul moyen de protection
efficace. II serait également
beaucoup plus sage de construi-
re des abris destinés à protéger
les Oranais en cas de bombar-
dement que de prescrire d'éva-
cuer l'étage supérieur des im-
meubles pour se réfugier aux
étages inférieurs, chose irréali-
sable dans la pratique pour les
maisons à simple rez-de-chaus-
sée, si nombreuses à Oran. Il
apparaît inutile de recomman-
der aux gens de se réfugier dans
les caves dès l'annonce d'une
alerte dans une ville où la plu-
part des maisons sont dépour-
vues de - caves.
Doter la population oranaise
de masques à gaz en nombre
suffisant pour que chaque habi-
tant ait son masque. Aménager
sans délais dans tous les quar-
tiers des abris pour que chacun
ait d'avance son lieu de refuge
(Lire la suite Page 4).
A la conférence nationale
L'échec de la grève géné-
rale française ne fait que
confirmer ce que nous avons
vu se dérouler dans le mon-
de depuis vingt ans. En effet,
le fait n'est pas nouveau
qu'une grève générale soit
brisée par la résistance du
Gouvernement : le fait a été
connu en Angleterre, le fait
a été connu en Allemagne
et, avant-guerre, en Belgi-
que. A chaque fois que la
classe ouvrière a voulu em-
ployer son arme la plus ter-
rible, celle qui consiste à ar-
rêter la production par le
jeu des manifestations de
rues allant jusqu'aux mani-
festations armées, à chaque
fois que la classe ouvrière a
voulu employer cette arme,
il a suffi d'un Gouvernement
à se mettre en travers pour
que l'arme se brise et qu'elle 1
fasse faillite. - 1
Nous avons vu cela se réa-
liser à peu près partout dans
le monde. L'échec de la grè-
ve générale appartient à la
même famille que l'échec de
la classe ouvrière en Allema-
gne, que l'échec de la classe
ouvrière en Italie, que l'échec
de la classe ouvrière, alliée
aux paysans, en Bulgarie,
que l'échec de la classe ou-
vrière en Hongrie; PAR-
TOUT OU LE MARXISME
A VOULU POUSSER LE
PROLETARIAT AU POU-
VOIR, IL L'A POUSSE A
L'ECHEC, à l'exception d'un
seul pays : mais, en U.R.S.S.,
il faut bien convenir que ce
n'est plus le prolétariat qui
a le pouvoir depuis long-
temps : c'est la bureaucratie
soviétique. Elle n'a réussi à
s'y maintenir que par la ter-
reur.
D'un côté, on ne réussit
pas à pousser la classe ou-
vrière au pouvoir; de l'autre
côté, quand on l'y a poussée,
on est incapable d'appliquer
son programme. Voilà la
Après Barcelone
L'offensive de Franco en
Catalogne a été une surprise
pour l'opinion publique fran-
: -çaise, malgré les avertisse-
ments que n'avaient cessé de
lui prodiguer une poignée de
journalistes courageux et
sincères.
C'est que notre peuple
s'est laissé prendre au ryth-
me particulièrement lent de
la guerre civile espagnole.
Franco conquerait-il une ca-
pitale de province ou débou-
chait-il sur la Méditerranée ?
On le voyait définitivement
vainqueur.
Prenait-il quelques mois
pour reconstituer ses stocks
de munition et pour préparer
minutieusement une de ces
opérations qui lui assuraient,
avec le minimum de dégâts,
la récupération d'une partie
du sol national ? On l'assu-
rait fatigué, affaibli par des
divisions internes, incapable
de toute nouvelle action.
On s'est entêté à juger de
cette guerre au travers des
souvenirs de 1914 ,au lieu
d'y reconnaître les méthodes
de Lyautey et de Pétain ap-
prises par les généraux espa-
gnols à l'école du Maroc et
appliquées à leur patrie dont
, ils voulaient ménager les
PAR
Claude POPELIN
ressources et la vie laborieu-
se.
Les illusions que les Fran-
çais se sont faites sur la par-
ticipation militaire italienne
ne sont pas moins graves.
Parlant avec un célèbre
journaliste de gauche qui
avait eu la sagesse de soute-
nir la thèse de la non-inter-
vention et qui brusquement
décidait, il y a trois semaines
de voler au secours de Bar-
celone, je l'interrogeais sur
les raisons de ce retourne-
ment fou.
C'est me disait-il qu'il faut
mettre Mussolini en échec et
qu'il n'y a pas tant d'autres
endroits où on peut le faire.
Justement, lui rétorquais-
je, vous voulez tenter l'opé-
ration sur le point où il a
l'appui d'un allié solide,
l'Espagne nationaliste, et où
vous avez toute chance d'en-
registrer, de ce fait, un vio-
lent démenti.
Voir le problème espagnol
au travers des relations
franco-italiennes, c'était aus-
si une façon de perdre de
vue la réalité du mouvement
franquiste.
Plus encore que la victoi-
re des armes nationalistes;
la construction de toutes
pièces d'un Etat nouveau et
■ particulièrement solide est un
fait qui s'impose à l'attention
des Français.
La prudence même avec
laquelle Franco conduisait
ses opérations militaires lui
a permis d'opérer en pleine
guerre un admirable redres-
sement de son pays. La du-
rée de la lutte, ses besoins
croissants l'ont amené à pous-
ser sa révolution intérieure
à un degré insoupçonné de
ceux qui n'ont pas observé
l'Espagne nationaliste.
Il est d'une opinion cou-
rante chez nous qu'aussitôt
la paix acquise, ce pays ap-
paraîtra exsangue, ruiné, li-
vré à des rivalités byzantines,
abandonné aux spéculations
des banquiers internationaux.
Les Français, qui ont cette
pensée, se préparent une sur-
prise du genre de celle que
leur a réservé l'effondrement
de Barcelone.
La victoire finale sera la
dernière pierre mise à un
édifice élevé avec une rapidi-
té surprenante et dont la ré-
vélation étonnera le monde.
(Lire la suite Page 3).
ouvrière P. P. F.
DORIOT A DIT.
grande condamnation d u
marxisme.
w w
SI C'EST NECESSAIRE,
RENDEZ-MOI VOTRE
CARTE, JE GARDERAI
VOTRE CŒUR.
Puisque les délégués l'ont
déjà bien formulé ce matin, Il
je veux, à mon tour, y reve-
nir.
La mission du P.P.F. et de
ses membres est d'être par-
tout où se trouvent les ou-
vriers, c'est-à-dire que dans
toutes les organisations syn-
dicales, on peut et on doit y
voir des membres du P.P.F.
Les membres du P.P.F. ont
le devoir moral, j'insiste bien
sur ces mots LE DEVOIR
MORAL, de défendre partout
l'idée de l'unification des for-
ces corporativqs françaises.
Les membres du P.P.F., qui
sont dans les organisations
syndicales, sont absolument
déliés de toutes les questions
de discipline de leur Parti.
Jamais, pour notre part,
nous ne ferons à un mem-
bre du P.P.F. l'obligation
physique, disciplinaire, moy
raie, de suivre telle ou telle
tactique. J'ai dit tout à l'heu-
re que leur devoir moral est
de le faire, j'ajoute, en tant
que président du Parti, que
je n'exercerai jamais une
action de discipline contre un
militant qui n'appliquerait
pas exactement cette tacti-
que.
Je vais même plus loin : si
des syndicalistes pouvaient
trouver un inconvénient à ce
que des militants du P.P.F.
aient des fonctions syndica-
les parce qu'ils sont membres
du P.P.F., j'admettrai par-
faitement que ces camarades
me demandent de les relever
de leur serment et de leur
appartenance au P.P.F.
Je le leur accorderai vo-
lontiers — parce que ce qui
compte entre nous, vous le
savez bien, ce n'est pas le
lien disciplinaire, c'est le lien
moral, c'est le lien idéologi-
que — et s'il est nécessaire,
que certains d'entre vous ne
soient pas membres du P.P.
F., je l'accorderai volontiers,
étant persuadé par avance
que si vous me rendez votre
carte, je garderai votre cœur.
Nous espérons que tous les
Chefs de Partis qui sont in-
téressés à la question sont ca-
pables de faire ce sacrifice
qui nous coûte. Même s'il ne
répondait pas à notre espé-
rance, nous ne tenterions pas
d'appliquer la loi du talion,
puisque nous savons qu'une
tactique juste, saine, finit
toujours par s'imposer.
Il y a donc maintenant la
possibilité d'union.
C'est aux hommes qui sont
dans les Syndicats de la faire
et de la recommander. Cette
union se fera, et je suis per-
suadé que tous ceux qui sont
éparpillés dans les diverses
organisations syndicales ont
déjà parfaitement compris
ce qu'ils devaient faire. Pas
besoin d'être d'un Parti pour
leur montrer le chemin d'une
grande et belle mission.
< <
Jadis, le travail était syno-
nyme de paix; on voudrait
aujourd'hui en faire le sym-
bole de la - guerre. Voilà le
plus grand crime des inter-
nationales.
C'est contre cette mons-
truosité que nous ne cessons
de nous élever et il n'est pas
étonnant que des milliers
d'ouvriers en tirent une gran-
de leçon. IL NE SERA POS-
SIBLE DE RECONSTRUI-
RE UN SYNDICALISME
NATIONAL QUE DANS LE
CADRE NATIONAL ET IM-
PERIAL. Le syndicalisme,
qui ne reconnaîtrait pas
l'idée de la patrie, recom-
mencerait les erreurs de l'an-
cien. A notre avis, il faut fai-
re un syndicalisme français
qui défende dans le cadre de
la Nation et de l'Empire un
maximum de progrès social.
En dehors de cette voie, il
n'y a pas d'issue pour la clas-
se ouvrière.
AMENAGER L A CONDI-
TION OUVRIERE DANS
LES INSTITUTIONS
EXISTANTES.
Il ne faut pas lancer les
ouvriers dans une bataille
sans issue, mais tenter par
tous les moyens et par le
moyen dé la collaboration
(Lire la suite page 2).
PATRONS NATIONAUX
A compter du 30 janvier 1939 vous êtes tenus
- aux termes du décret-loi du 12 novembre 1938
rendu applicable à l'Algérie par décret du 30
novembre 1938 - de retenir à votre personnel et
sur le montant de ses salaires une taxe de 2
dite « Contribution Nationale Extraordinaire ».
Sur des salaires de 40 francs par jours, la rete-
nue à faire est de quatre-vingts centimes.
Ayez le geste qu'il faut. Prenez à votre charge
ce nouvel impôt qui vient de frapper les travail-
leurs. Payez à vos ouvriers et à vos employés leur
salaire intégral.
C'est à la désastreuse gestion du Front Popu-
laire que nous devons encore cette trouvaille.
Prenons-en notre parti.
Patrons Nationaux, montrez-vous une fois de
plus de dignes patrons et demeurez de vrais
Français.
~;:~ 14 Z~ n -~ Il
- .,-.
La mauvaise mémoire
de Monsieur ïOULLAS
Dans le numéro du journal
des cocos d'Oran en date du 26
janvier 1939, Monsieur Torre-
cillas crie, touché. Je ne répon-
drai pas à son papier, qui a
l'air d'avoir été tiré par les
cheveux, pour essayer de justi-
fier une attitude que les simples
gens de bon sens ont abandon-
né depuis longtemps.
Monsieur Torrecillas veut
bien m'accorder que je ne suis
pas un « imbécile », mais il pa-
raît que je suis au service d'une
mauvaise cause et surtout au
service de ceux qui vivent gras-
sement de la misère des tra-
vailleurs.
Monsieur Torrecillas pourrait
prendre une glace, se regarder
et se poser la simple question
suivante : depuis quand, moi
Torrecillas, je vis des cotisa-
tions que je prélève sur les
malheureux, et n'est-ce pas moi
qui vit grassement de la misère
des travailleurs? Monsieur Tor-
recillas sait mieux que person-
ne qu'il est le domestique de
Moscou, qu'il applique les déci-
sions d'un parti étranger et qu'il
n'est pas libre de ses actes. 1
Les exploiteurs du peuple,
tout le monde les connaît, sauf
M. Torrecillas. Tout le monde
sait que cette nouvelle bourgeoi- !
sie crapuleuse qui se cache sous
l'étiquette communiste, qui vit
de la sueur 3e l'ouvrier, qui lui
impose sa dictature et qu'il en-
traîne à la misère n'a rien à
Par
Jules TEULADE
voir avec les hommes qui, par
leur travail, leur intelligence où
les capacités, sont devenus des
chefs d'industries des entrepre-
neurs ou des armateurs, n'a
rien à voir avec les ouvriers
consciencieux qui pensent à
s'élever socialement.
M. Torrecillas pense, qu'en
voulant déplacer la question, il
pourrait se sauver. Et bien non,
il faut qu'il se fasse une rai-
son; le système qu'il veut im-
poser à notre pays n'est pas
possible. Nous ne voulons, ni
de la carte de pain, ni des gué-
péistes pour garder les ouvriers
dans les usines, ni des mou-
chards, ni des stakanovitches.
Ce que nous voulons dans notre
pays c'est le travail libre, où les
ouvriers peuvent avec leur cou-
rage, leur intelligence, leur ini-
tiative, arriver à s'assurer un
sort meilleur. Ça c'est le social
du P.P.F. Nous voulons garan-
tir en même temps aux plus
deshérités un niveau de vie leur
permettant d'élever dignement
leur famille et de ne pas être les
victimes des charlatans de la
sociale. Nous voulons que la
collaboration loyale soit impo-
sée à tous, y compris à ceux qui
se servent de la classe ouvrière
pour s'élever au pinacle.
(Lire la suite Page 4).
Il y a un an
ALEXANDRE
ABREMSKI
Pionnier de l'action corporative du
Parti Populaire Français, mourait
Il y a un an, disparaissait no-
tre excellent camarade et ami
Alexandre Abremski.
Un accident stupide l'avait-
ravi à notre amitié, à sa fidéli-
lité.
Nous l'avions connu affab!e,
toujours souriant. Il était tou-
jours prêt à rendre service. Il
était plein de vie.
C'était un homme qui avait
ressenti durement l'injustice du
sort.
Ouvrier du gaz après avoir
été ouvrier du bâtiment, il con-
naissait bien les besoins de la
classe ouvrière.
Les malheurs qu'il avait subis
avaient trempé son caractère et
fait ressortir son âme généreu-
se, sa loyauté et sa bonté.
Lorsque nous le conduisions
à sa dernière demeure, on avait
commencé à mesurer le vide
qu'il allait laisser parmi nous.
Alors qu'une année s'est
maintenant écoulée, il nous est
plus facile d'en mesurer toute
l'importance tant à l'assemblée
communale que dans le Parti
créé par Jacques Doriot qu'il
chérissait et pour lequel il
s'était rudement mis à la beso-
gne pour arracher les ouvriers
à l'emprise bolchevique.
Il était le pionnier du service
corporatif du Parti Populaire
Français. C'est lui qui forgea de
toutes pièces cette arme indis-
pensable à la lutte contre les
communistes à l'intérieur des 1
usines.
Nous avions juré sur sa tom-
be de garder son précieux exem-
ple. Nous avions indiqué que
nous saurions le mettre à profit.
Les hommes qu'il a formés,
ceux avec lesquels il a collaboré
sont restés fidèles à ce serment
et la concrétisation de leurs ef-
forts s'est vérifiée samedi et di-
manche derniers lors de la pre-
mière conférence nationale ou-
vrière du Parti Populaire Fran-
çais.
Des hommes, des femmes ve-
nus des quatre coins du pays
et de l'Empire dans notre centre
industriel, ont échangé leurs
opinions et rappelé les durs
moments passés dans la lutte
anticommuniste et fixé les tâ-
ches de l'avenir.
La composition de cette con-
férence montrait le sérieux du
travail accompli : 54 c/<■ des as-
PAR
Marcel MARSCHALL
Maire de Saint-Denis - Conseiller général
sistants n'avaient jamais appar-
tenu à un parti politique; 30 r/<
étaient d'anciens militants com-
munistes ; 16 étaient des
hommes venant de tous les ho-
rizons politiques.
Pendant deux longues jour-
nées, ces militants ouvriers se
sont penchés sur la situation
faite à la classe ouvrière depuis
les événements de juin 1936.
Ils appartenaient à différentes
associations syndicales, mais
tous furent unanimes pour se
déclarer d'accord avec l'unifica-
tion du mouvement syndical
national dans une seule confé-
dération indépendante de tous
les Partis politiques.
Jacques Doriot qui, dans un
magistral discours, a examiné
la situation du mouvement ou-
vrier français, a approuvé le
geste des camarades militants
ouvriers. Il a proclamé la néces-
sité absolue de l'indépendance
du mouvement syndical et a
dit aux nombreux auditeurs que
si l'affiliation au Parti Populai-
re Français pouvait les gêner
par rapport à la discipline syn-
dicale, il était prêt à accepter
de ceux-ci qu'ils rendent leur
carte pour continuer leur beso-
gne syndicaliste et forger un
vaste mouvement syndical qui
écrasera le communisme dans
les usines.
Les militants sont mainte-
nant retournés dans leurs di-
verses régions, armés pour la
lutte. Leur volonté, c'est le
triomphe de la grande idée de
l'union de tous les ouvriers na-
tionaux.
Abremski avait fait faire les
premiers pas à notre service
corporatif. Aujourd'hui, fidèles
à sa pensée, les ouvriers natio-
naux vont planter leurs raci-
nes dans toutes les entreprises
du pays et bientôt ils ne tarde-
ront pas à sortir victorieux de
leur lutte contre ceux qui sont
responsables de leur misère : les
communistes, sans pour cela
qu'ils abandonnent leur idée do
vaincre les conservateurs so-
ciaux qui, par leur attitude an-
tisociale, apportent de l'eau au
moulin marxiste et qui devront
aussi être mis à la raison
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
- Auteurs similaires Parti populaire français Parti populaire français /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Parti populaire français" or dc.contributor adj "Parti populaire français")Doriot Jacques Doriot Jacques /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Doriot Jacques" or dc.contributor adj "Doriot Jacques")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k62299768/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k62299768/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k62299768/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k62299768/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k62299768
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k62299768
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k62299768/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest