Titre : L'Oranie populaire : hebdomadaire fédéral du Parti populaire français / président Jacques Doriot
Auteur : Parti populaire français. Fédération (Oran). Auteur du texte
Auteur : Parti populaire français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Oran)
Date d'édition : 1937-08-21
Contributeur : Doriot, Jacques (1898-1945). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32829454n
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 416 Nombre total de vues : 416
Description : 21 août 1937 21 août 1937
Description : 1937/08/21 (A1,N16). 1937/08/21 (A1,N16).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62299056
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-JO-1767
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
1" Année. N, 16.
Samedi 21 Août 1937.
REDACTION
ADMINISTRATION
PUBLICITE
Si boulevard Galliéni
ORAN
Tél. I 210-46
L'Q ranie
-
PRIX: 0 fr. 50
ABONNEMENTS
Trois mois : 6 fr.
Six mois : 11 fr.
Un an: 20 fr.
HEBDOMADAIRE FEDERAL DU PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - PRESIDENT : Jacques DORIOT
REFLEXIONS UTILES
Rouzé réédite l'histoire de la Sardine - Un
glorieux exploit communiste - Ce que doivent
faire les nationaux pour les élections cantonales
0
n découvre à Marseille
une organisation qui
transmettait aux natio-
nalistes espagnols les
t'élégl'a,mme,.. des gouvernèmen-1
taux. immédiatement « Oran-
Républicain », désireux de ne
pas être en reste avec là presse
communiste, d'écrire que sur
les trois individus arrêtés, l'un
était"'inscrit au P.P.F., l'autre
du PS.F.; quant au troisième,
; de nationalité étrangère, on ne
pouvait le. présenter comme
àdhérent d'un groupement
- quelconque.
- Il est navrant que le nombre
des arrestations ait été de trois
seulement; si on avait mis la
main sur une demi-douzaine
d'individus, la répartition 'à la
Rouzé eût été plus intéressan-
te: un P.P.F., un P.S.F., un an-
cien ligueur d'Action Françai-
se, un membre de la Fédéra-
tion Républicaine, etc., jus-
qu'à épuisement complet du
stock.
Ce genre de travail est qua-
lifié dansées bureaux du bou-
levard Sébastopol « d'informa-
tion impartiale ».
I Nous devons regretter que
les Marseillais aient, depuis
bien avant le jour où M. Ko-
kohezinsky a acquis la qualité
de citoyen Français, lancé la
fameuse histoire de la Sardine,
sinon,. nous aurions appris un
beau matin en lisant « Oran-
Républicain », que les avia-
par Gaston VIDAL,
Secrétaire fédéral,
Membre du Comité Central.
teurs de Franco, au cours d'un
raid sur Oran, avaient. obstrué
l'entrée du port en barrant la
passe avec un gigantesque ca-
nard.
Mais au fait, Michel Rouzé,
puisque vous ne pouvez tout de
même, pour des raisons qui
vous sont personnelles, éditer
un recueil d'histoires marseil-
laises, pourquoi ne retournez-
vous pas dans votre pays d'ori-
gine pour y. écrire : « Cent his-
toires prétendues drôles, » —
par leur auteur, — bien enten-
du.
Il manquait un fait de guer-
re aux exploits communistes.
Si ce n'est que Thorez et Ca-
chin riaient aux obsèques de
leurs victimes de Clichy, les
morts en France étaient res-
pectés.
Or, aux obsèques de notre
camarade Geneste, un vieil
ami de Doriot, un voyou com-
muniste se glissa dans la foule
et, au cimetière, cracha sur le
cercueil en disant : « Encore
un salaud de moins ».
On devine la réaction de la
foule.
Après cela,, les communistes
BONNES NOUVELLES
- du camp de - MSilah
Venant de France avec douze pionniers, le camarade
Apert, secrétaire général des Pionniers, visitera le camp
et y séjournera huit jours
Chaque matin dans « Oran-Matin »
ou dans ]'« Echo d'Oran » on peut
lire le bulletin de santé du camp de
M'SHah.. A la mer, comme dans la
forêt les. enfants se portent comme
des charmes — des chênes-lièges,
devrais-je dire, puisqu'il n'y a pas
de charmes dans nos régions —.
Leur peau se bronze, leurs poumons
se gonflent d'air pur. Ds reviennent
tous de leur séjour au camp forts
comme des lions, et méritent plus
que jamais le nom de lionceaux, t
qu'ils portent.
J'ai assisté à l'arrivée à Oran
d'une équipe de six enfants de re-
tour de M'Silah. Les parents les
attendaient à la descente du car du
Bou-Tlélis.
C'est six négrillons éclatants de
force et de santé qui bondirent à
terre à peine les freins bloqués. Les
parents n'en revennaient pas.
— Quand je pense, me disait un
de nos camarades, que je n'osais pas
envoyer Pepico là-bas. Il n'a jamais
eu une bien bonne santé et j'avais
peur qu'il soit malade ».
Le jeune Pepico en question était
bien loin de la maladie, et ne cessait
de parler à son père de ses exploits :
— Tu sais Papa, je sais nager
maintenant. Et puis on a grimpé aux
arbres et on a fait du feu entre des
pierres.
« L'autre jour je me suis battu et
j'ai flanqué une raclée à Georges.
Ah ! mais c'est vrai tu ne connais
pas Georges. »
La conversation aurait pu durer
longtemps ainsi. Si le père n'avait
fait taire son noiraud de fils qui
ne put cependant s'empêcher de
dire :
— Dis Papa, tu diras à maman
qu'elle nous fasse de la frita comme
au camp !!
Les gestes généreux des adhérents
du P.P.F. continuent. Deux nou-
veaux petits ont pu être envoyés au
grand air grâce à la générosité de
quelques jeunes d'Aïn-el-Turck qui
organisèrent sur la plage une col-
lecte et un gymkana au bénéfice du
camp de vacances.
De Paris nous apprenons que no-
tre camarade Apert, secrétaire gé-
néral des pionniers viendra à Oran
lundi prochain avec douze pionniers
de la Métropole. Il visitera le camp
de M'Silah et y séjournera pendant
quelques jours.
Nous demandons à tous nos ca-
marades d'être lundi 23 à 13 heures
à l'arrivée de la « Ville d'Alger ».
Les visiteurs de France doivent
avoir à Oran une réception P.P.F.,
P.P.F. d'Oranie s'entend.
Rendez-vous donc pour tous lundi
à 13 heures.
Nous ne manquerons pas dans no-
tre prochain numéro de donner le
compte rendu de l'arrivée de notre
camarade et de nos douze jeunes
militants.
Pierre ERBREE.
osent se prétendre les défen-
seurs du genre humain, eux
qui n'ont même pas le respect
dert morts.
Le saligaud qui a profané un
cercueil eût pu, pour le moins,
se souvenir que le 9 février
1934, Geneste fut grièvement
blessé d'une balle dans les
reins alors que, se battant aux
côtés de Doriot, il croyait, com-
me notre Chef le croyait à l'é-
poque, défendre l'ouvrier fran-
çais..
Il n'y avait, sur les lieux de
la bataille, ni Thorez, ni Ca-
chin, ni Duclos, ni Vaillant-
Couturier ; seul Doriot était
avec les militants du Parti
communiste; comme toujours,
on le voyait au premier rang.
Le geste de l'homme de Tho-
rez donne mieux que tout dis-
cours une idée de la valeur
morale des théories commu-
nistes.
Les élections cantonales sont
proches, la campagne est vir-
tuellement ouverte; souhaitons
que les nationaux tirent des
élections de mai 1936 les ensei-
gnements qu'il convient.
Le P.P.F. demande la dési
gnation par les partis natio
naux d'un candidat unique
dans chaque circonscriptior
dès le premier tour de scrutin
Pour Oran, c'est au Rassem-
blement National de procéder
à cette désignation; le candidat
choisi devra se présenter aux
électeurs, non sous l'étiquette
de son parti, mais sous l'éti-
quette du Rassemblement Na-
tional.
Les groupements nationaux
devront exiger le vote de leurs
adhérents. Il n'y a pas d'abs-
tentionnistes dans le Front Po-
pulaire ; il ne doit pas y en
avoir chez les Nationaux.
La décision de notre Parti a
été rendue publique par une
lettre adressée au Président du
Rassemblement National, re-
mise en copie aux dirigeants
du P.S.F. et de l'Action Algé-
rienne et publiée dans la Pres-
se.
Nous nous emploierons a fai-
re admettre notre point de vue.
Si nous échouons, le scrutin
dira qui avait vu juste.
Chacun doit prendre ses res-
ponsabilités.
La France est assez
grande pour prendre des
mesures appropriées pour
conserver son Empire co-
lonial.
KIOUIR Djilali.
(Oran-Matin)
Jusqu'à maintenant, nos
Gouvernements ont été inca-
pables de développer notre
Empire. Le Front Populaire,
dirigé par les communistes,
est en train de nous le faire
perdre.
AVEC DORIOT NOUS
REFERONS L'EMPIRE
LA C.G.T.
sous la botte
« Syndicats », qui luttait
contre la colonisation
moscovite, ne paraît plus
Dans la C.G.T. quelques militants
essayaient depuis un certain temps
de défendre l'indépendance des
syndicats contre l'emprise commu-
niste.
Leurs efforts étaient louables. Ils
avaient fondé un journal, « Syndi-
cats », où chaque semaine ils ne
ménageaient pas leurs critiques
aux colonisateurs. Leurs critiques
devenaient des attaques car la
guerre coloniale des communistes
se faisait plus implacable, plus mé-
thodique.
Cela gênait Moscou. Au dernier
Comité National de la C.G.T. les
Moscoutaires ont obtenu la sup-
pression du journal « Syndicats ».
Cet acte de dictature donne un
avant-goût de ce que sera le fas-
cisme rouge.
Déjà dans la C.G.T. les commu-
nistes ne tolèrent, au nom de la
démocratie, aucune critique, aucun
murmure.
Comme dit « Choc », nous assis-
tons à la plus complète mystifica-
tion : les partisans, de la dictature
se font passer pour les champions
de la démocratie. M. NAVARRO.
Voir en Page a l'article de
notre collaborateur : Henri
QUEYRAT.
POUR CEUX QUI L'IGNORENT ENCORE.
FLANqUER LES FRANÇAIS
A LA MER
Tel est le but réel du Parti communiste en Algérie
Nombreux sont encore ceux
qui, en Algérie, croient que le
Parti communiste s'est donné
comme tâche principale l'amé-
lioration du sort du prolétariat.
Cela aurait pu être vrai ;
mais dans les circonstances
actuelles cette croyance est ab-
solument fausse.
Tous les actes du Parti com-
muniste en ce moment tendent
à servir la politique russe ; non
pas seulement la politique de
la 3e Internationale, mais bien
la politique personnelle de Sta-
line.
L'agitation parmi les masses
musulmanes en Afrique du
Nord est depuis longtemps
dans le plan de l'Internatio-
nale ; actuellement Staline
presse les dirigeants français
pour que cette agitation de-
vienne plus violente et tourne
au soulèvement général.
En Algérie, les communistes
intensifient leur propagande
criminelle parmi les indigènes.
Dans la profession de foi de
Zannetacci, candidat aux élec-
tions de 1936, à Oran, le Parti
communiste appelle carrément
les indigènes à se débarrasser
du hideux colonialisme, du ré-
gime d'oppression, du joug es-
clavagiste. - -
Au cri de : « Le colonialis-
me, voilà l'ennemi », il appelle
les musulmans à se libérer de
la servitude en bâtissant une
République libre d'Algérie.
Dans la « Lutte Sociale » du
31 juillet, Omar Ouzegane
écrit : « Nous ne voulons pas
connaître davantage ce systè-
me barbare de la domination
colonialiste », et Ben Ali Bou-
kort y écrivait récemment :
« Nous n'abandonnons rien de
notre objectif final : la Répu-
blique des Soviets d'Algérie ». j
Tout cela veut bien dire en
français comme en russe : abo-
lition des colonies, indépen-
dance de l'Algérie ; les Fran-
çais à la mer !
Il est indéniable que non
seulement les communistes ap-
pellent les indigènes à la ré-
volte mais encore ils les orga-
nisent pour la lutte « émanci-
patrice ».
Qu'arriverait-il s'ils parve-
naient — il suffît d'un incident
— à provoquer un soulèvement
général en Algérie ? On ima-
gine facilement le sort des eu-
ropéens, qu'ils soient bour-
geois, ouvriers ou colons.
Et si les communistes ne
réussissaient pas leur coup, on
imagine aussi le sort des mal-
heureux indigènes devant les
mitrailleuses françaises.
Quoi qu'il en soit, les com-
munistes travaillent actuelle-
ment — et très résolument —
à réaliser leur plan. Il faut que
Staline soit content.
Ils ont beau parler de pain
et de paix, ils travaillent, par
la désorganisation économique,
à accroître la misère du peuple
algérien pour le lancer plus fa-
cilement dans une atroce guer-
re civile, dans un abominable
massacre.
Nous n'exagérons pas.
Le Gouvernement général, le
Préfet, savent aussi — nous
l'espérons — que nous n'exagé-
rons pas. Et nous, nous deman-
dons ce qu'ils attendent pour
entamer — comme le fit jadis
Viollette — une répression dé-
vère contre les agitateurs com-
munistes.
Et qu'attend le Gouverne-
ment pour dissoudre le Parti
communiste ?
Que la France ait perdu ses
colonies ?
M. GODARD.
LA DÉMISSION COLLECTIVE
DES ÉLUS MUSULMANS D'ORANIE
ÉLUS MUSULMANS,
le Front Populaire
est responsable des maux
dont vous vous plaignez
et cependant vous vous êtes laissés manœuvrer
par les communistes à Tlemcen
« Nous avons mis notre démission d'élu à la disposition de la
Fédération, libre et indépendante. Nous la maintenons comme l'expres-
sion de notre protestation la plus vive contre un Gouvernement
démagogique coupable de la plus grande escroquerie morale du siècle. »
La Presse a relaté les conditions
dans lesquelles l'Assemblée géné-
rale extraordinaire des Elus Musul-
mans du département d'Oran s'est
déroulée dimanche dernier à Tlem-
cen.
Tout le monde sait maintenant
que cette réunion a eu lieu « en
présence du Comité départemental
du Congrès Musulman ».
Il n'entre pas dans nos intentions
de faire de la peine à nos collè-
gues de la Fédération, mais usant
par le Dr Djilali BENTAMI,
Membre du Comité Central du PPI
de notre franchise habituelle nous
exprimons notre étonnement et
aussi notre regret de voir une as-
semblée d'élus se prêter sans réac-
tion aucune à une manœuvre de
noyautage qui n'est pas autre chose
qu'une tentative de surveillance et
de contrôle exercée par une orga-
nisation de militants suspects à
juste raison de passion partisane
sur une autre organisation qui de-
vrait être jalouse de son indépen-
dance à l'égard des partis.
La Fédération était convoquée
pour décider de la conduite à tenir
en face d'événements sociaux, pro-
fitables à certains, préjudiciables à
nos mandants et qui marquent
d'une manière éclatante la carence
d'un gouvernement qui n'a rien te-
nu des promesses qu'il nous avait
faites.
Les élus nous semblaient assez
grands pour prendre entre eux, di-
gnement et en toute indépendance
d'esprit, la décision qui convenait:
ainsi font tous les groupements si-
milaires dans des circonstances
semblables.
Ainsi procèdent même les grou-
pes parlementaires tributaires ce-
pendant de comités électoraux
poussant souvent leur intransigean-
ce jusqu'à la tyrannie.
Ce n'est qu'en cas d'événements
graves ou de dissentiments inté-
rieurs difficiles à aplanir que ces
comités, réunis en congrès, sont ap-
pelés à donner leur avis.
Les circonstances dans lesquelles
devait se tenir l'Assemblée de di-
manche dernier n'étaient pas de
nature à donner quelques inquié-
tudes sur son déroulement.
Nul désaccord sérieux n'était à
craindre ; tous les élus, conscients
de leurs devoirs, étaient prêts à
protester contre l'inertie du pou-
voir central en matière de politique
musulmane ; les hésitants, peu
nombreux d'ailleurs, se condam-
naient eux-mêmes : ils ne devaient
en rien diminuer la valeur d'un
geste exécuté quasi unanimement
par les élus musulmans.
Il en a été malheureusement au-
trement. A Tlemcen la Fédération
s'est laissée engager dans une im-
passe d'où elle ne pourra sortir
sans graves dommages. Une hypo-
thèque a été prise sur elle par un
comité auquel elle ne devait aucun
compte et dont l'action doit au con-
traire se dérouler en dehors de la
Fédération.
Mais ce comité, manœuvrant ha-
bilement, s'est imposé pour impo-
ser ensuite sa manière de voir dans
une question qui n'intéressait que
les élus. Nous reconnaissons la mé-
thode des cellulards obéissant au
mot d'ordre de leurs maîtres de
Paris et de Moscou.
Il n'était nullement besoin, à ce
compte-là, de déranger nos cama-
rades fédérés, ni de leur faire faire
un déplacement long et coûteux.
On les appelait non pas pour éla-
borer et discuter une motion, mais
simplement pour avaliser une ré-
solution qu'ils n'avaient ni conçue
ni rédigée.
Il eut suffi, à notre sens, d'adres-
ser copie de cette résolution à cha-
cun d'eux, en y ajoutant, à la ma-
nière de : « ne fermez pas la porte,
le « blount » s'en chargera », cet
ultime conseil : « ne vous donnez
pas la peine de penser, le cama-
rade communiste s'en est chargé
pour vous ». C'eut été plus franc et
plus économique surtout.
Mais les communistes avaient ré-
solu de jouer une comédie : on fit
venir de nombreux spectateurs
pour se donner l'illusion du succès.
On obtient surtout celui de faire
endosser à la Fédération la respon-
sabilité d'une décision dont elle n'a
pas eu la paternité et qui ressemble
à s'y méprendre à toutes celles qui
durant un an ont été dépêchées au
Gouvernement Front Popu par
d'incurables laudateurs plus aptes
à flatter les puissants que disposés
à défendre les faibles.
A
« Le Front Popu, lit-on dans
« cette résolution, s'est montré
« énergique en France ; en Algérie
« sa faiblesse est flagrante. Si rien
« n'a été fait en faveur des musul-
« mans, ce n'est pas la faute de ce
« pauvre Gouvernement : les res-
« ponsables, ce sont ses adversai-
« res. »
Ce raisonnement est puéril et
spécieux tout à la fois ; il ne peut
être celui des élus. A la Fédération
on a la prétention de raisonner
plus sainement. Il faut avoir, en
effet, une conception spéciale de
l'honnêteté intellectuelle pour oser
déplacer les responsabilités avec
une désinvolture aussi grande.
Cette marque de « fraude » por-
te la signature du Parti de Moscou
qui n'en est pas à un écart près.
Pour masquer sa faillite et celle
de ses amis au pouvoir, le Parti
Communiste attribue à une « poi-
gnée de colons » la non réalisation
des revendications économiques et
sociales contenues dans la charte
revendicative du Congrès Musul-
man, revendications auxquelles
nous demeurons fermement atta-
chés. (Suite à la pane 4)
« LA FAILLITE
NOUS VOICI »
s'écrièrent AURIOL, BLUM,
DORMOY et Cie, en arrivant
au pouvoir.
La France s'est aperçue de
cette arrivée.
Samedi 21 Août 1937.
REDACTION
ADMINISTRATION
PUBLICITE
Si boulevard Galliéni
ORAN
Tél. I 210-46
L'Q ranie
-
PRIX: 0 fr. 50
ABONNEMENTS
Trois mois : 6 fr.
Six mois : 11 fr.
Un an: 20 fr.
HEBDOMADAIRE FEDERAL DU PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - PRESIDENT : Jacques DORIOT
REFLEXIONS UTILES
Rouzé réédite l'histoire de la Sardine - Un
glorieux exploit communiste - Ce que doivent
faire les nationaux pour les élections cantonales
0
n découvre à Marseille
une organisation qui
transmettait aux natio-
nalistes espagnols les
t'élégl'a,mme,.. des gouvernèmen-1
taux. immédiatement « Oran-
Républicain », désireux de ne
pas être en reste avec là presse
communiste, d'écrire que sur
les trois individus arrêtés, l'un
était"'inscrit au P.P.F., l'autre
du PS.F.; quant au troisième,
; de nationalité étrangère, on ne
pouvait le. présenter comme
àdhérent d'un groupement
- quelconque.
- Il est navrant que le nombre
des arrestations ait été de trois
seulement; si on avait mis la
main sur une demi-douzaine
d'individus, la répartition 'à la
Rouzé eût été plus intéressan-
te: un P.P.F., un P.S.F., un an-
cien ligueur d'Action Françai-
se, un membre de la Fédéra-
tion Républicaine, etc., jus-
qu'à épuisement complet du
stock.
Ce genre de travail est qua-
lifié dansées bureaux du bou-
levard Sébastopol « d'informa-
tion impartiale ».
I Nous devons regretter que
les Marseillais aient, depuis
bien avant le jour où M. Ko-
kohezinsky a acquis la qualité
de citoyen Français, lancé la
fameuse histoire de la Sardine,
sinon,. nous aurions appris un
beau matin en lisant « Oran-
Républicain », que les avia-
par Gaston VIDAL,
Secrétaire fédéral,
Membre du Comité Central.
teurs de Franco, au cours d'un
raid sur Oran, avaient. obstrué
l'entrée du port en barrant la
passe avec un gigantesque ca-
nard.
Mais au fait, Michel Rouzé,
puisque vous ne pouvez tout de
même, pour des raisons qui
vous sont personnelles, éditer
un recueil d'histoires marseil-
laises, pourquoi ne retournez-
vous pas dans votre pays d'ori-
gine pour y. écrire : « Cent his-
toires prétendues drôles, » —
par leur auteur, — bien enten-
du.
Il manquait un fait de guer-
re aux exploits communistes.
Si ce n'est que Thorez et Ca-
chin riaient aux obsèques de
leurs victimes de Clichy, les
morts en France étaient res-
pectés.
Or, aux obsèques de notre
camarade Geneste, un vieil
ami de Doriot, un voyou com-
muniste se glissa dans la foule
et, au cimetière, cracha sur le
cercueil en disant : « Encore
un salaud de moins ».
On devine la réaction de la
foule.
Après cela,, les communistes
BONNES NOUVELLES
- du camp de - MSilah
Venant de France avec douze pionniers, le camarade
Apert, secrétaire général des Pionniers, visitera le camp
et y séjournera huit jours
Chaque matin dans « Oran-Matin »
ou dans ]'« Echo d'Oran » on peut
lire le bulletin de santé du camp de
M'SHah.. A la mer, comme dans la
forêt les. enfants se portent comme
des charmes — des chênes-lièges,
devrais-je dire, puisqu'il n'y a pas
de charmes dans nos régions —.
Leur peau se bronze, leurs poumons
se gonflent d'air pur. Ds reviennent
tous de leur séjour au camp forts
comme des lions, et méritent plus
que jamais le nom de lionceaux, t
qu'ils portent.
J'ai assisté à l'arrivée à Oran
d'une équipe de six enfants de re-
tour de M'Silah. Les parents les
attendaient à la descente du car du
Bou-Tlélis.
C'est six négrillons éclatants de
force et de santé qui bondirent à
terre à peine les freins bloqués. Les
parents n'en revennaient pas.
— Quand je pense, me disait un
de nos camarades, que je n'osais pas
envoyer Pepico là-bas. Il n'a jamais
eu une bien bonne santé et j'avais
peur qu'il soit malade ».
Le jeune Pepico en question était
bien loin de la maladie, et ne cessait
de parler à son père de ses exploits :
— Tu sais Papa, je sais nager
maintenant. Et puis on a grimpé aux
arbres et on a fait du feu entre des
pierres.
« L'autre jour je me suis battu et
j'ai flanqué une raclée à Georges.
Ah ! mais c'est vrai tu ne connais
pas Georges. »
La conversation aurait pu durer
longtemps ainsi. Si le père n'avait
fait taire son noiraud de fils qui
ne put cependant s'empêcher de
dire :
— Dis Papa, tu diras à maman
qu'elle nous fasse de la frita comme
au camp !!
Les gestes généreux des adhérents
du P.P.F. continuent. Deux nou-
veaux petits ont pu être envoyés au
grand air grâce à la générosité de
quelques jeunes d'Aïn-el-Turck qui
organisèrent sur la plage une col-
lecte et un gymkana au bénéfice du
camp de vacances.
De Paris nous apprenons que no-
tre camarade Apert, secrétaire gé-
néral des pionniers viendra à Oran
lundi prochain avec douze pionniers
de la Métropole. Il visitera le camp
de M'Silah et y séjournera pendant
quelques jours.
Nous demandons à tous nos ca-
marades d'être lundi 23 à 13 heures
à l'arrivée de la « Ville d'Alger ».
Les visiteurs de France doivent
avoir à Oran une réception P.P.F.,
P.P.F. d'Oranie s'entend.
Rendez-vous donc pour tous lundi
à 13 heures.
Nous ne manquerons pas dans no-
tre prochain numéro de donner le
compte rendu de l'arrivée de notre
camarade et de nos douze jeunes
militants.
Pierre ERBREE.
osent se prétendre les défen-
seurs du genre humain, eux
qui n'ont même pas le respect
dert morts.
Le saligaud qui a profané un
cercueil eût pu, pour le moins,
se souvenir que le 9 février
1934, Geneste fut grièvement
blessé d'une balle dans les
reins alors que, se battant aux
côtés de Doriot, il croyait, com-
me notre Chef le croyait à l'é-
poque, défendre l'ouvrier fran-
çais..
Il n'y avait, sur les lieux de
la bataille, ni Thorez, ni Ca-
chin, ni Duclos, ni Vaillant-
Couturier ; seul Doriot était
avec les militants du Parti
communiste; comme toujours,
on le voyait au premier rang.
Le geste de l'homme de Tho-
rez donne mieux que tout dis-
cours une idée de la valeur
morale des théories commu-
nistes.
Les élections cantonales sont
proches, la campagne est vir-
tuellement ouverte; souhaitons
que les nationaux tirent des
élections de mai 1936 les ensei-
gnements qu'il convient.
Le P.P.F. demande la dési
gnation par les partis natio
naux d'un candidat unique
dans chaque circonscriptior
dès le premier tour de scrutin
Pour Oran, c'est au Rassem-
blement National de procéder
à cette désignation; le candidat
choisi devra se présenter aux
électeurs, non sous l'étiquette
de son parti, mais sous l'éti-
quette du Rassemblement Na-
tional.
Les groupements nationaux
devront exiger le vote de leurs
adhérents. Il n'y a pas d'abs-
tentionnistes dans le Front Po-
pulaire ; il ne doit pas y en
avoir chez les Nationaux.
La décision de notre Parti a
été rendue publique par une
lettre adressée au Président du
Rassemblement National, re-
mise en copie aux dirigeants
du P.S.F. et de l'Action Algé-
rienne et publiée dans la Pres-
se.
Nous nous emploierons a fai-
re admettre notre point de vue.
Si nous échouons, le scrutin
dira qui avait vu juste.
Chacun doit prendre ses res-
ponsabilités.
La France est assez
grande pour prendre des
mesures appropriées pour
conserver son Empire co-
lonial.
KIOUIR Djilali.
(Oran-Matin)
Jusqu'à maintenant, nos
Gouvernements ont été inca-
pables de développer notre
Empire. Le Front Populaire,
dirigé par les communistes,
est en train de nous le faire
perdre.
AVEC DORIOT NOUS
REFERONS L'EMPIRE
LA C.G.T.
sous la botte
« Syndicats », qui luttait
contre la colonisation
moscovite, ne paraît plus
Dans la C.G.T. quelques militants
essayaient depuis un certain temps
de défendre l'indépendance des
syndicats contre l'emprise commu-
niste.
Leurs efforts étaient louables. Ils
avaient fondé un journal, « Syndi-
cats », où chaque semaine ils ne
ménageaient pas leurs critiques
aux colonisateurs. Leurs critiques
devenaient des attaques car la
guerre coloniale des communistes
se faisait plus implacable, plus mé-
thodique.
Cela gênait Moscou. Au dernier
Comité National de la C.G.T. les
Moscoutaires ont obtenu la sup-
pression du journal « Syndicats ».
Cet acte de dictature donne un
avant-goût de ce que sera le fas-
cisme rouge.
Déjà dans la C.G.T. les commu-
nistes ne tolèrent, au nom de la
démocratie, aucune critique, aucun
murmure.
Comme dit « Choc », nous assis-
tons à la plus complète mystifica-
tion : les partisans, de la dictature
se font passer pour les champions
de la démocratie. M. NAVARRO.
Voir en Page a l'article de
notre collaborateur : Henri
QUEYRAT.
POUR CEUX QUI L'IGNORENT ENCORE.
FLANqUER LES FRANÇAIS
A LA MER
Tel est le but réel du Parti communiste en Algérie
Nombreux sont encore ceux
qui, en Algérie, croient que le
Parti communiste s'est donné
comme tâche principale l'amé-
lioration du sort du prolétariat.
Cela aurait pu être vrai ;
mais dans les circonstances
actuelles cette croyance est ab-
solument fausse.
Tous les actes du Parti com-
muniste en ce moment tendent
à servir la politique russe ; non
pas seulement la politique de
la 3e Internationale, mais bien
la politique personnelle de Sta-
line.
L'agitation parmi les masses
musulmanes en Afrique du
Nord est depuis longtemps
dans le plan de l'Internatio-
nale ; actuellement Staline
presse les dirigeants français
pour que cette agitation de-
vienne plus violente et tourne
au soulèvement général.
En Algérie, les communistes
intensifient leur propagande
criminelle parmi les indigènes.
Dans la profession de foi de
Zannetacci, candidat aux élec-
tions de 1936, à Oran, le Parti
communiste appelle carrément
les indigènes à se débarrasser
du hideux colonialisme, du ré-
gime d'oppression, du joug es-
clavagiste. - -
Au cri de : « Le colonialis-
me, voilà l'ennemi », il appelle
les musulmans à se libérer de
la servitude en bâtissant une
République libre d'Algérie.
Dans la « Lutte Sociale » du
31 juillet, Omar Ouzegane
écrit : « Nous ne voulons pas
connaître davantage ce systè-
me barbare de la domination
colonialiste », et Ben Ali Bou-
kort y écrivait récemment :
« Nous n'abandonnons rien de
notre objectif final : la Répu-
blique des Soviets d'Algérie ». j
Tout cela veut bien dire en
français comme en russe : abo-
lition des colonies, indépen-
dance de l'Algérie ; les Fran-
çais à la mer !
Il est indéniable que non
seulement les communistes ap-
pellent les indigènes à la ré-
volte mais encore ils les orga-
nisent pour la lutte « émanci-
patrice ».
Qu'arriverait-il s'ils parve-
naient — il suffît d'un incident
— à provoquer un soulèvement
général en Algérie ? On ima-
gine facilement le sort des eu-
ropéens, qu'ils soient bour-
geois, ouvriers ou colons.
Et si les communistes ne
réussissaient pas leur coup, on
imagine aussi le sort des mal-
heureux indigènes devant les
mitrailleuses françaises.
Quoi qu'il en soit, les com-
munistes travaillent actuelle-
ment — et très résolument —
à réaliser leur plan. Il faut que
Staline soit content.
Ils ont beau parler de pain
et de paix, ils travaillent, par
la désorganisation économique,
à accroître la misère du peuple
algérien pour le lancer plus fa-
cilement dans une atroce guer-
re civile, dans un abominable
massacre.
Nous n'exagérons pas.
Le Gouvernement général, le
Préfet, savent aussi — nous
l'espérons — que nous n'exagé-
rons pas. Et nous, nous deman-
dons ce qu'ils attendent pour
entamer — comme le fit jadis
Viollette — une répression dé-
vère contre les agitateurs com-
munistes.
Et qu'attend le Gouverne-
ment pour dissoudre le Parti
communiste ?
Que la France ait perdu ses
colonies ?
M. GODARD.
LA DÉMISSION COLLECTIVE
DES ÉLUS MUSULMANS D'ORANIE
ÉLUS MUSULMANS,
le Front Populaire
est responsable des maux
dont vous vous plaignez
et cependant vous vous êtes laissés manœuvrer
par les communistes à Tlemcen
« Nous avons mis notre démission d'élu à la disposition de la
Fédération, libre et indépendante. Nous la maintenons comme l'expres-
sion de notre protestation la plus vive contre un Gouvernement
démagogique coupable de la plus grande escroquerie morale du siècle. »
La Presse a relaté les conditions
dans lesquelles l'Assemblée géné-
rale extraordinaire des Elus Musul-
mans du département d'Oran s'est
déroulée dimanche dernier à Tlem-
cen.
Tout le monde sait maintenant
que cette réunion a eu lieu « en
présence du Comité départemental
du Congrès Musulman ».
Il n'entre pas dans nos intentions
de faire de la peine à nos collè-
gues de la Fédération, mais usant
par le Dr Djilali BENTAMI,
Membre du Comité Central du PPI
de notre franchise habituelle nous
exprimons notre étonnement et
aussi notre regret de voir une as-
semblée d'élus se prêter sans réac-
tion aucune à une manœuvre de
noyautage qui n'est pas autre chose
qu'une tentative de surveillance et
de contrôle exercée par une orga-
nisation de militants suspects à
juste raison de passion partisane
sur une autre organisation qui de-
vrait être jalouse de son indépen-
dance à l'égard des partis.
La Fédération était convoquée
pour décider de la conduite à tenir
en face d'événements sociaux, pro-
fitables à certains, préjudiciables à
nos mandants et qui marquent
d'une manière éclatante la carence
d'un gouvernement qui n'a rien te-
nu des promesses qu'il nous avait
faites.
Les élus nous semblaient assez
grands pour prendre entre eux, di-
gnement et en toute indépendance
d'esprit, la décision qui convenait:
ainsi font tous les groupements si-
milaires dans des circonstances
semblables.
Ainsi procèdent même les grou-
pes parlementaires tributaires ce-
pendant de comités électoraux
poussant souvent leur intransigean-
ce jusqu'à la tyrannie.
Ce n'est qu'en cas d'événements
graves ou de dissentiments inté-
rieurs difficiles à aplanir que ces
comités, réunis en congrès, sont ap-
pelés à donner leur avis.
Les circonstances dans lesquelles
devait se tenir l'Assemblée de di-
manche dernier n'étaient pas de
nature à donner quelques inquié-
tudes sur son déroulement.
Nul désaccord sérieux n'était à
craindre ; tous les élus, conscients
de leurs devoirs, étaient prêts à
protester contre l'inertie du pou-
voir central en matière de politique
musulmane ; les hésitants, peu
nombreux d'ailleurs, se condam-
naient eux-mêmes : ils ne devaient
en rien diminuer la valeur d'un
geste exécuté quasi unanimement
par les élus musulmans.
Il en a été malheureusement au-
trement. A Tlemcen la Fédération
s'est laissée engager dans une im-
passe d'où elle ne pourra sortir
sans graves dommages. Une hypo-
thèque a été prise sur elle par un
comité auquel elle ne devait aucun
compte et dont l'action doit au con-
traire se dérouler en dehors de la
Fédération.
Mais ce comité, manœuvrant ha-
bilement, s'est imposé pour impo-
ser ensuite sa manière de voir dans
une question qui n'intéressait que
les élus. Nous reconnaissons la mé-
thode des cellulards obéissant au
mot d'ordre de leurs maîtres de
Paris et de Moscou.
Il n'était nullement besoin, à ce
compte-là, de déranger nos cama-
rades fédérés, ni de leur faire faire
un déplacement long et coûteux.
On les appelait non pas pour éla-
borer et discuter une motion, mais
simplement pour avaliser une ré-
solution qu'ils n'avaient ni conçue
ni rédigée.
Il eut suffi, à notre sens, d'adres-
ser copie de cette résolution à cha-
cun d'eux, en y ajoutant, à la ma-
nière de : « ne fermez pas la porte,
le « blount » s'en chargera », cet
ultime conseil : « ne vous donnez
pas la peine de penser, le cama-
rade communiste s'en est chargé
pour vous ». C'eut été plus franc et
plus économique surtout.
Mais les communistes avaient ré-
solu de jouer une comédie : on fit
venir de nombreux spectateurs
pour se donner l'illusion du succès.
On obtient surtout celui de faire
endosser à la Fédération la respon-
sabilité d'une décision dont elle n'a
pas eu la paternité et qui ressemble
à s'y méprendre à toutes celles qui
durant un an ont été dépêchées au
Gouvernement Front Popu par
d'incurables laudateurs plus aptes
à flatter les puissants que disposés
à défendre les faibles.
A
« Le Front Popu, lit-on dans
« cette résolution, s'est montré
« énergique en France ; en Algérie
« sa faiblesse est flagrante. Si rien
« n'a été fait en faveur des musul-
« mans, ce n'est pas la faute de ce
« pauvre Gouvernement : les res-
« ponsables, ce sont ses adversai-
« res. »
Ce raisonnement est puéril et
spécieux tout à la fois ; il ne peut
être celui des élus. A la Fédération
on a la prétention de raisonner
plus sainement. Il faut avoir, en
effet, une conception spéciale de
l'honnêteté intellectuelle pour oser
déplacer les responsabilités avec
une désinvolture aussi grande.
Cette marque de « fraude » por-
te la signature du Parti de Moscou
qui n'en est pas à un écart près.
Pour masquer sa faillite et celle
de ses amis au pouvoir, le Parti
Communiste attribue à une « poi-
gnée de colons » la non réalisation
des revendications économiques et
sociales contenues dans la charte
revendicative du Congrès Musul-
man, revendications auxquelles
nous demeurons fermement atta-
chés. (Suite à la pane 4)
« LA FAILLITE
NOUS VOICI »
s'écrièrent AURIOL, BLUM,
DORMOY et Cie, en arrivant
au pouvoir.
La France s'est aperçue de
cette arrivée.
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