Titre : Le Petit journal
Auteur : Parti social français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Clermont-Ferrand)
Éditeur : [s.n.][s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1920-01-18
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 18 janvier 1920 18 janvier 1920
Description : 1920/01/18 (Numéro 20821). 1920/01/18 (Numéro 20821).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k622503x
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/11/2008
Un seul tour de scrutins suffi hier à
Versailles pour assurer l'élection de M.
Desehanel à la .présidence de la Répu
blique. Les hésitations qui se manifes
taient après le vote de la réunion plé-
nière avaient cessé hier matin. Il y
avait un courant quasi, unanime pour
enlever à la candidature de M. Desclia
nel le caractère d'une candidature de
parti et pour lui donner, par un. nom
bre de voix considérable, l'autorité qui
est nécessaire au représentant do la
France dans les- heures difficiles que
nous traversons-
.C'est dans ces conditions que M. Des
ehanel a obtenu 734 voix, chiffre que
n'avait jamais atteint aucun de ses pré
décesseurs.
A VERSAILLES
AVANT LE CONGRES
9 heures. — Versailles, sous un soleil
printanier, resplendit et les pierres du châ
teau prennent- un .aspect 'doré. La ville, le
matin, est aussi tranquille qu'en temps
ordinaire. Aux gares, simplement, des pi
quets de soldats et d'agents en plus ^rand
nombre ;.le long des .voies, de Paris à Ver
sailles, des sentinelles sont placées, suivant
la tradition.
On se félicite de la douceur de la tempé
rature, des rayons chauds du soleil, et na
turellement l'idée vient à tout le monde de
dire que c'est un soleil d'Austerlitz. 11 reste
à savoir pour quel Président il va luire.
C'est le secret de cette journée historique.
Dès Ihuit heures du matin est arrive le
nombreux personnel chargé- du service à
l'intérieur du Sénat.
Neuf heures et demie. — A l'intérieur du
château, tous les huissiers sont à leur pos
te. Le général Peltier, commandant militai
re du Sénat, et le commandant Riondet,
chef du personnel, assistés du co-mman-
aj.nf- 'MârîatlJ^'chef'des services de la
Chambre, dirigent le service d'ordre qui
est fort bien organisé. Il en est (Te même
de l'organisation des Postes et des Télé
graphes qui, installés sous l'habile direc
tion de M. Labadie et de MM. Bosbarv et
Braux, inspecteurs,. ne laisse rien à dési
rer ; placés à proximité de la salle des
séances, ces services permettent à la pres
se de se tenir en communication avec les
membres du Congrès.
Onze heures. — La place d'Armes est
toute rose sous le soleil matinal qui dissipe
peu à peu le brouillard. Des groupes tra
versent la place. En melon ou en feutre
mou, ocs parlementaires en avance — des
nouveaux élus pour la plupart — vont, pi
lotés par les anciens, reconnaître la «aile
où ils éliront cet après-midi un chef d'Etat.
Les conversations sont animées et il est
'de vénérables sénateurs qui, sous les
rayons réchauffeurs du soleil, plaisantent
comme des écoliers en vacances.
On déjeune
Midi. — La plupart des restaurants sont
déjà bondés et les retardataires devront
maintenant attendre le second service.C'est
naturellement aux « Réservoirs » que les
notabilités de la politique, du monde et de
la presse se sont donné rendez-vous. Ins
tallés là un peu pêle-mêle, dans les salons
aux verrières claires et sous l'œil d'un
Louis XIV de bronze, offusqué sans doute
de voir son palais servir à l'élection répu
blicaine d'un successeur, tous font rapide
ment' honneur — car on attend aux portes
— an menu dactylographié sur un bristol
glacé surmonté de deux drapeaux, améri
cain et français, aux hampes d'or entre
croisées. Voici ce menu : Ilors-d'œuvre,
sole Réservoirs, contre-filet rôti, puroe de
pommes, viande froide à la gelée, salade
de légumes, fromage, fruits.
La table de M. Autrand voisine avec celle ,
de M. Bouilloux-Lafont. Plus loin, M. Man-
del, autour de qui les allées et venues
eont fréquentes. (Mlle Cécile Sorel a .six in
vités à sa table, et M. Venizelos, qui lui fait
face, semble fort intéressé par le spectacle.
M. Millerand, en complet bleu, dans
l'embrasure d'une fenêtre qui donne sur
le parc, déjeune à côté
cier.
M. Roy, commissaire au Ravitaille
ment, s'est fait présenter à M. Venizelos,
et ils ont tous deux une conversation fort
animée — sur la vie chère sans doute,,
en France comme en Grèce.
Au dehors, des autos amènent sans cesse
de nouveaux arrivants. M. Doumer, fu
mant une cigarette sur le trottoir, attend
des retardataires.
Les troupes, se sont formées en longues
files qui bordent la place d'Armes d'une
lhaie bleue ininterrompue. Les consignes
sont sévères et il faut montrer patte plus
que blanche pour passer. Des clairons sont
disposés de place en place en vue d'alertes
possibles. Le soleil, maintenant haut dans
le ciel idéalement r 1 "* " vi v-e le rouge des
briques du palai' ■ vions emplissent
l'air de leur .ronroa^eiiifcut et font des cer
cles qui se rétrécissent. A l'entrée du public,
il y a foule et des gens, très élégants par- •
fois, déjeunent de sandwichs apportées
dans des papiers.
Dans la cour du Palais
Midi et demi. — Une demi-heure avant
l'ouverture de la seance, M. Pams arrive.
— Vous êtes satisfaits ? demande -t-il
aux journalistes.
Ceux-ci auraient eu mauvaise grâce à
se plaindre, tout ayant été organisé à mer
veille.
MM. Daudet et Jonnart viennent ensuite,
puis les arrivées se font ininterrompues.
La plupart des parlementaires sont coiffés
d'un feutre mou, d'autres en melon ; il
n'en est que deux ou -trois en cihapeau
de haute forme. Mais une ovation, discrète
fut faite à un député breton qui a la tète
couverte du feutre mat à longs Tulbans de
■son pays natal.
M. Briand, la cigarette aux lèvres et
accompagné de quelques amis,- parmi les
quels M. Paisant, arrive aussitôt après
l'abbé Wetterlé.
M. Desehanel vient en auto jusqu'à la
porte. Il a peine -à répondre aux saluts, car
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M. PAUL DESCHANEL
(Cl. II. Manuel.)
peau melon, les suit à quelques pas, sou
riant, serrant des mains, mais ne répon
dant que par -un geste évasif de la main
aux questions qu'on lui pose ou aux féli
citations qu'on lui adresse déjà.
Les ministres arrivent presque en grou
pe : MM. Loucheur, Klotz, Henry Simon,
Pams. Dubois.
Puis M. Millerand, dont le nom a été
prononcé par quelques-uns comme celui
d'un candidat «possible.
M. Méline survient et il est respectueu
sement salué.
Dès ne moment l'avis le plus général
qui circule dans les couloirs est que, aucun
candidat, n'étant désigné, à part M. Des
ehanel, il n'y aura qu'un seul tour de scru
tin.
-Dans, ces conditions, on escompte le ré
sultat pour avant 4 heures.
L'heure approche...
Très vite, la salle se garnit. Sénateurs
et députés entrent, échangent des poignées
de mams, conversent par groupes, puis
vont s'asseoir à leurs ban-os ; à l'extrême-
gauche, M. Strauss, sénateur de la Seine,
près de lui, M. Forgeot, M. René Renoult,
M. dé Chapedelame, M. Barthe, M. Le-
noir.
Au centre, à gauche, à droite, des grou
pes se forment et des conversations s'en
gagent.
A urne heure moins cinq, les membres du
Congrès entrent en foule. Notons au pas
sage : M. Ribot, M. Léon Bérard, M.
Pains, M. Doumer, M. Briand. Au banc des
ministres, MM. Nail, Klotz, Tardieu, Lou
cheur, Henry Simon, Jeanneney, Noulens.
A une heure moins deux, M. Léon Bour
geois, en habit, fait son entree par la droi
te. Il monte au. fauteuil, salué par de vifs
applaudissements, qui partent de nombreux
bancs. Il est entouré des secrétaires du
Sénat. , ^
Derrière lui, M. Eugène Pierre, secré
taire général de la présidence de la Chain-
sa voiture contient -six personnes dont Mme
Desclianel -et des enfants. _
M. Léon Bourgeois, présidant de 1 As
semblée nationale, est entré par une porte
dérobée.
Une réunion des socialistes
Midi 4-5. — Les socialistes se sont réunis
avant- la séance. On interroge M. Grous-
sicT*
« Si le groupe prend une décision, dit-il,
ce sera celle de voter pour Jules Guesde. »
Le groupe, après une vive discussion,
avant décidé par quatre voix de majorité
de voter pour M. Desehanel* prie les mem-
Devant le Palais de Versailles, la foule derrière le barrage d;
candidat ?
soldats
(Ph. Petit Journal.)
BL Deschanei et sa famille descendant d'automobile
bres du groupe de se conformer par disci
pline à cette décision.
Dans la galerie des Bustes
La galerie des Bustes devient très ani
mée. -
Les arrivants, sénateurs et députés, in
terrogent ceux qui se trouvent là.
— Eh bien, y a-t-il plusieurs concur
rents ? Et M. Jonnart ? » .
M. Jonnart passe et on l'interroge.
—'Moi. candidat ? Mais pas du tout. Je
remercie les amis, qui ont pense me faire
cet honneur. Et voilà tout ».
Et voici maintenant M. Aristide Briand.
LE PROCHAIN
MINISTERE
C'est ce matin que le ministère' Clemen
ceau doit remettre sa démission au Prési--
dent de la République.
Il -ne faut pas oublier que M. Poincaré
reste en fonctions jusqu'au 17 février ;
c'est donc lui qui aura à désigner le suc-
cesseuï de M. Clemenceau. Il se mettra
évidemment d'accord avec M.- Descl\anel,et
on assure que c'est à M. Millerand que
sera confié le soin, de former le nouveau
ministère.
— Etes-vous
quelqu'un.
— Je ne voudrais l'être à aucun prix.
D'ailleurs il en est sans doute d'autres
que moi qui aspirent à cet honneur ».
lui demande l> re > ^1- Bonet-Maury, secrétaire général de
I la présidence du Sénat.
Ce sont ensuite MM. Mascuraud, Leredu,
Dubois, ministre du Commerce, que nous
reconnaissons au milieu de la foule de plus
H.. XXL\J1 ao|/UClH CL LCl iHJ.U 1J C U A ! 1 1 ~ VIL.
On annonce que le groupe de l'Entente ! en P* us dense des parlementaires qui s'en-
gouffre, non sans bousculades, par l'étroi
te porte. On ne peut, malgré la solennité
de la journée, s'empêcher de penser à une
station encombrée de Métro. La plupart des
arrivants sont accompagnés de dames qui
sous le soleil, ont quitté leurs manteaux
de fourrure, et les-tiennent sous le bras.
M. Barthou, débonnaire, serre des mains
Il est très entouré.
LA PRESIDENCE
DE LA CHAMBRE
La • nomination de M. Desehanel à-la
Présidence de la République laisse vacante
la présidence de la Chambre.
11 est probable que cette vacance sera
comblée dès mardi. L'accord semble fait
depuis longtemps sûr un nom, M. Raoul
Péret, président de la commission du bud
get. On se souvient que lorsque la Chambre,
après sa constitution nomma son bureau,
elle donna à M. Raoul Péret comme vice-
président, beaucoup plus de voix qu'à ses
autres collègues.
A la rentrée de janvier, M. Raoul Péret
a été réélu premier vice-président. M.
Raoul Péret «'est acquis à la Chambre par
la maîtrise de son caractère et par son la
beur, des sympathies que l'on peut dire
unanimes, et son élection serait certaine
ment très bien accueillie.
démocratique républicaine s'est réuni, et
que, dans un sentiment d'union nationale,
il a été décidé de voter pour M. Desehanel.
Le président du groupe est allé avec une
délégation fairç part de cette décision au
président de la Chambre.
. Midi cinquante. — Mme Desehanel et ses
enfants pénètrent dans les couloirs. Le
président de la Chambre, coiffé d'un cha-
UN HOMMAGE
A M. CLEMENCEAU
sauveur de la Patrie
. Un groupe de députés avait rédigé un
proj-et de résolution tendant à faire dé
cerner à M. Clemenceau par l'Assemblée
Nationale le titre de « Sauveur de la Pa
trie ». Mais on fit observer que le vote de
ce texte serait contraire à la Constitution.
Alors, M. Lazare Weiller, sénateur d'Al
sace, fit circuler le texte suivant qui fut
rapidement couvert de signatures :
« Les sénateurs et députés; réunis pour
VAssemblée nationale, témoignent à M.
Georges Clemenceau, président du Conseil,
leur reconnaissance pour les inoubliables
services qu'il a, rendus à la Patrie. »
Ajoutons que les collaborateurs de M.
Clemenceau s'excusèrent de ne pas pou
voir mettre leur signature sur ce docu
ment, trop d'adversaires du président du
Conseil y ayant apposé la leur.
Ce matin
Conseil des ministres
: Un conseil des ministres se tiendra à dix
heures à l'Elysée et M. Cleihenceau et ses
collaborateurs feront leurs adieux au chef
de l'Etat.
M. Poincaré commencera sans doute en
suite les consultations des hommes poli
tiques dont il. désire avoir-l'avis.
Voir en 3° page :
QTJI VA MAINTENANT PRESIDER
LE CONSEIL SUPREME ?
Dans les tribunes
Des tribunes, qui étaient combles long
temps à l'avance, ainsi que les galeries ré
servées au pulblic — il y a là beaucoup de
dames, quelques officiers en uniforme,
d'anciens députés, d'anciens sénateurs —
le spectacle -est particulièrement intéres
sant.
Les regards se portent sur le tableau'
placé derrière le fauteuil du président et
qui représente la fameuse scène des Etats-
Généraux de 1789.
Les députés et sénateurs anciens mon
trent aux nouveaux élus les sièges qui fu
rent occupés par Gambetta et Thiers (fau
teuils 22 et 202) à la séance ou Gambetîn
se levant disait en montrant du doigt
Thiers : « Le libérateur du territoire, le
voila !»
On remarque également les fauteuils
de Sadi-Carnot (23) et celui de Félix Fau-
re (24) quand ils furent proclames prési
dent de la République.
LE CONGRES
EST EN SEANCE
Il est une heure. Un coup de sonnette ey
le silence se fait aussitôt dans la salle.-
M. Léon Bourgeois se leve et donne lecta*
re du décret convoquant l'Assemblée na*
tionale, puis des articles de la Constitu
tion relatifs à l'élection du Président de
la République.
Immédiatement après, un huissier ap
porte à M. Bourgeois une boîte de laquelle
celui-ci extrait des bulletins imprimés. Il
s'agit-, en effet, de tirer au sort les noms
des membres de l'Assemblée qui seront
charges de dépouiller tout à l'heure le
scrutin.
Cette opération se poursuit jusqu'à une
heure 10, au milieu du bruit des conver
sations. On a peine à entendre les noms
des scrutateurs.
Un nouveau coup de sonnette. Il s'agit
maintenant de tirer au sort la lettre par
laquelle on commencera l'appel nominal
des membres du Congrès pour le scrutin
à Ta tribune. C'est la lettre S. Comme on
n'a pas compris tout de suite si c'est la
lettre S ou la lettre F, des voix s'élèvent :
« Quelle lettre ? Quelle lettre 9
— La lettre S, répond M. Bourgeois.
D'ailleurs, tout aussitôt, un des secré
taires rédacteurs,, placé devant la tribune
accroche à cellenci une grande pancarte
portant cette lettre.
Les tribunes regorgent de spectateurs,
la foule envahit les couloirs qui deviennent
presque impraticables. C'est à grand'pei-
ne qu'on circule. La nouvelle se confirme
qu'il n'y aura pas d'autre candidat que
M. Deschan-el. Cependant, dit-on, si ce der-''
nier n'obtenait pas au premier tour la
majorité absolue, une nouvelle candida
ture pourrait peut-être se produire. Mais
cette éventualité n'est guère envisagée -par
les personnalités au courant des combinai
sons politiques.
Un des .secrétaires du Sénat, M. Reynald,
monte à la tribune. 6 0n lui apporte une
urne qu'il retourne, pour bien montrer
qu'e'le ne renferme aucun bulletin prépa
ré par avance. On rit sur de nombreux
bancs.
Le scrutin est ouvert à une heure ;un
quart.
Un huissier appelle à haute voix M.
Savary, le premier par ordre alphabéti
que ; celui-ci prend des mains du -secré
taire placé à -la gauche du président une
boule, passe à la tribune et remet son
bulletin- de vote, préalablement inséré
sous enveloppe à AI. Reynald.
Puis c'est le défilé monotone des mem
bres du Congrès, que le même huissier
appelle au milieu d'un bourdonnement
confus.
Une heure 25 ; on change la pancarte.
C'est maintenant la lettre T : l'instant
d'après c'est -la lettre U, puis la lettre V.
Un certain nombre de congressistes, par
ticulièrement des -socialistes^ ne répondent
pas a l'appel de leur nom. Parmi eux, M.
Valiere, député de la Haute-Vienne ; M.
Sembat également- Par contre, M. U-hry,
M. Varenne, également socialistes, votent,
et le défilé des membres du Congrèa
se poursuit. \
On remarque au passage l'abbé Wetterlé,
M. Briand, M. Brice, etc.
A l'appel de son nom, M. Léon Bour
geois qui a ji-i-éparé d'avance-son bulletin,
se_ lève et tend une enveloppe au secré
taire, qui la dépose dans l'urne.
Le général de Castelnau, à son passage,
a la tribune, est l'objet de chaleureux an-
plaudissements, qui éclatent sur de nom
breux bancs et dans les tribunes. A l'ex-
Quelques profils dans les couloirs du Congrès
De gauche à droite : en haut : MM. B riand , P aul -B oncour , B oret,
En bas ; M. L oucheur, l' « as » F ohck , I i'abbé L bmirb.
Versailles pour assurer l'élection de M.
Desehanel à la .présidence de la Répu
blique. Les hésitations qui se manifes
taient après le vote de la réunion plé-
nière avaient cessé hier matin. Il y
avait un courant quasi, unanime pour
enlever à la candidature de M. Desclia
nel le caractère d'une candidature de
parti et pour lui donner, par un. nom
bre de voix considérable, l'autorité qui
est nécessaire au représentant do la
France dans les- heures difficiles que
nous traversons-
.C'est dans ces conditions que M. Des
ehanel a obtenu 734 voix, chiffre que
n'avait jamais atteint aucun de ses pré
décesseurs.
A VERSAILLES
AVANT LE CONGRES
9 heures. — Versailles, sous un soleil
printanier, resplendit et les pierres du châ
teau prennent- un .aspect 'doré. La ville, le
matin, est aussi tranquille qu'en temps
ordinaire. Aux gares, simplement, des pi
quets de soldats et d'agents en plus ^rand
nombre ;.le long des .voies, de Paris à Ver
sailles, des sentinelles sont placées, suivant
la tradition.
On se félicite de la douceur de la tempé
rature, des rayons chauds du soleil, et na
turellement l'idée vient à tout le monde de
dire que c'est un soleil d'Austerlitz. 11 reste
à savoir pour quel Président il va luire.
C'est le secret de cette journée historique.
Dès Ihuit heures du matin est arrive le
nombreux personnel chargé- du service à
l'intérieur du Sénat.
Neuf heures et demie. — A l'intérieur du
château, tous les huissiers sont à leur pos
te. Le général Peltier, commandant militai
re du Sénat, et le commandant Riondet,
chef du personnel, assistés du co-mman-
aj.nf- 'MârîatlJ^'chef'des services de la
Chambre, dirigent le service d'ordre qui
est fort bien organisé. Il en est (Te même
de l'organisation des Postes et des Télé
graphes qui, installés sous l'habile direc
tion de M. Labadie et de MM. Bosbarv et
Braux, inspecteurs,. ne laisse rien à dési
rer ; placés à proximité de la salle des
séances, ces services permettent à la pres
se de se tenir en communication avec les
membres du Congrès.
Onze heures. — La place d'Armes est
toute rose sous le soleil matinal qui dissipe
peu à peu le brouillard. Des groupes tra
versent la place. En melon ou en feutre
mou, ocs parlementaires en avance — des
nouveaux élus pour la plupart — vont, pi
lotés par les anciens, reconnaître la «aile
où ils éliront cet après-midi un chef d'Etat.
Les conversations sont animées et il est
'de vénérables sénateurs qui, sous les
rayons réchauffeurs du soleil, plaisantent
comme des écoliers en vacances.
On déjeune
Midi. — La plupart des restaurants sont
déjà bondés et les retardataires devront
maintenant attendre le second service.C'est
naturellement aux « Réservoirs » que les
notabilités de la politique, du monde et de
la presse se sont donné rendez-vous. Ins
tallés là un peu pêle-mêle, dans les salons
aux verrières claires et sous l'œil d'un
Louis XIV de bronze, offusqué sans doute
de voir son palais servir à l'élection répu
blicaine d'un successeur, tous font rapide
ment' honneur — car on attend aux portes
— an menu dactylographié sur un bristol
glacé surmonté de deux drapeaux, améri
cain et français, aux hampes d'or entre
croisées. Voici ce menu : Ilors-d'œuvre,
sole Réservoirs, contre-filet rôti, puroe de
pommes, viande froide à la gelée, salade
de légumes, fromage, fruits.
La table de M. Autrand voisine avec celle ,
de M. Bouilloux-Lafont. Plus loin, M. Man-
del, autour de qui les allées et venues
eont fréquentes. (Mlle Cécile Sorel a .six in
vités à sa table, et M. Venizelos, qui lui fait
face, semble fort intéressé par le spectacle.
M. Millerand, en complet bleu, dans
l'embrasure d'une fenêtre qui donne sur
le parc, déjeune à côté
cier.
M. Roy, commissaire au Ravitaille
ment, s'est fait présenter à M. Venizelos,
et ils ont tous deux une conversation fort
animée — sur la vie chère sans doute,,
en France comme en Grèce.
Au dehors, des autos amènent sans cesse
de nouveaux arrivants. M. Doumer, fu
mant une cigarette sur le trottoir, attend
des retardataires.
Les troupes, se sont formées en longues
files qui bordent la place d'Armes d'une
lhaie bleue ininterrompue. Les consignes
sont sévères et il faut montrer patte plus
que blanche pour passer. Des clairons sont
disposés de place en place en vue d'alertes
possibles. Le soleil, maintenant haut dans
le ciel idéalement r 1 "* " vi v-e le rouge des
briques du palai' ■ vions emplissent
l'air de leur .ronroa^eiiifcut et font des cer
cles qui se rétrécissent. A l'entrée du public,
il y a foule et des gens, très élégants par- •
fois, déjeunent de sandwichs apportées
dans des papiers.
Dans la cour du Palais
Midi et demi. — Une demi-heure avant
l'ouverture de la seance, M. Pams arrive.
— Vous êtes satisfaits ? demande -t-il
aux journalistes.
Ceux-ci auraient eu mauvaise grâce à
se plaindre, tout ayant été organisé à mer
veille.
MM. Daudet et Jonnart viennent ensuite,
puis les arrivées se font ininterrompues.
La plupart des parlementaires sont coiffés
d'un feutre mou, d'autres en melon ; il
n'en est que deux ou -trois en cihapeau
de haute forme. Mais une ovation, discrète
fut faite à un député breton qui a la tète
couverte du feutre mat à longs Tulbans de
■son pays natal.
M. Briand, la cigarette aux lèvres et
accompagné de quelques amis,- parmi les
quels M. Paisant, arrive aussitôt après
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citations qu'on lui adresse déjà.
Les ministres arrivent presque en grou
pe : MM. Loucheur, Klotz, Henry Simon,
Pams. Dubois.
Puis M. Millerand, dont le nom a été
prononcé par quelques-uns comme celui
d'un candidat «possible.
M. Méline survient et il est respectueu
sement salué.
Dès ne moment l'avis le plus général
qui circule dans les couloirs est que, aucun
candidat, n'étant désigné, à part M. Des
ehanel, il n'y aura qu'un seul tour de scru
tin.
-Dans, ces conditions, on escompte le ré
sultat pour avant 4 heures.
L'heure approche...
Très vite, la salle se garnit. Sénateurs
et députés entrent, échangent des poignées
de mams, conversent par groupes, puis
vont s'asseoir à leurs ban-os ; à l'extrême-
gauche, M. Strauss, sénateur de la Seine,
près de lui, M. Forgeot, M. René Renoult,
M. dé Chapedelame, M. Barthe, M. Le-
noir.
Au centre, à gauche, à droite, des grou
pes se forment et des conversations s'en
gagent.
A urne heure moins cinq, les membres du
Congrès entrent en foule. Notons au pas
sage : M. Ribot, M. Léon Bérard, M.
Pains, M. Doumer, M. Briand. Au banc des
ministres, MM. Nail, Klotz, Tardieu, Lou
cheur, Henry Simon, Jeanneney, Noulens.
A une heure moins deux, M. Léon Bour
geois, en habit, fait son entree par la droi
te. Il monte au. fauteuil, salué par de vifs
applaudissements, qui partent de nombreux
bancs. Il est entouré des secrétaires du
Sénat. , ^
Derrière lui, M. Eugène Pierre, secré
taire général de la présidence de la Chain-
sa voiture contient -six personnes dont Mme
Desclianel -et des enfants. _
M. Léon Bourgeois, présidant de 1 As
semblée nationale, est entré par une porte
dérobée.
Une réunion des socialistes
Midi 4-5. — Les socialistes se sont réunis
avant- la séance. On interroge M. Grous-
sicT*
« Si le groupe prend une décision, dit-il,
ce sera celle de voter pour Jules Guesde. »
Le groupe, après une vive discussion,
avant décidé par quatre voix de majorité
de voter pour M. Desehanel* prie les mem-
Devant le Palais de Versailles, la foule derrière le barrage d;
candidat ?
soldats
(Ph. Petit Journal.)
BL Deschanei et sa famille descendant d'automobile
bres du groupe de se conformer par disci
pline à cette décision.
Dans la galerie des Bustes
La galerie des Bustes devient très ani
mée. -
Les arrivants, sénateurs et députés, in
terrogent ceux qui se trouvent là.
— Eh bien, y a-t-il plusieurs concur
rents ? Et M. Jonnart ? » .
M. Jonnart passe et on l'interroge.
—'Moi. candidat ? Mais pas du tout. Je
remercie les amis, qui ont pense me faire
cet honneur. Et voilà tout ».
Et voici maintenant M. Aristide Briand.
LE PROCHAIN
MINISTERE
C'est ce matin que le ministère' Clemen
ceau doit remettre sa démission au Prési--
dent de la République.
Il -ne faut pas oublier que M. Poincaré
reste en fonctions jusqu'au 17 février ;
c'est donc lui qui aura à désigner le suc-
cesseuï de M. Clemenceau. Il se mettra
évidemment d'accord avec M.- Descl\anel,et
on assure que c'est à M. Millerand que
sera confié le soin, de former le nouveau
ministère.
— Etes-vous
quelqu'un.
— Je ne voudrais l'être à aucun prix.
D'ailleurs il en est sans doute d'autres
que moi qui aspirent à cet honneur ».
lui demande l> re > ^1- Bonet-Maury, secrétaire général de
I la présidence du Sénat.
Ce sont ensuite MM. Mascuraud, Leredu,
Dubois, ministre du Commerce, que nous
reconnaissons au milieu de la foule de plus
H.. XXL\J1 ao|/UClH CL LCl iHJ.U 1J C U A ! 1 1 ~ VIL.
On annonce que le groupe de l'Entente ! en P* us dense des parlementaires qui s'en-
gouffre, non sans bousculades, par l'étroi
te porte. On ne peut, malgré la solennité
de la journée, s'empêcher de penser à une
station encombrée de Métro. La plupart des
arrivants sont accompagnés de dames qui
sous le soleil, ont quitté leurs manteaux
de fourrure, et les-tiennent sous le bras.
M. Barthou, débonnaire, serre des mains
Il est très entouré.
LA PRESIDENCE
DE LA CHAMBRE
La • nomination de M. Desehanel à-la
Présidence de la République laisse vacante
la présidence de la Chambre.
11 est probable que cette vacance sera
comblée dès mardi. L'accord semble fait
depuis longtemps sûr un nom, M. Raoul
Péret, président de la commission du bud
get. On se souvient que lorsque la Chambre,
après sa constitution nomma son bureau,
elle donna à M. Raoul Péret comme vice-
président, beaucoup plus de voix qu'à ses
autres collègues.
A la rentrée de janvier, M. Raoul Péret
a été réélu premier vice-président. M.
Raoul Péret «'est acquis à la Chambre par
la maîtrise de son caractère et par son la
beur, des sympathies que l'on peut dire
unanimes, et son élection serait certaine
ment très bien accueillie.
démocratique républicaine s'est réuni, et
que, dans un sentiment d'union nationale,
il a été décidé de voter pour M. Desehanel.
Le président du groupe est allé avec une
délégation fairç part de cette décision au
président de la Chambre.
. Midi cinquante. — Mme Desehanel et ses
enfants pénètrent dans les couloirs. Le
président de la Chambre, coiffé d'un cha-
UN HOMMAGE
A M. CLEMENCEAU
sauveur de la Patrie
. Un groupe de députés avait rédigé un
proj-et de résolution tendant à faire dé
cerner à M. Clemenceau par l'Assemblée
Nationale le titre de « Sauveur de la Pa
trie ». Mais on fit observer que le vote de
ce texte serait contraire à la Constitution.
Alors, M. Lazare Weiller, sénateur d'Al
sace, fit circuler le texte suivant qui fut
rapidement couvert de signatures :
« Les sénateurs et députés; réunis pour
VAssemblée nationale, témoignent à M.
Georges Clemenceau, président du Conseil,
leur reconnaissance pour les inoubliables
services qu'il a, rendus à la Patrie. »
Ajoutons que les collaborateurs de M.
Clemenceau s'excusèrent de ne pas pou
voir mettre leur signature sur ce docu
ment, trop d'adversaires du président du
Conseil y ayant apposé la leur.
Ce matin
Conseil des ministres
: Un conseil des ministres se tiendra à dix
heures à l'Elysée et M. Cleihenceau et ses
collaborateurs feront leurs adieux au chef
de l'Etat.
M. Poincaré commencera sans doute en
suite les consultations des hommes poli
tiques dont il. désire avoir-l'avis.
Voir en 3° page :
QTJI VA MAINTENANT PRESIDER
LE CONSEIL SUPREME ?
Dans les tribunes
Des tribunes, qui étaient combles long
temps à l'avance, ainsi que les galeries ré
servées au pulblic — il y a là beaucoup de
dames, quelques officiers en uniforme,
d'anciens députés, d'anciens sénateurs —
le spectacle -est particulièrement intéres
sant.
Les regards se portent sur le tableau'
placé derrière le fauteuil du président et
qui représente la fameuse scène des Etats-
Généraux de 1789.
Les députés et sénateurs anciens mon
trent aux nouveaux élus les sièges qui fu
rent occupés par Gambetta et Thiers (fau
teuils 22 et 202) à la séance ou Gambetîn
se levant disait en montrant du doigt
Thiers : « Le libérateur du territoire, le
voila !»
On remarque également les fauteuils
de Sadi-Carnot (23) et celui de Félix Fau-
re (24) quand ils furent proclames prési
dent de la République.
LE CONGRES
EST EN SEANCE
Il est une heure. Un coup de sonnette ey
le silence se fait aussitôt dans la salle.-
M. Léon Bourgeois se leve et donne lecta*
re du décret convoquant l'Assemblée na*
tionale, puis des articles de la Constitu
tion relatifs à l'élection du Président de
la République.
Immédiatement après, un huissier ap
porte à M. Bourgeois une boîte de laquelle
celui-ci extrait des bulletins imprimés. Il
s'agit-, en effet, de tirer au sort les noms
des membres de l'Assemblée qui seront
charges de dépouiller tout à l'heure le
scrutin.
Cette opération se poursuit jusqu'à une
heure 10, au milieu du bruit des conver
sations. On a peine à entendre les noms
des scrutateurs.
Un nouveau coup de sonnette. Il s'agit
maintenant de tirer au sort la lettre par
laquelle on commencera l'appel nominal
des membres du Congrès pour le scrutin
à Ta tribune. C'est la lettre S. Comme on
n'a pas compris tout de suite si c'est la
lettre S ou la lettre F, des voix s'élèvent :
« Quelle lettre ? Quelle lettre 9
— La lettre S, répond M. Bourgeois.
D'ailleurs, tout aussitôt, un des secré
taires rédacteurs,, placé devant la tribune
accroche à cellenci une grande pancarte
portant cette lettre.
Les tribunes regorgent de spectateurs,
la foule envahit les couloirs qui deviennent
presque impraticables. C'est à grand'pei-
ne qu'on circule. La nouvelle se confirme
qu'il n'y aura pas d'autre candidat que
M. Deschan-el. Cependant, dit-on, si ce der-''
nier n'obtenait pas au premier tour la
majorité absolue, une nouvelle candida
ture pourrait peut-être se produire. Mais
cette éventualité n'est guère envisagée -par
les personnalités au courant des combinai
sons politiques.
Un des .secrétaires du Sénat, M. Reynald,
monte à la tribune. 6 0n lui apporte une
urne qu'il retourne, pour bien montrer
qu'e'le ne renferme aucun bulletin prépa
ré par avance. On rit sur de nombreux
bancs.
Le scrutin est ouvert à une heure ;un
quart.
Un huissier appelle à haute voix M.
Savary, le premier par ordre alphabéti
que ; celui-ci prend des mains du -secré
taire placé à -la gauche du président une
boule, passe à la tribune et remet son
bulletin- de vote, préalablement inséré
sous enveloppe à AI. Reynald.
Puis c'est le défilé monotone des mem
bres du Congrès, que le même huissier
appelle au milieu d'un bourdonnement
confus.
Une heure 25 ; on change la pancarte.
C'est maintenant la lettre T : l'instant
d'après c'est -la lettre U, puis la lettre V.
Un certain nombre de congressistes, par
ticulièrement des -socialistes^ ne répondent
pas a l'appel de leur nom. Parmi eux, M.
Valiere, député de la Haute-Vienne ; M.
Sembat également- Par contre, M. U-hry,
M. Varenne, également socialistes, votent,
et le défilé des membres du Congrèa
se poursuit. \
On remarque au passage l'abbé Wetterlé,
M. Briand, M. Brice, etc.
A l'appel de son nom, M. Léon Bour
geois qui a ji-i-éparé d'avance-son bulletin,
se_ lève et tend une enveloppe au secré
taire, qui la dépose dans l'urne.
Le général de Castelnau, à son passage,
a la tribune, est l'objet de chaleureux an-
plaudissements, qui éclatent sur de nom
breux bancs et dans les tribunes. A l'ex-
Quelques profils dans les couloirs du Congrès
De gauche à droite : en haut : MM. B riand , P aul -B oncour , B oret,
En bas ; M. L oucheur, l' « as » F ohck , I i'abbé L bmirb.
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