Titre : Musée des familles : lectures du soir
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Éditeur : Ch. DelagraveCh. Delagrave (Paris)
Date d'édition : 1857-10-01
Contributeur : Berthoud, Samuel-Henry (1804-1891). Directeur de publication
Contributeur : Pitre-Chevalier (1812-1863). Directeur de publication
Contributeur : Wallut, Charles (1829-1899). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32820948x
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 octobre 1857 01 octobre 1857
Description : 1857/10/01 (A25,T25,N1)-1858/08/31 (A25,T25,N11). 1857/10/01 (A25,T25,N1)-1858/08/31 (A25,T25,N11).
Description : Collection numérique : Littérature de jeunesse Collection numérique : Littérature de jeunesse
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6142837z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-5215
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/12/2010
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- TABLE METHODIQUE DES MATIERES DU VINGT-CINQUIEME VOLUME.
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- TABLE ALPHABETIQUE DES GRAVURES.
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MUSEE DES FAMILLES. — MERCURE DE FRANCE.
les talenls méconnus. Après M. Gounod, popularisé par te Mi- jo
decin malgré lui, voici Al. Félicien David mis «nûn » sa place, le
c'esl-à-dire au premier rang, par 1a reprise de .(a Perte du Bri- qi
sil. Celle perle esl perlée encore par MM. Balanqué el Michol,
el par Mme Miolan-Carvalho, qui transporte la salle, au der-
nier acte, dans un chant d'oiseau, et .dans l'hymne du grand
Esprit de bois. Les choeurs aussi sont admirables cl parfaite- . _■
ment rendus, el bissés avec justice à chaque représentation. c]
— Le VAUDF.VILLE a repris les Faux bons hommes, qui le p
dédommagent des Fausses bonnes femmes «A du Pamphlétaire. d
— La pièce de M. Dumas lils a une destinée singulière. c,
Elle ailirc. et elle blesse les gens du monde. La salle est corn- p
ble chaque soir et mécontente toujours. Cela ne nuit point au s,
caissier, car chacun achète à la t*>rleson droit déjuge; mais u
l'auteur profitera sans doute d'un tel succès pour appliquer c
désormais son talent à des sujets plus convenables. t<
— Après la vogue enlin épuisée de leur revue, les VARIÉ- e
TÉS se transportent au Pays des amours, oeuvre poétique très- r
remarquable de M. Plouvier, et le PALAIS-ROYAL à la Chasse c
aux biches el à la parodie du Gymnase et du Thêàlre-Fran- t
çais (A qui le Bébé et ta Nouvelle Hermionè). \
— Frederick Lemaitie a reparu à la PORTÉ-SAINT-MARTIN
dans don César de Bazan, son meilleur rôle ; Mme Doche à la
GAITÉ, dans ta Bergère des Alpes; elf AMBIGU, après une relâche (
employée à se rajeunir, s'est rouvert avec éclat par Pierre La- \
borie, drame des plus émouvants, joué d'une façon très-re-
marquable. (
Le nouveau directeur de ce théâtre, M. Chilly, a signalé j (
son avènement par des mesures dont il n'y a qu'à le féliciter. ,
Il a nommé secrétaire général M. Salvador, connu par beau- j i
coup d'expérience, de lael et d'urbanité, et il a constitué à la ! ,
veuve de M. Ch. De.snoyers, le défunt directeur, une rente an- ■
nuelle de 0,000 francs. C'est se montrer à la fois administra-
teur habile et homme de coeur.
— Les BOUFFES-PAUISIESS ont donné coup sur coup : ilta-
demoisclle Jeanne, par M. Cohen ; Jlf. de Chimpanzé, pa-
roles drolatiques de M. J. Vernes, el musique excellente de
M. Uignard, el enlin les Dames de la Halle, une des parti-
tions les plus brillantes de M. Ofl'onbach, avec des décurs et
des coslumes aussi jolis que curieux. Dans Chimpanzé,
M. Tayau est prodigieux en singe, el dans tes Dames de la
Halle, les commères sont Léonce, Désiré et Mcèmncrc. Jugez!
— Au CIUQUIÎ-NAPOLÈON, rilomme-Cauon fait toujours
■ fureur, el sera l'clouiicmuiil des vacances de Pâques.
— Deux grandes lacunes musicales pour ce printemps. Ro-
ger l'inimitable se rend en Russie par l'Allemagne, el M"" l)u-
prez-Vanilenhouvel chante à Marseille, oii elle est fêlée comme
elle le mérite, comme l'avait été Ml,e Raclicl, il y a dix ans. j
Les Marseillais sont les plus chauds dilettantes de France. \
— En revanche, le grand artiste qu'a perdu l'orgue de la
Madelaiite, M. Lefébure-Wély, plus libre désormais de son
temps, a charmé ce mois-ci tour à tour les salons de M. De-
bain, ceux des plus illustres personnages et les royales soirées
de M. le comte de Nieuweikerke. Nous reparlerons spécia-
lement de ce talent supérieur et exceptionnel, sans modelé j
et sans copie, comme celui de Servais el de Godefroid.
LE SPECTACLE EN FAMILLE.
Suspendu après la mi-carême, il reprendra pins vivement
que jamais après Pâques, et il se prolongera jusqu'au départ
pour la campagne.
Ses chevrons du mois sont le nouvel opéra de MM. Galoppe
d'Onqunire et Paul Bernard, Bredouille ; celui de M" 0 Thys,
l'héritier sans le savoir; celui de M. Puiso.t, les Deux billets;
celui de Mn,e P. P..., le prince Papillon; la Volière, de Na-
. daud, reprise chez M. Bc-rtall, etc., etc., toutes nouveautés
qui rentrent dans notre cadre, et dont rendra .compte notre
prochaine revue des fêtes de l'hiver.
Nous devons noter cependant, dès aujourd'hui, un'spectacle
en famillequiaohlcnuun succèsassez vif pour mettre la plume
à la main des plus sévères chroniqueurs : MM. Eugène Cttinot
(du Pays), Brisson (des Salons de Paris), ***.(du Nord), Ileugel
(du Ménestrel), Alberto Second (del'Entracte), Paul UTvoi (du
Courrier de Paris).
Nous citerons ce,dernier, qu'ont reproduit la plupart des
gands journaux :
M. Eugène Toumeux, l'artiste-poëte, dont le ilfMstfe publiait
dernièrement la Méditation, gravée par M. Gérard, a dit, avec
M. G..., un prologue en vers de sa façon, — colorés et spiri-
tuels comme ses pastels et ses tableaux.
Puis M"« Touller, très-belle M.Ballande, est montée sur l'estrade el a joué, avec sou maî-
tre, une scène A'Andromaque: glande hardiesse, le lendemain
des obsèques de Ra.chel; mais aux audacieux la fortune!
M»» Touller.est, au moins, une grande espérance pour la tra-
gédie. La muse de Racine el de Corneille ne saurait renaître
sous une forme plus éclatante de jeunesse, de grâce el de ma-
jesté.
Alors le théâtre a représenté le bureau de rédaction d'un
journal, ou s'est déroulée une charmante opérette S» trois ac-
teurs : 1° «n gérant (de paille), M. Pucanard (Bussine jeune),
qui signe tout, ne rédige rien et chante avec enthousiasme ;
Ah j qu'on eu fier d'êlre Français,
Quand on a fait ses deux colonnes I
- 3° un peintre amateur offensé qui vient demander raison à un
critique d'art (M. Biéval); 3* Je critique lui-même, l'écrivain
provoqué, Léonide de Montmaur, cachée sous le mâle pseu-
donyme de Saint-Phar (M1* Mira). Les résultats de cet in-
cognito sont d'autant plus dramatiques et plus piquants que le
peintre amateur et la jolie dame sont fiancés sans se connaître,
selon les usages du théâtre, et doivent avoir, ce jour-là même,
une entrevue chez un tiers. Naturellement, le premier fait sa
cour à la seconde cl la met au courant de l'offense et du car-
tel ; naturellement encore, ia dame approuve le combat, et
envoie Ducanard chercher des épées. Vous voyez d'ici les ter-,
reurs du gérant, qui adore t» petto sa collaboratrice, et qui
endosserait volontiers sou duel, comme il endosse la politique
du journal. Il y a là une suite de scènes fort amusantes. Bref,
la belle critique met l'épée à la main el dit à l'artiste ébloui :
— En garde, monsieur! c'est moi qui suis Saint-Phar!
Les excuses ne se font pas attendre, à la grande joie de Du-
canard; et, à son grand désespoir, les adversaires se réconci-
lient sur le terrain... du mariage.
Celle oeuvre légère et gracieuse, de M. Galoppe d'Onquaire et
| de M. Wekerlin, csl un des plus jolis opéras de salon qui aient
j élé produits depuis la vogue de ce genre (l).Elle a été exé-
i entée avec un ensemble digne d'un vrai théâtre. M. Bussine et
i M. Biéval ont lutté d'esprit et de bonne grâce, de méthode et
i de mélodie; M"* Mira, digne petite-tille de Brunet, a chanté
i el joué à ravir, a tiré l'épée comme la chevalière d'Eon, a dé-
coché le tr.tii et le mot comme W™ Arnould-flessy, noire Cé-
liinène, qui l'applaudissait daus l'élégant auditoire. On a rap-
pelé à grands cris les auteurs el les acteurs,'sans oublier
M. Maton, l'accompagnateur, si habile à tout mettre en relief.
C'était la seconde fois (pie le succès couronnait dans le
monde VAmour à l'épée, déjà baptisé sous les bravos dans les
salons de MmB Orlila, et représenté vingt-cinq fois depuis dans
les nobles faubourgs et dans la Chaussée d'Antin.
M. Lyon, la superbe basse-taille, le noble et brillant diseur,
a fait un grave intermède avec les stances de Malherbe, notées
par Ueber ; le large et beau chant de la Mer, du M. Etienne
Catalan, l'auteur du Manuel des honnêtes Gens et des Fables et
Fabliaux ; et le Pèlerin de Saint-Jusf, de Boiëldieu lils. Enlin,
Berlhelier, ce roi joyeux des salons, a terminé la soirée par
un immense éclat de rire, en chantant el en jouant, comme
i il sait chauler el jouer, les Gestes, l'Anglais, Ça m'agace et le
! Tyran de mélodrame. Trois académiciens et deux magistrats
eu ont perdu leur gravité, au point de s'en trouver mal dans
leurs fauteuils.
Les concerts et soirées ou matinées les plus applaudis ont
été ceux ei celles de M. Louis Lacombe, de M. Nathan, do
• t M. el M"e Lyon, de Mra 0 Mackensie, née de Dielz.
'■ Ce ddtnier cô n ce rt s'est donné à Sainl-Germain-en-Laye.
L'habile et sérieuse pianiste qui a, comme femme du monde,
l'entente de toutes choses, ouvrait les salons de sa jolie villa
à quelques heureux privilégiés, pour leur.faire entendre plu-
t sieurs des artistes les plus aimés du public parisien.
1 Ainsi, nous citerons d'abord Emile Albert, le pianiste com-
positeur, qui a dit trois de ses plus fraîches productions, les
' Folies d'Espagne, le boléro des Vêpres Siciliennes el la Chanson
» espagnole avec un brio, un charme, une grâce infinie ;
; Puis M. de Vroye, une ûûte remarquable, qui a enlevé l'au-
ditoire par des difficultés inouïes, rendues avec une suavité
s d'expression incroyable. Le chant n'était pas moins bien re-
- présenté : M. Albert y tenait encore une des meilleures places
comme compositeur..
p — La livraison de février d'Une chanson par mois, de Gus-
i tave Nadaud, contient ta Vigne vendangée, poétique production
|f dédiée à Mme de Lamartine. Celle du mois de mars renfermera
!L le Cigare, digne pendant de l'Insomnie, du même auteur. On
u s'inscrit au Ménestrel, 2 bis, rue Vivienne.. Nous reparlerons
de la Vigne vendangée, qui est un des bijoux leg plus tins de
!S l'écrin Nadaud.
— Il parait que le Musée des Familles a aussi ses bijoux, si
\\ nousdevonsén croire l'enthousiasme soulevé chez nos lecteurs
:c par lesdeux dernicresoeuvres de nos éminentescollaboratrices : •
~ . le Danger des fleurs., de M"?e Desbordes-Valtnore, el te Diable à
. Paris, de M,neAnaïs Ségalas. Voici les vers, fort bien tournés,
Le que ces petites merveilles du coeur et de l'esprit ont inspirés à
.'" Wmc Amélie Picard, de Saint-Léger (Luxembourg belge), et à
") M. Ch. Yiancl.n, de Besançon.
Nous ne voulons priver d'un hommage si flatteur ni les
l~ Chères el nobles muses de notre recueil, ni ses aimables lec-
"c ' leurs et lectrices.
(l) On nous assure qu'il va paraître', chez M. Ileugel, au Ménestrel,
rue Vivienne.
les talenls méconnus. Après M. Gounod, popularisé par te Mi- jo
decin malgré lui, voici Al. Félicien David mis «nûn » sa place, le
c'esl-à-dire au premier rang, par 1a reprise de .(a Perte du Bri- qi
sil. Celle perle esl perlée encore par MM. Balanqué el Michol,
el par Mme Miolan-Carvalho, qui transporte la salle, au der-
nier acte, dans un chant d'oiseau, et .dans l'hymne du grand
Esprit de bois. Les choeurs aussi sont admirables cl parfaite- . _■
ment rendus, el bissés avec justice à chaque représentation. c]
— Le VAUDF.VILLE a repris les Faux bons hommes, qui le p
dédommagent des Fausses bonnes femmes «A du Pamphlétaire. d
— La pièce de M. Dumas lils a une destinée singulière. c,
Elle ailirc. et elle blesse les gens du monde. La salle est corn- p
ble chaque soir et mécontente toujours. Cela ne nuit point au s,
caissier, car chacun achète à la t*>rleson droit déjuge; mais u
l'auteur profitera sans doute d'un tel succès pour appliquer c
désormais son talent à des sujets plus convenables. t<
— Après la vogue enlin épuisée de leur revue, les VARIÉ- e
TÉS se transportent au Pays des amours, oeuvre poétique très- r
remarquable de M. Plouvier, et le PALAIS-ROYAL à la Chasse c
aux biches el à la parodie du Gymnase et du Thêàlre-Fran- t
çais (A qui le Bébé et ta Nouvelle Hermionè). \
— Frederick Lemaitie a reparu à la PORTÉ-SAINT-MARTIN
dans don César de Bazan, son meilleur rôle ; Mme Doche à la
GAITÉ, dans ta Bergère des Alpes; elf AMBIGU, après une relâche (
employée à se rajeunir, s'est rouvert avec éclat par Pierre La- \
borie, drame des plus émouvants, joué d'une façon très-re-
marquable. (
Le nouveau directeur de ce théâtre, M. Chilly, a signalé j (
son avènement par des mesures dont il n'y a qu'à le féliciter. ,
Il a nommé secrétaire général M. Salvador, connu par beau- j i
coup d'expérience, de lael et d'urbanité, et il a constitué à la ! ,
veuve de M. Ch. De.snoyers, le défunt directeur, une rente an- ■
nuelle de 0,000 francs. C'est se montrer à la fois administra-
teur habile et homme de coeur.
— Les BOUFFES-PAUISIESS ont donné coup sur coup : ilta-
demoisclle Jeanne, par M. Cohen ; Jlf. de Chimpanzé, pa-
roles drolatiques de M. J. Vernes, el musique excellente de
M. Uignard, el enlin les Dames de la Halle, une des parti-
tions les plus brillantes de M. Ofl'onbach, avec des décurs et
des coslumes aussi jolis que curieux. Dans Chimpanzé,
M. Tayau est prodigieux en singe, el dans tes Dames de la
Halle, les commères sont Léonce, Désiré et Mcèmncrc. Jugez!
— Au CIUQUIÎ-NAPOLÈON, rilomme-Cauon fait toujours
■ fureur, el sera l'clouiicmuiil des vacances de Pâques.
— Deux grandes lacunes musicales pour ce printemps. Ro-
ger l'inimitable se rend en Russie par l'Allemagne, el M"" l)u-
prez-Vanilenhouvel chante à Marseille, oii elle est fêlée comme
elle le mérite, comme l'avait été Ml,e Raclicl, il y a dix ans. j
Les Marseillais sont les plus chauds dilettantes de France. \
— En revanche, le grand artiste qu'a perdu l'orgue de la
Madelaiite, M. Lefébure-Wély, plus libre désormais de son
temps, a charmé ce mois-ci tour à tour les salons de M. De-
bain, ceux des plus illustres personnages et les royales soirées
de M. le comte de Nieuweikerke. Nous reparlerons spécia-
lement de ce talent supérieur et exceptionnel, sans modelé j
et sans copie, comme celui de Servais el de Godefroid.
LE SPECTACLE EN FAMILLE.
Suspendu après la mi-carême, il reprendra pins vivement
que jamais après Pâques, et il se prolongera jusqu'au départ
pour la campagne.
Ses chevrons du mois sont le nouvel opéra de MM. Galoppe
d'Onqunire et Paul Bernard, Bredouille ; celui de M" 0 Thys,
l'héritier sans le savoir; celui de M. Puiso.t, les Deux billets;
celui de Mn,e P. P..., le prince Papillon; la Volière, de Na-
. daud, reprise chez M. Bc-rtall, etc., etc., toutes nouveautés
qui rentrent dans notre cadre, et dont rendra .compte notre
prochaine revue des fêtes de l'hiver.
Nous devons noter cependant, dès aujourd'hui, un'spectacle
en famillequiaohlcnuun succèsassez vif pour mettre la plume
à la main des plus sévères chroniqueurs : MM. Eugène Cttinot
(du Pays), Brisson (des Salons de Paris), ***.(du Nord), Ileugel
(du Ménestrel), Alberto Second (del'Entracte), Paul UTvoi (du
Courrier de Paris).
Nous citerons ce,dernier, qu'ont reproduit la plupart des
gands journaux :
M. Eugène Toumeux, l'artiste-poëte, dont le ilfMstfe publiait
dernièrement la Méditation, gravée par M. Gérard, a dit, avec
M. G..., un prologue en vers de sa façon, — colorés et spiri-
tuels comme ses pastels et ses tableaux.
Puis M"« Touller, très-belle
tre, une scène A'Andromaque: glande hardiesse, le lendemain
des obsèques de Ra.chel; mais aux audacieux la fortune!
M»» Touller.est, au moins, une grande espérance pour la tra-
gédie. La muse de Racine el de Corneille ne saurait renaître
sous une forme plus éclatante de jeunesse, de grâce el de ma-
jesté.
Alors le théâtre a représenté le bureau de rédaction d'un
journal, ou s'est déroulée une charmante opérette S» trois ac-
teurs : 1° «n gérant (de paille), M. Pucanard (Bussine jeune),
qui signe tout, ne rédige rien et chante avec enthousiasme ;
Ah j qu'on eu fier d'êlre Français,
Quand on a fait ses deux colonnes I
- 3° un peintre amateur offensé qui vient demander raison à un
critique d'art (M. Biéval); 3* Je critique lui-même, l'écrivain
provoqué, Léonide de Montmaur, cachée sous le mâle pseu-
donyme de Saint-Phar (M1* Mira). Les résultats de cet in-
cognito sont d'autant plus dramatiques et plus piquants que le
peintre amateur et la jolie dame sont fiancés sans se connaître,
selon les usages du théâtre, et doivent avoir, ce jour-là même,
une entrevue chez un tiers. Naturellement, le premier fait sa
cour à la seconde cl la met au courant de l'offense et du car-
tel ; naturellement encore, ia dame approuve le combat, et
envoie Ducanard chercher des épées. Vous voyez d'ici les ter-,
reurs du gérant, qui adore t» petto sa collaboratrice, et qui
endosserait volontiers sou duel, comme il endosse la politique
du journal. Il y a là une suite de scènes fort amusantes. Bref,
la belle critique met l'épée à la main el dit à l'artiste ébloui :
— En garde, monsieur! c'est moi qui suis Saint-Phar!
Les excuses ne se font pas attendre, à la grande joie de Du-
canard; et, à son grand désespoir, les adversaires se réconci-
lient sur le terrain... du mariage.
Celle oeuvre légère et gracieuse, de M. Galoppe d'Onquaire et
| de M. Wekerlin, csl un des plus jolis opéras de salon qui aient
j élé produits depuis la vogue de ce genre (l).Elle a été exé-
i entée avec un ensemble digne d'un vrai théâtre. M. Bussine et
i M. Biéval ont lutté d'esprit et de bonne grâce, de méthode et
i de mélodie; M"* Mira, digne petite-tille de Brunet, a chanté
i el joué à ravir, a tiré l'épée comme la chevalière d'Eon, a dé-
coché le tr.tii et le mot comme W™ Arnould-flessy, noire Cé-
liinène, qui l'applaudissait daus l'élégant auditoire. On a rap-
pelé à grands cris les auteurs el les acteurs,'sans oublier
M. Maton, l'accompagnateur, si habile à tout mettre en relief.
C'était la seconde fois (pie le succès couronnait dans le
monde VAmour à l'épée, déjà baptisé sous les bravos dans les
salons de MmB Orlila, et représenté vingt-cinq fois depuis dans
les nobles faubourgs et dans la Chaussée d'Antin.
M. Lyon, la superbe basse-taille, le noble et brillant diseur,
a fait un grave intermède avec les stances de Malherbe, notées
par Ueber ; le large et beau chant de la Mer, du M. Etienne
Catalan, l'auteur du Manuel des honnêtes Gens et des Fables et
Fabliaux ; et le Pèlerin de Saint-Jusf, de Boiëldieu lils. Enlin,
Berlhelier, ce roi joyeux des salons, a terminé la soirée par
un immense éclat de rire, en chantant el en jouant, comme
i il sait chauler el jouer, les Gestes, l'Anglais, Ça m'agace et le
! Tyran de mélodrame. Trois académiciens et deux magistrats
eu ont perdu leur gravité, au point de s'en trouver mal dans
leurs fauteuils.
Les concerts et soirées ou matinées les plus applaudis ont
été ceux ei celles de M. Louis Lacombe, de M. Nathan, do
• t M. el M"e Lyon, de Mra 0 Mackensie, née de Dielz.
'■ Ce ddtnier cô n ce rt s'est donné à Sainl-Germain-en-Laye.
L'habile et sérieuse pianiste qui a, comme femme du monde,
l'entente de toutes choses, ouvrait les salons de sa jolie villa
à quelques heureux privilégiés, pour leur.faire entendre plu-
t sieurs des artistes les plus aimés du public parisien.
1 Ainsi, nous citerons d'abord Emile Albert, le pianiste com-
positeur, qui a dit trois de ses plus fraîches productions, les
' Folies d'Espagne, le boléro des Vêpres Siciliennes el la Chanson
» espagnole avec un brio, un charme, une grâce infinie ;
; Puis M. de Vroye, une ûûte remarquable, qui a enlevé l'au-
ditoire par des difficultés inouïes, rendues avec une suavité
s d'expression incroyable. Le chant n'était pas moins bien re-
- présenté : M. Albert y tenait encore une des meilleures places
comme compositeur..
p — La livraison de février d'Une chanson par mois, de Gus-
i tave Nadaud, contient ta Vigne vendangée, poétique production
|f dédiée à Mme de Lamartine. Celle du mois de mars renfermera
!L le Cigare, digne pendant de l'Insomnie, du même auteur. On
u s'inscrit au Ménestrel, 2 bis, rue Vivienne.. Nous reparlerons
de la Vigne vendangée, qui est un des bijoux leg plus tins de
!S l'écrin Nadaud.
— Il parait que le Musée des Familles a aussi ses bijoux, si
\\ nousdevonsén croire l'enthousiasme soulevé chez nos lecteurs
:c par lesdeux dernicresoeuvres de nos éminentescollaboratrices : •
~ . le Danger des fleurs., de M"?e Desbordes-Valtnore, el te Diable à
. Paris, de M,neAnaïs Ségalas. Voici les vers, fort bien tournés,
Le que ces petites merveilles du coeur et de l'esprit ont inspirés à
.'" Wmc Amélie Picard, de Saint-Léger (Luxembourg belge), et à
") M. Ch. Yiancl.n, de Besançon.
Nous ne voulons priver d'un hommage si flatteur ni les
l~ Chères el nobles muses de notre recueil, ni ses aimables lec-
"c ' leurs et lectrices.
(l) On nous assure qu'il va paraître', chez M. Ileugel, au Ménestrel,
rue Vivienne.
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