Titre : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir
Éditeur : Le Petit Parisien (Paris)
Date d'édition : 1926-04-05
Contributeur : Roujon, Jacques (1884-1971). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 05 avril 1926 05 avril 1926
Description : 1926/04/05 (Numéro 17933). 1926/04/05 (Numéro 17933).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Identifiant : ark:/12148/bpt6k606441v
Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/10/2008
TEMPS PROBABLE
S REGION PARISIENNE. Journée nuageujBIL
mais assez belle, par vent très faible d'oue
passant à sud. Température douce et agré
il 1;1.. Huit Jour
EN FRANCE. Assez beau temps sur toute ;1
ta France par ciel nuageux. Vent faible:
d'Ouest à Sud. Température douce et agréa-
J Me- ̃
SOLEIL lever, 5 h. 25 coucher, 18 h. JS. £
LUNE nouvelle le 12 premier quartier le t9.
*••»
20 cent. LE PLUS FORT TIRAGE DES JOURNAUX DU MONDE
LUNDI
AVRIL 1926
UNE TROISIÈME
CONFÉRENCE
SUR LE MAROC
S'EST TENUE HIER
AU QUAI D'ORSAY
Une troisième conférence s'est te->
Inue hier matin au Quai d'Orsay au
sujet du Maroc. Comme les deux-pré-
cédentes, elle fut présidée par
£M. Briand lui-même et -réunissait
M. Painlevé, ministre dj la Guerre
M. Steeg, résident génial le maré-
chal Pétaiu et son chef d'état-major,
le général Geor^l Mais cette lois
M. Ponsot, soi^-directeur des affai-
res d'Afriqu; hu ministère des Affai-
mes étrangères, et le général Simon,
qui arotve directement du front
rifain et en rapporte les derniers
renseignements, s'étaient ,joints aux
personnalités dirigeantes.
C^ite réunion avait pour but (la
«îcûtinuer l'examen des éventualités
guerre ou de paix qui s'annoncent
dans le Rif avec le retour de la belle
saison. Toutefois on aurait tort da
croire qu'un événement quelconque
se soit produit depuis la dernier»
conférence et que les palabres pré-
liminaires soient plus avancées au-
jourd'hui qu'hier.
Ces prises de contact ont lieu, ainsi
que nous l'avons déjà signalé, par
l'intermédiaire de caïds d'e la région
de l'Ouergha, et il est surtout ques-
tion, pour l'instant, de la forme que
pourraient prendre des pourparlers
éventuels de paix. Il va de soi que de
pareils intermédiaires, qui ne sont
point des délégués officiels du chef
rifain, n'ont pas les pouvoirs néces-
saires pour envisager le fond, c'est-
à-dire les conditions de paix qui
seraient, le cas échéant, formulées de
part et d'autre.
Le bruit court, il est vrai, avec
persistance, qu'Abd el Krim aurait
ti^jà proposé l'envoi à Rabat ou à
Tanger d'une commission de digni-
taires, dont ferait partie son « minis-
tre » des Affaires étrangères, com-
mission qui se rencontrerait avec des
dPlégués français et espagnoles pour
examiner les possibilités de paix
cependant, les renseignements que
nous possédons de source officieuse
ne permettent pas encore d'affirmer
fiue les choses en soient là.
Bien entendu, un armistice sur tout
IA front rifain irait de pair avec la
réunion de ces délégués, mais il faut
convenir qu'Abd el Krim, s'il désire
sérieusement conclure un armistice.
emploie d'autre part des moyens bien
peu susceptibles de le hâter. Les der-
nières nouvelles du Maroc signalent,
en effet, des ébauches d'offensive
dont on ne sait si elles sont des
cédés de pression 'diplomatique ou 1p
prodrome d'une action plus vasfe que
les ouvertures de paix sont destinées
à masquer.
D'une façon générale, on peut affir-
mer quo les probabilités d'un arran-
gement pacifique sont maintenant
beaucoup plus sérieuses qu'il y a
quelques semaines, mais rien n'auto-
rise, pour l'instant, à croire que les
véritables négociations vont pro-
chainement commencer et m o i n s
encore à augurer qu'elles donneront
un résultat favorable.
Ajoutons que les trois conférences
Sur le Maroc au Quai d'Orsay ont eu
lieu à des dates rapprochées pour
cette simple raison que M. Briand
tenait à étudier l'affaire sous toutes
ses faces avec M..Steeg avant que le
résident général ne regagna son
poste, ce qui ne saurait tarder.
L. B.
M. Myron T. Herrick est attendu
ce matin à Rabat
Rabat, 4 avril (dépêche Fournier)
M. Myron T. Herrick, ambassadeur
des Etats-Unis à Paris, est attendu
demain matin à Rabat. Il déjeunera
mercredi à la résidence générale.
L'INDUSTRIEL AUGUST THYSSEN
• EST MORT HIER MATIN
Berlin, 4 avril
[dép. Petit Paris.)
Le grand indus-
triel allemand
August Thyssen
est mort ce ma-
tin, à l'âge de
iquatre-vingt-trois
ans, dans sa villa
de Landesberg.
August Thyssen
était considéré
comme l'homme le
plus riche d'Alle-
magne.
C'est à lui que
revient l'initiative
du trust vertical,
qui fut ensuite
imité par Stinnes.
Avec celui de
Hugo Stinnes, son l!
nom restera atta-
r.hrt à l'fTRnvrfi flp
grands magnats de Westphalie et à
;celle des hommes noirs qui, dans
la Ruhr, à la tête des Konzern de la
Schwerindustrie, avaient créé une
sorte d'Etat dans l'Etat.
Il était de la race des grands busi-
heasmen. Rapidement son entreprise
prospéra. Il arrivait d'ailleurs au
moment où l'Allemagne se lançait
avec fièvre à la conquête du monde.
La guerre, par les nécessités de la
mobilisation industrielle, ne Ht
que développer l'entreprise d'August
-fThyssen qui, au lendemain de l'ar-
mistice, au même titre que celle de
Stinnes, s'accrut encore du fait de
l'inflation.
Mais au contraire de Stinnes, Thys-
feen ne participa à aucune action
politique. Il se contenta de suivre
les ordres de Berlin, au moment de
notre occupation de la Ruhr et de
provoquer volontairement le chô-
mage, dans ses usines et dans ses
)nines.
On se souvient que les mines qu'il
Avait acquises en France avant la
guerre furent mises sous séquestre.
Le dernier dimanche printanier
d'Auteuil. Aujourd'hui, Longchamp
fait son ouverture et, désormais, le
jour du Seigneur appartiendra, sous
le point de vue hippique, à la Société
d'Encouragement, gardienne de la
tradition, bientôt centenaire.
Une dernière dominicale très réus-
sie. Temps agréable, encore qu'un
peu orageux. Beaucoup de monde sur
la pelouse, et, en face, dans les tri-
bunes, depuis les dames assises
démocratiquement sur les marches
jusqu'aux turfistes enragés qui esca-
ladent quatre étages pour voir les
courses de la terrasse découverte.
Le Président de la République n'a
pas voulu laisser passer l'épreuve
placée sous son patronage, sans faire
une petite excursion à la butte Mor-
temart. M. Doumergue est un prési-
dent sportif venir aux courses n'est
point pour lui un simple protocole.
Il n'y qu'à le regarder au balcon de
sa loggia pour voir que le chef de
Donc, vers 3 heures, le Président,
suivi de sa maison militaire, arri-
vait aux portes de l'hippodrome, et
le prince Murât et les commissaire
de la Société des Steeple-Chases
vinrent le recevoir à sa descente de
voiture et le conduire a la tribune
officielle où se trouvaient déjà. entre
autres notabilités, M. Duraurl, mi-
nistre de l'Agriculture NI. Morain,
préfet) de police les ambassadeurs
du Brésil, d'Angleterre, de Pologne.
Dix-huit partants disputèrent la
grande course. Trois tombèrent et
quatre furent arrêtés en cours de
route. Au huit, la partie était cir-
conscrite entre Banco, Uncas, Affec-
tueux, Corot et Yalàubar. Au bull
finch, TJncas sautait le premier et
Yaldubar se mettait a sa poursuite,
mals sans réussir à rejoindre le hon-
gre'de M. Samaison.
Le gagnant est un demi-sang. sur
fr papier. Dans la réalité, c'est un
dix-neuf vingtièmes de pur sang.
Habitué à porter des poids écrasants
(80 à 90 kilos), il a trouvé bien légers
les 61 kil. 1/2 que le bandicapeur
lui avait attribués, sur la ligne four-
nie par sa récente rencontre avec
Affectueux. Hier, ce dernier, n'a pu
que terminer cinquième, paraissant
manquer de fond.
C'est la première f o i s qu'une
épreuve de cette importance est
gagnée par un demi-sang, et voilà qui
n'est pas pour plaire aux éleveurs
de la race pure ni aux propriétaires
d'écuries d'obstacles qui voient cette
belle allocation leur échapper. Il est
certain qu'il n'est point agréable
d'acheter un rheval 100,000 francs
pour le voir battre par un demi-sang
Mais quoi ? Il n'est pas mauvais que,
de temps à autre, un petit proprié-
taire soit également récompensé do
ses efforts;. M. Samaison est un enfant
de la vallée d'Auge la Normandie va
pavoiser. H. T.
UN JUGE DE PAIX PARISIEN
CONDUIT AU POSTE A NICE
Une querelle, suivie de pugilat, avec un garçon
de restaurant, motiva cette explication
chez le commissaire
Nice, 4 avril (dép. Petit Parisien.)
M. Emile Gohon, juge de paix du
neuvième arrondissement à Paris,
dînait dans un restaurant de l'avenue
de la Victoire, lorsqu'il eut une dis-
cussion avec le garçon qui le ser-
vait, Ange Rolland. Des paroles assez
vives furenb échangées le maître
d'hôtel intervint et mit fin à la que-
relle.
La dispute pourtant devait repren-
dre quelques instants plus tard,
lorsque le magistrat, se promenant
avenue de la Victoire, fit la rencontre
du garçon de restaurant.
Cette fois, l'altercation dégénéra
en pugilat. Un gardien de la paix
survint, qui conduisit les belligé-
rants au poste.
Le commissaire enregistra les dé-
clarations des deux antagonistes et
l'affaire en resta là.
L'ÉTAT DU SCULPTEUR ALLAR
INSPIRE DES INQUIÉTUDES
Toulon, 4 avril (dép Petit Paris.)
L'état du statuaire Allar, victime
de l'accident que l'on connaît, ins-
pire les plus vives inquiétudes.
Voici le bulletin de santé rédigé ce
soir
Malade très agité, par complication de
pneumonie traumatique gauche. Tempé-
rature pouls 100; affaissement de
l'état général. Etat toujours grave.
M. GUSTAVE GEFFROY
EST MORT HIER
M. Gustave Gef-
frovestmrort hier,
à lâ manufacture
nationale des'Go-
heli,ns,dont il était
depuis longtemps
le conservat.eur.
C'est un écrivain
excellent et probe
qui disparaît. Cri-
tique d'art averti
et enthousiaste à
la fois, il accom-
plissait avec une
Haute conscience
et une sorte de
gravité modeste la
tâche qu'il s'était
donnée de discer-
ner, dans la consi-
dérable produc-
t i o n contempo-
raine, les talents
originnus et sus-
M. Gustave Geflroy
d'après le buste de
Rodin qui se trouve
au musée du Luxem-
bourg
ceptibles d'apporter plus de grandeur
à notre renom artistique il fut le
compréhensif admirateur des im-
pressionnistes en un temps où il y
avait mérite l'être, et fut un dé-
fensuir passionné de Rodin, comme
de Renoir, Monet, Gauguin, Pissaro,
Sislcy, Cézanne, etc..
Il aimait l'art; il aimait les hom-
mes il consacra à Georges Clemen-
ceau une étude magnifique et dressa
de Blanqui, dans l'Enfermé., une
silhouette inoubliable. Ses deux ro-
mans les plus connus du grand
public l'Apprentie et, Cécile Pont--
mier, condensèrent la pitié qu'ii
(prouvait pour la rude vie de la
petite ouvrière parisienne.
M. Gustave Geffrov avait été dési-
gné par Edmond de Goncourt comme
président de l'Académie qui porte le
nom de ce grand écrivain.
Il était âgé de soixante et onze
ans et sa vigueur ne laissait pas
prévoir une disparition aussi rapide;
mais, malade depuis quelques jours,
il avait été très affecté par la mort
de sa sœur, survenue jeudi dernier.
Ce chagrin. lui fut fatal.
LES TAXES NOUVELLES
VOTERS RIRR AU PETIT JOUR
VONT ENTRER
EN APPLICATION
C'est vers 5 heures du matin
ainsi que Fout. enregistré nos der-
nières éditions que le vote final
des deux Assemblées, réalisant t
l'équilibre budgétaire, a été obtenu.
Il n'a pas fallu moins de trois
délibérations dans chaque Chambre
pour arriver à réaliser l'accord tant
souhaité.
Le Sénat a décidé de commencer
l'examen du budget lundi prochain
12 avril.
Quant à la Chambre, elle s'est
ajournée au 20 avril, laissant à son
président le soin de la convoquer
plus tôt si' le Sénat a terminé son
travail avant cette date.
Les impôts nouveaux, promulgués
au Journal officiel d'hier, vont
entrer immédiatement en applica-
tion.
ALLUMETTES
Le Journal officiel qui a paru hier
après-midi publie le tableau suivant
concernant les nouveaux prix des
diverses catégories d'allumettes. On
remarquera que, si pour certaines
catégories, ce prix n'a pas changé, le
nombre des allumettes contenues
dans ces boites a, par contre, diminué.
Allumettes n'exigeant pas de frottoir spécial
Soufrées
Grande sectloa. Boite Dilate OU
paquet dp. 5i)0 'M .• t 25
Grande section. Boite coulisse ou
portefeullle de 0 35
Petitc section. Botte pliante ou pa-
quet de 500 i j
Petite section, Boite coulisse ou pour-
feuille de 50 i, 0 15
Allumettes en cire
coulisse Illustré* allumettes petites
(pâte bleuel. les 50 0 20
Tabatières, allumettes grosses (pâte
roiifre), les 0
Grande coulisse allumettes dites cinq
minutes» (pâte rouge), les 4'J 0
Allumettes exigeant un frottoir spécial
Grande section Boite pliante ou pa-
quet avec Trottoir, les MX) 20
Grande sprflon. Boite coulisse ou
portefeuille, les 0 30
Petite section. hotte pliante ou pa-
quet avec frottoir, les t »
Petite section, Boite conlisse ou 1)or-
teteullle, les ;,0. 0 t5
Paraffinées {suédoises!
Petite section. Le paquet de
Petite section. Coulisse en bois,
les 0 90
Petite section. coulisse, les 511. 0
Bottes de luxe revêtues do vignettes
illustrées, tes
«tUlnmeites filâtes-pochettes, les 2S
Allumettns en carîon-pocnette«, les 20
Allumettes résistant à l'humidité, bottes
coulisses, le3
Tisons
Allumettes en boites-coulisses, les 30. 0 25
TABACS, CIGARES ET CIGARETTES
Elrenncs pascales. Le tabac plus
cher. Dès hier matin, le peuple
nombrea:x..vdfi6,,fuineur3 avait .flairé
la nouvelle, la' lecture des journaux
ne lui ayant, hélas 1 laissé aucun
espoir. La fumée bleue des 'cigarettes
allait-elle devenir plaisir de mil-
lionnaire ?
Et l'on entendait ces bouts de dia-
logue:
Dites-donc, ô buraliste, seriez-
vous informé des nouveaux prix ?
Hélas non.
La loi ne comporte que les
prix au kilo, la direction des manu-
factures devant appliquer le barème
aux nombreuses marques et paquets
do calibres et poids dilTérents qu'elle
met en vente. Et ce travail n'est pas
achevé.
Cependant, un aimable buraliste a
bien voulu, d'un crayon diligent,
nous établir le coût des « articles
les plus communément demandés, en
appliquant la méthode officielle de
calcul. Nous pensons qu'il no s'est
pas trompé mais nous prions nos
lecteurs de retenir que les chiffres
ci-dessous, avec les meilleures chan-
ces d'être exacts, ne sont pas offi-
ciels. Ne grondez donc pas votre
marchand de tabao si le nôtre s'est
tromné en mielmie noint.
Cigarettes (le paquet)
Favorites
Boyards
Grenades Maryland 3 20
Grenades car)oral supérieur. 3 »
Grenades caporal ordinaire. 2 70
Gauloises en Maryland roulé. 2 75
caporal supérieur.2
Gauloises caporal doux roulé.
Gauloises caporal ordinaire.,
caporal doux
caporal supérieur 245
Caporal
Cigares (l'unité)
Invincibles,
Londres, Victorias 115
Camélias,
fectna
l'avorttos, Opéras, 0 70
Voltigeurs 050
Cigares. 040
B.C. 0 30
Tabacs
Caporal doux
Vizir (50
maryland extra (50 gr.). »
La pondre par paquet de 50 grammes
Supérieure 3 50
Ordinaire 3
DANS DNE CDISE DE DÉMENCE
UN ANCIEN COLONIAL
SE HWDE CHEZ LUI
TIRE SUR LES AGENTS ET 51 TUE
tombe et M.Pillot,
blesse au genou
par un projectile
Un ancien maré-
chal des logis s
d'artillerie cote-
niale,
Vignal, quarante-
huit ans, magasi-
nier, venait habi-
ter, il y a quinze
sixième étage, 33,
concierge de
meuble,, Mme
de paludisme, ne
coup.
Vignal en haut) et le Puis le mariage
commissaire Pinot de son flls, de-
mandait avec in-
si'stance à Vignal de quitter la
chambre qu'elle lui avait louée et
où elle désirait loger le jeune
ménage. L'ancien colonial se fâchait
chaque fois que la concierge abord-
dait ce sujet.
Samedi soir, Vignal rentra complè-
tement ivre. Mme Dely se garda bien
de lui adresser la parole.
Hier matin, vers 8 heures, Vignal,
en proie à une forte crise de palu-
disme, fit irruption, revolver au
1 poing, dans la luge de la concierge.
Apeurée, Mme Dely s'enfuit dans la
cour de l'immeuble, poursuivie par
le demi-fou et parvint à se réfugier
chez des voisins. A ses cris, des loca-
taires s'étaient empressés de pré-
venir la police.
Les gardiens de la paix accourus
rue Ganneron trouvèrent Vignal bar-
ricadé chez lui. En attendant la venue
du commissaire, ils montèrent la
faction devant l'immeuble. Vignal
ouvrit alors la fenêtre et, à plusieurs
reprises, déchargea son revolver dans
la direction des agents.
M. Pillot, commissaire du quartier,
ne tarda pas à arriver à sun tour.
I Pour ne pas engager, sans ordres, la
il vie de ses agents, le magistrat télé-
phona à la préfecture de police, sol-
était 9 heures. A 10 heures, on lui
envoya deux inspecteurs de la police
judiciaire, qui avaient reçu mission
de se poster aux abords de l'immeu-
ble et de ne s'emparer de Vignal que
quand il sortirait.
Mais l'irascible locataire ne sortait
toujours pas. On finit par redouter
qu'il ne tirât à nouveau par la fenc-
tre. M. Pillot rendit compte de cette
situation à la préfecture. Vers midi,
on lui envoya deux autres inspecteurs
munis de boucliers.
La porte enfoncée, on trouve
le cadavre du fou
Le magistrat fit enfoncer la porte
et, en compagnie des quatre inspec-
leurs. pénétra chez Vignal. L'ancien
colonial s'était tué d'une balle à la
tête.
Près du corps se trouvait une lettre
adressée au magistrat indiquant que,
dans ses vêtements, un portefeuille
contenait la clef de l'armoire. Dans
ce meuble, on trouverait les papiers
du suicidé,
M. Pillot ramassa le revolver, prit
le portefeuille, en sortit la clef de
l'armoire, puis déposa arme et porte-
feuille sur le bord du lit. Le magis-
trat ouvrit alors l'armoire où il
trouva, en effet, les papiers de
Vignal: parmi lesquels un livret de
pension militaire.
Une nouvetle détonation
Le commissaire est blessé
M. Pillot posa alors les papiers sur
le lit, à côté des autres objets déjà
réunis par lui. Mais à ce moment, le
revolver de Vignal, un pistolet auto-
matique du calibre de 6 mm. 35.
tomba à terre si malencontreusement
que le choc Et percuter la balle qui
se trouvait dans le canon.
Le projectile pénétra de bas en
haut au-dessous de la rotule gauche,
pour aller se loger dans le mollet de
M. Pillot.
Lo magistrat fut conduit à son
domicile, 1, rue Ba2helet, où il dut
s'aliter. On ne pourra se prononcer
sur la gravité de sa blessure qu'après
l'examen rndiographique, qui aura
!;eu ce matin.
LE SOLDAT GUYOTON
N'A RENCONTRÉ QUÉMENEUR
QU'EN IMAGINATION
En revaoche, il a connu Seznec i la prison
de Quimper
Qui-mper, 4 avril (dép. Petit Paris.)
Il n'y a plus, semble-t-il, de mys-
tère dans l'histoire de la rencontre
de Guyoton, soldat au 4" étranger au
Maroc, avec Quémeneur. Car Guyo-
ton, dans ses lettres à Mme Seznec,
n'a pas craint d'affirmer qu'il s'était
trouvé avec Quémeneur, en septem-
bre 1924. à l'asile Saint-Athanase,
il Quimper. Or, Quémeneur n'avait
jamais été interné chez les fous. Les
livres de l'établissement en font foi.
Guyoton. qui est originaire de
l'Indre, rencontra bien Seznec et
non Quémeneur. Ce fut. à la prison
de Quimper, où il avait été écroué
pour grivèlerie.
Guyoton est connu pour être
atteint de troubles mentaux et pour
écrire fréquemment des lettres
extravagantes. Il est surprenant,
dans ces conditions, qu'on ait ajouté
foi à ses prétendues révélations.
Il y a quelques jours, Guyoton,
repris de délire, se trouvait en obser-
vation l'hôpital militaire' d'Alger.
LES GRANDES COURSES CYCLISTES
LE BELGE JULIEN DELBECQUE
GAGNE LE XXVIIe PARIS-ROUBAIX
Les 270 kilomètres sont couverts en 7 h. 34' 42"
cette performance approche le record établi
en 1913 par François Faber en 7 h. 30'
Roubaix, 4 avril (de notre envoyé spécial.)
II est entendu que Paris-Roubaix est tout à la
fois, telles les langues d'Esope, la pire et la meil-
leure des choses. Or dans l'histoire sportive de
notre temps. cette 27* édition de la' fameuse
épreuve pascale demeurera comme le meilleur, le
plus vif, le plus intéressant morceau de choix en
matière de courses cyclistes sur route.
Rarement compétition fut aussi grandiose, rare-
ment course fut aussi vivement meuée et disputée
avec autant d'acharnement. Du départ à l'arrivée,
il veut. lutte lutte incessante des frères !'é!!ssier
pour décramnonner le petoton, lutte
de la sélection qui avait constitué le j
groupe de tête, lutte après Doullens
1 tt lutte encore dans la dernière par-
tie de l'épreuve.
De tout cela, un homme, un jeune,
un nouveau venu presque, le Belge
Julien Delbecque, est sorti vain-
(tueur, accomplissant une besogne
̃ lormidable, participant à tous les
démarrages lorsqu'il ne les provo-
quait pas et se montra l'adter ego de
I rainé des Pélasier, ce qui n'est pas
peu dire quand on a vu Henri au
travail aujourd'hui.
Une fois de plus, l'inexorable fata-
lité a marqué de son empreinte la
course de l'équipe fraternelle qui a
suffi à faire de ce Paris-Roubaix ce
qu'il fut Henri Pélissier, notam-
1 ment, est victime du destin maitre
de la situation depuis le départ jus-
qu'à 15 kilomètres de l'arrivée, il
ne doit sa défaite car, pour lui,
ne pas arriver premier, c'est être
battu qu'à l'injuste crevaison qui,
à ces moments, ne pardonne pas.
Voila la pire des choses et c'est
notre magnifique athlète qui en goûte
toute l'amertume après une journée
qui devait voir son triomphe.
Delbecque a donc vaincu l'impo-
sant peloton des concurrents. Il l'a
fait, disions-nous, en grand cham-
pion. Ce Belge de vingt-deux ans
qui, l'an dernier, avait déjà gagné le
Tour des Flandres, Paris-Longwy, a
P0W{ ET CONTHE
Les temps sont durs. Hélas oui,
ils sont durs. Partout on gémit, par-
tout on soupire. Et l'on songe avec
amertume à l'exquise douceur des
années mortes et l'on évoque avec
mélancolie le passé d'hier, le beau
passé tout proche du triste présent de
1926. Ah comme on vivait bien autre-
fois, quand le franc valait un franc,
quand un poulet coûtait cinquante
sous, quand le percepteur était un fonc-
tionnaire oisif dont la plupart des
citoyens ignoraient l'existence Les
temps sont durs. Et le kilo de pain
maintenant vaut ce que valait autrefois
la poularde.
A l'occasion des fêtes de Pâques, nos
compagnies de chemins de fer ont néan-
moins transporté un nombre fabuleux
de voyageurs. Les hôtels ont été pris
d'assaut partout, en Normandie comme
en Bretagne, en Provence comme en
Béarn. La ruée a été formidable. Bien
entendu, il y avait parmi ces touristes
frénétiques de nombreux étrangers.
Anglais, Hollandais, Suisses et Amé-
ricains n'ont pas manqué de profiter de
l'aubaine des changes. La France, qui
est toujours un doux pays, est un pays
particulièrement doux quand on peut
y vivre à quatre fois moins cher que
le Français. »
Il n'y avait pas, toutefois, que des
étrangers parmi les voyageurs. Il y
avait aussi des Français
Les temps sont durs cependant, et je
sais bien trop de lettres désolantes
m'arrivent que beaucoup de pauvres
gens ne sont pas allés passer les fêtes
de Pâques à Deauville. Ce que je ne
sais pas, par exemple, c'est s'il y a
maintenant et malgré la dureté des
temps, et' malgré le prix du pain et du
beurre et du fisc, plus de pauvres gens
qu'autrefois. En tout cas, aujourd'hui,
on voit beaucoup plus de gens s'amu-
ser qu'autrefois. On voit plus de monde
dans les trains, dans les restaurants,
dans les hôtels, dans les théâtres et
dans les magasins. On voit plus de gens
qui mangent bien, boivent bien, s'ha-
billent bien. Il y a là un phénomène
social et fiscal assez déconcertant.
Maurice PRAX.
aujourd'hui failli battre le record du;
regretté Faber, 7 h. 30', en 1913.
Quel plus bel éloge pourrions-nous
en faire ?
Un autr.e nouveau venu, Van Slem-
broeck. ctassé deuxième d'e v a n t
Rebry, Eelen, autant de noms quasi
inconnus hier, et c'est là la marque
de ce Paris-Roubaix. Le choc des
jeunes espoirs de la route et des
champions chevronnés a tourné à
l'avantage des premiers. Ceci ne
pourra qu'augmenter l'intérêt d e
épreuves sur route.
(A la quatrième page; le compte rendu
détaillé et le classement de l'épreuve.}
LE TOURNOI INTERNATIONAL DE RU6BY
Le quatorzième match
France=Pays de Galles
Cet après-midi au stade de Colombes
L'EQUIPE FRANÇAISE
Do haut en bas a gancfie. Bailette,
Gérlntes, Gonnet, Piqniral au centre,
Jaurréguy, Laffont, Eestarac, Laurent
à droite Cassayet, Besson, Kontade,
Ribêre.
L'équipe de France de rugby ter-
minera aujourd'hui sa saison inter-
nati'nnale en jouant le dernier match
du classique tournoi de la Calcutta
Cup » qui oppose les joueurs d'uu-
tre-Manche aux nôtre.
La sélection nationale du Pays de'
S REGION PARISIENNE. Journée nuageujBIL
mais assez belle, par vent très faible d'oue
passant à sud. Température douce et agré
il 1;1.. Huit Jour
EN FRANCE. Assez beau temps sur toute ;1
ta France par ciel nuageux. Vent faible:
d'Ouest à Sud. Température douce et agréa-
J Me- ̃
SOLEIL lever, 5 h. 25 coucher, 18 h. JS. £
LUNE nouvelle le 12 premier quartier le t9.
*••»
20 cent. LE PLUS FORT TIRAGE DES JOURNAUX DU MONDE
LUNDI
AVRIL 1926
UNE TROISIÈME
CONFÉRENCE
SUR LE MAROC
S'EST TENUE HIER
AU QUAI D'ORSAY
Une troisième conférence s'est te->
Inue hier matin au Quai d'Orsay au
sujet du Maroc. Comme les deux-pré-
cédentes, elle fut présidée par
£M. Briand lui-même et -réunissait
M. Painlevé, ministre dj la Guerre
M. Steeg, résident génial le maré-
chal Pétaiu et son chef d'état-major,
le général Geor^l Mais cette lois
M. Ponsot, soi^-directeur des affai-
res d'Afriqu; hu ministère des Affai-
mes étrangères, et le général Simon,
qui arotve directement du front
rifain et en rapporte les derniers
renseignements, s'étaient ,joints aux
personnalités dirigeantes.
C^ite réunion avait pour but (la
«îcûtinuer l'examen des éventualités
guerre ou de paix qui s'annoncent
dans le Rif avec le retour de la belle
saison. Toutefois on aurait tort da
croire qu'un événement quelconque
se soit produit depuis la dernier»
conférence et que les palabres pré-
liminaires soient plus avancées au-
jourd'hui qu'hier.
Ces prises de contact ont lieu, ainsi
que nous l'avons déjà signalé, par
l'intermédiaire de caïds d'e la région
de l'Ouergha, et il est surtout ques-
tion, pour l'instant, de la forme que
pourraient prendre des pourparlers
éventuels de paix. Il va de soi que de
pareils intermédiaires, qui ne sont
point des délégués officiels du chef
rifain, n'ont pas les pouvoirs néces-
saires pour envisager le fond, c'est-
à-dire les conditions de paix qui
seraient, le cas échéant, formulées de
part et d'autre.
Le bruit court, il est vrai, avec
persistance, qu'Abd el Krim aurait
ti^jà proposé l'envoi à Rabat ou à
Tanger d'une commission de digni-
taires, dont ferait partie son « minis-
tre » des Affaires étrangères, com-
mission qui se rencontrerait avec des
dPlégués français et espagnoles pour
examiner les possibilités de paix
cependant, les renseignements que
nous possédons de source officieuse
ne permettent pas encore d'affirmer
fiue les choses en soient là.
Bien entendu, un armistice sur tout
IA front rifain irait de pair avec la
réunion de ces délégués, mais il faut
convenir qu'Abd el Krim, s'il désire
sérieusement conclure un armistice.
emploie d'autre part des moyens bien
peu susceptibles de le hâter. Les der-
nières nouvelles du Maroc signalent,
en effet, des ébauches d'offensive
dont on ne sait si elles sont des
cédés de pression 'diplomatique ou 1p
prodrome d'une action plus vasfe que
les ouvertures de paix sont destinées
à masquer.
D'une façon générale, on peut affir-
mer quo les probabilités d'un arran-
gement pacifique sont maintenant
beaucoup plus sérieuses qu'il y a
quelques semaines, mais rien n'auto-
rise, pour l'instant, à croire que les
véritables négociations vont pro-
chainement commencer et m o i n s
encore à augurer qu'elles donneront
un résultat favorable.
Ajoutons que les trois conférences
Sur le Maroc au Quai d'Orsay ont eu
lieu à des dates rapprochées pour
cette simple raison que M. Briand
tenait à étudier l'affaire sous toutes
ses faces avec M..Steeg avant que le
résident général ne regagna son
poste, ce qui ne saurait tarder.
L. B.
M. Myron T. Herrick est attendu
ce matin à Rabat
Rabat, 4 avril (dépêche Fournier)
M. Myron T. Herrick, ambassadeur
des Etats-Unis à Paris, est attendu
demain matin à Rabat. Il déjeunera
mercredi à la résidence générale.
L'INDUSTRIEL AUGUST THYSSEN
• EST MORT HIER MATIN
Berlin, 4 avril
[dép. Petit Paris.)
Le grand indus-
triel allemand
August Thyssen
est mort ce ma-
tin, à l'âge de
iquatre-vingt-trois
ans, dans sa villa
de Landesberg.
August Thyssen
était considéré
comme l'homme le
plus riche d'Alle-
magne.
C'est à lui que
revient l'initiative
du trust vertical,
qui fut ensuite
imité par Stinnes.
Avec celui de
Hugo Stinnes, son l!
nom restera atta-
r.hrt à l'fTRnvrfi flp
grands magnats de Westphalie et à
;celle des hommes noirs qui, dans
la Ruhr, à la tête des Konzern de la
Schwerindustrie, avaient créé une
sorte d'Etat dans l'Etat.
Il était de la race des grands busi-
heasmen. Rapidement son entreprise
prospéra. Il arrivait d'ailleurs au
moment où l'Allemagne se lançait
avec fièvre à la conquête du monde.
La guerre, par les nécessités de la
mobilisation industrielle, ne Ht
que développer l'entreprise d'August
-fThyssen qui, au lendemain de l'ar-
mistice, au même titre que celle de
Stinnes, s'accrut encore du fait de
l'inflation.
Mais au contraire de Stinnes, Thys-
feen ne participa à aucune action
politique. Il se contenta de suivre
les ordres de Berlin, au moment de
notre occupation de la Ruhr et de
provoquer volontairement le chô-
mage, dans ses usines et dans ses
)nines.
On se souvient que les mines qu'il
Avait acquises en France avant la
guerre furent mises sous séquestre.
Le dernier dimanche printanier
d'Auteuil. Aujourd'hui, Longchamp
fait son ouverture et, désormais, le
jour du Seigneur appartiendra, sous
le point de vue hippique, à la Société
d'Encouragement, gardienne de la
tradition, bientôt centenaire.
Une dernière dominicale très réus-
sie. Temps agréable, encore qu'un
peu orageux. Beaucoup de monde sur
la pelouse, et, en face, dans les tri-
bunes, depuis les dames assises
démocratiquement sur les marches
jusqu'aux turfistes enragés qui esca-
ladent quatre étages pour voir les
courses de la terrasse découverte.
Le Président de la République n'a
pas voulu laisser passer l'épreuve
placée sous son patronage, sans faire
une petite excursion à la butte Mor-
temart. M. Doumergue est un prési-
dent sportif venir aux courses n'est
point pour lui un simple protocole.
Il n'y qu'à le regarder au balcon de
sa loggia pour voir que le chef de
Donc, vers 3 heures, le Président,
suivi de sa maison militaire, arri-
vait aux portes de l'hippodrome, et
le prince Murât et les commissaire
de la Société des Steeple-Chases
vinrent le recevoir à sa descente de
voiture et le conduire a la tribune
officielle où se trouvaient déjà. entre
autres notabilités, M. Duraurl, mi-
nistre de l'Agriculture NI. Morain,
préfet) de police les ambassadeurs
du Brésil, d'Angleterre, de Pologne.
Dix-huit partants disputèrent la
grande course. Trois tombèrent et
quatre furent arrêtés en cours de
route. Au huit, la partie était cir-
conscrite entre Banco, Uncas, Affec-
tueux, Corot et Yalàubar. Au bull
finch, TJncas sautait le premier et
Yaldubar se mettait a sa poursuite,
mals sans réussir à rejoindre le hon-
gre'de M. Samaison.
Le gagnant est un demi-sang. sur
fr papier. Dans la réalité, c'est un
dix-neuf vingtièmes de pur sang.
Habitué à porter des poids écrasants
(80 à 90 kilos), il a trouvé bien légers
les 61 kil. 1/2 que le bandicapeur
lui avait attribués, sur la ligne four-
nie par sa récente rencontre avec
Affectueux. Hier, ce dernier, n'a pu
que terminer cinquième, paraissant
manquer de fond.
C'est la première f o i s qu'une
épreuve de cette importance est
gagnée par un demi-sang, et voilà qui
n'est pas pour plaire aux éleveurs
de la race pure ni aux propriétaires
d'écuries d'obstacles qui voient cette
belle allocation leur échapper. Il est
certain qu'il n'est point agréable
d'acheter un rheval 100,000 francs
pour le voir battre par un demi-sang
Mais quoi ? Il n'est pas mauvais que,
de temps à autre, un petit proprié-
taire soit également récompensé do
ses efforts;. M. Samaison est un enfant
de la vallée d'Auge la Normandie va
pavoiser. H. T.
UN JUGE DE PAIX PARISIEN
CONDUIT AU POSTE A NICE
Une querelle, suivie de pugilat, avec un garçon
de restaurant, motiva cette explication
chez le commissaire
Nice, 4 avril (dép. Petit Parisien.)
M. Emile Gohon, juge de paix du
neuvième arrondissement à Paris,
dînait dans un restaurant de l'avenue
de la Victoire, lorsqu'il eut une dis-
cussion avec le garçon qui le ser-
vait, Ange Rolland. Des paroles assez
vives furenb échangées le maître
d'hôtel intervint et mit fin à la que-
relle.
La dispute pourtant devait repren-
dre quelques instants plus tard,
lorsque le magistrat, se promenant
avenue de la Victoire, fit la rencontre
du garçon de restaurant.
Cette fois, l'altercation dégénéra
en pugilat. Un gardien de la paix
survint, qui conduisit les belligé-
rants au poste.
Le commissaire enregistra les dé-
clarations des deux antagonistes et
l'affaire en resta là.
L'ÉTAT DU SCULPTEUR ALLAR
INSPIRE DES INQUIÉTUDES
Toulon, 4 avril (dép Petit Paris.)
L'état du statuaire Allar, victime
de l'accident que l'on connaît, ins-
pire les plus vives inquiétudes.
Voici le bulletin de santé rédigé ce
soir
Malade très agité, par complication de
pneumonie traumatique gauche. Tempé-
rature pouls 100; affaissement de
l'état général. Etat toujours grave.
M. GUSTAVE GEFFROY
EST MORT HIER
M. Gustave Gef-
frovestmrort hier,
à lâ manufacture
nationale des'Go-
heli,ns,dont il était
depuis longtemps
le conservat.eur.
C'est un écrivain
excellent et probe
qui disparaît. Cri-
tique d'art averti
et enthousiaste à
la fois, il accom-
plissait avec une
Haute conscience
et une sorte de
gravité modeste la
tâche qu'il s'était
donnée de discer-
ner, dans la consi-
dérable produc-
t i o n contempo-
raine, les talents
originnus et sus-
M. Gustave Geflroy
d'après le buste de
Rodin qui se trouve
au musée du Luxem-
bourg
ceptibles d'apporter plus de grandeur
à notre renom artistique il fut le
compréhensif admirateur des im-
pressionnistes en un temps où il y
avait mérite l'être, et fut un dé-
fensuir passionné de Rodin, comme
de Renoir, Monet, Gauguin, Pissaro,
Sislcy, Cézanne, etc..
Il aimait l'art; il aimait les hom-
mes il consacra à Georges Clemen-
ceau une étude magnifique et dressa
de Blanqui, dans l'Enfermé., une
silhouette inoubliable. Ses deux ro-
mans les plus connus du grand
public l'Apprentie et, Cécile Pont--
mier, condensèrent la pitié qu'ii
(prouvait pour la rude vie de la
petite ouvrière parisienne.
M. Gustave Geffrov avait été dési-
gné par Edmond de Goncourt comme
président de l'Académie qui porte le
nom de ce grand écrivain.
Il était âgé de soixante et onze
ans et sa vigueur ne laissait pas
prévoir une disparition aussi rapide;
mais, malade depuis quelques jours,
il avait été très affecté par la mort
de sa sœur, survenue jeudi dernier.
Ce chagrin. lui fut fatal.
LES TAXES NOUVELLES
VOTERS RIRR AU PETIT JOUR
VONT ENTRER
EN APPLICATION
C'est vers 5 heures du matin
ainsi que Fout. enregistré nos der-
nières éditions que le vote final
des deux Assemblées, réalisant t
l'équilibre budgétaire, a été obtenu.
Il n'a pas fallu moins de trois
délibérations dans chaque Chambre
pour arriver à réaliser l'accord tant
souhaité.
Le Sénat a décidé de commencer
l'examen du budget lundi prochain
12 avril.
Quant à la Chambre, elle s'est
ajournée au 20 avril, laissant à son
président le soin de la convoquer
plus tôt si' le Sénat a terminé son
travail avant cette date.
Les impôts nouveaux, promulgués
au Journal officiel d'hier, vont
entrer immédiatement en applica-
tion.
ALLUMETTES
Le Journal officiel qui a paru hier
après-midi publie le tableau suivant
concernant les nouveaux prix des
diverses catégories d'allumettes. On
remarquera que, si pour certaines
catégories, ce prix n'a pas changé, le
nombre des allumettes contenues
dans ces boites a, par contre, diminué.
Allumettes n'exigeant pas de frottoir spécial
Soufrées
Grande sectloa. Boite Dilate OU
paquet dp. 5i)0 'M .• t 25
Grande section. Boite coulisse ou
portefeullle de 0 35
Petitc section. Botte pliante ou pa-
quet de 500 i j
Petite section, Boite coulisse ou pour-
feuille de 50 i, 0 15
Allumettes en cire
coulisse Illustré* allumettes petites
(pâte bleuel. les 50 0 20
Tabatières, allumettes grosses (pâte
roiifre), les 0
Grande coulisse allumettes dites cinq
minutes» (pâte rouge), les 4'J 0
Allumettes exigeant un frottoir spécial
Grande section Boite pliante ou pa-
quet avec Trottoir, les MX) 20
Grande sprflon. Boite coulisse ou
portefeuille, les 0 30
Petite section. hotte pliante ou pa-
quet avec frottoir, les t »
Petite section, Boite conlisse ou 1)or-
teteullle, les ;,0. 0 t5
Paraffinées {suédoises!
Petite section. Le paquet de
Petite section. Coulisse en bois,
les 0 90
Petite section. coulisse, les 511. 0
Bottes de luxe revêtues do vignettes
illustrées, tes
«tUlnmeites filâtes-pochettes, les 2S
Allumettns en carîon-pocnette«, les 20
Allumettes résistant à l'humidité, bottes
coulisses, le3
Tisons
Allumettes en boites-coulisses, les 30. 0 25
TABACS, CIGARES ET CIGARETTES
Elrenncs pascales. Le tabac plus
cher. Dès hier matin, le peuple
nombrea:x..vdfi6,,fuineur3 avait .flairé
la nouvelle, la' lecture des journaux
ne lui ayant, hélas 1 laissé aucun
espoir. La fumée bleue des 'cigarettes
allait-elle devenir plaisir de mil-
lionnaire ?
Et l'on entendait ces bouts de dia-
logue:
Dites-donc, ô buraliste, seriez-
vous informé des nouveaux prix ?
Hélas non.
La loi ne comporte que les
prix au kilo, la direction des manu-
factures devant appliquer le barème
aux nombreuses marques et paquets
do calibres et poids dilTérents qu'elle
met en vente. Et ce travail n'est pas
achevé.
Cependant, un aimable buraliste a
bien voulu, d'un crayon diligent,
nous établir le coût des « articles
les plus communément demandés, en
appliquant la méthode officielle de
calcul. Nous pensons qu'il no s'est
pas trompé mais nous prions nos
lecteurs de retenir que les chiffres
ci-dessous, avec les meilleures chan-
ces d'être exacts, ne sont pas offi-
ciels. Ne grondez donc pas votre
marchand de tabao si le nôtre s'est
tromné en mielmie noint.
Cigarettes (le paquet)
Favorites
Boyards
Grenades Maryland 3 20
Grenades car)oral supérieur. 3 »
Grenades caporal ordinaire. 2 70
Gauloises en Maryland roulé. 2 75
caporal supérieur.2
Gauloises caporal doux roulé.
Gauloises caporal ordinaire.,
caporal doux
caporal supérieur 245
Caporal
Cigares (l'unité)
Invincibles,
Londres, Victorias 115
Camélias,
fectna
l'avorttos, Opéras, 0 70
Voltigeurs 050
Cigares. 040
B.C. 0 30
Tabacs
Caporal doux
Vizir (50
maryland extra (50 gr.). »
La pondre par paquet de 50 grammes
Supérieure 3 50
Ordinaire 3
DANS DNE CDISE DE DÉMENCE
UN ANCIEN COLONIAL
SE HWDE CHEZ LUI
TIRE SUR LES AGENTS ET 51 TUE
tombe et M.Pillot,
blesse au genou
par un projectile
Un ancien maré-
chal des logis s
d'artillerie cote-
niale,
Vignal, quarante-
huit ans, magasi-
nier, venait habi-
ter, il y a quinze
sixième étage, 33,
concierge de
meuble,, Mme
de paludisme, ne
coup.
Vignal en haut) et le Puis le mariage
commissaire Pinot de son flls, de-
mandait avec in-
si'stance à Vignal de quitter la
chambre qu'elle lui avait louée et
où elle désirait loger le jeune
ménage. L'ancien colonial se fâchait
chaque fois que la concierge abord-
dait ce sujet.
Samedi soir, Vignal rentra complè-
tement ivre. Mme Dely se garda bien
de lui adresser la parole.
Hier matin, vers 8 heures, Vignal,
en proie à une forte crise de palu-
disme, fit irruption, revolver au
1 poing, dans la luge de la concierge.
Apeurée, Mme Dely s'enfuit dans la
cour de l'immeuble, poursuivie par
le demi-fou et parvint à se réfugier
chez des voisins. A ses cris, des loca-
taires s'étaient empressés de pré-
venir la police.
Les gardiens de la paix accourus
rue Ganneron trouvèrent Vignal bar-
ricadé chez lui. En attendant la venue
du commissaire, ils montèrent la
faction devant l'immeuble. Vignal
ouvrit alors la fenêtre et, à plusieurs
reprises, déchargea son revolver dans
la direction des agents.
M. Pillot, commissaire du quartier,
ne tarda pas à arriver à sun tour.
I Pour ne pas engager, sans ordres, la
il vie de ses agents, le magistrat télé-
phona à la préfecture de police, sol-
était 9 heures. A 10 heures, on lui
envoya deux inspecteurs de la police
judiciaire, qui avaient reçu mission
de se poster aux abords de l'immeu-
ble et de ne s'emparer de Vignal que
quand il sortirait.
Mais l'irascible locataire ne sortait
toujours pas. On finit par redouter
qu'il ne tirât à nouveau par la fenc-
tre. M. Pillot rendit compte de cette
situation à la préfecture. Vers midi,
on lui envoya deux autres inspecteurs
munis de boucliers.
La porte enfoncée, on trouve
le cadavre du fou
Le magistrat fit enfoncer la porte
et, en compagnie des quatre inspec-
leurs. pénétra chez Vignal. L'ancien
colonial s'était tué d'une balle à la
tête.
Près du corps se trouvait une lettre
adressée au magistrat indiquant que,
dans ses vêtements, un portefeuille
contenait la clef de l'armoire. Dans
ce meuble, on trouverait les papiers
du suicidé,
M. Pillot ramassa le revolver, prit
le portefeuille, en sortit la clef de
l'armoire, puis déposa arme et porte-
feuille sur le bord du lit. Le magis-
trat ouvrit alors l'armoire où il
trouva, en effet, les papiers de
Vignal: parmi lesquels un livret de
pension militaire.
Une nouvetle détonation
Le commissaire est blessé
M. Pillot posa alors les papiers sur
le lit, à côté des autres objets déjà
réunis par lui. Mais à ce moment, le
revolver de Vignal, un pistolet auto-
matique du calibre de 6 mm. 35.
tomba à terre si malencontreusement
que le choc Et percuter la balle qui
se trouvait dans le canon.
Le projectile pénétra de bas en
haut au-dessous de la rotule gauche,
pour aller se loger dans le mollet de
M. Pillot.
Lo magistrat fut conduit à son
domicile, 1, rue Ba2helet, où il dut
s'aliter. On ne pourra se prononcer
sur la gravité de sa blessure qu'après
l'examen rndiographique, qui aura
!;eu ce matin.
LE SOLDAT GUYOTON
N'A RENCONTRÉ QUÉMENEUR
QU'EN IMAGINATION
En revaoche, il a connu Seznec i la prison
de Quimper
Qui-mper, 4 avril (dép. Petit Paris.)
Il n'y a plus, semble-t-il, de mys-
tère dans l'histoire de la rencontre
de Guyoton, soldat au 4" étranger au
Maroc, avec Quémeneur. Car Guyo-
ton, dans ses lettres à Mme Seznec,
n'a pas craint d'affirmer qu'il s'était
trouvé avec Quémeneur, en septem-
bre 1924. à l'asile Saint-Athanase,
il Quimper. Or, Quémeneur n'avait
jamais été interné chez les fous. Les
livres de l'établissement en font foi.
Guyoton. qui est originaire de
l'Indre, rencontra bien Seznec et
non Quémeneur. Ce fut. à la prison
de Quimper, où il avait été écroué
pour grivèlerie.
Guyoton est connu pour être
atteint de troubles mentaux et pour
écrire fréquemment des lettres
extravagantes. Il est surprenant,
dans ces conditions, qu'on ait ajouté
foi à ses prétendues révélations.
Il y a quelques jours, Guyoton,
repris de délire, se trouvait en obser-
vation l'hôpital militaire' d'Alger.
LES GRANDES COURSES CYCLISTES
LE BELGE JULIEN DELBECQUE
GAGNE LE XXVIIe PARIS-ROUBAIX
Les 270 kilomètres sont couverts en 7 h. 34' 42"
cette performance approche le record établi
en 1913 par François Faber en 7 h. 30'
Roubaix, 4 avril (de notre envoyé spécial.)
II est entendu que Paris-Roubaix est tout à la
fois, telles les langues d'Esope, la pire et la meil-
leure des choses. Or dans l'histoire sportive de
notre temps. cette 27* édition de la' fameuse
épreuve pascale demeurera comme le meilleur, le
plus vif, le plus intéressant morceau de choix en
matière de courses cyclistes sur route.
Rarement compétition fut aussi grandiose, rare-
ment course fut aussi vivement meuée et disputée
avec autant d'acharnement. Du départ à l'arrivée,
il veut. lutte lutte incessante des frères !'é!!ssier
pour décramnonner le petoton, lutte
de la sélection qui avait constitué le j
groupe de tête, lutte après Doullens
1 tt lutte encore dans la dernière par-
tie de l'épreuve.
De tout cela, un homme, un jeune,
un nouveau venu presque, le Belge
Julien Delbecque, est sorti vain-
(tueur, accomplissant une besogne
̃ lormidable, participant à tous les
démarrages lorsqu'il ne les provo-
quait pas et se montra l'adter ego de
I rainé des Pélasier, ce qui n'est pas
peu dire quand on a vu Henri au
travail aujourd'hui.
Une fois de plus, l'inexorable fata-
lité a marqué de son empreinte la
course de l'équipe fraternelle qui a
suffi à faire de ce Paris-Roubaix ce
qu'il fut Henri Pélissier, notam-
1 ment, est victime du destin maitre
de la situation depuis le départ jus-
qu'à 15 kilomètres de l'arrivée, il
ne doit sa défaite car, pour lui,
ne pas arriver premier, c'est être
battu qu'à l'injuste crevaison qui,
à ces moments, ne pardonne pas.
Voila la pire des choses et c'est
notre magnifique athlète qui en goûte
toute l'amertume après une journée
qui devait voir son triomphe.
Delbecque a donc vaincu l'impo-
sant peloton des concurrents. Il l'a
fait, disions-nous, en grand cham-
pion. Ce Belge de vingt-deux ans
qui, l'an dernier, avait déjà gagné le
Tour des Flandres, Paris-Longwy, a
P0W{ ET CONTHE
Les temps sont durs. Hélas oui,
ils sont durs. Partout on gémit, par-
tout on soupire. Et l'on songe avec
amertume à l'exquise douceur des
années mortes et l'on évoque avec
mélancolie le passé d'hier, le beau
passé tout proche du triste présent de
1926. Ah comme on vivait bien autre-
fois, quand le franc valait un franc,
quand un poulet coûtait cinquante
sous, quand le percepteur était un fonc-
tionnaire oisif dont la plupart des
citoyens ignoraient l'existence Les
temps sont durs. Et le kilo de pain
maintenant vaut ce que valait autrefois
la poularde.
A l'occasion des fêtes de Pâques, nos
compagnies de chemins de fer ont néan-
moins transporté un nombre fabuleux
de voyageurs. Les hôtels ont été pris
d'assaut partout, en Normandie comme
en Bretagne, en Provence comme en
Béarn. La ruée a été formidable. Bien
entendu, il y avait parmi ces touristes
frénétiques de nombreux étrangers.
Anglais, Hollandais, Suisses et Amé-
ricains n'ont pas manqué de profiter de
l'aubaine des changes. La France, qui
est toujours un doux pays, est un pays
particulièrement doux quand on peut
y vivre à quatre fois moins cher que
le Français. »
Il n'y avait pas, toutefois, que des
étrangers parmi les voyageurs. Il y
avait aussi des Français
Les temps sont durs cependant, et je
sais bien trop de lettres désolantes
m'arrivent que beaucoup de pauvres
gens ne sont pas allés passer les fêtes
de Pâques à Deauville. Ce que je ne
sais pas, par exemple, c'est s'il y a
maintenant et malgré la dureté des
temps, et' malgré le prix du pain et du
beurre et du fisc, plus de pauvres gens
qu'autrefois. En tout cas, aujourd'hui,
on voit beaucoup plus de gens s'amu-
ser qu'autrefois. On voit plus de monde
dans les trains, dans les restaurants,
dans les hôtels, dans les théâtres et
dans les magasins. On voit plus de gens
qui mangent bien, boivent bien, s'ha-
billent bien. Il y a là un phénomène
social et fiscal assez déconcertant.
Maurice PRAX.
aujourd'hui failli battre le record du;
regretté Faber, 7 h. 30', en 1913.
Quel plus bel éloge pourrions-nous
en faire ?
Un autr.e nouveau venu, Van Slem-
broeck. ctassé deuxième d'e v a n t
Rebry, Eelen, autant de noms quasi
inconnus hier, et c'est là la marque
de ce Paris-Roubaix. Le choc des
jeunes espoirs de la route et des
champions chevronnés a tourné à
l'avantage des premiers. Ceci ne
pourra qu'augmenter l'intérêt d e
épreuves sur route.
(A la quatrième page; le compte rendu
détaillé et le classement de l'épreuve.}
LE TOURNOI INTERNATIONAL DE RU6BY
Le quatorzième match
France=Pays de Galles
Cet après-midi au stade de Colombes
L'EQUIPE FRANÇAISE
Do haut en bas a gancfie. Bailette,
Gérlntes, Gonnet, Piqniral au centre,
Jaurréguy, Laffont, Eestarac, Laurent
à droite Cassayet, Besson, Kontade,
Ribêre.
L'équipe de France de rugby ter-
minera aujourd'hui sa saison inter-
nati'nnale en jouant le dernier match
du classique tournoi de la Calcutta
Cup » qui oppose les joueurs d'uu-
tre-Manche aux nôtre.
La sélection nationale du Pays de'
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