Titre : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir
Éditeur : Le Petit Parisien (Paris)
Date d'édition : 1926-03-28
Contributeur : Roujon, Jacques (1884-1971). Directeur de publication
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Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 28 mars 1926 28 mars 1926
Description : 1926/03/28 (Numéro 17925). 1926/03/28 (Numéro 17925).
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Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/10/2008
> TEMPS PROBABLE:]
REGION PARISIENNE Temps encore trè»
nuageux avec éclalrcles et quelques «versa»
à à caractère orageux. Vent du sud à sud- j
¡ ouest modéré. Nuit 6,. Jour ""tI
EN FRANCE. Mêmes conditions atmo·
sphériques que sur la région parisienne.
SOLEIL lever, h. coucher, 18 b. 13.
VLUNE pleine, le 29 dern. qu. le 5 avtil.
.••*
Il* AVISE. ne 17.086
DIMANCHE
28
M ARS 1926
Bwnaatut
LA TRANSACTION FINANCIÈRE ENCORE AJOURNÉE1
M. Raoul Féret, dans un esprit de conciliation
et bien qu'il en soit toujours partisan
va essayer de compenser la surtaxe sur le chiffre d'affaires
que radicaux et socialistes persistent à écarter
L'accord sur les projets finanoiers
se trouve, une fois de plus, ajourné
et l'on peut se demander, en présence
de ce. qui s'est passé hier s'il pourra
vraiment, un jour, être réalise. Les
députés, quelque parti qu'ils
appartiennent, paraissent animés
d'un réel désir d'entente. La situa-
t'ron est grave. Une nouvelle crise
ministérielle ajouterait encore aux
difficultés de l'heure qui sont énor-
mes. Nul ne veut renverser le cabi-
net, mais nul ne consent à faire la
moindre concession qui permettrait,
peut-être, au gouvernement, de rap-
procher les partis. Alors.- les jours
passent et la tension des changes
demeure.
Il n'est pas possible que les mem-
bres du Parlement ne songent pas
aux conséquences qui résulteraient
d'une aggravation de la situation
actuelle. L'équilibre du budget doit
être réalisé sans retard, C'est l'avis
formel du gouvernement.
On a pu croire, dans la soirée de
vendredi, que l'accord entre le cabi-
net et la commission des finances
était sur le point d'être réalisé
grâce à la formule transactionnelle
présentée par M. Jacquier pour la
taxe sur le chiffre d'affaires.
Mais bientôt on apprenait qu'un
grand nombre de radicaux socialis-
tes, partageant l'opinion du groupe
socialiste continuaient à écarter
toute surtaxe sur le chiffre d'affai-
res. Il ne pouvait alors y avoir de
LE CONSEIL DES MINISTRES
APPROUVE M. PÉRET
A l'issue du conseil tenu hier
matin à l'Elysée, sous la présidence
de M. Doumprgue, la note suivante
a été communiquée à la presse
M Aristide Rriand s entretenu le
conseil de la questions £Ces fonctionnai-
res Le président du Conseil a mis
ensuite ses collègues au courant de la
situation extérieure.
M. Raoul Péret. ministre des Finances,
a fndiqué au conseil les raisons qu'it
avait de croire une possibilité d'accord
en vue duquel il est disposé d faire un
nouvel effort de eoncWaHon computihle
avec tes nécessités impérieuses et urgen-
tea de la situation. Celle-ci exige un
équilibre complet et loyal du budget
avant le mars.
Le conseil, à l'unanimité, a approuvé
1rs déclarations du ministre e des
Finances.
Questionné par les journalistes,
M. Péret a déclaré
Si d'ici au 31 mars nous n'avons
pu nous mettre d'accord pour voter soit
le projet initial, soit une transaction qui
engloberait dans un seul article un cer-
tain nombre d'augmentations de taxes
compensatrices à la surtaxe sur le chif-
fre d'affaires, je ne réponds plus de rien.
Ce qui importe avant tout, c'est une
déoision rapide. Le salut du pays est à
ce prix. Il importe de voter sans aucun
délai un projet qui procure la tréso-
rerie les ressources dont elle a besoin.
Je reconnais que l'on témoigne des
dispositions conciliantes et, pour ma part,
ne suis pas l'ennemi d'une transaction,
loin de là. Mais il faut qu'on.l'aocepte
sans arrière-pensée d'aucun côté. Il n'y
a qu'ainsi que l'on aboutira.
A QUELS IMPOTS
PEUT RECOURIR M. PERET
POUR COMPENSER LA SURTAXE
SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES
Le ministre des Finances veut
mettre à la base du redressement
financier un équilibre budgétaire
solidement établi. Celui-ci doit être
obtenu par des ressources fiscales
nouvelles qui, au surplus, serviront
d'aliment à la trésorerie. Pour r
qu'elles remplissent efficacement ce
dernier office, il faut qu'elles s'adap-
tent au mois le mois, au jour le jour
même, à tous les paiements à effeo-
tuer par les caisses publique, Seule
une imposition ad valorem sur ies
transactions peut répondre à cette
nécessité. C'est pour cette raison que
M. Péret avait choisi la surtaxation
de l'impôt sur le chiffre d'affak-es
c'est pour cette raison aussi qu'il est
resté attaché, en principe, à cette
forme de taxation et de recouvre-
ment comme la plus conforme à l'in-
térêt des finances publiques. A cette
^urtaxation i,l ne peut renoncer que
dans la proportion où le produit qu'il
en attendait serait compensé par
d'autres impôts indirects, d'une équi-
valence rigoureuse non seulement
en rendement mais en modalités do
recouvrement.
M. Raoul Péret comprend si bien la
répugnance des députés surcharger
un impôt dont ils ont promis la sup-
pression, qu'il se prête à toute étude,
'il. toute recherche, à tout ajustement
susceptible de supprimer ou tout au
moins de réduire la taxe sur le chiffre
d'affaires par d'autres taxations com-
pensatrices de même nature et de
nème forme quant au produit et à
la perception.
La surtaxe sur le chiffre d'affaires
restanl en principe, à côté de la taxe
civique, la maîtresse pièce de eon
système d'équilibre budgétaire, il a
recommencé, hier, pour répondre au
désir de la commission des finances
et par souci de faciliter aux députés
un vote que rapproche de la fin du
mois rend de plua en plus urgent. une
étude des taxes que l'on pourrait ou
créer ou renforcer pour suppléer à
une surtaxation qui rencontre de si
vives hostilités.
A quelles natures d'impositions
peut-on faire appel en remplaee-
ment dp la surtaxe du chiffre d'af-
faire-! '? En même temps que le mi-
nistre a posé cette question, il a vu
surgir et l'assiéger les oppositions,
les. plaintes, les menaces même. Il
est une ressource que l'on peut obte-
Le ministre des Finances recherche
de nouvelles ressources qui seront
inscrites dans un article unique
Les dernières propositions
gouvernementales seront
communiquées demain à la
commission des finances et
« devront être votées avant
le 31 mars
majorité que si l'amendement Jac-
quier était voté par. les modérés. Ici
non plus rien à faire, car ces derniers
n'acceptaient pas les dispositions
nouvelles votées par la commission
des finances et notamment le con-
trôle par l'Etat des opérations d'im-
portation du pétrole et du sucre. Et
dès lors la formule transactionnelle
de M. Jacquier ne pouvait être main-
tenua parce qu'insuffisante quant au
rendement. Il fallait recourir à l'aug-
mentation totale proposée par le
gouvernement.
Les efforts de conciliation faits
paT M. Raoul Péret demeuraient
ainsi vains. puisque, de quelque
cbté qu'il se tournât, il lui était
nir aisément par l'augmentation du
prix du tabac. Chaque augmentation
de fr. 10 appliquée au paquet de
caporal ordinaire correspond à 100
millions de recettes budgétaires. Ne
pourrait-on pas obtenir par ce moyen
pour les neuf mois de l'année qui
restent à courir 400 millions ? L'ad-
ministration y a pensé. Mais les do-
léances des fumeurs sont de nature
à faire réfléchir. Et puis, il y a chose
jugée, puisque la Chambre a refusé
le chiffre de 2 fr. 50 pour le paquet
de caporal ordinaire. Mais un eote
en cette matière, on en a eu mainte
preuxe, n'e^t nullement chose défi-
nitivc.
Une surtaxation de l'alcool est tout
aussi malaisée à envisager, puisque,
par un vote, la Chambra s'y est
opposée.
On a pensé à appliquer un droit
de 0 fr. 50 par hectolitre de vin. Cette
suggestion s'est heurtée, précédem-
ment à l'hostilité des représentants
de la viticulture, particulièrement
nombreux et résolus à la Chambre.
Dans l'ordre de l'enregistrement,
on a envisagé une surimposition des
droits pour cessions d'immeubles.
Quel rendement en obtiendrait-on ?
Il est malaisé de le prévoir, puis-
que la surcharge des droits entrai-
nera certainement restriction des
échanges. Quant à l'application de
droits plus lourds aux cessions de
fonds de commerce, en même temps
qu'on -suscitera 1 e s réclamations
appuyées de vigoureux arguments
des intéressés, on aboutira, par
répercussion, à une surcharge iné-
vitabte'pour le consommateur. Au
surplus, ces surimpositions attei-
gnent" le capital et, à ce titre s'appli-
queraient assez mal à l'équilibre bud-
gétaire et prélèveraient, en outre,
des ressources sur lesquelles on est
en droit de faire fond, ultérieure-
ment, pour l'amortissement.
Recourir au décime ne pourrait se
justifier, car ce mode de taxation,
contre lequel on a formulé tant de
critiques, n'apporterait pas aux cais-
ses publiques, et dans des délais très
courts, les sommes indispensables
aux règlements de l'Etat.
C'est dans cet ensemble fiscal
limité que va s'exercer, aujourd'hui,
durant toute la journée, la sagacité
du ministre des Finances, pour en
tirer, par un ajustement aux exigen-
ces de la situation, les éléments de
propositions nouvelles. A ce sujet,
M. Raoul Péret a bien voulu nous
faire la déclaration suivante
Je vais travailler dimanchp,
toute la jaurnéc, avec mes directeurs,
pour arrêter mes résolutions. Lundi
matin, à la première Iveure, j'aviserai
le président de la commission des
finances pour indiquer les tendances
du dispositif auquel j'aura abouti,
UNE RÉUNION OFFICIEUSE
DES COMITÉS DIRECTEURS
DES GROUPES DE GAUCHE
Les bureaux et comités directeurs
bre avaient été convoqués hier matin.
Mais les convocations n'ayant pu
atteindre en temps utile les inté-
ressés, un simple échange de vues
a eu lieu entre'un certain nombre
des membres de ces divers groupes
présents au Palais-Bourbon.
MM. Léon Blum et Vincent Aurioi.
obligés pour des raisons personnel-
les de s'absenter de Paris, avaient
prévenu nar lettre M. Cazals, prési-
dent du groupe radical socialiste et
des comités directeurs, que le groupe
socialiste était disposé a s'associer
à tout effort de médiation, mais à la
condition que e le gouvernement
renoncerait à toute majoration de
la taxe du chiffre d'affaires, même
limitée aux grossistes et demi-gros-
sistes.
Or c'est précisément cette ten-
dance qui a prévalu à la réunion
officieuse d'hier' matin, et MM. Cazals
et Deyris ont été chargés de mettre
le gouvernement au courant des dis-
positions qui s'étaient manifestées
dans les groupes de la majorité.
impossible d'espérer pouvoir rallier
une majorité.
Et, les députés de gauche, une fois
encore, disaient au ministre des
Finances présentez n'importe quoi,
nous voterons.
C'est alors que, la situation exi-
geant des solutions urgentes, M.
Raoul Péret, dans un esprit de conci-
liation et bien qu'il en fût toujours
partisan, annonça au conseil des
ministres qu'il était prêt à recher-
cher des ressources nouvelles pour
compenser la surtaxe sur le chiffre
d'affaires. Le conseil l'approuva una-
nimement et décida que les ressour-
ces compensatrices seraient inscrites
dans un article unique et que le vote
de celui-ci serait réclamé pour le
31 mars au plus tard.
Le langage que M. Raoul Péret
tiendra aux députés est le suivant
Vous m'avez dit que vous ne vou-
liez pas de la taze sur le chiffre dfaffni-
res et que, pnr contre, vous voleriez
n'importe quoi: je vous présente un noté-
veau projet. Votez-le. Mais je vous pré-
viens chaque fois que vous écarterez
une des ressources nouvelles un trou se
produira. Je me lèverai et vous dirat:
il faut relever de x centimes la taxe
sur le chiffre d'affaires pour compenser
la ressource rejetée.
La commission des finances sera
saisie dès demain matin des derniè-
res propositions de M. Raoul Péret.
Elle les examinera aussitôt, afin de
permettre à la Chambre de se pro-
noncer dès mardi. Charles Morice.
LA COMMISSION DES FINANCES
S'EST AJOURNEE A DEMAIN
La commission des finances a
repris hier matin l'examen du pro-
jet financier à l'article B, relatif au
chiffre d'affaires.
Sur cet article, elle a rejeté un
amendement de M. Castel tendant à
substituer une taxe progressive à la
taxe sur le chiffre d'affaires, taxe
variant de 1 fr. 50 0/0 quand la
recette mensuelle imposable ne
dépassera pas 3.000 francs, jusqu'à
3 0/0 pour la tranche de recette
mensuelle au-dessus de 2.500.000 fr.
Elle a rejeté également un amen-
dement de M. Ollier, ayant pour
objet de remplacer la taxe sur le
chiffre d'affaires' par une taxe sur
les matières premières combinée
avec une taxe à la production.
M. Margaine a soutenu ensuite
deux amendements d'après lesquels,
à partir du 1" janvier 1927, les opé-
rations d'importation du pétrole
brut, de ses dérivés et résidus, ainsi
que les opérations d'importation du
sucre et produits assimilés, ne pour-
raient être faites que par les repré-
sentants de l'Etat ou par les person-
nes accréditées par lui.
M. Margatae a déclaré qu'il vote-
rait la majoration de la taxe sur le
chiffre d'affaires jusqu'au 31 décem-
bre à condition que préalable-
ment la commission eût examiné ses
amendements.
Ces amendements ont été adaptés,
avec application à la date du 1" dé-
cembre 1926 le premier (pétrole),
par 15 voix contre 7 et 5 abstentions;
le second (sucre), par 15 voix contre
11 et 1 abstention.
A titre documentaire, voici le dé-
tail des votes sur les amendements
Margaine
1° Pétrole. Ont vaté pour MM.
Arohaimbaud, Bedouoe, Candace, Ducos,
Garchery, H. Simon, Jacquier, Lassalle,
Locquin, Nogaro, Marraine Philippo-
teaux, Rameil Renaudel et Valière.
Ont voté contre MM. Fould, Bonne-
fous, Sérot, de Kervenolël, de Monicault,
de Tinguy du Pouet et Dariac.
Abstentions MM. Astier, Bouttlotra-
Lafont, Champetier de Ribes, de Chappe-
delaine et Landry.
2° Sucre. Pour les quinze mêmes
que pour le pétrole.
Contre les sept mémes que contre le
pétrole, et, en outre, MM. Astier, Bouil-
loux-Lafont, Champetier de Ribes et
Landry.
Un seul, M. de Chappedelaine s'est
abstenu.
Alors que la commission allait
aborder la discussion au fond de la
majoration sur le chiffre d'affaires,
M. Nogaro est intervonu pour dé-
clarer que M. Loucheur avait indi-
qué à la réunion des représentants
de gauche qu'il croyait savoir que
M. Péret était disposé à renoncer a
cette surtaxe et à la remplacer par
d'autres taxes indirectes.
M. Deyris, do retour de la mis-
sion dont il avait été chargé avec
M. Cazals, rendit compte de l'on-
trevue qu'il venait d'avoir avec
MM. Aristide Briand et Raoul Péret.
Il confirma que ceux-ci étaient bien
dans les dispositions indiquées par
M. Nogaro, mais sous deux condi-
tions que les nouvelles taxes envi-
sagées constitueraient un article uni-
que qui devrait être voté avant le
31 mars, et que la majorité des grou-
pes de gauche s'engagerait à le voter
en séance.
Finalement, à la demande de
M. Aaoul Péret, avec lequel M. Henry
Simon, s'était mis en rapport par
téléphone, la commission décida de
se réunir demain matin, à 9 h. 30,
pour examiner les nouvelles propo-
sitions du gouvernement.
AU MARCHÉ DES CHANGES
Hier au marché libre, en dehors
de toute cotation officielle, la situa-
tion s'est légèrement améliorée à la
suite de l'impression, favorable pro-
duite par le communiqué publié à
l'issuo du conseil des ministres.
La livre, qui vendredi. avait atteint
14f 50 et cotait encore ,vers midi
hier 141 10, descendait après Bourse
à 140 60, et, le dollar se traitait à
28 95 contre 29 10 la veille.
AUJOURD'HUI
SCRUTIN DE BALLOTTAGE
DANS LE 2e SECTEUR
POUR l'ÉLECTION, DE DEUX DÉPUTÉS
C'est, aujourd'hui qu'a lieu, dans le
2' secteur, le scrutin de ballottage
pour l'élection de deux députés.
Trois listes demeurent en pré-
sence.
Liste d'union républicaine nationale
MM. Paul Reynaud et de Kerillis.
Liste de concentration répubticatne et
socialiste MM. L. Dumont et Delatour.
Liste communiste MM. Jacques Du-
clos et Albert Fournier.
On estime que les résultats défi-
nitifs seront connus vers 10 heures.
Rappelops qu'au premier tour les
voix s'étaient ainsi réparties, d'après
tes chiffres définitifs arrêtés par la
commission de recensement
MM. Reynaud, 47.223 voix; de Kerillis,
47.075; Duclos, 37.658; Fournier, 37.614;
MM. Inghels et Osmin S.F.I.O. res-
pectivement 15.628 et 15.372; MM, Jean
Bon et Lenoü', coalition républicaine so-
cialiste et radicale socialiste, 11.758 et
11.618; MM. de Pterreten et Perroc, plé-
biscitaires, 2.589 et 2.557.
Le nombre des abstentionnistes
avait atteint 73.175, soit 40 0/0 en-
viron.
Depuis, des désistements se sont
produits. Les socialistes S. F. I. 0.
se sont désistés officiellement en
faveur des candidats communistes,
ainsi que Ni. Jean Bon, de la lista de
coalition socialiste et radicale socia-
liste. Quant aux électeurs du second
candidat de cette dernière liste,
M. Lenoir, la fédération radicale
socialiste de la Seine les a engagés
à voter contre les candidats du
fascisme et de la réaction Les can-
didats de la liste républicaine plé-
biscitaire se sont désistés de leur
côté en faveur de MM. Reynaud et de
Kerillis.
MM. Dumont et Delatour, de la
liste de concentration républicaine et
socialiste,' n'étaient pas candidats
lors du premier tour.
Le scrutin de ballottage a lieu à la
majorité relative, c'est-à-dire que
ce sont les deux candidats qui
obtiendront le plus de suffrages,
quel que soit le nombre de ceux-ci,
qui seront proclamés élus.
Ajoutons enfin que trois mille
bulletins irréguliers ayant dû être
annulés lors du premier tour, la
commission de recensement a décidé
de rappeler aux électeurs qu'il n'y
avait lieu pour eux de n'employer
que les bulletins déposés dans les
sections, tous autres étant suscepti-
bles d'être aariulés pour diverses
causes déchirure, tache, rature, si-
gnature, etc..
Les sections de vote demeureront
ouverte? de 8 heures du matin à
18 heure?.
LES ÉPREUVES SPORTIVES
DU "PETIT PARISIEN"
Les demi-finales de la Coupe de France
se jouent aujourd'hui
Des quelque 330 cluhs qui, au dé-
but de la saison, entrèrent en lico
pour la Coupe de France, la grande
épreuve nationale organisée par la
Fédération Française de Football avec
le concours du Petit Parisien, quatrr;
ont résisté victorieusement aux re-
doutables assauts qui leur ont été li-
vrés. Ce sont le Stade Français,
l'Olympique de Marseille, le C. A. de
Vitry et l'A.S. Valentigney, qui se
mesurent aujourd'hui en demi-fina-
I les, les deux premiers à Lyon, les
deux autres à Paris, au stade
Pershing.
Voiei quatre des plus réputés parmi
les joueurs qui se mesureront cet
après-midi au stade Pershing en
haut, Simonin (à gauche) et Gredy,
de l'A. S. de. Valentigney en bas
Thirion (à gauche) et Bel, du C. A. de
MUSIQUE DE CHAMBRE
Sont doute, mais la caisse at un im-
trament bien ingrat
• ••̃̃̃iiIti,M..t>i.iiiii|||M>HIIHmimuHIIUIH.
A LA DEUXIEME PAGE
PROPOS DE CAMI
BONNE HUMEUR-
FAUBOURG SAINT-DENIS
ENTRE MIDI ET 1 HEURE
UN CHANGEUR EST ATTAQUÉ
DANS SA BOUTIQUIE
FRAPPÉ A COUPS DE MATRAQUE
IL RÉSISTE A SES ASSAILLANTS
Ceux-ci, au nombre de deux, qu'une
auto attendait près de la porte
Saint-Denis,se sontenfuissans
avoir, rien pris
Attaquer, midi et demi, en plein
faubourg Saint-Denis, un changeur
dans sa boutique, le frapper à coups
de matraque et disparaître ensuite
dans la foule sans attirer l'attention,
voilà un exploit qui demande un!
sang-froid peu commun. Deux ban-
dits l'ont pourtant réussi hier, mais
sans que leur criminelle audace leur
ait rapporté quoi que ce soit.
M. Jégu, âgé de soixante-cinq ans,
dirige depuis une trentaine d'années,
au 59 du faubourg Saint-Denis, un
petit établissement de banque et de
change. Un jeune e commis, qui
l'assiste dans ses opérations, et béné-
ficie de la semaine anglaise, venait
de prendre congé, à midi. Demeuré
seul, M. Jégu, qui habite en face. au
numéro 50, se disposait à rentrer
chez lui lorsque se présentèrent deux
individus d'environ vingt cinq à
trente ans, de taille moyenne, et dont
il n'a retenu qu'un très vague signa-
lement. M. Jégu, alors debout der-
rière un guichet vitré, leur demanda
ce qu'ils désiraient
Alais à ce moment, la sonnerie du
téléphone retentit et le changeur
s'excusa
Une seconde, messieurs, je vous
prie.
Puis il se dirigea vers le fond de
sa boutique et se pencha, pour
répondre, sur une petite table où se
trouvait l'appareil.
A cet endroit, la cloison vitrée
s'arrête et une barrière basse et
pleine isole le banquier et son
commis.
C'est alors qu'un des malfaiteurs,
s'étant approche, lui asséna sur le
crâne un formidable coup de matra-
que qui, Dien que la casquette portée
par le changeur ait amorti le choc,
fit jaillir le sang. Comme M. Jégu se
relevait pour se défendre, il reçut
un second coup sur le front et, cette
fois, trébucha en poussant un grand
cri.
Par bonheur, en dépit de son âge,
M. Jégu est solide, robuste et coura-
gueux. Aussi, après avoir un instant
chancelé sous le coup, il se rerai^
-bien vite.
D'une main ferme, il em otgna le
téléphone et se mit sur la défensive.
Cette attitude énergique en imposa
ses agresseurs, qui comprirent que
le coup était raté. Et, sans avoir
réussi à s'emparer de la moindre
valeur, ils prirent la fuite, mais sans
précipitation. De sorte qu'on put
croire, en les voyant s'éloigner, qu'il
s'agissait de passants rentrant de
leurs affaires.
M. Jégu, aveuglé par le sang et
ayant perdu son binocle, demeura
quelques instants avant de pouvoir
donner l'alarme. Lorsqu'il appela au
secours, les bandits étaient déjà loin.
Un Médecin qui habite la maison
vint donner ses soins aux blessé, dont
l'état n'inspire aucune inquiétude.
M. Benezech, commissaire du quar-
tier, arriva bientôt rue du Faubourg-
Saint-Deni; et commença son enquête,
assisté par l'inspecteur Georges. On
a tout lieu de supposer que le coup
de téléphone qui attira M. Jégu hors
de son comptoir fut donné, dans un
bar du voisinage, par un complice
des agresseurs. Ceux-ci, si l'on en
croit divers témoignages, étaient
attendus, près de la porte Saint-
Denis, par une auto toute prête à
démarrer. Il est non moins proba-
ble que les deux bandits avaient
attendu le départ du jeune commis
pour pénétrer dans la boutique.
Dans l'après-midi, remis dé son
émotion M. Jégu nous a reçu en-
touré de sa femme et de son fils. Sur
ses vêtements se détachaient très net-
tement des éclaboussures sanglantes.
Vous me voyez plus gravement
atteint au moral qu'au physique, nous
conflii-t-jl rapidement. C'est, en résumé,
une affaire de minime importance, puis-
qu'on ne m'a rien volé et que mes bles-
sures sont insignifiantes.
UNE BONBONNE D'ÉTHER
EXPLOSE RUE CLIGNANCOURT
SEPT BLESSÉS
M. Malle premier élève de la
pharmacie Nauge, 29, rue Clignan-
court, s'apercevait, hier soir, vers
19 h. 45, qu'une bonbonne, contenant
deux litres d'éther, placée dans un
coin de l'officine, fuyait. Le poêle
étant allumé, il s'empressa, pour
éviter une catastrophe, de tirer la
bonbonne sur le trottoir.
Mais les vqpeurs d'éther s'étaient
enflammées et une traînée de feu
le suivait. A peine avait-il sorti le
récipient que celui-ci explosa avec
fracas, tandis qu'un commencement
d'incendie se déclarait dans la phar-
macie.
Les pompiers des casernes Car-
peaux et Château-Landon, immédia-
tement alertés, maîtrisèrent assez
rapidement le sinistre qui, malheu-
reusement, avait fait plusieurs vic-
times hâtons-nous d'ajouter que
l'état de celles-ci n'inspire pas d'in-
quiétudes.
M. Mallet, qui, par son sang-froid,
avait déjà évité précédemment un
incendie dans la pharmacie, avait
été grièvement brûlé aux mains. Une
employée, Mlle Braud, âgée de vingt-
deux ans, 18, rue de la Tour-d'Au-
yergne, avait été blessée au visage.
Des éclats de verre avaient égale-
ment atteint plusieurs passanas
Mme Berthe François, 19, rue André-
del-Sarte, et son fils André, âgé de
six ans: Mlle Madeleine Goubert,
marchande foraine, 92, rue Myrha
M. Pitot 82, rue de Dunkerque, et
M. Loportier, 10, rue Christiani.
DEUX SAISISSANTS INSTANTANÉS DU GRAND NATIONAL DE UVERPOOl
Ln fameux steepie annuel de Liverpool n'a pas failli, cette année encore, à si
réputation d'être « la course où les chevaux tombent ». Voici deux instantanés
pris à quelques secondes d'intervalle au bechar's brook. Dans le premier, les che-
vaux franchissent l'obstacle; dans le second, les montures sont par terre», et, iei
jockeys aussi. Hàtons-noup de dire qu'il n'y a pas eu d'accident grave.
Mme MARY GARDEN
est loin de penser
à se retirer dans un couvent
Mary Gardée
Elle a bemeonp ri de
cette invention d'un
journal américain et
la déclareUn vaste salon,
clair, à deux pas
de l'avenue du
Bois, des objets
d'art, une splen-
dide corbeille de
roses rouges, A
peine avons-nous
eu le temps d'en
admirer l' é c 1 a t
que la tenture se
soulève et que e
Mary Garden ap-
paraît, radieuse
de jeunesse et
d'entrain-
Une cigarette ? Pardonnez-moi,
j'adore fumer; le tabac nuit si peu au
chant et j'at, toujours regardé avec envie
Carusp eptt fumait quarante cigarettes
par jour.
Une question nous monte aux
lèvres
Est-ce que. la règle .du couvent?.
Quoi 1 vous croyez à cette histoire
Mais "elle est absurde en tous points.
Et- Mary? Garden part d'un éclat de
rire à rendre jaloux le double rang
de son collier de perles.
Dites bien, monsieur. reprend-elle
tout de suite, que je n'ai jamais eu pa-
reille intention et que. si jamais je devais
l'avoir, ce ne serait que plus tard, beau-
coup, plus tard à l'heure de la fin de
ma vie. Or je n en suis pas encore là et
pour l'instant, je suis heureuse, oui, di-
tes-le bien; cent fois heureuse de retrou-
ver mon cher Paris
Et d'y chanter Pelléas, votre triom-
phe ?
–.J'avais d'abord .câblé que non, mais
déjà Paris m'a reprise. Dès lundi j'au-
rai une entrevue avec MM. Masson et
Ricou,'ct en mai j'interpréterai le chef-
d'oeuvre de Debussy.
Et d'ici là ?
-D'ici là, je ne sais pas encore, j'adore
la mer et le soleil, et j'irai sans doute
sous peu habiter ma villa de Beaulieu.
Lundi. Mme Mary Garden verra
MM. Masson et Ricou, et aussi d'au-
tres directeurs. Gageons qu'elle ne
résistera pas à leur légitime désir de
lui voir faire ici quelque création
importante.
Et rien ne saurait causer un plus
vif plaisir au Paris des arts et des
lettres, peuplé de ses admirateurs 1
UN INTERNE DES HOPITAUX D'ALGER
DÉCORÉ A TITRE POSTHUME
Un décret rendu sur la proposition
du ministre de l'Intérieur et parais-
sant ce matin au Journal officiel,
nomme au grade de chevalier de la
Légion d'honneur, à titre posthume,
M. Emile Juramie, interne des hôpi-
taux. à Alger.
Voici le texte de la citation qui
1 accompagne cette nomination
Appelé à donner ses soins aux maladies
contariieux hospitalisés à l'ambulance
dEl-Kettar, s'est prodigué auprès de tous.
A lutté avec toutes les forces vive» de
son tire pour nrrarher à la mort un malade
atteint de typhus Est par-
venu à le souver, mais, frappé son tour
la mitluciie, est décédé victime de son
au ^Journal Officiel du 5 mars 1926.
LE ROI DES BELGES A PARIS
Le roi des Belges, voyageant inco-
gnito, est arrivé, hier à Paris par la
gare du Nord, par le train de
12 h. 30.
ZINZIN Il EST PR S
Perrotej, dit « zinzin »
Recherché depuis plus
de sept mois pour
trois tentatives de
meurtre et pour de
nombreux méfaits, le
bondit de Plainlaing
avait nargué juges
et gendarmes
Tandis qu'on le croyait
dus la forêt, il
s'était embauché
comme cuitinier
dam un mess d'ofS-
ciers français à Co-
logne. Et sa con-
duite exemplaire lui
irait valu. un cer-
tificat élogieu
(Voir ta Dernière Heure.)
A PARTIR DU 12 AVRIL
METRO ET NORD-SUD
reporteront leurs derniers départs
A MINUIT 45
C'est la fiche de consolatior. offerte
aei Parisiens s'i!s doivent déci-
dément renoncer à nne diminution
du yrix des taxis
Les diverses propositions qui ont
été formulées, ces temps derniers,
comme contre-partie à l'augmenta-
tion du tarif de nuit des taxis, ont
abouti hier, au conseil municipal, au
vote de la suggestion de M. Ducaille,
à laquelle s'est rallié provisoirement
M. dousselin.
Aux termes de la délibérations
adoptée, sur le rapport de M. Lemar-
chand, le dernier départ des têtes de
lignes, sur les réseaux du Métropcw
litain et du Nord-Sud, est retardé
d'un quart d'heure.
Des la lin de la séance, M- Bouja,
préfet de la Seine, a réuni dans son
cabinet les directeurs des deux com-
pagnies, M. Jagot, directeur de l'ins-
pection générale, et M. Mayer, ingé-
nieur en chef. Au cours de celte
conférence ont été arrêtées toutse
les dispositions utiles pour que la
mesure puisse entrer en application
le 12 avril. Les compagnies ont,
d'autre part, été invitées à étudier
tous les moyens pour assurer les
correspondances.
ON ARRÏÏE TROIS INDIVIDUS
QUI VENDAIENT À PARIS
DE GROSSES QUANTITÉS
DE BEURRE FRELATÉ
C'est dans l'Eure que les fraudeur»
procédaient à leurs falsifications
L'enquête se continue qui déterml
nera si ce beurre, contenant do
SO à 80 0/0 de margarine, a pu
être revendu de boane foi
La police vient d'arrêter Auguste
Laloze, quarante-cinq ans,, titulaire
de treize condamnations et recherché
par plusieurs parquets, dont celui, de
Reims Pierre Valadier, trente ans,
et.PauJ Dubreuil. quarante-huit: ans.
Associés, ces trois individus ont
vcndu à des mandataires aux Halte»
de grosses quantités de beurre fre-
laté. Et ils auraient ainsi continué
leurs fructueuses opérations sans, la
vigilance du service de la répression
d&s fraudes.
Ce service, que dirige M. Lavayssé,
procède périodiquement à des' pré<-
lèvements de beurres vendus aux
Halles ou sur les marchés .parisiens.
Et c'est ainsi que, dernièrement, les
inspecteurs trouvèrent en maints-en-
droits du beurre, plus exactement
du faux- beurre, composé surtout de
margarine. ̃ ̃
Informé, le parquet de la Seine-fit
aussitôt ouvrir une information, dont
le juge d'instruction M. Krug-Bass
fut clargé.
Deux commissaires de police,
M. Bidault et M..Gollot, élargissant
alors leur enquête, surent découvrir
que ces produits falsifiés arrivaient
dp diverses gares, mais que celles-
ci se trouvaient toujours à proximité
de la Ferrière-sur-Risle et de Dam-
ville (Eure).
Quelques investigations dans lu
région amenèrent rapidement les
enquêteurs à découvrir dans ces deux
communes les « usines » de falsifi-
cation les caves de deux pavillons
ou l'on opérait en toute tranquillité.
On trouva là tout le matériel né-
cessaire au « margarinage » à doses
massives appareils de malaxage,
moules spéciaux, etc., ainsi que de
nombreux paniers du meilleur beurra
do Normandie qui attendait si dé-
cheanee. Les fraudeurs possédaient
deux autos qui leur facilitaient et
leurs approvisionnements et leurs
expéditions, celles-ci n'étant jamais
faites sous le même nom.
Au cours de leur perquisition, res
policiers furent assez surpris de!.
trouver une correspondance expli-
quant l'absence des fraudeurs. Ceux-
ci étaient prévenus par certaine
clients, dont la complaisance pour.
rait bien se transformer en oompli.
REGION PARISIENNE Temps encore trè»
nuageux avec éclalrcles et quelques «versa»
à à caractère orageux. Vent du sud à sud- j
¡ ouest modéré. Nuit 6,. Jour ""tI
EN FRANCE. Mêmes conditions atmo·
sphériques que sur la région parisienne.
SOLEIL lever, h. coucher, 18 b. 13.
VLUNE pleine, le 29 dern. qu. le 5 avtil.
.••*
Il* AVISE. ne 17.086
DIMANCHE
28
M ARS 1926
Bwnaatut
LA TRANSACTION FINANCIÈRE ENCORE AJOURNÉE1
M. Raoul Féret, dans un esprit de conciliation
et bien qu'il en soit toujours partisan
va essayer de compenser la surtaxe sur le chiffre d'affaires
que radicaux et socialistes persistent à écarter
L'accord sur les projets finanoiers
se trouve, une fois de plus, ajourné
et l'on peut se demander, en présence
de ce. qui s'est passé hier s'il pourra
vraiment, un jour, être réalise. Les
députés, quelque parti qu'ils
appartiennent, paraissent animés
d'un réel désir d'entente. La situa-
t'ron est grave. Une nouvelle crise
ministérielle ajouterait encore aux
difficultés de l'heure qui sont énor-
mes. Nul ne veut renverser le cabi-
net, mais nul ne consent à faire la
moindre concession qui permettrait,
peut-être, au gouvernement, de rap-
procher les partis. Alors.- les jours
passent et la tension des changes
demeure.
Il n'est pas possible que les mem-
bres du Parlement ne songent pas
aux conséquences qui résulteraient
d'une aggravation de la situation
actuelle. L'équilibre du budget doit
être réalisé sans retard, C'est l'avis
formel du gouvernement.
On a pu croire, dans la soirée de
vendredi, que l'accord entre le cabi-
net et la commission des finances
était sur le point d'être réalisé
grâce à la formule transactionnelle
présentée par M. Jacquier pour la
taxe sur le chiffre d'affaires.
Mais bientôt on apprenait qu'un
grand nombre de radicaux socialis-
tes, partageant l'opinion du groupe
socialiste continuaient à écarter
toute surtaxe sur le chiffre d'affai-
res. Il ne pouvait alors y avoir de
LE CONSEIL DES MINISTRES
APPROUVE M. PÉRET
A l'issue du conseil tenu hier
matin à l'Elysée, sous la présidence
de M. Doumprgue, la note suivante
a été communiquée à la presse
M Aristide Rriand s entretenu le
conseil de la questions £Ces fonctionnai-
res Le président du Conseil a mis
ensuite ses collègues au courant de la
situation extérieure.
M. Raoul Péret. ministre des Finances,
a fndiqué au conseil les raisons qu'it
avait de croire une possibilité d'accord
en vue duquel il est disposé d faire un
nouvel effort de eoncWaHon computihle
avec tes nécessités impérieuses et urgen-
tea de la situation. Celle-ci exige un
équilibre complet et loyal du budget
avant le mars.
Le conseil, à l'unanimité, a approuvé
1rs déclarations du ministre e des
Finances.
Questionné par les journalistes,
M. Péret a déclaré
Si d'ici au 31 mars nous n'avons
pu nous mettre d'accord pour voter soit
le projet initial, soit une transaction qui
engloberait dans un seul article un cer-
tain nombre d'augmentations de taxes
compensatrices à la surtaxe sur le chif-
fre d'affaires, je ne réponds plus de rien.
Ce qui importe avant tout, c'est une
déoision rapide. Le salut du pays est à
ce prix. Il importe de voter sans aucun
délai un projet qui procure la tréso-
rerie les ressources dont elle a besoin.
Je reconnais que l'on témoigne des
dispositions conciliantes et, pour ma part,
ne suis pas l'ennemi d'une transaction,
loin de là. Mais il faut qu'on.l'aocepte
sans arrière-pensée d'aucun côté. Il n'y
a qu'ainsi que l'on aboutira.
A QUELS IMPOTS
PEUT RECOURIR M. PERET
POUR COMPENSER LA SURTAXE
SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES
Le ministre des Finances veut
mettre à la base du redressement
financier un équilibre budgétaire
solidement établi. Celui-ci doit être
obtenu par des ressources fiscales
nouvelles qui, au surplus, serviront
d'aliment à la trésorerie. Pour r
qu'elles remplissent efficacement ce
dernier office, il faut qu'elles s'adap-
tent au mois le mois, au jour le jour
même, à tous les paiements à effeo-
tuer par les caisses publique, Seule
une imposition ad valorem sur ies
transactions peut répondre à cette
nécessité. C'est pour cette raison que
M. Péret avait choisi la surtaxation
de l'impôt sur le chiffre d'affak-es
c'est pour cette raison aussi qu'il est
resté attaché, en principe, à cette
forme de taxation et de recouvre-
ment comme la plus conforme à l'in-
térêt des finances publiques. A cette
^urtaxation i,l ne peut renoncer que
dans la proportion où le produit qu'il
en attendait serait compensé par
d'autres impôts indirects, d'une équi-
valence rigoureuse non seulement
en rendement mais en modalités do
recouvrement.
M. Raoul Péret comprend si bien la
répugnance des députés surcharger
un impôt dont ils ont promis la sup-
pression, qu'il se prête à toute étude,
'il. toute recherche, à tout ajustement
susceptible de supprimer ou tout au
moins de réduire la taxe sur le chiffre
d'affaires par d'autres taxations com-
pensatrices de même nature et de
nème forme quant au produit et à
la perception.
La surtaxe sur le chiffre d'affaires
restanl en principe, à côté de la taxe
civique, la maîtresse pièce de eon
système d'équilibre budgétaire, il a
recommencé, hier, pour répondre au
désir de la commission des finances
et par souci de faciliter aux députés
un vote que rapproche de la fin du
mois rend de plua en plus urgent. une
étude des taxes que l'on pourrait ou
créer ou renforcer pour suppléer à
une surtaxation qui rencontre de si
vives hostilités.
A quelles natures d'impositions
peut-on faire appel en remplaee-
ment dp la surtaxe du chiffre d'af-
faire-! '? En même temps que le mi-
nistre a posé cette question, il a vu
surgir et l'assiéger les oppositions,
les. plaintes, les menaces même. Il
est une ressource que l'on peut obte-
Le ministre des Finances recherche
de nouvelles ressources qui seront
inscrites dans un article unique
Les dernières propositions
gouvernementales seront
communiquées demain à la
commission des finances et
« devront être votées avant
le 31 mars
majorité que si l'amendement Jac-
quier était voté par. les modérés. Ici
non plus rien à faire, car ces derniers
n'acceptaient pas les dispositions
nouvelles votées par la commission
des finances et notamment le con-
trôle par l'Etat des opérations d'im-
portation du pétrole et du sucre. Et
dès lors la formule transactionnelle
de M. Jacquier ne pouvait être main-
tenua parce qu'insuffisante quant au
rendement. Il fallait recourir à l'aug-
mentation totale proposée par le
gouvernement.
Les efforts de conciliation faits
paT M. Raoul Péret demeuraient
ainsi vains. puisque, de quelque
cbté qu'il se tournât, il lui était
nir aisément par l'augmentation du
prix du tabac. Chaque augmentation
de fr. 10 appliquée au paquet de
caporal ordinaire correspond à 100
millions de recettes budgétaires. Ne
pourrait-on pas obtenir par ce moyen
pour les neuf mois de l'année qui
restent à courir 400 millions ? L'ad-
ministration y a pensé. Mais les do-
léances des fumeurs sont de nature
à faire réfléchir. Et puis, il y a chose
jugée, puisque la Chambre a refusé
le chiffre de 2 fr. 50 pour le paquet
de caporal ordinaire. Mais un eote
en cette matière, on en a eu mainte
preuxe, n'e^t nullement chose défi-
nitivc.
Une surtaxation de l'alcool est tout
aussi malaisée à envisager, puisque,
par un vote, la Chambra s'y est
opposée.
On a pensé à appliquer un droit
de 0 fr. 50 par hectolitre de vin. Cette
suggestion s'est heurtée, précédem-
ment à l'hostilité des représentants
de la viticulture, particulièrement
nombreux et résolus à la Chambre.
Dans l'ordre de l'enregistrement,
on a envisagé une surimposition des
droits pour cessions d'immeubles.
Quel rendement en obtiendrait-on ?
Il est malaisé de le prévoir, puis-
que la surcharge des droits entrai-
nera certainement restriction des
échanges. Quant à l'application de
droits plus lourds aux cessions de
fonds de commerce, en même temps
qu'on -suscitera 1 e s réclamations
appuyées de vigoureux arguments
des intéressés, on aboutira, par
répercussion, à une surcharge iné-
vitabte'pour le consommateur. Au
surplus, ces surimpositions attei-
gnent" le capital et, à ce titre s'appli-
queraient assez mal à l'équilibre bud-
gétaire et prélèveraient, en outre,
des ressources sur lesquelles on est
en droit de faire fond, ultérieure-
ment, pour l'amortissement.
Recourir au décime ne pourrait se
justifier, car ce mode de taxation,
contre lequel on a formulé tant de
critiques, n'apporterait pas aux cais-
ses publiques, et dans des délais très
courts, les sommes indispensables
aux règlements de l'Etat.
C'est dans cet ensemble fiscal
limité que va s'exercer, aujourd'hui,
durant toute la journée, la sagacité
du ministre des Finances, pour en
tirer, par un ajustement aux exigen-
ces de la situation, les éléments de
propositions nouvelles. A ce sujet,
M. Raoul Péret a bien voulu nous
faire la déclaration suivante
Je vais travailler dimanchp,
toute la jaurnéc, avec mes directeurs,
pour arrêter mes résolutions. Lundi
matin, à la première Iveure, j'aviserai
le président de la commission des
finances pour indiquer les tendances
du dispositif auquel j'aura abouti,
UNE RÉUNION OFFICIEUSE
DES COMITÉS DIRECTEURS
DES GROUPES DE GAUCHE
Les bureaux et comités directeurs
bre avaient été convoqués hier matin.
Mais les convocations n'ayant pu
atteindre en temps utile les inté-
ressés, un simple échange de vues
a eu lieu entre'un certain nombre
des membres de ces divers groupes
présents au Palais-Bourbon.
MM. Léon Blum et Vincent Aurioi.
obligés pour des raisons personnel-
les de s'absenter de Paris, avaient
prévenu nar lettre M. Cazals, prési-
dent du groupe radical socialiste et
des comités directeurs, que le groupe
socialiste était disposé a s'associer
à tout effort de médiation, mais à la
condition que e le gouvernement
renoncerait à toute majoration de
la taxe du chiffre d'affaires, même
limitée aux grossistes et demi-gros-
sistes.
Or c'est précisément cette ten-
dance qui a prévalu à la réunion
officieuse d'hier' matin, et MM. Cazals
et Deyris ont été chargés de mettre
le gouvernement au courant des dis-
positions qui s'étaient manifestées
dans les groupes de la majorité.
impossible d'espérer pouvoir rallier
une majorité.
Et, les députés de gauche, une fois
encore, disaient au ministre des
Finances présentez n'importe quoi,
nous voterons.
C'est alors que, la situation exi-
geant des solutions urgentes, M.
Raoul Péret, dans un esprit de conci-
liation et bien qu'il en fût toujours
partisan, annonça au conseil des
ministres qu'il était prêt à recher-
cher des ressources nouvelles pour
compenser la surtaxe sur le chiffre
d'affaires. Le conseil l'approuva una-
nimement et décida que les ressour-
ces compensatrices seraient inscrites
dans un article unique et que le vote
de celui-ci serait réclamé pour le
31 mars au plus tard.
Le langage que M. Raoul Péret
tiendra aux députés est le suivant
Vous m'avez dit que vous ne vou-
liez pas de la taze sur le chiffre dfaffni-
res et que, pnr contre, vous voleriez
n'importe quoi: je vous présente un noté-
veau projet. Votez-le. Mais je vous pré-
viens chaque fois que vous écarterez
une des ressources nouvelles un trou se
produira. Je me lèverai et vous dirat:
il faut relever de x centimes la taxe
sur le chiffre d'affaires pour compenser
la ressource rejetée.
La commission des finances sera
saisie dès demain matin des derniè-
res propositions de M. Raoul Péret.
Elle les examinera aussitôt, afin de
permettre à la Chambre de se pro-
noncer dès mardi. Charles Morice.
LA COMMISSION DES FINANCES
S'EST AJOURNEE A DEMAIN
La commission des finances a
repris hier matin l'examen du pro-
jet financier à l'article B, relatif au
chiffre d'affaires.
Sur cet article, elle a rejeté un
amendement de M. Castel tendant à
substituer une taxe progressive à la
taxe sur le chiffre d'affaires, taxe
variant de 1 fr. 50 0/0 quand la
recette mensuelle imposable ne
dépassera pas 3.000 francs, jusqu'à
3 0/0 pour la tranche de recette
mensuelle au-dessus de 2.500.000 fr.
Elle a rejeté également un amen-
dement de M. Ollier, ayant pour
objet de remplacer la taxe sur le
chiffre d'affaires' par une taxe sur
les matières premières combinée
avec une taxe à la production.
M. Margaine a soutenu ensuite
deux amendements d'après lesquels,
à partir du 1" janvier 1927, les opé-
rations d'importation du pétrole
brut, de ses dérivés et résidus, ainsi
que les opérations d'importation du
sucre et produits assimilés, ne pour-
raient être faites que par les repré-
sentants de l'Etat ou par les person-
nes accréditées par lui.
M. Margatae a déclaré qu'il vote-
rait la majoration de la taxe sur le
chiffre d'affaires jusqu'au 31 décem-
bre à condition que préalable-
ment la commission eût examiné ses
amendements.
Ces amendements ont été adaptés,
avec application à la date du 1" dé-
cembre 1926 le premier (pétrole),
par 15 voix contre 7 et 5 abstentions;
le second (sucre), par 15 voix contre
11 et 1 abstention.
A titre documentaire, voici le dé-
tail des votes sur les amendements
Margaine
1° Pétrole. Ont vaté pour MM.
Arohaimbaud, Bedouoe, Candace, Ducos,
Garchery, H. Simon, Jacquier, Lassalle,
Locquin, Nogaro, Marraine Philippo-
teaux, Rameil Renaudel et Valière.
Ont voté contre MM. Fould, Bonne-
fous, Sérot, de Kervenolël, de Monicault,
de Tinguy du Pouet et Dariac.
Abstentions MM. Astier, Bouttlotra-
Lafont, Champetier de Ribes, de Chappe-
delaine et Landry.
2° Sucre. Pour les quinze mêmes
que pour le pétrole.
Contre les sept mémes que contre le
pétrole, et, en outre, MM. Astier, Bouil-
loux-Lafont, Champetier de Ribes et
Landry.
Un seul, M. de Chappedelaine s'est
abstenu.
Alors que la commission allait
aborder la discussion au fond de la
majoration sur le chiffre d'affaires,
M. Nogaro est intervonu pour dé-
clarer que M. Loucheur avait indi-
qué à la réunion des représentants
de gauche qu'il croyait savoir que
M. Péret était disposé à renoncer a
cette surtaxe et à la remplacer par
d'autres taxes indirectes.
M. Deyris, do retour de la mis-
sion dont il avait été chargé avec
M. Cazals, rendit compte de l'on-
trevue qu'il venait d'avoir avec
MM. Aristide Briand et Raoul Péret.
Il confirma que ceux-ci étaient bien
dans les dispositions indiquées par
M. Nogaro, mais sous deux condi-
tions que les nouvelles taxes envi-
sagées constitueraient un article uni-
que qui devrait être voté avant le
31 mars, et que la majorité des grou-
pes de gauche s'engagerait à le voter
en séance.
Finalement, à la demande de
M. Aaoul Péret, avec lequel M. Henry
Simon, s'était mis en rapport par
téléphone, la commission décida de
se réunir demain matin, à 9 h. 30,
pour examiner les nouvelles propo-
sitions du gouvernement.
AU MARCHÉ DES CHANGES
Hier au marché libre, en dehors
de toute cotation officielle, la situa-
tion s'est légèrement améliorée à la
suite de l'impression, favorable pro-
duite par le communiqué publié à
l'issuo du conseil des ministres.
La livre, qui vendredi. avait atteint
14f 50 et cotait encore ,vers midi
hier 141 10, descendait après Bourse
à 140 60, et, le dollar se traitait à
28 95 contre 29 10 la veille.
AUJOURD'HUI
SCRUTIN DE BALLOTTAGE
DANS LE 2e SECTEUR
POUR l'ÉLECTION, DE DEUX DÉPUTÉS
C'est, aujourd'hui qu'a lieu, dans le
2' secteur, le scrutin de ballottage
pour l'élection de deux députés.
Trois listes demeurent en pré-
sence.
Liste d'union républicaine nationale
MM. Paul Reynaud et de Kerillis.
Liste de concentration répubticatne et
socialiste MM. L. Dumont et Delatour.
Liste communiste MM. Jacques Du-
clos et Albert Fournier.
On estime que les résultats défi-
nitifs seront connus vers 10 heures.
Rappelops qu'au premier tour les
voix s'étaient ainsi réparties, d'après
tes chiffres définitifs arrêtés par la
commission de recensement
MM. Reynaud, 47.223 voix; de Kerillis,
47.075; Duclos, 37.658; Fournier, 37.614;
MM. Inghels et Osmin S.F.I.O. res-
pectivement 15.628 et 15.372; MM, Jean
Bon et Lenoü', coalition républicaine so-
cialiste et radicale socialiste, 11.758 et
11.618; MM. de Pterreten et Perroc, plé-
biscitaires, 2.589 et 2.557.
Le nombre des abstentionnistes
avait atteint 73.175, soit 40 0/0 en-
viron.
Depuis, des désistements se sont
produits. Les socialistes S. F. I. 0.
se sont désistés officiellement en
faveur des candidats communistes,
ainsi que Ni. Jean Bon, de la lista de
coalition socialiste et radicale socia-
liste. Quant aux électeurs du second
candidat de cette dernière liste,
M. Lenoir, la fédération radicale
socialiste de la Seine les a engagés
à voter contre les candidats du
fascisme et de la réaction Les can-
didats de la liste républicaine plé-
biscitaire se sont désistés de leur
côté en faveur de MM. Reynaud et de
Kerillis.
MM. Dumont et Delatour, de la
liste de concentration républicaine et
socialiste,' n'étaient pas candidats
lors du premier tour.
Le scrutin de ballottage a lieu à la
majorité relative, c'est-à-dire que
ce sont les deux candidats qui
obtiendront le plus de suffrages,
quel que soit le nombre de ceux-ci,
qui seront proclamés élus.
Ajoutons enfin que trois mille
bulletins irréguliers ayant dû être
annulés lors du premier tour, la
commission de recensement a décidé
de rappeler aux électeurs qu'il n'y
avait lieu pour eux de n'employer
que les bulletins déposés dans les
sections, tous autres étant suscepti-
bles d'être aariulés pour diverses
causes déchirure, tache, rature, si-
gnature, etc..
Les sections de vote demeureront
ouverte? de 8 heures du matin à
18 heure?.
LES ÉPREUVES SPORTIVES
DU "PETIT PARISIEN"
Les demi-finales de la Coupe de France
se jouent aujourd'hui
Des quelque 330 cluhs qui, au dé-
but de la saison, entrèrent en lico
pour la Coupe de France, la grande
épreuve nationale organisée par la
Fédération Française de Football avec
le concours du Petit Parisien, quatrr;
ont résisté victorieusement aux re-
doutables assauts qui leur ont été li-
vrés. Ce sont le Stade Français,
l'Olympique de Marseille, le C. A. de
Vitry et l'A.S. Valentigney, qui se
mesurent aujourd'hui en demi-fina-
I les, les deux premiers à Lyon, les
deux autres à Paris, au stade
Pershing.
Voiei quatre des plus réputés parmi
les joueurs qui se mesureront cet
après-midi au stade Pershing en
haut, Simonin (à gauche) et Gredy,
de l'A. S. de. Valentigney en bas
Thirion (à gauche) et Bel, du C. A. de
MUSIQUE DE CHAMBRE
Sont doute, mais la caisse at un im-
trament bien ingrat
• ••̃̃̃iiIti,M..t>i.iiiii|||M>HIIHmimuHIIUIH.
A LA DEUXIEME PAGE
PROPOS DE CAMI
BONNE HUMEUR-
FAUBOURG SAINT-DENIS
ENTRE MIDI ET 1 HEURE
UN CHANGEUR EST ATTAQUÉ
DANS SA BOUTIQUIE
FRAPPÉ A COUPS DE MATRAQUE
IL RÉSISTE A SES ASSAILLANTS
Ceux-ci, au nombre de deux, qu'une
auto attendait près de la porte
Saint-Denis,se sontenfuissans
avoir, rien pris
Attaquer, midi et demi, en plein
faubourg Saint-Denis, un changeur
dans sa boutique, le frapper à coups
de matraque et disparaître ensuite
dans la foule sans attirer l'attention,
voilà un exploit qui demande un!
sang-froid peu commun. Deux ban-
dits l'ont pourtant réussi hier, mais
sans que leur criminelle audace leur
ait rapporté quoi que ce soit.
M. Jégu, âgé de soixante-cinq ans,
dirige depuis une trentaine d'années,
au 59 du faubourg Saint-Denis, un
petit établissement de banque et de
change. Un jeune e commis, qui
l'assiste dans ses opérations, et béné-
ficie de la semaine anglaise, venait
de prendre congé, à midi. Demeuré
seul, M. Jégu, qui habite en face. au
numéro 50, se disposait à rentrer
chez lui lorsque se présentèrent deux
individus d'environ vingt cinq à
trente ans, de taille moyenne, et dont
il n'a retenu qu'un très vague signa-
lement. M. Jégu, alors debout der-
rière un guichet vitré, leur demanda
ce qu'ils désiraient
Alais à ce moment, la sonnerie du
téléphone retentit et le changeur
s'excusa
Une seconde, messieurs, je vous
prie.
Puis il se dirigea vers le fond de
sa boutique et se pencha, pour
répondre, sur une petite table où se
trouvait l'appareil.
A cet endroit, la cloison vitrée
s'arrête et une barrière basse et
pleine isole le banquier et son
commis.
C'est alors qu'un des malfaiteurs,
s'étant approche, lui asséna sur le
crâne un formidable coup de matra-
que qui, Dien que la casquette portée
par le changeur ait amorti le choc,
fit jaillir le sang. Comme M. Jégu se
relevait pour se défendre, il reçut
un second coup sur le front et, cette
fois, trébucha en poussant un grand
cri.
Par bonheur, en dépit de son âge,
M. Jégu est solide, robuste et coura-
gueux. Aussi, après avoir un instant
chancelé sous le coup, il se rerai^
-bien vite.
D'une main ferme, il em otgna le
téléphone et se mit sur la défensive.
Cette attitude énergique en imposa
ses agresseurs, qui comprirent que
le coup était raté. Et, sans avoir
réussi à s'emparer de la moindre
valeur, ils prirent la fuite, mais sans
précipitation. De sorte qu'on put
croire, en les voyant s'éloigner, qu'il
s'agissait de passants rentrant de
leurs affaires.
M. Jégu, aveuglé par le sang et
ayant perdu son binocle, demeura
quelques instants avant de pouvoir
donner l'alarme. Lorsqu'il appela au
secours, les bandits étaient déjà loin.
Un Médecin qui habite la maison
vint donner ses soins aux blessé, dont
l'état n'inspire aucune inquiétude.
M. Benezech, commissaire du quar-
tier, arriva bientôt rue du Faubourg-
Saint-Deni; et commença son enquête,
assisté par l'inspecteur Georges. On
a tout lieu de supposer que le coup
de téléphone qui attira M. Jégu hors
de son comptoir fut donné, dans un
bar du voisinage, par un complice
des agresseurs. Ceux-ci, si l'on en
croit divers témoignages, étaient
attendus, près de la porte Saint-
Denis, par une auto toute prête à
démarrer. Il est non moins proba-
ble que les deux bandits avaient
attendu le départ du jeune commis
pour pénétrer dans la boutique.
Dans l'après-midi, remis dé son
émotion M. Jégu nous a reçu en-
touré de sa femme et de son fils. Sur
ses vêtements se détachaient très net-
tement des éclaboussures sanglantes.
Vous me voyez plus gravement
atteint au moral qu'au physique, nous
conflii-t-jl rapidement. C'est, en résumé,
une affaire de minime importance, puis-
qu'on ne m'a rien volé et que mes bles-
sures sont insignifiantes.
UNE BONBONNE D'ÉTHER
EXPLOSE RUE CLIGNANCOURT
SEPT BLESSÉS
M. Malle premier élève de la
pharmacie Nauge, 29, rue Clignan-
court, s'apercevait, hier soir, vers
19 h. 45, qu'une bonbonne, contenant
deux litres d'éther, placée dans un
coin de l'officine, fuyait. Le poêle
étant allumé, il s'empressa, pour
éviter une catastrophe, de tirer la
bonbonne sur le trottoir.
Mais les vqpeurs d'éther s'étaient
enflammées et une traînée de feu
le suivait. A peine avait-il sorti le
récipient que celui-ci explosa avec
fracas, tandis qu'un commencement
d'incendie se déclarait dans la phar-
macie.
Les pompiers des casernes Car-
peaux et Château-Landon, immédia-
tement alertés, maîtrisèrent assez
rapidement le sinistre qui, malheu-
reusement, avait fait plusieurs vic-
times hâtons-nous d'ajouter que
l'état de celles-ci n'inspire pas d'in-
quiétudes.
M. Mallet, qui, par son sang-froid,
avait déjà évité précédemment un
incendie dans la pharmacie, avait
été grièvement brûlé aux mains. Une
employée, Mlle Braud, âgée de vingt-
deux ans, 18, rue de la Tour-d'Au-
yergne, avait été blessée au visage.
Des éclats de verre avaient égale-
ment atteint plusieurs passanas
Mme Berthe François, 19, rue André-
del-Sarte, et son fils André, âgé de
six ans: Mlle Madeleine Goubert,
marchande foraine, 92, rue Myrha
M. Pitot 82, rue de Dunkerque, et
M. Loportier, 10, rue Christiani.
DEUX SAISISSANTS INSTANTANÉS DU GRAND NATIONAL DE UVERPOOl
Ln fameux steepie annuel de Liverpool n'a pas failli, cette année encore, à si
réputation d'être « la course où les chevaux tombent ». Voici deux instantanés
pris à quelques secondes d'intervalle au bechar's brook. Dans le premier, les che-
vaux franchissent l'obstacle; dans le second, les montures sont par terre», et, iei
jockeys aussi. Hàtons-noup de dire qu'il n'y a pas eu d'accident grave.
Mme MARY GARDEN
est loin de penser
à se retirer dans un couvent
Mary Gardée
Elle a bemeonp ri de
cette invention d'un
journal américain et
la déclare
clair, à deux pas
de l'avenue du
Bois, des objets
d'art, une splen-
dide corbeille de
roses rouges, A
peine avons-nous
eu le temps d'en
admirer l' é c 1 a t
que la tenture se
soulève et que e
Mary Garden ap-
paraît, radieuse
de jeunesse et
d'entrain-
Une cigarette ? Pardonnez-moi,
j'adore fumer; le tabac nuit si peu au
chant et j'at, toujours regardé avec envie
Carusp eptt fumait quarante cigarettes
par jour.
Une question nous monte aux
lèvres
Est-ce que. la règle .du couvent?.
Quoi 1 vous croyez à cette histoire
Mais "elle est absurde en tous points.
Et- Mary? Garden part d'un éclat de
rire à rendre jaloux le double rang
de son collier de perles.
Dites bien, monsieur. reprend-elle
tout de suite, que je n'ai jamais eu pa-
reille intention et que. si jamais je devais
l'avoir, ce ne serait que plus tard, beau-
coup, plus tard à l'heure de la fin de
ma vie. Or je n en suis pas encore là et
pour l'instant, je suis heureuse, oui, di-
tes-le bien; cent fois heureuse de retrou-
ver mon cher Paris
Et d'y chanter Pelléas, votre triom-
phe ?
–.J'avais d'abord .câblé que non, mais
déjà Paris m'a reprise. Dès lundi j'au-
rai une entrevue avec MM. Masson et
Ricou,'ct en mai j'interpréterai le chef-
d'oeuvre de Debussy.
Et d'ici là ?
-D'ici là, je ne sais pas encore, j'adore
la mer et le soleil, et j'irai sans doute
sous peu habiter ma villa de Beaulieu.
Lundi. Mme Mary Garden verra
MM. Masson et Ricou, et aussi d'au-
tres directeurs. Gageons qu'elle ne
résistera pas à leur légitime désir de
lui voir faire ici quelque création
importante.
Et rien ne saurait causer un plus
vif plaisir au Paris des arts et des
lettres, peuplé de ses admirateurs 1
UN INTERNE DES HOPITAUX D'ALGER
DÉCORÉ A TITRE POSTHUME
Un décret rendu sur la proposition
du ministre de l'Intérieur et parais-
sant ce matin au Journal officiel,
nomme au grade de chevalier de la
Légion d'honneur, à titre posthume,
M. Emile Juramie, interne des hôpi-
taux. à Alger.
Voici le texte de la citation qui
1 accompagne cette nomination
Appelé à donner ses soins aux maladies
contariieux hospitalisés à l'ambulance
dEl-Kettar, s'est prodigué auprès de tous.
A lutté avec toutes les forces vive» de
son tire pour nrrarher à la mort un malade
atteint de typhus Est par-
venu à le souver, mais, frappé son tour
la mitluciie, est décédé victime de son
au ^Journal Officiel du 5 mars 1926.
LE ROI DES BELGES A PARIS
Le roi des Belges, voyageant inco-
gnito, est arrivé, hier à Paris par la
gare du Nord, par le train de
12 h. 30.
ZINZIN Il EST PR S
Perrotej, dit « zinzin »
Recherché depuis plus
de sept mois pour
trois tentatives de
meurtre et pour de
nombreux méfaits, le
bondit de Plainlaing
avait nargué juges
et gendarmes
Tandis qu'on le croyait
dus la forêt, il
s'était embauché
comme cuitinier
dam un mess d'ofS-
ciers français à Co-
logne. Et sa con-
duite exemplaire lui
irait valu. un cer-
tificat élogieu
(Voir ta Dernière Heure.)
A PARTIR DU 12 AVRIL
METRO ET NORD-SUD
reporteront leurs derniers départs
A MINUIT 45
C'est la fiche de consolatior. offerte
aei Parisiens s'i!s doivent déci-
dément renoncer à nne diminution
du yrix des taxis
Les diverses propositions qui ont
été formulées, ces temps derniers,
comme contre-partie à l'augmenta-
tion du tarif de nuit des taxis, ont
abouti hier, au conseil municipal, au
vote de la suggestion de M. Ducaille,
à laquelle s'est rallié provisoirement
M. dousselin.
Aux termes de la délibérations
adoptée, sur le rapport de M. Lemar-
chand, le dernier départ des têtes de
lignes, sur les réseaux du Métropcw
litain et du Nord-Sud, est retardé
d'un quart d'heure.
Des la lin de la séance, M- Bouja,
préfet de la Seine, a réuni dans son
cabinet les directeurs des deux com-
pagnies, M. Jagot, directeur de l'ins-
pection générale, et M. Mayer, ingé-
nieur en chef. Au cours de celte
conférence ont été arrêtées toutse
les dispositions utiles pour que la
mesure puisse entrer en application
le 12 avril. Les compagnies ont,
d'autre part, été invitées à étudier
tous les moyens pour assurer les
correspondances.
ON ARRÏÏE TROIS INDIVIDUS
QUI VENDAIENT À PARIS
DE GROSSES QUANTITÉS
DE BEURRE FRELATÉ
C'est dans l'Eure que les fraudeur»
procédaient à leurs falsifications
L'enquête se continue qui déterml
nera si ce beurre, contenant do
SO à 80 0/0 de margarine, a pu
être revendu de boane foi
La police vient d'arrêter Auguste
Laloze, quarante-cinq ans,, titulaire
de treize condamnations et recherché
par plusieurs parquets, dont celui, de
Reims Pierre Valadier, trente ans,
et.PauJ Dubreuil. quarante-huit: ans.
Associés, ces trois individus ont
vcndu à des mandataires aux Halte»
de grosses quantités de beurre fre-
laté. Et ils auraient ainsi continué
leurs fructueuses opérations sans, la
vigilance du service de la répression
d&s fraudes.
Ce service, que dirige M. Lavayssé,
procède périodiquement à des' pré<-
lèvements de beurres vendus aux
Halles ou sur les marchés .parisiens.
Et c'est ainsi que, dernièrement, les
inspecteurs trouvèrent en maints-en-
droits du beurre, plus exactement
du faux- beurre, composé surtout de
margarine. ̃ ̃
Informé, le parquet de la Seine-fit
aussitôt ouvrir une information, dont
le juge d'instruction M. Krug-Bass
fut clargé.
Deux commissaires de police,
M. Bidault et M..Gollot, élargissant
alors leur enquête, surent découvrir
que ces produits falsifiés arrivaient
dp diverses gares, mais que celles-
ci se trouvaient toujours à proximité
de la Ferrière-sur-Risle et de Dam-
ville (Eure).
Quelques investigations dans lu
région amenèrent rapidement les
enquêteurs à découvrir dans ces deux
communes les « usines » de falsifi-
cation les caves de deux pavillons
ou l'on opérait en toute tranquillité.
On trouva là tout le matériel né-
cessaire au « margarinage » à doses
massives appareils de malaxage,
moules spéciaux, etc., ainsi que de
nombreux paniers du meilleur beurra
do Normandie qui attendait si dé-
cheanee. Les fraudeurs possédaient
deux autos qui leur facilitaient et
leurs approvisionnements et leurs
expéditions, celles-ci n'étant jamais
faites sous le même nom.
Au cours de leur perquisition, res
policiers furent assez surpris de!.
trouver une correspondance expli-
quant l'absence des fraudeurs. Ceux-
ci étaient prévenus par certaine
clients, dont la complaisance pour.
rait bien se transformer en oompli.
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